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interviewBFM TV (sur YouTube)· 27 juillet 2023 22 min

Face-à-Face : Laurent Nuñez

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] il est 8h33 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour Laurent Nunez merci de répondre à mes questions ce matin vous êtes le préfet police de Paris c'est vous qui êtes en charge de la sécurité pour Paris et pour la région parisienne on va revenir évidemment sur les émeutes qui ont eu lieu il y a deux semaines mais aussi peut-être sur celle que vous redoutez à nouveau à l'occasion des festivités du 14 juillet il y a d'ailleurs un certain nombre de communes que préférez renoncer à ces festivités craignant craignant pour la question de la sécurité vous avez annoncé un dispositif exceptionnel vous allez le développer mais d'abord sur ces craintes elles sont quel ordre d'abord c'est la fête nationale donc les festivités dans leur grande majorité sont maintenues il y a très peu de communes qui ont renoncé à organiser ces festivités et comme le ministre de l'Intérieur l'a rappelé hier il y a pas d'instruction du gouvernement ce sont des décisions individuelles en nombre extrêmement limité ça veut dire que la plupart des festivités les feux d'artifices qui étaient prévus à Paris évidemment et dans l'agglomération se dérouleront normalement et seront sécurisés la seule réserve évidemment c'est compte tenu des événements les festivités organisées par les communes sont sécurisées en général par les polices municipales pour ce à quoi nous attendons vous savez ces traditionnels pour chaque 14 juillet il y a un peu plus de violences urbaines que d'habitude malheur oui ça fait partie des traditions il y a toujours des violences urbaines toujours contenu toujours limitées et évidemment pour éviter toute résurgence de ce que nous avons connu il y a quelques jours nous allons avoir un gros dispositif qui va consister à quadriller le terrain avec de nombreux effectifs mobilisés on sera sur 10000 fonctionnaires de police militaires de jean-larmerie pour Paris et l'agglomération parisienne et qui évidemment interviendront dès qu'il y aura des exections commises pour procéder à des interpellations c'est traditionnel mais là c'est exceptionnel vous craignez que ce ne soit pas juste dans les proportions du traditionnel non vous avez constaté qu'il y a eu un retour au calme on ne craint rien du tout on est simplement prudent c'est de la prudence et on est déterminé évidemment à intervenir à la moindre exaction et c'est pour ça d'ailleurs que le ministre m'a demandé à Paris et dans la région parisienne de veiller à ce que le terrain soit quadrillé l'effectif comme nous l'avons fait comme ça veut dire qu'on a la différence avec ce qu'on fait ça veut dire qu'on déploie beaucoup plus d'effectif que d'habitude qui sont déployés sur le terrain et on déploie des moyens accrus c'est-à-dire que comme vous le savez nous avons déployé pendant les jours de violence urbaines intenses que certains ont même qualifié d'émeutes urbaines nous avons déployé des moyens lourds et notamment la BRI le raid le GIGN qui était déployé des hélicoptères le mobilisation de drone ce sera à nouveau le cas à la fois pour la nuit du 13 au 14 juillet pour la nuit du 14 au 15 juillet et il y en aura aussi dans Paris mais également dans la petite couronne et ça c'était inédit si j'ai bien compris un deux pardon d'avoir autant de policiers mobilisés de policiers de gendarmes ça a été le cas pendant les émeutes urbaines c'est le cas généralement pendant festive qui sont je le disais tout à l'heure le 14 juillet vous avez aussi la nuit de la Saint-Sylvestre traditionnellement et nous déployons des effectifs sur l'ensemble de mon périmètre de compétences Paris et la petite couronne non il y a toujours des effectifs déployants petite couronne pour ces soirées de festivités que certaines villes et préférée renoncer vous regretter que des décisions individuelles enfin il y a quand même Nanterre Bagnolet Rosny-sous-Bois Aulnay-sous-Bois la liste longue et quelques grandes villes également en région qui ont préféré renoncer non je le regrette pas c'est le choix vous savez il y a le passe principe de libre