Othman Nasrou sur la présidentielle 2027 : « La victoire de Bruno Retailleau ouvre un chemin »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous êtes inquiet de l'ampleur que peut prendre cette mobilisation des agriculteurs ?
- 2:00RelanceÉludée
Est-ce que cette mobilisation des agriculteurs c'est pas aussi l'échec d'Annie Genevard ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que François Bairou a eu raison de retravailler la convention de l'assurance maladie ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Est-ce que comme Eric Siloti, vous iriez jusqu'à parler de terrorisme pour les attaques contre le réseau électrique ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que les parlementaires LR sont alignés sur le vote solennel de la fin de vie ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la victoire de Bruno Retailleau ouvre un chemin pour les LR ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 12:30Othman NasrouFait
« Gabriel Atal a été premier ministre, il a été aux responsabilités, il a un bilan que chacun peut juger. »
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Bonjour Nassrou, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes secrétaire général des Républicains et vice-présidents de la région Île-de-France. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de l'Ouest France.
Bonjour Stéphane. Bonjour Arian Nasrou. Bonjour.
Bonjour. L'actualité aujourd'hui c'est donc cette nouvelle mobilisation des agriculteurs. Ils relancent leurs actions avec des tracteurs dans plusieurs villes de France.
Est-ce que vous êtes inquiet de l'ampleur que peut prendre cette mobilisation ? Moi, je suis d'abord inquiet de la situation que connaissent nos agriculteurs qui attendent depuis longtemps un certain nombre de dispositions que nous défendons courageusement chez les Républicain avec Annie Genevard, notre ministre de l'agriculture. Et je suis inquiet de voir un texte qui est attendu depuis longtemps qui a été adopté ici au Sénat par le sénateur Laurent Duplomb qui porte des mesures extrêmement attendues depuis longtemps et qui se retrouve aujourd'hui face à une obstruction organisée notamment de la part de la gauche et de l'extrême gauche à l'Assemblée nation.
Mais est-ce que cette mobilisation des agriculteurs c'est pas aussi l'échec d'Annie Jeunev qui n'a pas réussi ces derniers mois à répondre à leur colère ? Oh, je pense au contraire que les agriculteurs sont heureux d'avoir un dialogue, d'avoir une interlocutrice qui connaît leurs problématiques et qui travaillent sérieusement répond pas visiblement puisqu'ils repartent en mobilisation. Et bien si ce texte était adopté enfin alors qu'il a déjà été au Sénat en janvier dernier et si la gauche et l'extrême gauche ne jouit pas ne détestez pas finalement euh l'agriculture française parce que je ne comprends pas autrement comment est-ce qu'on peut déposer des milliers d'amendements pour bloquer un texte aussi important qui va permettre de lever des obstacles des normes qui pèsent aujourd'hui sur nos agriculteurs pour vous déteste la gauche déteste l'agriculture française.
Pour moi aujourd'hui il y a effectivement dans une partie de la gauche française une détestation des agriculteurs. Oui, il y a quand même un problème sur le fond, c'est-à-dire que le le le texte en question, il ne s'attaque pas au moteur lui-même de la colère agricole de l'année dernière qui est la question des revenus agricoles. Il y a en tout cas aujourd'hui ça répond à rien en fait.
Ah bah si, pardon de vous dire que quand on entend nos agriculteurs, quand on voit que on leur impose des normes qu'on applique pas aux produits qu'on importe, qu'on leur interdit des substances qui sont interdit qui sont autorisé dans tous les autres pays d'Europe, je pense effectivement là c'est à moi non plus j'arrive pas prononcer mais voilà de la famille des néonicotinoïdes qui aujourd'hui est interdite en France seulement. Non, mais certes, mais en fait si vous voulez les mesures les mesures de la loi les mesures de la loi en question qui qui est une proposition de loi qui vise à lever les freins à l'installation euh euh agrétier d'agriculteur, merci. Au métier d'agriculteur, c'est un peu compliqué.
