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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 25 mars 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransportsInstitutions & électionsSolidarités & famille

Agnès Evren, sénatrice LR, est l'invitée de la matinale de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Que souhaitent les Républicains face à la flambée des carburants ?

  • 0:45RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous dites la même chose que Marine Le Pen sur les taxes carburants ?

  • 1:15RelanceRéponse partielle

    N'est-ce pas de la démagogie de demander une baisse des taxes pour la droite ?

  • 2:15OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qui explique le revers des LR à Paris, Lyon et Marseille ?

  • 4:15OuverteRéponse directe

    Faut-il poursuivre les alliances avec le bloc central jusqu'en 2027 ?

  • 6:15OuverteRéponse directe

    Une primaire LR est-elle nécessaire pour éviter la division ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Agnès EvrenChiffre
    « Nous demandons une réponse immédiate et fiscale, c'est-à-dire la baisse de la taxe sur la carburant qui est quand même de plus de 60 %. »
  • 0:40Agnès EvrenFait
    « Tous les pays européens, nos pays voisins, la Grèce, l'Italie, l'Espagne ont baissé la taxe sur le carburant. »
  • 1:00Agnès EvrenFait
    « L'État ne doit pas profiter de la crise et les Français ne doivent pas trinquer ce choc pétrolier qui qui est annoncé. »
  • 1:30Agnès EvrenChiffre
    « On a suffisamment flambé le chéquier pendant des années et on voit quelle est la situation aujourd'hui avec un déficit de 6 % et une dette de 3500 milliards d'euros. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Agnèvrene. Bonjour. On va largement revenir sur effectivement ce qui s'est passé lors de ces municipales.

Mais avant la flambée des carburants inquiète les Français. La France insoumise demande le blog des prix. Le Rassemblement national réclame la baisse de la TVA.

Les socialistes un chèque énergie pour les plus modestes. Que souhaitent les républicains ? Écoutez, c'est très simple.

La France est malade de cette taxe. Nous demandons une réponse immédiate et fiscale, c'est-à-dire la baisse de la taxe sur la carburant qui est quand même de plus de 60 %. Tous les pays européens, nos pays voisins, la Grèce, l'Italie, l'Espagne ont baissé la taxe sur le carburant.

Et donc nous devons y répondre immédiatement parce que euh les Français euh sont encore ceux qui trinquent quand il y a une crise énergétique comme celle-ci qui je trouve n'avait pas été suffisamment anticipé. Mais est à travers ce que vous dites, est-ce que vous dites pareil que Marine Le Pen qui affirme que l'État est le grand profiteur de la hausse des prix avec justement ces taxes sur les carburants qui seraient à hauteur de 55 % et qui vont directement dans la poche de de l'État. ce que réfute Sébastien Lecornu, vous vous dites "Oui, il y a un profiteur de crise et c'est l'État." Oui.

Oui. L'État ne doit pas profiter de la crise et les Français ne doivent pas trinquer ce choc pétrolier qui qui est annoncé. Donc c'est pour ça nous demandons encore une fois une réponse immédiate et fiscale qui vise à baisser euh cette taxe sur les carburants parce que encore une fois je le redis, la France est malade de ces taxes.

Oui, mais est-ce qu'il y a pas une forme de démagogie à demander la baisse des taxes de la part de la droite qui est censée plaider pour une forme d'orthodoxie budgétaire ? En tout cas, c'est sa marque de fabrique. Et bien alors dans ces cas-là, on laisse les Français qui ont et déjà un pouvoir d'achat qui a été extrêmement affaibli subir encore une fois cette crise énergétique.

Non, il faut, je le redis, c'est notre souhait des républicains de baisser cette taxe. Sébastien Lecornu a dit, il y aura pas de chèque global pour les aider. Il préfèrent les aides avec un ciblage.

Les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs, ça semble rationnel. Mais je suis tout à fait d'accord avec lui. Je suis tout à fait d'accord avec lui parce qu'en fait on a suffisamment flambé le chéquier pendant des années et on voit quelle est la situation aujourd'hui avec un déficit de 6 % et une dette de 3500 milliards d'euros.

Et donc donc c'est pas un peu paradoxal de demander la baisse des taxes du coup ? Mais quelle est l'autre solution ? Moi, je suis contre encore une fois sortir le le chéquier mais baisser la taxe et cibler évidemment tous ceux qui ont besoin justement d'améliorer leur pouvoir d'achat, de ne pas les faire payer eux.

