Brigitte Bardot et la cause animale : quel bilan ? Quel avenir ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Brigitte Bardot peut-elle être considérée comme une lanceuse d'alerte sur la cause animale ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Comment a-t-elle été perçue côté écologiste ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Est-ce que ce film correspond à ce que vous avez connu d'elle ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'elle se sentait lanceuse d'alerte ?
- 16:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que ses propos ont nui à la cause animale ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Le combat pour la cause animale a-t-il une couleur politique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Nadine BellurotFait
« grâce à cette femme qui a mis énormément de sa célébrité, de sa notoriété, de son argent, on voit d'ailleurs dans le film, de cette détermination, vraiment cette femme a contribué à faire avancer la cause animale. »
- 8:00Daniel SalmonFait
« elle a été à la pointe sur ces sujets-là même si depuis beaucoup s'en sont emparés, de nombreuses associations comme Greenpeace ou L214. »
- 17:00Nadine BellurotFait
« il y a eu une alerte sur la condition animale parce que vraiment s'il y avait quelques textes étaient extrêmement embryonnaires, je considère qu'il reste encore beaucoup à faire. »
- 22:00Daniel SalmonFait
« aujourd'hui les lobbies sont à la manœuvre. Et le lobby de la viande est très très fort, très puissant. »
- 27:00Daniel SalmonFait
« le transport d'animaux vivants revient moins cher que le transport de carcasses. »
- 32:00Éric BaratayFait
« le président actuel au niveau conditions animales, je pense qu'on n'a pas eu pire en tant que président de la République. »
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Brigitte Bardot, [musique] le serment fait aux animaux de Rachel Kahn et François Chaumont. Voilà un film qui a le mérite de rappeler à quel point la cause animale fut le combat de sa vie, le vrai, le seul, celui pour lequel elle est allée jusqu'à sacrifier [musique] carrière et fortune personnelle. Était-ce un sacrifice ?
C'est une question. Et puis a-t-elle été la lanceuse d'alerte que semblent décrire les ? Quid des propos qu'elle a tenus et pour lesquels elle a été ?
Est-ce que cela a fait du tort au combat qu'elle chérissait ? Beaucoup de questions, vous l'avez compris, qu'on va se poser avec nos invités. Nadine Bellurot, bienvenue.
Vous êtes sénatrice de l'Indre, apparentée au groupe LR, vous êtes membre de la commission des lois, membre de la section animale et société au Sénat, et vous-même ardente défenseuse de la cause animale, très engagée contre la maltraitance animale. Vous avez d'ailleurs proposé plusieurs textes au Sénat allant dans ce sens. Daniel Salmon, bienvenue à vous également.
Sénateur écologiste d'Ille-et-Vilaine, membre de la commission des affaires économiques, vous aussi très sensible à la cause animale, vous travaillez sur une proposition de loi visant à interdire la manipulation et la sélection génétique altérant le bien-être animal. Et puis en 2021, vous aviez déposé deux propositions de loi, l'une visant à interdire la corrida, l'autre à interdire les pratiques cruelles de chasse. Wendy Bouchard, bienvenue à vous également.
Vous êtes journaliste, notamment pour Public Sénat, où on vous retrouve d'ailleurs tous les mois dans l'émission Droit de Suite. Et puis, c'est bien sûr la raison de votre présence ici, vous étiez une amie intime de Brigitte Bardot, à laquelle vous avez rendu un vibrant hommage lorsqu'elle nous a quittés. Pour vous, pas de doute, elle a contribué à notre changement de regard et de rapport à l'animal.
Éric Baratay, bienvenue. Vous êtes historien des animaux, professeur à Lyon 3. Vous êtes l'auteur de très nombreux ouvrages, dont le très récent Une histoire animale du monde, à la recherche du vécu des animaux de l'Antiquité à nos jours.
C'est aux éditions Tallandier. Merci à tous les quatre d'être ici. On a un film très élogieux sur Brigitte Bardot, décrite comme une lanceuse d'alerte sur la cause animale, dénonçant avant tout le monde la maltraitance.
On va rester là-dessus quelques minutes si vous êtes d'accord. Nadine Belou, est-ce qu'on peut considérer Brigitte Bardot comme une lanceuse d'alerte, peut-être la lanceuse d'alerte sur la cause animale en ? Alors d'abord, merci de votre invitation et je voudrais saluer ce film qui retrace sa détermination et cette volonté qui l'a toujours poussé.
On voit que en fait c'était en elle, c'était vital et ça ça sa volonté de de vouloir faire avancer la cause animale. Et en effet, je considère que grâce à cette femme qui a mis énormément de sa célébrité, de sa notoriété, de son argent, on voit d'ailleurs dans le film, de cette détermination, vraiment cette femme a contribué à faire avancer la cause animale. On voit très bien d'ailleurs dans le film, on s'aperçoit qu'elle a été énormément énormément moquée au début.
On se moquait de cette blonde qui aurait pu continuer à faire des films, puis à un moment elle s'est dit "Quel sens je donne à ma ? Et ma vie c'est la cause animale." Et vraiment grâce à ça à cette femme, on peut dire que l'opinion publique et puis les institutions aussi ont parce qu'elle s'est beaucoup déplacée, elle a beaucoup sollicité, elle est intervenue au plus haut niveau.
