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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 10 janvier 2025 8 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesRetraitesInstitutions & élections

Nous avons été élus pour défendre le pouvoir d'achat des Français ! - Sébastien Chenu (France 2)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12OuverteRéponse directe

    On revient sur l'événement de la semaine, la disparition de Jean-Marie Le Pen.

  • 0:30RelanceRéponse partielle

    Vous avez été élogieux dans votre message. Pourquoi ne pas avoir rappelé ses condamnations ?

  • 1:22RelanceÉludée

    Pourquoi ne pas avoir rappelé les zones d'ombre ?

  • 3:10OuverteRéponse directe

    Quelles vont être vos exigences avec le ministre de l'Économie ?

  • 3:43OuverteRéponse directe

    Vous avez des propositions précises ?

  • 4:10RelanceRéponse directe

    On se souvient de ce que vous ne vouliez pas en novembre. Est-ce que c'est aussi concret ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30PrésentateurFait
    « Vous avez dit qu'il était un immense patriote, visionnaire, un homme d'une immense culture qui a porté l'espoir de millions de Français. »
  • 0:42PrésentateurFait
    « Vous aviez adhéré au RN parce que Marine Le Pen avait rompu avec Jean-Marie Le Pen, et notamment ses propos antisémites qui lui avaient valu des condamnations. »
  • 1:03Invité politiqueFait
    « Il avait ouvert les yeux de beaucoup de Français, de la classe politique en particulier, sur l'immigration. »
  • 1:28PrésentateurFait
    « Monsieur Le Pen a été condamné pour contestation de crimes contre l'humanité lorsqu'il avait parlé de l'occupation allemande, pas particulièrement inhumaine. »
  • 1:53Invité politiqueFait
    « Jean-Marie Le Pen aimait par-dessus tout la France. »
  • 2:04Invité politiqueFait
    « Il y avait des désaccords politiques de fond et d'expression, raison pour laquelle Marine Le Pen s'est séparée de lui. »
  • 2:12Invité politiqueFait
    « Jean-Marie Le Pen a été exclu du Front National pour des raisons politiques. »
  • 3:55Invité politiquePromesse
    « Pas d'impôt supplémentaire pour la France qui travaille ou qui a travaillé. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu68 %
  • Présentateur32 %

3,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Monsieur Chenu. Bonjour et bonne année. Merci d'être avec nous ce matin. On va parler dans un instant de votre rencontre cet après-midi avec Jean-Philippe Tanguy, un autre député du RN, avec le ministre de l'économie et des finances. Vous allez parler du budget, mais d'abord on revient quand même avec vous sur l'événement de la semaine, la disparition de Jean-Marie Le Pen. Vous avez été assez élogieux dans le message que vous avez publié après l'annonce. Vous avez dit qu'il était un immense patriote, visionnaire, un homme d'une immense culture qui a porté l'espoir de millions de Français. Je vous cite.

Et pourtant, lorsque j'ai réécouté par exemple une interview de vous en novembre 2023, vous disiez, je vous cite encore, que vous aviez adhéré au RN parce que Marine Le Pen avait rompu avec Jean-Marie Le Pen, et notamment ses propos antisémites qui lui avaient valu des condamnations. C'était vos mots. Pourquoi vous ne les avez pas rappelés ?

0:48
Sébastien Chenu

Parce que je pense que c'est l'histoire aujourd'hui qui est faite. Moi j'ai rejoint, c'était encore le Front National il y a dix ans, et Jean-Marie Le Pen était, j'allais dire, sur la voie de la sortie pour des désaccords politiques manifestes qu'avait acté Marine Le Pen. Il y avait un désaccord, moi je n'ai jamais voté pour Jean-Marie Le Pen, mais avec beaucoup d'objectivité, j'ai rappelé qu'il avait ouvert les yeux de beaucoup de Français, de la classe politique en particulier, sur l'immigration. C'était ce côté visionnaire, cet objectif. Je crois que sans lui, aujourd'hui, la classe politique n'aurait pas abordé de la même façon ces problématiques migratoires.

1:22
Présentateur

Mais pourquoi ne pas avoir aussi rappelé les zones d'ombre ? Je vais citer juste trois affaires parmi d'autres. Monsieur Le Pen a été condamné pour contestation de crimes contre l'humanité lorsqu'il avait parlé de l'occupation allemande, pas particulièrement inhumaine, de provocation à la haine raciale pour avoir ciblé la communauté des Roms, et même pour injure ciblant les homosexuels pour avoir établi un lien entre la pédophilie et l'homosexualité.

