Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
DébatLe Figaro (sur YouTube)· 8 février 2023 11 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsSolidarités & familleJustice

Retraites: Macron est-il dans une impasse politique ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Retraites: Macron est-il dans une impasse politique ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la stratégie syndicale face à la réforme des retraites ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les risques constitutionnels de la réforme ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Que peut faire Emmanuel Macron après la décision du Conseil constitutionnel ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00JournalisteChiffre
    « 750 7000 manifestants selon la police aujourd'hui »
  • 2:00Charlène BeninaFait
    « Le Conseil constitutionnel peut censurer quelques dispositions sans censurer l'ensemble de la loi »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

donc effectivement 750 7000 manifestants selon la police aujourd'hui donc oui ça effectivement ça perd un peu de son souffle par rapport à par rapport aux deux précédentes journées c'est compliqué à une troisième journée de mobilisation c'était bon enfant c'est passé juste devant le Figaro donc du coup nous avons un petit peu à la fin quelques heures eux disent il y avait évidemment la CGT dit il y avait autant de monde que la dernière fois c'est un petit peu difficile quand on est dans les cortèges de ce de se rendre compte troisième jour compliqué de mobiliser les gens une troisième journée de les faire poser des jours de grève et donc de retenue sur salaire une troisième une troisième journée alors il y a effectivement cette journée de samedi qui est prévue qui est une journée que voulait la CFDT à laquelle le syndicat réformiste tenait pour faire manifester les familles ceux qui ne peuvent par manifester en semaine ou en temps normal ça va être un peu un test parce que tout le monde capitalise sur cette cette journée de samedi bon c'est un petit peu difficile d'anticiper ce qui va se passer en tout cas en terme de de présence qui anticipent c'est mais son rôle c'est Philippe Martinez de la CGT il est écoutez-le il était pas loin du Figaro mais je pense pas que c'était parce qu'il était pas loin du Féro il était opéra au début de la manifestation si le gouvernement continue à s'entêter malgré les mobilisations oui je l'ai toujours dit il faudra passer à la vitesse supérieure avec des actions plus marquées et plus longue dans le temps il y a pas de blocage il y a des grèves voilà quand je quand vous le répéter 105 fois quand personne travaille dans une entreprise ou vous vous appelez ça les blocages moi j'appelle ça une un arrêt de l'activité parce que il y a personne pour bosser Si le gouvernement persiste à ne pas écouter et bien forcément il faudra monter d'un cran d'ailleurs il y a des salariés qui nous le disent déjà dans des grèves plus durs plus dur plus nombreuses plus massive et reconductible Marie Bizot donc monter d'un cran il en rêve depuis le début il a les moyens l'Inter syndical pour l'instant et sur une ligne Soft lui il rêve du coup d'après c'est à dire la grosse mobilisation effectivement à venir qui permette des actions plus fortes des des grèves reconductibles du pays un blocage un blocage du pays ceux contre quoi lutte la CFDT il le dit Laurent Berger nous on ne veut pas emmerder les Français on ne veut pas bloquer bloquer le pays et c'est un peu en ça que la manifestation de samedi est déterminante l'Inter sadical qui va se dérouler dans la foulée du samedi soir va montrer si on continue sur cette ligne la ligne CFDT finalement qui est cette ligne on organise des journées on maîtrise les manifestations ou si on rentre dans cette ligne dure dont parle dont parle le film partisan ce qui est et là on passe dans l'autre chose réellement on passe dans autre chose et il y a un autre risque qui est cette radicalisation du de la rue en dehors des mouvements syndicaux c'est aussi il le craignait le craignent depuis le début se faire déborder par leur base c'est à dire des mouvements et des événements