Roland Lescure affirme que l'économie française "résiste"
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Vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Roland Lescure. – Bonjour. – Merci de répondre à mes questions et elles sont nombreuses ce matin parce que vous êtes le ministre de l l'économie, des finances, de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique de France.
Et sur tous ces points-là, il y a beaucoup de questions à poser. L'aide Gros Rouleur, on y reviendra, qui le guichet est ouvert depuis 29 minutes maintenant, vous avez vérifié vous nous le dites dans un instant mais il y a quand même une phrase qui me frappe vous avez dit la semaine dernière l'économie française résiste est-ce que vous le pensez vraiment ou est-ce que vous le dites pour qu'on vous croit ou pour qu'on se fasse plaisir ou pour qu'on panique pas ? Non mais c'est une bonne question parce que je suis pas là ni pour faire le marchand de bonheur donc vendre du rêve, ni pour être un prophète de malheur et il y en a un paquet à ces temps-ci.
Moi je fonde mes analyses et du coup mes expressions publiques sur des faits parce que je pense que c'est mon rôle aujourd'hui de dire la vérité qu'elle soit bonne ou pas bonne à dire aujourd'hui la réalité c'est que l'économie française a marqué une pause au premier trimestre croissance à zéro avec un certain nombre de facteurs exceptionnels il a fait chaud aussi cet hiver pas seulement maintenant donc il y a eu moins de consommation d'énergie ça devrait rebondir un peu on a moins exporté d'herbus que d'habitude ça devrait rebondir un peu donc on est dans une économie qui résiste qui évidemment affronte des ventes face faut pas se leurrer le pétrole qui montent qui du coup monte à la pompe avec l'essence qui affecte le pouvoir d'achat des français mais on est mieux protégé moins exposés que la moyenne de nos paires quand je me compare à l'allemagne à l'italie et autres on a une inflation inférieure l'inflation inférieure l C'est 2 ,2 % en France, c 'est 3 % et en Europe, c'est 3 ,5 % en Espagne malgré des milliards dépensés pour faire baisser le prix de l'essence à la pompe. On est juste mieux protégé et ça veut dire qu'on résiste. Donc on va évidemment suivre les détails, la formation statistique au fur et à mesure qu'elle se rend publique.
Mais moi je ne souhaite pas vraiment crier aux loups. Aujourd'hui on résiste, j'allais dire c'est tant mieux. Mais vous n'êtes pas dans le déni ?
Non. Parce que quand on regarde effectivement, vous le dites, la croissance, elle est à zéro. L'inflation repart.
Alors certes, vous le dites, elle n'est pas forcément encore aussi haute que nos voisins. Mais quand on écoute ce que vous appelez ou traitez de prophète de malheur, comme par exemple Michel-Edouard Leclerc, lui il regarde les prix dans les rayons et il dit on va être à 3 ou 4 % en juillet. Qu'il fasse son travail, faire baisser les prix, puisqu'il se présente souvent à raison comme le grand marchand du pouvoir d'achat.
Qu'il fasse son travail et qu'il s'assure que les prix de demande pas trop, moi je fais le mien. Vous faites le vôtre ? Il y a la question du chômage qui remonte, il y a le record de défaillance d'entreprise, tout ça c'est pas des signaux qui vous inquiètent ?
Si et devant, mais vraiment j'essaye d'être factuel, vous dites record de défaillance d'entreprise, 70 000 à la fin avril. Sur un an on a créé 1 200 000 entreprises en France à la fin avril, on n'a jamais créé autant d'entreprises. On crée plus d'entreprises, malheureusement il y en a aussi plus qui défaillent.
Aujourd'hui, la prévision de croissance du gouvernement c'est 0 ,9%. On était à 1, on l'a revu un peu à la baisse. Le consensus, donc les économies privées, c'est 0 ,8.
La Commission européenne, c'est 0 ,8. Le FMI, c'est 0 7. On est dans l'ordre de grandeur aujourd'hui, de celles et ceux qui font leur travail aussi bien que possible, de croissance.
Donc il y aura de la croissance ? On ne va pas se retrouver avec une croissance à tonnes, voire une récession ? En tout cas, à ce stade, il n'y a rien qui va dans ce sens-là.
Donc moi je peux crier au loup, je peux appeler au malheur, je peux préparer la France à toutes les plaies du monde ou fonder mon analyse et du coup mon expression publique sur des faits. Aujourd'hui, moi je suis là pour dire la vérité, pas pour prévoir ni ni le meilleur, nul pire. Alors vous parliez à l'instant, je vous interroge ce monsieur Edouard Leclerc, honnêtement votre réaction, on sent que vous vous dites bon chacun son job quoi.
