Déclaration du Président Emmanuel Macron depuis le centre hospitalier René-Dubos de Pontoise.
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 8:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous aviez imaginé que cette 2e vague pourrait être aussi importante ? Est-ce qu'à la fin, il va pas falloir durcir encore nos conditions de vie ?
- 12:00OuverteRéponse directe
L'Allemagne indique qu'elle espère pouvoir commencer à vacciner dès la fin de cette année. Pourquoi ne pas espérer aussi en France un vaccin plus précoce ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15E. MacronFait
« Au moment où je vous parle, partout en Europe, l'épidémie est en train de réaccélérer très fortement. »
- 0:30E. MacronFait
« Les mesures annoncées la semaine dernière, renforcées hier sur le plan géographique, demeurent extrêmement importantes. »
- 1:00E. MacronFait
« Nous aurons en milieu de semaine prochaine une vision plus claire de l'impact des mesures que nous avons prises. »
- 1:30E. MacronPromesse
« Notre souhait est, au moins pour 6 semaines, d'avoir ces mesures de couvre-feu. »
- 5:00E. MacronChiffre
« On est à plus d'1,6 million de tests par semaine en ce moment, on est un des pays d'Europe qui testent le plus »
- 9:00E. MacronFait
« Nous, Européens, nous nous sommes mis ensemble pour financer des programmes de recherche communs. »
- 11:00E. MacronFait
« Nous, Européens, nous avons prévu les capacités de production en mutualisant les choses pour que dès qu'on a quelque chose, on puisse produire en masse en Européens »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... -E.
Macron : Je voulais faire un petit point à l'issue de cette visite, et cet échange surtout, et remercier vraiment l'ensemble des professionnels avec lesquels j'ai pu échanger ici, à Pontoise, à l'hôpital aujourd'hui. Et donc, on a pu faire un point je crois très complet, à la fois de la 1re vague, et de ce qui est en train de se passer. C'est-à-dire cette 2e vague.
Au moment où je vous parle, partout en Europe, l'épidémie est en train de réaccélérer très fortement. Les chiffres ont été rendus publics dans beaucoup de pays membres de l'Union européenne. Et on voit une accélération extrêmement forte.
Le 1er ministre, le ministre des Solidarités et de la Santé, et plusieurs autres membres du gouvernement sont revenus hier lors de la conférence de presse sur, en effet, cette accélération de la diffusion du virus. A cet égard, les mesures annoncées la semaine dernière, renforcées hier sur le plan géographique, demeurent extrêmement importantes. Je veux ici vraiment insister d'abord sur la nécessité de les respecter et d'être nous tous et toutes acteurs de la réponse au virus.
Nous savons quand même. Nous comprenons mieux le virus, et nous pouvons tous jouer un rôle en respectant les gestes barrière. Les 5 fameux gestes que nous avons plusieurs fois répétés, en nous appropriant l'application qui a été annoncée hier pour aider au traçage, en continuant à bien tester, et puis en respectant les éléments de couvre-feu et de réduction des échanges et des contacts qui sont inutiles.
Au fond, continuer d'éduquer, continuer de travailler au maximum, mais réduire un peu, ce qui, je sais, fait partie du sel de la vie malgré tout qui est cette vie sociale, pour aider à freiner ce virus. Nous aurons en milieu de semaine prochaine une vision plus claire de l'impact des mesures que nous avons prises. En particulier, les mesures les plus structurantes justement : le couvre-feu.
Donc il faut encore attendre, et nous aurons des décisions à prendre dans les prochaines semaines pour ajuster les choses. D'ores et déjà, j'avais annoncé que notre souhait est, au moins pour 6 semaines, d'avoir ces mesures de couvre-feu. Cette réponse, la réponse que nous avons toutes et tous en tant que citoyens, la responsabilité qui est la nôtre, elle est d'autant plus importante qu'il nous faut faire corps avec l'ensemble des personnels soignants.
En mars, avril, on a tous pris conscience de ce qui se passait, nous avons tous eu peur. Nous avons tous vu, compris, le rôle qu'avaient toutes celles et ceux qui nous soignent tout au long de l'année. La France entière a applaudi à 20h.
