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Podcast / conversationFrance Culture (sur YouTube)· 28 septembre 2020 33 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sportSolidarités & famille

Littérature : Mathilde Alet et Julian Barnes

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 5 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a marqué dans ce livre de Julian Barnes ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi ce livre n'est-il pas un roman traditionnel ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Comment Julian Barnes réhabilite-t-il la figure de Montesquiou ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la place de l'image dans ce livre ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous la posture du narrateur dans ce livre ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réaction face au roman de Mathilde Alet ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00philippe chevrierFait
    « le portrait de pied pendant 1880 d'un bel homme brun qui pose sensuellement dans une robe de chambre rouge samuel pozzi »
  • 4:00laure en uneFait
    « il est marqué roman dessus et là ils ont abandonné ils ont tout enlever alors c'est pas un roman c'est vrai c'est quelque chose d'autre très très documenté magnifique »
  • 6:00laure en uneFait
    « il ya un côté amusant aussi et qui est très très calme une certaine façon dans la façon de démontrer aussi les relations houleuses »
  • 8:00philippe chevrierFait
    « il ya ce livre il est écrit rang avant le confinement il est paru en 2010 9 mai en plaindre excitant revanche »
  • 10:00laure en uneFait
    « c'est un livre qui est à la fois sur les amours sur l'amour de deux êtres humains cercle autant d'amour hétérosexuels comme homosexuels »
  • 12:00philippe chevrierFait
    « il ya un désir un plaisir de jouer avec les mots de jouer avec les paradoxes de 2,2 de s'amuser vraiment »
  • 14:00laure en uneFait
    « il ya enfin dandy parce que pour proust impossible d'être si on était dans la société ses propres à la pensée proust dans la société on était hors dans la futilité »
  • 18:00laure en uneFait
    « il ya s'il faut tout dire là on a découvert et quelques jours que philippe nous étions voisins en fait on est riverain même »
  • 20:00philippe chevrierChiffre
    « 70 % des lecteurs sont des lectrices il faut dire que le savoir donc forcément dans une dans une production qui s'est industrialisée »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] la critique se poursuit et nous parlons maintenant de littérature je suis toujours avec philippe cheville et chef du service culture aux échos et nous avons été rejoints par laure en une un éditeur et critique tout à l'heure nous parlerons de sexisme heures un roman estivale de mathilde alem et tout de suite nous débattons du nain du dernier opus de julian barnes paru chez mercure de france l'homme en rouge julian barnes né en 1946 en angleterre et essayiste journaliste et romancier auteur de plusieurs romans historiques fort remarqué le point de départ de ce dernier récit est un tableau découvert par l'auteur en 2015 à la national portrait gallery à londres le portrait de pied pendant 1880 d'un bel homme brun qui pose sensuellement dans une robe de chambre rouge samuel pozzi c'est de lui qu'il s'agit était alors à paris le médecin des mondaine voire plus et professait la profession de gynécologue [Musique] il samuel pozzi c'est finalement une sorte de prétexte pour chroniquer une époque en faisant de savoureuses allers retours entre londres et paris julian barnes se délecte de son érudition et fait intervenir toutes sortes d' illustre personnage du second empire à la belle époque parmi lesquels huysmans montesquiou les concours ou encore oscar wilde laurent dehez un premier regard sur ce récit c'est mon livre doudou est gelée décider c'est là qu'on sent clairement que l'époque avait besoin de ce livre est il ya une postface assez clair à la fin à la fin de cet ouvrage vous avez j'appellerai le livre s'appelle ouvrage au tout début faut savoir que lorsque l on est attaché de presse l'ont envoyée aux journalistes la couverture il est marqué roman dessus et là ils ont abandonné ils ont tout enlever alors c'est pas un roman c'est vrai c'est quelque chose d'autre très très documenté magnifique c'est l'histoire d'un homme et