Elle est partie à l'étranger, on le voit. Et bien grâce à cette à cette femme, et bien il y a eu une alerte sur la condition animale parce que vraiment s'il y avait quelques textes étaient extrêmement embryonnaires, je considère qu'il reste encore beaucoup à faire. Oui bien sûr.
Mais en tout cas oui, je je je On peut considérer qu'elle a été une lanceuse d'alerte. Vous êtes d'accord Daniel ? Comment on l'a perçu côté ?
Oui ben clairement euh Ouais. Je pense qu'elle a été à la pointe sur ces sujets-là même si depuis beaucoup s'en sont emparés, de nombreuses associations comme Greenpeace ou L214. Mais à l'époque effectivement, elle a levé cette question.
Jusque-là l'animal n'était pas du tout perçu comme un être sensible, du moins par une large part de l'opinion et à partir de de de ses actions et bien on s'est interrogé. Bon bien dans bien entendu la séquence des bébés phoques a été complètement centrale, mais on voit dans le film qu'elle s'est pas contentée de cette cette question des bébés phoques mais avec une vision beaucoup plus large et moi quelque chose qui me qui me touche beaucoup c'est la question des animaux d'élevage, la question des abattoirs parce que il y a les nos animaux domestiques très proches et puis il y a tous ces ces millions d'animaux qui en France et bien sont sont ont pour vocation de finir dans nos assiettes mais sur lesquels pendant longtemps on ne sait pas du tout interrogé parce que on a vu plutôt un animal produit, produit alimentaire et on n'a pas vu l'être vivant qui était derrière. Donc voilà, c'est c'est ça qu'elle elle a pu montrer dans son combat.
Tellement lanceuse d'alerte qui a eu d'ailleurs des réactions des téléspectateurs avant cette émission et on a notamment Marion de Chani qui nous dit "Il y a presque 40 ans toute ma famille est devenue végétarienne grâce à un reportage de Brigitte Bardot sur les conditions d'abattage des animaux en France." Wendy Bouchard, ce film montre qu'elle a été avant-gardiste même. Est-ce qu'elle en avait conscience vous qui l'avez bien ?
Est-ce que ce film correspond à ce que vous avez vu d'elle et connu ? Complètement. Ce qui est très beau je trouve c'est que elle ne se disait pas lanceuse d'alerte mais elle évoquait des cris.
C'était c'était des cris d'alerte au départ. D'ailleurs on voit dans ce film c'est très bien raconté qu'elle structure ce combat-là, qu'au départ c'était épidermique, ça part du bon sens, ça part d'un d'un rejet intrinsèque de ce qui se passe, les abattoirs évidemment sans étourdissement. Et puis ce qu'elle voit comme citoyenne et comme spectatrice d'un monde qu'elle qu'elle n'accepte pas.
Et elle se rend compte qu'il va falloir structurer cette parole. Donc la fondation va l'aider aussi à porter cette voix différemment et ensuite elle aura l'intelligence de s'appuyer sur des des gens qui sont presque là pour le coup professionnels de la cause. D'abord le compagnonnage avec Alain Bougrain Dubourg l'a beaucoup aidée car en dehors d'être son son son compagnon et son amoureux, Il est pour le coup très au fait de ces situations, journaliste, reporter, il a documenté ses combats.
Donc ils se sont beaucoup aidés l'un l'autre dans la sensibilité et dans la manière de de porter au grand public son sensibiliser l'opinion publique. Complètement. Et donc bien sûr ça ça lui ressemble.
Est-ce qu'elle se sentait ? Je ne crois pas, elle n'a jamais rien revendiqué d'ailleurs, mais tout était tellement si simple, si fluide avec elle qu'encore une fois elle nous marque dans ce combat par sa modernité depuis les années 60 quand même. Eric Baratay dans l'histoire de la cause animale, il y a est-ce qu'il y a toujours eu des leaders comme ça ou est-ce que Brigitte Bardot fait quand même office de de lanceuse d'alerte ?
Oui, particulière parce qu'elle a évidemment elle avait un une audience médiatique énorme, mais ce n'est pas la première hein. Les femmes arrivent en dans la protection animale à la fin 19e siècle. Hein et une journaliste comme Séverine par exemple, anti-corrida et cetera, était extrêmement célèbre en France.
Et puis on l'a oublié et euh les ces femmes, le problème c'est que jusqu'au droit de vote ont été très très peu écoutées parce que justement Parce que femmes ? Parce que femmes, parce qu'elles ne votaient pas tout simplement et elles prennent en main les associations par exemple la SPA est prise en main par les femmes à la fin 19e. L'audience de la SPA s'effondre au niveau politique.
Mais vous dites les femmes, ça veut dire qu'il y a pas eu d'hommes défenseurs des ? Si si si il y avait bien sûr. Bien sûr.
La la première SPA est créée par des hommes. Hein mais les femmes arrivent en tête en direction, elles prennent les directions des choses à la fin 19e et là on voit les choses qui s'effondrent et ça remonte après bah comme comme par hasard après 46 hein quand elles ont le droit de vote, on les écoute un peu plus et là on a des choses, c'est elles qui obtiennent par exemple la première révision de la loi Grammont en 58 ou en 64 la la loi sur l'abattage. Hein c'est une femme qui est porteuse de ça.