isolés par effectivement des des groupes plus radicaux que les gilet jaune voilà qui gilet jaune ou même fédération dont il n'aurait plus la maîtrise ça peut ça peut venir de d'un peu partout voilà des coupures intempestives d'électricité qui ne sont pas souhaitables et qui ne sont pas souhaités par les syndicats enfin il y a des mouvements un peu agressif il y a un autre là je le tourne le regard vers vous à Charlène Benina mais c'est le conseil aussinel vous l'avez évoqué tout à l'heure il y a eu des rumeurs laissant entendre que leur ont fait puisse avait averti un peu le gouvernement en disant mais attention c'est quoi cette procédure est-ce que tout ça rentre bien dans les clous du Conseil constitutionnel évidemment à Matignon on nous dit mais si le secrétaire général du gouvernement tous les conseils d'État nous a dit ça passe qu'est-ce que vous constitutionnaliste vous pouvez nous dire sur la constitutionnalité de ce format de cette procédure il y a beaucoup de choses qu'on va attendre de la décision du Conseil constitutionnel et une première c'est en effet la procédure en tant que telle qui a été suivie et je la prends vraiment dans un sens large c'est à dire déjà pouvait-on véritablement considéré qu'une réforme des retraites était justiciable d'un projet de loi de financement rectificatif de la sécurité sociale bon dès lors que vous avez quand même cet argument de changements profond de l'équilibre de la sécurité sociale ça peut peut-être se justifier une extension mais bon voilà il y a quand même un débat là-dessus qui qui devra être tranché et qui évidemment fera l'objet des arguments de l'opposition dans la procédure il y a aussi la tenue de cette procédure donc il va il y a eu plusieurs rappels aux règlements on verra aussi si un 49-3 venez à sécuriser le vote on verra aussi si le 20e jour à minuit on a dépassé deux heures voilà il y a plein de choses qu'on va devoir vérifier dans le déroulement de la procédure et cela jusqu'à la fin la CMP etc tout ça fera évidemment l'objet des critiques de l'opposition et fera donc l'objet de la décision du conseil donc la procédure c'est le premier point mais le deuxième auquel j'ai l'impression que le gouvernement pense peu c'est l'objet et c'est pourtant là-dessus que le Conseil constitutionnel est le plus scrupuleux le plus dur avec les budgets chaque année budget initiaux mais aussi budget de la Sécurité sociale même quand ils sont rectificatifs c'est que il y a un objet très clair c'est de ne pas stabiliser l'équilibre de la sécurité sociale pour l'année la clause de revoyure par exemple elle ne s'inscrit pas du tout dans une déstabilisation du budget de cette année donc pourquoi vient-elle agrémenter un projet de loi de financement rectificatif de la sécurité sociale par exemple l'index seniors le Conseil d'État déjà au préalable dans son avis a dit on est très borderline mais peut-être que les sanctions viendront alimenter la cadette et qu'on pourra donc sauver le dispositif ou l'étend ce dispositif on le rend sanctionnateur on va y ajouter des mesures en faveur de l'égalité des hommes et des femmes toutes ces choses là ne font pas partie de ce qu'initialement est un budget de la Sécurité sociale et qui plus est rectificatif donc il y a à mon avis une grosse question d'objet qui va évidemment se poser et puis troisième point le Conseil constitutionnel peut tout à fait aussi se pencher sur les mesures de fond alors bon la question de la justice sociale évidemment elle est tellement politique et tellement subjective que je pense que c'est une des grandes erreurs d'ailleurs du gouvernement d'avoir considéré que le thème de la justice allait être fédérateur en droit constitutionnel on sait très bien que les termes de justice sociale de justice fiscale ou de justice constitutionnelle sont des éléments qui de toute façon n'impriment pas du tout dans le débat puisque chacun en a sa propre définition et vous prenez l'histoire de nos idées politiques on se rend bien compte que personne n'en a la même idée mais par exemple le principe constitutionnel de solidarité qui est celui qui fond de le régime de la sécurité sociale et donc le régime des