administration des collectivités locales on doit respecter ce que je constate vous lui dites la liste est longue mais elle ne concerne que quelques communes sur l'ensemble de mon périmètre un pari Paris évidemment maintient ses activités ces festivités et dans les départements de petits corons j'ai fait le point hier avec les préfets compétents de des trois départements de petite couronne il y a assez peu de communes qui renoncent moi j'ai pas d'avis sur le sujet simplement pour celles qui beaucoup le maintiennent quand même maintiennent quand même ces festivités c'est ce que je constate parce que c'est normal parce que c'est un moment de fête nationale aussi il faut pas l'oublier c'est d'abord ça [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] ces quatre nuits qui ont été les plus intenses le message fort c'est que derrière les services de police judiciaire ont travaillé le ministre a demandé à ce qui est de mobilisation sur l'autorité des parquets évidemment mais une mobilisation importante des services de police judiciaire moi c'est ce que j'ai fait à Paris en mobilisant les services de ma Direction de la Sécurité publique mais aussi de la police judiciaire du 36 qui est des Orfèvres qui a travaillé à confondre des auteurs qui ont pu commettre des exactions pendant ces jours ça veut dire qu'au-delà des interpellations auxquelles on a procédé en flagrance nombreuse près de 1400 sur Paris et la petite couronne au-delà on a déjà interpellé plus de 130 personnes pour des faits qui ont été commis grâce à des investigations judiciaires donc on les interpelle à postériori et ça c'est un signal fort de fermeté qui est donné à ceux qui voudraient qui seraient tenter de commettre de nouvelles exactions si je vous pose la question de grâce à qui est-ce qu'il y a eu ce retour au calme c'est parce que vous vous dites c'est évident c'est grâce à nous enfin grâce à la police grâce aux forces de l'ordre mais d'autres ne sont pas tout à faits de cet avis les spécialistes du grand banditisme comme Frédéric Ploquin dit que sans doute les dealers ont eu aussi un rôle parce qu'il n'avait aucun intérêt à ce que ce ne soit pas le calme parce qu'ils ont besoin du calme pour faire leur trafic et quelqu'un comme Éric Zemmour estime même que c'est non seulement grâce au dealers mais aussi grâce aux imams qui auraient demandé dans les quartiers ascam mais qu'est-ce que vous répondez à ça d'abord je pense que c'est faux enfin c'est vraiment la c'est vraiment la mobilisation des forces de sécurité intérieure qui a permis le retour le retour au calme voilà pour ce qu'on a eu un public de de jeunes beaucoup de jeunes qui ont été mobilisés parce que là j'ai moyen c'était 17 ans il y avait un tiers de mineur parmi je parle parmi les interpeller dire ce dont nous avons rien connaître ceux qui travaillent dans les trafic non je ne pense pas que ce soit non mais je pense pas que ce soit les dealers ils tentent sans doute de faire la loi dans les quartiers ça on le sait les de leurs tentes de faire la loi dans les quartiers mais nous les enrions nous les entravons nous démantelons des réseaux nous sommes très présents je ne pense pas qu'ils aient autant d'impact qu'on veut le dire je pense que ce je reste un mauvaise place de préfet de représentants de l'État je pense que ceux qui portent ce genre de discours c'est un discours politique donc je ne commenterai pas au-delà je peux vous dire c'est que nous luttons contre les tra et nous mettons à mal beaucoup de trafic Gérald Darmanin insiste beaucoup sur ce sujet et ce qu'il nous demande c'est pas disperser les trafics c'est des démanteler en profondeur et c'est ce que nous faisons à Paris et en région parisienne c'est-à-dire qu'on démantèle les réseaux pour que ils arrêtent de pourrir la vie des gens là où ils sont implants vous dites le reste c'est de la politique alors il y a la politique oui vous vous êtes préfet de police donc c'est pas votre rôle mais il y a aussi la question des faits et l'un pour le coup c'est votre rôle il y a eu ce petit jeu qui devient un jeu assez malsain il faut le dire autour de la question des prénoms mais ce jeu il a été lancé j'allais dire par Gérald Darmanin lui-même qui alors qu'il