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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 15 septembre 2025 23 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleÉconomie & entreprisesTravail & emploi

Sébastien Lecornu a-t-il les arguments pour empêcher un grand mouvement social ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 30 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    Sébastien Lecornu a-t-il les arguments pour empêcher un grand mouvement social ?

  • 2:05FerméeÉludée

    Est-ce que vous allez revenir sur la réforme des retraites ? Pourquoi pas une abrogation ?

  • 2:15FerméeÉludée

    Est-ce que vous allez revenir sur le budget de François Baïou ?

  • 2:25FerméeÉludée

    Allez-vous désindexer les pensions de retraite des retraités ?

  • 2:35FerméeÉludée

    Allez-vous doubler les franchises médicales ?

  • 2:45FerméeÉludée

    Allez-vous faire une réforme de l'assurance chômage et pénaliser les précaires ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:20Sophie Binet (CGT)Fait
    « Nous attendons des clarifications extrêmement précises. Oui ou non va-t-il par exemple désindexer les pensions de retraite des retraités ? »
  • 8:20AnimateurFait
    « La politique de rigueur va devoir se mettre en place. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Donc pour l'essentiel de l'info, on parle politique à présent Sébastien Lecornu face au syndical. Premier ministre les reçoit depuis ce matin et à 3 jours d'une mobilisation de l'inters syndical le 18 septembre. Sébastien le Cornu a-t-il des arguments pour empêcher un grand mouvement social pour raller au moins quelques syndicats à sa cause ?

On va s'interroger avec nos invités, nos experts qui sont sur ce plateau. Jean-Claude Mah, bonjour et bienvenue. Vice-président du Singopia et ancien secrétaire général du syndicat force ouvrière.

On est également avec Eddie Votreumine. Bonjour et bienvenue. Directeur d'étude de Verrien France, spécialiste de l'opinion, Bernard Vivier également à nos côtés. bienvenue directeur de l'Institut supérieur du travail et il y a Elg qui est de retour notre éditorialiste politique.

Avant de vous entendre messieurs, si vous le voulez bien, on va prendre la direction de la de la de Matignon, pas de l'Assemblée nationale, de Matignon parce que c'est à Matignon qu' lieu les rencontres que vous suivez Martin avec les syndicats. Sophie Biné pour la CGT est reçu par le Premier ministre et elle a décidé de bien lui faire comprendre ses lignes rouges. Exactement.

Ça fait à peu près 1h 1h10 que Sophie Binet est rentré à Matignon. On nous dit à l'intérieur que c'est toujours en cours donc ça va encore durer quelques instant effectivement. Alors elle veut faire part de ligne rouge, elle veut aussi obtenir des engagements Sophie Binet parce que elle a compris avec l'engagement de Sébastien Lecnu de revenir sur la suppression des deux jours fériers qu'elle pourrait aller plus loin, qu'elle pourrait faire monter les enchères.

Alors, elle arrive ici pour poser des questions en quelque sorte à à Sébastien Lecornu pour lui demander est-ce que vous allez revenir sur la réforme des retraites ? Pourquoi pas une abrogation ? Est-ce que vous allez revenir sur le budget de François Baïou ?

Ce qu'elle veut Sophie Binet c'est clairement obtenir des engagements de Sébastien Lecornu même s'il y a assez peu de chance il faut le dire politiquement qu'elle en obtenne dès aujourd'hui. Mais vous allez l'entendre quand même parce qu'elle l'a dit, elle l'a répété ce matin sur FI Binet menace en quelque sorte pour l'avenir et pour les mobilisations. Elle menace Sébastien Lecornu écoutez je vais lui dire que s'il ne veut pas rejoindre le cimetière des Premiers ministres qui est déjà bien rempli, il faut qu'il pose des actes de rupture immédiat.

Tout à l'heure euh je vais interroger le Premier ministre de façon très claire. Nous attendons des clarifications extrêmement précises. Oui ou non va-t-il par exemple désindexer les pensions de retraite des retraités ?

Oui ou non va-t-il doubler les franchises médicales ? Oui ou non ? Va-t-il faire une réforme de l'assurance chômage et pénaliser encore les plus précaires d'entre nous ?