La loi du plomb, c'est plus simple mais c'est un complet. Le le problème c'est que c'est qu'en fait sur le sur les la question des revenus, il y a on est les les les dispositions qui sont présentées peuvent améliorer les conditions de travail et d'exploitation d'un certain nombre de de d'agriculteurs ou de personnes dans la dans les filières agricoles, mais pas toutes. Ça ça répond pas à l'ensemble ça répond pas à l'ensemble des problématiques du revenu pour les agriculteurs.
Est-ce que vous vous ne redoutez pas qu'il y a une relance de la colère ? Alors, je veux d'abord vous rappeler qu'il y a aussi eu la loi d'orientation agricole là aussi qui a été défendue par Annie Jeunevar et qui a permis d'avancer sur un certain nombre de sujets. Je pense au guichet unique, je pense effectivement à la transmission.
Nous avons un énorme sujet évidemment de transmission. Je pense aussi aux agriculteurs qui sont proches de la retraite et qui peuvent avoir une aide pour précisément transmettre leur exploitation. Et euh et donc cette loi était très attendue, elle était bloquée là aussi depuis longtemps et avec un calendrier qui a été marqué par la dissolution, par l'instabilité politique et aujourd'hui nous avons cette loi du plomb, je veux le redire, qui doit être adopté dans les plus brefs délis.
Mais est-ce que pour l'adopter ça veut dire passer par une motion de rejet ? Alors c'est un peu technique mais ça veut dire euh pour simplifier qu'il y aurait pas de débat à l'assemblée, motion de rejet et que le texte il règle directement au Sénat commission mix paritaire. Accord députés sénateur.
Est-ce que c'est la bonne méthode de dire circuler, il y a rien à voir à l'Assemblée ? Mais le débat à l'Assemblée, il est aujourd'hui saboté par cette obstruction. Encore une fois, 70 % des amendements déposés euh sont le fait de deux groupes euh des des verts et des insoumis.
Et il y a en réalité une volonté de bloquer ce texte dans un calendrier parlementaire que tout le monde sait que ne pas prendre le temps d'en discuter puisque ce texte fait débat. Et bien pour en discuter, il faudrait avoir un nombre d'amendements qui nous permettent d'aller au bout de l'examen du texte. Et moi je je sais que le rapporteur à l'Assemblée nationale LR Julien et bien effectivement va prendre ses responsabilités parce que nous voulons que nos agriculteurs voient leur situation s'améliorer.
Alors on ne pourra pas ça veut dire motion de rejet mais ça veut dire que le texte doit aller en commission mixte paritaire pour qu'enfin il puisse être adopté par des députés et des sénateurs raisonnables. Mais ça veut dire que vous acceptez qu'il y aura pas de débat à l'assemblée. Nous aimerions qu'il y a nous aimerions qu'il y ait un débat à l'assemblée, mais nous voulons surtout que le texte soit adopté parce qu' va permettre de lever un certain nombre d'obstacles qui entravent aujourd'hui la capacité de nos agriculteurs et c'est ce qu'il demandent à vivre de leur travail.
Nos agriculteurs ne font pas la manche, ils ne demandent pas euh la générosité, ils demandent simplement pouvoir vivre de leur travail à ne pas être exposé à une concurrence déloyale. Et aujourd'hui, ce texte, il permet d'améliorer leur situation. Il y a aussi la question de la rétention d'eau.
Il y a des dispositions dans ce texte qui sont attendues. Bien sûr, ça ne réglera pas tout. Nous devons continuer à nous battre pour nos agriculteurs.
Mais je regrette vraiment cette stratégie aujourd'hui des verts et des insoumis de vouloir bloquer ce texte à l'Assemblée nationale. Autre colère, c'est celle des taxis qui poursuivent leur mobilisation. François Bairou les a reçu samedi.
Est-ce qu'il a eu raison de dire qu'il allait retravailler la convention de l'assurance maladie qui revoit les règles du transport sanitaire ? Nous sommes aujourd'gire que chacun connaît. Nous avons, ne serait-ce que cette année, 40 milliards d'euros d'économie à faire.
C'est le chiffre du gouvernement. Pas simplement pour désendetter le pays, euh simplement pour inverser la courbe des déficits. Et euh aujourd'hui, nous avons cette mesure qui représente à peu près 150 millions d'euros d'économie.