Il faut que nous reprenions pleinement conscience de ce rôle. Et je le dis avec beaucoup de force. Et c'est pour ça que je veux ici aujourd'hui rendre hommage, remercier l'ensemble de nos personnels soignants, mais aussi des personnels administratifs, techniques à l'hôpital, nous sommes ici à l'hôpital de Pontoise, dont nos ARS qui ont été très mobilisés.
Les agences régionales de santé jouent un rôle extrêmement important depuis le début de la crise. Il y a aussi beaucoup de personnels qui sont mobilisés jour et nuit, qui se sont beaucoup donnés. La Caisse nationale d'assurance maladie.
Mais je veux aussi saluer l'ensemble des professionnels de santé dits de ville. Donc les libéraux, professions paramédicales, et toutes celles et ceux qui sont aussi dans les établissements médicosociaux, les structures paramédicales, que ce soit d'ailleurs des structures ou que ce soit du soin à domicile. Ce continuum-là, c'est celui qui nous a permis de tenir, de gagner lors de la 1re vague face au virus, de résister pleinement.
Et c'est aujourd'hui à nouveau toutes ces femmes et ces hommes qui subissent la pression de cette 2e vague. On voit les lits d'hospitalisation, mais aussi de réanimation à nouveau raugmenter. Donc je le dis vraiment pour tous nos concitoyens, il faut que vous y pensiez, que vous nous aidiez, au fond, à protéger nos soignants, protéger l'ensemble de celles et ceux qui sont là pour vous protéger vous-mêmes en faisant ces efforts.
Alors, nos personnels soignants sont confrontés à une situation qui est celle de cette remontée que j'évoquais. Mais après avoir vécu la 1re vague, après avoir vécu la reprogrammation des soins qui avaient été annulés, une activité qui n'a donc pas cessé, et donc avec toute cette fatigue accumulée aujourd'hui. C'est aussi pour cela que nous avons souhaité non seulement les mesures annoncées lors du Ségur en juillet, mais l'accélération de celles-ci avec une 1re partie des primes qui a été actée dès cette rentrée.
Et comme le ministre des Solidarités et de la Santé l'a annoncé cette semaine, une accélération, au mois de décembre, du reste justement des augmentations, une majoration de 50% des heures supplémentaires, et une compensation des congés qui sont annulés pour pouvoir justement mobiliser nos professionnels de santé. Nous allons faire face tous ensemble, et l'échange qu'on a eu, je trouve, a été pour moi extrêmement éclairant, et je le disais, pas rassurant, parce que nous avons l'épidémie devant nous, mais encourageant, parce qu'on a beaucoup appris de la 1re phase, et parce qu'ici, de manière exemplaire, est mise en place une organisation où l'hôpital travaille avec la ville, avec toutes les structures d'amont et d'aval. Et au fond, c'est aussi, justement en partageant cette responsabilité qu'on arrivera à mieux répondre à ce défi.
C'est-à-dire dès qu'on a été testé puis diagnostiqué avec ce virus, de pouvoir aider les professionnels de ville à mieux accompagner, mieux prendre en charge, et prévenir des complications. Ensuite faire en sorte qu'au maximum, ce sont dans des lits classiques à l'hôpital et dans les services compétents que ces patients soient pris en charge, et de réduire au maximum celles et ceux, par ce travail justement entre l'hôpital et la ville, de réduire le nombre de personnes qui arrivent aux urgences. Il y en a malgré tout, il continuera à y en avoir, parce qu'on doit ralentir et freiner le virus.
Mais je veux rendre hommage à tout ce travail qui a été fait, et du côté justement de nos SMUR, de nos SAMU, l'accélération en termes d'organisation qu'on a réussie en 1re phase. J'avais dit : "Vous avez inventé ce dont on avait rêvé", qui sont ces fameux services d'accès aux soins et en travaillant, je dirais, de manière beaucoup plus efficace, là aussi transversale, au sein de l'hôpital avec les autres services, mais aussi avec les partenaires de la sécurité civile, des associations et de la ville, de réussir à ce que la prise en charge soit la plus adaptée, la plus rapide possible, pèse moins sur les structures hospitalières, même pendant un temps, et soit beaucoup moins difficile pour les personnes qui étaient ainsi contaminées. Et ce qu'on a acquis là, on est en train à nouveau de le redéployer, mais on le gardera au-delà du Covid.
