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DébatSud Radio (sur YouTube)· 28 octobre 2025 50 minContradictoireActualité / polémiqueNumériqueJusticeSolidarités & famille

La France est-elle devenue un pays de harceleurs ? - On vit pas dans la même France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a donné envie de devenir syndicaliste ?

  • 10:00FerméeRéponse partielle

    Vous êtes d'accord que les réseaux sociaux sont une zone de non-droit aujourd'hui ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi aujourd'hui on entend de plus en plus parler de cyberharcèlement ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Qui est responsable des dérives sur les réseaux sociaux ?

  • 25:00FerméeRéponse partielle

    Pensez-vous qu'il faut interdire les réseaux sociaux aux enfants ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Jimmy DalidouFait
    « Je milite contre la souffrance au travail. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

de beauté body minutes vous présente Magalie Berda Sud Radio. On vit pas dans la même France. Magalie Berda sur Sud Radio.

Il est 20h03. J'espère que vous allez bien. Depuis hier, on a eu une émission très mouvementée hier.

Pour le coup, on était pas du tout dans la même France. Je ne m'en suis toujours pas remise. Voilà, sur les matos.

Cétait le thème de la soirée. C'était exceptionnel. Alors pour ce soir, donc on va parler d'un sujet aussi euh qui qui divise euh sur le cyberharcèlement.

Alors Brigitte Macron qui a été victime et qui est victime de cyberharcèlement, on sait qu'il y a eu des procès hier et aujourd'hui euh de ces différents harceleurs. La France devient-elle un pays d'harceleur ? On voit de plus en plus de dossiers qui ça ne s'arrête pas.

Voilà, on va en parler ce soir. Je suis bien placée en plus pour savoir de quoi je parle. Et on reçoit pour ce débat Jimmy Dalidou, syndicat de chemineau qui va débattre.

Alors qui est en plus d'être syndicat de syndicat de de chemino, j'ai dit chamino je crois. Je chemin syndicat du chemino. J'ai dit chamino chemino.

Oui, tout va bien. Va débattre avec Try Perez qui est député RN de l'Is et qui va nous rejoindre dans un petit moment. Alors le but de l'émission comme vous le savez, c'est de mettre en face-à des gens qui ne se parlent jamais.

On casse les codes et c'est uniquement sur Sud Radio. Euh on parle de sujets d'actualité qui deviennent des sujets politiques puisque les sujets de société sont forcément lié à la politique sauf que beaucoup de gens ont décroché de la politique parce qu'ils n'y comprennent pas grand-chose, parce qu'ils n'ont pas les codes. Euh et c'est vrai que les influenceurs, les gens qui sont médiatisés, les personnalités publiques euh fédèrent des centaines voire des millions de personnes et donc on les aime ou on les aime pas, bah eux ils arrivent à parler avec les gens au quotidien.

Donc, on a décidé de réunir ces gens-là avec les politiques qui eux aussi euh du coup bah s'adaptent et essayent de parler d'une autre manière. Voilà, c'est euh tout simplement le but de l'émission et ramener les gens un petit peu euh à notre politique et à notre société. Alors, on a Mathias qui est en retard ce soir.

Mathias, on va lui tirer les oreilles quand il arrive. Il a dû faire une date hier soir, il s'en est pas remise, n'est-ce pas ? N'est-ce pas Yannick ?

Du coup, j'ai Yannick que vous ne connaissez pas qui est le producteur de l'émission qui est incroyable. Je l'aime d'amour. il est là avec moi aujourd'hui.

Euh oui, je sais, j'ai envie de te dire je t'aime. Qu'est-ce que tu as ? Alors [rires] donc voilà.

Alors bonjour euh bonsoir Jimmy. Merci d'être là. Bonsoir.

Merci à vous de m'avoir invité. Avec plaisir. Vous êtes syndicaliste chroniqueur radio.

Tout à fait aussi. Donc le grand public vous connaît aussi sous le pseudonyme d'Oberman sur les réseaux sociaux. Tout à fait.

Alors d'oberman, pourquoi ? Ben écoutez, c'était c'était au départ c'était presque une blague. D'accord.

Donc c'était lorsque je me suis lancé sur certains réseaux sociaux socials comme TikTok. J'ai pris le pseudo de Deberman puis finalement mes activité de chroniqueur international ont fait que certains certains certains auditeurs ont commencé à m'appeler Doberman et puis c'est parti comme ça. Donc c'est Doberman quoi.

Alors Jimmy Delidou après vous Jimmy Doberman il a bois il a bois il grogne. Il j'aime bien mordre de mes exploiteurs. Ouais.

Ah ok d'accord. Bon très bien. Alors [rires] attention ici on ne mort pas.

Alors donc votre parole, elle est directe et assumée. Vous revendiquez une expression plus libre, moins filtrée. Vous interpellez régulièrement les politiques pour leur demander d'être davantage à l'écoute des Français, de prendre au sérieux ce que vous appelez la parole du terrain si je me si je dis bien les choses.

Celle qui vient de la vie quotidienne, du travail. On est ravi de vous recevoir ce soir pour parler des réseaux sociaux et de leurs dérives. Euh alors, qu'est-ce qui vous a donné envie de devenir syndicaliste puisque vous êtes syndicaliste des cheminaux ?

Ça veut dire quoi en gros syndicaliste des chemineaux ? Ben écoutez, au départ c'est une c'est un chemin de c'est un parcours de vie. Je viens d'une famille, mon père était était cuisinier, ma mère est secrétaire et j'ai grandi dans à Holné sous-bois dans la cité des 3000.

Donc c'est un endroit particulier et mes parents sont issus de la classe ouvrière. J'ai observé mes parents euh galéré au travail pour nous apporter de quoi de quoi vivre un minimum à nous apporter des conditions d'existance à minima convenable et puis au final au fur et à mesure du temps voyant mes parents se tuer au travail il a le temps est venu pour moi de travailler et quand je me suis retrouvé moi-même au travail bah j'ai constaté qu'il y avait une une certaine souffrance au travail et j'ai euh et en faisant certaines rencontres, j'ai commencé à lutter contre la souffrance au travail parce que je crois que le travailleur lorsqu'il va au travail, c'est pas pour souffrir, c'est il va il va au travail pour gagner sa vie, toucher un salaire qui normalement lui permettrait de vivre décemment et faire vivre ses enfants décemment, dignement. Et finalement, on s'aperçoit sur le terrain que c'est la la on s'aperçoit que la réalité n'est pas du tout celle-ci et je milite contre la souffrance au travail.

Et alors, quel est votre regard aujourd'hui sur les réseaux sociaux ? Ben écoutez les Je pense qu'à un moment il faut qu'on analyse le le le monde qui nous entoure d'une manière rationnelle et je pense qu'il y a un nouveau monde qui se met en place, un nouveau monde algorithmique, un nouveau monde cyberconnecté et je pense que ce nouveau monde est piloté par euh par des instances supranationales comme les GF femmes et qui ont à un moment mis en place des des réseaux des réseaux sociaux. Et je pense qu'à un moment, il faut il faut prendre certaines décisions politiques concrètes pour qu'on puisse contrôler ce nouveau monde algorithmique.