Donc Brigitte Bardot s'inscrit là-dedans mais évidemment avec un une répercussion médiatique énorme. Elle me fait beaucoup penser mais en en plus encore à Jane Goodall qui est morte Il y a pas très longtemps ouais. et qui est voilà primatologue et qui a eu aussi un énorme écho à à l'époque.
D'autant plus qu'elle apparaissait un peu comme la rabat-joie. Je veux dire on est aussi dans une France des Trente Glorieuses où c'est d'ailleurs un peu dit dans le film hein, on apprécie de manger de la viande même tous les jours et elle elle arrive en disant en secouant tout le monde en disant bah non en fait il faut revoir un peu notre alimentation d'animal. Oui clairement on est dans une dynamique qu'on appelle le progrès où on estime que et bien manger de la viande c'est très bon pour l'organisme et donc c'est pas viande matin midi et soir mais on va avoir une progression qui va être très très importante et on passe de du petit élevage on va dire plus ou moins artisanal à quelque chose qui s'industrialise.
Il faut savoir que c'était venu avant aux États-Unis puisque le fordisme est né à partir des abattoirs de Chicago où on a compris qu'on pouvait être beaucoup plus efficace dans le taylorisme dans l'abattage. Et en France et bien on a vraiment cette consommation de viande qui qui a cru et je pense que il y a nécessité aujourd'hui d'interroger. Alors moi mon positionnement n'est pas un positionnement du tout anti-élevage parce que on a besoin de l'élevage ne serait-ce que pour la fumure pour les terres pour nos paysages et que c'est une responsabilité individuelle je dirais de manger de la viande ou pas.
Mais par contre les quantités telles qu'on en mange aujourd'hui c'est pas compatible avec le développement soutenable que moi je défends. Et c'est ça qui est intéressant pardonnez-moi c'est que elle ne s'inscrivait pas dans la mode elle elle était dans l'intuition mais j'ai tout au long de sa vie d'ailleurs l'intuition et l'instinct. Et ce qui a donné les combats et les coups de gueule ensuite.
Elle était à contre-courant. On sait si elle a souffert quand même de des critiques et des moqueries qu'elle a pu essuyer au moment où elle elle lance ce ? On le voit lorsqu'elle revient de de son expédition au Canada c'est c'est bouleversant parce qu'elle elle elle elle a été pas prise au sérieux quoi.
Pas prise au sérieux par la presse française, par un certain nombre de ses concitoyens alors qu'ailleurs elle fait bouger les choses. Et ça c'est ça c'est douloureux parce que elle était extrêmement à fleur de peau évidemment. pour rejoindre c'est c'est vraiment viscéral, c'est-à-dire que elle a elle a elle a conscience de la souffrance, de la douleur d'un animal parce que on s'imaginait pendant très longtemps que bon l'animal ne ressentait rien, un objet en fait sans vie.
Bon maintenant on sait que c'est un objet sans vie. Merci des cartes Exactement. Et et et voilà et donc on on on a vraiment aussi dans ce ce reportage, c'est vraiment bien montré que elle elle le vit physiquement.
C'est viscéral mais c'est pas éducatif. Elle ne vient pas d'une famille où on lui a appris ça. Ni scientifique ni éducative.
On sait pas d'où ça lui vient en fait cet amour des animaux si ce n'est l'empathie incroyable que elle elle a ressenti. Voilà, c'est vrai que elle a une famille qui a été assez dure quand même avec elle dans la rigueur et cetera et que chaque présence animale en vacances ou à la maison lui apportait ce réconfort. Donc elle a elle a quand même trouvé un miroir sans doute à à ses petites peines de cœur d'enfance un réceptacle à ses émotions avec l'animal.
Oui les les critiques de l'époque qui étaient très fortes s'inscrivent, vous l'avez dit, dans cette période un peu années 1930-1980 où partout en Occident mais aussi dans les pays communistes, on a beaucoup insisté sur la maîtrise de la nature. Centrale électrique, grands barrages, on détourne les les rivières en URSS et cetera. Teilhard de Chardin qui fait un hymne à la bombe atomique après 45.
Enfin bref, on était vraiment dans la technologie à tout prix et la maîtrise de la nature et donc Alors que elle prônait un retour à la nature, une forme de naturalisme, elle dérange en fait quand elle dit beaucoup. Euh pensez quand même qu'en 92, 1992, Luc Ferry publie le nouvel ordre écologiste où dedans il soutient que les protecteurs des animaux sont les descendants des nazis hein. Quand même fort hein.
On voit l'ampleur du du rejet évidemment. Alors, malgré tout ce qu'on vient de dire, vous l'aurez remarqué, les hommages à Brigitte Bardot ont donné lieu à des polémiques, parfois un certain malaise même parmi ceux qui partagent son combat pour la cause animale, je pense notamment aux écologistes hein Daniel Salmon, on va y venir, et à la gauche en général qui préfère retenir ses propos qui lui ont valu cinq condamnations pour incitation à la haine raciale. Et ça c'est une vraie question.
Est-ce que tout ce qu'elle a fait pour les animaux doit être réévalué, réinterrogé à la lumière de ses propos ou est-ce que cela même pu faire du tort à la cause ? Vous allez me répondre après cet extrait du film où c'est pourtant un eurodéputé La France insoumise qui félicite les avancées de Brigitte Bardot. Écoutez. [musique] La question du bien-être animal et même de l'écologie, c'est un enjeu de civilisation.