Mais un peu oui parce que je pense que face à un choc, c'est un choc qui nous affecte, qui vient de l extérieur. On n'est pas producteur de pétrole, on n'est pas exportateur, on est importateur. Un, j'espère qu'on est capable de se serrer les coudes plutôt que de chercher des coupables.
On a souvent tendance à faire ça. Et deux, que chacun à son niveau contribue. Mais quand il dit 4 % d'inflation en juillet, vous vous dites qu'il est en train de préparer de pouvoir gonfler ses marges ?
Non. Moi je vais vous dire une chose. Je préfère le Michel-Édouard Leclerc qui qui hier annonce 10 000 bornes électriques dans ces supermarchés, qui vont permettre d'aider les Françaises et les Français à passer à l'électrique, que le Michel-Édouard Leclerc, qui fait le statisticien économiste.
Il y a beaucoup d'économistes en France, Emmanuel Schipre en est un, il est très talentueux. Voilà, chacun son job. Vous préférez écouter Emmanuel Lechypre que Michel Édouard Leclerc ?
Je préfère quand il plante des bornes de recharge plutôt que quand il...
Roland Lescure, il y en a un autre qui a annoncé qu'il allait aider les français, c'est Total, puisqu'on l'apprend à l'instant. Total va donc poursuivre son plafonnement des prix à la pompe pour le mois de juin. Merci.
En tout cas, là aussi, je pense qu'il Il contribue. Je pense que chacun, face à cette crise, on doit se demander qu'est-ce que je peux faire pour aider. Il est indéniable que Total va gagner beaucoup d'argent dans cette crise.
Ils produisent du pétrole. Ils payent des impôts au Nigeria, aux Etats-Unis, au Mexique et ailleurs. Ils raffinent du pétrole en France, là aussi ils vont gagner plus d'argent que d'habitude et bien qu'ils redonnent une partie de cet argent via la distribution via un plafonnement des marges j'allais dire oui, enfin c'est bienvenu en tout cas je ne suis pas là – Et même pour vous dire merci, vous trouvez que c'est normal ? – Non, c'est bienvenu, c'est bienvenu.
Moi je considère qu'ils font leur part du boulot. Ensuite, le débat de la fiscalité va évidemment se poser, on le posera dans le cadre du budget, j'espère qu'on aura l'occasion d'en parler aussi dans le cas de cet entretien. Mais en attendant, le fait qu'on ait une entreprise qui a plutôt tendance à bénéficier de cette crise, qui redonne une partie de ses profits aux françaises et aux français, c'est bienvenu.
Est-ce que vous pourriez demander au Total fromage et dessert ? C'est à dire à la fois plafonner les prix à la pompe, comme ils le font, et en effet d'avoir une sorte de contribution exceptionnelle parce qu'il va falloir trouver des milliards supplémentaires et qu'ils ont fait des profits supplémentaires. On l'a fait en 2022.
Après, là encore, je ne veux pas être un marchand de bonheur. Ce n'est pas ça qui va remplir les caisse. Ça peut, éventuellement sera l'objet du débat parlementaire faire l'objet d'un débat parlementaire.
Vous, à titre personnel, vous n'y êtes pas opposé en longtemps ce matin ? Je ne suis pas opposé mais attention, le Premier ministre a été très clair, on ne sortira pas du déficit public par la hausse des impôts. Et donc nous souhaitons déposer un budget dans lequel il n'y aura pas de hausse d'impôt.
Moi je me demande toujours si le diable ne se niche pas dans les détails, dans les petites astérix ou dans les mots qui ne sont pas prononcés. Il y a deux choses dans ce que vous dites, vous dites on s'est engagé à ce qu'il n'y ait pas de hausse d'impôt, moi je vous demande si la phrase s'arrête à pas de hausse d'impôt point ou si c'est pas de hausse d'impôt pour les particuliers ? Non, dans le budget...
C'est-à-dire est-ce qu'il pourrait y avoir des hausses d'impôt pour les entreprises ? Non, le diable, si je puis dire, ils se logent, ils vont pas aimer que je dise ça comme ça mais je vais le dire quand même, le diable il se loge au Parlement. C'est-à-dire que nous on va déposer un budget dans lequel il n'y aura pas de hausse d'impôt, en particulier entreprise.
Ensuite le débat parlementaire aura lieu et il faudra, parce que ça j'en suis convaincu, s'assurer qu'en 2027 on réduise le déficit Le deuxième astérix, c'est qu'on déposera un budget dans lequel il n'y a pas de hausse d'impôt. Sauf que vous savez bien que dans le cadre actuel de l'Assemblée nationale, le budget tel que vous le déposerez ne sera pas le même que le budget tel qu'il sera adopté. C'est jamais le cas, mais j'ai envie de dire encore moins cette fois-ci.