On peut pas on peut pas accepter que certains jeunes par exemple soient cyberharcelés, que certains que ce soit des hommes politiques ou des jeunes soient cyberharcelés et que les réseaux sociaux deviennent un terrain de un terrain de dans lequel nous nous constatons une certaine violence. Alors, vous êtes d'accord que on peut dire sur les réseaux sociaux que c'est une zone de non droit aujourd'hui ? Une zone de non droit ?

Oui et non parce que il y a quand même des des des c'est quand même à la base c'est ce sont des algorithmes. Sur un Twitter par exemple, normalement vous devriez respecter certaines certaines règles. C'est pas c'est mais normalement il faut que les hommes politiques puissent agir.

Il faut qu'ils agissent indépendamment de la position des gars femmes qui pilotent les réseaux sociaux. Donc je crois que c'est important parce que pour les auditeurs qui nous écoutent et puis notre notre cible he nous c'est une cible voilà qui est plus jeune qui est plus c'est quoi les gars fab gafam al les gars femmes c'est Google Amazon Facebook Apple et tous les on va dire les les maston les multinationales qui un moment qui à un moment ont créé des algorithm créer des réseaux sociaux et je crois que il faut un moment intervenir au bon moment parce qu'il il y a une contradiction entre d'un côté la liberté d'expression qui doit qui doit suivre son cours qui doit qui doit se faire. C'est normal qu'il y a une liberté d'expression mais je crois que la liberté d'expression s'arrête lorsque l'intégrité physique et mentale des gens est remise en cause.

Et c'est très clairement ce qu'on constate via les le cyberharcèlement par exemple entre autres parce que c'est pas le seul le cyberharcèlement n'est pas le la seule forme de harcèlement. Je pense notamment au harcèlement managérial sur le terrain qui est une autre forme de violence au final. D'accord.

Alors, viens de nous rejoindre enfin la star la star montante de Sud Radio, la star montante des réseaux sociaux. Euh, je suis navré de mon retard, je suis désolé. Désolé Jimmy.

C'est pas grave, je suis en retard et c'est totalement de ma faute. Euh, j'étais en double fil, ils ont enlevé ma voiture. Du coup, je suis allé la chercher à la fourre.

Tu es un mytho. Oui, je suis un mytho. Voilà.

Merci. Savais que c'était faux. Comment tout [rires] va bien.

Et ben écoute, ça va. Et toi ? Vous avez commencé l'émission sans moi, vous avez raison.

Ah bah, on allait pas t'attendre, tu sais. Il y a des gens voilà qui qui s'intéressent à cette émission, on a des choses à leur dire donc c'est un peu t pourcuser. Voilà, c'est bon.

Tu as fait une date hier soir, tu as fini trop tard. Non, même pas. Tu as fait une date aujourd'hui alors ?

Mais je reconnais que je t'ai pas beaucoup vu au bureau aujourd'hui. Ah ben parce que j'avais énormément de travail à l'é travail en extérieur. Voyez Mathias typiquement fait partie de ces gens qui sont martyrisés au travail.

Voilà. Voilà. Exactement. [rires] Je fais un appel à l'aide.

Ouais. Un appel à l'aide. posé un droit d'alerte pour Alors ce soir on reçoit donc Jimmy Dalidou alias Doberman sur les réseaux sociaux il a boî très fort attention et ce soir il va débattre avec Thierry Perez qu'on va recevoir dans un instant sur Sud Radio, député Rassemblement national de l'Isme et je le dis très important pour pour moi ce soir cette émission est très importante comme tous les soirs bien évidemment Brigitte Macron victime de cyberharcèlement la France devient-elle un pays d'harceleur rester avec nous sur Sud Radio.

On revient tout de suite et on accueille Thierry Perez, député du RN. Institut de beauté body minutes vous présente Magali Berda Sudradio. On vit pas dans la même France.

Magalie Berda sur Sud Radio. Il est 20h13, nous sommes en direct du lundi au jeudi. On vit pas dans la même France et ce soir, on a deux personnes qui que tout opposent, voilà, qui n'ont pas les mêmes convictions, la même vision des choses, mais qui sont venus pour débattre d'une manière la plus respectueuse possible.

Moi je suis très contente de cette émission parce que nos débats en général se passent plutôt très bien et on a eu des supers surprises. C'estàd qu'on s'est dit "Oh là là ce soir ça va être le chaos" et en fait voilà vraiment on arrive à avoir un truc les gens il changent leur numéro. Ouais, à la fin il viennent pote.

Onur qui a été invité à l'Assemblée nationale. On en a trois qui ont été invités à l'Assemblée nationale. Alors, on reçoit Jimmy Dalidou qui est alias Doberman qui est animateur radio, chroniqueur radio, syndicat de cheminot, tiktokeur, enfin voilà qui a une grosse visibilité sur les réseaux sociaux qui va débattre en face de Thierry Perez euh qui est député RN de l'Iser.

Et sur le sujet de Brigitte Macron actuellement, comme vous l'avez vu, il y a eu des procès de cyberharcèlement. Je crois qu'il y a eu 10 personnes en tout qui ont été jugées depuis hier, donc 2 jours de procès euh en cyberharcèlement. Est-ce que la France devient-elle un pays de harceleur ?

C'est la question qu'on va se poser ce soir. Bonsoir Thierry Perez, merci d'être là. Bonsoir, merci pour votre invitation.

Et ben avec grand plaisir, merci d'être venu. Alors, vous êtes député du Rassemblement national de l'Isagé sur les questions de souveraineté et de protection de la jeunesse. Vous avez siégé notamment au sein de la commission d'enquête consacrée à TikTok.

Donc vous êtes totalement dedans quoi. On a un député qui était là. On a enfin un député de la commission TikTok.

Non, on en a eu une aussi. À ce titre, vous vous intéressez particulièrement à l'impact de la plateforme sur les usages de de mineurs, aux enjeux de désinformation et à l'influence étrangère potentielle. Votre action vise à encadrer davantage ces outils numériques afin de mieux protéger les Français.

Est-ce que j'ai bien résumé ? C'est plutôt pas mal. Ah merci.

Ça oui, j'ai un cerveau demander là. Merci An pour l'écriture. J'ai eu un un bel article de de télérama sur mon émission.

Quand j'ai lu l'article, j'avais l'impression que j'avais pas de cerveau. Je être une débile. C'était marrant.

Bref, pourquoi vous avez décidé de vous lancer en politique ? Bien, écoutez, j'ai eu une j'ai eu une vie de salarié, de chef d'entreprise au préalable et puis j'étais extrêmement critique sur tout ce qui pouvait se passer en France, hein. Je vous parle de ça, c'était dans les années 2010 à peu près.

