Budget : Macron va-t-il sacrifier Lecornu ?
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Bonsoir, bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Sens Public, chronique, reportage, débat, expertise de nos invités. C'est ce que l'on vous propose tous les jours à 18h et 22h sur Public Sénat pour donner du sens à l'actualité.
Et justement, ce soir, je vous propose deux thèmes d'actu. D'abord, le budget, ce feuilleton interminable va-t-il enfin se terminer ? Peut-être avec le retour du 493, le premier ministre l'avait banni de son vocabulaire.
Mais devant les blocages persistants et l'urgence de doter la France d'un minimum de visibilité financière, l'hypothèse réapparaît. Le Parti socialiste choisirait-il de s'abstenir ? Autre hypothèse, Emmanuel Macron va-t-il frapper encore plus fort en imposant une ordonnance budgétaire ?
Et puis autre question, pourquoi la fiscalité des très riches revient au cœur du débat ? Depuis quelques jours ? On va répondre à toutes [musique] ces questions dans un instant.
Et puis dans la seconde partie de notre émission, les émeutes en Iran, Donald Trump qui renonce à une intervention en affirmant que les massacres ont cessé. On nous a dit que les mises à mort en irant s'arrêter, qu'elles sont en train de s'arrêter, qu'il n'y a aucun projet ni d'une ni de plusieurs exécutions. On m'a assuré de sources sûr que nous en serions informés et si cela arrive, nous serons très contrariés.
Comment expliquer ce revirement qui a convaincu Donald Trump ? La répression est-elle vraiment moins sanglante depuis 24 heures ? On répond à à toutes ces questions de notre second débat ? sera dans tris/4 d'heure et j'attends vos réactions, vos interrogations sur ces deux thèmes d'actualité grâce à notre QR code, notamment sur les différents scénarios scénari au Macron le Cornu pour que 2026 est enfin son budget.
Céline Schmid, c'est une petite musique qui monte dans les rangs de l'exécutif. Alors que membres du gouvernement et parlementaires du bloc central, des Républicains et des socialistes se sont rencontrés à deux reprises sans aboutir à un accord, le recours aux ordonnances est aujourd'hui dans la ligne de mire de l'Élysée. Un outil jamais utilisé auparavant mais qui séduit certains parlementaires pressés de sortir de l'impasse budgétaire.
Si c'est dans la Constitution, c'est parce que cette situation là est impossible. Dans la mesure où les parlementaires ne sont pas capables aujourd'hui d'aboutir, ils n'ont pas abouti au mois de décembre. On est reparti avec plus de 3000 amendements.
Ça va encore durer. Je pense que si le parlement n'est pas capable de faire un budget, c'est au gouvernement de le faire. Et pour le gouvernement de le faire, la voie des ordonnances pour pour lesquelles ne me choque pas.
Le recours aux ordonnances séduit donc au centre, mais dans les rangs de la gauche, la réaction est épidermique. Selon plusieurs experts, en application de l'article 47 de la Constitution, c'est en effet le projet initial du gouvernement le corps nu et ces 30 milliards d'économies qui pourraient s'appliquer. De quoi balayer toutes les négociations impensable pour le Parti socialiste qui veut davantage de recettes pour plus de justice sociale et fiscale. serons-nous opposés à cet outil qui est vraiment antiparlementaire primaire si vous me permettez l'expression.
Le risque est effectivement très grand que les socialistes sanctionnent le gouvernement au travers de cette méthode qui à mon avis est très mauvaise pour l'esprit de la démocratie française. Quelle voix de passage reste-t-il encore ? de recours au 493 mais dans une version que les parlementaires veulent plus éclairer et l'autre grande option la copie du gouvernement devrait alors trouver un point d'équilibre bien difficile tant chacun semble camper sur ses positions 43 éclairé qui reprendrait quand même les mesures notamment que nous avons voté ici même au Sénat de réduction de la dépense publique de limiter tant que faire se peut le recours à plus de de fiscalité et puis la capacité aussi à accompagner des secteurs notamment de de l'économie.
Le vote sur l'ensemble du projet de loi de finance est prévu à l'assemblée le 27 janvier avant de repartir au Sénat. Et on se demande si Emmanuel Macron va devoir sacrifier son premier ministre pour obtenir enfin un budget. Je vous présente mes invités.
Jean Garrig, bonsoir. Historien, président de la commission internationale d'histoire des assemblées. Vous publiez les avocats de la République, ceux qui l'ont construite, ce qui l' défendent.
C'est aux éditions Audil Jacob. Lucile Schmith, bonsoir, bienvenue Lucile, vous êtes présidente du cercle de réflexion la fabrique écologique. Julien Né, bonsoir, bienvenue journaliste au service politique de France interre et Tam Tranui, bonsoir Tam, bienvenue bonneur de vous avoir sur notre plateau éditorialiste pour sens public.
Je vais commencer avec vous Julien N puisque je vais être transparent avec nos téléspectateurs. Juste avant qu'on démarre, vous nous avez dit que le premier ministre avait organisé une sorte de de déjeuner avec un certain nombre de journalistes. Vous en étiez pour faire passer quel message ?
Alors, le premier message, c'est que on arrive dans euh, allez la fin de la course pour décider quel véhicule il va utiliser pour faire passer au moins la première partie de son budget et donc toute la suite du budget de l'État. Il acte, une première chose, c'est la première information importante de la soirée, c'est qu'il y aura pas de vote comme sur le projet de loi euh du la sur le budget de la sécurité sociale. Le PLFS, c'était passé à 13 voix près, je crois.
Là, il a acté que c'était trop politique le PLF, le budget de l'État. Donc, ce sera soit 493, soit ordonnance. Il y aura pas un vote classique, j'allais dire dans les procédures dites normales.
Ensuite, il lui reste ce choix binaire 493 au ordonnance. On pourrait y revenir dans l'émission. Avantage inconvénient pour les deux options.
Sébastien le cornu dans un monde parfait préférait utiliser le 493 même si s'était engagé à ne pas le faire en octobre. Ça fait partie des inconvénients, on va en parler parce que c'est un ce sera un 493 négocié. On vient de d'effleurer le sujet.
Les négociations continuent non pas dans l'hémicycle où là c'est complètement bloqué mais en coulisse à la fois avec le Parti socialiste et avec les Républicains. Il y a encore quelques objets, on pourra rentrer dans le détail si vous voulez qui font l'objet d'appregociation mais il est optimiste le premier ministre et donc si je devais parier aller il y a plus de chance ce soir au moment où on se parle que le 493 soit actionné plutôt que les ordonnances qu'il exposeraient une censure quasi inévitable notamment du Parti socialiste. C'est pour ça qu'on se demande si Emmanuel Macron le sacrifierait ou pas.