Si nous butons sur 150 millions d'euros d'économie sur un total de 40 milliards à faire, ça va devenir inquiétant. Donc il a pas eu raison de la retravailler. Non, ce que je veux dire c'est que l'économie affaire ne peut pas être passée euh par perte et fracas.
Euh nous avons donc besoin de mesures d'économie. Les dépenses sanitaires, les dépenses de transport sanitaire pardon augmenté de 45 % en 5 ans. Elles sont près de 7 milliards aujourd'hui.
Nous devons faire un effort. Les modalités peuvent être discutées. Pas d'inconvénient, mais l'effort d'économie à faire lui, doit rester parce que nous avons besoin aujourd'hui et bien de faire mieux avec moins d'argent public dans bien des sujets.
Donc donc il faut revoir cette convention. Il faut revoir les règles du transport sanitaire, mais il faut regarder l'économie qui était prévue et qui d'ailleurs n'est loin de de de régler le sujet budgétaire qui est aujourd'hui devant nous parce que nous payons des années et des années et bien de refus de maîtriser la dépense publique. Et aujourd'hui effectivement, moi je comprends que nos les artisans taxis soient en colère mais il faut qu'on trouve le chemin pour faire des économies de manière intelligente dans le dialogue très bien mais nous ne pouvons pas céder ça veut dire si François Baou revient sur cette convention et sur ces économies pour vous ça dénotera d'un manque de courage et ça vous inquiète sur le budget à venir.
Mais je ne sais pas comment on va réussir à trouver 40 milliards d'euros d'économie si dès la première centaine de millions on recule tout de suite. Voilà. Maintenant, nous avons besoin aussi de réforme structurelles.
Nous n avons pas besoin de coups de rabot qui sont attendus depuis longtemps. Et vous savez que à droite chez les républicains, nous proposons et bien un effort de débratisation de l'État depuis très longtemps maintenant et j'espère que ce travail va enfin pouvoir commencer. Autre sujet, ce sont ces attaques qui ont eu lieu contre le réseau électrique dans les Alpes Maritimes ce weekend.
Est-ce que comme Eric Sioti, vous iriez jusqu'à parler de terrorisme ? Et là où il y a du sabotage, là où on vient et bien empêcher les gens tout simplement de vivre paisiblement, les zones de gens. J'ai envie de dire, qui sont tout à coup privés d'électricité.
Euh il faut il faut que chacun soit mis devant ses responsabilités. Moi, j'espère surtout que ceux qui ont fait ces actes de sabotage seront condamnés. Euh il y a dans notre pays une mouvance d'extrême gauche, d'ultra gauche qui effectivement et notre passé politique l'a montré pouvait être dans une forme d'acte terroriste.
C'est arrivé dans le passé hein. Il y a eu une violence, il y a eu des morts au nom de des idéologies d'extrême gauche dans notre pays. Maintenant, il y a effectivement ces actes de sabotage, visiblement pour des raisons idéologiques et donc il faut surtout que les auteurs soient retrouvés et condamnés très sévèrement parce que on ne joue pas avec la la la la sécurité des Français et couper l'électricité, ça peut être aussi un sujet de sécurité et donc il est temps d'en finir avec cette forme d'impudité.
Ce sabotage en question été revendiqués par des groupes anarchistes. Vous y croyez à ça en fait ? Écoutez-moi, c'est à l'enquête de le dire.
Je n'ai pas de de d'éléments aujourd'hui pour apprécier la réalité. de faits euh délictueux qui se sont produits et donc nous l'enquête le dira et j'ai confiance en nos forces de l'ordre pour retrouver les coupable. Mais est-ce qu'il y a aujourd'hui dans notre pays une extrême gauche qui peut être violente ?
La réponse est oui. On parle de la fin de vie Stéphane. Oui.
Le vote solennel sur la fin de vie est programmé demain mardi à l'assemblée. Est-ce que les parlementaires et l'air sont sont alignés sur sur le sur la question ? C'est un sujet sensible qui renvoie au vécu de chacun, qui touche parfois au secret de la conscience de chacun.