Et et à un moment, je me suis dit bah je vais arrêter de critiquer, de raller dans mon coin, je vais me mobiliser aussi. Ma vie professionnelle me l'a permis à un moment donné et je me suis dit je vais m'engager en politique vraiment. et je suis rentré après que Marine Le Pen a pris la présidence du mouvement Front National puis rassemblement national et je me suis engagé dans ce parti parce qu'il correspondait en dans la majorité de ces points à mes valeurs, à ce dont j'avais envie pour mon pays, la France, pour nos concitoyens et je me suis engagé en politique.

J'ai été élu conseiller municipal et puis ensuite la vie a fait que j'ai déménagé. Je suis parti en IER et de là je suis effectivement devenu député. Marine Le Pen, ça a été un vrai changement pour vous ?

Oui. Oui. Parce que bah c'est quelqu'un qui est de ma génération.

On a Mais avant Jean-Marie Le Pen Ouais, je ne sais pas. Je pense que c'est difficile de répondre à cette question parce que je me la posais pas à l'époque. Après, je pense que effectivement Jean-Brac Le Pen a été un homme un homme politique de premier plan dans la dans la durée et dans sa capacité à à lancer un certain nombre d'alerte sur ce qui ce qui guettait notre pays.

Voilà. Bon, après, il y a des choses sur lesquelles j'étais pas du tout en accord avec lui, mais encore une fois, il y a aussi un un une différence générationnelle. Voilà.

Mais en tout cas, Marine Le Pen aujourd'hui et Jordan Bardella qui a pris la présidence du mouvement sont des gens qui en qui j'ai confiance. Et c'était important pour vous de rentrer dans cette commission TikTok ? Oui, très important parce que ça fait alors ça fait des années que je euh que je comment dire que je me dis euh si on continue comme ça et je vais vous je vais vous dire une phrase peut-être un petit peu un petit peu choc, mais on avait l'habitude de dire quelle planète on va laisser à nos enfants en parlant du climat, de l'environnement et cetera, ce qui est pas faux.

Euh et et quand je vois l'essort de de du numérique, des réseaux sociaux notamment et de la la manière dont c'est en train d'influencer mentalement la jeunesse, j'ai envie de dire mais quels enfants on va laisser notre planète ? Mais c'est c'est paradoxal aussi parce que Jordan Bardella, il est très très présent sur TikTok. Oui, mais parce qu'aujourd'hui c'est un passage obligé.

Enfin, je veux dire, on peut pas ne pas communiquer par ses réseaux sociaux. Pardon ? Tout vous avez un compte TikTok ?

Alors oui, mais que je ne gère pas euh personnellement, c'est un de mes collaborateurs ici présents d'ailleurs qui s'en occupe tout comme le compte Twitter et cetera. Je mon téléphone est vide de toute application réseau social. Vous avez combien d'abonnés sur vos réseaux ?

Je n'en sais rien. Le collaborateur ? Allô ?

Combien on a d'abonnés sur TikTok ? Sur TikTok, on a voisine les 2000 quelques 2000 abonnés. Voilà.

Sur Instagram, 4000 sur Twitter. OK. Euh alors, on entend de plus en plus parler de cyberharcèlement.

Pourtant, c'est pas nouveau. Pourquoi aujourd'hui on entend pour enfin à votre sens, on on en entend de plus en plus parler ? Parce que cet outil euh cet outil ces outils numériques, toutes ces plateformes sont une caisse de résonance de beaucoup de mots de la société, de beaucoup de violence. euh là où avant euh les choses se passaient verbalement et c'est très différent la communication verbale et la communication numérique.

La communication verbale, vous apprêtez à dire quelque chose de désagréable à quelqu'un, il y a un rapport physique qui fait que vous arrêtez assez vite ou où vous avez la désapprobation des autres. sur le numérique, vous êtes caché derrière un écran euh planqué dans chez vous, dans votre lit, dans votre salon, euh en voiture, n'importe où et et vous pouvez effectivement vous vous déchaîner à toute heure du jour ou de la nuit. Donc c'est très différent de la vraie communication verbale et je pense que beaucoup de gens et moi ce que je trouve inquiétant c'est que ça touche euh des jeunes de plus en plus jeunes hein.

Euh je vous cite l'exemple il y a quelques jours euh d'un enfant de 8 ans violé par un autre enfant de 9 ans, le tout filmé par un ados de 13 ans et les images diffusées sur des plateformes enfin sur des réseaux WhatsApp ou autres pour montrer aux autres. Je veux dire, c'est effrayant de voir ça et et moi je trouve ça je trouve ça totalement délirant que l'on ne soit pas plus conscient que la collectivité tout entière a commencé par les parents de ses enfants parce qu'un enfant de 8 ans, il a des parents priori. et je voilà et je je m'insurge contre ça et c'est pour ça que j'ai voulu faire partie pour répondre à votre question initiale la commission TikTok parce que je pense qu'il y a vraiment beaucoup de choses à dire, à faire, à regarder et il faut être extrêmement il faut qu'on soit extrêmement vigilant par rapport à ça parce que c'est une bombe à retardement.

Alors justement nos jeunes sont de plus en plus touchés par le harcèlement en ligne. Vous pensez qu'il faut faire quoi pour essayer de stopper euh bah tous ces harcèlements ? Bah déjà revenir aux fondamentaux, chacun a droit au respect de sa vie privée.

Euh enfin c'est l'article 9 du code civil hein. Euh et quiconque euh voilà et est punissable. Donc déjà, je pense que toute et j'en reviens à ce que vous disiez en introduction sur l'affaire Brigitte Macron qui a droit comme tout le monde au respect de sa vie privée.

Donc voilà, il faut effectivement combattre, dénoncer, combattre tous ces cyberharcèlements. Alors encore plus quand ils viennent de de de mineurs parce que alors ils comprennent pas forcément ce qu'ils font, ils se rendent pas forcément compte de la portée. La différence, le harcèlement à l'école a toujours existé.

Enfin, bien sûr. Voilà. Sauf qu'aujourd'hui, là où le harcèlement s'arrêtait à l'école, s'arrêtait à 16h ou 17h, maintenant il continue le jour, la nuit, le weekend, tout le temps, pendant les vacances et cetera.

Et aujourd'hui, il y a des enfants, enfin n'oublions pas qu'il y a des enfants qui se suicident à cause de ça. On en est quand même là. Et des enfants jeunes, on parle d'enfants de 12 ans.

Alors, pour vous, qui est responsable ? En fait, si aujourd'hui on doit nommer un responsable, il y a toujours une responsabilité et il peutir plusieurs responsabilités. Mais le plus gros responsable de toutes ces dérives pour vous, c'est qui ?

C'est les gens, c'est les plateformes, c'est les politiques. Alors, c'est un peu enfin c'est un petit peu compliqué de répondre à cette question. Alors, évidemment, les plateformes, puisque les plateformes hébergent ce cyberharcèlement, elle elles permettent elles sont le véhicule.

Sans ces plateformes, le cyberharcèlement serait pas possible. Donc, les plateformes sont en premier lieu et il y a un débat là-dessus. Est-ce que ce sont des hébergeurs ou des éditeurs ?