d'une époque en fait vraiment d'une époque qui est très honnête la nôtre est un temps qui lui ressemble beaucoup un monde où les anglais les français s'admiraient fils yves le banc voilà moi c'est vraiment un livre qui est qui m'a passionné on en reparlera mais voilà je veux je dis pas tout philippe chevrier oui moi aussi j'ai bien aimé cet aspect livre érudit un peu débridé un mélange de biographie autour d'un personnage qu'on connaît peu ou comme je ne connais pas des seuils historiques sur une époque et puis cette réflexion sur l'esprit français l'esprit anglais sans cesse mise en parallèle avec avec un regard assez amoureux de vienne d'ars pour la france c'est vraiment un roman qui m'a beaucoup plu un roman j'ai dit à rome envoyée séparément ces jeux les dix et kim hakima qui m'a beaucoup plu aussi alors qu'il ya des aspects un peu ça on est parfois on est presque un peu perdu dans tous ses personnages dans toutes ces histoires surtout que les les héros change un peu mais il ya plein de surprises parce que qu'on retrouve robert de montesquiou comme dandy plutôt que oscar wilde par exemple quelques que visuellement visiblement julian barnes n'aime pas beaucoup c'est visuellement aussi peut-être et donc il ya des surprises des digressions ces voix là c'est vraiment un plaisir de lecture oui il faut dire que ce livre en fait ça se voit quand on l'ouvré même quand on le feuillette qu'il ne s'agit pas d'un roman traditionnel puisque les paragraphes sont sont très courts ont saisi tout de suite visuellement le nombre d'italie qui est le nombre de noms propres qui sont quand même assez assez c'est un nombre gigantesque sur chaque page appui il est très illustré également l'euro ménez ah oui c'est beau ça je tiens tout le moins leur dire forcément dès qu'on feuillette on ça leur fait quelque chose c'est qu'il est très illustré et d'ailleurs il provient en fait tout tout tout mais tous venaient d'un tableau magnifique avec qui et de poésie qui est en robe de chambre et le sable aurait très mal donné s'il avait été en noir et blanc si on l'avait imprimé en noir et blanc et là il a imprimé en couleurs et faut le noter alors c'est s'est scindé bien fait bizarrement je vous l'avais du confinement c'est qu'en fait la foire des éditeurs du coup son obligé d'imprimer en france et là ils ont demandé à une imprimerie qui a caressé l'imprimé manière assez incroyable savez c'est pas très compliqué que c'est en couleur comme cc imprimer en couleur c'est que ça aille et de 7,8 4 encre ça coûte donc à pas plus cher à l'imprimé et ben on a vraiment un livre qui presque un livre d'art pour un prix vraiment qui est le prix d'un livre normal et sa commande du coup il ya c'est un livre qui savait qu il ya le tarot qui lui il a une sorte de tarot qui est félix potin c'est à dire il prend toutes les dessertes de vignettes de gens très connus que ceux oscar wilde ou ou montesquiou ou adrien proust le père de proust et ses élans et on la ressent qu'il qu'il joue avec ses cartes là qui nous les montre et qu'il raconte une sorte d'histoire du soir d'une époque et on a c'est vraiment un aller retour entre l'image et le texte qui est brillantissime parce que vraiment je pense qu'en plus que avec les réseaux sociaux on est on est devenus accros aux images et là on peut voir les deux on a enfin les images et des images ne veulent rien dire sans les textes c'est évident et là on a le texte avec beaucoup beaucoup de blagues beaucoup de mou rapporter ça qui est formidable c'est c'est une époque où internet n'existe pas évidemment et donc on n'a rien enregistré de là dedans on n'enregistrait aucune conversation et bin ladin commerçants qu'ils les réinvente qu'ils les redonne c'est l'histoire d'un homme qu'on connaît on connaissait les pozzi en tout cas les gens et ce concert coup de catherine pozzi qui était la maîtresse de paul valéry qui est qui et ses routines poétesse et on peut dire que valérie lui a piqué quelques verres et enfin on découvre son père un homme incroyable très droit et en même temps [Musique] grand coureur de jupons va dire un homme qui a eu tous les succès tous les tous les drames et vraiment c'est la force de ce livre c'est que c'est pas une biographie ça décrit une époque et ça décrit un même un homme est à la fois offert le livre on ne sait pas très bien qui est cet homme il sert qu'il ya une part