Édition spéciale - Macron en Gironde : "Un feu totalement inédit" - 27/07
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Voilà le point de situation entre le patron du SDIS notamment et le président de la République Emmanuel Macron.
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Tout à fait Marie, la situation reste encore très préoccupante.
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Jérôme Pellistrandi, ce qui est à noter aussi de cet échange, les caméras étaient là et le président le savait, mais ce dont ont besoin les pompiers.
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Vous avez été coupé et sans doute vous avez entendu ces échanges sur ce retour d'expérience et cette demande aussi des pompiers de pouvoir opérer la nuit via ces moyens aériens qui sont vitaux.
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Avec vous, Anthony Ferry, j'aimerais juste revenir aussi sur ces échanges autour de la météo, des heures à venir.
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Bonjour, vous êtes le maire de Marcheprie. Votre commune en partie évacuée. On était tout à l'heure avec des bénévoles qui apportent du soutien moral, mais également de la nourriture aux pompiers. Vous n'êtes pas ce soir aux côtés du président de la République. C'est un choix personnel. Vous considérez ce soir que votre place est aux côtés de vos administrés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Pour l'instant, ce feu est contenu à 42-43 hectares. »
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« Mais tous ont une inquiétude sur le fait que ce feu, jusque maintenant, a gagné la majorité des batailles. »
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« Et on le sait, les hélicoptères, les dashes, les canadaires ne volent pas la nuit. »
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« La problématique du vol de nuit, c'est tout simplement parce qu'en fait, il y a une décision qui a été prise à l'époque, que les avions ne volaient pas la nuit sur les feux de forêt parce que les Canadair et les DASH ne sont pas équipés de vision nocturne et donc ne peuvent pas. »
- 16:02InvitéChiffre
« On a plus de 160 000 hectares qui ont été brûlés d'ores et déjà et la saison est loin d'être terminée. »
- 18:13InvitéChiffre
« On n'a pas, au-delà, malheureusement, de nos trois sapeurs-pompiers qui sont tombés depuis le début de la campagne, d'eux ici à un haut de Savoie, vous avez protégé toutes les vies. »
- 18:51InvitéChiffre
« Plus de 200 000, c'est énorme. »
- 22:32InvitéFait
« On devra, on le sait, replanter et rebâtir une forêt différente. »
- 23:59PrésentateurFait
« Le feu le plus dur depuis la Seconde Guerre mondiale. »
- 24:03PrésentateurFait
« Les semaines à venir seront dures et on doit tenir. »
- 35:59PrésentateurChiffre
« plus de 180 maisons ont brûlé au Porge »
- 40:08PrésentateurFait
« des reprises de feu ont encore lieu en Gironde »
- 48:14PrésentateurChiffre
« les autorités ont mis à disposition près de 2,5 millions de masques FFP2 »
- 1:02:16PrésentateurChiffre
« on est à plus de 125 microgrammes par mètre cube »
- 1:04:46PrésentateurChiffre
« Plus de 13 000 entreprises, 13 000, ont été évacuées dans le seul département de la Gironde »
- 1:05:33Locuteur 7Chiffre
« On a quand même 220 habitations qui sont aujourd'hui à terre »
- 1:08:06Locuteur 7Fait
« Les cellules ministérielles aujourd'hui écoutent nos remontées »
- 1:09:32Locuteur 4Fait
« On a été contactés ce week-end par Bordeaux-Métropole pour fournir notamment des plats cuisinés pour les personnes évacuées »
- 1:12:35Locuteur 5Fait
« On avait des reprises de feu dans la forêt que vous voyez derrière moi »
- 1:13:25Locuteur 5Fait
« Ils vont très bien, ils sont motivés, ils sont en pleine forme »
- 1:17:30InvitéChiffre
« Le linéaire de feu représente 160 kilomètres en tout »
- 1:19:56InvitéChiffre
« 116 000 hectares depuis le début de cette saison de feu, ce qui est inédit et un record depuis la Deuxième Guerre mondiale »
- 1:20:10InvitéFait
« Le feu est fixé dans les Landes »
- 1:21:50InvitéFait
« On a ici des sapeurs-pompiers de la France entière qui ont été déployés »
- 1:21:53InvitéFait
« Une vingtaine de colonnes de feu, des moyens aériens inédits »
- 1:21:56InvitéChiffre
« Plus de 1500 militaires qui ont été déployés »
- 1:23:57InvitéChiffre
« On a 67 aéronefs qui sont mobilisés en France, 67, c'est un record historique »
- 1:31:53InvitéFait
« la partie landaise est fixée ce qui est une bonne nouvelle »
- 1:35:00InvitéFait
« nous annonçons maintenant depuis plusieurs heures la quatrième canicule »
- 1:35:08InvitéChiffre
« on va gagner 15 degrés voire même localement plus sur ce secteur »
- 1:36:41InvitéFait
« c'est une partie du bilan qui est contestée »
- 1:44:35InvitéFait
« la matière qui est présente dans le feu donne de la puissance et c'est ça qui le rend inarrêtable »
- 1:47:43InvitéChiffre
« on peut aller jusqu'à plusieurs kilomètres de propagation par heure »
Temps de parole
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Voilà le point de situation entre le patron du SDIS notamment et le président de la République Emmanuel Macron. Les mots aussi de la préfète de Gironde et cette conclusion du chef de l'État, on ne lâche rien, même si l'inquiétude Ludovic Pingano est dans tous les esprits. Je note ces mots de la préfète de Gironde. L'augmentation des températures font que c'est un phénomène qui ne va pas nous aider, avec une crainte aussi d'une accélération des feux en fonction des heures et avec les heures, parce qu'en effet la canicule revient et que de possibles vents intérieurs feraient que ces feux accélèrent aussi leur propagation.
Tout à fait Marie, la situation reste encore très préoccupante. Le contrôleur général Marc Vermelon, directeur du service départemental d'incendie et de secours, a été très prudent dans ses explications au président de la République. C'est une courte contre la montre aujourd'hui pour pouvoir réaliser ces pare-feux, comme il l'a très bien expliqué. Malgré tout, même si aujourd'hui la situation météo était plutôt favorable, plusieurs départs de feu ont été relevés et heureusement pris en charge à l'intérieur du périmètre de la zone brûlée. Pour l'instant, ce feu est contenu à 42-43 hectares. La surface sera évaluée précisément un peu plus tard.
Et l'enjeu ce soir, c'est bien d'arriver à fixer cet incendie dans des conditions qui sont actuellement défavorables et qui vont être de plus en plus défavorables avec l'augmentation du vent et surtout l'augmentation de ces températures. C'est vraiment quelque chose qui inquiète toutes les équipes autour du commandant des opérations de secours. Tout est mis en œuvre pour prendre le dessus et pour que la balance de moyens entre le dispositif mis en place et l'incendie soit favorable pour les sapeurs-pompiers. Mais tous ont une inquiétude sur le fait que ce feu, jusque maintenant, a gagné la majorité des batailles. Et c'est ce qui les inquiète profondément.
Oui, le président de la République qui échangeait avec les pompiers, la préfète qui en ce moment même s'entretient à huis clos avec des élus dont pour certains, leurs communes ont dû être évacuées. Il s'adressera ensuite à la presse. Jérôme Pellistrandi, ce qui est à noter aussi de cet échange, les caméras étaient là et le président le savait, mais ce dont ont besoin les pompiers. Et j'ai noté notamment ce besoin peut-être de moyens aériens disponibles la nuit. Et on le sait, les hélicoptères, les dashes, les canadaires ne volent pas la nuit. C'est semble-t-il des moyens dont disposent les britanniques mais pas les français. Et donc il s'agit peut-être sur ce point d'accélérer.
Alors il faut distinguer effectivement les moyens de la sécurité civile, c'est-à-dire les canadaires et les dashes 8 ne volent pas de nuit. Bon, et ça, effectivement, par exemple, les canadaires ne sont pas équipés pour le vol de nuit, de même que les dashes 8. Ça c'est, en tout cas, pour effectuer des largages. Voilà, ça c'est une précision. Donc techniquement, oui, aujourd'hui, les appareils à volure fixe de la sécurité civile ne peuvent pas faire ces opérations-là. Pour les hélicoptères, c'est différent. Alors, le directeur général de la sécurité civile a dit qu'il y avait des contacts avec, il y avait des propositions d'entreprises privées qui ont le savoir-faire.
Maintenant, il est clair qu'il pourrait y avoir un certain nombre de choses qui pourraient se faire. Alors, sachant qu'il y a des hélicoptères et de la sécurité civile et de la gendarmerie et de l'armée de l'air et de l'espace qui volent la nuit pour surveiller. Et on a vu d'ailleurs les images d'hélicoptères de la gendarmerie. Il y a le drone Reaper qui permet d'avoir du renseignement de nuit. Mais il n'est pas à exclure qu'il y ait des demandes à la suite de l'intervention du président de la République pour accélérer sur certaines procédures, donc sur des capacités d'appui aérien à la nuit.
Avec vous, Anthony Ferry, on évoquera aussi ces échanges sur la météo à venir, la crainte de retour de températures très fortes, très importantes, qui vont compliquer le travail des pompiers. Mais on vous retrouve à nouveau, Sébastien Bouvier. Vous avez été coupé et sans doute vous avez entendu ces échanges sur ce retour d'expérience et cette demande aussi des pompiers de pouvoir opérer la nuit via ces moyens aériens qui sont vitaux, j'ai envie de dire. Pour le moment, ils ne peuvent pas opérer durant la nuit. Mais le chef de l'État, semble-t-il, avait l'air ouvert à ce qu'on avance en ce sens.
Écoutez, je ne suis pas expert en aéronautique, bien que j'ai des conseils autour de moi sur le plan syndical, entre autres le syndicat des pilotes d'Air France qui sont en lien avec le syndicat national des pilotes des Canadair. La problématique du vol de nuit, c'est tout simplement parce qu'en fait, il y a une décision qui a été prise à l'époque, que les avions ne volaient pas la nuit sur les feux de forêt parce que les Canadair et les DASH ne sont pas équipés de vision nocturne et donc ne peuvent pas.
Par contre, il existe d'autres appareils qui peuvent voler la nuit, entre autres la 400M, mais il y a également des hélicoptères, il y a également des hélicoptères privés qui peuvent voler la nuit. Donc en fait, c'est juste une question de pouvoir donner l'accord de ce vol de nuit. En tout cas, il n'y aura pas l'aval pour l'instant. Alors même si les Canadair et les DASH volent la nuit, parce que quand ils rentrent, ils dépassent l'horaire de la nuit aéronautique. Et ils s'opposent, vous pouvez le regarder sur Flightradar, ils s'opposent à des horaires à 22h, 23h sur la base de Nîmes.
Après, il reste la problématique des équipages, reste la problématique de la maintenance, parce que les Canadair nécessitent une maintenance spécifique par rapport aux écopages et qui est différent par rapport à un avitaillement qui est fait au sol. Donc c'est complètement différent.
Mais on voit à quel point ces moyens aériens, Sébastien Bouvier, sont capitaux. Avec vous, Anthony Ferry, j'aimerais juste revenir aussi sur ces échanges autour de la météo, des heures à venir. Et le patron 10-10 qui le dit, demain à partir de 10h, il y a cette bride de l'océan, ces vents de l'intérieur. Et dit-il, on anticipe une possible accélération, tout ça couplé aussi à l'augmentation des températures, retour de la canicule, qui encore une fois, j'appuie là-dessus, mais ça ne va pas du tout faciliter la tâche des pompiers sur place.
Non, alors effectivement, retour demain matin d'un vent qui sera sans doute peut-être plus favorable, puisque effectivement, il pourrait venir de la mer. Alors nous, c'est plutôt en fin de matinée, voire même début d'après-midi, qu'on voit ce vent d'ouest arriver, qui va donc apporter de l'humidité. Malheureusement, cette humidité, lorsqu'il va faire 30, 33, 34 degrés, son effet sera tout relatif, d'autant plus que vous l'avez dit, effectivement. On attend des températures encore plus fortes, par exemple, mercredi, localement 41 degrés à l'ombre sur ce sud-ouest. Ça va considérablement impacter le travail des pompiers. Pourquoi ?
Déjà de 1, pour la manière dont ils vont travailler avec leurs équipements. Lorsqu'il fait très chaud, c'est extrêmement difficile. De 2, plus il fait chaud, plus le contraste est important, plus les vents vont se renforcer. Et donc, on aura des vents sans doute plus importants lorsqu'il va faire encore plus chaud. Et puis de 3, on en a évidemment parlé aussi tout à l'heure, lorsque ces températures sont extrêmement fortes. Elles favorisent la libération par les végétaux d'huiles essentielles qui sont inflammables et qui, malheureusement, vont rendre, vont transformer la forêt en une boîte d'allumettes géante.
On va retrouver en direct, à présent, Manuel Martinez. Bonsoir, monsieur. Vous êtes le maire de Marcheprie. Merci de nous accorder ces quelques instants en direct sur BFM TV. Votre commune en partie évacuée. On était tout à l'heure avec des bénévoles qui apportent du soutien moral, mais également de la nourriture aux pompiers. Vous n'êtes pas ce soir aux côtés du président de la République. C'est un choix personnel. Vous considérez ce soir que votre place est aux côtés de vos administrés ?
Totalement. J'ai été convié, j'ai été invité à cette rencontre avec le président de la République. Je l'ai décliné tout simplement parce qu'on est au pied du feu et on ne lâche rien, peut-être un mot lancé comme ça, mais on ne néglige rien et partir sur Bordeaux voulait dire lâcher ses troupes. Aujourd'hui, il y a du travail à faire. Ne rien lâcher, c'est être sur le terrain, c'est appuyer et soutenir les sapeurs-pompiers sur le terrain, c'est soutenir la DFCI, c'est soutenir tous ces bénévoles. La commune est vide, elle n'est pas partiellement libérée. Elle est vide, elle n'est occupée aujourd'hui que par des sapeurs-pompiers.
D'ailleurs, pourquoi ne pas reconnaître ce métier, enfin un métier à risque ? Ça, c'est une discussion qu'il faudra avoir. Ne pas attendre qu'il y ait deux décès et d'autres décès pour prendre conscience du risque de ce métier. Donc, si je peux faire passer un message, c'est de dire que les conditions dans lesquelles travaillent ces femmes et ces hommes sont des conditions à risque. Il faut le voir sur le terrain.
J'aurais préféré une intervention sur le terrain, à proximité, sans changer ou sans faire fragiliser les conditions de travail, mais montrer à la France entière le travail de jour et de nuit, parce qu'il y a aussi de la vigilance de nuit sur le terrain par toutes ces femmes et ces hommes qui engagent leur vie au quotidien.