C'est toute la différence. Demain, un journal papier où vous vous diffusez une information totalement diffamante, diffamatoire, horrible, violente et cetera, vous allez être mis en responsabilité. Demain, il faudrait qu'un TikTok, un Instagram ou autre puisse être m responsabilité sur le contenu qu'il diffuse.

Quand on voit qu'un individu euh sans casque qui fait un refus d'obtempéré, c'était il y a quelques jours, je sais plus où en France, euh se filme au volant de sa moto sans casque, il fait un refus d'obtempéré, il prend un sens interdit, il manque d'écraser des piétons et cetera, il diffuse sa vidéo sur un sur une plateforme à un moment donné, je suis désolé, la plateforme, elle a aussi une responsabilité par rapport à ça. c'estd que l'individu aurait pas dû le faire parce qu'il est c'est un délinquent voir potentiellement un criminel de la route mais la plateforme elle a diffusé ces image. Donc à un moment donné il y a cette responsabilité et puis il a une responsabilité évidemment collective des parents.

J'allais dire puisque là on parle aussi de dans le cyberharcèlement il y a beaucoup de mineurs concernés. Donc il y a une responsabilité évidemment des parents et puis euh on a toujours on a souvent un métro de un métro de retard ou ou un TGV de retard sur sur la loi. Euh pourquoi l'État laisse faire depuis si longtemps ?

Pourquoi on n'a pas euh incité les plateformes ou obligé les plateformes à avoir beaucoup plus de de de vigilance de modération ? Parce que aujourd'hui TikTok, je crois c'est 580 modérateurs. Il doit y avoir 4 millions de vidéos par minute.

Mais pourquoi se fixer ? Après je laisserai parler d'Oberman. Euh pourquoi se figer comme ça sur TikTok et Twitter au milieu de tout ça ?

Parce que Twitter c'est quand même un un déferlement de haine. Alors je vais vous répondre. Personnellement lorsque cette commission d'enquête a été créée, j'avais fait un amendement pour qu'on l'étende à d'autres à toutes les plateformes en fait puisque tout répondent à peu près des mêmes principes algorithmiques, des mêmes principes de non modération.

Euh voilà et la présidence de la commission m'a dit non, on va rester sur TikTok et cetera. Mais moi, j'étais favorable à ce que on parle de tout le monde et pas simplement cibler TikTok. Et Doberman, qu'est-ce que vous pensez de qui porte la responsabilité pour vous ?

Ben écoutez, ça m'étonne un petit peu de pas entendre monsieur le député qui bon vous parlez de des responsabilités des prérogatives de certains acteurs. Bah, vous avez parlé de des responsabilités collectives, de la responsabilité des parents et cetera et cetera. C'est une réalité.

Mais je pense qu'il faut viser aussi la responsabil les responsables les responsables politiques. Je pense qu'à un moment il faut analyser le monde d'une manière rationnelle et le monde qui nous entoure, il est clair, c'est que la violence dans les réseaux sociaux souvent sont précédés par une certaine une certaine violence politique. Et donc je pense que à un moment lorsque certaines formations politiques, certaines hommes certains hommes politiques adoptent des positions politique particulièrement nausé à bonde, à un moment il faut prendre ses responsabil ses responsabilités aussi à ce niveau-là.

Je prends un exemple, un homme politique dernièrement priori d'extrême droite, lorsqu'il y a eu le vol des bijoux ou l'ouvrant, lorsqu'on lui a posé la question quelle était la cause de ce vol des bijoux, il a mis en exergue le fait que les deux cambrioleurs étaient d'origine malienne et algérienne. Et moi, j'aurais préféré qu'on mette en avant le fait que qu'il y avait eu une une grève au Louvre au mois de juin 2025 dans laquel dans laquelle le personnel du Louvre organisé par les syndicats avait mis en exergue des revendications qui dénonçait les 200 suppressions de poste et notamment aussi les conditions de travail exécrables et le fait que les salariés enfin les salariés qui sont dotés de plus de contrat de travail particulièrement précaires ne connaissent pas les procédures. Vous voyez donc ça c'est une position politique particulièrement nausée à bonde.

Donc après il faut pas s'étonner qu'il y ait des du donc cette ce genre de position politique peuvent générer des positions sur justifie le cyberharcèlement des jeunes aujourd'hui. Enfin le le le cambriolage du Louvre n'a rien à voir avec le Permettez-moi effectivement de répondre. Je crois que cher monsieur vous mélangez un petit peu tout.

Ah non je suis factuel. Non, enfin je vois pas le rapport entre ce qui peut être dit sur des événements comme le cambriolage du Louvre et autres et des gamins de 12 ans qui se déchaînent sur leurs camarades de classe pendant des mois et des semaines euh sur des sujets divers et variés. La causalité, elle est clair.

Je alors alors fasse pas dire ce que je n'ai pas dit. Évidemment, la les violences la le CB harcèlement dans sur les réseaux sociaux sont totalement condamnables. Il faut agir de manière rationnelle.

Mais ce que je dis c'est que certaines positions politiques lorsque ce sont des positions politiques particulièrement violentes parce que adopter ce genre de propos c'est violent, il faut pas s'étonner est-ce qu'il y ait des conséquences qui sont malheureusement les ces conséquences et qui sont encore une fois condamn vous parliez d'extrême droite en en en me désignant. Je ne suis pas d'extrême droit. Je parle, je reste d'une manière je reste factuel sur les éléments votre ami et néanmoins de mes collègues Raphaël Arnaud député de du Voclus qui aujourd'hui a fait un tweet paraît-il en disant qu'il allait désinguer les nationalistes.

Est-ce que qu'entendez-vous par enfin qu'entendent-il par désinguer ? En langue française ? Désinguer quelqu'un ça veut dire le mettre à plat, l'affaiblir ou le détruire ?

Bon donc moi j'ai envie de vous renvoyer la même chose en disant bah commencez aussi par tout le monde et ne dénoncez pas l'extrême droite en particulier. Encore une fois, je ne suis pas d'extrême droite. [rires] Je parle de politique et le fait que je vous redonne la parole.

Jimmy va vous répondre monsieur le député sur le tweet de Raphaël Arnaud. Juste après ça, restez avec nous sur Sud Radio et on entendra la réponse de Jimmy sur le fameux tweet de Raphaël Arrnaud qu'on va retrouver d'ailleurs si Yannick peut le retrouver. À tout de suite sur Sud Radio.

Sud Radio Magalie Berda sur Sud Radio. Il est 20h30, nous sommes en direct. On vit pas dans la même France.

Je reprends cette émission avec le sourire. J'ai mon mari qui me regarde très bizarrement. Tu [rires] peux Qui me qui a la de me mettre très mal à l'aise.