Il faut accepter d'en parler avec nuance, avec respect pour toutes les personnes qui peuvent être confrontées à ces à ces drames de la vie, à ces à ces situations qui peuvent être extrêmement difficiles sur le plan humain, sur le plan familial. Et donc nous n'avons pas vocation à être tous alignés sur des sujets de société comme cela. Chacun votera en son arme et conscience.
Je crois que c'est le principe pour des textes de cet ordre, mais je crois aujourd'hui, c'est en tout cas ma conviction personnelle que le texte tel qu'il est soumis aujourd'hui n'est pas un texte d'équilibre, n'est pas un texte de de de solidarité, c'est un texte qui présente à certains égards des risques qui ne protège pas suffisamment les plus vulnérables. Vous parlerez d'un texte d'abandon comme l'a fait un temps Bruno Retaillot. Je pense en effet comme l'a dit Bruno Rotaillot que on risque de donner avec ce texte le sentiment à au plus vulnérable à certains de notre à certains membres de notre société à la en fin de vie qu'ils sont un fardeau pour leurs proches qui pourraient préférer en finir plutôt que d'avoir recours à ce qui aujourd'hui manque dans notre pays à savoir les soins palliatifs.
Vous savez que quand on a recours aux soins palliatifs, on règle 90 % des situations. 90 % il y a 90 % de personnes de moins qui demandent à ce qu'on abrège leur souffrance quand ils ont accès aux soins palliatifs. Et donc aujourd'hui ce texte qui où on crée finalement maintenant même un délit d'entrave à l'aide à mourir, c'est-à-dire si on veut empêcher quelqu'un d'avoir recours au suicide assisté, on est on peut être condamné pour cela, ça n'est pas possible.
Donc je pense effectivement que ce texte n'est pas un bon texte et pour ma part, je suis extrêmement réservé quant à son adopte. Mais que est-ce que vous y voyez clair sur ce que votera le groupe LR à l'Assemblée ? Je viens de vous le dire, chacun se prononcera mais j'ai écouté avec beaucoup d'intérêt notre député Philippe Juvain qui connaît extrêmement bien ces sujets.
Il est lui-même chef des urgences dans un hôpital et qui et qui et qui lui-même dit que ce n'est pas un bon texte. Mais ça nous dit pas à peu près quelle proportion de députés votre R pour et votre rencontre ou est-ce que tout le groupe va s'y opposer au texte sur l'aide d'active va à mourir parce qu'on imagine que sur les soins palliatifs votre groupe votre pour Je vous l'ai dit nous ne sommes pas une caserne et sur des sujets comme cela chacun votera en son amé conscience. J'ai le sentiment qu'il y a une partie importante de notre groupe qui est extrêmement réservé sur ce texte.
On va parler des propos de Gabriel Atal hier dans le Parisien. Il a fait plusieurs propositions sur le régalien. On va y revenir mais surtout il se démarque DLR parti conservateur un parti qui n'est plus proeuropéen.
La rupture est consommée. Écoutez, je pense que Gabriel Atal est dans une stratégie politique qui lui est propre. Donc moi je je la rupture n'est pas plus consommée aujourd'hui qu'hier.
Nous ne sommes pas dans le même parti. conservateur, vous n'êtes plus pro européen. Je lui laisse la responsabilité de son jugement de valeur.
Gabriel Atal a été premier ministre, il a été aux responsabilités, il a un bilan que chacun peut juger. Pour ma part, je pense qu'il y a eu des manques importants ces dernières années sur la maîtrise des finances publiques, sur les sujets régaliens, sur la maîtrise des des flux migratoires, sur la sécurité. Et donc nous ne sommes pas du même parti, nous ne sommes pas sur la même ligne et donc il y ait des divergences, c'est évident. beaucoup de divergence avec Gabriel Atal.
Divergence profonde mais est-ce que dans ces conditions vous pouz continuer à appartenir au même gouvernement ? Je veux vous rappeler pourquoi nous sommes dans le même gouvernement. Nous sommes en tout cas chez les républicains entrés au gouvernement parce que nous voulions éviter et bien ce que l'arithmétique de l'Assemblée nationale au lendemain de la dissolution aurait pu imposer à savoir l'arrivée au pouvoir de la gauche et de l'extrême gauche et en l'occurrence du nouveau Front populaire.