Et image en direct, là, vous le voyez, Emmanuel Macron qui s'est entretenu avec des élus. Emmanuel Martinez, vous restez avec nous. Alexis Cuvillier, j'entends les critiques ou en tout cas les réserves de cet élu. Encore une fois, le choix a été fait de ne pas aller sur le terrain directement pour ne pas gêner justement ces opérations des pompiers et ne pas rajouter encore une fois une suroccupation de ces hommes et de ces femmes. C'est ça aussi la stratégie de l'Elysée et d'Emmanuel Macron.
C'est en effet ce qui nous a été expliqué du côté de l'entourage du président de la République qui maintenant s'exprime devant ces élus. On reconnaît le maire de Bordeaux, juste derrière lui, Thomas Cazenave, Emmanuel Macron, qui va les remercier. C'était le sens de sa visite à Bordeaux. Cette rencontre au plus près des élus qui ont été très mobilisés depuis le milieu de la semaine dernière. Il souhaitait, le chef de l'État, leur témoigner un soutien. Et c'est vrai, Marie, que ça c'est un moment intéressant parce qu'il y a des remarques, des questions qui se posent au sein de ces élus. On les entend sur notre antenne depuis plusieurs jours.
J'ai été intéressé par l'échange avec le maire de Biganos, Bruno Laffont, maire d'hiver droite de cette commune, le président de l'association de défense des forêts contre l'incendie. C'était il y a quelques minutes. On l'écoutait en direct dire au président de la République, je vous l'avais dit en 2022 et pour cause en 2022, déjà, ces méga-feux avaient concerné la Gironde. Et cet élu avait déjà posé, en tout cas c'est ce qu'il expliquait, des questions sur l'adaptation de la forêt.
Et on entend Alexis, le chef de l'État, à l'instant.
Merci madame la préfète de région, l'ensemble des autorités préfectorales et des services de l'État. Remercier nos élus, évidemment, mobilisés à leur côté. Je sais qu'il y a beaucoup de maires qui ont des populations ici traumatisées, qui ont été déplacées, parfois qui ont tout perdu. C'est l'angoisse qu'il y a, l'effet de sidération, la peur qui existe encore. Parfois la colère qui est là aussi et qu'on voit, je ne la sous-estime pas. Et vous tenez tous, et c'est très important dans ce moment-là. Je remercie vraiment l'ensemble de nos pompiers, de nos sapeurs-pompiers, nos forces de sécurité civile sous l'autorité du ministre et du directeur général qui sont ici présents.
Remercier l'ensemble des collègues militaires qui ont prêté moins fort. On a plus de 1 500 militaires qui se sont déployés à vos côtés. Remercier évidemment nos policiers et nos gendarmes qui ont aidé à déplacer les populations, à protéger, qui en complément de tout le travail de nos forces de sécurité civile ont été là. Je remercie infiniment. Évidemment, toutes les forces du 10 à vos côtés, M. le Président, et tout ce qui a été fait.
Et je veux remercier nos soignants qui ont aussi été mobilisés, qui sont là avec, je le sais aussi, beaucoup de personnes qui sont en grande vulnérabilité, gardés avec aussi le soutien qui est apporté à nos maires, à nos élus, qui ont eux-mêmes accueilli des personnes en grande vulnérabilité, que vous soignez, que vous nourrissez. Vraiment, je remercie tous les maires qui ont accueilli des populations ainsi vulnérables et qui ont été au rendez-vous pour les rassurer. Et je veux remercier l'ensemble des services de l'État mobilisés. J'ai vu évidemment aussi nos douaniers, tous les services, à côté des services des collectivités territoriales, départements, régions et mairies.
Et puis, je veux aussi remercier les bénévoles qui se sont mobilisés auprès de vous. Et la Croix-Rouge est là, comme toujours. En disant cela, je veux aussi vraiment dire toute notre gratitude pour le soutien. On a une chaîne de solidarité. Quand j'ai appelé les maires, ils me l'ont tous dit. Et on l'a vu, et au-delà de ce qui a été fait, de ce que vous faites, on a cette solidarité, évidemment, de nos compatriotes. On a cette solidarité de nos agriculteurs qui sont mobilisés sans compter. Une fois encore, j'étais à Fontainebleau, malheureusement, il y a quelques jours, c'était pareil. Et c'est formidable. Et ça, merci infiniment. C'est ce qui a été fait.
Parce que je sais que la vie est dure, qu'il y a aussi de l'angoisse, qu'il y a des récoltes perdues, que le carburant est cher. Et bien, malgré tout ça, sans compter, je veux remercier nos entrepreneurs de travaux publics qui ont été là. Et dire combien nos forestiers et des FCI ont joué un rôle essentiel. Et à leur côté, ils ont mobilisé. Mais on les connaît bien. On était ensemble déjà en 2022. Et je veux dire, l'ensemble des services forestiers et de nos forestiers ont joué un rôle formidable. Et je veux vraiment leur dire un grand merci à nos DFCI et remercier l'ensemble des entreprises de travaux publics qui se sont mobilisées.
Et puis nos commerçants, nos artisans, nos entrepreneurs qui ont été là. Et avoir un merci pour la solidarité nationale et internationale. On a là beaucoup de fonctionnaires, de hauts fonctionnaires qui sont venus du territoire entier pour prêter main forte. C'est très important. Le ministre a décidé dès le début et il va continuer. Et c'est clé. Merci à tous les territoires. On a eu une vraie opération, comme dit le ministre et le directeur général, des taxis de la Marne qui a été faite là ces derniers jours où vous avez des collègues de la France entière qui sont venus prêter main forte pour avoir des colonnes qui se sont mises en place face au feu et stabilisées.
Donc je remercie vraiment tous les collègues de la France entière qui sont là. On a croisé quelques-uns, mais même tous ceux qui sont présents. Et je voudrais évidemment remercier nos amis européens qui se sont mobilisés parce qu'on a mis en place il y a quelques années cet instrument de solidarité européenne. On l'a fait au début pour aider beaucoup de compétences, enfin de nos amis européens qui étaient très touchés et qui avaient des feux très durs. Et maintenant, vous voyez, on le sollicite. Ça nous est arrivé ces dernières années. Et ça fonctionne admirablement.
Et on a une douzaine, justement, d'équipements qui sont venus en soutien, d'aéronaides, qui sont venus nous apporter de l'aide. Et ça, merci beaucoup. C'est extrêmement important. Voilà, donc ces merci viennent vraiment du fond du cœur et j'exprime les merci de la nation toute entière en vous disant cela. Je sais que les derniers jours ont été très éprouvants. Ils ont été éprouvants à cause, évidemment, du drame qui est advenu. Je sais combien il a touché tout le monde, les premiers chefs et les familles. Et on est là et on sera là. Et il est éprouvant parce qu'il faut bien voir qu'on est confrontés à un feu totalement inédit.
On a la situation aujourd'hui qui est la plus dure qu'on n'ait jamais mesuré, la plus dure depuis la Deuxième Guerre mondiale. On a plus de 160 000 hectares qui ont été brûlés d'ores et déjà et la saison est loin d'être terminée. Et c'est beaucoup plus que ce qu'on avait enregistré ces dernières années de manière record. C'est dû à une très grande sécheresse qui s'est passée, évidemment, ces dernières semaines, qui a asséché beaucoup de nos massifs, qui a enlevé de l'humidité, qui a créé beaucoup plus de vulnérabilités. Et on le sait, ça a été le cas à Fontainebleau, c'est le cas aujourd'hui ici. On a aussi le Var, la Corse qui sont touchées, on a le Tarn qui est encore touché.
Je pense qu'il faut qu'on soit lucide. Les semaines à venir seront dures et on doit tenir. Et donc là, on va tenir dans les jours à venir. Et évidemment, la clé, c'est l'urgence. Donc résister. Et donc la clé, c'est tout ce qu'on va apporter encore en soutien auprès de l'ensemble des forces sous l'autorité de Mme la Préfète et auprès, évidemment, du ministre et du directeur général pour continuer de stabiliser ce feu comme vous êtes en train de le faire, de pouvoir vraiment ensuite le fixer et puis le battre définitivement. Mais ça prendra, on le sait, du temps. Et je crois que ce qui a été fait ces dernières heures dans les zones les plus sensibles a été clé.
Maintenant, il faut rester humble. On a des conditions météorologiques qui sont très dures. La température va remonter. Les vents sont là. Et on a ce phénomène très rare de pyrocumulonimbus, vous avez entendu parler, mais qui nous expose beaucoup à des sautes de ce feu. Et donc, je veux juste dire ici quel est l'état des choses. Les 24 dernières heures, ça s'est bien passé grâce à votre travail, grâce à ce qui a été fait, évidemment, par des moyens aériens, mais je dirais aussi, avant toute chose, par les colonnes qu'on a mises en place, c'est le travail de terrain. C'est le modèle à la française et il marche et c'est celui qui vraiment permet de stabiliser un feu.
Et c'est ce que vous avez dit. Et donc, c'est ça qu'il faut consolider dans les prochaines heures et les prochains jours, avec sans doute demain qui sera plus compliqué qu'aujourd'hui. Cette bataille, on va la gagner ensemble et on mettra tout ce qu'on peut. Et on adaptera les besoins et on continuera d'innover à vos côtés pour gagner cette bataille. Et ça, c'est la priorité des priorités. Et ce que vous avez formidablement fait et qu'on va continuer de faire, et je le dis parce que je sais que c'est parfois difficile à entendre, mais la priorité, c'est évidemment les vies. Et donc, quand il faut déplacer pour sauver des vies, on déplace.
Quand il faut sacrifier de la forêt ou parfois des biens matériels pour sauver des vies, on le fait. Mais grâce à vous, à date, pour autant qu'on le sache, on n'a pas, au-delà, malheureusement, de nos trois sapeurs-pompiers qui sont tombés depuis le début de la campagne, d'eux ici à un haut de Savoie, vous avez protégé toutes les vies. Et la mission, vous l'avez tenue. Et donc, c'est ça qu'on va continuer de faire. Gagner la bataille contre ce feu et on sait que ça va prendre du temps et puis continuer la bataille dans les autres territoires. En parallèle de ça, il y a évidemment tout ce qu'on va faire avec les populations qui ont été déplacées, plus de 200 000, c'est énorme.
Et donc, continuer à apporter le soutien. Je remercie encore une fois nos maires et tous les services, les collectivités territoriales et de l'État qui sont en soutien, leur apporter les soins, leur apporter évidemment la nourriture et permettre, dès que les conditions le permettront, de revenir chez eux. Et ça, ça se fera en bon ordre. Pour autant qu'on le peut. Et donc, on va apporter ce soutien. Là, il est nécessaire. Et le soutien psychologique pour accompagner et qu'il ne faut pas négliger et protéger.
Je veux ici dire aussi aux maires qu'on va évidemment les accompagner dans la durée parce que je sais aussi combien pour eux c'est très dur et ils ont à faire face à la peur d'abord, à des évacuations qui sont faites de nuit, à de l'impatience aujourd'hui, à de la colère qui va aussi arriver près de gens qui ont parfois tout perdu ou qui voudraient qu'on fasse ceci ou cela différemment. Mais il faut rester unis dans ce moment-là. Il faut rester unis, c'est la priorité. On a activé, en parallèle de ça, une cellule de suivi économique.
Et donc, sous l'autorité des ministres de l'économie et du commerce, on va accompagner l'ensemble, évidemment, des secteurs économiques qui sont touchés parce qu'ils ne peuvent pas travailler ou parce qu'ils ont perdu des biens. Et donc, de l'agriculture au commerce en passant par les industriels, tout ce travail est lancé. Il va être coordonné de manière quotidienne, échelon local, échelon national. On met en place les protocoles, y compris aussi pour l'impact touristique parce qu'on sait qu'il y a plusieurs communes qui sont touchées, qui avaient, évidemment, des acteurs touristiques qui attendaient des revenus. Ça arrive en pleine saison.
Et donc, on va accompagner, comme on l'avait fait à la tester ailleurs, il y a... Donc, ce dispositif est mis en place. Il va aussi être aménagé. Et puis, on a mis en place les cellules également pour activer les assurances, les mécanismes d'assurance pour que tout de suite, on ait les réponses les plus rapides. Et puis là, de manière spécifique, on a un peu plus de 200 maisons qui ont été brûlées. Et donc, on va tout de suite mettre en place aussi le système. Je le dis parce qu'on gère tout avec des échelles de temps un peu différentes. C'est normal. Mais je veux aussi vous donner des perspectives. On va continuer de mener cette bataille.
Mais on va d'ores et déjà lancer les travaux pour accompagner les familles, les communes, l'ensemble de ceux qui ont tout perdu, pour permettre des relogements et puis aussi pour leur redonner l'espoir et permettre de reconstruire derrière. Il y a un point de vigilance qu'on continue d'avoir aujourd'hui et qu'on aura demain. C'est également, pour les plus vulnérables et ailleurs, deux choses sur lesquelles je veux insister. La qualité de l'air. Alors évidemment, on subit la conséquence de ces feux et des vents. Et donc, on va continuer d'apporter la bonne réponse sous l'autorité de la préfète, des autorités sanitaires locales, des expertises avec tous nos soignants qui sont là.
Mais de protéger les plus vulnérables, d'apporter les équipements pour tous les plus vulnérables. Parce que c'est clé. Et l'autre, c'est le suivi psychologique. Parce qu'il y a beaucoup de gens très traumatisés. Et donc aujourd'hui et demain, on va vraiment s'assurer qu'on suit tout le monde. Et c'est très important. Et ce, dans la durée. Voilà, je ne veux pas être plus long. Mon dernier point, c'est qu'au-delà de ça, on aura à faire le retour d'expérience de tout ça. Mais on le fera en bon ordre et au bon moment. Je le dis parce que c'est normal. On vit dans un monde où tout se passe en même temps. Où il y a les réseaux sociaux, où tout le monde part en même temps. Je préfère être clair.
Tout le monde est déployé. On doit tous être derrière vous. On doit tous être derrière les combattants du feu, ceux qui protègent, les soignants, les bénévoles. Le temps viendra des retours d'expérience. Mais on ne fait pas le retour d'expérience en plein milieu de la bataille. On reste unis et on se bat pour gagner la bataille. Partout où elle est à mener. Et puis derrière, on aura à replanter, rebâtir. C'était très bien dit par la DFCI. Mais on devra, on le sait, replanter et rebâtir une forêt différente. Parce que cette forêt n'est pas la même.