Oui ou non ? Va-t-il supprimer 3000 postes de fonctionnaires ? Voilà ce qu'on veut je veux savoir tout à l'heure.

Voilà, le rendez-vous est donc toujours en cours à Matignon. Quand Sophi Bininess sortira, elle viendra parler face au caméras, elle viendra parler au micro. Donc on en saura probablement plus sur les engagements de Sébastien Lecornu.

Des engagements qui vont conditionner, c'est ce qu'a dit la CGT, les mots d'ordre de la mobilisation de jeudi. Merci beaucoup Martin pour ces précisions. Vous nous faites signe quand vous apercevez Sophie Binet à la sortie de de Matignon.

Il y a elle, Sophie Binet qui veut des actes de rupture immédiats et qui est partie interroger le Premier ministre avec un petit QCM spécial et il va devoir répondre s'il veut ne pas se l'avoir en opposition totale le 18 septembre. Sophie Binet, est-ce qu'il a des possibilités de rupture là d'actes immédiat ? Le mot rupture, vous le citez, c'est peut-être le mot piège.

Le mot avec lequel Sébastien Lecnu est en train de se piéger depuis quelques jours, c'est le mot de la passation de pouvoir avec François Baïou. rupture sur la méthode et sur le fond. Du coup, ça met la barre très haut pour ceux qui l'attendent au tournant, notamment les syndicats, CFDT, CGT, euh rompre euh bah quel est le niveau de rupture ?

Et ça, je pense que Sophie Binet n'aura pas la réponse ce matin, ce midi parce que c'est les socialistes qui auront une réponse mercredi. C'est s'il y a des engagements absolument décisifs pour éviter une censure, Sébastien Lecnu va les réserver au Parti socialiste qui sera reçu mercredi matin. Mais pourquoi il reçoit les syndicats avant les socialistes ?

Du coup, c'est intéressant aussi ce calendrier là. C'est pour montrer qu'il changement de méthode qui remet en route dans le circuit le dialogue social. Et d'ailleurs euh la semaine dernière, c'était la CFDT reçue en premier un peu par ordre de force syndicale en France, premier syndicat de France, la CFDT.

Donc il a commencé par euh Marie-Lise Léon, mais Marie-Lise Léon, elle est ressortie au bout du bout d'une heure sans pouvoir dire quelles étaient les lignes rouges ou pas, les engagements ou pas. Elle a pas eu d'information sur euh l'avenir de la réforme des retraites. Elle a juste entendu Sébastien Lecnu lui dire qu'il y avait des éléments de travaux sur une contribution des plus hauts revenus mais sans autre précision. et elle demande elle aussi des preuves de rupture.

Donc a priori Safibinet ressortira elle aussi avec plus de questions que de réponse à son QCM. Jean-Claude Maillet, comment vous voyez ces discussions du premier ministre à Matignon avec les syndicats entre deux discussions avec des partis politiques ? C'est un changement de méthode qui est appréciable.

Oui. Ben, je crois que tous les syndicats ont apprécié le fait d'avoir été contactés par Sébastien Lecnu, compris au téléphone dès sa nomination et toute une série de rencontres jusqu'au après le 18 et cetera. Donc ça, il a voulu marquer une rupture dans la méthode par rapport à son prédécesseur qui se disait chambre de la démocratie sociale mais qui s'est assis dessus pendant tout le temps où il a été premier ministre.

Donc ça c'est plutôt c'est plutôt positif. Maintenant euh comme ça vient d'être dit, je ne pense pas que Sophie Binet aura beaucoup de réponses mais elle le sait. H par contre, elle cadre ses revendications quoi.

Elle fait son son travail de secrétaire général de la CGT. Voilà hein. Donc elle cadre ses revendications mais euh là il montre en même temps qu'il écoute.

