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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 2 avril 2024 10 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesTravail & emploiTransports

Inondations : "Je veux que ça bouge", Xavier Bertrand vise des sociétés d'assurances

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32ComplaisanteRéponse directe

    C'est dommage d'en arriver là.

  • 2:33OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous attendez de l'État, Xavier Bertrand ? Qu'il mette la pression sur ces sociétés d'assurance ?

  • 4:09OuverteRéponse directe

    Autre sujet d'inquiétude pour votre région, Xavier Bertrand : depuis quelques jours, les Anglais ont décrété 13 zones auxquelles nos pêcheurs n'ont plus accès. Quelles sont les conséquences pour les ports de votre région ?

  • 4:57FerméeRéponse directe

    Vous êtes pour des mesures de rétorsion ?

  • 5:17FerméeRéponse directe

    Vous y seriez favorable ? [droits de douane sur les importations britanniques]

  • 5:34OuverteRéponse directe

    Ce que le gouvernement promet, ce que le gouvernement fait, ce que le gouvernement ne fait pas. Je vous propose qu'on parle du passeraille qui devait permettre de prendre en illimité les TER et les trains intercités partout en France, avec un forfait mensuel autour de 49 euros par mois, on s'inspirait d'un modèle allemand. Le gouvernement semble reculer. C'est plus raisonnable, selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:38PrésentateurFait
    « 5 mois après les premières inondations dans le Pas-de-Calais et vous avez aujourd'hui des sinistrés qui n'ont toujours pas le montant de l'indemnisation qui leur sera dû. »
  • 1:15PrésentateurFait
    « Direct Assurance, Groupama, GAN, CIC, MAF, GMF, Monceau Assurance, le groupe BPCE. »
  • 2:42PrésentateurFait
    « Visiblement, ils n'y arrivent pas. »
  • 3:40PrésentateurPromesse
    « Si on veut éviter que ça se reproduise, il faut de nouvelles procédures. »
  • 3:50PrésentateurFait
    « Il ne faut pas que certains assureurs profitent des sinistres pour dire « Eh, maintenant on ne peut plus vous assurer, ou alors on va vous assurer, mais il faut augmenter les primes d'assurance et puis augmenter les franchises. » »
  • 4:23PrésentateurFait
    « Le 7 février dernier, j'ai interpellé Gabriel Attal sur cette question. »
  • 4:38PrésentateurFait
    « La réalité, c'est que les Anglais ont pu compter sur le vote des pêcheurs pour le Brexit. Et aujourd'hui, ils payent la facture politique. »
  • 5:58PrésentateurFait
    « Ce n'est plus pour tout le monde, c'est pour les jeunes. »
  • 6:21PrésentateurFait
    « Qui est-ce qui a proposé ça ? C'est l'État. »
  • 6:36PrésentateurChiffre
    « Avec un déficit à 5,5%, tout le monde doit assumer sa part de l'effort. »
  • 7:41PrésentateurPromesse
    « Je demande au Premier ministre de solliciter la Cour des comptes pour faire cet audit des comptes de la nation. »
  • 8:40PrésentateurChiffre
    « Depuis que je suis en fonction, j'ai fait quasiment 1,5 milliard d'euros d'économies sur les budgets de fonctionnement, sans augmenter les impôts. »
  • 8:57PrésentateurPromesse
    « Je suis pour qu'on réforme en profondeur l'assurance chômage pour ramener vers l'emploi. »

Temps de parole

  • Présentateur74 %
  • Xavier Bertrand26 %

5,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Xavier Bertrand

France Inter, le 7-10.

0:03
Présentateur

Il est 7h48, Sonia De Villers, votre invitée ce matin est le président LR de la région Hauts-de-France.

0:10
Xavier Bertrand

Bonjour Xavier Bertrand.

0:11
Présentateur

Bonjour.

0:11
Xavier Bertrand

La France a passé le week-end à lutter contre la montée des eaux avec des crues spectaculaires, notamment dans la Vienne et en Indre-et-Loire. Situation que vous connaissez bien puisque votre région a été frappée par des inondations monstres cet hiver. Vous vous en prenez désormais aux grandes compagnies d'assurance. que vous n'hésitez plus à nommer, que vous n'hésitez plus à pointer. Pourquoi ?