s'adressait à la représentation nationale a précisé qu'il y avait eu beaucoup de Kevin et de Matteo ce sont ces son expression parmi les émeutiers sous-entendus sous-entendus ce ne serait pas des enfants issus de l'immigration à cela évidemment Eric Zemmour bah il s'est engouffré dans la brèche lui-même avait souvent joué à ce petit jeu assez pervers des prénoms moi je suis observatrice de tout ça et je regarde les bal je trouve que ça prend une tournure assez nauséabonde j'aimerais justement qu'on puisse à chacun dire ce qu'il en est est-ce que quand Gérald de Darmanin dit il y a des Matéo et des Kevin et quand Eric Zemmour répond oui mais enfin la majorité c'était quand même sans doute des Mohamed même si vous avez trouvé un Kevin ou un Mateo quelles sont les faits leur nièce l'effet c'est qu'on interpelle des délinquants d'abord vous savez moi je le fais partie des je dirige les forces de police et de gens l'Armory nous on s'intéresse au délinquant donc il y a aucune il y a aucune approche qui serait d'ailleurs discriminatoire interdite par la loi donc on s'intéresse à des délinquants on voit des gens qui cassent des vitrines qui brûlent des bâtiments publics qui brûlent les voitures on intervient les interpelle ensuite il y a toujours ce débat oui c'est l'immigration on a constaté le ministre escalier le ministre le ministre a rappelé que il y avait 10% d'étrangers parmi les interpellés étrangers le débat c'est ensuite déplacé je le constate sur le fait qu'on en est allé on est remonté aux origines c'est pour ça que le ministre a communiqué un certain nombre de prénoms pour dire attention il n'y a pas que les gens d'origine étrangère moi écoutez je veux pas rentrer dans ce débat moi c'est justement pour ne pas rentrer dans ce débat je vous demande pardoniez mais la seule manière de sortir de ce débat c'est de donner des faits et c'est la seule chose qui permettra de faire une forme de juge de paix donc ce qui a été installé à distance entre un général de Darmanin et un examen est un juge de paix je peux vous dire qu'il y a une grande diversité dans les personnes qui interviennent mais diversité au sens premier du terme c'est-à-dire qu'il y a des gens de toutes les origines il faut arrêter de stigmatiser une catégorie de population nous nous sommes les forces de sécurité intérieure nous ce qui nous intéresse ce sont les délinquants d'ailleurs c'est vrai aussi pour les contrôles d'identité c'est vrai pour plein de choses on ne fait pas de contrôle discriminatoire on contrôle des délinquants de la DGSE qui dit le problème c'est émeutes nous n'y serions pas arrivés s'il n'y avait pas eu un problème d'immigration vous avez vous-même dirigé la DGSI je pense que on peut pas on peut pas résumer tout ça des problèmes d'immigration de sécurité on est confronté dans notre pays il y a une crise d'autorité on peut on ne peut pas le nier on ne peut pas ramener sous ces sujets à des problèmes d'explications sécuritaire voire migratoires et on a un problème de crise d'autorité qui ne concerne pas que la police nationale d'ailleurs et donc voilà moi pour moi moi le sujet il est là je constate que de plus en plus de gens ne respectent pas ou Bafou l'autorité quelle qu'elle soit et pas seulement celle de la police et les gendarmerie celle-ci elle est plus visible évidemment puisque nous nous sommes au contact direct mais vous savez les enseignants ont énormément de difficultés il y a plein de domaines et certaines associations sont beaucoup moins implantées auprès de certains jeunes qu'elles le l'était il y a encore 20 ou 25 ans je suis dispute avec les associations de quartier pour s'en rendre compte donc on a un problème de crise d'autorité de respect de l'autorité c'est ça qu'il nous faut résoudre Laurent Nunez justement dans cette question aussi de l'autorité il y a des critiques qui sont énoncées à l'endroit de la question du contrôle au faciès clair et donc il a Défenseur des droits elle estime qu'il y a des contrôles officiels et même son expression elle rappelle que cette pratique elle est interdite depuis 2016 est-ce que ces contrôles discriminatoires existe et qu'est-ce que vous ferez pour les éviter que la raison effectivement puisqu'elle a donné une