Il écoute beaucoup. à un moment donné, il faudra qu'il se positionne mais euh je le vois mal, je pas me tromper, mais je le vois mal se positionner tant qu'il a pas fait le tour y compris avec les parti politique et les deux qui comptent, c'est LR et PS hm hm et le PS, c'est mercredi, on disait Bernard Vivier, comment vous voyez-vous euh cette discussion là dans le contexte politique mais aussi social du moment, chacun joue gros. le Premier ministre parce que ayant dit il faut une rupture, il doit aller en effet considérer les corps intermédiaires, le mot peut-être discuté mais en tout cas les organisations syndicales patronales euh que le président de la République n'a jamais n'a jamais vraiment considéré et que le son le prédécesseur de du premier ministre actuel a a un peu laissé de côté en se bloquant sur ses projets à lui.

Bien. Donc il joue gros. Mais les organisations syndicales aussi jouent gros.

Nous avons aujourd'hui un paysage social, une une préoccupation sociale qui devient lourde. Il y a eu bloc tout le 10. Les gilets jaunes n'ont pas été massivement dans ce mouvement.

D'ailleurs, dans Blocou, à peu près 27 % été des gilets jaunes. Il y a eu la pression de LFI dessus. Bon euh donc ça fait bloquons tout les gilets jaunes qui ne sont pas dans le mouvement, les agriculteurs le 26 septembre et la grande manifestation du 18.

Là, les organisations syndicales, elles ont euh comme objectif de bien prendre en main la revendication du monde du travail euh avec des effectifs, avec des appareils, avec des fédérations, avec des unions départementales, des unions locales. La CGT revendique en France 803 unions locales. Donc, il y a un maillage du territoire.

Et si les organisations syndicales n'existent pas, elles peuvent évidemment laisser la place à des mouvements incontrôlés. Quel redoute ? Les gilets jaunes attaquaient euh les syndicats, ne se contentaient pas de les décrier mais les attaquer.

Évidemment, la relation plus paisible, stable entre puissance politique et puissance syndicale ne peut pas se tenir. Oublions pas, Marie-Lise Léon a tenu un discours la semaine dernière en disant "Nous sommes un pôle de stabilité." C'est ce qu'elle a dit en substance au Premier ministre.

Mais c'est intéressant parce que autant sur la CGT on a l'habitude d'une ligne dure, c'est ça fait partie de l'identité de la CGT. La CFDT c'est un peu différent et pour autant Marie Lise Léon là, elle lâche rien ces dernières semaines. On a l'impression quand même qu'elle que le 18 justement est un test aussi euh pour la CFDT, peut-être même plus que pour d'autres syndicats.

Et donc, elle a un discours un peu dur. Comment ça ça peut être reçu et dit par les Français de voir ces discussions qui sont en cours et de voir des syndicats qui font front face à au nouveaux premier ministre ? Je pense que plus que de dureté, c'est de clarté en fait dont il est dont il est question.

Et ce qui est important, et c'est exactement ce que vous disiez, euh c'est que les Français comprennent finalement quelles sont les lignes rouges qui sont posées, quels sont les grands sujets sur lesquels euh Sébastien Lucornu, mais aussi la majorité qu'il arrivera ou pas a priori à former euh sur les sur quel sujet il arrivera à se positionner. Donc effectivement en fait là l'objectif c'est que les Français ils aient une grille de lecture claire des sujets sur lesquels il va y avoir du clivage politique et sur lesquels il va pouvoir y avoir des alternatives qui seront proposées. Et donc effectivement, je pense qu'il y a un enjeu de méthode pour le premier ministre de dire bah voilà, ma porte est à nouveau ouverte, c'est un peu le minimum syndical sans mauvais jeu de mot.

Mais il y a aussi un enjeu effectivement pour les syndicats de se dire nous sommes capables en tant qu'acteur revendicatif et connaisseur du monde du travail aussi de faire venir ces revendications là qui jusqu'à présent finalement ont toujours été à l'autre côté de la porte. Et c'est intéressant aussi de voir qu'en terme de calendrier, des annonces ont été faites ce weekend par le premier ministre. Vous les avez peut-être loupé.

Alors on va se les remettre en tête. Ce sont parfois des petites annonces mais qui peut-être ne sont pas passé inaperçus pour les partis politiques mais aussi pour les les syndicats. On va en parler dans un instant avec Marine Mulset puis on on débriefe ensemble juste après.