Et c'est uniquement pour cela que nous sommes entrés au gouvernement. J'en ai fait partie avec Michel Barnier et c'est pour ça que nous restons aujourd'hui dans un gouvernement où nous avons beaucoup de divergence bien sûr entre nous mais malgré les propos de Gabriel Atal quand même le patron de Renaissance et le le patron du premier groupe en nombre de députés de cette coalition. Mais ce qui se joue c'est le chaos.
Ce qui se joue, c'est la stabilité du pays. Ce qui se joue, c'est d'éviter à notre pays des difficultés supplémentaires tant que il n'y aura pas de majorité à l'Assemblée nationale et tant que nous ne serons pas contraints d'accepter quelque chose qui serait totalement contraire à nos convictions ou aux intérêts fondamentaux de la nation, nous serons du côté de la responsabilité, du côté de l'intérêt général des Français et nous essayerons d'éviter à notre pays des difficultés supplémentaires. Quant à ce que dit Gabriel Atal, encore une fois, je le renvoie à ce qu'il a fait comme premier ministre.
Je vois aujourd'hui qu'il parle beaucoup de sécurité. Mieux vaut tard que jamais. mieux votard que jamais.
Je suis très heureux de le voir aujourd'hui reprendre des propositions qu'il avait combattu quand nous les portions à droite. Euh quand nous parlions par exemple avec en 2022 à la présidentielle avec Valérie PCR des quotas en matière d'immigration s'y était farouchement opposé, il est aujourd'hui pour. Vous voyez que tout le monde évolue.
Vous pourz vous pourriez travailler avec lui justement sur ce sujet sur les quotas d'immigration pour qu'il soit mis en place parce que c'est quand même un sujet c'est un peu un serpent de mer hein les quotas au parlement sur l'immigration. Est-ce que là aujourd'hui vous dites à Gabriel Atal travaillons ensemble pour porter cette proposition ? Écoutez, à condition qu'il ne rechange pas d'avis sur des sujets aussi importants, nous nous sommes constants et avec Bruno Retaillot, chacun peut voir la constance précisément de nos convictions.
Nous défendons une ligne et nous préparons un projet pour le pays, un projet qui a vocation de devenir majoritaire pour sortir le pays de ses difficultés. Et donc nous, tout ce qui va dans le sens de ce que nous défendons, nous serons toujours pour nous ne changeons pas d'avis. Et donc si Gabriel Atal s'y convertit, tant mieux.
Mais aujourd'hui, nous avons besoin précisément que la politique qui est portée par le ministre de l'intérieur soit soutenue très largement. Et je vois là aussi qu'il y a beaucoup de de changements. Je pense par exemple à à la question euh euh de de de du référendum sur l'immigration parce que les quotas c'est bien mais s'il n'y a pas de révision constitutionnelle, on y arrivera pas.
Ce ne serait pas d'ailleurs constitutionnel d'avoir des quotas. Donc Gabriel Atat se prononce pour les quotas. Dois-je en déduire qu'il se prononce également pour le référendum sur l'immigration que nous demandons depuis longtemps.
Si c'est le cas, ce serait une belle avancée. Ce qui ce qui est en train de se jouer aussi aujourd'hui, si vous me permettez, c'est aussi la présidentielle de 2027. Chacun se positionne.
Gabriel Atal présente son programme. Vous dites que vous préparez un projet. Le à un moment donné, il va y avoir il va forcément y avoir rupture ou sion.
Moi, je ne le crois pas. Je pense que vous pouvez rester jusqu'au gouvernement jusqu'en jusqu'en 2027. Encore une fois, ce gouvernement est un gouvernement d'une nature différente des autres.
C'est un gouvernement pour éviter pire. C'est un gouvernement pour faire un barrage au nouveau Front populaire. Mais de fait le de facto le front le nouveau Front populaire n'existe plus.
Donc vous pouvez aussi on peut aussi se dire que vous pouvez changer changer votre fusil d'épaule et sortir du gouvernement pour préparer pour préparer 2027. Je pense que nos concitoyens se fatiguer des calculs tactiques de ceux qui de ceux qui pensent uniquement à leur propre intérêt personnel à se dire ai-je intérêt à rester ou à sortir ? Ai-je intérêt à garder la lumière ou ou quitte à m'abîmer ce genre de calcul purement individuel.