La question animale, elle fait progresser l'idée qu'on a de l'humanité. Et le travail que fait la Fondation Brigitte Bardot a permis très clairement de faire évoluer un certain nombre de directives européennes. On on a senti, on sent un malaise du côté de la gauche pour ce qui est de rendre hommage à ce qu'a fait Brigitte Bardot.
Est-ce que ses propos viennent tout ? Non, vous savez bien dans chacun d'entre nous il y a une part de lumière et une part d'ombre. Et je pense que chez Brigitte Bardot c'est quelque chose de très très net.
On a vraiment les deux facettes du personnage. Et moi je je salue son engagement pour le combat la cause animale. Par contre, je ne peux pas non plus le dissocier de son positionnement avec ses flirts avec plus que flirts avec l'extrême droite où et bien la cause de l'humanisme est assez absente.
Donc il y a il y a ce positionnement là. Vous parliez tout tout du nazisme, mais de ce côté-là où on peut dire certains préfèrent les animaux aux chiens, je crois qu'elle avait dit d'ailleurs avec son premier fils que elle aurait préféré avoir un petit chiot que qu'un fils. Donc voilà, il y a il y a cette personnalité qui est euh assez complexe.
À la fois quand on on regarde le film, je trouve c'est dans l'émotion, c'est une pensée simple et parfois sans nuance et je pense que eh bien on retrouve ça dans ses les autres pendants de de sa vie. Et moi je effectivement je dissocie les deux même si c'est c'est le le même personnage, donc je Vous reconnaissez ce qu'elle a ? Je reconnais ce qu'elle a fait, mais l'autre côté on pourra en parler, je sais pas si à la fin du film on voit également euh comment sont accueillis les animaux dans la fondation Brigitte Bardot qui fait un un superbe travail, mais qui peuvent aussi interpeller lorsque l'on voit la manière dont on va les soigner, leur faire des des plats élaborés quand on sait que dans la rue on a des gens qui meurent de faim et que le Rassemblement [raclement de gorge] National ne prône prône le fait de laisser les gens pratiquement mourir dans la rue.
Vous vous pointez une critique qui a été effectivement émise hein sur Brigitte Bardot, c'est qu'elle préférait les animaux presque aux êtres humains. Bon voilà, c'est quelque chose qui effectivement a circulé, qui se disait sur elle. Je sens que vous voulez réagir.
Oui oui, moi d'abord je voudrais citer Lamartine qui résume je je trouve on n'a pas on n'a pas de cœur un pour les humains et un pour les animaux, on en a un. Voilà. Et euh cette façon systématique que lorsqu'on vient défendre la cause animale et bien pourquoi on va pas défendre des enfants, des gens.
Mais tout ça c'est un tout, c'est pas parce qu'on vient défendre la cause animale que l'on n'est pas sensible à la à la à la à la pauvreté euh voilà, c'est je veux dire ou la maltraitance des enfants, on vit tous sur la même planète. Certains ont cette cause, c'est pas pour autant qu'ils excluent une autre de ces causes. Donc vraiment sincèrement, je veux dire notre cœur il parle à tous et à tout à tout ce qui existe.
Et pour revenir sur sur ses propos, en effet, on peut ne pas les partager mais ça a toujours [raclement de gorge] été une femme très libre. Si elle a fait Dieu créa la femme, elle était d'une grande liberté. Elle était totalement transparente.
Mais on peut pas dire que c'est une femme qui a eu envie de faire de la politique, qui est disons utilisé ses propres pensées personnelles donc voilà comme tu disais très bien Daniel qui qui la regardait pour la cause animale. Je veux dire elle a dit ce qu'elle pensait, on est d'accord, on n'est pas d'accord et mais exactement mais elle a transcendé enfin je veux dire elle était au-delà et elle n'a jamais utilisé ses propos, ses opinions personnelles pour la cause animale. Je veux dire sa cause animale, elle était entière au-delà de ça et je pense que il ne faudrait pas réduire ce qu'elle a fait et et et dire bah voilà maintenant en fait minimisons ce qu'elle a fait parce qu'elle pensait ça.
Non mais il y a il y a un mot que vous avez employé parce que moi je veux pas tout mélanger, je trouve qu'on fait beaucoup de caricatures sur elle et que ça me fait du mal parce que moi je l'ai connue profondément l'émotion. L'émotion c'est capital chez Brigitte parce que elle a toujours fonctionné à l'émotion et à l'intuition. L'émotion et on dit que parfois la colère est mauvaise conseillère c'est la colère qui l'a conseillée, qui a presque guidé sa main, qui est trempée dans le sang des animaux.
Vous savez quand pendant 40 ans vous recevez du courrier, que vous épluchez du courrier, que vous voyez des maltraitances sont pagaille et des gens qui vous demandent de l'aide et pour toutes sortes d'aide. Des enfants malades, des femmes dans le besoin, des femmes maltraitées. Elle répondait aux lettres qui appelaient des réponses, elle envoyait des billets, elle allait visiter les gens, elle mettait les gens en contact.