de mystère qui est propre à tout être humain qui est complètement respectée puisque sa part au fait d'une de l'arrivée à londres de trois hommes dont samuel poesy mais aussi montesquiou qui est un des héros on va dire ça comme ça du livre mais c'est vrai que pendant les cent premières pages on le cherche un peu le samuel pozzi mme sait pas exactement si c'est un point aveugle autour duquel tourne tout le récit et on en saura peut-être finalement pas beaucoup plus sur lui c'est juste une sorte de deux points de chute et autour duquel on tourne en développement le destin de deux tas de gens d'ailleurs parfois qu'on connaît un peu parce que quand on a lu proust ou qu'on a lu les concours on y reviendra sûrement mais aussi des illustres inconnus de cette époque mais pozzi à ce qu'on sait vraiment pourquoi il est là et pourquoi il est le centre pourquoi il est l'homme en rouge philippe cheville il ya un petit côté à la fois frigoli il est aisé league le personnage du film de woody allen il est partout à chaque fois et bong et il a pour maîtresse sarah bernhardt il est collectionneur de peinture il adore l'opéra on le voit partout en fait c'est comme un passeur d'une époque passeur de personnages passeur de héros sur lesquels s'attardent d'une honda encore une fois on aurait pu se dire tiens j'ai envie d'écrire sur la belle époque j'éprouve oscar wilde beau brummel je vais et il a pris ce en visitant en fait le musée à londres il a vu le tableau et tout d'un coup il a joué un peu les l'économe les sherlock holmes s'est dit voilà je vais faire mon étude en rouge et je vais essayer de raconter ce que j'ai envie de raconter aussi sur le sur l'angleterre et la france soit que c'est important parce qu'il ya ce livre il est écrit rang avant le confinement il est paru en 2010 9 mai en plaindre excitant revanche et ce désir de revenir à une vie beaucoup plus trépidante où les frontières sont ouvertes avec un personal ouvert parce que le personnage du médecin il est important aussi on voit que il va chercher en fait des solutions ailleurs il voyage et au lieu de dire de nous la france on est les meilleurs il vraiment il crée son département en allant écouter les autres c'est cette bienveillance est cette ouverture ce qui n'empêche pas d'avoir des ennemis notamment léon daudet je crois mais met enfin en tout cas c'est un personnage qui est bienveillant qui est ouvert et qui j'imagine pour the damned ans représente une moins un peu un idéal de 2,2 de français d'humaniste c'est un peu la montée c'est un peu la mondialisation heureuse en ce livre là laurent d'une sas kalfon le refaire en disant bon est ce qu on a rêvé ce que l'avant c'était si bien que ça bon la fin avec la mort tragique du docteur montre que ça que il ya toujours des de la violence et de la folie partout parce qu' on sait qu'il est tué par un de ses patients voilà meilleur ski c'est formidable c'est que c'est un livre quand même sur sur l'amour sur sur ce grand mystère incompréhensible depuis depuis des milliers d'années et poésie à inventer presque la gynécologie en tout cas ils leila il a instauré il a vraiment créé une véritable structure médicale sur sa sylla il est très connu à cause d'un traité de gynécologique l'a rendu très célèbre et du cou alors évidemment c'est un sujet parfait pour barnes et il a énormément de maîtresses comme et comme sarah bernhardt et comme beaucoup d'actrices et c'est à nous qu'il ya et c'est un livre qui est à la fois sur les amours sur l'amour de deux êtres humains cercle autant d'amour hétérosexuels comme homosexuels il ya montesquiou il ya vous l'avez dit oscar wilde avec le fameux procès il va être vous devez être inculpé et punis c'est vraiment un livre sur sur la lame la relation tout cas social on peut dire voilà êtres humains c'est être social dans les salons dans l' amour en amitié c'est un livre sur ce alors peut-être évidemment conquis les qu'il est écrit avec une pointe de nostalgie par rapport à la nôtre à la nôtre et à notre époque et vous l'avez dit il était connu du break site donc au moment où les relations entre la france et l'angleterre étaient pas les meilleurs mais c'est quand même un livre qui fait du bien et on le referme en reprenant confiance vraiment en l'être humain en se disant que c'est possible finalement 7,7 à mu moyenne alors qu'on sait entre 1170 et et la première