0:32
Présentateur

C'est dommage d'en arriver là. Mais il faut savoir qu'on est maintenant 5 mois après les premières inondations dans le Pas-de-Calais et vous avez aujourd'hui des sinistrés qui n'ont toujours pas le montant de l'indemnisation qui leur sera dû. C'est-à-dire que les expertises ont eu lieu, on s'est battus pour qu'il y ait plus d'experts. Des accomptes ont pu être reversés, on s'est battus pour ça. Mais aujourd'hui, 5 mois après, toujours pas de montant d'indemnisation, donc toujours pas d'indemnisation. 5 mois après. Et en plus, vous avez des sinistrés qui savent pertinemment qu'ils ne pourront plus habiter chez eux.

Et ils vont avoir droit à ce que l'on appelle le fonds barnier de la part de l'État pour être indemnisés de leur maison. Mais pour ça, qu'est-ce qu'il faut ? Il faut le montant de l'indemnisation d'assurance. Et ils ne l'ont toujours pas. 5 mois après.

1:15
Xavier Bertrand

Direct Assurance, Groupama, GAN, CIC, MAF, GMF, Monceau Assurance, le groupe BPCE. Pourquoi ce « name and shame » comme disent les anglo-saxons ? Vous les accusez d'inertie ?

1:25
Présentateur

Parce que c'est la seule façon de les faire bouger. Groupama, par exemple, le nom a été cité. Écoutez, ça doit certainement être le fait du hasard. Mais en tout cas, les dossiers concernés, les premiers, ont été réglés dans les heures qui ont suivi. Et je sais notamment, vous aviez Monceau Assurance qui était sur vos antennes sur un spot ce matin. Ils ont contacté, comme par hasard, les personnes directement concernées. Là, pour l'instant, ce ne sont que les premières compagnies. Semaine après semaine, je vais regarder avec les sinistrés qui attendent désespérément le montant de leur indemnisation. Et je n'hésiterai pas à faire savoir qui ne joue pas le jeu.

Et surtout, je me rendrai avec les personnes concernées, avec les collectifs des sinistrés, au siège des compagnies si les choses ne bougent pas. C'est dommage d'en arriver là. Mais aujourd'hui, l'exaspération qu'elle amène, c'est rien par rapport à celles que connaissent les personnes concernées. Et vous le savez, il n'y a pas que le Pas-de-Calais, regardez ce qui se passe aujourd'hui dans d'autres endroits de France, notamment des inondés. Vous savez, quand on n'a pas été inondé soi-même, on ne peut pas se rendre compte de l'angoisse que représente une inondation, surtout quand vous avez en plus des enfants dont il faut aussi prendre la part d'angoisse. C'est terrible.

2:33
Xavier Bertrand

Qu'est-ce que vous attendez de l'État, Xavier Bertrand ? Qu'il mette la pression sur ces sociétés d'assurance ?

2:38
Présentateur

Écoutez, je lui ai demandé à l'État, aux différents représentants de mettre la pression. Visiblement, ils n'y arrivent pas. Alors, je fais avec mes méthodes. Ce ne sont peut-être pas les méthodes les plus convenables, mais moi, je veux que ça bouge. Et encore une fois, je pense que les responsables politiques doivent au maximum se mettre à la place des Français concernés. Et là, vous savez, je vais aussi aller plus loin. C'est que ce n'est pas seulement pour les Hauts-de-France, mais pour toute la France. Je veux, le moment venu, qu'il y ait une commission d'enquête pour que l'on voit exactement pourquoi certains ont joué le jeu, pourquoi d'autres n'ont pas joué le jeu.

Mais, Sonia de Villers, il y a aussi autre chose qui est en train de se passer. On est dans une société où il faut remettre de l'humain dans tout ça. Certaines de ces compagnies sont des compagnies qui passent des contrats sans intermédiaires, sans personne en charrie en os. On fait les choses à distance, sauf que faire un contrat à distance, ce n'est pas compliqué.

3:24
Xavier Bertrand

C'est-à-dire qu'on appelle, on a des disques téléphoniques, ou alors on a juste une interface Internet.

3:29
Présentateur

Ça ne peut pas se faire avec des sites Internet. Ça ne peut pas se faire autrement qu'avec de l'humain. Et on est dans une société où on pensait que ça coûtait cher. Non, l'humain, ça n'a pas de prix et c'est ça qu'il faut remettre dans notre société. Si j'attends de l'état autre chose, par contre, c'est que si on veut éviter que ça se reproduise, il faut de nouvelles procédures. Et puis surtout, il ne faut pas que certains assureurs profitent des sinistres pour dire « Eh, maintenant on ne peut plus vous assurer, ou alors on va vous assurer, mais il faut augmenter les primes d'assurance et puis augmenter les franchises. » Ça, ce n'est pas convenable.