Voilà, c'est tout l'enjeu. Euh, dimanche soir, les républicains ont obtenu quelques conquêtes lors des des municipales, mais ils ont joué les figurants à Marseille et ils sont passés à côté de leur campagne à Paris et à Lyon. Qu'est-ce qui s'est passé dans ces trois plus grandes villes de France pour expliquer ce revers ?

Vous savez, la France, ce ne sont pas seulement les grandes métropoles. Les grandes métropoles par Lyon-Mseille, c'est seulement 15 % du territoire français. Et donc moi d'abord, je veux dire que nous sommes très très fiers d'avoir eu de très très bons résultats, notamment dans les villes de plus de 9000 habitants puisque nous avons remporté 57 % des villes.

Et donc quand la droite est elle-même fidèle à ses valeurs, fidèle à ses combats, elle se renforce et elle gagne. Contrairement à la gauche qui s'est fourvoyée et on voit qu'elle a eu pas mal de revers. Mais vous passez un petit peu à côté de la question dans les trois plus grandes villes de France et notamment effectivement à Paris.

Rachi Adati, elle a pris une claque, je peux le dire comme ça, face au socialistes Emmanuel Grégoire. Elle avait pourtant une forme d'alignement des planètes, hein. Le retrait de reconquête avec Sarah Knafo la fusion de la liste Pierrebournael de de Renaissance, elle est passée à côté de sa campagne.

Alors très franchement, je vous le disais au plan national ça s'est bien passé et à Paris c'est une immense déception. En fait, il faut regarder les choses telles qu'elles sont. Nous à Paris, ça fait 25 ans que la droite perd.

Elle perd à cause de ces divisions mortifirfa et il faut le dire, malheureusement, les reports de voie de Pierry Bonazel euh n'ont pas été fait. C'est-à-dire qu'il y a eu un double jeu du centre qui fait qu'en fait beaucoup des électeurs, non seulement suite aux déclarations de Clément Baud et de Pierry Bournazel ont finalement voté à gauche. C'est pour ça que le Socle commun à Paris pour l'instant doit faire encore ses preuves.

Mais c'est pas un peu facile de dire c'est de la faute de Pierreve Bournael, c'est la faute des autres. Est-ce qu'il y a pas un problème d'atti, un problème de personnalité euh voilà de quelqu'un qui est extrêmement clivant, qui qui a été aussi peut-être un peu brutal dans la campagne vis-à-vis de Pierreve Bournael alors qu'elle devait c'était son allié de demain et également vis-à-vis du candidat socialiste. Écoutez, il y a plusieurs sujets, je vais pas vous répondre de façon simpliste.

Le premier sujet, je vous le dis, ça a été évidemment nos divisions mortifères et je vous dis ça fait 25 ans que la droite de perdre à cause de ça. Ensuite, il y a eu une réalité sociologique, c'est que Paris est très ancré à gauche. La preuve, c'est que la gauche plus la France insoumise font 60 %.

Après, la candidate, visiblement Rachida n'a pas suffisamment convaincu de cette nécessité de l'alternance. Mais vous savez, moi depuis des années, je suis élu de Paris depuis 20 ans, j'ai toujours entendu c'est pas c'était pas la bonne candidate. On disait ça aussi de Nathalie Cossisco Maurizet, on disait ça aussi de Philippe Séin.

Alors oui, peut-être que la personnalité de Rachid Adati n'a pas convaincu électeurs qui souhaitaient l'alternance mais en l'occurrence c'était la mieux placée pour gagner Paris. Elle était la seule à pouvoir remporter cette ville et elle incarnait une forte opposition à la gauche. Mais nous n'avons pas convaincu relé loin derrière.

Elle a été reléguée loin derrière, je le disais. Il y a aussi, il faut le dire, vous savez, c'est une ville qui est très polarisée Paris aujourd'hui entre d'un côté l'est et l'Ouest. Il y a eu aussi une politique très dogmatique de logements sociaux qui fait que la population, la sociologie électorale a changé, il est vrai.

Et puis et puis hélas voilà, ça n'a pas été possible. Mais nous continuerons nos combats évidemment à Paris. Un combat derrière Rachidati où Rachidati va tourner la page Paris.

Mais vous savez, il y a pas de raison qu'elle tourne la page Paris. C'est un échec, c'est vrai, mais elle restera, je l'espère, notre présidente de groupe au conseil de Paris et elle a été et une candidate à Paris à la à la prochaine aux prochaines municipales. Non, attendez, on est franchement pas là-dedans, hein.