Exactement. Et c'est d'ailleurs la dernière information que le premier ministre à faire aujourd'hui c'est que contrairement à ce qui a pu sortir dans la presse ces derniers jours, non le président de la républque ne lui met pas une pression folle pour accélérer d'ici la fin de la semaine. Non, il ne lui a pas demandé, on est libre de le croire ou non, d'actionner les ordonnances pour que surtout la France a un budget et tant pis pour l'avenir de Sébastien Lecnu et de son gouvernement.
Constitutionnellement, c'est à Sébastien Lecnu et à lui seul de décider s'il actionne le 493 ou non. et il compte bien utiliser cette prérogative dans les prochains jours. Alors Jean-Garic, c'est c'est intéressant parce que il y a il y a évidemment toutes les critiques qui sont exprimées notamment pas seulement mais notamment par le Rassemblement national sur ce côté tambouille, ça négocie en sous-main et cetera.
Est-ce que finalement c'est un fonctionnement parlementaire normal ou pas ? Sous la 5e République, ça me paraît un fonctionnement normal. Je veux dire que alors d'abord moi j'ai pas compris enfin si j'ai compris pourquoi au départ Sébastien Lord Cornu avait négocié et concédé au socialiste le non usage du du 49 alinéa 3 qui fait partie de des institutions de la 5e République et dont je rappelle qu'il avait été demandé au général de Gaulle par les hommes de la 4e République ceux qui vivaient dans un régime parlementaire et qui voyaient les obstacles, la difficulté à parfois réformer en l'absence de de Mais il a souvent été utilisé cet article 493 pour les textes budgétaires.
Oui. Oui. Mais les les le depuis depuis 2008 à chaque j'avais un peu la réponse mais je j'avais envie qu'on [rires] puisse la donner à nos téléspectateurs mais il Non, je sais.
Non non et c'est c'est c'est très fréquent l'usage du 493. C'est c'est même, j'allais dire presque presque réservé au vote du de la loi de finance et à la loi de financement de la sécurité sociale. Donc très franchement, on se demandait pourquoi plutôt on avait compris qu' s'agissait d'une concession, mais dans la mesure où il y avait une autre concession majeure qui était la suspension de la réforme des retraites qui a permis d'ailleurs de de faire voter le budget de de financement de la sécurité sociale, est-ce qu'il y avait besoin de renoncer au 493 ?
Bref, ça s'est s'est passé comme ça et et finalement, on a assisté après ça à une sorte de jeu de dupe. C'est-à-dire que tout ce qui s'est passé ensuite, ce sont de longues tergiversations où chacun joue joue sa carte par rapport à son électorat pour bien montrer que les LR ne laisseront pas filer des impôts néfastes contraires aux entreprises. Les autres qui veulent au contraire raffermir ce ce volet, faire payer les riches, on va dire.
Donc voilà. et et on va en arriver sans doute à ce fameux 49 ou aux ordonnances. C nous expliquera précisément dans un instant de de parle quand on évoque l'ordonnance ou les ordonnances budgétaires.
Il devait y avoir aussi nos nos confrères du Parisien aujourd'hui en France à se déjeuner puisque il y a je je prends là ce cet article. Je ne veux pas bacler, dit le le Premier ministre avec l'hypothèse d'un budget en février, peut-être même mi-février justement les municipales. C'est ça vous semble raisonnable pardon d'employer ce terme Lucid Schmidt mais je je on a la mémoire parfois un peu courte mais souvenons-nous des débats.
On en a fait beaucoup des débats sur sur le budget quand le premier ministre s'appelait encore François Bairou et qu'il fallait faire 40 milliards d'économies. Cet objectif, il est où de faire des économies budgétaires ? Oui, on a le sentiment qu'il y a une déconnexion complète entre le débat qu'avait lancé François Berérou sur la dette et rappelons-nous qu'il a mis sa tête enfin il a programmé sa chute autour du de la question de la dette aujourd'hui on voit bien que cette question d'adoption d'un budget a pris la place en fait d'une certaine façon de ce qu'il y aura dans le budget et notamment de la capacité à respecter l'objectif de fixation d'un déficit budgétaire autour de 5 %.
Je rappelle que c'est déjà un déficit budgétaire euh grosso modo de points de PIB de plus que euh ou même tr points de plus que les autres pays de l'Union européenne par ça nous place parmi les mauvais élèves de l'Union européenne. Donc c'est intéressant parce que une certaine manière quand l'urgence est à ce point de doter la nation d'un budget, on se demande moins ce qu'il va y avoir dans le budget. Et euh du coup, c'est un sujet par rapport à la société parce qu'il faut élargir le cercle de ceux qui sont concernés.
Et on voit bien qu'aujourd'hui les Français se posent la question de mais est-ce que le pays va s'arrêter si on n' pas de budget ? Et si cela pose trop fortement avant les municipales, évidemment, il y a un risque de sanction assez majeur de ceux qui sont considérés comme on va dire, des partis de gouvernement que ça soit le le l'ex-majorité présidentielle, que ce soit les socialistes et ça peut tout à fait entre nous favoriser le Rassemblement national ou municipal. Donc la question la question, vous avez raison de pouvoir articuler l'adoption d'un budget, ce qu'il y a dans le budget, deuxème point, budget de gauche, budget de droite, budget du centre et la réduction du déficit budgétaire.
Ce sont trois questions qui aujourd'hui semblent difficiles à articuler. Ouais, effectivement avec donc, on va rester dans l'hypothèse du 493 pour pour l'instant. Bah, il faudrait quand même une abstention à minima députés socialistes.
Se sont-ils fait entendre du premier ministre ? Écoutez, le député PS Arthur de la Porte. Nous avons dit voilà ce que nous attendons, voilà ce que nous ne supporterons pas dans un budget, ce qui si ça y était entraînerait potentiellement une censure.
Enfin, tout est sur la table. Mais nous le redisons aujourd'hui. Voilà, nous espérons que le gouvernement est en capacité de l'entendre.
Maintenant, la question c'est à quel point le gouvernement arrive soit à s'affranchir des LR, soit à les faire revenir à la raison. La réponse du gouvernement. Je crois que le gouvernement a entendu nos points.