guerre et pourtant il ya un amusement quand même qu'on aimerait bien retrouver philippe chevrier oui et puis il ya un côté amusant aussi et qui est très très calme une certaine façon dans la façon de démontrer aussi les relations houleuses où la vision qu'on peut avoir un peu négative des deux pays lui par exemple qui le surprend dans l'époque celle d'une part celle à 7 cette folie des duels cette obsession de l'honneur qu'en france et qu'il trouve un peu dérisoire et puis ce côté il en fait il il démonte aussi le mariage bourgeois en dix ans grosso modo quant au scénario en france et ce ni pour le sexe n'est pour l'amour c'est ailleurs que et ça en angleterre on comprend pas ça et en même temps il se moque aussi des français qui quand ils arrivent en angleterre considère que les femmes soient un peu si l'on fasse de toute cette vision il ne cache rien et en même temps une grande tendresse pour à la fois les deux pays pour le côté pour l'ouverture des frontières pour tous à ces essais et on est en nous plongera sexy dans une époque on n'est pas c'est pas un traité politique c'est un vrai c'est un vrai livre érudit qui part dans beaucoup de directions ceci dit c'est peut-être un traité justement sur cette question des moeurs sexuelles dont vous parliez laurent menez à une réflexion vraiment de long cours sur le dandysme et sur l'articulation entre ce qui était le dandysme et l'homosexualité à cette époque là aussi comme posture esthétique qui est très assez assez passionnante je pense que moi c'est ce qui m'a retenu le plus pendant la lecture philippe julie oui je pense justement entre la l'opposition un peu qu'ils entrent montesquieu oscar wilde qui c'est vrai qu'il analyse il analyse avec avec profondeur des personnages notamment qui sont profonds qui sait qu'ils sont au delà du dandy il ya une vraie profondeur chez montesquiou il ya une vraie une vraie grâce et et c'est vrai qu'à travers sa en entre le ses réflexions sur le sur le sur le mariage bourgeois sur ces accusations portées contre le gynécologue qui forcément couche avec ses patientes le gros fantasmes voilà de l'époque j'imagine et et 7 et ses personnages homosexuels qui est don dont on parlait pas forcément dans les autres livres d'histoire de la belle époque où c'était juste suggérées il en parle avec beaucoup de avec une délicatesse et un intérêt et une profondeur qui est vraiment moi qui m'a aussi touchés laurent nunet ce ministère qui en effet réhabilite un petit peu la figure de montesquiou faut savoir quand même que monter ce que c'était le dandy le danemark et il monte ses rangs le dandy de l'époque et et mais qui est plein de bons mots de costumes et de gants couleurs regorge de pigeons faire c'est vraiment le sait c'est l'incarnation parfaite du dandy de l'époque c'est le vrai héros de l'époque les littéraires le connaissent parce qu'en fait il a donné vie ensuite proust la transformer en notamment baron de charlus qui est la personne mais qui est à la fois le dandy un temps le dandy le plus grotesque d'alain rochât le temps perdu et en impression que balzac où il un effet il il refait une autre image du dandy moins en moins frivole serrés 6 avec si c'est possible il ya enfin dandy parce que pour proust impossible d'être si on était dans la société ses propres à la pensée proust dans la société on était hors dans la futilité et 6h et barnes autre chose il ya un désir un plaisir de jouer avec les mots de jouer avec les paradoxes de 2,2 de s'amuser vraiment qu'ils en aient fait montre qu' on peut être à la fois on peut penser à la fois exclusivement à l'habillement c'est le propre du dandy ce2 est très bien habillé de paraître sans jamais rien paraître c'est le propre de ce que dit brummel dans ses livres est à la fois il crée vraiment un personnage mais presque vraiment une sorte de cour et fait même même poésie quand on y réfléchit on sent qu'on sent que barnes a beaucoup imité prou celui là tout est là lui le site beaucoup et en fait faute s'ils ont des recensés comme charles swann seul et swan dans la rochotte envers 10 à celui qui introduit tous les autres personnages mais en même temps c'est lui qui rate il n'écrirait mots qu'un livre il se fait duper par odette vraiment c'est le sait le bo loser est ici bas le psy c'est le sait le beau c'est beau winner ces séances c'est l'homme qui arrivent partout là