Regardez Sébastien Lecnu en appelle au Parlement pour reprendre le pays en main. Dans la presse régionale, il déclare vouloir s'attaquer aux 1000 feuilles administratifs français avec une vaste réforme de l'organisation de l'État. Le nouveau Premier ministre annonce vouloir ouvrir dès la semaine prochaine des consultations en vue de présenter un grand acte de décentralisation, de clarification et de liberté locale au Parlement.

Alors que l'agence FIT vient de dégrader la note de la France, Sébastien Lecnu promet plus de justice fiscale et d'en finir avec les privilèges des anciens ministres. Les anciens premier ministres peuvent par exemple bénéficier d'un chauffeur privé sans aucune limite de temps. Sur la santé, le Premier ministre annonce la création d'un réseau France Santé pour faciliter l'accès aux soins.

Il vise 5000 maisons en 2027. Elles seront conçues sur le modèle des maisons France Service qui propose un guichet unique pour diverses démarches administratives. D'ici à 2027, on doit avoir une offre de soins de proximité par bassin de vie à minima et donc globalement quelque chose autour de 30 minutes de chez vous.

Sébastien Lecnu assure souhaiter épargner celles et ceux qui travaillent et renonce à la contestée suppression des deux jours fériers. Qu'est-ce qu'il fait Sébastien le cornu quand il fait ces annonces là ? À qui il s'adresse ?

Est-ce que ça peut avoir un écho pour les syndicats ? Bah il essaie de de déminer au maximum les de jours fériers. Évidemment, ça c'est le totem que réclamait les syndicats et pas seulement.

C'estàd le contraire du travailler plus pour gagner plus, c'était travailler plus pour pour gagner presque moins puisque les jours fériers n'auraient pas été compensés en en salaire. Donc ça c'était vraiment le l'ur euh qu'il a retiré mais dont tout le monde s'attendait à ce qu'il soit retiré puisque même François Baurou lui-même avait commencé à le retirer. C'était plus un jour, on pouvait négocier les jours puis après c'était un jour et puis après c'était quasiment plus rien.

Donc c'est c'est un gage de nez pour pouvoir engager la discussion. Maintenant il y a 4 milliards d'euros derrière. Où est-ce où est-ce qu'il va les aller les chercher ?

Et c'est très intéressant de voir comment euh il essaie d'abord avant que les Français eux soient amenés à faire un effort, il essaie d'abord de dire que c'est sur l'État, les politiques eux-mêmes qu'il va y avoir de l'effort symbolique. Le train de vie des anciens premier ministres. Alors ça c'est Pinots hein.

En en économie on parle de 4 millions et demi d'euros par an davantage avec un grand mot avantage des anciens premier ministres qui ont euh un un un chauffeur et un secrétariat uniquement jusqu'à 67 ans. Donc franchement mais il joue sur le symbole là. Il joue sur le symbole mais c'est-à-dire que plutôt que de charger la barque du monde du travail, c'est d'abord la barque des politiques et dit votre indumine ça ça peut parler fonctionner auprès des Français sur le court terme ?

Oui, ça mange pas de pain et c'est toujours accueilli de manière plutôt favorable. Après, il faut être aussi assez clair, les Français ont quand même bien conscience que tout ne passera pas par ce genre de sujet ou par ce type de mesure ou de mesurettes. Donc effectivement, c'est important, ça peut être une condition nécessaire mais absolument pas suffisante pour les rassurer et pour clarifier encore une fois les choses et les perspectives pour les années à venir.

Bernard Vivier, Jean-Claude Maill, qu'est-ce que vous en pensez ? Oui, ce ce que fait le premier ministre pour répondre à votre question, c'est c'est une action valorisant le travail de proximité. Une phrase qu'on retient à 30 km, vous aurez un d'ici quelques temps une agence France santé.