Parce que les conditions structurelles de changement climatique dans lesquelles on va vivre, parce que si la pression de l'habitation et du tourisme s'est déployée ces dernières décennies, elle a changé. Donc ça, on sera là aussi, pendant la durée, à vos côtés. Voilà ce que je voulais vous dire. Plein soutien de la nation toute entière, mobilisation du gouvernement à vos côtés. On sera là et on va gagner tous ensemble cette bataille. Et on sera là aussi dans la durée.
Et donc les ministres et sous l'autorité du Premier ministre reviendront là dès que les conditions le permettront pour venir faire le suivi de tout ça et aider aussi à résister, à restabiliser et puis à reconstruire et apporter les réponses structurelles parce qu'on sait qu'il y en aura derrière et qu'il y aura un jour d'après. Il sera forcément différent. Et la nation sera aux côtés du territoire, des élus, de l'ensemble, des forces villes et des plus vulnérables. Mais merci du fond du cœur pour votre courage, votre mobilisation, votre abnégation et votre sens de l'engagement.
Je suis très fier de ce que vous faites et de ce que vous avez fait ces derniers jours et de tout cœur à vos côtés pour les heures et les jours à venir. Vive la République et vive la France.
Les mots du président de la République, le feu le plus dur depuis la Seconde Guerre mondiale. Les semaines à venir seront dures et on doit tenir alors qu'au même moment, vous le voyez ces images en direct de nos équipes à Saint-Jean-d'Illac, ces bénévoles, ces volontaires qui continuent de lutter contre les flammes, des reprises de feu parcellaires mais qui sont un véritable danger si elles devaient prendre de la vigueur. Vous le voyez, ce tractopel à l'arrière des bénévoles, des agriculteurs qui travaillent en coordination là aussi avec les pompiers mais dont l'action est indispensable.
Emmanuel Macron donc qui a vu les pompiers qui continuent de s'entretenir avec eux mais Ludovic Pingano aussi je sens une forme de pessimisme ou en tout cas de très grande prudence sur les jours à venir car les prévisions ne sont pas forcément très bonnes notamment concernant le vent et les températures. On en parlera avec notre spécialiste météo Anthony Ferry dans quelques instants.
Oui, il y en a. Il y a de grosses incertitudes, il y a des doutes, il y a énormément de prudence parce qu'un dispositif considérable a été mis en place autour de ce feu que ce soit des moyens terrestres, que ce soit des moyens aériens, des renforts qui ont été engagés supplémentaires, l'appui des forces armées, la mise en place de pare-feu avec des kilomètres et des kilomètres d'arbres qui ont été coupés, qui ont été évacués justement pour empêcher et limiter toute propagation du feu, toute extension du feu.
Mais pour autant, malgré tout ce qui a été réalisé, il y a cette prudence parce que jusqu'à aujourd'hui, tous les dispositifs qui ont été mis en place pour freiner, pour stopper cet incendie se sont avérés insuffisants. Je n'ai pas dit inefficaces, ils n'ont pas tous été inefficaces, mais régulièrement, le dispositif s'est fait doubler par cet ogre, par cet incendie monstrueux.
Et je sais aujourd'hui que tous les collègues qui sont en poste en Gironde, que ce soit au PC de site, au PC opérationnel qui se trouve sur le terrain, que ce soit à la préfecture, au centre opérationnel départemental, que ce soit au CODIS, au centre opérationnel départemental d'incendie et de secours, là où est le président de la République actuellement, tous travaillent, tous réfléchissent, mais tous doutent.
Doutent des heures à venir, des jours à venir aussi, quand la situation est essaissante et vous avez raison de le rappeler. Alexis Cuvillier, des mots aussi, il le dit Emmanuel Macron, je ne sous-estime pas la colère, une forme aussi de justification de ce principe de précaution à très grande échelle, avec des évacuations jamais vues, jusqu'à 220 000 en Gironde. Encore une fois, il comprend et il entend l'incertitude de tous ses habitants, mais au vu de la situation extrêmement imprévisible, les autorités ne pouvaient faire que cela.
Oui, c'est ça, on est sur deux lignes sur cette prise de parole. On comprend qu'il y a la volonté d'exprimer un soutien très fort aux élus, aux pompiers. À la toute fin, avant que le direct ne se coupe, vous avez peut-être vu cette image du président de la République qui s'exprimait avec un téléphone et nos collègues sur place nous disent qu'il adressait un message à tous les pompiers qui sont sur le terrain, ceux qui sont à distance, qui ont pu écouter le chef de l'État en leur disant qu'il était venu dire, ici, tout le soutien de toute la nation, tout le monde est uni derrière vous pour gagner ce combat. Ce combat, c'est la priorité, a dit le chef de l'État.
On ne fait pas le retour d'expérience au milieu de la bataille. Ça, c'est pour la partie plus politique du message que l'on recommandera probablement un peu plus tard. Il ne souhaite pas, le président de la République, polémiquer. En tout cas, il le dit, ce n'est pas le moment.
Et retour sur le terrain à Lenton, en Gironde. On était, il y a quelques instants, à Saint-Jean-d'Illac. Célia Vallée, on vous retrouve. Situation extrêmement précaire. Ça se passe aussi sous vos yeux avec des bénévoles, je crois, qui s'activent auprès des pompiers avec ces retours de feux parcellaire, mais qui peuvent être dramatiques.
Oui, exactement. On est en pleine zone de feu, là où les flammes ont traversé la végétation autour de nous. On est entre marche prime et blagon. Et autour de nous, effectivement, on ne voit que des bénévoles et des camions-citernes, des habitants, des volontaires qui viennent prêter main-forte aux pompiers. Il y a des dizaines et des dizaines de camions de pompiers un peu partout. On voit qu'ils se déplacent en colonne parce qu'on le sait, il y a des petites réactivations de part et d'autre. Certaines plus importantes, c'est celles qui sont en lisière, en bordure de forêt qui n'a pas brûlé.
D'autres moins importantes qui sont, elles, gérées par les habitants et par les volontaires à l'aide des camions-citernes. On a vu des barrages presque, des lances qui sont déployées sur plusieurs dizaines de mètres pour pouvoir assurer, justement, cette extinction et cette accalmie des petites fumeroles qui nous entourent. Et surtout, ce qu'on voudrait vous montrer, c'est le paysage qui nous entoure. Tous ces arbres noirs, ces paysages désolants, ces lunaires autour de nous, ce qu'on voit avec Margot Visa depuis plusieurs heures, qu'on sillonne désormais la Gironde et cette zone d'incendie. Et encore, juste à l'instant, vous le voyez, un camion avec une citerne qui va passer.
C'est vraiment le paysage qu'on voit ici. tous les habitants se sont mis en oeuvre. On a même vu des points avec des regroupements et ils savent là où ils doivent se regrouper pour ensuite être dispatchés sur différents points. Et vous le voyez à l'instant, encore une colonne de pompiers qui vient de passer sur cette route. On est entre Marche-Prime et Blagon, zone vraiment très précaire, comme vous le disiez, sur cet incendie.
Effectivement. Et à seulement quelques kilomètres de vous, Célia Vallée, merci beaucoup. On vous retrouve, Clémence Renard, à Saint-Jean-d'Illac. On le voit à vos côtés, donc, ces bénévoles, agriculteurs qui, eh bien, tentent de stabiliser des retours de flammes dans la forêt de Gironde. Oui, exactement. On est avec eux là depuis environ 30 minutes. Ces habitants qui sont mobilisés, certains depuis samedi soir, d'autres depuis hier. Vous les voyez, ils sont sortis avec leur propre matériel des bennes qu'on ne voit pas parce qu'elles sont garées un petit peu plus loin. Il y a 5000 litres d'eau là avec ces habitants. Et les lances que vous voyez là, ce sont les leurs. On est avec vous, Cyril.
Cyril, c'est vous qui avez la lance dans la main, vous êtes en train d'éteindre un feu qui était là il y a juste quelques minutes. Racontez-nous un petit peu comment vous travaillez avec les pompiers depuis hier.
On travaille en collaboration avec les pompiers parce qu'en fait, ils ne viennent pas tous du même département donc ils ne connaissent pas la région. On la connaît un peu mieux donc en fait, on vient les aider. On travaille tous dans le bâtiment. On a des copains qui travaillent dans le terrassement donc en fait, ils ont des camions, des engins agricoles et on a surtout des cuves donc on arrive à amener entre 3 et 6 millilitres d'eau à chaque fois pour venir les aider. C'est un peu galère pour accéder au chemin donc en fait, on fait plusieurs allers-retours. C'est beaucoup plus simple pour eux en fait. Oui, parce que vous,
vous avez un camion avec une remorque pour justement transporter toutes ces cuves. Vous avez 5 cuves de 1000 litres chacune. Là, on le voit, on est dans une zone compliquée. Alors, je ne sais pas, peut-être que vous l'entendez, on ne le voit plus mais il y a un bulldozer aussi qui vous a aidé qui aide aussi les pompiers à faire des itinéraires, à créer des chemins. C'est ça aussi qui est compliqué pour vous. Vous avez un groupe WhatsApp avec les pompiers, les habitants qui vous disent où aller.
C'est ça, en fait, il y a les pros qui ont créé un groupe WhatsApp avec les habitants du coin et qui nous annoncent les départs de feu et surtout les reprises parce que les pompiers, ils ne peuvent pas être partout. Donc, nous, on va amener de l'eau quand on peut. On a aussi une motopompe et une lance à incendie de 30 mètres et quand on a des départs de feu, des renouveaux de feu, en fait, on y repart dessus et on part les éteindre parce qu'en fait, il fait tellement sec qu'on a beau arroser, deux heures après, ça repart.
Il y a un bel élan de solidarité. Vous, vous me disiez, vous êtes plutôt serein. En tout cas, vous êtes sur le qui-vive depuis hier, vous arrêtez pas ?
Depuis samedi soir, nous, on a été évacués samedi soir dans des communes qui sont limitrophes où on est embêtés par la fumée mais là, on est obligé de venir les aider parce qu'en fait, ça prend trop d'ampleur. Demain et après-demain, ils annoncent des températures caniculaires. Ils annoncent des...
On va se reculer un petit peu parce que le bulldozer se rapproche de nous, justement. Cyril, vous me dis, sentez la fatigue des pompiers, leur stress aussi. Vous êtes dans quel état d'esprit, vous ?
Ils sont fatigués. Nous, en fait, on est content de les aider. On est content de les aider d'autant plus qu'il y a dix jours, il y a eu deux jeunes pompiers qui sont décédés dans un accident à Mérignac.
Vous connaissiez ?
Oui, qu'on connaissait particulièrement, donc ça nous...
Ça vous touche ?
Ça nous touche, oui.
Merci beaucoup de nous avoir répondu, Cyril. Voilà, vous voyez, les habitants qui travaillent main dans la main avec les pompiers, ils sillonnent tous les chemins de cette forêt de l'Anton, justement, pour essayer de retrouver des points chauds, des reprises de feu. Il y en a un petit peu partout. La situation est très compliquée. On discutait aussi tout à l'heure avec un pompier qui nous disait à quel point l'aide de ces habitants est précieuse aussi. Ces habitants, quand ils ne sont pas là à éteindre ces reprises de feu, eh bien, ils viennent chercher de l'eau pour remplir les camions des pompiers. Les pompiers qui nous disaient que ça leur fait gagner un temps très précieux.
Et donc, vous voyez, il y a pas mal d'habitants ici. Beaucoup de personnes qui sortent avec leur cuve, avec leur bulldozer juste derrière Julie Poncey. Voilà, ces habitants, tout simplement, qui essayent en tout cas d'aider les pompiers et de calmer un petit peu cette situation très, très compliquée dans cette forêt. Clémence Renard avec Julie Poncey. Effectivement, solidarité de ses habitants. Et on en profite également pour saluer le travail des reporters de BFM TV au plus près, au plus près pour vous faire vivre aussi l'évolution de la situation sur place. Jérôme Steff, bonsoir. Vous êtes le maire de Sestas en Gironde.
Votre département, on le rappelle, particulièrement touché par ces incendies. Les mots du chef de l'État tout à l'heure, le feu, l'un des feux le plus dur depuis la Seconde Guerre mondiale. Et les semaines à venir seront dures et on doit tenir. C'est aussi ce qui vous remonte du terrain, de ce que vous disent les autorités, parce qu'en effet, les conditions météo ne laissent pas présager forcément un retour à la normale bientôt ?
Oui, il y a encore 20 minutes, on était dans un 4x4 de la DFCI à livrer les pompiers et à faire le tour des zones de surveillance. Et au bout de quelques centaines de mails, on a encore été appelés en urgence pour une reprise de feu. Donc effectivement, même si aujourd'hui la zone est stabilisée, il y a encore beaucoup d'inquiétudes et beaucoup de vigilance à avoir. On a dû faire intervenir plusieurs fois les dâches derrière notre zone de front qui a été maîtrisée hier. Eh bien, à chaque fois, il y a eu des reprises de feu et donc, on va devoir rester sur le qui-vive et pas simplement quelques heures. On va devoir rester sur le qui-vive de longs jours, voire quelques semaines.
Jérôme Steph, on était il y a quelques instants avec le maire de Marcheprime que vous connaissez bien, j'imagine. il a fait le choix de ne pas se déplacer à Bordeaux pour aller voir le président de la République. Si je vous vois ici ce soir, j'en conclue que vous aussi, vous considérez que votre place est auprès de vos administrés au plus proche du terrain ?
Bien évidemment, j'avais le choix entre perdre deux heures à me rendre à Bordeaux ou aller faire le point avec notre coopérative Alliance Forêt-Bois, notre coopérative Sylvie Colle qui fait les travaux de protection de notre commune. Mais quand je dis notre commune, elle protège aussi l'ensemble en fait de notre territoire et ma priorité, elle est bien évidemment d'apporter mon soutien et de comprendre aussi le terrain. Parce que quand vous êtes sur le terrain et quand vous discutez et quand vous vivez par exemple une saute de feu en direct, eh bien forcément en tant qu'élu, ça change votre processus de réflexion et de décision aussi en conséquence.
Jérôme, Steph, difficile d'avoir un retour chiffré très précis, c'est normal au vu de la situation. On sait que plus de 180 maisons ont brûlé au porge. Est-ce que des habitations, est-ce que des bâtiments ont été touchés dans votre commune ?
Alors fort heureusement, fort heureusement, j'ai fait le tour justement ce matin, il n'y a aucun bâtiment qui a été touché, mais ça relève du miracle, ça relève du miracle puisque ça fait deux jours que les flammes lègent certaines habitations et franchement, si vous m'aviez posé la question il y a deux jours, pensez-vous que des maisons seront touchées ?
Je n'aurais certainement pas du tout fait la même réponse, mais aujourd'hui, on a gagné une phase du combat, nous n'avons gagné qu'une phase du combat, le plus dur reste encore à faire parce qu'on a beaucoup l'impression qu'on se dit que le feu est maîtrisé, que le combat est gagné, rappelons-nous que ce feu depuis le début nous surprend et repart de plus belle dès que nous baissons de vigilance.