Et donc, c'est là-dessus que je veux finir, moi, je vais ici redire notre détermination à continuer de transformer en profondeur notre système de soins et notre système de santé français. C'est une fierté. Il a été conçu il y a maintenant un peu plus de 60 ans dans la forme qui est la sienne, mais il est l'héritier d'un modèle historique.
Il était fatigué à cause des réformes qui parfois n'avaient pas été faites, à cause aussi du manque de moyens, et il y avait beaucoup de tensions, on le savait, mais tout le monde a pris sa responsabilité dans cette crise. Tout le monde. De manière exemplaire.
Et le Ségur, comme je le disais, cet investissement inédit qu'on va faire, d'un peu plus de 8 milliards chaque année, dans les années qui viennent, les investissements qu'on a aussi décidés, doivent être au service de ce projet qui est un projet au fond d'un meilleur accompagnement des patients. Mais au fond, le meilleur accompagnement de tous nos citoyens pour prévenir, beaucoup mieux qu'on ne le fait en France, pour accompagner dès la ville ou les structures hors de l'hôpital, à l'hôpital puis après l'hôpital. Et donc être au service de ce décloisonnement que j'évoquais.
Voilà les quelques messages que je voulais vous passer après cet échange extrêmement riche que nous avons eu. Et je veux vraiment remercier le directeur, l'ensemble des chefs de service, médecins et cadres de santé qui étaient avec le directeur général de l'Agence régionale de santé et moi-même. -M. le président, est-ce que vous aviez imaginé que cette 2e vague pourrait être aussi importante ?
Martin Hirsch évoque même la possibilité que cette 2e vague soit plus violente que la 1re. Aujourd'hui, on a un taux d'incidence qui frôle 270 via l'application TousAntiCovid. Est-ce qu'à la fin, il va pas falloir durcir encore nos conditions de vie ?
Est-ce que vivre avec le virus, c'est possible ? Est-ce qu'à la fin, pour soulager les soignants, il va pas falloir tout simplement reconfiner comme on l'a fait la 1re fois ? -E.
Macron : Alors d'abord, nous étions dans l'anticipation. Je le rappelle, on a préparé le déconfinement entre le 13 avril et le 11 mai en ayant différents scénarios, et tout de suite en s'engageant sur les stratégies potentielles de reconfinement. Le Conseil scientifique, avec l'ensemble de l'équipe qui était dédiée à ça, avait présenté, préparé avec nos équipes partout en France, des stratégies d'ailleurs de réponses ciblées à une 2e vague, et donc une reprise de l'épidémie.
Donc nous avions préparé ces scénarios qui peuvent aller jusqu'au reconfinement local. Ils ont été là aussi documentés, expliqués dès le mois de juillet. Donc on ne peut pas dire qu'on a été surpris par cette hypothèse.
Elle existait, elle était dans les modèles, et nous savions de toute façon que, sauf heureux hasard lié à des effets d'écosystème, c'est-à-dire des effets climatiques, des choses qui arrivent dans les virus, et qui font qu'un virus parfois s'arrête en fonction des saisons, de tel et tel changement des conditions, il allait revenir. Et je le redis de manière très simple : nous ne nous débarrasserons du virus, un, soit par chance, éléments que nous ne maitriserions pas, mais je crois que la chance n'a pas été avec nous cette fois-ci. C'était arrivé avant sur d'autres virus, pas celui-là.
Soit si nous avons une immunité collective d'environ 50 à 60% de la population. Je rappelle qu'après la 1re vague, nous étions à 5 à 6%. Donc nous en sommes loin.
Et nous ne voulons pas cela parce que c'est beaucoup trop dangereux pour le pays avec des conséquences profondes, au-delà de la mortalité, évidemment des conséquences graves à tous les âges de la vie. Et puis la troisième option, c'est d'avoir un couple vaccin/traitement qui est stabilisé. Et donc, c'est évidemment comme ça que nous nous en sortirons.