1:44
Sébastien Chenu

Je cite trois affaires. Est-ce que ça fait de lui, je reprends votre expression, un immense patriote ? Oui, ça n'a rien à voir. Jean-Marie Le Pen aimait par-dessus tout la France. Au-delà de ça, c'est un homme qui a eu des provocations, qui a commis un certain nombre de dérapages, et dont l'expression était de plus en plus en désaccord avec ce qu'on pouvait attendre d'un homme politique qui concourait aux plus hautes fonctions. Il y avait des désaccords politiques de fond et d'expression, raison pour laquelle Marine Le Pen s'est séparée de lui. Jean-Marie Le Pen a été exclu du Front National pour des raisons politiques. Il n'empêche qu'il aimait la France par-dessus tout.

Je crois que personne ne peut lui en venir.

2:20
Présentateur

Politique et aussi condamné par la justice.

2:23
Sébastien Chenu

Bien sûr. Il a gagné des procès, il en a perdu. C'est vrai que c'était un homme politique qui a été particulier. Il était aussi le dernier héritier de la 4ème République. D'ailleurs, c'était le premier, c'est le plus jeune député de la 4ème et c'était le dernier député vivant de la 4ème République. Donc c'est un homme, une époque, une histoire.

2:44
Présentateur

Il ne voulait pas redonner en quelque sorte, M. Chenier ?

2:46
Sébastien Chenu

Mais quand les gens passent de l'autre côté, oui, je crois qu'il faut retenir d'eux plutôt les bonnes choses que les mauvaises. Donc aujourd'hui, vous ne voulez plus parler des mauvaises choses et le respect personnel que l'on doit, notamment au deuil et à sa famille ? Elles existent, mais il s'est battu honnêtement et sincèrement pour le pays, oui. Donc c'est plutôt un modèle, aujourd'hui, vous diriez ? Mais vous savez, c'est la phrase d'Aragon. Je ne suis ni un modèle ni une excuse. Jean-Marie Loppen n'est ni un modèle ni une excuse.

3:10
Présentateur

Vous serez donc, je le disais, reçu tout à l'heure par Éric Lombard, le ministre de l'Économie et des Finances. Quelles vont être vos exigences cette fois-ci ? On se souvient de vos lignes rouges avec le précédent gouvernement. Vous en avez des nouvelles ?

3:21
Sébastien Chenu

Alors, nous n'avons pas de nouvelles lignes rouges, mais nous avons une logique. On va remettre, d'abord au ministre de l'Économie et des Finances, une liste de propositions d'économies. Nous, ce qu'on va lui demander, c'est attaquez-vous aux économies taboues, aux sujets tabous. L'immigration, l'aide au développement, la contribution à l'Union européenne. Là, il y a de l'argent à aller chercher ailleurs que dans la poche des Français. Vous avez des propositions précises ? Nous avons des propositions précises. Je vous ai parlé de l'aide au développement. Par exemple, c'est 2 milliards et demi. On donne de l'argent à la Chine.

Est-ce que ça, c'est bien raisonnable lorsque la France a besoin de trouver des pistes d'économie ? Et on va lui dire une deuxième chose, pas d'impôt supplémentaire pour la France qui travaille ou qui a travaillé. Ça, c'est une ligne rouge très forte chez nous. Ne venez pas pénaliser les Français qui se lèvent tôt ou qui se sont toute leur vie levés tôt.

4:10
Présentateur

Mais on se souvient, au mois de novembre et décembre, de ce que vous ne vouliez pas, la hausse de la taxe sur l'électricité, le déremboursement de certaines prestations médicales. Là-dessus, pour l'instant, vous n'avez pas d'inquiétude. On va voir. Est-ce que c'est aussi concret que c'était il y a quelques semaines ?

4:27
Sébastien Chenu

Quand c'était Michel Barnier, on nous avait dit que ce sera un budget qui ne fera pas la poche des Français. Et puis on s'est aperçu que non seulement ce budget tapait les classes moyennes, les classes populaires, mais qu'en plus, il n'avait aucune incidence sur la réduction du déficit. Nous, on va dire à Éric Lombard, l'objectif, c'est quand même de réduire le déficit. Donc il va falloir trouver des pistes d'économie et s'attaquer avec du courage à des économies qui, jusque-là, sont taboues. Aujourd'hui, je n'ai pas de signes. Je ne sais pas ce que le gouvernement veut faire. Pas de signes sur, par exemple, l'outre-mer, qui est important aussi dans le budget.

4:58
Présentateur

Elle en a vu un de signes. Elle a dit, elle, lundi, justement, qu'elle entendait un mauvais signal lorsqu'elle croit comprendre que M. Lombard, le nouveau ministre de l'Économie et des Finances, va plutôt s'adresser à la gauche pour trouver des compromis qu'à vous. Vous avez eu cette sensation aussi ?

