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interviewC à vous (sur YouTube)· 8 avril 2025 58 min

Isabelle Nanty & Marilou Berry, divines dans « Doux Jésus » - C à Vous l’intégrale - 08/04/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: "C à vous" pour vous accompagner jusqu'à 21h avec Laurent qui rempile, Pierre, Emilie aux côtés d'H.Riboulet.

C'est notre chef cette semaine. Le patron du restaurant Groot La Tourte. - E.Tran Nguyen: Oui.

C'est trop joli. C'est quoi? - H.Riboulet: Un pithiviers avec une embeurrée de chou et de la duxelle de champignons. - E.Tran Nguyen: Je peux l'ouvrir? - H.Riboulet: Attention, grosse responsabilité.

On va voir l'intérieur. - E.Tran Nguyen: Je vais essayer de ne pas gâcher l'oeuvre d'art. - H.Riboulet: Tu te débrouilles très bien. - A.-E.Lemoine: Regardez comme c'est beau à l'intérieur. - E.Tran Nguyen: Je ne l'ai pas gâché. - A.-E.Lemoine: Bravo, Emilie.

Quel geste! A tout à l'heure pour le dîner. C'est un feel good movie à mi-chemin entre "Sister Act" et "Hibernatus".

Quand Soeur Lucie décide de fuir pour partir à la recherche de son premier amour, l'occasion de voir ce qu'est devenu le monde, plein de surprises et de tentations. - Il était une fois un couvent triste, très triste. - On pourrait planter quelques fleurs.

Ce serait joli. Vous ne trouvez pas? - Bien sûr.

On pourrait mettre aussi une buvette, un barbecue. On ferait des brochettes. Et un groupe de gogo dancers, aussi, pendant qu'on y est. - Nous sortons une fois tous les deux ans pour voir le docteur. - Danger à 11h.

On tourne la tête. Qu'est-ce qui vous est passé par la tête? - Je ne sais pas. - Trop de la chance d'être en ville.

Soeur Lucie, profitez! - La gare, s'il vous plaît? - Continuez, c'est par là. - Elle va prendre le TER! -8312 euros. - Tout ça? - C'est votre argent. - Par contre, si vous n'achetez rien... - Si. - Vous êtes sûre? - Oh, patate! - Une de mes brebis s'est égarée.

Je compte bien la ramener à la bergerie. - Bonsoir. Nous sommes des soeurs de soeur Lucie, votre soeur. - Bonsoir, madame. - Bonsoir. - Tu te trimbales avec 7000 euros en cash et des préservatifs, et tu es religieuse? - C'est exactement ça. - Soeur Lucie, elle est où? - J'ai pas pensé à leur demander. - Là, excusez-moi, Seigneur, mais elle est complètement con. - A.-E.Lemoine: "Doux Jésus", en salles demain, signé F.Quiring.

Ce n'est pas un film sur la religion, mais sur la foi universelle. M.Berry incarne soeur Lucie avec douceur et sincérité.

I.Nanty, la mère supérieure, chargée de ramener à la bergerie sa brebis égarée. Elles sont toutes les deux ce soir nos invitées. - I.Nanty: OK.

On nous a appelées. - A.-E.Lemoine: Oui.

Bonsoir. Vous êtes venues en tenue civile toutes les deux. - I.Nanty: Oui. - A.-E.Lemoine: Ravie de vous accueillir ce soir. - I.Nanty: Vous avez vu comment on est quand on est en civil... - A.-E.Lemoine: C'est autre chose.

On ne rit pas de la religion, on ne rit pas du choix qu'ont fait vos personnages, mais du choc des mondes. C'est toute la drôlerie de ce film. Le choc des mondes entre ces soeurs qui sont... - I.Nanty: Recluses.

Qui ont fait le choix de la prière. - A.-E.Lemoine: Et qui tout d'un coup sont plongées dans un monde qui va à toute allure.

C'est "Hibernatus" qui rencontre "Sister Act". - M.Berry: C'est exactement ça. - A.-E.Lemoine: Lucie découvre en très peu de temps ce qu'elle a raté ces 20 dernières années.

Ce n'est pas rien de se prendre tout ça. L'élection de D.Trump, la pandémie de covid et l'incendie de Notre-Dame.

Elle pense que c'est l'apocalypse. - M.Berry: Pour tout le monde, c'est violent quand on fait le récap. - A.-E.Lemoine: Elle se prend le monde en pleine face au sens propre du terme.

Vous avez appris à prendre des portes automatiques en pleine figure. - M.Berry: Oui.

J'adore apprendre des choses qui ne servent à rien, de faire semblant de se prendre des portes. - A.-E.Lemoine: Soeur Arianne n'a pas voulu les faire installer.

Elle est rétive à tout changement. - I.Nanty: L'allégorie intéressante de ce film, c'est de se dire: est-ce qu'à un moment, on peut se dire "est-ce que j'ai fait les bon choix?" et de se donner ce luxe de, tout d'un coup, tout envoyer balader.

C'est ce que fait soeur Lucie. - A.-E.Lemoine: La foi de soeur Lucie est inébranlable.

Quand elle découvre Siri, elle est persuadée d'avoir affaire à une parole divine. - Seigneur, dites-moi ce que j'ai fait pour mériter tout ça. *- Ce n'est pas gentil, en effet. - C'est qui? *-C'est moi. - Je deviens folle. *-Je ne prendrai pas la peine de répondre à ça.

Je vous écoute. - C'est vous, Seigneur? *-Les religions sont un grand mystère. - A.-E.Lemoine: Vous avez adoré incarner une soeur. - M.Berry: Oui.