Alors, on reçoit ce soir Jimmy Dalidou qui est syndicat de cheminot, chroniqueur radio, animateur radio qui débat avec Thierry Perez, député RN de l'Iset pour le cyberharcèlement puisqu'il s'agit des procès de Brigitte Macron. Enfin, pour Brigitte Macron là depuis 2 jours, victime de cyberharcèlement. La France devient-elle un pays d'harceleur ?

Jimmy, vous avez un peu pointé du doigt l'extrême droite en disant que suite au comportement de certains, bah ça peut pousser à avoir des attitude violente sur les réseaux sociaux. Monsieur le député Thierry Perez vous répond en vous disant qu'aujourd'hui puisque vous vous êtes vous l'avez affiché, on peut le dire, vous êtes particulièrement de gauche. Euh moi je suis enfin moi je suis plutôt révolutionnaire mais après de révolutionnaire c'est quoi de gauche parce que pour moi de gauche la notion de gauche est un peu particulière mais vous adhérez ou pas ? pense qu' lesfi est une nécessité politique.

Oui, c'est révolutionnaire. Alors pour vous non, ce que je dis c'est que moi on me pose des questions concernant mes idées. Je suis assaliste maintenant les filles je pense que c'est une formation politique nécessaire.

Je suis pas chez les fillou. J'entends. Donc du coup, monsieur le député vous répond en vous disant "OK, très bien, vous pointez du doigt à la droite ou l'extrême droite, mais en attendant au Lfi'd ou à LI, he je sais pas trop, pardonnez-moi, moi je parle un peu à la cool, à la Junes, vous vous avez euh enfin, il y a eu un tweet aujourd'hui de Raphaël Arnaud qui est membre de du LFI qui dit en réponse à Éric Zemour, il y a eu une petite un petit accrochage sur les réseaux sociaux, suprémaciste, religieux ou nationaliste, on va tous vous dzinguer.

Est-ce que ça pour vous c'est un tweet violent ou pas violent ? Alors, il aurait peut-être dû prendre des précautions de forme. Après, je comprends qu'il y ait des contradictions au niveau politique.

Je pense qu'à un moment il y a des alors c'est de la menace. Est-ce que là vous vous est-ce que vous arrivez à mettre au même niveau du coup ? Oui.

Non, mais d'ailleurs il faut le désinguer. Non, je cautionne pas. Mais après, je pense qu'à maman peut-être qu'il y a eu je sais pas, j'ai pas pris connaissance de ce tweet, j'ai pas suivi le la discussion, il faut revenir dans le contexte.

Mais en tout cas, effectivement, dans la forme, les les précautions de forme n'ont pas été prises. Je pense que la loi de la contradiction, c'est-à-dire la contradiction, le pluralisme d'idées est important. C'est pour ça que je suis là aujourd'hui à députer, à discuter avec monsieur le député, même si je ne suis pas absolument pas d'accord avec la position de de sa formation politique, mais je pense que les pluralismes d'idées parfois aboutit à des à des clashes, à des comportements qui on perd des fois on perd des fois le contrôle.

Après, effectivement voilà, peut-être qu' il faut lui demander à lui. Pour vous quand alors enfin une personne lambda dit sur les réseaux je vais te dinguer pour vous c'est une menace ou c'est juste une liberté d'expression ? Ça ressemble plutôt à une menace effectivement.

Et est-ce que c'est pas encore plus grave quand c'est carrément un politique qui dit ça ? Écoutez, je p je pense qu'à un moment, il faut d'une manière générale, alors sans viser aucune formation politique, je pense qu'un moment, il faut se positionner, se dire que représente un homme politique ? À la base, un homme politique représente une légitimité morale, que ce soit de l'extrême droite et les filles.

Et je pense qu'on a un problème dans ce pays, c'est que les hommes politiques ne sont pas perçus comme une légitimité morale. Au contraire, il y a un phénomène de dégoût qui existe dans ce pays. C'est c'est factuel.

Moi je le constate tous les jours dans mon rôle de syndicaliste. Et il y a un dégoût de la politique. Que ce soit les gens ils se disent que ce soit à gauche ou à droite ce sont les mêmes.

Ce sont les mêmes vendus. En gros, c'est ce qu'ils se disent. Lorsquon lorsqu'on normalement représente une légitimité morale, on se doit mettre en exergue une ligne politique rationnelle, juste, cohérente.

Et c'est pas le cas actuellement en France. Oui, je reprends aussi un autre exemple, pardon, euh dont j'avais déjà parlé, moi qui m'avait particulièrement choqué, euh de Sébastien Deel de Logu, membre aussi du LFI, qui s'est retrouvé un jour en face de jeune. Ça a été filmé, hein.

Donc euh c'est une vidéo qui qui a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux et qui s'adresse à ces jeunes en leur disant "Si vous organisez, vous faites sauter la mairie, vous faites sauter les institutions, ce qui ne s'occupe pas de vous." Euh c'est une déclaration qui a été faite devant des jeunes en banlieu. Est-ce que pour vous ces déclarations là encouragent ces gens du coup à être violent et à l'être aussi sur les réseaux sociaux ?

Du coup si j'entends votre raisonnement, c'est ce qu'on peut dire. Non non, je dis c'est qu'à un moment il faut il faut s'organiser politiquement. Je pense qu'à un moment il faut arrêter d'attendre quelque chose auprès des des des hommes politiques.

Bon bah déjà on a fait mal au centre. Alors on est d'accord. Non ce que je veux c'est je veux dire c'est qu'on est lorsqu'on est citoyen, on a un certain rôle d'initiative.

Être citoyen ça ne veut pas dire être passif. Donc je pense que monsieur Dogu a voulu dire à sa manière à lui qu'à un moment lorsqu'on est citoyen et qu'on veut changer les choses dans ce pays, il faut devenir il faut prendre en main son avenir politique, prendre en main son propre destin, il faut devenir actif et cesser de en faisant sauter les mairies, c'est un peu moment je pense que la [rires] contradiction d'idée, elle est là et les idées les idées, je pense qu'effectivement il y a il y a une progression des idées des idées insurrectionnalistes à cause de et et ça fait partie de la vie. Je suis alors monsieur le député Oui mais écoutez moi j'aimerais bien qu'on revienne sur le sujet du cyberharcèlement parce que là si on commence à parler dans à partir sur les délires de LFI, on va y passer 3 semaines parce qu'il y a vraiment de quoi faire.

Effectivement ce sont des gens qui sont totalement irresponsables dans leurs mots dans leur dans leur posture. Je vous rejoins en disant que les responsables politiques ont effectivement et une une responsabilité morale importante dans la manière dont il se comporte. Ils doivent être des exemples et tout ce qu'on vient de dire là montre bien l'intolérance et la dangerosité de tous ces représentants et lesfis qui se comportent de la même manière à l'Assemblée nationale.

L'extrême droite refuse de de refuse d'augmenter de voter l'augmentation du SMIC. Et lorsque l'extrême droite refuse d'indexer les salaires sur les salaires sur le on peut en parler parce que dit comme ça vous êtes vous avez tout faux. C'est pas du tout ça.