il faut le redire l'image première est magnifique la première image ou les barbus très digne de lui oui les angles et en même temps où il est on voit de là on voit d une sorte de robe de chambre rouge écarlate vraiment et où le naou le traducteur fois très exact dit qu'il a une sorte de nerf de boeuf autour de la ceinture très discrètement c'est le nerf de boeuf s'est fait avec un organe sexuel de l'animal donc je crois que tout est dit là dedans ça la fois à la fois une sorte de stéréotypes avec tout ce que ça donne de risible de de la virilité de l'intelligence et tout et en même temps ça décrit une autre époque incompréhensibles pour nous a d'ailleurs une époque où un gynécologue peut séduire autant de patientes puisque césar et s'en est jamais inquiété et ou d'ailleurs se passe très très bien c'est vraiment un autre monde qu'il faut regarder comme un autre monde c'est à dire en jugeant et sans juger alors est ce qu a pas quelque chose de problématique dont la posture du narrateur qui est quand même assez singulière qui ressemble à celle des grands diariste de l'époque ici beaucoup les frères goncourt et notamment edmond goncourt dont on sait qu'il a tenue pendant 30 ans voire 40 je crois la chronique de tout tout son siècle avec force détails parfois tout à fait glauque dans ce jour à l'ewi sur les moeurs de ses contemporains journalistes auteurs comédiens comédiennes de tout absolument tout le monde y passait c'est forcément un modèle on peut pas imaginer que ce soit pas un modèle pour julian barnes qu'il doit connaître sa parker vu le nombre d'allusions auquel il fait référence est ce qu'il n'ya pas quelque chose dont la posture du narrateur est donc peut-être de l'auteur de quand même profondément réactionnaire et dans la nostalgie sur cette époque là philippe chevrier oui peut-être un peu mais je vois je pense qu'il assiste surtout sur sur les i positive un peu un peu tous les côtés justement libertin libertaire il positive encore une fois cette ouverture d'esprit cette bienveillance avec moi je crois que julian barnes s'est évidemment c'est un auteur qui a plus rien à prouver il ya une liberté aussi dans l'écriture et puis un côté empirique très anglais sir que on les digressions c'est pas grave on tombe toujours sur nos pieds et si on change de héros et que on parle à la fin de plus de 4 et de politique de petits c'est pas grave et a traversé alors il ya une ambiguïté il sait dire qu'ils se livrent barnes tel qu'il est qui est un écrivain maintenant assez âgées avec des îles c'est pas forcément le plus révolutionnaire des écrivains mais en même temps ce qu'il défend on sait que ressort du livre c'est plutôt des idées quand même assez progressistes et de bienveillance et pas totalement réac quoi oui ça quel droit ce que si vous aimez cette époque il faut lire ce livre si vous aimez les figures caché qu on re découvre faut lire seul mais surtout c'est le plaisir de raconter rien que les premières pages elles sont incroyables il sait pas comment commencer il commence de différentes manières on sent complètement qui est un plaisir pur de raconter et et qui fait que dès les premières pages on sait qu'on a affaire à un livre qui achètent je me passe - mais qui est un lieu important l'homme en rouge livre important de julian barnes a paru aux éditions du mercure de france traduit et je crois très bien traduit parce que c'est très beau cette langue traduit de l'anglais par jean-pierre aoustin france culture la critique lucien comeau avant de poursuivre cette critique consacré à la littérature je rappelle que si vous êtes étudiant et que vous même vous sentez l'âme d'un critique vous pouvez participer au prix du roman des étudiants france culture télérama il s'agit de lire cinq romans présélectionnés de rencontrer leurs auteurs puis de choisir un heureux lauréats pour cela c'est très simple on voyait avant le 7 octobre un texte de 1500 signes ou une vidéo d'une minute sur le dernier roman que vous avez lu toutes les manières de faire facebook instagram twitter sont indiquées et accessible directement sur le site de france culture alors attention philippe chevrier va s'y coller et vous livrer en direct un modèle qui j'en suis sûr sera absolument parfait puisque cher philippe vous allez nous révéler un nouveau coup de coeur de cette rentrée littéraire américaine le roman est un roman