Effectivement, avec une inquiétude quant au retour des températures aussi caniculaires dans les prochaines heures, votre village, votre ville a été évacuée, est-ce que vous avez, j'imagine, des retours d'expérience de vos administrés ? Est-ce que vous pensez que Sestas va pouvoir retrouver ses habitants prochainement ? Qu'est-ce qu'on vous dit sur le sujet ?
On me dit que, bien évidemment, on ne peut rien prévoir et moi, je ne suis pas optimiste sur la date de retour, c'est le message que j'ai envoyé à mes habitants pour leur demander d'être patient. Je sais que c'est compliqué, il y a des problématiques, par exemple, de prise de médicaments, il y a des problématiques de gens qui sont partis en abandonnant leurs animaux domestiques, donc avec notre police municipale, nous avons mis en place un processus pour aller nourrir leurs animaux.
Vous voyez, il y a à la fois l'inquiétude du devenir, en fait, de leurs habitations et puis les tracas du quotidien, les gens qui sont partis chez nous en pleine nuit sans emmener leurs affaires, sans emmener leurs animaux de compagnie, et donc vous comprenez que tout ça, c'est ce qui rajoute des strates à une angoisse qui est déjà naturellement à son extrême avec cette situation d'incendie hors norme.
Merci beaucoup Jérôme Steff. On salue le travail des pompiers, on salue aussi le travail des élus de terrain que vous êtes aussi auprès de vos habitants, des habitants inquiets forcément qui ont dû quitter leur domicile. Alexis Cuvillier, c'était aussi le sens du message du chef de l'État, mais de préparer sans doute aussi les esprits à des semaines encore très compliquées et très dures.
Les semaines à venir seront dures, on doit tenir. Ça, c'est la phrase qui va rester de cette expression du chef de l'État devant tout à l'heure les pompiers et un certain nombre d'élus, un message de remerciement, de soutien. C'est vrai qu'il y a cette période peut-être assez courte qui a permis d'avancer aujourd'hui, qui a permis aux pompiers d'avancer aujourd'hui, mais la suite reste extrêmement incertaine et le chef de l'État a tenu à le dire.
On reste unis en ce moment, dit le président de la République, dans une partie plus politique de son message où il a commenté les critiques qu'il entend parfois, la colère que l'on a entendue aussi de la part de plusieurs des personnes à qui on a tendu le micro ces derniers jours. Il a dit que cette colère, il ne la sous-estimait pas, mais il a estimé que le retour d'expérience n'était pas encore venu ce temps-là. Il devra se faire en bon ordre et au bon moment, mais pas au milieu de la bataille. C'est vrai que le président de la République aussi, en n'allant pas forcément sur le terrain, peut-être s'est parfois protégé d'un certain nombre de protestations, de colères.
On l'a vu dans certaines zones, dans certaines communes, je pense par exemple tout à l'heure à la Porge, il y a une colère et une incompréhension et des questions qui s'expriment chez beaucoup d'habitants sur notamment cette difficulté à avoir tiré toutes les leçons des méga-feux de 2022.
Une situation encore extrêmement précaire, on le sait, le chef de l'État l'a laissé entendre et on le sait, ce soir, des reprises de feu ont encore lieu en Gironde mais également dans les Landes, en toniféry avec des conditions météo particulièrement inquiétantes encore une fois. C'était le pompier, le patron du SDIS qui le disait notamment au chef de l'État et des températures qui vont augmenter, une canicule qui revient qui ne vont vraiment pas du tout faciliter le travail des pompiers.
Oui, des heures difficiles effectivement, Marie, sont à venir. Pourquoi ? Car là, nous sommes en quelque sorte dans une pause fraîcheur pour la région puisqu'on avait des températures inférieures à 30 degrés. Malheureusement, à partir de demain, avec un pic attendu mercredi, on atteindra des températures qui frôleront, voire dépasseront largement les 40 degrés sur ce secteur du feu. Le problème, c'est que ces températures vont être alliées à des vents puissants à partir de mercredi, 40 à 50 km par heure et vont s'ajouter malheureusement à ces températures élevées et bien la sécheresse évidemment des végétaux qui ne va faire que s'accroître.
Par conséquent, le combustible sera d'autant plus efficace pour le feu. Évidemment, Marie, vous l'avez compris, le pire n'est peut-être pas derrière nous.
Effectivement, la Gironde, les Landes, mais également le Var qui n'est pas épargné par ces incendies et ces reprises de feu au grès, notamment Ludovic, de vent, de vent parfois très violent et on l'apprend ce soir, un camion-citerne, feu de forêt, s'est renversé dans le Var, il opérait justement pour venir à bout de ses flammes, le SMUR est engagé et des sapeurs-pompiers donc blessés ce soir. Est-ce que vous avez des informations complémentaires ?
Je n'ai pas beaucoup plus d'infos à ce stade, c'était un engin qui était en bon état et effectivement un engin qui lutte contre le feu de forêt, ce feu dont on ne parle pas beaucoup mais qui mobilise encore près de 1000 sapeurs-pompiers, un feu également particulièrement difficile à tenir. Ce sont 4 sapeurs-pompiers dans un camion-citerne, feu de forêt, 4000, il semblerait que la piste se soit dérobée sous l'engin et donc l'engin s'est renversé avec les 4 sapeurs-pompiers à bord. Le bilan actuel est de 4 sapeurs-pompiers inconscient, un SMUR est engagé sur le lieu ainsi que bien sûr les collègues sapeurs-pompiers en ambulance et un dragon en hélicoptère seront également sur les lieux.
Retour sur le terrain, Clémence Renard, je suppose que vous m'entendez, on voit vos images, celles de Julie Ponset en direct de l'importance encore une fois des bénévoles, des agriculteurs, la opération débroussaillage pour faire ces lignes qui permettent de faire pare-feu pour éviter que les flammes ne se propagent et sautent d'une route à l'autre.
Travail indispensable, salué aussi par le chef de l'État, Clémence Renard, qui ne nous entend pas à connexion forcément au milieu de la forêt, un peu compliqué, un peu compliqué ce soir, Ludovic Pingano, là, sur ses images en direct, ses opérations, encore une fois, menées par des agriculteurs ou encore des bénévoles avec leurs propres engins, c'est indispensable quand on connaît la vitesse de propagation des flammes, créer finalement ces lignes, ces pare-feux, permet finalement une aide supplémentaire pour les soldats du feu.
Oui, complètement, Marie, c'est une course contre la montre puisque ces pare-feux peuvent être créés par les moyens de la sécurité civile et notamment les moyens de brigades militaires de sécurité civile, mais ce soir, c'est vraiment une course contre la montre puisque le commandant des opérations de secours craint une reprise importante du feu qui pourrait poser d'énormes difficultés et la stratégie qui est mise en place ce soir, c'est de réaliser d'énormes lignes pare-feux. Donc, il s'agit donc à la fois de couper et d'évacuer les arbres sur une très grande largeur de façon à ce que quand le feu arrivera sur ce pare-feu, eh bien, qu'il n'ait plus de combustible.
Aujourd'hui, ces feux hors normes nous donnent un premier renseignement qui va être nécessaire de capitaliser au-delà d'une certaine importance. Les moyens mobilisés ne sont plus suffisants et la seule façon de vaincre le feu, c'est ou de lui retirer son combustible ou de s'appuyer sur une évolution météo favorable.
Je vous coupe, Ludovic, parce que Clémence Renard nous entend à nouveau. Clémence, opération donc indispensable encore une fois, jusque tard dans la soirée, ces bénévoles opèrent pour aider les pompiers. Oui, tout à fait. Là, vous voyez, ce sont les bulldozers qui ont été déployés pour la première fois aujourd'hui. Les bulldozers que vous voyez sur ces images de Julie Poncet, ce sont des bulldozers qui servent normalement à faire du terrassement. Thomas, vous faites partie de ces bénévoles. Il y a quatre bulldozers sur le terrain. Vous êtes mobilisés depuis pas très longtemps. Vous venez d'arriver. Vous avez pris la relève de l'un de vos collègues qui a commencé ce matin.
Racontez-nous qu'est-ce que vous faites exactement avec ces bulldozers dans cette forêt ?
On fait des pare-feu, on abat les arbres pour éviter la reprise de feu.
Vous foncez directement dans les arbres. Le but, c'est d'en abattre la plus possible parce que ça représente un combustible, c'est ça ?
C'est ça, on les couche pour éviter que ça reprenne.
Racontez-nous un petit peu parce que vous, vous ne faites pas partie de ces communes évacuées mais vous avez quand même voulu venir aider avec votre société privée, c'est ça ? Vous avez été mandaté par votre patron pour venir aider là sur le terrain ?
C'est l'entreprise qui a mis le but à disposition pour faire des pare-feu pour essayer d'arrêter au plus vite cet incendie. On va essayer de faire ce qu'on peut pour éviter qu'il progresse.
Je disais, vous avez commencé votre journée il n'y a pas très longtemps. Est-ce que vous connaissez un petit peu votre programme ? Comment vous travaillez ? Est-ce que c'est les pompiers qui vous disent d'aller sur ce terrain-là ? On a vu, il y a quelques minutes, il y avait encore des départs de feu ici.
Oui, ça reprend un peu plus loin sur Saint-Jean-de-Lillac. Non, après, on rejoint une autre équipe qui est un peu plus loin et une fois qu'on a fini de se rejoindre, apparemment, la tâche est finie, est arrêtée.
En tout cas, vous êtes mobilisable jusqu'à Tars-Sort. Vous avez aussi beaucoup d'habitants qui viennent aider avec leur lance directement. Vous les avez vus ? Vous avez vu cet élan de solidarité ?
Les fumeroles, pour reprendre les fumeroles pour éviter que ça reprenne. Ils font les tâches que ne peuvent pas être les pompiers derrière.
Quel est l'état d'esprit, justement ? On parle beaucoup de cet élan de solidarité, beaucoup de personnes qui sont inquiètes qui viennent aider directement sur le terrain.
C'est les routes des plages, donc on va essayer de les conserver. Voir un paysage cramé comme ça, ça fait bizarre.
Comment vous vivez, vous, cette situation, vous qui habitez pas loin ?
C'est triste. De voir ça comme ça, brûlé, ça n'a plus le même charme.
C'est votre façon à vous de mettre la bataille difficile ?
Oui, c'est ça. C'est notre terror, c'est notre département.
Merci beaucoup Thomas. Voilà, vous voyez toujours cet élan de solidarité, toutes ces personnes qui viennent aider les pompiers. parce que c'est des zones, vous les voyez,
qui sont très difficiles d'accès. Il y a encore quelques minutes,
je le disais, il y avait des reprises de feu, il y a des reprises de feu un petit peu partout. Les pompiers, eux, sont très nombreux, mais ne peuvent pas non plus être partout. Et donc, voilà, cette aide, tous ces habitants, ces sociétés privées aussi qui viennent pour faire du débroussaillage, pour éteindre les points chauds quand ils en voient. Ce que nous disaient les pompiers tout à l'heure, c'est que c'est une aide précieuse pour eux. Effectivement, aide très précieuse.
Clémence Renard avec Julie Poncet, témoignage important aussi pour expliquer ce que font ces bénévoles, mais également ces responsables tout simplement d'entreprises de BTP pour venir en appui aussi de ce que font jour et nuit les pompiers en Gironde. avec des conséquences évidemment importantes sur la santé et l'air que nous respirons, des fumées particulièrement nocives qu'ils se sont fait sentir jusque dans la métropole bordelaise et même bien au-delà.
Regardez cette image, elle a été captée hier soir, cette chape de plomb, on peut appeler ça comme cela, au-dessus de la ville de Bordeaux, ce nuage de fumée qui a des conséquences forcément sur la santé de tous, mais notamment des plus vulnérables, un air acre, parfois irrespirable. Les autorités ont mis à disposition près de 2,5 millions de masques FFP2. L'occasion pour moi de vous retrouver Sébastien Laffut, merci beaucoup de nous accorder ces quelques instants sur BFM TV. Vous êtes pharmacien à Cadillac-sur-Garonne, en Gironde précisément, président du groupe Unifarm 33. Ces masques FFP2, comment se passe leur distribution ? Est-ce que de votre point de vue, ce chiffre est suffisant ?
De mon point de vue, oui. En sachant que nous avions la douloureuse expérience des feux de 2022, du coup, les pharmaciens de Gironde se sont approvisionnés déjà dès la semaine dernière en masques FFP2. On a pu commencer la délivrance des masques dès ce week-end. Les pharmacies de garde du week-end ont été approvisionnées en priorité. Et aujourd'hui, à l'heure où on se parle, je pense que l'ensemble des pharmacies de la Gironde et des Landes ont reçu des stocks d'État et on pourra délivrer les masques aux patients.
Avec Sébastien Laffut, un besoin, une priorité, même prioriser les personnes les plus vulnérables. On pense évidemment aux asthmatiques, aux femmes enceintes et aux personnes malades.
Effectivement. Et surtout, je voudrais dire aux personnes évacuées que même s'ils n'ont plus de papiers administratifs, ils peuvent se rendre en pharmacie pour continuer leur traitement, qu'ils ne soient pas en rupture de traitement. Les pharmaciens sont OK pour continuer à leur délivrer les boîtes, évidemment.
Oui, effectivement. Une question peut-être un peu plus technique à ceux qui nous regardent ce soir. Le masque FFP2 fait évidemment penser à l'épidémie de Covid. Dans son utilisation, est-ce qu'on peut l'utiliser plus longtemps pour ces fumées gênantes ?
Le conseil finalement, c'est de rester chez soi le plus possible et d'éviter de sortir quand il y a les grosses fumées et d'utiliser ce masque à l'extérieur. Surtout, ne pas ventiler les maisons quand vous êtes en fumée. Et bien prendre le masque FFP2 pour sortir, pour faire une activité, aller aux courses, etc. Mais le bon sens va de soi.
On a vu cette image particulièrement impressionnante de ce nuage, de cette chape de fumée autour de Bordeaux. Vous, à Cadillac-sur-Garonne, vous ressentez aussi et vous ressentez ces fumées ?
Évidemment. Évidemment, on les a ressenties tout le week-end. Alors aujourd'hui, comme vous l'avez dit, c'est une petite accalmie mais peut-être que le pire est devant nous. Mais nous, étant très proches de l'Andiras, on a l'expérience et on sait très bien que ça peut repartir. Et nous étions vraiment, nous sommes vraiment dans le couloir de vent qui nous porte les fumées.