Il n'est pas question que ceux qui ont été victimes de sinistres, ce n'est pas de leur faute, se retrouvent aujourd'hui sans assurance. Ça, j'attends clairement l'État, parce que ce sont des règles qui doivent changer.

4:09
Xavier Bertrand

Alors, autre sujet d'inquiétude pour votre région, Xavier Bertrand, depuis quelques jours, les Anglais, protection des espèces oblige, ont décrété 13 zones auxquelles nos pêcheurs n'ont plus accès. Quelles sont les conséquences pour les ports de votre région ?

4:21
Présentateur

Écoutez, nous avons nos pêcheurs qui vont disparaître. Le 7 février dernier, j'ai interpellé Gabriel Attal sur cette question. Le 7 février dernier, ça va faire quasiment de moins. En disant qu'il faut absolument, aujourd'hui, prendre contact avec le Premier ministre britannique, en disant « Vous nous empêchez de venir dans vos eaux » avec des prétextes qui n'en sont pas. La réalité, c'est que les Anglais ont pu compter sur le vote des pêcheurs pour le Brexit. Et aujourd'hui, ils payent la facture politique. Elle est la vérité. Et nous, dans ces cas-là, il faut être prêt à engager un bras de fer. Moi, je veux engager un bras de fer. Un bras de fer ?

En disant « On ne peut plus aller pêcher chez vous, alors vous ne venez plus pêcher chez nous. » Et dans ces conditions-là…

4:57
Xavier Bertrand

Vous êtes pour des mesures de rétorsion ?

4:58
Présentateur

Bien sûr. Mais écoutez, on n'a pas le droit aujourd'hui d'être naïf. Il faut se battre pour nos pêcheurs. Et encore une fois, si vous ne faites rien, ne vous inquiétez pas.

5:06
Xavier Bertrand

Le ministre délégué chargé de l'Europe, Jean-Noël Barraud, qui s'est rendu…

5:09
Présentateur

Et c'est bien qu'il soit venu.

5:10
Xavier Bertrand

Oui, il est venu vendredi. Lui, il n'hésite plus à parler de droits de douane, par exemple, sur les importations britanniques. Vous y seriez favorable ?

5:18
Présentateur

Quand ton gouvernement n'en parle pas, on le fait. C'est toute la différence. Moi, dans ma région, tout ce qui est de ma responsabilité, je bouge et je fais, je me bats pour les gens. Et au niveau national, j'attends la même chose, c'est qu'on se batte et qu'il y ait des actes.

5:31
Xavier Bertrand

Ce que le gouvernement promet, ce que le gouvernement fait, ce que le gouvernement ne fait pas. Je vous propose qu'on parle du passeraille qui devait permettre de prendre en illimité les TER et les trains intercités partout en France, avec un forfait mensuel autour de 49 euros par mois, on s'inspirait d'un modèle allemand. Le gouvernement semble reculer. C'est plus raisonnable, selon vous ?

5:50
Présentateur

On n'y comprend plus rien. Moi, je suis favorable à l'idée d'un passeraille pour que tout le monde puisse se déplacer. Et si on commence par les jeunes, c'est très bien. Sauf que le gouvernement nous fait cet effet d'annonce, là, comme ça, c'est arrivé par hasard. Ce n'est plus pour tout le monde, c'est pour les jeunes. On n'a plus l'île de France. Bon, alors, ça veut dire que quand vous allez dans les Hauts-de-France, dans une autre région, ou de Normandie-Haute, et que vous passez par Paris, il faudra reprendre un autre billet de transport. Là, encore une fois, il faut savoir ce qu'il veut.

6:15
Xavier Bertrand

Avec quel argent, tout ça ? Avec quel argent ? L'argent des régions, l'argent de l'État, avec quel argent on l'aurait financé ?

6:19
Présentateur

Qui est-ce qui a proposé ça ? C'est l'État. Donc, c'est l'État.

6:23
Xavier Bertrand

D'accord. Donc, l'État ne finance pas.

6:25
Présentateur

Ben voilà.

6:25
Xavier Bertrand

Bon, d'accord. Alors, le budget des régions est dans le rouge. Sans des aides de l'État, les régions ne pourront plus investir massivement, comme elles l'ont fait à une certaine époque. Or, Bruno Le Maire a été très clair. Avec un déficit à 5,5%, tout le monde doit assumer sa part de l'effort. Les régions aussi, Xavier Bertrand, ça vous inquiète ?

