Barnier : un mois dans l'enfer de Matignon... et de l'Assemblée - Reportage #cdanslair du 25.10.2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 40 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
Un Premier ministre attendu au tournant. Urgence climatique mais aussi économique, l'enfer de Matignon.
- 1:30OuverteRéponse directe
Mais à Paris, au Parlement, c'est la confusion à tous les étages.
- 2:30FerméeRéponse directe
Qui est pour la 3e partie du PLFSS? Qui est contre? Il est rejeté.
- 3:30ComplaisanteRéponse directe
Est donc élu monsieur J.Iordanoff, que je félicite.
- 4:30OuverteRéponse directe
Question.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30M.BarnierFait
« Je ne me suis pas roulé par terre pour être Premier ministre. J'étais prêt, mais je n'étais pas demandeur. Je suis prêt à servir. »
- 1:00M.BarnierFait
« Nous avons une situation budgétaire extrêmement sérieuse et grave. Je fais un budget d'extrême urgence. »
- 3:00J.-P.TanguyFait
« Ils ont visiblement décidé d'abandonner le navire et les Français. Ils soutiennent M.Barnier comme la corde soutient le pendu. »
- 4:00T.BazinFait
« Ce sont des débuts qui ne sont pas évidents, avec la découverte d'une situation pire que ce qu'on pouvait imaginer. »
- 5:00C.BarbierFait
« A l'instant, l'Assemblée nationale rejette la hausse de la taxe sur l'électricité. D'autres mesures ont été retoquées, comme le budget Le gel des pensions de retraite, la refonte des cotisations patronales. »
- 5:30C.Michel-AguirreFait
« On le redit: personne n'a vraiment gagné ces élections. M.Barnier dépend de ce socle qui est le fruit, l'héritage de la politique précédente. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
à pas mal de difficultés. Il est bien servi. - Pour un anniversaire, c'est la douche froide.
Un mois après la nomination de son gouvernement, M.Barnier était en déplacement aujourd'hui dans le Rhône, territoire sinistré par les récentes crues dévastatrices. - Il y a eu une inondation en 2003, une inondation en 2008...
Beaucoup de gens seront attentifs à ce que vous allez faire. - Un Premier ministre attendu au tournant. Urgence climatique mais aussi économique, l'enfer de Matignon. - M.Barnier: Je ne me suis pas roulé par terre pour être Premier ministre.
J'étais prêt, mais je n'étais pas demandeur. Je suis prêt à servir. Nous avons une situation budgétaire extrêmement sérieuse et grave.
Je fais un budget d'extrême urgence. - Mais à Paris, au Parlement, c'est la confusion à tous les étages. - Qui est pour la 3e partie du PLFSS?
Qui est contre? Il est rejeté. - La commission des affaires sociales rejette à l'unanimité le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025.
Un camouflet infligé par tous les groupes, de gauche comme de droite. - On a exprimé nos insatisfactions toute la semaine. - Quelques heures plus tôt, autre coup de théâtre: le NFP réussit à faire voter un amendement en faveur d'un nouvel impôt sur le patrimoine des milliardaires. - E.Coquerel: Les personnes dont nous parlons, en 20 ans, ont accumulé 1000 milliards de plus de patrimoine!
Leur prendre 13 milliards à un moment donné en imposition, pour le bien des Français, je dis "banco"! - Les déconvenues s'enchaînent pour le gouvernement, qui a même échoué à faire élire un vice-président de l'Assemblée issu du socle commun, au profit d'un candidat NFP. - Est donc élu monsieur J.Iordanoff, que je félicite. - Macronistes, MoDem, LR divisés: la gauche jubile. ... - E.Coquerel: C'est un gouvernement assez seul.
Il suffit de regarder la présence du groupe gouvernemental à l'Assemblée. Monsieur Barnier n'a pas de socle commun. Il y a des groupes tellement divisés que les députés ne viennent même pas en séance.
Tout ça ne peut pas tenir très longtemps. - M.Barnier, lâché par ses troupes, sur fond de tensions avec le groupe macroniste de G.Attal et La Droite républicaine de L.Wauquiez. - J.-P.Tanguy: Ils ont visiblement décidé d'abandonner le navire et les Français.
Ils soutiennent M.Barnier comme la corde soutient le pendu. - Les Français aussi se retournent contre l'action du gouvernement. 61 % d'entre eux jugent que le Premier ministre va dans la mauvaise direction.
La coalition gouvernementale déchante. - T.Bazin: Ce sont des débuts qui ne sont pas évidents, avec la découverte d'une situation pire que ce qu'on pouvait imaginer. - C'est un 1er mois dans des circonstances exceptionnelles. - Il peut parfois y avoir des divergences à l'intérieur du socle commun.
Ca doit servir de leçon. - Seul remède miracle pour le gouvernement: le 49-3. Une option rejetée par 58 % des Français, qui la considèrent comme inacceptable pour faire passer le budget. - M.Lauqué: A l'instant, l'Assemblée nationale rejette la hausse de la taxe sur l'électricité.