Alors ça négocie encore. Bon, je vais commencer avec vous Jean-Garc. Ça négocie sur quoi ?
Parce que j'en ai marre de poser cette question. [rires] Je suis très honnête avec avec vous et avec nos téléspectateurs et téléspectatrices. Ça négocie sur quoi ?
Ça va négocier à mon sens sur d'abord ce qui permettra aux socialistes de ne pas voter la censure, c'est-à-dire vraisemblablement de s'abstenir en en disant aux électeurs fameux peuple de gauche qu'on a quand même obtenu des concessions. Alors, il y a eu je l'ai rappelé tout à l'heure, la suspension de la réforme des retraites, mais il faudra d'autres grains à moudre et vraisemblablement ce grain à moudre viendra à la fois sur la la suspension de de de d'allègement sur enfin plutôt de de restriction sur des dépenses sociales et aussi sur éventuellement une taxe sur les riches. On a vu que là quand en en session ça n'a pas été voté, c'est-à-dire que la surtaxe sur les riches que voulit sur les les entreprise pardon que voulent les socialistes n'a pas été a été refusé.
C'est un amendement. Euh je pense qu'il faudra leur donner un peu de grain mout de ce côté-là avec terme de des versions députés sénateurs qui sont quand même très très éloigné les unes des autres quoi. Oui effectivement bah bien sûr le d'ailleurs le budget du Sénat pour le coup a été adopté contrairement à tout ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale.
En tout cas, ce que l'on sent derniers mètres, on va dire, c'est que la partie Sénat qui était pas une partie grosso modo une partition de droite et bien a été plutôt refusée par le gouvernement. On a vu quand même les dernières semaines de décembre comment ça s'était terminé. les négociations avaient tourné court ça on en est éit presque venu aux insultes he entre le rapporteur général du budget et Amélie de Montchal notamment lorsque et ben le gouvernement a tenté d'imputer au Sénat et bien le fait qu'il y avait un dépassement du déficit à 5,3 % bien loin de la copie initialement recherchée.
Donc là-dessus, on comprend qu'ici ça va pas du tout se passer de ce côté-ci. Et l'autre sujet, c'est qu'en tout cas, il y a pas la même partition du côté des LR du Sénat, du des LR de l'Assemblée nationale où effectivement on comprend qu'on est un petit peu plus conciliant puisque il y a bien sûr une échéance politique der potentielle derrière, c'est qu'on n pas envie bien sûr de de d'une éventuelle dissolution, de sauter et cetera, même si ça paraît quand même très très loin aujourd'hui. min a été forme de communication avec qui euh le premier ministre discute uniquement les socialistes ou pas parce que c'est le reproche effectivement que alors c'est un reproche en partie fondée avant tout les premiers interlocuteurs de Sébastien Lecornu ce sont les trois principaux chefs à plume du parti socialiste.
Patrick Caner pour le Sénat, Boris Valot pour l'Assemblée et Olivier Fort le patron du parti. Ces trois-là sont incontournables. Il discutent quasiment quotidiennement avec le premier ministre.
On pourra rentrer dans les détails si vous voulez. Ils sont pas tous d'accord par ils sont pas tous d'accord mais Sébastien Lecnu je peux vous l'assurer considère que ils jouent le jeu. Ils font pas du chantage comme ce qu'ils avaient fait sur le budget de la SQ.
Il rentre dans des détails très techniques, presque techno même dit le Premier ministre et ça lui va plutôt bien. Il joue le jeu de la négociation par exemple sur le logement et ben sur le logement c'est un sujet sur lesquel tout le monde à peu près en tout cas PS et gouvernement veulent avancer. Sur la fiscalité, on en parle un petit peu moins, mais le gel du barême de l'impôt sur le revenu, ça fait partie des des sujets qui font encore euh non pas consensus au moment où je vous parle, non pas dans l'hémicycle où les choses sont bloquées, mais dans ces discussions en coulisse quotidienne dont je vous parle, il y a quelques sujets liés aux collectivités, au budget des collectivités qui sont aussi là c'est concerne plus le Sénat qui est très àchfal là-dessus puisqueévidemment c'est le leurs grands électeurs pour les élections du mois de septembre prochain.
Il y a des sujets sur l'écologie aussi, on en parle peu mais ça fait partie des discussions là dans les derniers mètres en ce moment, le financement du fond vert par exemple si vous voulez quelque chose de concret. Et puis dernière thématique dont on parle plus publiquement non plus, mais là encore c'est au cœur des nég, c'est les jeunes parce qu'il trouvaient Sébastien Lecnu en gros que sur le budget de la CQ, ils avaient fait allez pour caricaturer un budget pour les vieux comme ça qu'il en parle vraiment en off de chez off. Euh et donc il aimerait bien que sur le budget de l'État, le PLF comme on dit, ce soit plus un budget pour les jeunes, qu'il y a un geste sur les jeunes par exemple pour les étudiants.
Je peux pas vous donner le détail exact mais c'est la volonté du premier ministre et je crois savoir que le Parti socialiste, il est sensible. Oui. Oui.
Parce que la précarité étudiante, notamment la précarité alimentaire des étudiants, ça reste quand même majeur dans notre dans notre pays. Si on parle de risque politique, Lucile Schmith notamment, puisqu'on évoquait le Parti socialiste, il y a un risque politique pris par le PS. Si on est dans une hypothèse 493, moi alors moi je peut-être que je suis à côté de la plaque mais autant aller au bout du risque politique en en s'abstenant.
Ce qui était intéressant dans un des sujets que vous avez montré c'est qu'il y avait l'expression de 493 éclairé qui est apparu et que je me suis dit ben on va jamais s'arrêter d'inventer des nouvelles expressions politiques. On a déjà dû apprendre tous ce qu'était un 493 ce qui relevait plutôt j'ais dire de l'alchimie parlementaire et maintenant on doit apprendre ce qui est un 493 éclairer. Là c'était une personne plutôt à droite qui en parlait.
H donc le 493 éclairé à droite est différent du 493 éclairé à le même éclairage. [rires] Toute la question pour le parti socialiste, c'est qu'on arrive à trouver un 493 éclairé qui lui permet vis-à-vis de son peuple de gauche qui évoquait Jean Garig ou vis-à-vis de ses militants de façon plus restreinte ou vis-à-vis des médias d'expliquer qu'il n'a pas perdu la bataille. Et donc le 493 éclairé de gauche reste à inventé.