de stephen barclay elle s'appelle sobrement ohio et a paru chez albin michel c'est l'été et quatre anciens camarades de classe désormais trentenaire se retrouve dans la ville de leur enfance l'un est toxicomane et doit livrer un mystérieux paquet l'une doit régler ses comptes avec un frère qui n'a jamais accepter son homosexualité là encore rentrés d'irak doit retrouver un amour de jeunesse tandis que la dernière vient pour se venger d'un garçon qui l'obsède dit comme ça ça a l'air intenses philippe cheville oui c'était intense c'est un premier roman et c'est un moi je l'avais titré dans mon journal un peu calypso ayew parce que c'est vraiment un précipité de l'amérique époque pré trump qui est totalement sombre terrifiant on voit ces quatre personnages qui ont vis et plus d adosser ils ont 30 ans et au fond les deux symboles qui sont qui restent les symboles de l'amérique c'est à dire le lycée avec le sport les fêtes et et l'esprit nationaliste sas et dézinguer dès le départ puisqu'on sait que tout s'est très mal passé depuis le lycée et ces quatre personnages vont se rencontrer la nuit dans la petite ville de new york une ville imaginaire qui elle aussi complètement en perdition problème crise économique on a toutes les crises qui se confrontent cela dit le roman n'est pas du tout un pamphlet c'est ça qui est bien c'est que et quand bien même il est très organisé puisque on a les quatre voix des quatre personnages qui vont se rencontrer ça fait un roman choral comme on dit donc c'est une construction à l'américaine au feu on retrouve aussi matin dans les romans français très souvent cette construction là ne gâche pas le sentiment qu'on a d'un flot constant et parce que c'est vraiment un premier roman avec ce que ça à côté de ce côté foisonnant qui en plus des marques comme vraiment une chronique d'amérique un peu sinistré qui va se terminer quasiment en thriller gore avec une fois presque d'ailleurs un peu cosmique un peu fantastique il est un peu sur tous les fronts et ça passe parce qu'il a un vrai il ya une vraie urgence une vraie énergie et par moments je trouve que le les personnages avec leurs désillusions il faut penser à des personnages de tchékhov voir des personnages de romans russes de style ce qui des passages avec la fièvre qui a derrière eux et finalement ce côté américain un peu universelle ou d'ailleurs l'auteur je crois dit moi je ne surtout pas faire de ce manifeste par roman manifeste et il met beaucoup beaucoup de choses parce que c'est un premier roman et voilà seulement été sélectionné dans le temps les prix d'un grand les grands prix la littérature américaine y en a neuf il fait partie des neuf c'est vraiment vraiment un de mes coups de coeur de la rentrée ohio de stéphane marclay a paru aux éditions albin michel traduit de l'anglais par charles de course et très bien traduit france culture la critique lucile combe aux derniers objets au sommaire de cette critique un roman celui de mathilde allait intitulé sexisme heures est paru chez flammarion comme son titre ne l'indiquent par mathilde à l'est et belges sexy se meurt et son troisième roman paru chez flammarion donc en cette rentrée littéraire au départ il ya juliette une jeune fille de 14 ans qui quitte bruxelles avec sa famille pour rejoindre une zone blanche à la campagne là où les ondes des antennes et des téléphones ne passe pas ou presque pas car juliette est ultra sensible et les ondes produites chez elle des crises méconnu et mal comprise de son entourage sous le soleil de la campagne belge elle fait l'expérience des amitiés factice de l'attirance moutonnière pour le groupe de la honte et de l'amour vrai on écoute tout de suite un extrait lui par boris pinault elle récapitule le vivant une vieille édentée à côté un homme à sa fenêtre un chaton une poule 1 sont vie frey la surface du paysage est quelque chose de grave d'abord plus qui déraille elle colle une oreille contre la porte de l'église c'est venu de derrière elle en a lu des livres et vu des films elle sait ce qui menace là où rien ne se passe on déterre des femmes au fond des jardins on repêche des mômes au fond des lacs elle reprend une vieille un homme un chaton une cool un cri le silence bourdonne à nouveau comme si rien ne s'était passé elle se lève tourner au coin de l'église et tombe sur un garçon en équilibre sur le blog de pierre