C'est de loin le costume le plus confortable que j'aie eu de toute ma carrière. - A.-E.Lemoine: On peut s'y exprimer. - M.Berry: Lucie est quelqu'un de très solaire, avec beaucoup de candeur.

C'était très agréable à jouer. - A.-E.Lemoine: Vous, Isabelle, vous incarnez une mère supérieure pas commode, vous qui avez grandi chez les bonnes soeurs, en partie... - I.Nanty: Jusqu'à ma croissance.

Et quand j'ai arrêté de grandir, je suis allée dans le public. - A.-E.Lemoine: Vous les considérez comme des peaux de vache. - I.Nanty: Il faut garder un peu la main sur ses ouailles pour que ça ne se disperse pas trop.

Il y a une discipline à respecter. C'est un peu comme à l'armée. C'est l'armée de Dieu. - E.Tran Nguyen: Je ne sais pas si c'est le fait de porter la robe ou de se servir de la douceur de soeur Lucie, mais ça nous a permis de passer quelques messages sur Instagram. - M.Berry: Petit rappel pour tous ces gens qui votent RN: ça ne vous donne pas le droit d'insulter les autres.

Ce n'est pas parce que vous votez RN que vous pouvez insulter les gens, que vous pouvez casser du pédé ou péter un plomb. Je n'ai pas l'habitude de recevoir des messages de haine. Je n'en reçois jamais.

J'en reçois beaucoup au nom de la liberté d'expression. On me demande de fermer ma gueule. Mais je fais ce que je veux.

Allez voter RN et arrêtez de me casser les pieds. Je suis chez moi, ici. C'est mon Instagram.

Pourquoi vous me suivez? - E.Tran Nguyen: On se fait un peu moins insulter quand on est habillé comme ça? - M.Berry: J'ai de la chance.

Le harcèlement sur les réseaux, tout le monde le vit. Jusqu'à maintenant, j'étais vraiment très protégée de ça. Le fait de toucher à la religion, parce que je porte un costume de bonne soeur, il y a des gens extrémistes que cela a beaucoup énervés.

Sous couvert de dire que j'insulte, sans savoir, la religion, ça donne le droit de m'insulter. J'ai le droit à "un peu de respect sale pute". Il y a quelque chose qui ne va pas dans cette phrase.

Et la saleté, c'est de la saleté propre. - A.-E.Lemoine: Toutes les deux, d'une façon ou d'une autre, vous croyez aux miracles? - M.Berry: Je crois qu'on ne sait pas grand-chose.

Donc tout est possible. - A.-E.Lemoine: Vous croyez que c'est un miracle que vous ayez fait ce métier de comédienne, Isabelle? - I.Nanty: Oui, et que je le sois encore.

Il y a des miracles tous les jours, des rencontres que l'on fait, des gens qui ont imaginé des choses de vous que vous n'aviez pas imaginées. L'amour est un miracle, c'est une grâce qu'il faut honorer quand ça arrive. - L.Sénéchal: Marilou, je sais comment vous faites le tri dans les propositions que l'on vous fait.

Quand il y a I.Nanty dedans, vous dites oui. Vous étiez demi-soeurs dans la série "Munch".

Vous avez joué ensemble dans "Les Reines du ring". Si I.Nanty signe, vous signez tout de suite. - I.Nanty: C'est le plaisir de se retrouver à jouer ensemble.

On passe beaucoup de temps ensemble. Si ça n'est pas agréable, ça peut être très pénible. C'est comme si vous, vous ne pouviez pas vous blairer. - A.-E.Lemoine: Vous êtes en train de mettre le doigt sur quelque chose. "Doux Jésus, qu'est-ce qu'on dit comme bêtises!" Vous êtes extraordinaires dans ce film.

C'est en salles dès demain. - M.Berry: J'ai oublié mon scotch. - I.Nanty: Elle a fait faire du scotch. - A.-E.Lemoine: Il était écrit "Doux Jésus" sur le scotch? - M.Berry: Oui. - A.-E.Lemoine: On va trouver un moyen de récupérer ce scotch.

Voici L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Je vous propose une balade dans Paris avec cette merveille de guide qui s'appelait A.Varda. - On disait "monter à Paris" comme si la France était verticale. - P.Lescure: Cette exposition va permettre de découvrir le travail d'A.Varda photographe, ce qu'elle a fait pendant une petite dizaine d'années avant de se lancer dans le cinéma avec la grâce éternelle de "Cléo de 5 à 7".

Dans les années 50, A.Varda habite déjà rue Daguerre. Elle passe de longues heures dans la chambre noire qu'elle a installée.

Avec cette précision et cette fantaisie qui l'habitera toute sa vie, elle parle photo et cinéma. On est en 1961. - A.Varda: Ca m'est arrivé que le photographe se sente limité par la rigidité et qu'il ait envie d'animer ou d'utiliser la notion du montage, qui n'est même pas la notion du mouvement, mais la notion de la succession des images et un rythme qui ne se fait non pas sur une image, mais sur un certain nombre d'images. - P.Lescure: Déjà, elle est folle de personnages.

Regardez ce boulevard Montparnasse, ce banc et ces immeubles avant ravalement. Regardez cette photo du sculpteur Calder devant son atelier. Il est avec un de ses mobiles.