Celui le 493 éclairé de droite m'a l'air d'être assez inventé. En fait, il avait été inventé peut-être un petit peu au Sénat ou chez les LR du Sénat, je pense. Euh peut-être pas chez les LR de l'Assemblée, mais en tout cas euh qu'est-ce que pour être un 493 éclairé de gauche ?
C'est ça qu'ils sont en train de faire. Et moi, ce qui me ce que ce que ce que me fait venir à l'esprit, ce que vous venez de raconter sur les coulisses, les endroits où ça se passe, c'est qu'en France, on n pas le bon endroit où ça puisse se passer. C'est-à-dire qu'on voit que beaucoup de choses se passent en coulisse dans des déjeuners, dans des à Matignon et cetera.
Ce qui peut donner le sentiment euh déjà que chacun peut ensuite donner sa version de ce qui s'est passé en coulisse. Donc vous l'évoquiez en disant peut-être qu'ils sont pas tous d'accord les socialistes entre eux et puis qu'à l'Assemblée nationale rien ne se passe parce que tout est paralysé. Ce qui est a le lieu public, tout est paralysé devrait passer et c'est là que ça devrait se passer.
Et on voit bien que dans certains pays comme l'Allemagne ou d'autres pays qui ont une culture de la démocratie parlementaire, les choses se passent assez ouvertement dans des négociations de partie à partie. Il nous resterait à inventer. C'est bien de discuter et c'est bien discuter techniquement et réellement.
Mais il nous restera à inventer des espaces où ce ne soit pas chacun qui puisse ensuite donner sa version des choses, d'où la possibilité qu'ensuite les choses se bloquent. Hm hm. Alors, il y a un ministre qui affiche toujours son optimisme, c'est Roland l'Escure, le ministre de l'économie et des finances. [rires] Euh bah, il était sur votre hé, il était sur France Interre ce matin.
Il nous faut un budget, un allié de 250 ans qui envisage d'annexer un territoire souverain de l'Union européenne, mais aussi des associations qui risquent de maner de budget, des entreprises qu'on souhaite décarboner et maintien la compétitive. Il nous faut un budget de on peut avoir un budget ça fait des mois des semaines des jours et des heures jusqu'à ces dernières heures que j'échange avec des groupes parlementaires. Quel véhicule rise que vous savez très bien les socialistes dit moi je je commande pas l'outil qui pourrait être utilisé.
Ce que je peux vous dire c'est qu'on ne s'interdit rien pour que la France ait un budget parce qu'on en a besoin et qu'on peut l'avoir. Parmi ces outils, il y a effectivement cette idée d'une ordonnance budgétaire. L'or qui nous écrit de Colombe.
Si le gouvernement peut passer par l'ordonnance, à quoi sert le Parlement ? C'est une très bonne question. Vous allez nous raconter cette histoire ?
Oui, l'ordonnance donc qui a le vent en pou, elle pourrait permettre enfin de casser le cycle de ce terrible jour sans fin que nous vivons déjà depuis plusieurs mois sur le budget 2026. Les journalistes politiques se prennent tous pour Bilmer qui n'en peut plus de couvrir le jour de la marmode, n'est-ce pas Julien Nén ? [rires] Voilà, je vous rappelle qu'il tente Bilmer dans ce film à plusieurs reprises de mettre fin à ses jours pour interrompre ce cycle infernal.
C'est vrai, on [rires] en est pas là. Je ne sais pas si on en est là. Bon non.
Mais avec l'ordonnance, il y a quand même quelque chose de cet ordre. C'est une façon de siffler la fin de la partie, de trancher dans le vif. Je vous en rappelle le principe.
C'est une arme de résolution immédiate du débat qui est obée à l'article 47 de la Constitution. Que dit cet article ? Si le parlement ne sait pas prononcé dans un délai de 70 jours, les dispositions du projet peuvent être mises en vigueur par ordonnance.
Ça veut dire qu'on peut tout simplement imposer un budget par ce biais, même si personne n'est d'accord avec et ce n'est pas une habilitation à légiférer par ordonnance. Article 38 pour les spécialistes. Le Parlement ne repassera pas du tout dessus.
Bah sa cosme de destruction massive du débat parlementaire. Et donc question de l'or hein à quoi sert le parlement ? On peut se demander si le remède ne serait pas pire que le mal.
Oui. Ordonnance, remède mal. Vous l'avez vu bien sûr.
Elle met dans tous leurs états tous nos constitutionnalistes favoris. He cette ordonnance. On ne sait pas comment ça marche puisqu'on a jamais eu recours à cette âme.
On n'est pas sûr du texte qui entrerait en vigueur. Théoriquement, c'est le texte initial. Mais bon, si on pouvait quand même glisser dedans quelques dispositions consensuelles, ça mangerait pas de pain.
Est-ce que tout serait constitutionnel, notamment en matière de fiscalité ? Rien n'est moins sûr. Et enfin, qui serait compétent ?
Le Conseil constitutionnel, le Conseil d'État, les deux. Aucun des deux. On est sûr de rien.
Mais ce dont on est certain, c'est qu'au niveau politique, c'est la censure assurée avec l'ordonnance. La chute du gouvernement, le corps nu 2 serait écrite d'avance. C'est presque un slogan.
En tout cas, à côté de l'ordonnance, le recours au 493 paraît soudainement pas du tout hasardeux et hyper pertinent. Même si Sébastien Lecnu a promis, jurer cracher qu'il ne l'emploirait pas, mais vous savez, les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent. Alors, il faut conclure en détaillant pourquoi l'ordonnance reste une hypothèse crédible.
Bah, premièrement, parce qu'avec un 493, si le gouvernement est censuré, vous n'avez pas avancé d'un Yota hein, parce que le budget est alors considéré comme rejeté. Donc l'ordonnance garde quand même cet avantage et puis parce qu'elle court, on en a parlé, elle court la rumeur celle selon laquelle Emmanuel Macron voudrait qu'on en finisse, même si elle est démenti. Elle est par exemple portée notamment par le macroniste en chef du Sénat, j'ai nommé François Patria, qui hier nous a dit tout le bien qu'il pensait des ordonnances à moins qu'il s'agit tout simplement d'une stratégie de communication, une façon de mettre la pression sur tous les protagonistes, faire peur pour faire bouger les positions. par exemple ce qu'avait tenté de faire Sébastien Lec en faisant fuiter la préparation à une possible dissolution des élections législatives qui pourraient tenir le jour des municipales.