Donc vous pourrez dire, ah ben non, nous on n'a pas mis de hausse d'impôt. Moi je ne suis pas là pour me laver les mains. Moi je suis là pour dire...
Mais il y a un peu de ça. Non, on entre en mêlée si je puis dire avec une mise de jeu qui est celle à laquelle on croit. Et donc un déficit qui sera en réduction, je l'espère.
Oui mais vous savez aussi qu'il y en a besoin. Vous savez qu'il va falloir y avoir...
Non mais voyez, ça c'est...
Je comprends pourquoi vous dites ça parce que en général, ça fait 40 ans, on a du mal à y échapper. Mais c'est pas une fatalité la hausse d'impôt. En revanche, ce qui est clair, c'est que pour y échapper, donc pour l'éviter, il faut que tout le monde fasse des efforts.
Et je vois bien déjà dans le débat parlementaire les sénateurs. On a des élections sénatorielles en septembre qui nous disent « Ah, on touche pas aux collectivités locales ». Un certain nombre de défenseurs du modèle social à la française qui malheureusement visent plutôt in fine à l'enterrer qu'à le sauver et qui disent « Faut pas toucher aux dépenses de santé.
C'est tout le monde qui se jette sur l'État en disant « L'État doit faire des économies ». L'État est aujourd'hui celui qui fait le plus d'efforts depuis 10 ans. – Alors je vais vous poser la question différemment, Roland Lescure, vous opposerez-vous à une surtaxation de total non non non ce débat aura lieu on verra d'ici là opposerait pas d'ici là on aura une estimation de l'impact de cette crise sur les revenus des entreprises et notamment de total quand a publié des résultats donc ce débat aura lieu moi je ne m'y opposerai pas mais à ce stade penser que c'est la formule magique pour sortir de l'ornière fiscale dans laquelle la France est c'est se mettre le doigt dans l'œil.
Et encore une question Roland Lescure sur ce budget avant qu'on passe justement aux demandes d'aide et au prix de l essence, le montant de l'effort supplémentaire qu'il va falloir faire, est-ce que vous avez un ordre d'idée ? Non. On va faire ça en deux temps.
D'abord, ici la fin du mois de juin. On mènera, et c'est le premier ministre qui le présidera, ce qu'on appelle un comité d'alerte des finances publiques, qui évaluera la situation aussi précisément que possible pour 2026. On commence par exécuter 2026 de manière correcte.
Et sur cette base-là, on sera capable de travailler cet été pour proposer un budget pour 2027. On était à 5 ,1 en 2025. On a fait mieux qu'attendu.
On s'attendait à 5 ,7. prévoit 5 % du déficit public. On prévoit 5 % en 2026.
Ça ne va pas être facile, du fait de la crise, des ventes de face, etc. Vous prévoyez ? Vous espérez ?
Vous priez ? Les deux, les trois. Moi je suis laïc, pas baptisé, donc plutôt les deux premiers.
J'espère et je prévois. Mais il va falloir faire des efforts pour y arriver. – Mais vous anticipez déjà que ce sera peut-être plus ? – Non, on va tout faire pour y arriver parce que c'est essentiel, mais ça prendra sans doute des efforts supplémentaires.
Et ensuite, il faudra aller au-delà. Est-ce qu'on ira 4-5, 4-6, 4-4 ? On verra, ça fait partie des discussions.
Vous maintenez l'objectif de repasser sous les 5 % ? Alors 5 % en 2026 et c'est essentiel, c'est même presque plus important que tout, 3 % en 2029. Cet objectif, cette deadline, cette trajectoire, vous la maintenez ce matin ?
Il est maintenu, je vais vous dire une chose, les élections présidentielles arrivent, ça se sent, et bien j'espère que tous les candidats seront interrogés comme vous les aurez face à vous sur cet objectif. Parce qu'on ne fait pas ça pour faire plaisir à qui que ce soit, on fait ça pour stabiliser la dette publique de la France, il est temps qu'on s'y mette. Roland Lescure, il est 8h39, ça fait 39 minutes que le guichet de demande des soir.
J'ai signé le décret qui double LED, donc on passe de 50 à 100 euros. On l'avait annoncé la semaine dernière, c'est disponible depuis hier. Le guichet a ouvert, vous l'avez dit, à 8h.