C'est-à-dire que quand une situation de crise se développe, on le voit pareil nous à l'Institut supérieur du travail dans les entreprises, que faire ? et essentiellement immédiatement valoriser les acteurs de proximité, c'est-à-dire les managers de proximité, les représentants du personnel, éviter que les phénomènes de coordination de mouvement informel naissent, submergent tout le monde, y compris les organisations syndicales. Et donc c'est cela au moment des gilets jaunes, le président de la République Macron, Emmanuel Macron, a fait un beau travail.

Il est allé à la rencontre des managers de proximité de la République, s'appelle les maires et ça c'est un travail très important. Les maires vont être renouvelés en mars prochain. Il y en a 35000.

Ce sont, si je peux reprendre cette expression, les managers de proximité de la République. Jean-Claude Mahi. Oui.

D'abord, faut faut bien souligner que les les syndicats, y compris ceux qui sont restés jusqu'au bout dans le conclave, ils ont été échaudés. Hm hein, ils ont le sentiment que le tapis leur a été tiré et à la fois par le premier ministre à l'époque puis aussi le patronat sur la pénibilité. Donc ils sont plus que prudents sur ils attendent de voir quoi d'une certaine manière et c'est normal qu'ils représentent leur revendication sur les annonces faites par le premier ministre de jour.

Bon ok ils ont retiré mais tout le monde s'y attendait. Ça c'est il y a pas que ça, il y a tout le reste derrière hein. Il y a le doublement des franchises médicales, il y a tout ça.

Je suis un peu surpris de son annonce sur la décentralisation. Je ne dis pas qu'il faut pas travailler là-dessus mais je ne vois pas comment on peut régler ça comme ça en 15 jours, 3 semaines. Ça me paraît un peu un peu difficile même s'il faut travailler là-dessus.

Et euh pareil sur l'annonce sur 2027, 30 km et cetera, comme le disait un ancien ministre de la santé ce weekend. Attendez, c'est en cours ça, c'est en train de se faire progressivement, ça se fait pas. Voilà.

Donc ce sont des annonces que qui a qui certaines sont attendues, travaille sur le 1000 feuille et cetera, c'est attendu. Mais vous faites pas ça en 15 jours ni un mois. Ça demande un un sacré paquet de temps.

Il faut consulter tout le monde, il va y avoir des réactions et cetera. Donc il joue il joue le temps, il sait très bien, il est pas stupide, il sait très bien que la partie est très difficile se concilier les organisations syndicales et patronales parce que vous avez vu que le patronat aussi en disant attention si on augmente les impôts d'une manière ou d'une autre, nous on fait un grand meeting et cetera. Voilà donc c'est c'est vraiment le passage est très étroit.

Mais intéressant de voir qu'on que ces annonces là, elles ont l'effet d'un petit bonbon, on va dire, peut-être pour les uns et les autres, mais que c'est pas le gros gâteau. Et d'ailleurs, dans le gros gâteau, normalement, il y a les retraites. Vous parliez du conclave à l'instant, on a eu un petit bruit la semaine dernière qui nous disait que peut-être le premier ministre envisageait de de reprendre une discussion autour des retraites.

Idément dans la presse régionale. Ça ne sera pas le cas. Ça ça reste que ça risque d'être un point de de de crispation avec l'ensemble des syndicats Oui mais non mais c'est la CFDT ne voulait pas retourner dans Aucun syndicat ne le veut.

Nonà le le il a déjà été prolongé souvenez-vous de 24h 48h, je sais plus par François Baot qui ne voulait pas euh enregistrer sa son échec en fait. Donc finalement il a raison de prendre cette décision le premier ministre parce que la CFDT ne serait pas allée dedans de toute façon puisque ils font porter la responsabilité sur l'intransigence du MEDF concernant l'échec de de ce qu'onve. Après, ça n'empêche pas dans le par la loi prochainement et si le budget passe de d'introduire des éléments sur la pénibilité, les carrières aché des femmes qui ont eu la des congés maternités.

Bernard Vivier. Oui. De toute façon, la politique de rigueur va devoir se mettre en place.