Non, c'est pas du tout ça le sujet. Je suis pas sûr que ce soit le thème de l'émission mais vous avez complètement euh vous avez tort làdessus. Je vais reprendre sur Brigitte Macron.

Donc je rappelle qu'aujourd'hui 10 personnes sont jugées à Paris pour cyberharcèlement envers Brigitte Macron. Accusé à tort sur les réseaux sociaux d'être un homme, d'avoir usurpé l'identité de son frère. Sa fleifenosière a décrit devant le tribunal une dégradation des conditions de santé de sa mère euh devenue euh anxieuse, constamment sur le qui vive et contrainte de surveiller son image.

Euh les rumeurs alimentées depuis 4 ans par des contenus complotistes et relayés notamment par des figures comme Zoé Sag Sagan ou Candas Owens. Alors Zoé Sagan qui était présent au tribunal aujourd'hui. Les prévenus invoquent la satire, la liberté d'expression.

Euh on se demande donc ce soir si euh mettre euh complètement euh à enfin pour moi hein parce que ce qui s'est passé et ça c'est une opinion personnelle et je le dis euh ouvertement, mettre euh complètement euh quasiment à mort une femme sur son sur son psychique parce que pour moi quand on s'acharne autant sur quelqu'un, c'est une mise à mort psychique. Ce qui est le cyberharcèlement, pour l'avoir vécu, je peux vous en parler. Euh est-ce que aujourd'hui, comment monsieur le député euh on en arrive à à de telles extrémités ?

Comment on en arrive à devoir attendre autant de temps ? Alors, je prends pardon hein euh l'exemple et ça j'aimerais bien vous entendre là-dessus. Euh je prends par exemple, pardonnez-moi, euh l'exemple de Booba euh qui a été mise en examen euh dans mon affaire placée sous contrôle judiciaire.

Ils ont dû ouvrir une instruction, une une ouverture d'information judiciaire parce qu'il ne se présentaient pas à ces convocations policières. Euh ça a duré donc 1 an et demi le temps d'avoir cette ouverture d'information judiciaire. Ensuite euh il a été euh convoqué là-bas au Portugal.

Bref, euh mise en examen contrôle judiciaire. Il va être jugé là en décembre parce qu'il a aussi été euh placé en garde à vue pour harcèlement sur une journaliste et un essayiste. Donc il va être jugé en décembre.

Là, il vient d'être interpellé une troisième fois pour du cyberharcèlement aggravé sur Demdem, la femme du rappeur GIMS et puis il repart à Miami tranquillement. En fait, on se dit pourquoi ces violences si ça avait été quelqu'un qui faisait des violences physiques sur une personne, c'est-à-dire quelqu'un qui aurait euh, pardonnez-moi, mais je le je le dis très clairement aussi, violer ou tabasser une femme, une fois il aurait eu allez surcis ou peut-être moins de 2 ans, donc pas de prison. Deuxième fois, il aurait une peine plus sévère. trisème fois.

Alors là, il a pas encore été condamné, il ne l'est pas encore mais on est sur une troisème quasiment mise en examen. Comment il y a pas un contrat judiciaire encore plus solide pour l'interdit de sortir du territoire pour qu'il puisse se présenter à ces différents procès qui vont avoir lieu pour que les victimes nous nous ayons justice ? On se dit est-ce qu'on attend les succides des gens pour faire des manifestations dans les rues, pour se réveiller ?

Est-ce qu'on attend que ces jeunes par exemple, puisque bon c'est le cas pour moi, ça aurait pu être le cas de mes enfants parce que moi mes enfants ont aussi été harcelés par Boo. Si il y avait eu un suicide, est-ce qu'à ce moment-là Booba aurait été tout de suite placé en détention provisoire ? Est-ce qu'il faut attendre la mort des gens pour réagir ?

Alors ben écoutez, moi je ne peux que souscrire à ce que vous à ce que vous dites dans la mesure où tout ça est est choquant. Bouba est présumé innocent, je le rappelle hein. Tout à fait.

Tout ça est choquant, extrêmement dérangeant, mais vous savez malheureusement, je crains que ce soit le cas de la justice en son ensemble. Il y a pas très longtemps, près de enfin il y a quelques jours dans dans mon dans mon département, un homme a été arrêté pour une dizaine de cambriolages. Il est placé sous contrôle judiciaire en attente de son procès en juin 2026, c'est dans quasiment 9 mois.

Entre-temps, il peut en cambrioler encore des gens. Alors, le cambriolage n'est pas le cyberharcèlement, c'est encore autre chose, mais c'est un traumatisme. Euh, quelqu'un qui rentre chez lui, qui s'aperçoit qu'il a été cambriolé, c'est horrible.

Voilà. Donc, j'ai envie de vous dire, il y a pas de de de passe droit ni pour les uns ni pour les autres. Et malheureusement, on a une justice qui est trop lente, qui est trop lente à instruire, qui parfois devant des faits qui sont évidents, qui sont prouvés, qui sont documentés et pour autant il n'y a pas de réaction rapide.

Mais comment on peut justifier une fois ? C'est surtout je le justifie pas. Non mais comment on peut le Non non je peux vous posifier du coup ?

Bah c'est l'organisation de la justice, la rapidité des procédures. C'est enfin je veux dire si il y a tout un travail vous savez en France la justice, l'éducation, la santé il y a tout à revoir hein, il faut tout refaire. Donc voilà.

Mais là on voit beaucoup de politiques, énormément de politiques. Moi je l'ai vu aussi hein, euh s'exprimer sur des plateaux de radio, de télé et cetera, écrire des bouquins et cetera et cetera. Mais finalement euh moi par exemple, on n'a jamais été contacté par une commission d'enquête ou par un, je sais pas un un groupe de travail à l'Assemblée nationale pour pouvoir mettre des lois, faire voter une loi peut-être pour qu'elle soit plus rapide pour le cyberharcement.

Ils sont où les politiques finalement là-dedans ? Je pense pas que c'est un problème de de loi, c'est un problème de fonctionnement de la justice. Alors peut-être qu'effectivement il manque aujourd'hui parce que je vous disais tout à l'heure, on a souvent un métro de retard voire deux.

Euh peut-être qu'effectivement le cyberharcèlement est allé tellement vite que euh la société de droit ne s'est pas organisée en conséquence et on pourrait parler de l'IA. L'IA est un futur enfin même actuel euh danger potentiel. Euh enfin danger, c'est formidable.

Lia, euh je je remets pas du tout euh LIA entre les mains de médecins, de chercheurs, de scientifiques, de de de juristes, de de plein de gens. C'est c'est formidable. Li a entre les mains d'enfants de 12 ans, vous allez voir ce que ça va ce que ça va donner.

Ça va juste être du grand n'importe quoi. Cet été en Espagne, un jeune de 16 ans a été arrêté par la police parce que il avait pris des photos de ses camarades de féminines de classe, donc 16 ans, hein, seconde euh et grâce à à Lia, il les avait dénudé et il a rebalancé toutes les photos sur je ne sais quel Voilà. Donc imaginez la réaction de ces jeunes filles qui se sont retrouvées euh dans cette situation.