J'ai été vérifié comme sans doute un certain nombre d'entre nous. Ça fonctionne, on s'attend à un afflux de demandes on l'aura sans doute mais ça fonctionne donc vous avez il faut avoir votre carte grise votre avis d'impôt vous allez sur le site vous cliquez aide aux carburants c'est le premier site qui arrive sur les modernes recherches qu'on connaît vous Vous devez entrer votre numéro fiscal, vous devez entrer votre numéro de carte grise, votre pack d'immitriculation, une déclaration sur l'honneur. On fait confiance sur le fait que vous faites plus de 8 000...
On fait conscience mais on contrôle derrière. On aura sans doute décontrôlé. Il faut garder ces petits tickets pendant 5 ans.
Non mais c'est important que tout le monde le sache. Oui mais enfin franchement là encore je crois à la responsabilité individuelle. On fait face à un choc.
Quelqu'un qui ferait 15 kilomètres par an et qui dirait je vais aller dans les 10 jours. Donc dans les 10 jours qui suivent votre dépôt si vous déposez dans 10 jours ce sera dans 20 jours. Ok donc si on remplit son dossier aujourd'hui qu'on est éligible dans 10 jours directement sur votre compte bancaire par virement.
Roland Lescure ça va durer combien de temps ce guichet ? C'était deux mois c'est ça ? Alors on l'ouvre pour deux mois évidemment si on sent qu'au bout de deux mois les 3 millions vous me posez la question 3 millions à peu près de français qui ont accès n'ont pas encore tous déclaré et qu'il faut prolonger on le prolongera.
L'idée c'est d'y avoir...
Vous ne vous interdisez pas de prolonger le guichet ? Le Le guichet. Pas de problème.
Roland Lescure est-ce qu'on peut espérer une baisse du prix du carburant ou est-ce qu'il faut s'habituer à ce que l'essence soit chère ? Je pense qu'on a eu l'occasion de le dire et le Président de la République a tenu un événement hier important pour le symboliser. Il faut, j'allais dire, profiter de cette crise pour continuer à électrifier la France parce que ces crises-là en tout cas elles se multiplient.
On a eu l'Ukraine, on a aujourd'hui l'Iran, on en aura d'autres demain. Dépendre de production d'hydrocarbures qui viennent de l'étranger, c'est des menottes qui nous empêchent d'avancer. Il faut qu'on avance.
On est aujourd'hui capables de produire de l'électricité en France, on est capables de produire des pompes à chaleur, on est capables de produire des voitures électriques. Les Françaises et Français sont en train de prendre le virage, c'est le cas de le dire, on est à 30 % de voitures électriques vendues, 5 voitures les mieux vendues électriques en France sont faites en Europe, la première, l 'R5, est faite en France, il faut engager pleinement et je sens que tout le monde est prêt dans cette révolution. Pourquoi ?
Parce qu'effectivement on est aujourd'hui à 2 ,15 sur le diesel, on est un peu au-dessus de 2 sur l'essence, on redescendra peut-être à 1 ,90, 1 ,80, mais – Globalement, je ne pense pas parce que cette dépendance aujourd 'hui, on voit bien qu'elle nous coûte parce que la prime géopolitique, le risque, il ne va pas disparaître du jour au lendemain, même si ce que j'espère, on ouvre le détroit d'Harmouz dans les semaines qui viennent, ça prendra du temps avant que les...
Donc il faut s'y habituer, il faut en tirer les conséquences. Il Il faut s'adapter. 'est pas si habitué au sens où on se ferait une raison.
On On dirait tant pis, on va vivre avec. Non, dans les années 70, on a transformé la France en profondeur. Il faut qu'on fasse la même chose cette fois-ci, on y est prêts.
Vous disiez qu'hier, effectivement, tous les acteurs de l'électrification, les acteurs des pompes à chaleur, de tous ces métiers-là étaient été rassemblés, clim ou pas clim ? Clim, les pompes à chaleur ça existe en deux modèles. On a l'impression qu'aujourd'hui c'est presque devenu une question politique.
Marine Le Pen elle appelle un grand plan de climatisation, les écolons disent c'est pas bien, qui croire ? Marine Le Pen qui appelle à un grand plan sur la clim, qui nous censure sur la programmation pluriannuelle de l'énergie, qui vise à électrifier la France, qui passe son temps à nous demander une baisse des impôts sur l'essence, et qui par ailleurs veut financer les clims. Gouverner c'est choisir des priorités.
Nous on a choisi la priorité qui est l'électrification, et on aura un 5 millions de producteurs s'y sont engagés hier. De pompes à chaleur fabriquées en France d'ici 2035, pour la plupart sont réversibles et donc permettent effectivement... – De rafraîchir l'été. – Chaud en hiver et frais en été.