C'est très dur à dire, pas forcément l'austérité comme les Grecs, les Portugais, les Italiens l'ont connu, mais une politique de rigueur. On a évacué le premier ministre Baou, on n pas évacué le problème et la lagen de notation nous vont nous rappeler très régulièrement jusqu'en novembre que nous avons à faire des des efforts. La notation a été baissée pour la France.

Beaucoup sur le thème l'instabilité politique ne donne pas des perspectives à la France pour faire les mesures qu'il va falloir prendre. Donc des mesures de rigueur, nous en avons connu dans notre histoire, y compris dans le Septenaat, le premier Septenaat de François Mitteran. Jean-Claude Mailli.

Oui, il les efforts à faire, il va y avoir des efforts, c'est évident. Il faut que ce soit considéré comme étant équitable. Maintenant Ber il a chargé la barque hein.

On ne sera plus jamais à 44 milliards d'annonces. Bien c'était même pas 44. Quand on regarde bien les choses, c'était 36 déjà hein.

Donc il y a 8 milliards qui se baladaient et cetera. Bon mais vous allez voir, on va être je sais pas 25 30, je dis pas que c'est facile mais c'est plus raisonnable à trouver que de trouver ou annoncer vouloir trouver 44 milliards. Donc là aussi le le le montant va diminuer je pense.

Mais intéressant parce que et vous parliez à l'instant du MEDF, on va s'y arrêter maintenant parce qu'il y a les syndicats qu'il est en train de recevoir d'un côté. Vous êtes tous en train de nous dire il faut faire des efforts, il faudra probablement de la rigueur et cetera. Les efforts comment ils seront répartis ? parce que le MEDF, effectivement, c'est la grande question, le patron du MEDEF qui dit bah si les impôts augmentent sur les sociétés, il y aura une grande mobilisation patronale.

OK, très bien. Donc en plus du 18 septembre, il pourrait y avoir les les patrons qui se réunissent en colère. Ça comment ça peut être perçu par le premier ministre Yë ?

Bah, il est il est un peu cerné par des injonctions totalement contradictoires et par des manifestations totalement contradictoires. Alors le MEDF, ce serait pas une manifestation mais il y aurait une salle de réservé un peu sur le modèle de pendant les euh 35 heures de Martin Ari 1999, il y avait Ouais, le MDF avait réuni à l'époque c'était on disait pas le MDF, on disait le le CNPF voilà avait réuni une 300 patron je crois pour contester 35. C'est pour ça que c'est assez rare.

C'est assez rare. Mais le MEDF aussi a sa part de responsabilité dans le blocage qui est arrivé et qui a provoqué la chute de François Baou. Enfin, tout le monde a son sa petite part de responsabilité.

Et puis côté syndicat, il y a le 18 septembre et puis vous avez aussi la FNSEA qui est entrée dans la danse pour les syndicats agricoles. Vous voyez qu'il y a plein et les pharmaciens le 18 mais qui n'ont rien à voir avec les syndicats du 18. Voilà, il y a quand même il est il est assez cerné avec une popularité extrêmement basse. 16 % selon Hippsos.

C'est c'est vraiment un niveau totalement bas, très très bas pour démarrer. Euh compliqué. Et dit votre indu même quel regard vous avez vous sur il y a les syndicats à côté, le patronat qui s'y met aussi.

Au milieu il y a Sébastien Lecornu et il y a aussi des partis politiques qui ont qui ont envie de de prendre derrière eux le patronat, le Rassemblement national notamment. Puis il y a quand même le rapport de force à l'Assemblée nationale qui est en train de se faire qui est en train de se construire. Donc effectivement la situation est compliquée.

Sébastien Lecnu, il a il a des choses à montrer du point de vue de la méthode. C'est en cours. Il a aussi malgré tout quand même des choses à montrer d'un point de vue politique.

La question de l'équité, vous l'avez dit, est à mon avis à ce sens fondamental. C'està-dire que il y a sans doute une ligne de crête. Ça veut pas dire qu'il y arrivera, ça veut pas dire qu'on sait comment, mais il y a une ligne de crète entre vouloir réformer le pays, instaurer une dose de rigueur et montrer que les efforts, ils sont fait de manière équitable.