J'ai des centaines d'exemples à vous donner. Donc c'est quelqu'un justement de profondément humaniste mais au sens où l'humanisme pour elle c'est c'est homme animal mélangé et parfois c'est vrai qu'elle a elle a frôlé [grognement] la misanthropie, peut-être qu'elle a été misanthrope à la fin de sa vie parce qu'elle était dégoûtée de voir ce que l'homme faisait. Mais pardon, moi je suis journaliste Rebecca, vous voyez le vous nous tous comme citoyens, les drames qu'on entend tous les jours à un moment donné, contrairement à d'autres vaillants combattants qui se sont dit bon, on n'a pas réussi mais on continue [grognement] elle a été mais éplorée par tout ce qu'elle fardeau de de d'horreur quotidien.
Moi j'ai jamais parlé de de politique avec elle. Elle avait elle avait pas de notion politique Brigitte elle était gaulliste de famille et de tradition. Pourquoi je dis pourquoi vous aimez Marine Le ?
Elle avait répondu à Delahousse parce qu'elle a des couilles. Bon, c'est pas une pensée politique ça, c'est parce qu'elle voulait elle aurait voté pour quiconque aurait suivi son son son combat pour l'animal. Mais vraiment elle avait peut-être un entourage qui était plutôt enclin à suivre ses idées-là.
Mais Brigitte elle n'était pas militante donc Elle a su aller dans les bureaux de ministre aussi hein. contre Richard Pasquier quoi et a rencontré beaucoup de monde. Non aussi Je j'entends parfaitement ce que vous dites.
Bon après elle a eu des écrits quand même assez forts qui sont qui qui sont condamnables et qui ont été condamnés. Elle a regretté d'ailleurs à la fin. Je pense qu'elle a été plus ou moins utilisée également.
On voit bien que c'est pas une pensée élaborée. Je trouve que tout cela dans ce qu'on voit ça manque parfois de cohérence. C'est-à-dire quand on va plutôt s'afficher à côté de l'extrême droite qui milite pour Mais c'est jamais affiché à côté de l'extrême droite.
Ah quand même J'ai pas de photo vous n'avez pas de photo hein. C'est ce qui on est perçu mais bon après il y a des ressentis mais je pense qu'il y a des il y a des réalités quand même et l'extrême droite aujourd'hui c'est nous l'ennemi de l'extrême droite ce sont les écologistes parce que nous nous voulons justement préserver la biodiversité, lutter contre le réchauffement climatique et ce parti s'assoit complètement sur la transition écologique. Donc la cause animale c'est la cause de notre planète.
C'est les humains et ce sont les animaux. Eric Baratay, vous avez été surpris par ce malaise qu'a créé Mais je crois qu'il faut dissocier le le malaise médiatique, moi je dirais, parisien de la réalité parce que sur le terrain, pour avoir beaucoup parlé avec des gens et et de toutes classes confondues euh il y a pas de problème. retenir son ?
Bah oui, je pense pas que ces ces déclarations qu'on juge comme on veut euh aient impacté son travail euh dans dans la cause animale. Est-ce qu'historiquement le combat pour la cause animale a eu une couleur ? Est-ce que c'était plutôt le fait d'un parti, d'un ?
Est-ce que ça doit ? Alors il y a il y a des jeux de va-et-vient comme ça. Il y a des moments où c'est plutôt à droite, plutôt à gauche.
Euh c'est très c'est très variable. On voit très bien comment par exemple, hein, je m'excuse, mais le fait que les écologistes en majorité ne soient pas très sensibles à la cause animale, je ne parle pas pour vous, mais en majorité, hein, euh fait que euh par exemple Marine Le Pen a très bien su saisir cet aspect-là, hein, avec ses chats et cetera et cetera. Et inversement, il y a eu des époques où c'était l'inverse.
D'accord. Quelle ? Que On sait à quel moment c'était la la cause d'un autre parti et peut-être un parti ? beaucoup beaucoup Ah bah les Verts par exemple années 80-90, c'était la cause animale était beaucoup plus profonde que maintenant.
Oui. Oui alors Vous avez perdu Ce que je je je trouve c'est que si vous voulez sincèrement, euh d'abord on est tous très différents, c'est c'est une cause qui ne devrait pas avoir de parti ni de couleur. Voilà.
Parce que un animal, c'est pas je suis de gauche ou je suis de droite, je réfléchis si je le saigne sans l'étourdir, euh je me soucie pas de sa souffrance. Ça, c'est pas possible. On est ni gauche ni droite sur ces sujets-là.
Sur ces sujets-là, on doit être tous réunis pour se dire il faut faire avancer cette cause. Parce qu'il reste encore beaucoup à faire. On sait que c'est long, on sait que c'est étape par après étape, on voit bien ici sur des textes ici, mais ça transcende tous les groupes.
Voilà, c'est être transparti- partisan, Daniel Tanuro, vous êtes ? oui, je Tout à fait, ça doit ça doit être transpartisan. de l'écologie. c'est pas une chapelle, bien entendu, la cause animale doit être euh on va dire transpartisane, mais je trouve que dans l'approche qu'on en a là, sur ce plateau, c'est une vision assez réductrice, parce que la cause animale, c'est pas simplement euh nos animaux domestiques et les animaux d'élevage.
Aujourd'hui, on est dans un effondrement de la biodiversité. On est dans la déforestation aussi bien en Indonésie que euh au Brésil. Et ce sont des des milliers d'espèces qui disparaissent aujourd'hui, et donc c'est sont des animaux qui ça disparaissent pas comme ça en tombant du ciel.