Effectivement. Et votre rôle est indispensable. Juste, là encore, une question pratique parce que c'est important de le redire. Dans vos officines, dans vos pharmacies, la délivrance de ces masques est gratuite ?
Oui. Oui. Tout est opérationnel comme à l'instar du Covid. On est entièrement opérationnel à l'heure où on se parle.
Effectivement. Avec, si vous avez besoin de masques supplémentaires, j'imagine un dispositif qui permettra d'en réquisitionner dans d'autres régions de France qui n'ont pas besoin directement de ces masques immédiatement. de ces masques supplémentaires.
Oui. Les pharmaciens nantais nous ont déjà octroyé leur stock. Mais je suppose que l'État va continuer de nous en délivrer si le besoin est nécessaire. Donc, nous avons au moins le stock nécessaire pour délivrer aux patients vulnérables dans les prochaines heures, les prochains jours puisque c'est ce qui compte.
Sébastien Laffut, pharmacien à Cadillac. Merci beaucoup pour ces quelques instants consacrés sur BFM TV de l'utilité si vous avez des problèmes respiratoires, si vous êtes enceinte, d'utiliser ces masques parce qu'en effet, les particules fines qui actuellement sont dans l'air, notamment au-dessus de Bordeaux, de la Gironde, plus généralement, peuvent avoir un impact très nocif sur votre santé. Donc, n'hésitez pas à aller en pharmacie réclamer ces masques FFP2. Si vous nous rejoignez, il est quasiment 20h sur BFM TV suite de notre édition spéciale consagrée à ces méga-feux en Gironde, dans les Landes mais également dans le Var.
On apprend d'ailleurs ce soir que des pompiers ont été blessés suite à un incident de leur camion. Regardez, tous nos envoyés spéciaux sont mobilisés sur le terrain pour vous faire vivre au plus près le travail des soldats du feu, des bénévoles également mais également des personnes évacuées à Bordeaux notamment où le parc des expositions s'est transformé en refuge géant. On a suivi également le déplacement du président de la République Emmanuel Macron qui pourrait dans les prochains instants s'exprimer à nouveau à Alexis Cuvillier. Ça fait partie des possibilités. Un chef de l'État, on l'a entendu en direct sur notre antenne, qui s'est montré très prudent sur les heures à venir.
Il a qualifié ce feu du plus dur depuis la Seconde Guerre mondiale et qui dit que les jours les jours à venir vont être compliqués.
Les semaines à venir seront dures, on doit tenir. C'est le message qu'a passé le président de la République. C'était tout à l'heure, vous l'avez suivi en direct sur notre antenne. Il a été briefé, le président de la République, pendant une vingtaine de minutes sur l'évolution de la situation. Carte à l'appui avec le patron des pompiers, le SDIS de Gironde, avec la préfète, bien sûr, qui a suivi le déroulement de toutes les opérations. C'est vrai qu'il y a cette période de maîtrise, d'accalmie très relative de la situation, mais néanmoins toujours des inquiétudes qui s'expriment sur la suite.
La préfète l'a alertée, bien sûr, sur l'évolution de la situation météorologique qui pouvait ne pas être très favorable pour la suite. Et donc, c'est là-dessus que le président de la République a pu se baser avant de tenir un propos où il a salué ou il a remercié les pompiers, les élus pour leur mobilisation des derniers jours.
Oui, des jours à venir compliqués et on l'apprend aussi ce soir, des reprises de feu qui ont lieu un peu partout dans le département. Clémence Renard, on vous retrouve auprès, vous les suivez depuis plusieurs heures maintenant, ces volontaires qui donnent tout pour aider les pompiers et notamment faire ces opérations de débroussaillage pour éviter que le feu ne se propage. Tout à fait, on est justement avec vous Thérèse sur le pont depuis déjà plusieurs jours. Hier, vous me disiez que vous êtes resté jusqu'à 3h du matin.
J'étais au lit à 3h. J'étais au lit à 3h et ce matin à 8h debout pour préparer le convoi, les pompes. On était plusieurs ce matin.
Racontez-nous, comment vous aidez les pompiers ? On voit justement ces cuves de mille litres chacune, vous en avez 5. Comment vous travaillez avec les pompiers ?
En fait, il y a des points où on attrape des informations. On a aussi un groupe WhatsApp qui fait qu'on a des informations où ils ont besoin soit de ravitailler en eau les camions de pompiers ou alors il y a des petits départs de feu qu'on doit contenir comme on a fait tout à l'heure avec vous. Après, on essaie de faire ce qu'on peut avec les moyens du bord. Les pompiers, ils sont un peu dépassés et on amène nos petites contributions. C'est important.
Parce que c'est des pompiers qui viennent de toute la France. Ce qu'expliquait tout à l'heure votre ami Cyril, c'est qu'ils ne connaissent pas forcément la zone contrairement à vous. Vous pouvez les aider aussi pour ça ?
On essaie. Nous, c'est une forêt qu'on connaît bien parce qu'on est tous un peu chasseurs ou pêcheurs alors on aide comme on peut. Mais c'est vrai que c'est une forêt qu'on connaît. On arrive, on sait où ça peut partir comme on a vu tout à l'heure. Vous voyez, en naviguant et en marchant, en roulant, on voit qu'il y a un petit feu, on s'arrête, on arrête. On a aussi beaucoup d'informations des pompiers et aussi on les aide parce qu'il y a tout à l'heure on était avec des gars de l'Hérault à côté de Montpellier et ils étaient avec nous. On les a guidés dans des pistes pour les amener à des endroits où on voyait des feux mais ils ne savaient pas comment y aller.
Et nous, on connaît le système des pare-feux donc on fait ce qu'on peut.
Avec vos propres moyens, vous avez des cul qui sont prêtés par un ami son entreprise. Les lances sont à vous aussi ?
Là, on est tous artisans. Julien Lac est devant, on est tous patrons, on fait un artisan et on prend sur notre temps à nous pour se mettre au service des pompiers et de l'État et de la France.
Parce que vous êtes dans des communes qui ont été évacuées donc vous ne travaillez pas ?
Exactement. Alors oui, nous on pourrait le choix de travailler mais on a fait le choix d'arrêter surtout le travail pour venir aider, pour aimer notre forêt qui a déjà pas mal chargé en 2022 et on en a un peu marre de l'incendie. Ça y est.
Il y a les conditions météorologiques de demain et d'après-demain qui inquiètent. C'est quoi votre état d'esprit ? Vous vous êtes là coûte que coûte pour venir arrêter cet incendie. Qu'est-ce que ça vous fait justement de voir ces communes ravagées par les flammes, cette forêt ?
Ça fait mal au cœur. Déjà, moi qui suis du Sud-Bassin, on a déjà eu toute la forêt au bord de l'Opila qui a vraiment chargé en 2022. Cette année, c'était Biscarrosse et Sanguinée où on a tout plein d'amis aussi qui sont concernés par ça. Là maintenant, c'est ici, c'est au nord de notre commune sur Marche-Prime-Langon, enfin Blagon. On est dépité, franchement on est dépité. Ce qui est un peu désolant, c'est le manque de moyens des pompiers. On voit que nous, à notre écheur, on les aide comme on peut avec notre matériel mais on voit très bien qu'on leur rend service. D'ailleurs, ils nous disent merci. C'est des tchèques, des sourires, on partage une bouteille d'eau avec eux.
On voit qu'on aide comme on peut mais franchement, ça manque de moyens. C'est un peu désolant. C'est un peu désolant.
Quand vous n'êtes pas là justement à éteindre ces points chauds, il y a encore quelques minutes il y avait des flammes. Vous venez aussi pour leur apporter de l'eau avec ces cuves ? Oui,
cet après-midi, on a surtout fait ça parce qu'il y avait des gros départs. En fait, avec nos cuves, on allait près d'eux qui revenaient avec leurs camions vides, on les remplissait. Nous, on allait sur des gros points d'eau se remplir nos petites cuves. On accédait dans la forêt avec nos petits engins pour remplir les pompiers. C'est comme ça, c'est bien. On va faire au mieux.
Merci beaucoup Thierry. Voilà cet élan de solidarité. Oui, c'est compliqué aussi pour les bénévoles. Comme vous le voyez, ce sont des zones très difficiles d'accès aussi pour les pompiers. Vous avez vu sur ces images de Julie Poncet ces bulldozers qui sont passés par là. Vous voyez l'état de cette forêt avec ces arbres qui ont été abattus justement pour créer un pare-feu pour éviter des reprises de flammes. Effectivement, Clémence Renard avec Julie Poncet.
Des témoignages et des situations fortes aussi qui témoignent de la difficulté pour tous sur le terrain pour combattre ces flammes qui sont loin de s'arrêter quand on entend notamment le chef de l'État qui le dit les heures, les jours, les semaines seront compliquées alors qu'on apprend aussi et conséquences en cascade qu'aucun TGV ne circulera demain mardi au sud de Bordeaux sauf pour Toulouse. C'est aussi une des conséquences ludoviques de ces incendies et de ces méga-feux qui ont des conséquences en chaîne. On sait qu'une partie de l'autoroute à 63 continue d'être fermée et là aussi parce qu'on craint peut-être des sautes de feu et bien aucun TGV ne circulera demain.
On est clairement sur des décisions qui font suite à un gros travail d'anticipation et qui font suite aussi à cette très grande prudence qu'on a pu relever lors de la présentation de la situation et de ces évolutions possibles du contrôleur général directeur du service donc Marc Vermelonne directeur du service départemental d'incendie et de secours de Gironde au président de la République. La situation n'est pas stabilisée.
Elle a un peu rassuré les sapeurs-pompiers dans l'après-midi mais le travail d'anticipation qu'ils réalisent leur permet de savoir que les vents, l'augmentation des températures sont des éléments très défavorables, que tout ce qui est mis en place actuellement se fait, pardonnez-moi l'expression Marie, à l'arrache pour tenter justement de gagner cette course contre la montre et de gagner surtout la bataille contre ce monstre qu'est cet incendie de Somos. Maintenant, je crois qu'il faut aussi qu'on croise les doigts.
Parfois, il faut avoir un petit peu de chance mais je leur souhaite vraiment de réussir parce que d'après les informations que j'ai pu avoir, s'ils se loupent entre guillemets sur ce coup-là, la situation va être dramatique et pour répondre précisément à votre question, c'est effectivement ce scénario qui fait qu'il y a d'ores et déjà des mesures de prise pour limiter toute complication la circulation des TGV en fait partie.
Oui, effectivement, avec un enjeu, un enjeu aussi, protéger la ville de Bordeaux. Maéva Lamy, vous nous avez rejoint. L'enjeu des pompiers, c'est évidemment d'empêcher le feu d'arriver sur la métropole bordelaise et on le voit en carte à quel point ce feu a progressé rapidement, c'est saisissant. Oui, tout à fait, Marie, on va regarder quelques cartes, notamment une vidéo accélérée depuis mercredi dernier, le jour de départ de cet incendie et on voit clairement avec ces points-là l'ampleur que prend peu à peu, jour après jour, ce feu et la manière dont il se rapproche progressivement vers la ville de Bordeaux, sa propagation jour après jour.
actuellement, au moment où on se parle, il y a plusieurs têtes de feu qui sont toujours actives et on le voit ici, la plus proche de Bordeaux se situe du côté de la ville de Marcheprime. Pour être précis, pour donner des chiffres à vol d'oiseau, l'incendie se trouve actuellement à environ une quinzaine de kilomètres du centre-ville de Bordeaux et si on prend l'ensemble de l'agglomération, par exemple, la ville de Pessac, Pessac, c'est 68 000 habitants, et bien cette fois-ci, le feu n'est situé qu'à seulement 8 kilomètres. Et des fumées aussi, on en parlait, Maéva, avec ce pharmacien de Gironde, des fumées qui se rapprochent et qui sont particulièrement nocives.
Oui, tout à fait, des fumées qui se propagent aussi sur l'ensemble de l'agglomération. Là aussi, on regarde ça en carte, on voit cette trace blanche, c'est en fait un nuage de fumée, c'est ce nuage qui s'étend sur l'ensemble de la Nouvelle-Aquitaine, sur l'Occitanie également. Pour vous donner des chiffres, on voit largement les seuils autorisés. On est à plus de 125 microgrammes par mètre cube. Le seuil d'alerte, on le voit ici, il est de 80 microgrammes par mètre cube. Ces particules fines, elles pénètrent donc dans les voies respiratoires et puis elles peuvent provoquer, on l'a vu effectivement, des irritations, notamment pour les publics vulnérables. Tout le sud-ouest est donc touché.
Au total, 10 départements sont en alerte rouge pollution aujourd'hui. Merci beaucoup Maéva. Et on le rappelle, ce pharmacien nous le disait de Gironde, ces masques FFP2, près de 2 millions et demi, sont à disposition de la population si vous êtes en situation vulnérable. Elles sont accessibles, ces masques, de manière gratuite. Donc n'hésitez pas à vous rendre en pharmacie.
Anthony Ferry, spécialiste météo BFM TV, encore une fois, voyons avec vous les perspectives des jours à venir, du vent, du vent qui ne facilite pas, encore une fois, de fait, le travail des sapeurs-pompiers et des températures aussi caniculaires, retour de très fortes températures, là encore une fois, qui va faire que l'humidité peut-être engrangée ces dernières heures de pluie fine tombée, eh bien, douche un peu l'optimisme peut-être de ceux qui voyaient en cette pluie un apport positif.
Oui, on pensait effectivement que la situation s'était largement améliorée, c'était d'ailleurs le cas, elle s'est améliorée aujourd'hui. Malheureusement, elle va s'aggraver dans les prochaines heures. Alors d'abord, à partir de demain, car les températures vont commencer leur hausse, on sera aux environs de 30-33 degrés sur cette région, sur ce secteur. Mais la plus forte inquiétude, c'est pour mercredi. Pourquoi ? Car nous aurons une conjonction entre le paroxysme de cette nouvelle canicule, la quatrième déjà, où on atteindra, donc à l'échelle nationale, localement, les 40 degrés. Et ces 40 degrés, justement, seront atteints sur ce secteur de la Gironde.
Associé à cela, à ces très fortes températures, le retour de puissantes rafales de vent, 40 à 50 km par heure sur ce secteur, mais pas uniquement sur ce secteur, ce qui laisse craindre, malheureusement, en plus de cette sécheresse qui va s'aggraver, le retour de nouveaux départs de feu multiples sur l'ensemble du territoire. Comment, si cela se produit, les pompiers de Gironde seront-ils impactés, puisque, évidemment, les moyens aériens devront à nouveau être dispatchés sur d'autres départs de feu ?
