"Il vaut mieux un mauvais budget que pas de budget", déclare Christophe Béchu (Horizons)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut trouver un accord avec les partis de gauche ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Quels thèmes pourraient permettre un accord avec le Parti socialiste ?
- 6:00OuverteÉludée
Sur quoi Horizon serait prêt à céder pour un accord ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quels sont les risques de la taxe Zucman ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Christophe BéchuFait
« on a demandé aux électeurs il y a un an de faire preuve de responsabilité en disant si vous n'êtes pas capable de mettre de côté certaines de vos convictions, si vous ne vous réunissez pas pour construire un fond républicain, on va se retrouver avec les extrêmes au pouvoir. »
- 4:00Christophe BéchuFait
« Il vaut mieux un mauvais budget que pas de budget. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
et Sébastien le Cornu, nouveau premier ministre qui reçoit donc aujourd'hui les partis de gauche. Est-ce qu'il faut trouver un accord avec eux ? Quoi qu'il en compte, il faut trouver un accord.
Le fond de ma pensée, il est assez simple, c'est que on a demandé aux électeurs il y a un an de faire preuve de responsabilité en disant si vous n'êtes pas capable de mettre de côté certaines de vos convictions, si vous ne vous réunissez pas pour construire un fond républicain, on va se retrouver avec les extrêmes au pouvoir. Quel spectacle donne la classe politique et en particulier les partis de gouvernement depuis cette dissolution que elle après avoir demandé aux électeur de se montrer responsable et de dépasser une partie de ce que pouvait être leur conviction, les partis de gouvernement sont incapables de construire un front républicain budgétaire après avoir réclamé un front républicain électoral. Pas de budget, ça veut dire la fragilisation du pouvoir d'achat des Français.
Ça veut dire la fragilisation de notre économie. Ça veut dire des pertes de de création euh d'emplois. Ça veut dire des veut dire qu'il faut faire des concessions, des compromis avec la gauche.
Mais bien entendu, mais pour une raison simple, je vais vous dire. Quand vous n'avez pas la majorité absolue seule, c'est même pas une question politique, c'est une question arithmétique. Pour être capable de faire voter un budget, il vous faut les partenaires qui vous permettent d'avancer.
Si chacun reste campé sur ses lignes rouges et dit moi c'est mon programme, tout mon programme, rien que mon programme. Ça s'appelle pas la démocratie. Mais vos positions sont quand même très éloignées encore avec le Parti socialiste.
On a vu leur leur proposition à l'université de de Blois. Est-ce qu'il y a des mesures ou en tout cas des des thèmes sur lesquels vous pensez qu'il y a quelque chose à faire et quelque chose sur lequel s'accorder ? Monsieur Écuy, je vais être aussi clair que je peux l'être.
Il vaut mieux un mauvais budget que pas de budget. La réalité c'est que l'absence d'accord, l'absence de stabilité, elle coûte à l'économie. Elle coûte de manière indirecte au français avec un appauvrissement du patrimoine global.
Elle entraîne une dégradation d'image de notre pays, mais elle entraîne surtout des doutes sur notre capacité à rembourser notre dette. Et donc elle augmente les taux d'intérêt et elle a des conséquences directes sur les impôts de demain. Il y a déjà un premier chemin entre les socialistes qui nous expliquent que pour eux le bon effort c'est 20 milliards et le gouvernement sortant ou monsieur Baïou qui nous expliquait que c'était 40.
On voit que, et je suis le premier à le dire, trouver un accord qui se fout entre 20 et 40 en allant pas jusqu'en 40, en regardant comment on est capable aux alentours de 30 de pouvoir se mettre d'accord sur ce que serait un effort. C'est un premier pas sur lequel on est capable d'avancer. Ensuite, si vous voulez que cette discussion et que cette négociation fonctionne, il faut pas arriver sur les plateaux en disant "Voilà mes lignes rouges et si vous en sortez, il se passera rien." Il faut être capable d'entendre ce que sont les arguments des autres et regarder ce que vous achetez dans leur plateforme en contrepartie de ce que vous avez de ce que vous souhaitez valoriser dans la vôtre.
Donc si je suis encore plus clair, pour avoir un accord avec le Parti socialiste, ça se passera pas uniquement en leur expliquant que on va pas réintroduire les deux jours fériers qui étaient soit dit en passant de mon point de vue une bêtise en terme de de proposition. Ça veut dire qu'il faut entendre que eux sont aussi les pores-paroles d'une demande de justice fiscale. Fiscale.
Ouais. euh de sanctuariser un certain nombre de domaines que ça nécessite de négocier de discuter avec reprendre votre terme, qu'est-ce que vous êtes prêt à acheter dans les propositions des socialistes ? Si je réponde de manière directe à cette question, je fais l'exact contraire de ce que je viens de vous dire.
Les négociations sont pas faites pour se placer sur les sur les plateaux. Et plus largement, ce que je crois c'est que la méthode de Sébastien Lecnu qui consiste à se donner le temps de discuter avec les uns et les autres pour ne présenter un gouvernement que quand on aura la perspective d'une non censure ou d'un pacte de gouvernement est la bonne. Et ça ça suppose.
Mais sur quoi vous ? Qu'est-ce qui dans leur proposition ferait que OK Horizon restera au gouvernement même si cette proposition est acceptée ? Notre sujet aujourd'hui, c'est de bien mesurer et d'entendre que nous n'arriverons pas à un accord si on ne fait pas des pas dans leur direction.
Il y a des pas qui sont la taxe du Hmman, c'est une autre manière de taxer les plus riches, c'est revenir sur la réforme des retraites. Ça veut dire qu'on ne peut pas avoir de tabou sur les questions de fiscalité, de répartition de l'effort. Ça veut dire que il faut qu'on soit capable d'être ouvert sur les domaines dans lesquels on fait porter les baisses de dépenses en priorité, sur la manière de faire.
Ensuite, il y a des sujets sur lesquels on a le droit, malgré la volonté de trouver un accord, malgré tout, de faire preuve d'un peu de bon sens la taxe Zucman qui connaît une sorte de bulle médiatique à l'heure actuelle et qui semble parfois quand on lit les articles en ce qui la concerne être la panassée absolue pour arriver à une forme de justice fiscale. Quels sont les pays au monde qui ont mis en place des dispositifs comparables si c'est si formidable, si vertueux et si incroyable ? Et si ça n'existe nulle part, on a peut-être le droit de se dire qu'il y a quelques effets pervers qui dépassent de très loin la photo qu'on est capable d'en donner.
Si demain on se retrouve avec des gens qui au lieu de créer leur entreprise ici le font ailleurs parce qu'on invente un impôt qui est oblige à vendre son entreprise pour être capable de le payer malgré les sommes un tout petit pourcentage des patrimoines monstrueux. La réalité de ce qui se passe entre les deux fait que la démagogie y compris sur ces sujet, il faut y prendre garde et de ce point de vue encore une fois regarder ce que font nos voisins. C'est souvent un bon de se demander si si on est dans le vrai quand on suggère quelque chose. ce qu'on entend [Musique]
Christophe Béchu