Je pense que ce n'est pas à la hauteur de l'enjeu. Nous serons au gouvernement tant que nous serons utiles et aujourd'hui l'arithmétique de l'Assemblée nationale n'a pas changé. Donc le plus grand bloc s'il n'y a pas cette construction qui est le socle le commun aujourd'hui qui est une construction par défaut, le plus grand bloc ça reste la gauche et l'extrême gauche.
Et donc voilà mais je veux vous dire très clairement nous défendons nos propres notre propre projet. Oui je vous le confir pour finir sur Gabriel Atala. Est-ce que par exemple l'interdiction du voile au moins de 15 ans ?
C'est une proposition que les LR vont soutenir. Bien c'est un peu l'illustration de ce que je vous indiquais. Il y a aujourd'hui des sujets qui sont sur la table qui sont attendus.
Gabriel Atal n'avait pas soutenu l'interdiction du voile d'abord dans les pratiques dans les compétitions sportives et donc aujourd'hui d'avoir et bien une nouvelle proposition qui va qui s'appliquerait à l'espace public et qui pose des questions sur la capacité que nous avons à la mettre en œuvre alors que nous ne sommes déjà pas capables de faire adopter et nous le souhaitons, l'interdiction des signes religieux dans les pratiques dans les compétitions sportives. Non mais c'est une déclaration. Voilà, c'est une déclaration. il a le droit de porter ses idées.
Moi ce qui m'intéresse, c'est encore une fois qu'on avance concrètement et avec constance et avec sincérité sur le fond des sujets. Est-ce que aujourd'hui nous devons faire reculer dans notre pays et nous avons un rapport qui en atteste l'entrisme notamment des frères musulmans avec la montée des revendications communautaires ? Est-ce que nous avons un énorme travail à faire ?
Oui. Qui porte aujourd'hui ce travail ? Pardon, c'est nous.
C'est nous qui le portons et nous le portons depuis des années. Nous le portons courageusement et nous allons continuer à le porter. Quelle place pour les républicains dans l'aprèsMacron ?
On a entendu plusieurs déclarations, celle de Sophie Prima, celle de Gérard Larchet acter la fin du macronisme après Emmanuel Macron. Est-ce que la victoire de Bruno Rota donne pas, pardonnez-moi l'expression, mais un peu le melon LR ? Non, très franchement en aucun cas.
Et si vous connaissez Bruno Rotaillot, vous savez queil a la tête sur les épaules et qu'il et qu'il sait où il va et encore une fois avec une vraie constance et je crois qu'on en a besoin dans les temps politiques compliqués que nous connaissons. Simplement une réalité que de rappeler qu'en 2027 le président de la République ne pourra pas se représenter et donc à ce moment-là les cartes sont rebattes et nous nous défendons encore une fois une ligne politique de droite claire qui correspond pour moi au problèmes du pays et aux solutions qu'il faut apporter. C'est tout et nous y travaillons.
Et la victoire de Bruno Retaillo à la tête euh des Républicains ouvre un chemin permis à beaucoup d'électeurs de droite qui s'était perdu, qui euh s'était détournés de nous parce que nous les avions déçus. Vous voyez que nous ne prenons pas le melon, je vous le dis. Nous avons probablement déçu beaucoup d'électeurs de droite par le passé.
Et bien aujourd'hui, nous avons un travail à faire d'abord sur nous-mêmes pour faire revenir tous ces électeurs et redevenir une force électorale capable de gagner les élections. Nous en gagnons puisque vous avez vu qu'hier en Son Loire, c'est le candidat soutenu par les républicains qui a gagné encore un depuis depuis plusieurs mois maintenant. Nous avons effectivement un espoir qui s'est levé dans le pays face au rassemblement national.
Effectivement, est-ce que sur votre chemin il y a il y a pas un certain Édouard Philippe ? Est-ce que vous pouvez y aller chacun de votre côté ? Mais est-ce que nous défondons aujourd'hui la même chose qu'Édouard Philippe ?