Ça a été surtout ressenti comme un chantage pas très productif pour sortir de l'enlisement. Allez, merci beaucoup Tamon. On prend le temps de se concentrer sur cette hypothèse.
Donc on a fait le 493 maintenant l'hypothèse de des ordonnances budgétaires. Jean Garig, c'est quoi ? C'est quand même braquer le parlement et et sans doute pour longtemps.
C'est une évidence. C'est mais les ordonnances c'est en en réalité c'est la philosophie de des institutions de la 5e République. Le le but du général de Gaulle, c'était d'amenuiser euh et de de limiter au maximum le débat parlementaire et la les capacités et le périmètre du parlement.
Donc les ordonnances en réalité, il faut pas se tromper, c'est quelque chose qui est dans l'esprit de de la 5e République, même si évidemment cette 5e République, elle est évoluée et que notre histoire euh politique mais alors à plus long terme, c'est l'histoire du parlementarisme. On est une on est une République parlementaire. Donc si vous voulez, mais là on en pardon vous interrompre ce que ce que décritam c'est un un inconnu euh institutionnel utilisé pour un texte budget ce qui existait c'était ces lois d'habilitation par les tr mais ça euh l'utilisation comme ça d'ordonnance pour voter le budget ça existe pas sous sous sous la 5e République.
Ça pourrait évoquer un peu les décrets lois qui existaient sous la 3e République. Ça va pas d'ailleurs toujours donner des très bons résultats. ça avait été mis en œuvre pour essayer d'aller un peu vers la 5e République, vers l'efficacité exécutive.
Mais donc c'est c'est quelque chose qui qui aujourd'hui a est un saut dans l'inconnu et puis effectivement qui qui ensuite amènera une à une motion de censure. Les socialistes qui pourraient s'abstenir sur une motion de censure du 493 ne le pourrait pas face à des smi il y a le symbole. Qu'est-ce que ça symboliserait cours à une ordonnance budgétaire ?
Ça symboliserait euh la victoire, on pourrait voir ça, la victoire, la technocratie contre le peuple et euh ça serait ressenti de cette manière. alors même que c'est l'inverse du discours qui a été tenu jusqu'à présent puisque au fond tout le discours de Sébastien Lecornu a été de dire je rends le pouvoir au Parlement tandis que d'habitude c'est évidemment l'administration le gouvernement qui porte les choses. Après, je crois qu'il faut dire aussi que il y a ce qu'on voit et puis il y a les coulisses et qu'on sait très bien qu'aujourd'hui les parlementaires sont aidés par les administrations et que c'est aussi peut-être une épreuve de vérité à montrer comment réellement les choses se passent.
C'est-à-dire que pour préparer correctement des amendements qui pourraient être budgétisés, si je puis dire, il y a aujourd'hui des administrations qui travaillent et l'opposition entre la technocratie et le parlement, elle est symbolique. Elle sera utilisée, surutilisée par les partis populistes s'il y a il y a ça qui est mis en œuvre. Et dans une ambiance dans laquelle à la fois le Rassemblement national et la FI veulent au municipal montrer les muscles dans la perspective de la présidentielle, on peut comprendre que ce soit est repoussoir.
Mais je crois que quand je repensais à ce qu'on vient de dire sur le 493, moi en même temps, je me disais ce qui est intéressant par rapport à la chute éventuelle du gouvernement garanti sur les ordonnances et peut-être peut-être possible sur le 493 même si le Parti socialiste s'abstient, je pense qu'un des qu'un des éléments dehors de technocratie contre contre assemblée élection et peuple, c'est aussi que dans le 493, il y a l'épreuve de vérité pour le parti socialiste sur sa la réalité du fait qu'il se soit détaché de la France. soumise, sachant qu'il va être évidemment extrêmement attaqué par à la fois la France assoumise et sans doute les écologistes qui collent plutôt à la France assoumise dans ce de ce côté-là pour dire il y a quelque chose qui se joue en terme de renoncement à vous nous avez promis que vous négocieriez avec le gouvernement le fait de pas utiliser le 493, vous allez peut-être l'accepter. Donc, il y a quelque chose sur le fait que le PS doit se détacher de la gauche.
On on on y reviendra là-dessus parce que non, non, mais c'est c'est très bien de faire un teaser en quelque sorte parlicisme, mais on aura un chapitre municipal et effectivement euh ce ce gap là qui s'élargit entre le Parti socialiste et les insoumis à coup sûr et peut-être d'autres d'autres partenaires de gauche. Alors, je reviens quand même à à la question qu'on pose Macron va-t-il sacrifier Sébastien Lecnu ? Le premier ministre vous a dit a cherché à rassurer, on va dire, les journalistes en organisant des jeux.
Voilà, on n'est pas obligé de le le croire. Euh le choix des ordonnances, c'est Emmanuel Macron qui le pousse. On peut on peut dire ça ?
Alors Emmanuel Macron, ce qui est certain, c'est qu'il veut que ça aille vite. Ou il était très agaissé. En tout cas, son entourage a fait savoir euh l'agacement du président de la République parce que Sébastien Lecornu, en étant renommé, vous souvenez l'automne dernier à Matignon, lui avait promis un budget au 31 décembre.
Bon, on est le 15 janvier, il y a toujours pas de budget. Et là maintenant ce soir Sébastien Cornu nous dit que grosso modo la fin de l'histoire ne sera pas écrite avant au plus tard mi-février. Voyez donc ça fait 2 mois de retard en fait sur la promesse initiale du premier ministre.
Donc c'est ça d'abord qui agais Emmanuel Macron parce que le président il a aussi l'œil sur les marchés. Oui c'est l'influence européenne et cetera. Voilà, l'influence de la France en à Bruxelles est déjà bien écornée par l'affaire du Mercosur.
Il faudrait pas qu'elle le soit aussi par les affaires budgétaires. On est déjà dans l'œil du cyclone des marchés et de nos partenaires européens sur notre crédibilité économique et financière avec cette absence de budget qui nous retarde pour tout. Tout est à l'arrêt aujourd'hui, tous les projets et donc notre crédibilité en prend un coup.
Et donc ça évidemment Emmanuel Macron, chef des armées, représentant de la France à l'étranger dans son domaine réservé, il est très attentif, très sensible à ça. Donc il veut que ça cesse un moment, il veut que ça avance. Tiens, je vais vous laisser continuer, mais il y a un autre élément qui euh ajoute d'une certaine façon un argument à votre démonstration, c'est la banque GP Morgan, je sais pas si vous avez vu passer cette information les qui qui était venu s'installer à Paris après le Brexit et qui dit "Ben, on pourrait déménager" qui qui met clairement euh enfin c'est une communication en disant bah nous on n'est pas obligé de rester en France.