Ces méga-feux en Gironde, une catastrophe, évidemment, écologique, sociale aussi, mais aussi un coup de tonnerre économique, ce sont les mots dans la matinée du ministre de l'Économie. Bonsoir, Cécile Despont, vous êtes présidente des entrepreneurs Gironde. Bonsoir. Plus de 13 000 entreprises, 13 000, ont été évacuées dans le seul département de la Gironde et ne peuvent pas, évidemment, mener leur activité normalement du fait de ces violents incendies. Quand vous entendez les mots du chef de l'État, pas forcément rassurants, ceux aussi du SDIS, le patron des pompiers du département, vous vous dites quoi ?
Que les jours vont être compliqués et que retourner dans vos entreprises ne pourra pas se faire rapidement ?
Alors, on se dit surtout que comme la semaine dernière, on prend les informations au fur et à mesure, on se dit qu'on doit continuer à soutenir les forces des pompiers, des militaires, de tous ceux qui sont en train d'essayer d'oeuvrer à faire en sorte que ce feu, certes, il est stabilisé aujourd'hui, mais soit fixé afin que l'on puisse commencer à pouvoir amener une aide concrète auprès des entreprises pour redémarrer et faire à la fois un état des lieux et reconstruire. Cécile Desconds, nous sommes dans une situation totalement inédite.
Le président de la République disait tout à l'heure, j'entends aussi la colère de certains. Est-ce que ces chefs d'entreprise de petites, moyennes entreprises, des remontées que vous avez, certains comprennent tous ces mesures de précaution qui ont été prises ?
On ne peut pas ne pas la comprendre. On a tous des salariés, on a des salariés qui sont impactés, on a des familles qui sont impactées, on a tous ceux qui sont, je dirais, la Gironde reste le premier territoire national en termes de superficie. Donc on a forcément des membres de famille, des amis qui ont été impactés soit directement, soit indirectement. Donc on le comprend, bien sûr, qu'on est en colère parce qu'on voit un périmètre environnemental partir en fumée et que, soyons chauvins de minutes, on a une région qui est magnifique et un département formidable.
Au-delà de la colère, aujourd'hui, on a surtout beaucoup d'anxiété, d'anxiété parce que nous sommes à une nouvelle crise sur le département qui cette fois-ci a eu des dégâts matériels. On a quand même 220 habitations qui sont aujourd'hui à terre. Les entreprises, pour l'instant, qui étaient dans les foyers, on ne sait pas, elles n'ont pas accès. Et la capacité d'évacuation, on n'a pas assez de recul. Si ça n'avait pas été fait, qu'il y avait eu un drame humain, ça aurait été aussi contre-productif. Donc, on ne se pose pas cette question comme ça.
Juste pour terminer, Cécile Desmond, quelle est l'urgence des entrepreneurs, des chefs d'entreprise que vous avez, j'imagine, régulièrement au téléphone ? J'entends qu'ils comprennent et qu'ils se font compréhensifs, mais ils ont besoin, j'imagine aussi, de perspectives ?
De perspectives, de mesures. C'est ce qu'on a commencé à mettre en place puisqu'on a un dialogue permanent avec les pouvoirs publics. Les cellules ministérielles aujourd'hui écoutent nos remontées. On a mis une cellule de crise en place au niveau des entrepreneurs. On attend effectivement des décisions à la hauteur de la gravité de la situation qui est complètement inédite.
Effectivement, et votre message est passé ce soir. Merci beaucoup de nous avoir accordé ces quelques minutes sur BFM TV. Une situation, on le disait, extrêmement précaire. 20h15 sur BFM TV si vous nous rejoignez. On nous signale encore une fois ce soir des reprises de feu sporadiques un peu partout sur le département. Et vous le voyez, ces images en direct de bénévoles aussi qui viennent aider les pompiers. On pense aussi fort ce soir à la situation des évacués qui subissent cette situation et qui pour la plupart d'entre eux se trouvent au parc des expositions de Bordeaux où vous retrouve Nicolas Dumas avec une solidarité à l'œuvre. Et on se pose cette question avec vous ce soir.
Comment arrive-t-on à mobiliser et à faire que ces milliers de personnes soient nourries dans de bonnes conditions ?
Tout simplement à l'aide de dons notamment. Comme ici, il y a deux semi-remords qui sont arrivés. Je suis avec Camille Sassi. Vous êtes adhérente Intermarché et vous avez votre magasin à Sestas qui est dans la zone qui a été évacuée. Quels produits vous avez fournis aujourd'hui ?
On a été contactés ce week-end par Bordeaux-Métropole pour fournir notamment des plats cuisinés pour les personnes évacuées qui sont ici au parc des expositions. Également des produits d'hygiène, des produits bébés, des produits pour les personnes âgées, des gels douche, du papier toilette, l'essentiel pour pouvoir les accueillir décemment.
Quand on est en commerce et qui est fermé comme le vôtre, on se dit qu'il faut passer par cette solidarité aussi pour venir en aide aux habitants de votre région ?
Oui, bien sûr. C'est un choc pour tout le monde ces incendies. C'est vrai que tout est allé très vite. En quelques jours, là, notre magasin est fermé mais ce n'est pas possible pour nous de rester les bras croisés. Donc, on a fait appel. Ce n'est pas que le magasin de Sestas. On a fait appel à toute la solidarité d'intermarché sur la région sud-ouest et ces palettes ont été livrées directement de nos bases logistiques par nos chauffeurs avec une grande réactivité. Donc, je remercie tous mes collègues.
Merci beaucoup Camille pour ce témoignage et pour ces aides justement auprès des sinistrés qui sont très présents ici. Près d'un millier de personnes qui sont évacuées dans le parc des expositions ce soir. A noter aussi qu'en ce moment, en fait, ils sont en train de se restaurer puisqu'ils ont jusqu'à 21h environ pour pouvoir récupérer un petit repas pour avoir du réconfort.
Du réconfort. Nicolas Dumas, peut-être rapidement quand on voit ces cartons autour de vous, c'est quand même la prédiction que cela va sans doute durer encore un peu.
L'essentiel, c'est de faire du stock au cas où parce qu'en fait, le parc des expositions il accueille environ un millier de personnes en ce moment mais il est dimensionné pour pouvoir accueillir jusqu'à 10 000 personnes si cela était nécessaire et c'est pour ça qu'il y a de nombreux bénévoles. Peut-être, on va vous les montrer avec Sébastien, ces nombreux bénévoles qui sont présents juste à côté où ils trient tous ces dons qui sont amenés ici notamment des dons pour les enfants mais aussi pour les adultes et tout ce qu'il y a pour de l'alimentaire ici c'est très important ces dons.
Effectivement, des dons capitaux aussi Nicolas Dubas Sébastien Savoie en direct du parc des expositions de Bordeaux Place au terrain encore une fois retrouvons Célia Vallée notre reporter Bonsoir Célia vous êtes à Lenton où là vous êtes à côté d'un pompier les corps, les esprits sont fatigués mais ces pompiers tiennent je crois parce que encore une fois le retour des flammes est au rendez-vous ce soir.
Le retour des flammes il était juste derrière Marie, on va vous montrer il était derrière cette forêt et les pompiers que vous voyez à l'instant notamment la marine nationale de Cherbourg viennent de finir leur opération de noyage il y avait les flammes qui avaient repris derrière cette forêt commandante Gaëlle merci d'être avec nous donc les flammes menaçaient de se propager jusqu'à la maison c'est ça, expliquez-nous
Oui tout à fait donc on avait des reprises de feu dans la forêt que vous voyez derrière moi donc on est ici depuis début d'après-midi donc on a fait du traitement de départ de feu du traitement de visière pour ensuite noyer l'ensemble de la forêt derrière pour éviter que ça se propage avec le vent le vent qui est notamment tournant et difficile à interpréter donc on a fait un gros travail jusqu'à présent donc là notre chantier est terminé donc on va ensuite pouvoir aller faire le plein des engins régénérer le personnel manger et puis ensuite avoir quelques heures de repos pour enchaîner potentiellement cette nuit ou demain matin Comment vont vos équipes là qu'on voit
parce qu'à l'instant nous on vient de s'arrêter en voiture parce qu'on a vu un gros groupe il y a des bénévoles il y a des pompiers ils se sont arrêtés là parce qu'il y a aussi du ravitaillement pour eux ils peuvent manger et boire comment vont-ils ?
Ils vont très bien ils sont motivés ils sont en pleine forme on est là depuis plusieurs jours on a une un deuxième équipe qui est venue nous renforcer tout à l'heure donc ils viennent de Brest et Lilong donc qui viennent d'arriver et qui vont pouvoir ensuite nous renforcer donc là on est les marins pompiers des ports donc on est de Cherbourg Toulon Lilong et Brest donc on est là pour défendre contre l'incendie ici en Gironde
et c'est pour ça d'ailleurs qu'on voit les drapeaux bretons tout à l'heure peut-être que Margot peut nous les montrer on les aperçoit sur les camions de pompiers parlez-nous du travail que vous faites aussi en coordination avec les bénévoles avec les agriculteurs ils sont nombreux là encore autour de vous
oui tout à fait donc ils nous aident beaucoup dans nos actions puisqu'ils viennent avec des cuves des citernes d'eau pour nous ravitailler directement sur les lieux de l'intervention donc ça nous permet d'éviter de faire des norias pour l'eau et justement gagner du temps pour continuer à noyer et à traiter les lisières et ça nous aide vraiment beaucoup merci
vous allez vous reposer mais d'après le travail que vous avez fourni aujourd'hui comment vous imaginez la nuit est-ce que vous avez une idée de comment va se passer la nuit pour vos collègues
alors j'espère calme j'espère très calme pour tout le monde malheureusement on ne sait pas comment le feu va pouvoir évoluer les vents notamment donc on reste sur le qui-vive et on s'apprête enfin on se prépare en tout cas à pouvoir intervenir à tout moment et revenir si besoin
merci beaucoup beau repos à vous vous l'avez mérité je crois voilà donc les pompiers qui sont sur le pont qui l'ont été toute la journée qui le seront encore toute la nuit face aux nombreuses réactivations de feu qui sont possibles désormais
des pompiers bretons en aide des pompiers de Gironde ce sont des pompiers de toute la France qui ont rejoint le département pour venir en aide on parle aussi des colonnes de pompiers parisiens Ludovic tout le monde en rend fort pour aider parce que la situation reste encore ce soir on ne peut plus précaire restez avec nous sur BFM TV suite de notre édition spéciale dans quelques instants on se rendra dans quelques minutes notamment dans le Var où un camion citerne de feu de forêt s'est renversé avec quatre pompiers blessés ce soir on verra quel est leur état et la situation sur place le feu reprend également dans le Var près de la ville de Pont-Évès à tout de suite sur BFM quasiment 20h30 sur BFM TV si vous nous rejoignez suite de notre édition spéciale et on part tout de suite dans le Var vous retrouvez Benoît Ruiz bonsoir le préfet le disait des reprises de feu ont eu lieu et les reprises se sont également intensifiées on apprend également ce soir que des blessés sont à compter parmi les pompiers suite notamment à un camion citerne de feu de forêt qui s'est renversé dans la région
exactement ça s'est passé au-dessus du village de Corence où une reprise de feu a eu lieu en milieu d'après-midi et un camion citerne qui roulait sur une petite route et bien la route a cédé sous le poids du camion citerne et donc ce camion citerne a basculé dans le vide quelques mètres qui ont suffi à blesser légèrement 4 sapeurs-pompiers alors l'hélicoptère de la sécurité civile avait été mobilisé pour l'occasion mais le préfet nous a confirmé il y a quelques minutes que ces pompiers avaient été transférés via une ambulance par route et non par les airs en tout cas ils ont été légèrement blessés ces 4 sapeurs-pompiers à bord de ce camion citerne donc qui s'est renversé c'est vrai qu'il y a plus de 1000 pompiers qui sont en train de lutter contre ce feu qui ne cesse de se réactiver bientôt ça fera une semaine qu'ils ravagent les contours du gros baissillon dans les communes de Pontevesse Barjol ou Cotignac et donc ces reprises elles n'arrêtent pas de se réactiver quelques chiffres le linéaire de feu représente 160 kilomètres en tout c'est dire la lutte qui attend les pompiers trois canadaires sont venus renforcer ce dispositif cet après-midi mais la nuit devrait être plus calme avec la tombée du vent et un taux d'humidité de air plus important mais voilà la lutte continue ici dans le Var on a pu avec Émilie Flamin qui m'accompagne apercevoir de nombreuses reprises de feu avec des camions de pompiers qui sont installés un peu partout ici dans la forêt mais c'est vrai que ce feu saute et il est très difficile tout à l'heure le préfet a parlé d'un feu d'un vent toupie qui permet au feu de se déplacer sur plusieurs collines à la fois voilà ce à quoi on assiste depuis plusieurs jours maintenant mais les pompiers vont continuer à travailler d'arrache-pied toute la nuit pour essayer de le fixer
Benoît Ruiz avec Émilie Flamin merci beaucoup pour ces tout derniers détails Ludovic Pingano là aussi difficulté dans le Var avec on le comprend dans ce que nous dit Benoît des difficultés d'accès dans des zones extrêmement escarpées et donc cette dernière nouvelle ces pompiers blessés après que leur camion citerne s'est renversé sur une route leur état n'est pas leur état vital n'est pas engagé mais encore une fois cela montre à quel point ils risquent tout même leur vie pour arriver au bout de ces feux
oui c'est encore un dramatique accident alors heureusement a priori effectivement leur pronostic vital n'est pas engagé mais ça rappelle malheureusement de très très mauvais souvenirs
je vous interromps Ludovic priorité au direct on va écouter le président de la République