Nous nous ne croyons pas au fait que la gauche et la droite puissent gouverner durablement ensemble. Nous pensons qu'il y a un clivage gauche droite dans notre pays et voilà une différence fondamentale qui fait qu'aujourd'hui nous avons vocation évidemment à porter nos propres couleurs et à défendre notre propre projet. Donc il y aura un candidat LR en 2027.
Mais c'est la c'est la logique. Mais c'est la logique même. Bien sûr.
Oui, parce que nous devons proposer au pays des solutions qui pour moi euh qui prop de ne pas être au second tour. Mais je encore une fois, les calculs de ce type-là ne marchent jamais. Vous ne faites pas des ce sont les électeurs qui décident.
Et moi, je crois que c'est l'inverse. Je crois que si nous voulons précisément que cette élection 2027 soit utile et nous sort des difficultés, nous devons porter clairement nos conviction parce que aucune autre famille politique aujourd'hui ne euh mon point de vue permet à la fois le la clarté dont on a besoin pour sortir le p de cette spirale du déclin dans laquelle nous sommes. Qui d'autre parle de maîtriser les dépenses publiques depuis longtemps ?
Qui d'autre porte aujourd'hui sur le sujet d'ordre public un discours aussi clair ? Voilà. Et je crois que nous avons besoin aujourd'hui de la droite et des républicains pour 2027.
La logique c'est que vous ayez votre candidat en 2027. En tout cas, pour l'instant, on en est là. Ce sera qui et comment vous le choisissez ?
Est-ce que vous estimez que les résultats de l'élection à la présidence de des Républicains sont tellement favorables à Bruno Rotaillot qu' a pas que le match est plié, que ce sera lui le candidat et que les choses sont faites ? D'abord, nous avons aujourd'hui un travail urgent à faire pour faire revivre cette famille politique. C'est le fameux projet dont vous parliez tout à l'heure.
C'est un projet qui ne doit pas simplement être un catalogue de mesure mais qui doit être un projet de société, un projet de gouvernement qui doit être très rapidement parce que nous pourrions avoir une solution. C'est quoi ? À quelle horizon ?
À quelle échelle ? Mais écoutez euh dès cette automne, nous devrions être en capacité de produire un un projet au cas où il y a des élections législatives et nous savons que nous pourrions en avoir dès ces deux tonnes en tout cas à l'été. Et donc si jamais il y a une une nouvelle élection anticipée à l'automne, il faut que nous soyons prêts à proposer un projet pour qu'un maximum d'électeurs envoi un maximum de députés à l'instation.
Non, ce que je vous dis c'est qu'il faut que nous ayons notre la capacité, s'il y a des élections anticipées à l'automne de proposer un projet de gouvernement sur la table au cas où. En tout cas, ce travail est urgent mais nous avons aussi un travail pour que notre famille politique puisse mettre nos militants et nos adhérents au cœur de la décision projet. Une fois que le projet sera calé, il y aura la question de l'incarnation.
Qui pour porter ce projet ? Bruno Rotaillot ou il faudra choisir quelqu'un d'autre ? Et s'il y a un choix à faire, vous le ferez selon quelle modalité ?
Alors, nous verrons le moment venu, ce n'est pas tout de suite. Nous avons d'abord aussi des élections municipales à la préparer qui arrivent très très vite et sur lequel le travail aujourd'hui est urgent. Nous avons commencé et je veux vous le dire très clairement, aujourd'hui la droite, elle a un chef, c'est Bruno Rotaillot.
Elle a un chef naturel qui est qui s'est imposé et qui est légitime et qui va faire ce travail. Nous allons tous l'aider à faire ce travail. Nous verrons ensuite au lendemain des municipales qui est le placé dernier mot sur les municipales.
Stéphane, oui, votre objectif pour les municipales 2026, ce sera quoi exactement en fait ? Ben, notre objectif, c'est de gagner ces élections municipales avec une vague bleue. Mais ça veut dire quoi gagner ?
Ça sera quoi le critère ? Ça sera reprendre des grandes villes. Aujourd'hui, vous avez aucune des 10 plus grandes villes de France.