C'est-à-dire que c'est des animaux, c'est de la souffrance animale quelque part aussi. Donc, c'est tout un ensemble, c'est-à-dire que défendre la cause animale, c'est décon- défendre notre écosystème, c'est défendre eh bien la vie sur cette planète d'une manière générale et essayer de préserver euh tous ces écosystèmes. Sur Et sinon, euh je dirais que Brigitte Bardot avait une approche aussi euh elle mettait euh le bon blanc d'un côté et pratiquement le barbare de l'autre, avec une vision un peu euh des paroles condescendantes par rapport à certains peuples autochtones, qui eux étaient vivaient dans la nature.
Quand je vois des Inuits qui allaient à la chasse au phoque au préalable ou qui mangeaient de la baleine, moi, ça ne me choque pas. Ce qui choque, c'est lorsque tout cela est industrialisé, lorsque derrière il y avait juste une question de profit et non plus de survie. Et euh voilà, je pense que c'est des choses qu'il faut qu'il faut dissocier pour avoir une vision plus globale.
Wendy Bouchard. C'est intéressant ce que vous disiez sur est-ce que le combat a une ? Je C'est Paul Watson qui a dit récemment euh que que les défenseurs des animaux et de l'environnement étaient forcément un peu réactionnaires.
Alors, au sens où en réaction à la société actuelle, mais vous êtes ? Conservateur. Conservateur, voilà, et ça c'est intéressant.
Parce que voilà, on on on décélère forcément, on arrive dans un mode qui qui prend de la la par rapport à ce qu'on vit, que ce soit l'élevage intensif, euh ou l'usage des pesticides. Donc, je trouve ça assez intéressant. Conservateur, oui, voilà, peut-être peut-être un peu, mais euh mais mais pas inhumaine.
Euh Brigitte Bardot et la cause animale, quel bilan et quel ? C'est la question que je voudrais que l'on se pose à présent. Euh sur le plan législatif, deux textes euh ont été mis en avant dans ce film, celui sur l'importation de fourrure de phoque, justement, et celui sur les méthodes d'abattage.
Mais en étudiant le sujet, on s'aperçoit qu'il y en a eu d'autres, sur l'utilisation d'animaux vivants dans les crash tests, par exemple, sur le commerce international d'ivoire des éléphants, sur la zoophilie. Bref, est-ce qu'aujourd'hui la lutte contre la maltraitance animale est réellement intégrée à nos socié- à nos ? Je voudrais que l'on écoute une archive de Brigitte Bardot elle-même, justement, dans ce film.
Écoutez. [pleurs] [cri] de conscience [musique] du public, mais forte, et que dalle de la part des gouvernements, de celui-là, d'un celui d'avant, celui d'encore [musique] avant, et cetera. C'est intéressant, Bérénice Bouchard, elle faisait la distinction entre la prise de conscience populaire, qui est réelle, euh à laquelle on assiste depuis plusieurs années, mais elle disait côté politique, ça ne suit pas.
Bah, c'est pas faux. C'est pas faux. Je fais exception des parlementaires dont vous êtes, hein.
Euh [rires] Non, mais c'est vrai. Elle parle D'ailleurs, elle dit elle dit pas politique, elle dit gouvernement. Ouais, c'est vrai.
Euh elle a rencontré les présidents, euh les gouvernements, pardon, mais secrétariat de condition animale ou quoi que ce soit, j'ai jamais rien eu. Euh qui a bossé sur ces textes-là, ce sont les parlementaires. Voilà.
Euh et l'opinion publique, moi j'ai j'ai j'ai commencé ce petit métier il y a 20 ans. Euh à l'époque, je faisais déjà beaucoup de sujets sur les animaux. On me disait "Bon, tu arrêtes avec tes chats et tes chiens." J'étais cataloguée dans ma radio de cœur à l'époque Europe 1.
J'en fais encore beaucoup maintenant à à ici France Bleue à Radio France. Euh ça va mieux, ça va mieux dans la prise de conscience parce que les philosophes sont passés par là, les intellectuels, les historiens comme vous ont fait avancer la cause et cetera, mais ça a pris du temps. Il y a quelques années encore, on nous prenait pour ouais Brigitte Bardot, c'était les les caniches et les les les chats chats de compagnie.
Ça vous est venu Brigitte Bardot vous cette euh cet amour des ? à 6 ans euh quand elle a créé sa fondation, je je je faisais des petites tirelires dans des boîtes à chaussures et je faisais la quête dans Paris. Voilà et je redonnais mes mes 50 francs de l'époque à la fondation Bardot.
Ah oui, moi j'ai j'ai grandi vraiment avec elle. Je je la trouvais admirable vraiment. Daniel Salmon, c'est vrai que vous êtes un peu seuls ou ?
Vous vous sentez un peu seuls peut-être tous les deux en tant que parlementaires sur cette cause animale du côté des politiques j'entends. [rires] En ce moment, on se sent très très seuls. Aujourd'hui, les lobbies sont à la manœuvre.
Et le lobby de la viande est très très fort, très puissant. Ce sont ces mêmes lobbies qui font que en Indonésie ou au Vietnam, en Asie du Sud où on avait des peuples qui étaient je veux pas dire végétariens, mais qui mangeaient très peu de viande. Aujourd'hui, on a des usines des usines à cochons partout dans dans ces pays-là parce que et bien derrière, c'est euh un rouleau compresseur.