Et donc l'horizon, c'est celui d'avoir des traitements. On en a beaucoup parlé. Il y a des traitements qui commencent à exister pour stabiliser.
En tout cas des protocoles qui se développent. Il y en a plusieurs. On améliore les choses, on prend mieux en charge les débuts, on arrive à ce qu'il y ait moins de gens qui aillent directement en réanimation, on arrive à moins intuber de patients en forme grave.
On arrive à ce qu'il y ait moins de mortalité. On va continuer ce travail. Et à côté de ça, on continue le travail de recherche au niveau international pour avoir un vaccin, le stabiliser, maîtriser ses effets secondaires et avoir ensuite une stratégie vaccinale qui permette de le déployer.
Tout ça, je l'ai dit aux Françaises et aux Français, fait que quand j'écoute les scientifiques, au Conseil scientifique, et je dois dire que vous n'étiez pas en désaccord quand on en a parlé, on voit bien qu'on se projette au mieux jusqu'à l'été prochain. La question, c'est comment justement vivre avec le virus dans cette période. Dans la phase où nous sommes, nous n'avons d'autre choix, compte tenu du nombre d'infections par jour, que de freiner.
C'est-à-dire de réduire notre vie sociale au maximum, limiter les contacts pour casser sa circulation. On va continuer de tester, d'alerter, de protéger, on va continuer d'améliorer le traitement, de ralentir les formes graves. Mais si on veut vraiment préserver notre système de santé et nos concitoyens, on est obligés de faire ça.
Donc on va évaluer chaque semaine l'efficacité des mesures prises. Il y a toujours un effet de décalage. Et donc au moins jusque début décembre, nous aurons tout ce qui était annoncé par le gouvernement, et ces mesures, de manière certaine, je peux vous le dire aujourd'hui, n'ont pas vocation à être réduite.
Mais elles seront peut-être renforcées si elles ne sont pas suffisamment efficaces de deux manières : soit en s'étendant géographiquement, comme hier, soit en regardant aussi les lieux, les moments où, au fond, l'épidémie se propage le plus vite pour réduire à chaque fois ces occasions. Et on va essayer de le faire de la manière la plus ciblée. Et donc, il est trop tôt aujourd'hui pour dire si on va vers des reconfinements locaux ou plus larges.
On va essayer à chaque fois d'aller, en quelque sorte, réduire les lieux, les moments où on a identifié que le virus circulait beaucoup. C'est cette stratégie qu'on va poursuivre dès qu'on aura suffisamment freiné la circulation du virus, c'est-à-dire qu'on sera revenus à environ 3 000 à 5 000 cas par jour, c'est à peu près à ce niveau-là qu'on sait qu'on peut le faire, on réadoptera une stratégie différente qui va consister à rouvrir en intensifiant les tests, le système d'alerte et le système d'isolement, de protection. Parce qu'on sait que si on a un système beaucoup plus efficace, ce qu'on est en train de faire...
L'application, je vous remercie de l'avoir citée, TousAntiCovid, est un élément important. Le fait qu'on teste de plus en plus, on est à plus d'1,6 million de tests par semaine en ce moment, on est un des pays d'Europe qui testent le plus, on va continuer de monter en charge tout ça. On va développer les tests antigéniques, d'autres formes.
C'est la stratégie vers laquelle on ira dès qu'on aura suffisamment freiné. Et à ce moment-là, vous voyez bien qu'on pourra reprendre certaines activités qu'en ce moment on a arrêtées, parce qu'on saura encore mieux répondre à la chose. Donc voilà.
Je veux ici donner en quelque sorte des jalons. Je vous dis la vérité. Les prochaines semaines seront des semaines où on doit tous faire un effort, pour nos soignants et pour freiner le virus, mais avec la perspective si on fait cet effort collectif suffisamment, efficacement, de continuer à vivre avec le virus mais en relâchant ces contraintes, parce qu'on fera mieux le tester, alerter, protéger et on devra alterner entre ces stratégies, à chaque étape, en nous améliorant, et en étant plus efficaces, en réduisant la pression sociale vraisemblablement jusqu'à l'été prochain. -M. le président, l'Allemagne indique qu'elle espère pouvoir commencer à vacciner dès la fin de cette année.