Voilà. Donc dans la balance en fait si on joue à tu préfères et ben Emmanuel Macron, il préfère un budget et rassurer les marchés et ses partenaires européens. Donc de sauver coûte que coûte la tête de son premier ministre, même si c'est lui qui l'a choisi, même si les deux sont toujours très proches.
Donc il y a ce petitatus entre les deux. Sébastien le Cornu, lui, il a quand même envie de rester, il a envie de durer, il a envie de faire autre chose que le budget aussi parce que pour l'instant, il fait que ça hein, depuis qu'il est à Matignon, il a envie de se déployer sur autre chose, sur le projet de loi sur la fin de vie par exemple qui revient à l'Assemblée au mois de février. Mais pour ça, faut qu'il passe le budget.
Donc euh donc évidemment l'un dans l'autre les deux sont passés sur le même tempo, sur le même timing, ça crée des petites crispions. Officiellement Sébastien Lecnu nous dit "Aujourd'hui euh il me met aucune pression, c'est moi qui décide 493 ou pas et euh et on est sur la même longueur d'onde." La vérité, c'est qu'il y a des premières crispations entre les deux.
Il y en avait pas eu depuis le début. Ça commence là. Alors, il y a un autre thème qui est revenu là dans dans cette actualité budgétaire, c'est la fiscalité des très riches et on va en parler tout de suite avec Stéphane Duget qui doit être juste derrière le rideau de sens public.
Bonsoir Stéphane, bienvenue à vous. Sujet qui prend de l'ampleur. Donc des milliers de contribuables très fortunés ne payerait pas d'impôts sur le revenu.
C'est ce qu'affirme et réaffirme Éric Lombard, l'ancien ministre de l'économie de François Baou, d'abord dans les colonnes de libération dimanche et plus récemment, c'était ici même ce matin sur Public Sénat. Nous savons que de plus en plus se sont développé pour un centre de personnes ayant des revenus importants et des patrimoines importants, des techniques légales mais qui permettent de baisser fortement la base fiscale. Et c'est documenté.
Alors, c'est documenté, nous dit l'ancien ministre de l'économie. Et ça ne concerne pas uniquement les ultra riches, dit-il. Par exemple, les professions libérales qui préfèrent se payer via des sociétés, des holdings plutôt qu'en salaire avec donc des impôts plus avantageux.
Malgré ce constat, hier la ministre du budget a nié en bloc l'existence de tels document devant les députés. Et ce matin, l'actuel ministre de l'économie, Roland l'escur a enfoncé le clou. Écoute, il y a pas de papier qui explique qu'il y a des milliers de français qui ne payent pas d'impôt.
Ce qui est vrai en revanche, j'ombard, ben vous lui demanderez. En tout cas, moi je ne connais pas ce papier. Ce qui est vrai en revanche, c'est l'important et on l'a dit et c'est pour ça qu'on a mis ce qu'on appelle la taxe holding dans le budget.
C'est qu'il y a des contribuables aujourd'hui qui font ce qu'on appelle de l'optimisation riscale et qui payent moins d'impôt que ce qu'il devrait. Alors, on est perdu. De quoi parle Éric Lombard si son successeur Roland l'escur dit il y a pas de papier ?
Alors ce matin sur ce plateau, Éric Lombard dit qu'il parle de statistiqu donc pas de documents spécifiques. Démonstration à la pluie, on l'écoute. Les équipes de Beril sont tout à fait capables, d'abord avec ce qui est publié par les journaux et puis aussi par des informations ouvertes de regarder le patrimoine de nos concitoyens les plus fortunés.
Ils ont par définition les revenus déclarés. S'il y a un écart trop important entre les revenus déclarés et le patrimoine que nous le connaissons, ça veut bien dire qu'il y a suroptimisation. C'est le langage que nous utilisons et cela doit être corrigé.
Bon et on aura des réponses puisque ces informations ont aussi été demandées comme ils en ont le droit par les présidents de la commission des finances à l'Assemblée nationale et au Sénat. Ils esprent donc obtenir les documents le plus rapidement possible. Mais pas seulement.
Écoutez Claude Renal, président socialiste de la commission des finances ici au Sénat. On a souhaité avoir une réunion avec eux parce qu'il suffit pas d'avoir des éléments chiffrés. Faut aussi avoir les explications qui vont avec et puis derrière cela bien comprendre les mécanismes qui sont à l'œuvre parce que sont des mécanismes, on le sait Éric Lombard le rappelle, on le savait déjà, des mécanismes d'optimisation.
Voilà donc ces mécanismes d'optimisation les corriger et pourquoi pas avec la taxe holding dont nous parlait tout à l'heure Roland Escur et pourquoi pas en allant plus loin selon les résultats que trouveront les sénateurs. Sauf que cette taxe holding si on se souvient bien elle avait été restreinte par l'Assemblée et par le Sénat. Oui, cette impôt c'était la réponse du gouvernement à la taxe dumanue par la gauche.
Elle cet impôt devait taxer à hauteur de 2 % les biens détenus dans une holding qui ne sont pas mis au service de l'entreprise et notamment la trésorerie de ces holdings. Cette taxe devait rapporter 1 milliard d'euros avant d'être modifiée par l'Assemblée et puis au Sénat et le rendement est donc sorti du Sénat à 100 millions d'euros à peine. Les députés devront donc pencher à nouveau là-dessus, plancher à nouveau là-dessus pendant le deuxième examen du budget qui est en cours et les propos d'Éric Lombard ne risque pas d'apaiser les débats sur la justice fiscale.
Effectivement, merci beaucoup Stéphane. Lucile Schmid commence avec vous. Que vous inspirent les propos d'Éric Lombard ?
Je trouve ça très intéressant qu'Éric Lombard a dit ça publiquement. Elle est répétée, c'est-à-dire que il est sûr de lui et on nimagine pas Éric Lombard est un dangereux gauchiste. Donc ça signifie qu'en fait on a tous les éléments et ce qui est intéressant dans ce qu'il a dit sur votre plateau, c'est qu'au fond il y a des données publiques et qu'il suffit de les trier correctement.
C'est-à-dire qu'en fait ce qu'il dit c'est que ça dépend de ce qu'on va chercher. Donc on peut rapprocher la question du patrimoine et la question de l'impôt qui est payé. Oui.