Vous découvrirez 130 clichés au musée Carnavalet. Et regardez ce très bel autoportrait de la créatrice Agnès elle-même. Pas étonnant que l'une des magies de "Cléo de 5 à 7", qui court dans Paris pour tenter d'échapper à son destin funeste, dans le premier film d'Agnès, c'est cette succession de visages de C.Marchand et de toutes ces expressions de Parisiens qui semblent dialoguer avec Cléo.

On a même vu M.Legrand. France Télévisions va proposer 4 films d'A.Varda, il est partenaire de cette exposition.

Et puisqu'on parle cinéma, cette photo en 1956. Fellini est de passage à Paris pour présenter "La Strada". Elle l'emmène porte d'Orléans dans les éboulis des anciennes fortifications.

Il joue le jeu et émerge des pavés. C'est splendide. En 1982, elle réalise "Ulysse", César du court-métrage à Cannes.

C'est la rue Daguerre qui accueillait pas mal de républicains espagnols dans les années 60, qui avaient fui le franquisme, dont ses voisins, et ceux de J.Demy. - Ils étaient réfugiés politiques, et habitaient aussi rue Daguerre, comme les Italiens du fond.

De la fenêtre basse de ma chambre à coucher, je sortais retrouver ma chambre 13x18. C'est comme ça qu'on appelait ces grands appareils. On disait "une chambre".

Je passais dans la chambre noire, le laboratoire, en chantant. - P.Lescure: Je suis sûr que vous irez au musée Carnavalet.

Vous avez jusqu'au mois d'août. Rosalie, sa fille, a donné ce nom magnifique, "Le Paris d'Agnès Varda". - A.-E.Lemoine: Le scotch est arrivé! - M.Berry: Voilà, c'est ce que je fais, en général, quand je me balade.

Faites comme si je n'étais pas là. - A.-E.Lemoine: Vous pouvez scotcher les gens?

On pourrait me scotcher un "Doux Jésus". - M.Berry: Très bien! - A.-E.Lemoine: Après, on a un sujet beaucoup plus sérieux, donc on me déscotchera. - M.Berry: Je ne t'enroule pas complètement dedans. - A.-E.Lemoine: Tu peux m'enrubanner.

On va galérer pour tout enlever! - I.Nanty: C'est une scène de crime. - A.-E.Lemoine: On se retrouve juste après Lucien et Jibé. - Bonjour!

Je vous présente Lucien, c'est sa première couverture de rédac, dont soyez gentils avec lui. On a pas mal de choses à voir ensemble. Il y a un sujet sur la partie 1.

Tu peux t'asseoir, Lucien. On n'a plus T.Riner, il va falloir trouver quelqu'un d'autre.

Peut-être D.Douillet? - Alors, le nouveau?

Tu viens à la cour des grands? Il l'imite. Mon petit chouchou!

En chuchotant. Si tu crois que tu es venu me chourer mon boulot, tu te trompes. - Qu'est-ce que tu viens de dire?

Qu'est-ce que je viens de dire, Lucien? Il faut te concentrer un peu! - Je vais te casser la gueule à la cantine. - Ca suffit, les deux! - Ce n'est pas moi, c'est lui.

Il me mettait des coups de pieds sous la table. - Arrête de faire ça avec les nouveaux, Yannick. Parle-nous de celui que tu veux inviter, Lucien.

Yannick, tu te calmes, maintenant. - Ca y est, c'est lui ton préféré. - Tu vas faire quoi, tu vas bouder?

On t'écoute. - Je voulais vous parler...

Il l'imite. - Yannick, tu te tais! - Ce n'est pas moi! - C'est une autrice que j'ai repérée, qui a eu le prix Goncourt des lycéens. - Yannick, au coin! - A.-E.Lemoine: Une série documentaire dans Le Bonus, ce soir. - L.Sénéchal: Rendue possible grâce à des archives horribles, avec la voix de B.Laverne.

Ca s'appelle "Crimes contre l'humanité". 1er épisode ce soir sur France 2. On revient sur 3 procès français, notamment celui de M.Papon.

Il est fonctionnaire de Vichy quand il participe à la déportation de centaines de juifs depuis la Gironde. En plein procès, en 1997, il met en avant sa supposée humanité. C'est hallucinant, comme défense.

Il dit qu'il a évité aux déportés des wagons bétaillers. - La seule observation que j'ai à faire, monsieur le président, c'est qu'il valait mieux affréter des wagons de voyageurs que des wagons de marchandises, comme l'avaient exigé les Allemands dans leur ordre initial. Je ne pense pas qu'un geste comme ça soit constitutif d'un crime contre l'humanité. - L.Sénéchal: Cette série éclaire sur le mécanisme qui conduit à la haine des juifs.

Aujourd'hui encore, les actes antisémites sont en augmentation en France: 1500 l'an dernier, contre 436 en 2022. On suit le procès de P.Touvier en 1989, jugé pour 7 juifs exécutés en 1944.

L'enjeu était de prouver son antisémitisme, 55 ans après les faits. On s'est appuyé sur ses cahiers personnels: il avait l'habitude de commenter tous les jours ce qui passait à la télé dans les années 80. - "21 avril 1985." - C'était un amusement.

Il y a de tout, là-dedans. - Peut-être qu'il y a des choses qui vont vous gêner. - Pas du tout, non. - "Dimanche 18 mai, 19h." Ce sont les programmes que vous suivez à la télévision.

Nous sommes en 1986. C'est le magazine "7 sur 7", avec E.Badinter.

En marge: "Femme Badinter", et puis "ordure juive, TF1". - L.Sénéchal: Le premier épisode sera diffusé ce soir.

C'est le procès qui a marqué l'histoire. C'était le personnage le plus haut placé dans la hiérarchie nazie: K.Barbie.