Vous, vous dites qu'au mieux, on peut espérer avoir une maîtrise de l'épidémie cet été. Alors pourquoi ne pas espérer aussi en France un vaccin plus précoce ? -E.
Macron : Alors on peut avoir...
On a en ce moment plusieurs vaccins qui sont dans la phase dite 3. C'est-à-dire qu'ils sont dans les 1ers essais. On sait que certains ont commencé à le faire.
Donc on peut tout à fait, en fin d'année, début de l'année prochaine, commencer à avoir des vaccinations. Est-ce que ça sera une stratégie nationale qui permet de répondre au virus ? Je crois que c'est trop tôt pour le dire, et c'est peu vraisemblable.
Et donc, nous aurons des éléments où dans un cadre identifié, on pourra commencer à tester des vaccins stabilisés. Mais on ne pourra pas déployer une stratégie vaccinale vraisemblablement si vite. Je crois qu'il est plus raisonnable, je dis avec beaucoup de prudence les choses, parce qu'il faut avoir beaucoup d'humilité, On ne sait pas tout.
Moi, je ne sais pas tout. On a parfois nourri des espoirs sur des traitements et maintenant sur des vaccins, et puis on s'est aperçus que ça ne fonctionnait pas totalement. Par définition, les tests cliniques sont encore en cours.
Donc les choses ne sont pas stabilisées. Mais on peut penser qu'on aura plus de visibilité à la fin du 1er trimestre 2021. Je crois que c'est une perspective des plus sûres.
C'est aussi pour ça qu'après...
Nous sommes 66 millions d'habitants. Si vous voulez avoir une stratégie de vaccination qui est efficace et qui freine le vaccin, c'est pas juste commencer à vacciner qui freine pendant le virus. C'est pas juste commencer à vacciner.
C'est être sûr que vous vaccinez entre 20 et 40% de votre population pour que les choses commencent vraiment à avoir un impact. -On arrive bien à vacciner des millions de gens pour la grippe très rapidement. -E.
Macron : Il ne vous aura pas échappé que ça fait des décennies qu'on a stabilisé un vaccin contre la grippe, que malgré cela, malgré le fait qu'il y a peu d'effets secondaires, qu'on les maîtrise très bien, et qu'on le connaît, eh bien, vous avez entre 35 et 40% simplement des gens qui se vaccinent. On va voir cette année. Donc voilà, il y a tout ça qui est à faire.
Mais on a des perspectives, on a des vaccins qui sont en phase 3. Il y a partout dans le monde des tests qui sont en train d'être faits, des essais qui sont en train d'être faits. On fera évidemment le plus vite possible.
Mais sur ce sujet-là, j'insiste sur un point, notre stratégie est européenne. C'est-à-dire que nous, Européens, nous nous sommes mis ensemble pour financer des programmes de recherche communs. Nous avons des industriels de plusieurs pays.
Il y a des industriels français, comme vous le savez, qui sont marqués. Mais indépendamment de ça, nous, Européens, nous sommes mis en situation de pouvoir produire les doses de vaccin, quel que soit le laboratoire qui ait découvert le vaccin le plus efficace dans le monde. Que ce soit aux Etats-Unis, en Angleterre, en Chine, ou ailleurs.
Et donc, on a structuré un accord mondial pour que ce soit un accès mondial, et un accès public quel que soit le laboratoire qui le trouve. Nous, Européens, nous avons prévu les capacités de production en mutualisant les choses pour que dès qu'on a quelque chose, on puisse produire en masse en Européens, et évidemment, protéger nos populations, et qu'ensuite aussi, on puisse protéger les populations de pays plus pauvres qui en auraient besoin par une stratégie de solidarité. Donc là-dessus, c'est vraiment une approche européenne que nous avons retenue.
Merci beaucoup, et merci vraiment à l'ensemble des soignants qui nous ont accueillis. Merci beaucoup.