grêlé qui tient lieu de ben il crie en direction d'un téléphone portable tenu à bout de bras et elle lui donne quinze ans à lui donne sa taille à elle plus un menton le double ou triple de ses kilos un tee shirt bleu moule son ventre énorme et dessins presque deux filles ses cheveux blonds col de sueur dans sa nuque ses joues sont si pleines qu'elle lui étouffe les yeux il est gros c'est un garçon de milieu de classe banni des premiers rangs banni des fonds et radiateurs un garçon qui se prend les pieds dans les lanières de son sac un garçon assure non mais quand il se retourne enfants elle est soufflé du bleu qu'elle découvre dans ses yeux dans l'espace rétréci de son regard il y a une piscine de cinéma laure en une heure vous disiez trop de chatons pendant la lecture propre chaton dans l'autre et là je me disais trop de piscine aussi piscine de cinéma dans ses yeux alors commençons commençons doucement disons allez-y en effet c'est l'histoire il ya concept différemment dans ses cahiers paul-valéry note quelque chose il fait parler une fée et ans l'a fait elle dit je suis je suis tranquille les hommes ne peuvent rien demander que des choses bêtes basse et les deux cdc l'idée de ce fils de ce livre c'est l'histoire d'une fille qui qui désirent une seule chose c'est ne plus être hyper électrosensibles ne peut être sensible à tous assez de tout trouble électrique ou psychologique dès lors on sait pas très bien et elle décide avec sa famille de partir dans une sorte de banlieue un peu éloigné une ligne bruxelles var que ville et la pauvre ses voeux sont exaucés il est l'arrêt dans un ordinateur un lieu où il n'y a rien où il ne se passe rien presque rien l'intrigué ce livre est quand même assez minime il voit la peau voilà elle passe sa vie à espérer autre chose alors qu'elle a obtenu ce qu'elle voulait il ya plus donc y'a plus rien c'est un peu mince pour le lecteur évidemment alors évidemment il ya des amitiés il ya des ya des vieilles dames qui meurt il ya des chatons tout qu'on peut caresser il ya des gars il ya des amitiés toxiques mais voilà c'est je sais pas je peux je suis plus un adolescent peut-être je sais pas c'est ce que j'allais dire philippe chevrier est ce que vous êtes toujours un adolescent vous oui un peu parce que j'ai cru que c'était un joli roman initiatique qui part d'un c'est vrai que moi je coupe le point de départ est assez assez malin parce que finalement à l'époque dans une époque où grosso modo surtout pour les jeunes on va voir le smartphone s'est lâchement important et puis et puis on rêve de lieux branchés ou de lieux magiques ou de lieux superbes et du coup là cette pauvre juliette se retrouve privé parce que bon elle fuit les ondes mais c'est parce que c'est physique c'est mental mais c'est en tout cas elle ne peut pas les supporter donc elle n'a pas accès à toute cette technologie à tous que ce qu'aiment les jeunes d'aujourd'hui puis elle va dans un lieu une zone blanche cela veut dire que c'est vraiment pas l'endroit le plus beau des ardennes où elle va vivre avec ses parents donc alors ce point de départ moi je trouve qu'il est un peu énigmatique et c'est vrai qu'il se passe pas grand chose mais que à côté des chatons qui m'ont pas obsédé moi j'aime beaucoup les chatons aussi mais je trouve que le il ya quand même une noirceur des moments et j'aime bien cette écriture alors les facilités mais par moments je trouve que elle arrive avec ce côté chronique à paper réaliste a à nous donner des couleurs très franche de scènes très fortes la scène de lynchage qui est quand même assez assez brutale à un moment donné et et moi j'avoue que bon je suis sensible peut-être aux piscines de cinéma mais je trouve que la belle idée c'est cette amitié amour amitié avec ce gros garçon je trouve que ça bon encore une fois on est dedans on est un peu dans la wii dans la dans la comptine dans le dans le roman ferai mais je trouve que dans le genre avec ses derrière le côté lisse il ya en fait pas mal de talent et est pas mal de coeur qui se sent moi j'ai lu ça je trouve ça vraiment agréable à lire et ça m'a touché et laurent lunesse vous savez il ya s'il faut tout dire là on a découvert et quelques jours que philippe nous étions voisins en fait on est riverain même est en effet là je découvre que philippe et sur l'autre rive l'autre risler qu'il aime les mêmes choses il