D'autres mesures ont été retoquées, comme le budget Le gel des pensions de retraite, la refonte des cotisations patronales. Question. - C.Barbier: Oui, mais au Sénat.
Quand ce budget, après les 40 jours réservés à l'Assemblée nationale pour la 1re lecture, va partir au Sénat, peut-être que là, M.Barnier trouvera quelques amis. C'est normal, les LR sont majoritaires au Sénat.
A l'Assemblée, il n'avait que des ennemis. Ca aurait été différent si la loi prévoyait de commencer par la partie dépenses. Si on avait étudié les dépenses de l'Etat, peut-être qu'il aurait eu plus de soutien et que le bloc central aurait montré plus d'unité.
Mais on a commencé par la partie recettes. Personne n'est d'accord. - M.Lauqué: Si on avait dit d'abord l'effort que l'Etat est prêt à faire, et derrière... - C.Barbier: Les impôts vont quand même augmenter, parce que cet effort n'est pas suffisant.
Ca ne s'est pas passé comme ça. Ca a accru le côté cacophonique. Les mécaniques d'alliances ont fonctionné à gauche mais pas dans le bloc central.
Il y a eu des bisbilles de cour d'école sur les postes à s'attribuer. Ca a été un mauvais passage pour le 1er texte du gouvernement. Il est rejeté de partout.
Mais il va aller au Sénat, revenir. Il y a un calendrier qui court. La date limite, c'est le 21 décembre. - M.Lauqué: Pour l'instant, ça ne passe pas.
Une députée LFI a donné son explication. - C'est quand même fabuleux. 2023, réforme des retraites qui passe en coup de force.
B.Le Maire, on apprend il y a quelques semaines qu'il a oublié d'ouvrir les livres de comptes de la France. De ce fait, on nous dit qu'il y a de l'argent à aller chercher.
Et là, on vient demander aux retraités, notamment à celles et ceux qui en ont le plus besoin, de geler leur pension de retraite pendant 6 mois pour aller chercher 4 milliards d'euros. C'est juste un non-sens, c'est insupportable. - M.Lauqué: Océane Godard, députée socialiste.
Elle résume bien la fronde qui se déroule en ce moment à l'Assemblée nationale? - C.Michel-Aguirre: On est dans une schizophrénie, que M.Barnier incarne.
On le redit: personne n'a vraiment gagné ces élections. M.Barnier dépend de ce socle qui est le fruit, l'héritage de la politique précédente.
En même temps, il est devant une situation financière catastrophique. Donc M.Barnier dit deux choses complètement contradictoires.
Et il les dit parfois dans la même phrase...
A la fois que la politique d'E.Macron a très bien marché, que c'était formidable, qu'il ne faut pas revenir dessus...
Sous-entendu: il ne faut pas avoir de hausses d'impôts durables, qu'il ne faut pas taxer les entreprises, les riches, etc, et en même temps, il dit que nous sommes dans une situation financière catastrophique et que nous avons besoin d'urgence d'aller chercher de l'argent. Ca ne fait pas une politique, un cap, une direction. Ca fait un peu un sauve-qui-peut.
Ca explique qu'il soit là. Il fait le sale boulot que les autres ne veulent pas faire. Donc on est dans cette situation complètement schizophrénique où, théoriquement, on a au pouvoir des gens dont le Premier ministre lui-même condamne, du fait des livres de comptes, les résultats économiques.
On est constamment dans le double discours. Les oppositions et cette députée socialiste s'engouffrent et disent: "Vous voyez bien que votre politique a échoué." En même temps, le NFP n'a pas eu la majorité.
C'est un casse-tête, cette situation. - M.Lauqué: Il paraît que M.Barnier dit qu'E.Macron ne se rend absolument pas compte de l'état de l'économie.
E.Macron, lui, dit que M.Barnier dramatise. - N.Mauret: Il faut comprendre que c'est le 1er budget dont E.Macron n'est pas le maître depuis 2017.
Et ça change tout. E.Macron a un ADN très simple.
Les finances publiques, c'est peut-être compliqué, mais il veut créer de l'emploi. A partir du moment où il y aura le plein-emploi, il y aura de l'argent pour combler les déficits. Je vous le fais rapide, mais c'est à peu près ça.
Là, il n'est pas en mesure de faire voter son budget. On a d'un côté les LR, sur lesquels s'appuie M.Barnier.
Pour eux, c'est impossible d'augmenter les impôts. Et qu'est-ce qu'ils font? Ils augmentent les impôts.
Et vous avez l'ex-majorité, le bloc central, qui n'est plus en mesure de valider ce qu'était l'ADN de la Macronie, c'est-à-dire d'aller vers le travail et le plein-emploi pour régler les déficits. Vous avez ces deux groupes qui sont censés adopter le budget. Comme ça va contre leur ADN historique, ils ont piscine!
Ils préfèrent aller dans leur circonscription. Ils se disent que d'ici un an ou peut-être moins, il y aura une autre élection. Et comme ça les heurte de voter le budget le plus dur depuis des années, qui va contre leur ADN politique, ça fait
Michel Barnier