Et donc on a changé complètement euh le le statut de l'animal. Je donnerai juste euh un petit exemple de ce qui se passe. Enfin moi je suis pour le l'élevage comme je l'ai dit tout à l'heure, mais dans le respect de l'animal de sa naissance jusqu'à sa mort et même après sa mort, et bien il faut savoir consommer un animal et l'utiliser au maximum parce que c'était justement cette vision-là qu'avaient les peuples autochtones.
Et je pense qu'aujourd'hui, on ne mange plus un poulet, les gens mangent un filet de poulet. Ils mangent plus du porc, ils mangent une tranche de jambon. On a complètement perdu cette idée que derrière ou avant, c'était un animal qui était bien vivant et qui était doué de sensibilité.
Et je pense qu'il faut revenir à ces choses-là et manger le poulet du dimanche et arrêter de manger des des filets de de poulet pour avoir une vraie conscience que si on mange de la viande, eh bien, il faut l'assumer d'un bout à l'autre parce qu'il y a on parle des des chiots des chatons, il y a des gens qui s'occupent très bien de leurs animaux domestiques mais qui s'en fichent complètement de ce qui se passe dans l'élevage intensif du coin et ça non mais c'est sûr que il y a énormément à faire, vous avez entièrement raison. Il reste encore beaucoup à faire et il faut aussi une prise de conscience à la fois nationale en France et on on est quelques-uns à tirer des sonnettes d'alarme et espérer être entendu, on on n'est pas toujours mais c'est aussi une au niveau européen comme vous le savez, il y a des textes qui sont en cours au niveau européen. Alors sur les chats et les chiens, on améliore un peu le dispositif en voulant une traçabilité parce que c'est importé n'importe comment ces chiots.
Enfin, il faut il faut voir moi pour l'avoir vu et avoir repéré des chiens, les trafics d'élevage, c'est absolument abominable. Donc il y a des évolutions qui doivent être au niveau européen bien sûr. Il y a un vrai sujet, ça rejoint ce que tu disais, c'est que vous disiez, c'est aussi le transport des animaux.
Alors là, c'est un blocage total au niveau européen parce que les transports, oui, et la France n'est pas forcément la première à vouloir militer. Le transport des animaux vivants, j'ai d'ailleurs appris en fait, on se dit qu'on est dans un monde parfois un peu fou hein parce que le transport d'animaux vivants revient moins cher que le transport de carcasses. Donc si vous voulez, il y a vraiment des mécaniques à inverser et c'est par exemple une directive qui reste qui qui est complètement en stand-by.
Que vous avez des animaux qui sont par milliers sur des bateaux qui peuvent rester deux il y a il y a une affaire où pendant deux mois, ils étaient plus de 1000 sur le bateau dans des conditions de transport. Est-ce que véritablement c'est ce qu'on veut ? Donc l'Europe doit aussi être en capacité de d'imposer et et de montrer l'exemple vis-à-vis des autres pays qui peuvent consommer.
Je ne suis pas contre la viande mais je pense qu'en effet, il faut essayer de rééquilibrer les choses pour que on ait quand même une meilleure Eric Baratay, c'est vrai que les gouvernants, les gouvernements ont du mal et ont du mal à se mettre sur ce sujet. Peut-être que ça ne paye pas électoralement ou ils le pensent, ils le Oui, il faut dire le président actuel au niveau conditions animales, je pense qu'on n'a pas eu pire en tant que président de la République. Elle a dit elle disait président en marche arrière Brigitte.
Parce que parce que ça ne l'intéresse Bah je pense que ça ne l'intéresse pas puis il est sensible à des réseaux de pression et et vraiment alors là, il a tout donné aux chasseurs Vous avez le souvenir d'un d'un gouvernant ou d'un d'un d'un chef d'État ou d'un ministre Même Giscard chasseur devant l'éternel n'aurait jamais osé donner ce que l'actuel président a donné aux chasseurs hein. Ça c'est évident. Il a baissé la la TVA pour les jardins zoologiques.
Enfin bref, est-ce qu'un jardin zoologique est un produit de première ? Je suis pas sûr. Je voulais revenir sur cette affaire de Je pense quand même que les choses changent hein même si les politiques sont en arrière.
Est-ce que c'est pas un peu la la fonction des politiques d'être en arrière ou du moins la ? Mais l'opinion publique change. Vous l'avez vu.
Moi j'ai aussi senti le changement de l'opinion publique dans les années 2000. Hein ça c'est évident. Quand je faisais des conférences avant, il y avait trois plaids de tendus.
Maintenant il y a du monde et les gens maintenant sont sensibles à tout ce qui est abattage et cetera. On le voit bien avec l'association L214 qui a mis les choses en face. À à l'inverse, en 46 euh le réalisateur Franju a fait un film Le Sang des Bêtes hein qui raconte l'abattage aux abattoirs de la Villette hein où tout est tout est montré Oui, c'est terrible.