Et peut-être que ça ne passera pas par des impôtes sur le travail ou sur la productivité, mais sur d'autres manières. Donc à mon sens, c'est l'une des seules lignes de crédit sur lesquelles il peut s'appuyer. Mais encore une fois, personne n'a vraiment intérêt à aller le soutenir.

C'est le premier ministre le plus impopulaire, il est peu connu. Ça peut être aussi une force. En tout cas, ça peut venir, il peut s'en servir entre guillemets mais la ligne de crête est très très fragile et des mesures qu'il arrivera à prendre, on arrivera à voir si du coup il tiendra longtemps.

Mais j'ai quand même série du doute là-dessus. Mais qui doit craindre le plus ? Sébastien le cornu entre les syndicats et le patronat, les deux menaces.

Qui craindre le plus d'après vous ? Bernard Vivier ? Alors, peut-être pas le patronat mais les entreprises, hein.

Ce que fait Patrick Martin, président du MEDDF, c'est un tir de barrage pour éviter que des euh logique euh soient voté euh au l'Assemblée nationale du style taxe Zucman, c'est-à-dire euh des taxations de l'entreprise, du patrimoine. Donc il y a un chemin difficile entre il va falloir faire payer davantage les 1800 personnes physiques qui gagnent beaucoup beaucoup d'argent et qui en ont gagné beaucoup plus que les Français dans leur ensemble. Et puis la préservation de l' de la de la compétitivité des entreprises et ça c'est un point important et et le tir de barrage de Patrick Martin dans le Parisien dimanche hier peut-être lu dans cette direction.

La politique de l'offre a été très favorable aux entreprises depuis 2017. Elle ne peut pas trop baisser parce que nous avons cette contrainte internationale, c'est-à-dire la compétitivité de la France. Jean-Claude Ma syndicat ou le patronat qui sont les plus menaçants pour le premier ministre selon vous ?

Je pense que ce sont les syndicats aujourd'hui parce que avec le mouvement du 18 oui après je sais pas ce qui se passera après mais parce que du côté patronat bon d'abord c'est ils vont peut-être assembler si nécessaire des des milliers de patrons mais après c'est tout hein donc après les deux je crois que les ce que craint le plus Patrick Martin F med c'est deux choses c'est à la fois la taxe dit Zucman mais enfin ça on peut très bien pénaliser sur l'impôt sur le revenu sans remettre en cause l'outil de production il y a d'autres systèmes par exemple remettre en cause ce qui n'est pas Normal, je prends un exemple, c'est ce fameux holding hein. Vous vous faites verser des dividendes de votre entreprise, vous les placez dans dans une holding, vous payez pas d'impôt et vos héritiers n'en payent quasiment pas. Voilà, ça c'est pas ça c'est mais ça c'est pas sur l'outil de production.

Bon, donc il y a quelque chose à faire là-dessus. Enfin, tout le monde si tout le monde doit faire un effort, c'est à la fois les salariés à un moment donné, mais c'est aussi les entreprises et c'est aussi enfin tout le monde quoi, les plus aisés. Et dernier point qu'il a qu'il craint, c'est la conditionnalité des aides publiques, hein.

Vous savez que les entreprises reçoivent les chiffres sont contestés, c'est 200, c'est pas 200, enfin peu importe, mais un paquet de dette publique. Et c'est vrai que les syndicats, tous les syndicats réclament depuis longtemps qu'il y ait une conditionnalité. On vous aide mais il y a une il y a un engagement quand on quelqu'un qui est au chômage, il est obligé de rendre des comptes, continuer à percevoir ses allocations, il est contrôlé.

Bah, il faut que les entreprises soient contrôlées. Alors ça, ils en veulent pas les entreprises. Ah mais ça à un moment donné, il faudra que ça évolue aussi.

Et je dis pas tout d'un seul coup mais il faudra que ça évolue. Allez, vous restez avec nous messieurs. On poursuit cette discussion dans un instant.

Est-ce que le 18 septembre sera un mouvement social dur et est-ce qu'il durera aussi dans le temps ? On s'interrogera après le point complet d'actualité avec Valentine des jeunes.