5:11
Sébastien Chenu

Ça, c'est des jeux tactiques et politiques. Nous, on a été élus sur des idées. On a été élus sur un programme. Dans ce programme, c'est la défense du pouvoir d'achat des Français, en premier lieu. Donc on va continuer à se battre pour les idées pour lesquelles nous avons été élus. On imagine bien que le ministre des Finances ne va pas reprendre le programme du Rassemblement national. Mais nous, on est là pour empêcher les sorties de route, empêcher que la France qui travaille soit pénalisée, et s'attaquer réellement à la rente, au gaspillage, au train de vie de l'État. Il y a des milliards d'euros à aller chercher. Mais vous voyez aussi ce qui se passe.

5:43
Présentateur

Le Parti Socialiste est allé plusieurs fois à la table, et de M. Bayrou et de M. Lombard, pour dire peut-être qu'on va pouvoir négocier, notamment sur la réforme des retraites, qui pourrait, alors on verra, en tout cas, connaître une évolution. Est-ce qu'on reviendra sur la barrière d'âge des 64 ans ? Si le Parti Socialiste obtient quelque chose et dit « Eh bien, on ne censurera pas ce gouvernement, ça vous enlève votre arme fatale, en quelque sorte. »

6:06
Sébastien Chenu

Il y a plusieurs choses. On sait qu'Éric Lombard, le ministre des Finances, a probablement raison. Les socialistes s'achètent pour pas cher. Donc il peut leur faire croire. C'est pas cher de renoncer à la réforme des retraites ? Non, parce qu'à la fin, en réalité, ils ne vont pas renoncer à la réforme des retraites. Qui peut croire qu'Emmanuel Macron va laisser se découdre ce qu'il estime être sa grande œuvre de réforme. Donc à la fin, on va atterrir sur des mesures souvent inapplicables sur la pénibilité. Et je crois que les socialistes, une fois encore, se seront fait avoir. Mais ils le savent déjà. Parce qu'en fait, leur but, c'est pas de sortir le pays de l'ornière.

C'est eux sortir de l'ornière, de leur alliance avec la France insoumise. Donc ils sont prêts à devenir la béquille d'un gouvernement pour pouvoir se sortir d'un piège qui les intéresse, eux, mais qui n'intéresse pas les Français.

6:47
Présentateur

Mais est-ce que vous vous satisferiez d'un gel de cette réforme ou vous voulez une abrogation pure et simple ?

6:53
Sébastien Chenu

Non, mais nous, on souhaite une abrogation de cette réforme. Et d'ailleurs, c'est parce que la gauche a refusé de voter notre texte sur l'abrogation de la réforme des retraites qu'elle existe toujours, cette réforme des retraites. Nous, on l'avait proposée à l'Assemblée nationale. La gauche n'a pas voulu. Donc aujourd'hui, elles sont là à tourner autour du pot. La réalité, c'est que, évidemment, personne ne croit qu'Emmanuel Macron va laisser se détricoter cette réforme-là. Donc nous, on veut, évidemment, l'abrogation. Mais ça, c'est le rôle du Parlement.

Faisons un débat, mettons les choses sur la table, faisons un vote, enfin, à l'Assemblée nationale, puisqu'il n'y a jamais eu de vote sur la réforme telle qu'elle est. Et regardons les choses. Est-ce que vous vous sentez toujours en mesure de censurer ce gouvernement ? Ah mais rien ne nous en empêche. Moi, je vais découvrir, avec le collègue Tanguy, nous allons découvrir les pistes qu'Éric Lombard propose aux Français. Nous allons lui faire nos propositions. Parce qu'on ne le prend pas en traître, comme Michel Barnier. Nous, on explique ce qu'on veut. On ne prend pas le ministre des Finances en traître.

7:45
Présentateur

Une dernière question. Marine Le Pen est-elle, oui ou non, invitée à la cérémonie d'investiture de Donald Trump ? Beaucoup de personnes au RN disent que non, mais certaines sources diplomatiques disent que oui.

7:54
Sébastien Chenu

À ma connaissance, il n'y a pas d'invitation officielle qui a été faite à la présidence de notre groupe.

7:58
Présentateur

Et si elle l'est, vous lui conseillez d'y aller ?

8:00
Sébastien Chenu

Non, je crois que ce n'est pas ni sa place, ni son rôle que d'être à l'investiture de Donald Trump. Donald Trump est un président qui défend les intérêts des États-Unis. Contrairement à Éric Zemmour, qui lui ira. C'est ce qu'il veut, Éric Zemmour. Mais attention, Donald Trump va défendre les intérêts des États-Unis, non défendre les intérêts de la France.

8:16
Présentateur

Merci beaucoup Sébastien Chenu, député du Nord, vice-président du Rassemblement national.