Et à partir de là, on peut avoir non pas euh identifié tel ou tel. Il s'agit pas de faire comme on dirait en anglais manchem. h il s'agit tout simplement d'avoir des ordres de grandeur en fait de savoir le nombre de personnes qui peuvent être concernées et à partir de là d'avoir une idée de ce que ça pouvait rapporter en terme de rendement.
Et donc ça c'est intéressant parce que le débat sur la fiscalité depuis le début sur le budget, c'est là que les socialistes ont ont mis la pression sur le gouvernement. Les socialistes disent grosso modo, on peut peut-être faire un 493 éclairé, je sais pas quoi, euh si d'une certaine manière on lutte contre les inégalités fiscales en France parce que cette question de l'imposition, c'est un débat majeur légitime surtout lorsque l'État n'a plus de recette. Mais oui et que je voudrais rappeler une chose Emmanuel Macron et et sa majorité son ancienne majorité ont beaucoup supprimé des impôts en France et aujourd'hui il y a en dehors de la question des inégalités il y a la façon dont l'impôt a été aussi affaibli et rapporte moins.
Vous voulez tous intervenir làdessus et c'est et c'est normal. Je vais commencer avec Vouta. Mais alors je vais quand même ça, je le fais rarement mais vous dire ce que j'en pense.
Pourquoi Éric Lombard ne l'a pas dit quand il était à Ber qui se rencontent. Mais non mais c'est c'est vrai. On se dit quand même c'est quand même incroyable d'avoir été aussi muet sur ce sujet pendant les 9 mois où il a été ministre de l'économie. nous explique ensuite les bah qu'il n'avaient pas gagné euh les arbitrages que même le sujet était pas venu sur la table avec le Parti socialiste.
Et moi ça m'a fait quand même repenser à tout ce qu'on a eu avec l'épisode Bruno Lemire quand même euh où il nous a expliqué tout le long dans sa défense qu'il n'avait cessé comme ministre de l'économie de tenter de freiner la dérive des finances publiques alors même qu'il était devant l'enquête du Sénat. Vous dites tous mais ces ministres de l'économie quel est leur pouvoir quand ils sont ministres de l'économie ? Quand est-ce qu'ils gagnent leurs arbitrages et quand est-ce qu'ils disent la vérité ?
Enfin, c'est c'est quand même extrêmement surprenant. Oui, voilà. Oui, il resté longtemps. [rires] Alors, il était sur sur internet ce matin l'Excur le successeur d'Éric Lombard [rires] puisqu'Eric Lombard était sur ce plateau.
Vous l'avez senti comment ? C'est il y a les déclarations publiques qu'on a entendu et puis il y a ce qui se peut se passer avant et après l'interview. Il est embêté forcément.
Ça s'appelle une peau de banane de la part de son prédécesseur qui, quoi qu'il en dise dans les colonnes de libération a un peu de ranqueur de pas avoir été reconduit dans cette équipe gouvernementale, cette équipe le cornu 1 ou le cornu 2. Donc c'est une peau de banane de la part d'Éric Lombard. Après est-ce que c'est vrai ou pas sur le fond évidemment c'est difficile à trancher.
Il l'a pas complètement inventé quand même. On pressent que qu'il y a une part de vérité là-dessous. Roland l'escur il était embêté et en studio et après dans les couloirs de de France Inter.
Sébastien le cornu même chose ça fout le bordel dans mes nooos. Il dit en privé euh le Premier ministre sur cette euh sur ce début d'affaires lombard, on va l'appeler comme ça, parce que parce que voilà euh les histoires de fiscalité semblait être en dehors des négociations là en coulisse avec les socialistes et les Républicains. Ce début d'affaires lombard les remet sur le devant de la scène et donc il est embêté.
C'est aussi peut-être pour ça qu'il joue un peu la montre là Sébastien Lecnu parce qu'il a envie de traiter cette question. Donc oui, c'est un objet d'embarras pour le gouvernement et ça peut infiner, on verra la fin de l'histoire, mais ça peut faire capoter une partie des négociations. C'est dangereux hein.
Votre avis sur sur cette polémique Jean-Garie ? mon avis, c'est que justement l'objectif c'était que ça soit une peau de banane. Je veux dire que le moment choisi à l'aube de d'ultime négociation pour éviter pour éviter une motion de censure parce que vraisemblablement il y aura un 49 aligné à 3, il me semble que ça donne du grain à moudre plutôt aux socialistes dont il faut rappeler qu'il erc lombard était proche et vient de de cette famille.
Donc il me semble que c'est précisément pour ça que je j'évoquais ce sujet la fiscalité sur les les entreprises et sur les les ultra riches tout à l'heure. Ça fait ça va ça va faire partie de ces de ces ultimes négociations. Il y aura une pression des socialistes qui pourra s'appuyer sur l'argumentaire d'Éric Lombard.
Dans le sens de ce que dit Jean Garic, il me semble que on s'en fiche d'une certaine manière qu'il l'it pas dit quand il était ministre. Enfin on comprend bien pourquoi il l'a pas dit. Ben moi en tout cas je crois que la question de la je pense que ce qui est essentiel c'est une fois qu'il est sorti qu'il le dise et évidemment qui a là-dedans une sorte de revanche mais ne faisons pas trop de psychologie ce qui est important c'est que ce soit sur la table et d'une certaine manière ça renforce la main des socialistes sur les questions d'inégalités fiscal et moi je pense que c'est une bonne chose parce que je crois qu'il faut que le gouvernement fasse un geste là-dessus et on voit bien qu'il y a une forte hésitation du gouvernement sur ce sujet qu'on narrive pas à trouver au fond le compromis entre les socialistes et le gouvernement sur la question de la fiscalité des plus riches.
Ouais. Oui. Juste un mot pour dire quand même que personne n'est train de découvrir ces mécanismes.
On a eu tous les débats quand même sur la taxation des holdings pendant des jours et des jours d'affilé à l'Assemblée comme au Sénat et que pendant ce débat, je vais quand même citer ce que disait Améline Monchalin qui mardi a été très virulente aux question au gouvernement en disant bah non mais pas du tout et cetera. Elle disait au même moment que le mécanisme de holding patrimonial est un mécanisme assez usité d'évitement et parfois de contournement de l'impôt. Donc je c'est quand même c'était tout est sur la table.