Donc ça ne doit pas être En tout cas, la clim, pour vous, il ne faut pas s'y opposer. Mais il ne faut pas surtout politiser tous les débats. On adore, on est un peuple politique.
Mais il y a un moment, il y a des choses qu'il faut qu'on fasse, parce que c'est le sens de l'histoire. Et aujourd'hui, ceux qui s'y opposent, parce qu'ils continuent à vouloir financer des Etats qui produisent du pétrole d'un côté, parce qu'ils ont des avis un peu idéologiques sur ce que les Français et les Françaises devraient faire ou ne devraient pas faire. Notre réseau tient.
Il n'y a pas de risque. Donc, soit de pénurie d'essence, soit de blackout des...
J'ai échangé avec les principaux fournisseurs de notre réseau. RTE, c'est les grandes lignes haute tension. Enedis, c'est ce qui arrive chez vous.
Évidemment, ça tient. Mais il va falloir investir. Là aussi, dans le plan d'électrification, il y a 100 milliards de chaque côté dans les 10 ans.
Mais ça tient. Et par ailleurs, question aussi sur quand même le carburant. Il n'y a pas de risque de pénurie.
M. Pouyanné lui-même avait évoqué que si ça durait on pouvait avoir un risque de pénurie et j'ai échangé avec lui et je pense qu'il s'est rassuré du coup il m'a rassuré on suit ça de très près évidemment mais à ce stade que je peux vous dire et je l'ai dit à chaque fois, ni prophète de malheur, ni marchand de bonheur. Pour les deux mois qui viennent, on est tranquille à la fois sur diesel, essence, mais aussi le kérosène.
Les départs en vacances vont bien se passer. Partez en vacances, vous pouvez rester en France si vous le souhaitez, mais les avions...
Roland Léscure, votre collègue à la justice, Gérald de Darmanin propose, je cite, un moratoire de 3 ans sur l'immigration légale parce que notre pays est arrivé à la limite de ses capacités d'intégration et d'assimilation. Vous en pensez quoi vous écoutez d'abord je pense que ce sujet est sérieux et qu'il ne se règlera pas avec des solutions apparemment simple du type moratoire ou référendum ça fait dix ans qu'on bosse sur sujet, moi j'ai toujours dit et c'est le gouvernement qui vous parle aujourd'hui que l'immigration légale on doit la favoriser, que l'immigration illégale on doit être très ferme. Moi j'ai un souvenir de Gérald Darmanin qui disait faut être gentil avec les gentils, méchant avec les méchants.
Je suis d'accord avec le Gérald Darmanin qui disait ça, là j'ai l'impression qu'avec sa proposition, il est méchant avec les gentils. Ceux qui travaillent en France, ceux qui s'intègrent, ceux qui font qu'aujourd'hui dans les hôpitaux, dans les hôpitaux, dans les usines, dans les EHPAD font que la France continue à tourner. Il faut les accueillir avec, je dirais, une certaine forme d'exigence vis-à-vis des valeurs de la France, vis-à-vis de notre capacité à nous intégrer.
Mais c'est des gens qui participent à la France aujourd'hui, qu'il faut continuer à intégrer. L'immigration illégale, c'est non. Vous seriez moins Gérald Darmanin avec son moratoire de trois ans sur l'immigration légale et plus Premier ministre espagnol qui veut l légaliser tous ceux qui travaillent.
Moi je suis Premier ministre français, je suis Laurent Nunes. Non mais ce que je veux dire c'est que je ne souhaite pas l'être mais quand vous me dites choisir entre l'un et l'autre, moi je choisis Sébastien Lecornu, je choisis Laurent Nunes, je choisis Laurent Nunes, je je choisis le gouvernement qu'elle appartient d'ailleurs. Vous choisissez Gabriel Attal aussi j'imagine ?
C'est lui votre candidat ? C'est le candidat naturel du parti auquel j'appartiens, j'ai déjà eu l'occasion de le dire. Mais sur l'immigration aujourd'hui nous on met en place des politiques qui sont à la fois extrêmement fermes sur l'illégal, c'est important, mais qui considère que l'immigration légale, l'immigration de travail ça fait partie des champs de la France.
Moi j'ai été immigré moi-même au Canada, je pense que j'ai pu contribuer à un pays qui se développait. Je souhaite que les gens qui viennent en France pour choisir la France puissent aussi contribuer à son développement. Donc le moratoire c'est non.
Merci beaucoup Roland Lescure d'avoir répondu à mes questions ce matin. Ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, vous continuez à le dire, la France résiste. Il est 8h47 sur AMC BFM TV.
Roland Lescure