je veux ici dire le soutien la solidarité de la nation toute entière pour évidemment ce territoire si durement touché on est ici à Bordeaux merci évidemment le ministre de l'Intérieur le directeur général madame la préfète et l'ensemble de nos sapeurs-pompiers je veux ici dire que nous n'oublions pas nos deux sapeurs-pompiers qui sont morts dans ce combat contre le feu il y a quelques jours l'ensemble de leurs frères d'armes sont tout de suite repartis au combat pour lutter contre ce feu totalement inédit et donc notre pays est touché évidemment ici en Gironde dans les Landes dans le Tarn dans le Var en Corse dans plusieurs autres territoires un feu qui prend une nature inédite par son ampleur 116 000 hectares depuis le début de cette saison de feu ce qui est inédit et un record depuis la Deuxième Guerre mondiale et un feu particulièrement virulent ici en Gironde au moment où je vous parle le feu est fixé ce qui est une bonne nouvelle dans les Landes mais on continue de se battre il a été stabilisé comme on dit mais il continue d'être virulent il faut être extrêmement prudent pour les prochaines heures et les prochains jours dans notre département ici de Gironde et donc je vais ici redire tout notre soutien notre soutien évidemment à nos sapeurs-pompiers à l'ensemble de nos forces de sécurité civile aux militaires qui sont venus les soutenir à l'ensemble des soignants aux forces de gendarmerie de police qui se sont mobilisés et à toutes les forces vives qui sont venues aider soutien entier nous gagnerons ce combat pour protéger durant tous ces derniers jours le travail qui a été fait a été un travail remarquable pour protéger les populations civiles et je veux aussi saluer nos maires qui ont eu parfois beaucoup de populations déplacées qui ont accueilli d'autres populations je les ai aussi extrêmement mobilisés avec beaucoup de bénévoles je veux également avoir un mot pour dire le soutien la solidarité de la nation pour celles et ceux qui sont déplacés qui depuis plusieurs jours sont sur des lits picots dans des gymnases qui vivent je le sais dans l'angoisse dans la peur on a eu plus de 200 000 personnes qui ont été déplacées des touristes mais aussi des résidents dont on a pris soin donc ce sont des vies qu'on a sauvées mais évidemment dans des conditions très difficiles et donc on va tout faire pour qu'ils puissent dans les meilleurs délais mais en toute sécurité revenir chez eux voilà l'état de la situation et donc une avancée un feu contenu fixé dans les Landes une situation qui est encore très difficile en Gironde le maximum des moyens sont mis on a ici des sapeurs-pompiers de la France entière qui ont été déployés une vingtaine de colonnes de feu des moyens aériens inédits plus de 1500 militaires qui ont été déployés on va continuer et puis également des pare-feux qui ont été creusés et qui ont été bâtis dans les derniers jours et on continue pour justement casser la route du feu et je salue aussi l'ensemble des forestiers et des services qui ont permis de faire cela je vais maintenant répondre à vos questions Monsieur le Président il y a eu beaucoup de débats sur les moyens qui ont été mis en oeuvre est-ce que vous considérez qu'ici le maximum vous parlez du maximum de moyens mis en oeuvre est-ce que la totalité des moyens nécessaires ont été mis en oeuvre plus généralement face aux évolutions climatiques de ces dernières années est-ce qu'on n'aurait pas dû anticiper plus tôt et plus de moyens et ne faut-il pas concernant l'avenir en anticiper plus et plus vite écoutez en 2017 on n'avait pas commandé de dash qui sont vous savez ces avions qui permettent justement d'agir depuis 10 ans on n'avait pas commandé le Canada depuis 15 ans et d'ailleurs on n'en produisait plus je me félicite de ne pas avoir attendu ces feux et d'avoir dès 2017 2018 pris les premières décisions je me félicite ensuite qu'on ait pu commander justement ces nouvelles capacités y compris hélicoptères qu'on ait changé notre organisation parce qu'on devait répondre au drame qui était advenu quelques mois plus tard avec nos trackers et des pilotes qui étaient tombés parce que ces trackers étaient trop vieux et donc on n'a jamais attendu on a été là en avance on a investi et vous savez durant ces 10 dernières années on a quasiment doublé le budget de la sécurité civile doublé donc j'entends beaucoup de gens qui sont là à commenter mais on n'a pas attendu ici même en 2022 vous vous en souvenez peut-être on a décidé un pacte capacitaire et il a été respecté la nation a réinvesti on a fait un beau veau de la sécurité civile et on a décliné les choses et puis on a complètement changé notre organisation sous le pilotage du ministre du directeur général c'est à dire que aujourd'hui on a d'abord redoté la nation on a des 10 aussi qui se dotent et qui empruntent durant les saisons ce qui fait qu'au moment où je vous parle on a 67 aéronefs qui sont mobilisés en France 67 c'est un record historique c'est ce qu'on a 38 en propre puis c'est ce qu'on loue pendant la saison et qu'on mobilise ce qui est d'ailleurs exactement ce qu'il faut faire et ce qui est le fruit des travaux des dernières années il n'y a pas de rupture à cet égard le taux de disponibilité était de 90% en début de saison il est de 70% et c'est bien normal parce qu'on les fait contribuer au feu et on continue les innovations comme ce que vous avez vu avec la 400M pour justement épandre du retardant puis à côté de ça la France a été à l'initiative il y a plusieurs années on n'a pas non plus attendu d'un mécanisme de solidarité européen et on l'active et on a une douzaine de moyens qui viennent en plus là et qui en fait nous permettent de compenser l'écart entre 70 et 90% de disponibilité de notre flotte la clé de ce qu'on a fait derrière c'est aussi réinvestir dans les femmes et les hommes c'est tout ce qu'on a fait avec la sécurité civile on a aujourd'hui 51 colonnes de feu qui sont les femmes et les hommes qui se déploient et c'est parce qu'on a fait cet investissement pour notre sécurité civile qu'on l'a fait aussi côté militaire avec une unité nouvelle d'ailleurs militaire qui a été décidée pas très loin d'ici à Libourne il y a quelques années qui a été un de nos choix aussi pareil on a anticipé qu'on a pu les déployer au moment où je vous parle on a une vingtaine de ces colonnes qui sont ici sur le site donc voilà je pense qu'on a mis un maximum de moyens il y a une mobilisation très forte de tout le monde sur le terrain et je veux vraiment ici les en remercier et vous savez on fera tous les retours d'expérience et je m'en porte garant pour continuer de s'améliorer comme on l'a fait à chaque crise mais on a anticipé collectivement il y a eu un très gros travail qui a été fait la nation a réinvesti dans tous les domaines civils et militaires mais au moment où on se parle il faut qu'on soit unis et en action il y a des femmes et des hommes qui risquent tout pour protéger qui se battent contre le feu tout ce qu'on doit faire c'est les aider et donc moi j'ai plein soutien à nos pompiers nos sapeurs-pompiers nos militaires nos bénévoles tous ceux qui contribuent je veux remercier nos forestiers qui ont tout de suite été faire ces pare-feux de manière admirable d'EFC une fois encore je veux remercier nos agriculteurs qui ont été là qui ont amené des capacités qui ont aidé il y a une chaîne humaine qui s'est faite et évidemment remercier nos maires et tous les bénévoles et là voilà on est une seule équipe on est tous groupés on y va on se bat pour gagner la bataille du feu on est je l'espère en train de la gagner en tout cas on va tout faire on anticipe chaque étape des prochaines heures pour continuer de protéger continuer de sauver des vies réduire au maximum évidemment ce qui peut être venir accompagner les plus vulnérables et les plus fragiles et ensuite leur permettre de faire le suivi et puis à côté de ça il y aura le retour à la maison il y aura les assurances qu'on active la cellule de crise économique l'accompagnement des commerçants du secteur du tourisme des agriculteurs et tout ça se fait en bon ordre et évidemment on fera encore tout pour s'améliorer parce qu'on doit continuellement s'améliorer évidemment le ministre de l'économie a évoqué 13 000 entreprises pour lesquelles l'activité a été arrêtée comment justement l'état prévoit de les aider est-ce qu'il y aura des fonds d'indemnisation pour leur permettre de surmonter cette épreuve oui il y a une cellule de crise économique d'abord il y a une cellule ici animée localement par madame la préfète sous l'autorité de madame la préfète avec toutes les forces vives il y a une cellule nationale qui va se réunir tous les jours et évidemment on va accompagner premièrement il y a les entreprises qui sont bloquées dans leur activité parce que tout est arrêté parce que elles n'ont plus de chaînes qui sont préservées parce qu'elles ont dû déplacer des choses donc on va les accompagner les entreprises et les travailleurs ensuite il y a des entreprises qui ont parfois perdu des capacités de production celles-là on va les accompagner avec les assureurs pour qu'elles puissent justement être indemnisées il y a ensuite le secteur évidemment touristique qui est impacté parce que lui il a une perte de revenus et donc ça il faut pouvoir l'intégrer on l'avait fait malheureusement je dirais en 2022 à la test vous vous en souvenez peut-être et donc on connaît le protocole c'est ce qu'on va faire et puis il y a le secteur de la sylviculture ou de l'agriculture où là il y a des impacts spécifiques les uns à cause des feux les autres aussi à cause de la sécheresse c'est pour ça que le gouvernement est également mobilisé sous l'autorité de monsieur le premier ministre pour accompagner notre agriculture qui est très fortement touchée par une sécheresse totalement inédite et qui est en fait la cause première de ce qu'on vit
Président tout à l'heure on entendait dans les échanges la volonté de pouvoir mobiliser des moyens aériens nocturnes est-ce que vous pensez que ça pourra être fait dans les prochains jours et par ailleurs des partis politiques notamment Marine Tondelier demande des discussions avec les parlementaires à être mieux informés éventuellement reçus est-ce que vous comptez vous entretenir avec les forces politiques françaises merci
écoutez d'abord cette demande a été évoquée parce que justement je suis aussi là pour ça apporter le soutien de la nation venir encourager venir écouter donc elle est remontée pour la première fois là c'est aussi lié à une condition un peu particulière qu'on a vu ces derniers temps c'est-à-dire une nuit très chaude où il n'y a pas de répit et où il n'y a pas non plus un peu de clémence qui est apporté durant la nuit et donc face à ça il faut qu'on s'adapte c'est ce que je vous disais qu'on s'innove qu'on s'améliore les moyens aériens que nous avons de déployer notre doctrine d'intervention aujourd'hui ne permettent pas de le faire et donc on va regarder dans les prochaines heures deux choses les capacités militaires éventuellement qu'on peut mobiliser et les capacités avec certains prestataires privés qu'on peut mobiliser et donc je ne peux pas je dirais sur le siège au moment même vous apporter une réponse mais tout de suite le ministre le directeur général et également les armées sont mobilisés pour apporter une réponse dans les meilleurs délais à cette demande et aussi aux spécificités de ce qu'on est en train de vivre vous savez il faut avoir beaucoup d'humilité ce qu'on vit est très atypique d'abord au moment où on se parle je le disais je parle sous le contrôle du ministre l'année dernière on a eu 70 000 hectares de brûlés c'est ça en 2022 pardon qui était déjà le record des dernières années 70 000 toute la saison des feux 2022 au moment où on se parle on est à 116 000 vous imaginez donc l'année 2026 elle est atypique complètement et ça sur un terreau qui est une extrême sécheresse extrême sécheresse ici et sur toute une bande qui va au fond du littoral ouest jusqu'au nord-est et puis dans toute la bande sud-est et en Corse et donc il va falloir qu'on résiste mais c'est ça en fait c'est une matière organique qui est là parce qu'il y a eu beaucoup de pluie qui a fait monter une végétation extrêmement abondante au printemps au tout début d'été puis une forte vague de chaleur qui a beaucoup beaucoup passé chez cette matière et qui en a fait un combustible absolument terrible dès qu'il y a un début de feu donc face à ça on a eu des événements qu'on ne connaissait pas d'abord on sait que cette forêt des Landes et de Gascogne est extrêmement dure à maîtriser parce qu'il y a de la tourbe parce qu'il y a un phénomène qui est aussi lié au pain qui quand il y a du vent est très tourbillonnant on l'avait vécu en 2022 s'ajoute à ça cette extrême sécheresse s'ajoute à ça également le fait qu'on a à cause de tous ces phénomènes et du phénomène climatique ces fameux pyrocumulonimbus qui y apparaissent et donc qui sont des vraies boules de feu qui peuvent projeter beaucoup plus loin ce phénomène donc voilà on doit se préparer à tout ça on y est et donc on va s'adapter ensuite évidemment le Premier ministre et les membres du gouvernement sont à la disposition des forces politiques comme ils le sont à chaque fois et donc je ne veux pas ici prononcer à la place de Monsieur le Premier ministre avec qui j'étais il y a quelques heures on était ensemble à la CIC ce matin puis en Conseil des ministres mais en fonction de l'évolution de la situation évidemment on mobilisera pour pouvoir informer les présidentes et présidents de groupes parlementaires et donc le Premier ministre en tant que de besoin les réunira évidemment la priorité est d'abord opérationnelle il faut qu'on arrive à gagner cette bataille ici en particulier du feu et qu'on soit mobilisés et qu'on soit aussi en contact permanent avec nos maires sur le terrain Monsieur le Président vous avez parlé en préambule du feu des Landes il est fixé vous l'annoncez ce soir qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur le front de cet incendie ?