retraites est-ce qu'il va être mobilisé par l'opposition est-ce que le Conseil constitutionnel dira quelque chose sur la manière dont la le système par répartition est peut-être garanti constitutionnellement ou pas voilà il y a beaucoup de choses qu'on devra surveiller là-dessus et pas forcément une garantie très claire pour le gouvernement d'en sortir vainqueur le Conseil constitutionnel peut censurer quelques dispositions sans censurer l'ensemble de la loi il est censuré l'ensemble du noix et c'est généralement plutôt pour des motifs procédureaux ça nous est arrivé une fois pour une loi sur le logement ou en fait il y avait pas eu respect du droit de priorité de la bonne assemblée mais franchement sans cela c'est évidemment souvent des censures parfois majeures ça peut être une centaine d'articles mais c'est seulement des dispositions pour que le reste soit sauvé Guillaume tabard juste sur ce point que tu en faisant la genèse de de ce projet de loi on sait que tout début il y avait une des hypothèses qui avait été évoquée même plutôt soutenu par Emmanuel Macron qui était de faire voter cette réforme dès le projet de loi de la Sécu bon apparemment et comme ça c'était fait et à l'époque tout le monde disait le gouvernement lui-même disait ben dans le PLFSS on met les 64 ans ou 65 ans c'était prévu et il faudra un autre texte pour mettre les autres dispositions qui sont toutes celles que vous venez d'énumérer ce qu'on appelle les mesures complémentaires d'ailleurs dans une réforme des retraites et qui font l'équilibre et le il serait aussi enfin ce soir on parle beaucoup de paradoxes mais il y en aurait un de plus c'est que le l'opposition le concession le Conseil constitutionnel n'aurait pas de raison d'invalider la mesure d'âge en tant que tel et il pourrait invalider précisément les mesures adoucissantes ou complémentaires réclamés par les par les oppositions donc il serait assez para que le position se réjouisse d'une censure qui concernerait les aspects qu'il sachant que dans le sens à ces îles conseils alors il nous reste deux minutes je vais vous demander d'être bref alors que pourtant il faut se projeter en seconde non mais là pour le coup tous les deux sur que peut faire Emmanuel Macron au lendemain la décision du Conseil considéré qui valide le texte il réfléchit déjà à l'après vous l'avez vu oui il se projette non seulement et je trouve que c'est intéressant aussi dans la séquence où nous sommes Emmanuel Macron lui-même n'est pas que que sur les retraites aujourd'hui qu'est-ce qu'il faisait déjeuner avec Nicolas Sarkozy vendredi pour parler de la réforme des institutions vendredi il avait vu François Hollande il réfléchit aussi aux réforme qui touchent l'école le lycée professionnel etc ils préparent la loi immigration et je pense que ce qu'il veut montrer c'est que c'est une réforme certes importante majeure centrale décisive tout ce qu'on veut mais elle n'est pas le de l'action gouvernementale et pas le tout de l'action présidentielle donc je pense qu'il aura à cœur dès ce texte voté et passer de très vite lancé d'autres étapes d'abord parce que le pays aura besoin aussi de passer à autre chose et pour ne pas être enfermé et ça surtout lorsqu'il y a un point de fixation il est toujours bon je pense pour un gouvernement de ne pas être prisonnier d'une thématique unique il faut toujours plusieurs faire au feu pour lorsque ça coince d'un côté on avance sur autre chose ainsi de suite il vous reste 30 secondes le gouvernement enfin il y avait des bruits circulants disons après la réforme de 7 des retraites dissolution comme ça on remet les compteurs à zéro les députés que vous rencontrez ils en ont peur ou alors ils disent non mais on nous fait pas le coup la dissolution ça commence à agacer tout le monde parce que ça ça revient toutes les trois semaines c'est des petits coups de pression répété du palais la plupart du temps soit au député de la majorité qui voudrait un petit peu jouer les apprentis frondeurs soit aux députés LR qui qui voudrait ne pas voter comme il faudrait donc tout le monde commence à ne plus trop prendre ça au sérieux et regarde ça avec beaucoup de distance [Musique]