Ancien chef de la Gestapo, 14 000 juifs et résistants déportés sous son autorité. Son procès est le premier en France pour crime contre l'humanité. Il s'est ouvert à Lyon. - C'est un homme qui pratique la terreur.

C'est le mal absolu, le diable. - C'était un homme d'une brutalité exceptionnelle, d'un sadisme particulier. Même si on est estropié, vieillard, jeune enfant, on n'échappe pas au joug de K.Barbie. - C'est lui, monsieur le juge.

Des yeux pareils, on ne peut pas oublier ce regard. Je vous l'assure. Si j'étais abasourdie de coups, je voyais ses yeux cruels. - A.-E.Lemoine: Vous réalisez cette série de documentaires qui s'ouvre avec le procès Barbie, filmé en intégralité. 37 journées d'audience.

La dimension historique de ce procès n'avait pas échappé aux médias de l'époque. Ca faisait la une de tous les journaux télévisés, de tous les grands quotidiens. - G.Le Bomin: C'est ce qu'on a retrouvé dans les archives.

Ce procès s'ouvre au journal de 13h d'Antenne 2, avec le réalisateur qui donne le top départ pour faire entrer l'accusé. C'est une première dans l'histoire de la justice. Mais en plus, il y a la vision historique de R.Badinter, qui autorise la captation audiovisuelle de ces procès.

Aujourd'hui, c'est la conclusion de cette vision d'histoire de R.Badinter. - A.-E.Lemoine: Ne pas filmer le procès Barbie aurait été une atteinte à l'histoire, vous confiait R.Badinter peu de temps avant sa disparition. - Face à l'importance du procès qui s'annonce, R.Badinter réfléchit à une loi historique.

Il souhaite que la justice réalise la captation audiovisuelle des audiences. - R.Badinter: J'étais un grand partisan de constituer des archives cinématographiques de la justice.

Ne pas filmer le procès Barbie aurait été une atteinte à l'histoire. - A.-E.Lemoine: Ministre de la Justice de l'époque, qui s'est battu pour obtenir la captation de ce procès.

Il s'est heurté à une certaine hostilité. - G.Le Bomin: Une partie des magistrats y était hostile, car ils avaient l'impression que ça gênerait la sincérité des débats.

Les avocats y étaient peu favorables. Son idée n'était pas de diffuser, ni de réaliser...

Ce n'est pas le procès Eichmann retranscrit en direct, mais c'était pour enregistrer pour l'histoire. 35 ans après, on a une mise à disposition de l'intégralité des archives. Barbie, Papon, Touvier.

Des centaines d'heures qu'on a organisées en récits. - A.-E.Lemoine: C'est d'autant plus essentiel qu'on entend avec des années de recul, alors que l'antisémitisme explose en France, des témoignages de survivants.

Ceux qui témoignent de la cruauté implacable du tortionnaire qu'était K.Barbie, notamment S.Lagrange, torturée parce qu'elle était juive.

Elle avait 13 ans au moment des faits. - S.Lagrange: Il arrivait avec son sourire, comme une lame de couteau, et il me frappait à coups de poing, à coups de pieds.

Il m'a fait supporter cela combien de fois? Il m'écrasait la figure, sur des plaies à peine refermées de la veille. Ca a duré 7 jours, environ.

On a parlé de tortures, monsieur le président. Je crois que la torture morale, c'est pire que tout. Le premier soir, il m'a amenée lui-même à la cellule.

J'étais en sang, j'avais la figure enflée, les cheveux collés. Quand on a les cheveux très longs, ça colle avec la transpiration et le sang. Il a appelé ma mère, et il m'a jetée contre elle en disant: "Voilà ce que tu as fait de ta fille." - A.-E.Lemoine: C'est la première fois que des victimes témoignaient publiquement. - G.Le Bomin: C'est toute la puissance de ce moment-là.

Dans ces 600 m2, des dizaines de personnes vont venir livrer pour la première fois le récit de leur calvaire, leur récit intime. Parfois, la famille n'a jamais entendu ça. On l'entend dans sa voix, il n'y a pas de vengeance, de haine. - A.-E.Lemoine: De la solennité. - G.Le Bomin: Il y a une forme de théâtralité, une écoute, une neutralité.

La parole s'exprime. Ces femmes et ces hommes sont passés dans les mains de Barbie, et un de nos témoins nous dit que beaucoup d'entre elles sont arrivées au procès, ont livré leur fardeau, et quelques mois après, ont disparu. - A.-E.Lemoine: Comme délivrées. - G.Le Bomin: Aujourd'hui, en voyant ces images, en recevant cela, on a eu l'autorisation d'aller à l'intérieur de toute cette matière, on s'est sentis investis de cette mission de la transmettre à nouveau.

Dans notre équipe, on avait des jeunes gens de 25 ans qui n'avaient jamais entendu parler de ce procès, ni même de K.Barbie. Les trous de mémoire, ça existe. - A.-E.Lemoine: Il faut les combler. - P.Lescure: Ce qui marque dans ce procès, c'est l'attitude glaciale et insolente, provocatrice, même, dans son silence, de K.Barbie.

Il se présente comme Klaus Altmann, comme si ce n'était pas son procès. Ce que décrivent les témoins, c'est le regard glacial de cet homme que ses victimes ont presque toutes reconnu à ses yeux. - Je suis happé par ce visage et par ces yeux.

Cet homme avait un regard...