Écoutez comme je le disais la partie landaise est fixée ce qui est une bonne nouvelle et vraiment je suis ici c'est pour tout le monde une très bonne nouvelle et aussi un message rassurant pour les patriotes qui ont été déplacés et qui ont été touchés dans les Landes c'est un front de ce feu c'est pas la totalité ici on sait que c'est plus difficile il y a aussi des vents qui arrivent ça a été très bien expliqué tout à l'heure on a des conditions difficiles qui demeurent donc le feu n'a pas gagné de terrain aujourd'hui donc les 24 dernières heures on voit bien que tout le travail qui a été fait par nos moyens aériens et par nos hommes et nos femmes sur le terrain nos colonnes de feu qui ont vraiment le contenu a été efficace donc bravo à eux je crois qu'on a aussi amélioré les choses par les pare-feux qui ont été finalisés donc on est en bien meilleure situation qu'à 24 heures maintenant je reste prudent à la fois sur la partie sud et la partie est pour plusieurs raisons la chaleur va remonter le vent est là et donc il faut être humble donc je veux pas ici je voudrais donner plus d'espoir je pense que ce qui se passe dans les Landes est une première source d'espoir mais il faut rester très vigilant il faut rester en soutien et donc on continue de mettre tous les moyens on continue d'être là on continue d'être mobilisé voilà mesdames et messieurs merci beaucoup je veux ici redire vraiment mes remerciements au ministre de l'Intérieur qui est évidemment aux avant-postes de cette crise sous l'autorité de monsieur le Premier ministre ils ont été ensemble avec leur cabinet extrêmement mobilisés ces derniers jours et je leur suis très reconnaissant sous l'autorité du ministre évidemment le directeur général qui est là avec nous mais également l'ensemble des forces de sécurité intérieure la police, la gendarmerie remercier nos armées nos soignants et puis avoir un mot de gratitude pour madame la préfète de région et l'ensemble des services de l'État qui n'ont connu aucun répit depuis le début de ce feu et je suis très reconnaissant de tout le travail qui est fait et évidemment redire ici mon soutien à tous les élus du département au président du département à l'ensemble de leurs services et enfin à nos sapeurs-pompiers je vais ici redire notre soutien notre connaissance nos encouragements et notre affection parce que nous n'oublions pas nos deux sapeurs-pompiers et leur famille merci à vous merci à vous
les mots du président de la république en ce lundi soir et cette annonce dans les Landes le feu est désormais fixé en revanche la situation reste encore très difficile ce sont les mots du président de la république en Gironde et cette alerte la chaleur revient on reste donc encore très prudent Anthony Ferry c'est ça aussi la réalité météorologique de ces prochaines heures retour de la canicule et ce vent aussi latent on le voit qui fait que ces reprises de feu parfois parcellaires inquiètent aussi les autorités en Gironde précisément
le président de la république l'a dit il faut savoir rester humble face aux conditions qui arrivent parce que effectivement nous annonçons maintenant depuis plusieurs heures la quatrième canicule parce que ces températures vont de nouveau grimper en flèche on va gagner 15 degrés voire même localement plus sur ce secteur et surtout le vent va considérablement se renforcer la température le vent associé évidemment à cette sécheresse exceptionnelle comme Emmanuel Macron en a parlé qui elle aussi évidemment va se renforcer avec ces températures et bien rien ne dit que le feu malheureusement ne va pas repartir de plus belle d'autant que l'on sait malheureusement que ces sautes de feu qui sont dramatiques sont favorisées par ces vents très puissants et c'est précisément ce que nous attendons malheureusement mercredi
dans quelques instants nous serons en ligne avec le lieutenant colonel Philippe Tarou qui est notamment responsable du simulateur national pour la formation des feux de forêt avec ces mots en écho d'Emmanuel Macron également d'un feu extrêmement atypique mais d'abord juste Alexis Cuvillier en réponse aussi à la polémique plus politique le chef de l'Etat a tenté de fermer le banc également on fera tous un retour d'expérience dit-il mais là il faut qu'on soit unis on est une seule et même équipe sans jamais citer le rassemblement national ou encore la France insoumise mais c'est bien eux qui sont visés ce soir
une réponse politique dans la foulée de celles qu'il avait commencé à apporter tout à l'heure devant les élus et devant les pompiers il a défendu le président de la république son bilan en expliquant qu'il y avait eu des commandes qu'il avait pris des décisions en 2017 de commandes d'âge de commandes de Canadair et qu'il n'avait je cite jamais attendu il a aussi défendu les engagements qui ont été pris en 2022 c'est une partie du bilan qui est contestée vous le savez Marie beaucoup d'élus locaux on l'entend beaucoup d'habitants de cette région qui estiment que tous les enseignements des méga-feux de 2022 n'ont pas été tenus c'est encore quelque chose que l'on entendait il y a quelques heures nos envoyés spéciaux sur place sur le terrain et là on sent que sur ce point Emmanuel Macron se défend vous l'avez dit il s'engage à ce que des retours d'expérience soient faits on fera encore tout pour s'améliorer mais ce temps n'est pas venu il ne ferme pas la porte le chef de l'état à ce qu'après ce temps opérationnel les parlementaires puissent être reçus par le premier ministre pour être tenus au courant de la situation et des enseignements attirés
mais la soirée reste cruciale ce soir on l'apprend dans la bouche d'Emmanuel Macron le feu est fixé dans les Landes ça c'est une bonne nouvelle mais la situation est encore très difficile en Gironde avec ce soir encore des reprises de feu notamment à Ares bonsoir Xavier Dané vous êtes le maire de la ville d'Ares justement est-ce que vous pouvez nous faire un point de situation sur les retours de terrain que vous avez ?
Oui bonsoir effectivement mais actuellement on a une reprise de feu un peu partout sur la commune là actuellement on a des volontaires qui viennent qui viennent éteindre ces petites reprises dès que c'est un peu plus important les pompiers sont là donc on essaie de coordonner les travaux entre les uns et les autres afin que la priorité soit donnée au feu au feu important par les sapeurs-pompiers et le reste est fait par des bénévoles
Xavier Dané je crois que vous êtes entouré de pompiers de bénévoles on les entend derrière vous est-ce que vous êtes inquiet pour les prochaines heures ou ça vous semble contenu là vous avez vu sur tout ce qui les reprises de flammes qui peuvent avoir lieu ?
Oui effectivement l'inquiétude elle est pour les heures qui viennent il y a quelques en début de journée il n'y avait pas de problème mi-journée non plus et on le savait pertinemment que ces changements de vent et que ce réchauffement de l'atmosphère allaient poser des problématiques des problématiques sur nos feux et c'est ce que nous connaissons aujourd'hui c'est pour cela que la plus grande prudence est demandée c'est pour cela que le remerciement infime infiniment grand pour les sapeurs-pompiers et c'est pour cela aussi qu'il faut conserver cette nécessité de ne plus être sur notre territoire il faut laisser la priorité à nos sapeurs-pompiers et effectivement madame la préfète et monsieur le président de la République on l'a rappelé tout à l'heure puisque j'en arrive j'étais avec eux il y a encore quelques minutes à Bordeaux donc aujourd'hui maintenant sur le terrain oui on est inquiet
oui vous êtes inquiet on l'entend à votre voix on l'entend à votre voix aussi Xavier Dané est-ce que je peux vous demander peut-être pour BFM TV de tourner à votre téléphone peut-être nous montrer ce qu'il se passe derrière vous parce qu'on entend les pompiers des flammes on le voit en tout cas des fumées c'est le signe aussi que la situation est extrêmement extrêmement précaire est-ce que vous m'entendez Xavier Dané
oui tout à fait j'ai un peu de mal mais allez-y
oui effectivement on le voit derrière vous des fumées des fumées encore très vivaces c'est le signe aussi d'une précarité de la situation et des heures compliquées
oui c'est très compliqué effectivement sur le terrain actuellement je vous entends mal donc j'espère que je vais traduire à peu près tout ce que vous disiez oui ce que vous dites pardon excusez-moi c'est la fatigue on n'a pas dormi ça fait 4 jours
je vous excuse tout
donc effectivement on est un peu RNT mais on combat et on continuera à combattre auprès des volontaires auprès de la défi et auprès des sapeurs-pompiers oui on sauvegardera le maximum de notre commune oui on lutera afin qu'aucune maison ne soit impactée on a je vous l'ai déjà dit une maison en forêt qui a été impactée on ne veut plus de dégâts sur le bâtiment
oui effectivement il y a quelques jours c'était le centre commercial d'Ares je crois qui était protégé par les sapeurs-pompiers la crainte c'était que ça saute la route encore une fois vous nous entendez Xavier Dané est-ce que vous pouvez nous montrer ce qui se passe autour de vous
est-ce que vous pouvez nous montrer
ce qu'il se passe autour de vous ceux qui travaillent ces pompiers qui travaillent autour de vous avec votre téléphone
oui regardez on peut effectivement constater cette intervention de bénévoles qui sont autour de nous et qui essayent de lutter de lutter avec leurs moyens mais ils ont quand même quelques moyens quelques beaux moyens et on y arrive petit à petit à éviter que toute reprise de feu ait lieu sur notre territoire
Xavier Dané encore une fois vous êtes en première ligne la ville d'Ares est évacuée de ses habitants ce qui laisse dire au vu de ce qui se passe ce soir que ces évacuations vont encore durer que les habitants ne vont pas rentrer tout de suite
écoutez j'étais avec monsieur le président de la République et madame la préfète et monsieur le contrôleur général du justice la décision de réintégrer nos villes parce qu'il n'y a pas que la ville d'Ares qui est impactée la décision de réintégrer nos villes ne se fera que quand le feu sera fixé et que quand le feu alors pas qu'à Ares mais quand le feu général sera fixé alors oui je demande un peu de patience on ira à nouveau voir les Arédiens qui sont partis et qui sont regroupés dans des lieux bien précis
Merci merci vraiment beaucoup Xavier Danais on sent encore une fois vous le dites quatre jours que vous ne dormez pas vous les sapeurs-pompiers également on pense à la population on pense à tous ces bénévoles également qui aident sur le terrain et merci encore pour ces images n'hésitez pas à nous les faire parvenir encore une fois c'est vrai c'est vraiment la traduction Ludovic Pingano aussi d'une extrême précarité de la situation Clémence Renard on vous rejoint également vous êtes à Saint-Jean-Diac encore une fois ce soir auprès de ces agriculteurs de ces bénévoles qui font tout pour créer ce que l'on appelle ces pare-feux qui coupent des arbres notamment pour éviter que le feu ne saute et que la propagation aille encore plus vite oui tout à fait on a vu des bulldozers tout à l'heure justement qui venaient pour faire tomber ces arbres ces pins justement qui représentent des combustibles là un petit peu plus loin vous voyez maintenant ces engins de chantier qui sont très très bien organisés vous les voyez donc une fois que ces arbres sont abattus les troncs sont découpés et méticuleusement déposés le long de cette route on a même une machine très moderne juste derrière vous allez peut-être le voir sur ces images de Julie Ponset voilà il arrache l'art de cette machine vous voyez cette forêt n'est pas encore calcinée il y a des reprises de feu juste derrière soit plus importantes avec le vent notamment qui est attendu demain les hautes températures aussi la hausse des températures qui inquiète beaucoup ici alors du coup voilà là c'est des sociétés privées qui viennent aider les pompiers tout le monde met les bruits donc des reprises de flammes importantes empêcher la propagation de cet incendie voilà donc il y a beaucoup d'habitants toutes ces personnes vous êtes le coordinateur racontez-nous un petit peu qu'est-ce que vous faites là ce soir j'étais en train de dire demain il y a des conditions météorologiques qui vont être compliquées la nuit va tomber dans quelques heures il faut aller vite
alors ce qui se passe c'est qu'en fait en termes de méga-feu la matière qui est présente dans le feu donne de la puissance et c'est ça qui le rend inarrêtable donc nous notre but c'est de faire des zones d'appui sur lesquelles on exporte la matière pour qu'il baisse en intensité et que les pompiers aient plus de chances de l'éteindre à ce moment là donc on sort le bois on le met au bord de la route on l'évacue avec des camions et derrière on nettoie la zone pour qu'il n'y ait presque plus rien sur place pour que ça brûle moins et que ce soit plus simple à éteindre
enlever un peu de matière enlever un petit peu de combustible et là vous avez sorti les machines dernier cri pour faire ça
alors en fait la filière bois c'est toute la filière bois qui est mobilisée parce que la filière bois il y a les industriels qui utilisent le bois mais derrière il y a les entrepreneurs forestiers comme ces gens là et comme moi où on a du matériel adapté et avec des personnels compétents pour exploiter le bois le récolter comme on fait là dans des conditions un peu particulières et l'évacuer sur les sites de production
Merci beaucoup d'avoir répondu à nos questions voilà donc à tous ces professionnels donc mobilisés vous l'avez entendu une course contre la monde donc pour stopper ce feu avant que les conditions météorologiques s'aggravent demain Clémence Renard Julie Poncet en effet ces conditions météorologiques on les regarde de très près avec des conditions très dures attendues en Gironde on le rappelle ce soir le feu est fixé dans les Landes bonsoir lieutenant-colonel Philippe Tarou je le rappelle vous êtes responsable du simulateur national pour la formation des feux de forêt à l'entente valable en fait c'est un centre de formation pour tous les officiers de commandants de la sécurité civile on parle de feux atypiques on parle de feux jamais vus et de plus durs depuis la seconde guerre mondiale est-ce que vous vous attendiez à un tel phénomène notamment dans ce qu'on a vu ces derniers jours en Gironde ?
Alors tout d'abord je dois dire que l'entente valable porte les formations pour les cadres et les officiers notamment en feu de forêt depuis plusieurs décennies et on doit remarquer en tout cas que la mise en commun de toutes les compétences de tous les pompiers du territoire national est aussi due justement à ce langage commun à cette formation commune qui est dispensée et quelle que soit l'origine en tout cas du pompier quel que soit le grade mais sur les officiers et notamment l'analyse des zones d'intervention la construction tactique et bien chacun d'entre nous est en capacité de se comprendre très très rapidement ce qui fait qu'on peut venir se rencontrer
Lieutenant Connelage je me permets de vous interrompre juste dans ce qu'on est en train de vivre dans ces méga-feux en Gironde précisément est-ce que dans les simulations que vous avez opérées avec les pompiers avec lesquels vous avez travaillé vous avez opéré avec de telles projections où vous ne vous attendiez pas à ce qu'il s'est passé ces derniers jours dans le département ?
Concernant le simulateur bien entendu les durées d'entraînement ne sont pas aussi longues on n'est pas sur des durées de 4 ou 5 jours sur un seul et même feu mais par contre on simule de par un générateur feu en réalité virtuelle et immersive et bien des cinétiques malgré tout très très rapides on peut aller jusqu'à plusieurs kilomètres de propagation par heure en mettant sur des sites réels autant dans le Var dans les Bouches-du-Rhône en Gironde et on essaye de simuler la propagation avec des sortes de feu avec des contours de feu très difficiles à fixer et en associant l'interservice c'est-à-dire bien entendu tous nos amis et camarades pilotes de la base aérienne de Nîmes avec les Canadair avec les Milan avec le Beach également l'ONF mais tous les contributeurs en tout cas que l'on voit aujourd'hui sur le terrain et cette cohésion vient notamment des formations tout au long de l'année et ça représente plus de 1000 officiers formés par an sur le site de l'entente valable
en effet indispensable formation indispensable j'aimerais juste vous interroger sur les images que l'on est en train de voir ce soir en direct sur BFM de nos envoyés spéciaux le travail remarquable des pompiers mais l'appui aussi indispensable des agriculteurs de ces bénévoles de ces spécialistes du BTP qui on le voit encore ce soir il est 21h passé continuent d'élaguer les arbres continuent de faire ces pare-feux pour aider les pompiers pour éviter que le feu ne se propage vous y voyez une aide indispensable
inévitablement cette aide en plus a été naturelle parce que tout le monde se dit tous les moyens sont nécessaires à mettre en place et si je fais la transposition par rapport à la formation bon nombre de services y sont déjà associés mais aujourd'hui la Confédération des agriculteurs et d'autres services doivent nous amener à réfléchir peut-être pour encore plus innover et voir ce que l'on peut ajouter dans nos formations pour se rapprocher le plus près possible quoi qu'il en soit l'état actuel de la situation va nous amener très très rapidement à réfléchir et à compléter très probablement notre corpus de formation avec des modules complémentaires peut-être en fonction de la typologie et de ce type de feu qui est malgré tout particulier mais bon nombre d'intervenants le disent il faut se préparer à ce que ça se repasse
Merci infiniment lieutenant-colonel Philippe Tarou d'avoir été avec nous ce soir effectivement un retour d'expérience sera nécessaire ce sont aussi les mots du président de la République qui l'a dit le feu dans l'élan est fixé ce soir en revanche la situation reste encore très difficile en Gironde situation que l'on va suivre avec vous ce soir sur BFM TV suite de notre édition spéciale Bonsoir Thierry Arnault
d'avoir regardé cette vidéo