Ce sera être fort dans les communes de plus de 9000 habitants. C'est quoi votre critère ? Alors, d'abord, il y a évidemment la réélection de tous nos sortants parce que nous sommes probablement la force politique qui a le plus euh de de maires sortant notamment dans les ville dit moyenne et ça c'est une c'est une chance.
Donc nous devons les aider, leur proposer aussi euh des outils pour évidemment être réélélu. C'est important et je sais que nos maires sont plébiscitées, nos élus locaux sont très appréciés pour leur action. Donc ça c'était une marche importante et oui, nous devons essayer de faire barrage à la gauche et à l'extrême gauche dans les grandes villes et partout où où ces forces politiques là risque de gagner et pour ça peut passer par une alliance avec le camp d'Emmanuel Macron.
Moi je vous le dis comme je le pense aujourd'hui je pense que les écteurs ont besoin de clarté et autant je suis évidemment prêt à apprécier toutes les situations, autant je pense que les accords d'appareil ne marchent jamais. Mais comment vous gagnez Paris Lyon Marseille sans candidat commun avec la Macronie ? Alors, c'est arrivé par le passé, vous le rappelez, vous avez dans les 10 grandes villes une ville qui s'appelle Toulouse qui est aujourd'hui dirigée par Jean-Luc Moud qui n'est qui n'est plus pas à l'air.
Oui, mais qui qui reste très proche de nos idées qui qui n'est pas en carrière par bon Rachida Dati, elle ira pas sans la Macronie ou alors c'est pas votre candidate. Écoutez, nous verrons il y a une commission nationale d'investiture qui va se réunir et qui regardera chaque situation et je pour l'investir même si elle est candidate commune de Renaissance et et de DLR. Moi, je vais vous le dire.
Je pense que nous avons vocation à défendre des candidats qui se présentent sous nos couleurs, mais évidemment que nous allons regarder au cas par cas parce que nos électeurs ne n'accepteraient pas que nous laissions la gauche et l'extrême gauche aux responsabilités dans ça peut être une exception. Mais non parce qu'encore une fois c'est pas simplement un accord d'appareil. Voilà, je je vous le dis très clairement, il faut apprécier.
Il y a des élus parisiens LR qui sont légitimes, qui sont engagés. Il y en a dans toutes les grandes villes. Nous avons des élus d'opposition aussi ailleurs.
Nous devons discuter avec eux et trouver la meilleure solution pour gagner ces villes-là. mais en aucun cas être dans une forme de confusion où on donne l'impression de de faire de la tambouille parce que ça ce n'est pas acceptable et ça ne plaît pas aux électeurs et et à juste titre. On a compris on a compris que vous aviez un regard euh le regard pointé sur les grandes villes euh et euh sur la concurrence avec la gauche et l'extrême gauche.
Qu'est-ce qui se passe dans les campagnes où le Rassemblement national ne cesse de progresser ? Est-ce qu'il y a pas le risque aussi qu'il y ait en fait une un débordement ou une vague bleu marine pour le coup au municipal dans les campagnes qui derrière se traduisent par la prise de contrôle d'un certain nombre de de de communautés de communes et puis le le l'élection de de suffisamment de sénateurs pour que le RN puisse créer un un groupe au Sénat l'année prochaine. Est-ce que ça ça fait partie des choses qui vous préoccupent et qu'est-ce que vous faites par rapport à ça ?
Et bien nous devons redevenir nous à droite le parti de la ruralité. Oui, il y a un sentiment d'abandon. On parlait, il y a un sentiment d'abandon aujourd'hui dans la ruralité.
On parlait des agriculteurs. Il faut qu'il leur dise très clairement qu'aujourd'hui il y a un parti qui défend et bien qui les défense ce sont les républicains. Et oui, nous avons reculé.
Le rassemblé national a beaucoup progressé en profitant de ce sentiment d'abandon, mais le rassemblement national n'est pas une solution. Le rassemblée nationale ne porte aucune vraie mesure concrète pour ces territoires là et nous nous allons évidemment travailler pour les faire. Merci Nasc.
Merci beaucoup d'avoir été notre invité la une de Westfance. Le coup de pression des agriculteurs, c'est à la une de votre journal. Stéphane, merci beaucoup d'avoir été avec nous.
On passe au club de territoire.
Bruno Retailleau