De là on payer zéro. C'est ça la nuance que les plus riches en pays en pay zéro. Là c'est plus c'était la première déclaration d'Éric Lombard de libération hein.
C'est ça c'est ça qui a mis au police. Il avait ciselé son son langage. He bon j'avais promis qu'on aurait du temps pour parler un peu des municipales et ben c'est c'est maintenant avec cette question d'une rupture actée entre les socialistes et les insoumis.
Écoutez le député LFI Éric Coerrel. Le chat est dans la gorge. Président de la commission des finances de l'Assemblée.
Pour que le parti ne censure pas ce gouvernement par 493, il va falloir qu'ils avalent des grosses couleœuvres peut-être même plus importantes qu'ils n'ont dû avaler avec François Berou parce que manifestement le gouvernement n'a pas beaucoup de marge de manœuvre dans ce qui lui reste de de socle commun pour faire accepter j'allais dire beaucoup de concessions. C'est ça qui a montré ma commission en fait. Lucile Schmidt, est-ce qu'elle va se payer cash cette rupture LFI PS au municipal ?
Ah ben de toute façon, elle fille a déjà préparé, elle se perd à casache euh qui est quel que soit l'issue budgétaire, c'est-à-dire que elle est déjà euh payé en terme euh de présentation de liste LFI partout contre contre des listes qui peuvent être des listes comme à Paris, des listes d'union par exemple avec les écologistes et l'idée est bien de pouvoir faire perdre les socialistes ou de les mettre en difficulté profonde pour le deuxème tour. Oui, bien sûr, les choses sont organisées et ça montre que pour la la France à soumise, les municipales sont dans la perspective des élections présidentielles que Jean-Luc Mélenchon souhaite se présenter aux élections présidentielles et souhaite garder toutes ses chances par rapport à ce qu'on peut appeler une primaire de la gauche et cetera. Je Julien, il y a il y a Paris, il y a Marseille aussi où les filles pourraient faire perdre le le la gauche.
Oui, Sébastien de Logu a une audience certaine dans la cité faossène. Il est pas favori si on en croit les sondages. Les deux favoris s'appellent d'abord Franck Alisio pour le Rassemblement national et surtout le maire sortant Benoît Paussi à faire une partie de l'Union avec la gauche.
S'il peut se maintenir au second tour, c'est pas de l'U. Il y a évidment c'est l'enjeu à Marseille comme à Paris. Il faut faire plus de 10 % municipal euh des votes exprimés pour pouvoir avoir l'opportunité de se maintenir au second tour et de jouer les arbitres, de jouer aussi aller comme l'affaire lombard, les pots de banane pour les mieux placer au second tour.
Et le moins qu'on puisse dire c'est qu'en vue de la prochaine élection présidentielle, LF ne fera aucun cadeau au reste de la gauche et au Parti socialiste en particulier. Donc si à Marseille sur ce cas précis Sébastien de Logu peut embêter pour rester poli Benoît Paillant, il s'en priva pas. Est-ce qu'il y a des au sein du PS ?
Je reste avec vous Julien. Encore des dissensions sur la stratégie ou plus du tout à Marseille. Vous voulez dire particulier ?
Non au niveau national sur le fait de d'avoir coupé pour de bons au niveau national en tout cas si on s'en tient aux déclarations d'Olivier Fort et de ses amis LFI plus jamais. C'est c'est c'est assez clair. La rupture est consommée depuis quelques semaines, quelques mois maintenant.
Les mots ont été tellement violents entre Jean-Luc Mélenchon et les socialistes, entre Jean-Luc Mélenchon et Olivier Fort. Toute la stratégie de Jean-Luc Mélenchon tient à garder ce leadership à gauche et donc à enfoncer un coin avec le Parti socialiste. On a parlé de Paris.
C'est ce que Sopia Chikirou est très explicite là-dessus. Et mon objectif c'est que le prochain maire de Paris soit pas socialiste. On peut pas être plus explicite que ça.
Donc non, honnêtement je je suis pas devin, mais j'ai beaucoup de mal à croire qu'une réconciliation soit possible d'ici un an et demi, d'ici la présidentielle à gauche entre LI et le Parti socialiste. Ça me paraît très clair. Jean Gary Oui, c'est le pouvoir de nuisance de de LFI qui dont on sait bien qu'ils ont très peu de d'ancrage territorial, d'ancrage municipal, sauf par exemple dans le 93.
Mais euh mais on on sait bien que l'idée principale, c'est d'affaiblir au maximum les socialistes afin de mettre en position de surplomb, de supériorité euh Jean-Luc Mélenchon pour l'élection présidentielle. Donc, ils ont tout à fait intérêt à ce que les socialistes qui ont quand même préservé un certain nombre de de de villes et en s'associant d'ailleurs avec les écologistes d'empêcher que les que les socialistes restent la principale force de gauche au municipal. ce qui leur permettrait légitimement de se dire bah il faut qu' absolument qu'on présente un candidat, d'ailleurs ce sera le cas, mais un candidat qui s'opposera à Jean-Luc Mélenchon.
Donc on on va avoir des triangulaires et voir des quadangulaires qui vont être dévastatrices. D'ailleurs, d'un côté pour les pour les socialistes, de l'autre côté pour les républicains qui eux aussi tiennent un certain nombre de villes. Un mot rapide.
Est-ce que la rupture, elle est également consommée avec les autres forces du Nouveau Front populaire, c'est-à-dire avec les écologistes, avec les communistes, le le de de de quel côté il penche dans ce dans dans ce je pense que au niveau du terrain euh les alliances entre écologistes et socialistes se font beaucoup mieux qu'elles n'ont pu se faire par le passé parce que justement d'abord on a l'habitude de travailler ensemble et très souvent les écologistes partaient seuls au premier tour pour des raisons de deuxème tour tandis que là avec la présence des listes fis c'est différent et je voulais juste dire une chose c'est que les socialistes peuvent peut-être envisager un élargissement de leur électorat à l'électorat du centre, l'électorat dit Macroniste, en rappelant que jamais les macronistes n'ont réussi leur implantation territoriale et ça peut être une chance pour les socialistes parce que d'une certaine manière, ils pourront peut-être récupérer un petit peu du côté du centre ceux qui vont perdre du côté de la France assoumise. Merci beaucoup. Merci à tous d'avoir participé à ce à ce débat.
Je vais rappeler gens le titre de votre livre Les avocats de la République. C'est publié aux éditions Odil Jacob et je vous dis à bientôt sur sur Public Sénat.
Emmanuel Macron