Me vient immédiatement en mémoire, car je connais mon dossier, le témoignage des gens à qui on a demandé comment reconnaître un homme 40 ans après. Tous ont dit: "Le regard." - Je l'ai vu, avec ce regard tranchant.

C'est un regard qui pénètre, qui traverse les murs. C'est terrifiant. C'est quelque chose que je n'avais jamais vu avant. - P.Lescure: K.Barbie n'assistera plus au procès après 3 jours, car il estime être détenu illégalement.

C'est le conseil de son avocat, maître J.Vergès. C'est un choc, car il ne sera plus confronté aux victimes. - G.Le Bomin: Beaucoup de journalistes pensent que le procès est terminé, alors qu'il vient de commencer.

Et en même temps, ça va libérer la place de Barbie. La place reste vide, c'est spectaculaire à voir. L'ensemble des témoins peuvent parler sans la lourdeur de son regard qui les a glacés dans leur jeune âge.

C'est un moment très important. - A.-E.Lemoine: R.Badinter avait aussi tenu à faire emprisonner K.Barbie dans la prison de Montluc. - G.Le Bomin: Il nous l'a dit dans cette interview réalisée quelques mois avant sa disparition. "J'ai pensé au moment où il revient en France.

Je souhaite l'enfermer là où il a enfermé les 10 000 juifs et résistants." Il a fui dès la fin de la guerre. Il est parti en Allemagne.

Il s'est mis au service des Américains, qui l'ont utilisé pour ses "compétences" dans la traque des communistes. Ensuite, ils l'ont exfiltré jusqu'en Bolivie. Les héros de ce procès sont Beate et S.Klarsfeld, qui ont tout fait pour le ramener en France.

Tous les deux sont présents dans le film et nous livre le récit de cette épopée. - E.Tran Nguyen: Il y a la phrase du procureur général P.Truche qui dit qu'il requiert à vie qu'il soit reclus, ce qui sera le cas.

Il a été condamné à perpétuité et reconnu coupable de crimes contre l'humanité. S.Klarsfeld, son témoignage est poignant.

Il ne va pas plaider de façon classique, mais il va choisir de rappeler les noms, les âges et les histoires des enfants juifs. - S.Klarsfeld: Il n'avait que 5 ans.

Sa mère a été déportée le 20 novembre 1943, 9 convois avant le sien. Sami n'est pas revenu. Max avait 7 ans, il n'est pas revenu.

Les parents d'Otto ont été déportés le 17 août par Vichy. Il n'est pas revenu. - E.Tran Nguyen: 44 enfants victimes.

C'est la plaidoirie que vous avez trouvé la plus forte? - G.Le Bomin: Elle est inattendue, humaine, pleine de ces victimes, de ces enfants de 4 à 16 ans, d'un village à 80 km de Lyon.

On est au-delà du crime contre l'humanité. Il est juridiquement défini. On fait disparaître et on tue des gens pour ce qu'ils sont.

Les enfants, ce ne sont pas des résistants. Ils n'avaient rien fait. Cette plaidoirie est très puissante.

S.Klarsfeld fait rentrer chaque petit enfant par son nom, par son âge et par son parcours. C'est un moment de très forte humanité. - A.-E.Lemoine: Le procès de K.Barbie sera le premier de ces 3 documentaires diffusés ce soir à 21h10.

Ce sera suivi du procès Papon et de celui de Touvier. - G.Le Bomin: On est parti sur 8 heures de programme.

L'INA a restauré ces archives. A travers la figure du haut fonctionnaire du milicien, on va raconter les heures les plus sombres de la France. - A.-E.Lemoine: Merci d'être venu.

Restez avec nous. On va vous raconter une histoire extraordinaire. "Les 12 coups de midi" a changé la vie de ce jeune homme.

Bonsoir, P.El Kharrat. Vous êtes surpris que je vous dise bonsoir.

Nous sommes ravis de vous accueillir aux côtés de Sophie, votre mère, à l'occasion de ce livre, "Atypiques!", que vous signez à 4 mains. C'est un livre que vous dédiez à tous les parents qui ont un enfant autiste qui sont confrontés aux situations que vous avez traversées avec Paul.

Et ce qui vous a mise en colère: l'errance médicale. Paul n'a été diagnostiqué qu'à 16 ans. Vous aviez senti que quelque chose n'allait pas depuis qu'il avait 2 ou 3 ans.

Ce diagnostic, s'il avait été plus précoce, ça vous aurait évité un paquet de souffrances. - S.El Kharrat: Oui.

Et à Paul encore plus qu'à nous. Il y a 2 façons de voir les choses. La 1re: "Que de temps perdu et que de souffrances que l'on aurait pu éviter." Mais d'un autre côté, ne sachant pas, on ne l'a pas toujours ménagé.

Il a pu progresser. Ce que me disent les psychiatres, c'est qu'on ne va pas refaire l'histoire. - A.-E.Lemoine: Vous ne tenez pas compte de l'importance de la routine et des habitudes qui sont essentielles pour les enfants porteurs du trouble de l'autisme. - S.El Kharrat: C'est ça.

Ils sont dans une angoisse permanente du désordre qui les entoure, du désordre de ce monde. C'est une façon de contrôler a minima ce qui nous dépasse. - A.-E.Lemoine: Paul avait des routines très établies depuis l'école maternelle.

Tous les soirs, dans sa chambre, il nommait tous les animaux présents sur tous les posters. Une passion pour les plaques d'immatriculation qui ne s'est pas démentie depuis. Un peu? - P.El Kharrat: Quand même pas.

Elle ne s'est pas démentie. Ce n'est plus vraiment ma marotte première quand je prends la voiture. C'est plutôt rare que je la prenne.