interview je crois hier dans le Parisien où elle évoque d'abord elle fait un lien très direct à la question qui lui est posée sur la mort du jeune Naël elle évoque en réponse la question des contrôles d'identité pardon j'ai beaucoup de respect pour la Défenseur des droits j'étais un peu choqué par cette réponse enfin le la mort du jeune Nell est intervenue non pas dans le cas d'un contrôle d'identité mais dans le cas d'un contrôle routier au contrôle technique que je demande à mes effectifs de réaliser notamment lorsqu'il y a des infractions routières qui sont commises pour indiquer des rosés ce qui était en l'occurrence le cas donc j'étais un petit peu choqué de se raccourci concernant les contrôles d'identité vous savez ils sont encadrés par la loi on les réalise dans le cadre de réquisition du procureur de la République ou lorsque les policiers sont confrontés à des individus ont-ils pensent qu'ils vont commettre des infractions qu'ils ont commis des infractions c'est extrêmement encadré je suis un petit peu choqué de de lire que il y a des millions de contrôles d'identité discriminatoire parle de victimes de ces millions de contrôles à la radio que en donnant ces deux expressions vous les faites comme entre guillemets c'est la Défenseur des droits qu'il le dit et je voilà je suis je représente je représente les policiers et les gendarmes parfois qui agissent sous mon autorité sur la plaque parisienne je trouve ça un peu choquant c'est quand même pas tout à fait le cas savoir que le contrôle d'identité c'est l'action de police de base qui souvent d'ailleurs permet de mener des investigations et de confondre des auteurs d'infraction des délinquants donc il faut surtout pas s'en priver alors on va reprendre ces mots très précisément elle parle de vérification d'identité basée sur l'apparence physique des vérifications d'identité discriminatoires vous contestez ces faits mais totalement et d'ailleurs nous faisons des contrôles dans le cadre d'opération de lutte contre la délinquance nous cherchons des délinquants et donc ces contrôles sont effectués en vue de de détecter des comportements délictueux d’ailleurs la Défenseur des droits me saisit régulièrement comme elle saisit d'ailleurs le DGPN le directeur général de la gendarmerie quand il y a des suspicions de contrôle discriminatoires nous sommes saisis et moi je demande des rapports à chacun de mes policiers qui sont supposés là-bas ça relève de la sphère politique c'est pas de nom domaine simplement ce que je veux dire c'est que la traçabilité c'est quand même compliqué à organiser ça a été évoqué en 2012 où vous en souvenez voilà moi on n'est pas dans mon domaine là on est plus dans le domaine de la réforme politique attention à ne pas attention à ne pas complexifier l'action des forces de l'ordre encore une fois je le redis le contrôle d'identité c'est une action de base dans la police nationale et dans la gendarmerie nationale qui permet de détecter bien des auteurs d'infraction il y a plein d'action plein de de d'arrestations délinquants qui commence par des contrôles d'identité j'attire l'attention aussi sur le fait qu'en matière de lutte antiterroriste le contrôle l'identité c'est quelque chose de fondamental donc vous ne voulez pas mettre fin à ce contrôle d'identité et il ne voulait pas compliquer encore l'action du de la police quand vous entendez Sophie Binet la nouvelle patronne de la CGT qui dit il y a un racisme systémique dans la police qu'est-ce que vous répondez sur ce sujet je suis aussi également choqué de laisser à penser qu'il y aurait finalement chez les policiers une forme de racisme structurel c'est absolument insupportable tout ça repose sur quelques cas qui ont été systématiquement sanctionnés administrativement souvent en même temps judiciairement et je trouve que c'est faire un très mauvais procès aux policiers aux gendarmes il y a pas de racisme dans la police la police elle est aussi une police qui est diverses déjà d'une part police c'est la diversité il y a beaucoup de de jeunes gens de jeunes femmes qui sont aussi su d'immigration dans la police nationale donc je crois que c'est il y a des policiers qui ont pu avoir des comportements des gestes déplacés en