Voilà. Euh bon, il a été arrêté et ça merci Lia. Donc encore une fois Lia formidable.

Alors Lia entre les mains d'enfant bien sûr hein. C'est c'est juste un danger un danger phénoménal en terme de désinformation en terme enfin on peut faire n'importe quoi avec. Pour en revenir à votre sujet, je crois qu'il y a une une organisation de la justice qui est à revoir euh et qui doit remettre au centre, au cœur de tout la victime.

Voilà. parce que là aujourd'hui on on a l'impression qu'on protège un petit peu plus les les présumés coupables ou les présumés euh voilà euh que les victimes. Il faut remettre la victime au centre du du Alors, on va parler hein de toutes ces institutions aussi qui ont été créées.

Euh juste après ça, rester sur Sud Radio, on va parler du PNLH, du parquet national de la lutte contre la haine en ligne qui a été créé aussi pour lutter contre le cyberharcèlement. C'est important que les gens sachent ce qui se passe, quel moyen, quel recours ils ont aujourd'hui. Et on prendra David, notre auditeur qui reste avec nous sur Sud Radio.

À tout de suite. Magalie Berda sur Sud Radio. Il est 20h44, nous sommes en direct.

On vit pas dans la même France sur un sujet qui fait beaucoup parler et Dieu sait qu'il est très présent de notre société, le cyberharcèlement avec les procès qui ont lieu depuis hier pour Brigitte Macron. La France devient-elle un pays de harceleur ? Et on reçoit avec nous David, notre auditeur.

Bonsoir David. Allô ! Allô !

Bonsoir David ! Ça va ? Bonsoir !

Bonsoir ! Oui, très bien ! Et vous ?

Ouais, très bien. Ça va ? Merci d'être là David.

Avec plaisir. Alors, vous vous nous écoutez depuis tout à l'heure. Qu'est-ce que vous pensez un peu de tout ça ?

Bon, déjà, je regrette que sur un sujet aussi important, automatiquement on le politise. Euh le harcèlement, il est pas de gauche, il est pas de droite. Le harcèlement, il est suivi par des gens de partout.

Et donc dès qu'on veut politiser la problématique c'est alors je reprendrai un proverbe un peu connu, c'est que lorsqu'on veut monter au cocotier, on s'assure d'avoir les fesses propre et je pense que les politiques parfois il ferait bien de réfléchir avant de parler sur certains sujets euh parce que comme comme alors j'ai pas je partage pas forcément les idées de monsieur le député euh mais oui euh la violence la violence sur les réseaux sociaux elle est d elle est d à monde et je pense que elle est fille n'a pas le monde au poôle de la comment dirais-je de du light si je puis dire. Voilà. Donc donc voilà.

Ensuite, pour ce qui est du harcèlement, oui, malheureusement alors internet comme beaucoup d'outils, c'est c'est un formidable outil et heureusement ceux certains qui s'en servent qui viennent le dénaturer et là ça prend des proportions où comme vous en parliez, on peut aller jusqu'à suicide des suicides d'enfants et là ça devient dramatique. Ça devient dramatique tout ça parce qu'on a des gens aussi qui s'enferment dans un tunnel idéologique ou un tunnel émotionnel. Ils ne voient plus que ça.

Ils ne veulent pas les mordres. Et si on reprend l'affaire de madame Macron, bon voilà, on est rentré, certains sont rentrés dans un tunnel qui en plus pour certains doivent leur rapporter euh intellectuellement ou autre, ils en font leur business et ça devient de plus en plus dangereux. Alors, qu'est-ce que vous recommandez vous euh sur les réseaux sociaux ?

Qu'est-ce que qu'est-ce qu'on peut faire à votre à votre avis ? Est-ce que vous avez une idée ? Enfin, c'est c'est une table d'échange aussi au-delà du débat.

C'est aussi beaucoup d'échanges dans cette émission. Qu'est-ce que vous pensez vous, David ? La la problématique, c'est qu'il y a plein de sujets qui viennent qui viennent se percuter, si je veux dire.

Il y a il y a la problématique des plateformes comme ça a été soulevé. les plateformes, c'est les premiers responsables, c'est à ell de d'être capable de de faire la police. Ensuite, il y a la responsabilisation la responsabilisation de tous euh nos zones politiques comme ça a été comme ça a été dit, mais la responsabilisation des parents.

Les enfants, ça c'est plus compliqué parce que les enfants, ils ont tous besoin d'un modèle et donc c'est la responsabilisation des modèles, que ça soit les influenceurs, que ce soit les stars, les sportifs et autres, c'est à eux à quelque part à à à retrouver une certaine éthique à pour donner une certaine image. Euh et je reprendrai à chaque fois, on a on a ces problèmes là, on a on a des sportifs qui vont venir s'exprimer sur des sujets qu'ils ne maîtrisent pas, mais on va les écouter parce que ce sont des sportifs et des célébrités. pareil pour les chanteurs et cetera.

Après, qu'est-ce qu'il faut faire ? C'est très compliqué. Euh, on va pas demander à enfermer tous les enfants qui harcèlent sur le net.

Non, puis de toute façon, c'est pas que des enfants, hein. Euh, enfin, c'est malheureusement c'est souvent des adultes, hein, qui sont Non, mais voilà. Non, mais bon, lorsqu'il y a des adultes, je pense que il y a une justice en France qui effectivement est trop lente, mais déjà servons-nous des outils qui existent déjà.

Et après, malheureusement, comme disait monsieur le député, on est dans un monde qui qui s'accélère et aujourd'hui c'est li demain ce sera autre chose et on a toujours on a toujours un train de retard. La problématique, elle est là, c'est d'avoir ce train de retard. Donc il faut être capable d'anticiper les choses comme comme pour beaucoup comme pour beaucoup.

Alors merci beaucoup David, merci d'avoir été avec nous. Restez restez d'ailleurs à notre écoute et à très bientôt. Merci à vous.

Bonne soirée David. Bonne soirée. Euh Mathias a reçu une question d'un auditeur sur le live pour monsieur le député.

Ouais. Vous pensez qu'il faut instaurer des cours à l'école pour apprendre à utiliser les réseaux sociaux ? Oui, franchement, oui.

Je pense que une une initiation poussée euh aux réseaux sociaux euh leurs avantages, leurs inconvénients, les risques, les dangers et notamment sur l'addiction et le temps passé, euh l'Institut Montigne a sorti une une étude assez poussée sur plus le temps d'exposition était élevé, plus le taux de dépression déclaré était élevé aussi. Donc ça veut bien dire que les réseaux sociaux sont euh dangereux pour la santé mentale. Est-ce que c'est pas une urgence de de le mettre dès maintenant ?

C'est carrément une urgence. Oui. Jimmy, qu'est-ce que vous pensez ça de de faire des cours pour les enfants à l'école ?