à partir des mêmes éléments lui laine et moi je n'aime pas certes moins par contre cette amitié avec tom le petit gros ce garçon assure non j'ai trouvé ça très commande qu'on vous dit rien et gueye il ya un désir de 2,2 d'inclusivité de faire d'eux de bons sentiments d'acceptation des différences la dernière phrase est vraiment là dedans on est vraiment dans un roman qui veut donner une leçon à donner un phrase c'est c'est la jeune fille qui déclare c'est mon ami sai l'acceptation de de l'autre peu importe ses kilos pourvu qu'il a des yeux avec des piscines de dents voyez c'est ça il ya je m'interroge mais c'est souvent un passé pas que ce livre là et là il prend un peu bêtement de ma part je m'excuse mais je m'interroge beaucoup moi toujours sur la la notion de leçons de bien dans la littérature voilà qu'est qu'est ce que ça vient faire là dedans est-ce qu'on peut pas raconter autre chose que des enfin donner des leçons aux gens leur dire la situation des différences ça passe force autre chose par littérature qui est de l'art d'abord et qui a autre chose à faire qui n'est pas de la rhétorique pour moi ça a autre chose à faire pour conséquence est fait pour les adultes sk pas aussi chez vous une lassitude pour pour les romans qui sont très nombreux en cette rentrée littéraire mais ça fait quand même plusieurs années qu'on en lits qui sont en effet des roman d'initiation d'apprentissage amoureux qui concerne quasi systématiquement des jeunes filles est beaucoup moins des jeunes garçons et qui se retrouve dans une situation d'être confronté a en effet la cruauté adolescente contemporaine si elle a changé ça c'est pas et qui peut être produit aussi une forme de trop-plein thématiques tout simplement le rendu n'est bien sûr oui je pense je pense que l'on voulait expliquer ce phénomène là qui est quand même tout qui se vérifie année après année les chiffres c'est quoi 70 % des lecteurs sont des lectrices il faut dire que le savoir donc forcément dans une dans une production qui s'est industrialisée il faut le dire on écrit et on publie en direction d'un lectorat donc donc c'est ça on est gay quelques années un ou deux dieudonné constat jean dieudonné adeline dieudonné notre loge voilà qui avait fait un roman à peu près à peu près semblable entièrement adoubé par amélie nothomb se souvient très bien une autre belge qui décidément c'est là la mafia belle sûre et sur le coup il ya quelque chose c'est vrai on écrit peut-être on a peut-être cibler un lectorat avec avec l'âge le sexe et on lui donne ce qu'on croit qu'il veut philippe chevrier moi j'en lis très peu d'habitude un d'aujourd'hui avant je faisais beaucoup surtout la littérature étrangère à temps c'est un peu changé et je suis pas vraiment je lis pas vraiment dans ce genre de romans justement initiatique depuis carson mccullers c'est donc le dos dont elle se réfère parce qu'elle a lus avant carson mccullers le grand moun etc mais voilà c'est vraiment ce genre de d'ouvragés sur le fil je trouve qu'elle a elle a un je trouve qu'il ya du talent dans cette façon de traiter le sujet de raconter cette histoire d'adolescente qu'il est il y tient à coeur il n'y a pas je trouve bon il ya peut-être oui la petite notre moral de la fin je comprends ce que dit laurent mais dans le restant du livre on a on a des personnages qui sont vois surtout c'est un peu ses fauves adolescents avec les paladins de jugement de valeur je trouve que c'est je trouve que c'est pas un livre trop trop moraliste c'est juste une petit livre sur la surface comme ça des choses qui qui effleure un personnage qui effleure d attirer une scène qui match qui m'a beaucoup plu qu'est la scène de la fête où une fête sous le rajout qui tourne pas très bien et en fait c'est on s'attend à quelque chose de très confus finalement les pas si convenu que ça saigne à elle arrive toujours à faire ces petits décalages un roman sensible c'est pas c'est pas le livre de l'année mais je trouve qu'à une c'est un joli un joli roman voilà sexy summer de mathilde à l'est a paru chez flammarion la critique c'est fini pour aujourd'hui merci à vous philippe chevrier merci laurent nunez à la préparation de l'émission c'est aïssatou ndiaye et boris pinault à la réalisation ses paires et le gras et à la technique aujourd'hui clément dater

Littérature : Mathilde Alet et Julian Barnes · Pourquijevote