nombre limité et qui ont été sanctionnés de la à dire que structurellement la police est raciste je pense que c'est franchement c'est inacceptable pour moi je ne peux pas vous comprendre que c'est ça m'est complètement insupportable d'entendre il y a une telle déontologie dans la police nationale vous savez on ne pardonne pas grand chose on ne pardonne pas grand chose donc quand il y a des dérapages il y a tout de suite des enquêtes il y a des sanctions donc voilà je crois qu'il faut il faut quand même raison garder et puis surtout ça renvoie ce genre de phrase finalement légitime le ressentiment et la violence qu'il peut y avoir vis-à-vis des forces de l'ordre à Roger les forces de rejet des forces de l'ordre oui la police elle est il faut pas oublier que la police elle est là pour protéger les gens c'est d'abord son métier premier c'est sa mission première et c'est leur grande fierté de le faire et toutes les personnes mais il y a peut-être un problème de recrutement il y a peut-être un problème de formation quand Gérald Darmanin lui-même dit cette phrase je la cite ce que nous recrutons c'est souvent des enfants pour reprendre votre mot dit-il c'est pas le mot qu'il utilise mais il le reprend à son compte il dit ce sont souvent des enfants de 18 19 20 ans qui n'ont pas fait de grandes études qui choisissent au service de la nation par la gendarmerie je ne suis pas à la tête du ministère de la justice où les gens passent des concours à bac + 4 bac + 5 ça c'est méprisant quand même non c'est pas méprisant du tout non non c'est pas méprisant pas forcément très bien pris cette phrase c'est la réalité de la sociologie de la police nationale c'est c'est la police la police nationale c'est aussi une grande machine à promotion sociale aussi oui il y a des gens qui rentrent avec des niveaux qui sont qui peuvent être différents que ceux dans d'autres administrations et le ministre l'a dit qu'est-ce que ça change le ministre l'a rappelé il y a toute une formation de formation qui est qui est tout à fait remarquable que le ministre a étendu d'ailleurs un qui est passé de 8 mois à 12 mois avec des formations continues en cours de carrière donc voilà donc je vois pas oui où est le problème je vais franchement je vois pas le problème entre ce qu'elle dit encore davantage nous demande de renforcer ses formations notamment les formations insuffisantes le ministre a souhaité que nous en fassions plus je dirais pas qu'elles sont suffisantes le ministre veut que nous en fassions plus c'est ce que nous c'est ce que nous faisons vous savez 45 minutes 46 minutes je crois que seconde pardon d'un propos du ministre de l'Intérieur sorti du de complètement de son concept c'est par rapport à ce que vous me disiez qui avait dit la secrétaire général de la CGT sur le racisme dans la police je crois voilà il y a des il y a des phrases qui font beaucoup plus mal qui nous font beaucoup plus mal aux organisations syndicales de police que que ce que vous rapportez de ce qu'a dit le ministre et encore une fois qui a complètement été déformé détourné vous savez ce qu'a dit Madame bienis c'est très grave parce qu'elle laissait de ce qu'il y a derrière tout ça c'est qu'on essaie de laisser à penser aux jeunes notamment des quartiers que finalement ce qui est arrivé au jeunes c'est parce qu'il était d'origine étrangère c'est ça ce qu'on essaie de dire d'ailleurs c'est ça ce qui est sous-jacent ça c'est ça ce que disent un certain nombre de responsables politiques et ça c'est très grave parce que je considère ça contribue certainement pas à l'apaisement Laurent Nunez parmi les décisions que vous avez prises pour éviter tout débordement ce week-end il y a cette interdiction des manifestations je cite liée aux émeutes c'est très clair c'est à dire que on a eu un épisode de tension de violences urbaines très fort et donc nous n'avons pas souhaité qu'il y ait des manifestations qui puissent être organisées dans la foulée en tout cas de trop rapprochés par exemple dans des périodes trop rapprochées nous n'avons pas souhaité qu'il y ait de ce type de manifestation parce qu'elles sont porteuses de risques de troubles en public donc c'est pour ça que des décisions la volonté une