Je prends plutôt les transports et il n'y a pas de plaques sur les métros et les trains. C'est réglé. Je suis intéressé par énormément de sujets et des thèmes assez précis et assez interloquants. - A.-E.Lemoine: C'est une bonne définition.

Il est interloquant, Paul? - S.El Kharrat: Oui. - A.-E.Lemoine: Une angoisse à l'idée du chaos et du désordre, c'est ce qui se passe sur un plateau télé quand il y a de la lumière, du monde, quand ça va vite.

Vous étiez donc très angoissée à l'idée qu'il participe à une émission de télé? - S.El Kharrat: Oui.

Je ne pensais pas qu'il y aurait une suite à cette émission. J'ai voulu le faire pour lui faire plaisir. Je pensais que ce serait bon, qu'on repartirait comme on est venus. - A.-E.Lemoine: 153 émissions plus tard... - P.El Kharrat: 5 mois et demi plus tard, il était toujours en place! - A.-E.Lemoine: Ca vous paraissait inimaginable à vous aussi, Paul. - P.El Kharrat: Oui, en premier lieu.

Avant même d'interroger mes proches, moi, avec moi-même, parce qu'on est 38, je disais à une de mes personnalités: "Ca ne va pas être possible. Il n'y a rien qui est fait pour que je sois dans une situation confortable, agréable." Ca allait être très difficile pour moi de supporter tout ce qui est inhérent à un plateau de télévision.

D'ailleurs, si vous pouviez partir...

Faire rire, c'est quelque chose que j'adore aussi. Au final, ça s'est plutôt bien goupillé. Je me suis vraiment donné, surpassé.

Ca a été une évolution. - P.Lescure: Isabelle, je pense que vous pourriez participer, mais pas être championne de jeu télévisé parce que vous souffrez de troubles dys.

Vous êtes dyscalculique, dyspraxique et dyslexique. Participer à une émission comme "Des chiffres et des lettres", ce serait un enfer. - I.Nanty: Quand on me donne rendez-vous, j'oublie tout de suite.

A une époque, je donnais rendez-vous le 8 à 8h, le 9 à 9h, le 10 à 10h. Je ne retiens pas. - A.-E.Lemoine: Et le 30 à quelle heure? - I.Nanty: Voilà.

Je suis en vacances les 6 derniers jours. - P.Lescure: Et Paul, vous ne pourriez pas être acteur parce que vous ne savez pas mentir. - M.Berry: Jouer, ce n'est pas mentir. - I.Nanty: Je pense que l'on n'est pas obligés de mentir.

Vous, les journalistes, vous cherchez la vérité. Nous, on cherche du vrai. - P.Lescure: Je jouais sur le mot avec Paul.

N'empêche qu'il ne sait pas mentir. - P.El Kharrat: Ca me fait rire, "les journalistes cherchent la vérité".

Ca dépend lesquels! C'est ce qui me fait rire. Après, évidemment que ça me fait rire intérieurement.

En tout cas, on n'est pas obligés de mentir, comme le dit Isabelle. Mais si le script fictif me demande d'interpréter un personnage qui ment, ça n'est pas un problème, parce que ça ne sera jamais ma réalité. Donc ça ne me dérange pas. - P.Lescure: Si je vous demande comment vous trouvez mes questions, qu'est-ce que vous me répondez? - P.El Kharrat: Je pense qu'il y a un intérêt à toute question.

Mais il y a des questions... - P.Lescure: Plus ou moins con. - A.-E.Lemoine: Avec les filles, le fait de ne pas savoir mentir, ça peut mener au fiasco. - S.El Kharrat: Qu'est-ce qui est plus codé socialement que la séduction ou l'entretien d'embauche, ce genre de choses?

Quand on ne maîtrise pas les codes, on est bien embarrassé. Ca peut finir en fiasco. - A.-E.Lemoine: Vous oeuvrez beaucoup pour sensibiliser sur le syndrome, les troubles du spectre de l'autisme.

Il y a une autre émission qui oeuvre beaucoup, c'est l'émission du "Papotin". Des journalistes qui sont porteurs de ce trouble interrogent des personnalités. C'était le cas de votre mère. - Vous collectionnez beaucoup d'objets.

Moi aussi. - J.Balasko: Qu'est-ce que tu collectionnes? - Les jeux vidéo, les capsules de bière, j'en ai presque 500. - J.Balasko: Je collectionne des petites choses, des chiens en faïence, des poupées de stars, des objets en rapport avec le cinéma... - A.-E.Lemoine: Bienvenue à tous les 5 autour de ce pithiviers.

C'est la spécialité du restaurant Groot La Tourte, dont H.Riboulet est le chef. Vous rigoliez de la collection de Josiane? - I.Nanty: Non, je ne me moque pas. - A.-E.Lemoine: Ca vous fait rire, Marilou? - M.Berry: Oui.

Ma mère me fait souvent rire. J'ai vu cette interview en entier. Elle est très chouette. - A.-E.Lemoine: Et les questions sont chouettes aussi. - M.Berry: Oui.

C'est une émission qui ne laisse pas le choix de la sincérité. Les gens sont souvent désarçonnés. - L.Sénéchal: Vous aussi, vous aimez faire rire.

Vous êtes sociétaire des "Grosses Têtes" depuis 5 ans. Et ce, alors que le second degré n'est pas forcément votre force. Vous, votre force, c'est la culture générale.

Vous faites des listes de tout et n'importe quoi. Le nom de chaque Parlement du monde...