Aucun écho. Parce que comme vous l'avez dit, on est dans une France qui sort de la guerre euh qui veut se remettre à manger et bon on mange la viande quoi que quoi qu'il arrive. Dans le magazine de sa fondation l'info journal a été publié un ultime message de Brigitte Bardot elle avait écrit le combat continuera avec ou sans moi et ce sera ma dernière question est-ce que vous le pensez est-ce que vous voyez l'avenir de façon positive est-ce que le fait que Brigitte Bardot est disparu changera quelque chose dans la lutte pour la cause ?
Écoutez moi je me dis il faut faut voir le verre à moitié plein et tout ce qu'elle a fait ne peut pas tomber en désuétude mais c'est vrai que quand vous avez une personne extrêmement charismatique et qui en fait porte même si elle a créé comme ça a été dit elle a très vite su constituer une structure juridique avec des fonds donc tout ça est bien huilé il y a déjà des gens en place pour les voir régulièrement aussi ça fonctionne. Maintenant ça va être l'avenir qui va nous le dire si sans cette personnalité la fondation Brigitte Bardot moi je pense qu'elle peut continuer est-ce qu'elle peut avoir une dynamique très plus forte ou pas est-ce qu'il faut quelqu'un qui reprenne le flambeau une énorme notoriété qui est à son tour amène énormément de de public [rires] et voilà qui incarne c'est vrai qu'on peut s'inquiéter du fait que l'incarnation n'est n'est plus que le temps va passer que voilà et que la structure juridique c'est formidable mais c'est toujours pareil quand vous avez pas des hommes et des femmes qui boostent vous pouvez avoir toutes les fondations de la terre Elle est irremplaçable elle est irremplaçable mais elle a elle a laissé un souffle un fluide et il y a près de 300 salariés à la fondation Bardot il y a des gens formidables qui font un boulot magnifique on ne sait pas assez ce qu'ils font et moi c'est ce que je déplore un petit peu j'en avais parlé d'ailleurs avec Brigitte Bardot en me disant c'est dommage qu'on sache pas ce que vous faites au niveau international, qu'on ne connaisse pas plus dans le détail vos missions, vos valeurs même à titre pédagogique. Pourquoi vous n'êtes pas dans les écoles et ?
Donc il y a 1000 choses à faire. Euh vraiment euh il y a des des gens de qualité, des gens aussi jeunes. Il faut que les les générations se se bougent et se brassent dans cette fondation parce que c'est très bien d'avoir des dons et des legs qui pleuvent qui pleuvent grâce à cette femme et ça c'est exceptionnel, ça n'existe nulle part ailleurs. 95 90 % de de dons dans cette fondation aujourd'hui.
Et c'est magnifique. Moi j'ai assisté à l'ouverture de de de de de testament où vous avez des des des maisons à à à 20 millions d'euros offerts. ?
Parce que c'est Brigitte. Donc ça il faut en être euh vraiment vraiment vraiment à la hauteur. Vraiment être à la hauteur.
Il n'y a pas d'équivalent pour reprendre le flambeau a dit son ex-compagnon Alain Bougrain-Dubourg. Oui. Je pense que Brigitte Bardot est un personnage très important dans cette cause-là mais nul n'est irremplaçable et je pense qu'il y a quand même une évolution culturelle.
Aujourd'hui et bien le rapport à l'animal n'est plus du tout le même. La science vient nous aider aussi. Pendant très longtemps on a pensé que l'animal n'était même pas un être sensible et qu'il ne souffrait même pas.
Vous voyez où où où on en était. Donc il y a quand même une grosse évolution de de ce côté-là. Donc je je pense que les choses vont continuer à évoluer mais moi je ce qui me fait peur c'est cette dissociation dont dont je parlais entre certains animaux, une espèce de hiérarchie entre les animaux, certains qui ont le droit d'avoir tous les euh toute le confort et toute notre attention et puis d'autres bien qu'ils sont plus que des produits.
Donc c'est là qu'il va falloir travailler et quand tu as abordé la question des transports, il y a des choses aussi qui vont qui viennent se frotter parce que la mondialisation nous montre aujourd'hui que et bien les euh les épizooties, euh les zoonoses se propagent à une vitesse extrême et donc les transports qui sont vraiment le symbole du du mal-être animal également hein. Nous on avait fait on avait déposé je crois que c'était en 2000 2020 euh 2021 une proposition de loi justement pour limiter le transport de de ces animaux. Bon, on avait pas eu gain de cause comme sur beaucoup d'autres choses.
Mais je pense que le train est en marche et qu'on on va continuer d'avancer. De toute façon, il y a intérêt à être un peu positif en ce [rires] moment-ci donc je pense qu'on va pas revenir en arrière là-dessus. Pour conclure.
Oui, pour revenir pour sur la Fondation Brigitte Bardot, si c'est une personnalité qui reprend derrière, il faut surtout que ce soit une personnalité qui y croit et qui ne fasse pas ça simplement pour le Pour l'image. Pour l'image. Et on a des cas d'associations qui ont été reprises par des gens médiatiques et qui n'y croyaient absolument pas.
Ça a été la ruine totale. Et c'était la grande force de Brigitte Bardot, c'était évidemment d'y croire, c'était elle. Merci, merci à tous les quatre d'avoir participé à cet échange.
Merci à vous de nous avoir suivi comme chaque semaine. Documentaire et débat à retrouver en replay sur notre plateforme publicsenat.fr.
À très vite. Merci beaucoup. Merci [musique] de cette émission sur les animaux. [musique]
Nadine Bellurot