manifestation comme celle de la famille il y a des risques avaient souhaité la consommation dans le contexte cette manifestation elle devait avoir lieu dans le Val-d'Oise perçant Beaumont dans le contexte ou les violences urbaines assez sérieuses avaient eu lieu dans une des destructions de bâtiments publics sur ces communes dans ce contexte cette manifestation était porteuse de trouballeurs publics c'est le préfet qui a pris un arrêté c'est le tribunal administratif qui l'a confirmé c'est pas moi qui le dis ils ont ensuite voulu faire cette manifestation à Paris dès le lendemain sans préavis d'ailleurs j'étais inform le soir donc j'ai évidemment fait savoir que je l'interdisais pour les mêmes motifs bien sûr j'ai lancé hier une lettre la procédure ce qu'on appelle la procédure contradictoire j'ai écrit à aux personnes qui veulent organiser ces manifestations pour leur demander d'y renoncer et si elle ne le font pas je prendrai un arrêté une interdiction mais vous savez hier soir j'ai interdit de manifestations de soutien aux policiers aux policiers auteurs dans l'affaire Naël des manifestations de l'autre côté également enfin c'est pas que vous interdisez tout autant de mesures pour les mêmes motifs pour nous ne souhaitons pas qu'il y ait dans un temps rapproché de la période que nous avons vécue des manifestations qui puissent avoir lieu parce qu'elles sont porteuses de risque alors c'était des mouvements des collectifs de policiers les femmes femmes de policiers en colère je crois et puis il y en a un autre collectif de policiers qui ne sont pas des organisations syndicales qui avaient organisé qu'il y avait déclaré des manifestations je leur ai écrit et d'ailleurs je dois dire que d'elle-même elles ont au final renoncé à de ces manifestations ce qui me paraît plus sage officiellement les interdire vous les avez découragés l'organisateur faut savoir qu'il l'exécuterait mon arrêté en tout cas samedi je vous confirme que le ministre l'a d'ailleurs l'a rappelé hier que j'interdirai évidemment la manifestation du 15 juillet qui aura de République le samedi 15 juillet qui a le République à Nation sur le thème du racisme dans la police les violences policières qui auraient été de la publication cette manifestation n'aura pas lieu pas plus que en réalité de manière sauvage mais on la dispersé en prenant d'ailleurs beaucoup de gants vous l'avez noté j'avais des effectifs évidemment du frère la manifestation elle-même elle l'a été empêchée puisque nous avons refoulé les personnes qui se sont présentées en violation de la loi sur la place de la République de manière vous avez noté extrêmement calme moi j'avais des effectifs qui n'étaient pour ceux qui sont intervenus sur la manif un casque etc le frère le frère d' Adama Traoré ce qui s'est passé et et il y a pas un monde où ça se serait passé différemment vous avez monsieur Traoré qui à un moment où les forces de l'ordre ont voulu pénétrer sur la place de la ou les pardon ou les manifestants ont voulu investir la place de la République ils ont avec quelques-uns forcer le barrage des policiers et à ce moment-là il y a des violences qui ont été commises des violences qui ont été commises qui sont d'ailleurs documentées il y a une enquête judiciaire et la réalité des faits sera sera établie en tout cas moi ces vidéos je les ai vu j'étais à la salle de commandement donc ce monsieur effectivement à forcer à plusieurs reprises le barrage insulter les fonctionnaires de police violenter les fonctionnaires de police évidemment dans ces cas-là on interpelle pas tout de suite on va pas créer un trouble à leur public plus grand que celui qu'on veut contenir on interpelle après la manifestation à la dispersion et c'est ce qui s'est passé et donc vous avez eu ces images effectivement de la braven qui a interpellé monsieur Traoré de manière vigoureuse mais c'est toujours comme ça quand un individu refuse d'être interpellé et je tiens à préciser que j'ai cette plaintes de fonctionnaires de police contre Monsieur Traoré pour des violences et que j'ai un fonctionnaire qui a été blessé à cette occasion également et l'IGPN a d'ailleurs merci d'avoir répondu à ma question

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