A quoi ça peut servir? Je ne sais pas. Votre liste était incomplète, le seul jour où ça aurait pu vous servir, le jour où L.Ruquier vous demande le nom du Parlement ukrainien. - P.El Kharrat: J'ai fait la liste des parlements et je n'ai pas mis celui-là. - Qu'est-ce que tu fous, Paul? - Quand est-ce que vous avez fait la liste des Parlements? - P.El Kharrat: Il y a plusieurs semaines.

J'ai fait la liste des aéroports du monde. - L.Sénéchal: Est-ce que vous savez, maintenant, le nom du Parlement ukrainien? - P.El Kharrat: La Rada.

En plus, il était dans la liste. J'écris tellement de choses qu'il y a des mots qui me sortent du cerveau. - P.Lescure: Isabelle, dans la liste de vos fixettes et de vos passions, il y a "Oscar", qui a été un film au succès extraordinaire.

Vous avez eu la chance de le voir en pièce, au théâtre, avec L.de Funès. - Maintenant, je voudrais bien savoir qui est le bougre de cochon qui a fait un enfant à ma femme? 2 personnes m'ont dit: "Avec vous, on oublie tout pendant 2 heures." C'est formidable.

Rires. - P.Lescure: Vous aviez 9 ou 10 ans.

Vous vous souvenez de chaque geste. - I.Nanty: Tout!

Ca m'a traversée. C'est merveilleux. C'est un artiste.

Chaque geste, chaque mimique, chaque truc qu'il pense lui vient. Je ne peux pas croire que l'on puisse préméditer tout ça. C'est vraiment...

Ca lui tombe dessus. - P.Lescure: Ce qui vous frappe encore, c'est que la salle, c'était comme un concert de rock.

C'était un délire. - I.Nanty: Oui.

Moi, je riais très fort. J'étais petite. Les gens devant me demandaient de me calmer.

Ils n'avaient pas bien compris le but d'aller voir une pièce comique. - E.Tran Nguyen: Ce sont des choses comme ça qui vous ont donné envie de faire de la mise en scène.

Vous avez été comédienne et professeure de théâtre. Ca faisait longtemps que vous ne l'aviez pas fait et vous l'avez refait pour un certain Dany Boon. - E.Tran Nguyen: Au début, quand il est venu vous chercher, vous lui avez dit que vous n'aviez plus le temps. - I.Nanty: C'est vrai. - E.Tran Nguyen: Il est revenu vous voir. - I.Nanty: Oui.

On ne se voit pas souvent. C'était l'occasion de se côtoyer. - E.Tran Nguyen: Il vous a mise sur l'affiche. - I.Nanty: Oui.

Je ne pouvais pas reculer. Mais je pouvais très bien le faire effacer. C'est ça, Dany.

Il est merveilleux. C'est une très belle personne. C'est un poète.

Il sait tout faire. Je ne sais pas comment on peut naître comme ça. Il sait jouer de la musique, peindre, dessiner...

Il est doué pour tout. Ca me fascine, les gens comme ça. Moi qui ne savais même pas allumer un feu. - A.-E.Lemoine: Mais qui sait allumer un feu? - I.Nanty: Quand vous tombez sur quelqu'un qui sait allumer un feu... - A.-E.Lemoine: On le met sous cloche.

Savez-vous ce qui se passe ce soir à Sciences Po? F.Hollande organise un débat autour des "Tuche". - I.Nanty: Quelle drôlerie! - A.-E.Lemoine: Face à J.-P.Rouve.

Ils vont disserter sur le 3e opus des "Tuche". J'imagine que bientôt, Jean-Paul et vous-même serez invités à débattre avec le roi Charles III pour parler de la royauté. - Pub?

C'est une pub pour quoi? - Non. On dit "pub".

Le "u" se prononce "eu". Vous allez devoir vous débrouiller seuls. - Non! - Alors, les Tuche, prêts pour l'épreuve d'immersion? - J'ai un peu peur. - A.-E.Lemoine: Le plus gros succès de ce début d'année.

Vous n'en revenez pas? - I.Nanty: Non, on n'en revient pas.

Quelle chance. Le succès, ça n'est pas quelque chose qui nous est dû, ce sont les gens qui font ça. C'est super. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. "Doux Jésus", en salles demain. "Atypiques!", aux éditions Harper Collins.

Et la série documentaire, à partir de ce soir. Merci à tous les 5. On conclut avec Les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Tu es encore là, toi?

Bonsoir! E.Macron poursuit sa visite d'Etat en Egypte.

La suite de "OSS 117". Salam! Starfoulah!

Hier, E.Macron et son homologue Al-Sissi ont profité de leur Smartbox "Les vrais gens, la vraie vie". 1re étape: passer le portique de sécurité.

Comment fonctionne ce machin? Au-dessus? Victoire!

C'est rudement habile, on dirait une voiture, mais qui transporte beaucoup plus de gens. Après une cérémonie de signatures d'accords, le président égyptien a pris la parole. - Nous avons mis la censure...

La traductrice bafouille. La migration... ...

J'accueille favorablement... - B.Chameroy: L'arrivée d'une sieste!

Il a inauguré une nouvelle façon d'applaudir. Bravo, tu es un bon accoudoir. ...

E.Lombard était présent, il aurait préféré être au Hellfest. J.-N.Barrot a repris du W.Houston.

Il tient très bien la note. Quand le chat est parti, que font les souris? - Elles dansent! - B.Chameroy: Bonne réponse.

Il pense être le roi du monde, il en profite pour roder son discours. - Vous avez oublié du monde. C'est la loi, il me semble.