6:44
Présentateur

Ils vont arrêter de se moquer du monde, ces gens-là. Ils vont arrêter de se moquer du monde, ceux qui nous gouvernent ? Parce qu'aujourd'hui, clairement, on donne le sentiment que tout le monde est responsable de la situation actuelle. Non. Qui est-ce qui tient le chéquier en France ? C'est le gouvernement. C'est le ministre de l'Économie et des Finances. Les Français ne sont pas responsables de cette situation parce qu'en plus, ils payent leurs impôts. Voilà la réalité. Et aujourd'hui, on ne sait plus du tout où on en est. Ça fait 7 ans qu'ils sont au gouvernement, qu'ils sont au pouvoir. Et aujourd'hui, il n'y a plus de confiance.

Est-ce que c'est de leur part de l'incompétence ou du mensonge ?

7:14
Xavier Bertrand

Je trouve quand même que le ministre de l'Économie a précisé que dans les 7 ans, il y a eu des crises extrêmement graves. Il y a eu la crise du Covid, il y a eu la crise de l'Ukraine, il y a eu l'épisode des...

7:22
Présentateur

L'Ukraine ? C'est l'Ukraine qui est responsable de l'augmentation du prix des céréales, de l'augmentation du prix de l'électricité, de la moutarde. Non mais au bout d'un moment, c'est de la faute à l'Ukraine, ça va bien. C'est le gouvernement du « c'est jamais de sa faute ». Donc aujourd'hui, déjà, si on veut y voir clair, il y a une chose à faire. C'est qu'on ait à nouveau un audit des comptes de la nation. Et je demande au Premier ministre de solliciter la Cour des comptes pour faire cet audit des comptes de la nation, pour savoir exactement où on en est. Cet audit, il a lieu au lendemain d'une élection présidentielle. Et il a eu lieu exceptionnellement au lendemain de la crise Covid.

C'est la Cour des comptes qui l'a fait. La situation est telle aujourd'hui, si on veut savoir exactement où on en est, d'avoir cet audit des comptes de la nation, qui est transparent, qui sera sincère à la différence de la présentation du budget, pour qu'on sache exactement ce qu'on va faire. Parce qu'autrement, dans les trois ans qui viennent, moi je ne sais pas dans quel état seront les Français, dans quel état sera le pays.

8:18
Xavier Bertrand

Vous, président de la République, vous choisiriez par exemple d'augmenter les impôts ?

8:22
Présentateur

La solution de facilité, comme d'habitude, sans jamais toucher aux dépenses ? Non, je vais vous dire une chose. Moi, je n'ai strictement aucun tabou. Mais dans ma région, sur un budget aujourd'hui d'à peu près...

8:30
Xavier Bertrand

Aucun tabou sur votre candidature à la présidentielle ou sur les impôts ?

8:34
Présentateur

Si vous souriez tous, c'est que vous avez la réponse. Vous savez clairement quelle est mon intention. 3,2 milliards d'euros. Depuis que je suis en fonction, j'ai fait quasiment 1,5 milliard d'euros d'économies sur les budgets de fonctionnement, sans augmenter les impôts. C'est là toute la différence. Le réflexe français qui consiste à dire qu'on augmente les impôts, ce n'est pas le bon réflexe. Mais il y a aussi un autre réflexe qui n'est pas bon. C'est que le gouvernement tape sur les plus fragiles. Moi, je vais vous dire une chose. Je suis pour qu'on réforme en profondeur l'assurance chômage pour ramener vers l'emploi.

Mais qu'on n'aille pas dire que les déficits sont de la faute, justement, des chômeurs et des chômeurs seniors. Ça, cette solution de facilité-là, non seulement elle est dangereuse, et je la désapprouve profondément.

9:10
Xavier Bertrand

Un dernier mot, Xavier Bertrand, parce que ce soir, peut-être un grand soir pour votre région. Valenciennes, CIC, en demi-finale de la Coupe de France de football face à l'Olympique lyonnais. Vous regrettez que ce match ait lieu à Lyon, et pas chez vous ?

9:21
Présentateur

Oui, je ne le cache pas. On a aidé l'ensemble des supporters. Ils sont plus d'un millier à prendre le bus tout à l'heure. Effectivement, on croise les doigts. Le miracle de la Coupe de France, c'est toujours David qui gagne contre Goliath.

9:32
Xavier Bertrand

Merci.