Je pense qu'effectivement il faut une approche pédagogique. Je suis pas pour l'interdiction et il faut s'y prendre dès maintenant parce que effectivement l'intelligence artificielle va arriver. C'est une inévitable. fait partie de mon du monde algorithmique cybernetisé qui se met en place et je pense que les enfants doivent être formés dès maintenant et effectivement il faut agir à ce niveau-là au niveau de la pédagogie au niveau leur apprendre à utiliser d'une manière rationnelle les réseaux sociaux et mais aussi et il faut aussi agir au niveau des du fonctionnement des RS aussi je pense notamment aux brigades numériques.

Il y a des brigades numériques qui existent dans des faux comptes qui sont créés et malheureusement nos enfants lorsqu'ils sont sur les réseaux sociaux ils sont sont les principales victimes de ce fonctionnement. Donc effectivement, il faut une approche pédagogique, mais je pense pas qu'effectivement parce que vous savez, c'est le fameux débat ce qu'il faut interdire ou est-ce qu'il faut je suis plutôt pour une approche pédagogique plutôt que l'interdiction ou parce que c'est le nouveau monde, c'est le nouveau monde qui arrive et c'est nos enfants qui vont qui seront les les principaux acteurs de ce mondeel. Donc on peut pas on peut pas leur interdire leur futur outil de production.

Et vous, monsieur le député, vous pensez que c'est possible d'interdire les réseaux sociaux ? Ou moi je crois vraiment qu'il faut vraiment se pencher sur cette question euh d'interdire alors le curseur, est-ce que c'est 15 ans, 16 ans, 13 ans ? C'est enfin c'est un détail presque dans le dans le sujet.

Mais je crois qu'il faut vraiment qu'on se penche là-dessus. Il faut que quelque part il ça devienne aussi anormal. Je vous voyez un enfant de 10 ans euh boire une vodka et fumer une cigarette.

Tout le monde se dit mais on c'est pas possible. Oui, on marche sur la tête. C'est pas possible.

Il il faudrait que demain on arrive à se dire la même chose d'un enfant de 10 ans qui regarde des contenus pornographiques, qui cyberharcèle ou est cyberharcelé qui qui qui passe des heures sur sur les réseaux sociaux à regarder. Pardonnez-moi l'expression, mais n'importe quoi parfois franchement. Euh il y a pas que du pédagogique, il y a pas du Il faudrait que ça devienne aussi stupide que enfin stupide dangereux que un enfant qui consomme de l'alcool et fume une cigarette.

Mais comment on peut interdire l'accès aux enfants ? Moi, c'est ça que j'arrive pas à comprendre sur ça parce que déjà on demande pas de carte d'identité aux gens pour s'inscrire sur les plateformes. Donc ça veut dire que à n'importe quel moment l'enfant va mentir et va dire qu'il a 17 ans ou 18 ans.

Donc en fait le problème pour moi il est pas pris à la racine, il est pris là en surface. C'estàd que alors ouais, c'est effectivement c'est un gros c'est un gros sujet la vérification de l'âge. Alors, il y a déjà les parents qui devraient être un premier filtre.

Je rappelle, je reprends TikTok. TikTok normalement, il faut avoir 13 ans, évolue hein. Mais bon, sauf queon sait que malheureusement euh 50 % des enfants à partir de 9 ans sont sur TikTok alors qu'ils devraient pas l'être.

Donc, il y a effectivement ce problème de vérification de l'âge. Donc, il y a des dispositifs à imaginer. Là aussi, ça fait un moment qu'on aurait dû le faire.

On se pose la question aujourd'hui, c'est bon, c'est je un peu tard hein, il y a 25 millions d'utilisateurs TikTok en France, mais il faut qu'on se pose vraiment ces questions tant vis-à-vis des opérateurs que de la vérification de l'âge par les plateformes. Euh alors nous, on n'est pas pour une vérification massive avec une identité numérique européenne ou parce que derrière tout ça, il y a une idée de de un peu de fichage et de contrôle un peu des libertés parce que dans identité numérique, on va tout y mettre. le carnet de santé, le permis de conduire, euh les notes à l'école euh et cetera.

Donc on n'est pas forcément favorable à ça, mais en revanche, il y a une vraie réflexion technique à se poser. Ouais. Euh Jimmy.

Oui. Alors, je je suis absolument pas d'accord parce que l'interdiction va aura, je pense pas que ce soit la le bonne le le la bonne solution. Pourquoi ?

Parce qu'encore une fois, le monde qui va qui va se mettre en place, c'est un monde dans lequel le numérique, les algorithmes seront très présents et les enf les nos enfants vont évoluer dans ce monde là. Je et à la base, les réseaux sociaux peuvent être utilisés aussi notamment quand vous êtes vous allez créer une entreprise, vous avez créé une entreprise, vous avez besoin de faire de la publicité. Je prends un exemple, vous avez besoin de mettre en avant faire de la publicité pour votre entreprise.

Ça c'est un élément clé de fonctionnement. si nos enfants peut-être par exemple viennent à à créer une entreprise. Donc ça veut donc dire maman, il faut que il faut il faut prendre en considération que nos enfants vont évoluer dans ce monde a donc c'est pour ça que je priorise l'approche pédagogique plutôt que de l'interdiction et il y a un danger avec l'interdiction parce que si vous interdisez à un enfant, à un adolescent d'utiliser une totale interdiction des réseaux sociaux un moment ou un autre de toute façon vous pourrez pas le vous vous pourrez pas l'interdiction à 100 % n'existe pas. maman, il va utiliser les réseaux sociaux en secret en en douce en lousd, il va aller chez une copine d'un copain, il va utiliser les réseaux sociaux du et et au final et au final alors qu'à la base on aurait on aurait pu prioriser une approche pédagogique leur permettant de leur apprendre ce qu'est un danger.

Moi, c'est ce que j'ai fait. Attention, il y a les réseaux sociaux, il y a tel tel danger. Tu as des personnes des personnes qui sont mauvaises, qui ont de mauvaises intentions et cetera.

Il faut utiliser des mots qui sont choquants parfois. leur dire qu'il y a des personnes qui euh qui qui veulent du qui veulent faire du mal aux enfants. Donc, il faut les leur apprendre le danger pour qu'ils puissent anticiper un peu plus.

On rappelle à nos auditeurs très importants qui a un parquet national de la lutte contre la haine en ligne qui a été créé il y a quelques années, donc c'est assez récent pour lutter contre le cyberharcèlement. Donc aujourd'hui, l'État a quand même fait, on peut pas lui enlever, quel a mis quelque chose en place d'assez exceptionnel. Monsieur le député, voulait réagir à ça ?

Oui, je voulais réagir à ça parce que par rapport à ce que disait monsieur à l'instant et je voulais aussi répondre à à votre auditeur de tout à l'heure, à un moment vous dites les enfants aujourd'hui ils vont vivre dans un univers numérique, ils vont avoir besoin, donc on peut pas leur interdire jeune. Attendez, à un moment donné l'automobile, on a dit non, le permis de conduire c'est 18 ans.