Là, c'est vrai que ça a été une défaite cuisante, mais il n'en reste pas moins qu'elle a été élue maire du 7e dès le premier tour. Ils sont seulement trois à Paris. Euh lors de ces municipales, on a vu les républicains ont choisi de faire le plus souvent alliance avec le bloc central.

Est-ce que cette alliance doit se poursuivre euh jusqu'en 2027 jusqu'à la présidentielle ? Est-ce que ça préfigure de ce qui va se passer pour la présidentielle ? Écoutez, déjà vous savez, moi je suis une parlementaire, je suis une responsable politique, très franchement, je ne me résout pas à l'idée que la France bascule dans un an dans un duel mortifère entre deux populismes.

D'un côté, un parti de démagogue, le Rassemblement national. et d'un autre un parti d'idéologue, la France insoumise qui est le parti pour moi du racialisme, de la haine et de l'antisémitisme. Et donc la droite a une responsabilité absolument historique de continuer d'incarner en tout cas une alternance parce qu'il y a des millions d'électeurs qui ne veulent pas se retrouver encore une fois dans ce duel mortifère.

Et donc nous avons eu notre bureau politique hier où en fait il va y avoir une forme de processus à deux étages. Le premier étage de la fusée, c'est de choisir parmi notre famille politique, parmi les républicains, un candidat qui nous représentera avec notre ligne qui est moins d'immigration, plus de sécurité et moins d'impôts. Et donc nous ferons ensuite le deuxème étage de la fusée qui sera d'élargir et de voir en fait qui parmi les candidats de la droite et du centre pourront nous représenter pour éviter qu'on soit absent du second tour.

Mais c'est pas là où commence le problème. Le véritable problème ça veut dire quoi ? Il faut une primaire.

On voit très bien que certains sont pas d'accord. Édouard Philippe veut pas de primaire. Gabriel Atal veut pas de primaire et puis ceux qui veulent une primaire ne sont pas tout à fait non plus d'accord sur les bornes.

Gérald Armanin, il dit bah pourquoi pas de Raphaël Gruxman à Bruno Rota. Laurent Voquier il dit de de Bruno Rota d'Edouard Philippe à à Sarah Knafo. Donc c'est quoi ?

Mais c'est tout l'enjeu. C'est que pour l'instant vous en effet ça ne vous a pas échappé. Nous n'avons pas trouvé d'accord en fait sur les modalités et le périmètre.

La seule chose dont euh je suis sûr actuellement, c'est que nous allons, selon les statuts euh des Républicains, consulter nos adhérents en leur proposant trois options. La première option, c'est qu'il serait légitime que ce soit le président du parti qui soit notre candidat qui soit désigné. La deuxième motion, c'est une primaire fermée avec le vote des adhérents ou une primaire ouverte avec le vote des sympathisants.

Et nous verrons dans un deuxième temps, en effet pour éviter encore une fois de disparaître du second tour quel est le mieux placé au niveau de la droite et du centre. Mais moi, je souhaite un candidat qui soit de droite parce qu'encore une fois, aujourd'hui, il y a une aspiration des Français à une politique de droite. Est-ce que celui qui serait le mieux placé avec sa réélection au Havre, est-ce que c'est pas Édouard Philippe qui de fait après une longueur d'aventere ?

Écoutez, moi je suis de droite, je suis LR. Nous avons un candidat qui s'est déclaré, c'est Bruno Retaillot qui est un président des Républicains et qui serait tout à fait légitime en les sondages, il est pas au même niveau que Philippe. Voilà.

Ensuite, encore une fois, soyons responsables. Si Bruno Retaillot n'est pas le mieux placé, si c'est Édouard Philippe, alors évidemment, il faudra organiser les modalités. Mais encore une fois, l'enjeu, c'est tout simplement de disparaître en fait et de se retrouver face à ce duel mortifère.

Et je voudrais le dire, vous savez, l'enjeu c'est pas seulement la présidentielle, c'est ce qui s'est passé dans toutes les municipalités euh où la gauche radicale a conquis des villes et on a vu la violence de ces maires sortants qui ont été humiliés, insultés. Et c'est aussi un combat pour la démocratie, un combat pour nos valeurs que nous voulons nous incarner à droite. Agier Sverren, merci beaucoup.