Et la probité? - Ce meeting, il a changé de nature? - Ni LFI ni...

Et puis quoi, encore? On va se détendre. Certainement pas.

Et puis quoi, encore? Tous pourris. - B.Chameroy: C'est F.Ardant, en fait.

Une interview qui a tourné au monologue, pour le président des Hauts-de-France. - Si on élargit un peu le débat, l'autorité judiciaire...

Vous ne pouvez pas remettre en cause la présidence de la République. - Attendez... - Et la 2e exigence, ils reculent de 17 %. - On avance. - Non, attendez. 2 minutes. - B.Chameroy: "C'est moi, le chef." C'était aussi la cérémonie du Livre politique, avec la remise du livre préféré des députés.

M.Valls a été choisi pour remettre le titre. Avec lui, aucun sens du suspense. - Pour découvrir qui remporte le prix, nous accueillons M.Valls, ministre des Outre-mer et ancien Premier ministre. - M.Valls: Je ne sais pas si vous m'auriez demandé d'annoncer le prix du Livre des députés si ça n'avait pas été... - B.Chameroy: Merci pour le suspense.

Présente également, l'ancienne ministre R.Bachelot. Elle avait bien reçu le mémo dress code. - R.Bachelot a choisi une très jolie couleur! - B.Chameroy: Elle était venue pour pousser un coup de gueule. - R.Bachelot: Les intervenants précédents n'ont pas respecté leur temps de parole.

Ils n'ont pas regardé le minuteur! - B.Chameroy: Mais il manquait une fin à son clash.

Nous retenons également la prise de parole de C.Barjon. Et elle avait tout le temps du déplacement pour le faire, mais elle a préféré arriver devant le micro pour...

Elle tousse. Nous avons découvert un nouveau métier: liner vivant. Ca vous donne une petite info en bandeau.

Sachez que du temps de l'ORTF, que Lorrain n'a pas connu...

L'informatique n'existait pas, une personne mettait les noms des gens. On vit encore sous l'ORTF, apparemment! - Accueillons la présidente de l'Assemblée nationale, Y.Braun-Pivet. - B.Chameroy: "Il faut son nom!

Génial. Non, ce n'est plus elle, merde! Ce n'est pas R.Bachelot, ça!

Désolé, mais le truc n'est pas droit. Je ne peux pas faire mieux." Comme à chaque fois, les petits fours, le champagne et les Curly ont eu raison du mot de la fin de la maîtresse de cérémonie. - On se retrouve... - B.Chameroy: "On s'en fout, il y a du pâté en croûte." L'emploi du temps de notre Premier ministre est très léger.

N'ayant que peu de choses à gérer à Matignon, il est allé présider le Conseil d'agglomération communautaire. Il a oublié de régler la facture EDF de l'hôtel de ville. - F.Bayrou: Ce projet a été choisi à l'unanimité moins 1 voix. - B.Chameroy: "Il fait tout noir, mais j'ai ma petite lampe." Le maire de Pau a tenté un clash, mais ça reste un clash à la F.Bayrou.

En parlant lentement. - F.Bayrou: Vous avez prononcé des chiffres qui auraient fait honte à quelqu'un qui aurait eu le minimum de sens arithmétique que l'on a au CM2. - B.Chameroy: Et boum!

Lâcher de micro. Son meilleur copain était absent, mais il a deviné les raisons de son absence. - F.Bayrou: Il n'est pas là?

C'est rare qu'il ne soit pas à l'heure. Il a dû avoir une crevaison de son vélo. - B.Chameroy: Les conseillers ont eu droit à un petit cadeau, c'est sympa. - F.Bayrou: Ceci pour évoquer des débats plus anciens, c'est un alexandrin que je vous offre. - B.Chameroy: Baudelaire!

Avec lui, il y a une règle: ne pas lui dire ce qu'il doit faire. - Répondez-moi. Elles existent bien? - F.Bayrou: Je réponds si je pense qu'il faut répondre. - B.Chameroy: Et toc, ma vieille!

Il ne faut pas le chercher. Et nous en avons appris plus sur F.Bayrou.

On savait qu'il aimait Burger King, qu'il déteste qu'on lui fasse les poches, mais il y a pire pour lui: les sigles. - F.Bayrou: Dans le cadre de l'appel à projets...

Je ne sais pas ce que c'est, ce sigle. Qu'est-ce que ça veut dire? Je déteste les sigles! - B.Chameroy: Il a une passion, corriger ses conseillers sur les chiffres.

Il se prend pour P.Risoli dans "Le Juste Prix". - F.Bayrou: 15 685,32, monsieur. - On va vous allouer 10 000 euros. - F.Bayrou: Non, 9846. - B.Chameroy: Même quand ils ont le bon montant... - F.Bayrou: Je me permets de simplement vous indiquer qu'il manque 30 euros. - B.Chameroy: Il s'excuse, alors qu'il avait la bonne réponse.

Une confirmation: il a 7 ans et demi. Quand un adulte se met le doigt dans l'oeil, combien de temps met-il à s'en apercevoir? - F.Bayrou: Ce sont les chiffres clés pour 2018, mais ça a baissé à cause du covid.

Je prends les chiffres qu'ils ont donnés...

Je me suis mis le doigt dans l'oeil. - B.Chameroy: "Il y a 12 secondes." Bonne soirée!

Isabelle Nanty & Marilou Berry, divines dans « Doux Jésus » - C à Vous l’intégrale - 08/04/2025 — François Bayrou · Pourquijevote