Réunion publique à La Rochette (73) : discours de Hervé Juvin
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:01Invité politiqueFait
« Une France à 10% de chômage, ce n'est pas une France en état de marche. »
- 8:29Invité politiqueFait
« Être citoyen français, ce n'est pas être un individu de droit. Être citoyen français, ce n'est pas ce que le nomadisme en cours à Bruxelles veut faire de nous des nomades comme les autres »
- 10:13Invité politiqueFait
« Mais ceux qui se situent en dehors de ces lois, de ce respect d'une civilisation, de coutumes et de traditions qui sont les nôtres, très clairement, n'ont pas la place dans le projet français, et n'ont pas la place dans le projet européen. »
- 14:08Invité politiquePromesse
« renaisse la plus grande France, pleine de l'espoir de tous les Français, pour que vive la France. »
Temps de parole
- Hervé Juvin100 %
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Bonjour à toutes, bonjour à tous. Quel accueil ! Quel soleil ! Et je ne mérite pas un tel accueil parce que je vais vous avouer franchement que j'ai fait un peu l'école buissonnière. Je suis arrivé à Chambéry, nous sommes venus ici en voiture et je m'étais dit je vais retravailler, je vais approfondir ce que je vais dire dans la voiture. Il fait si beau, le massif de la Belle-Donne est si bien éclairé. J'ai traversé cette si belle France et j'ai envie de dire cette plus belle France des Savoies, que je n'ai pas beaucoup travaillé. Alors si j'ai fait l'école buissonnière, c'est aussi assez simple.
Nicolas, vous a presque tout dit sur l'Union Européenne et l'état d'apesanteur, de vide stratégique et politique dans lequel nous met l'Union Européenne. Et bien sûr, celle que vous attendez tous, Marine Le Pen, va vous donner le sens de notre combat et va vous donner le sens de notre engagement dans ces élections européennes. Que me reste-t-il à vous dire ? Une première chose, elle est très simple. Le 26 mai prochain, votez. Appelez toutes celles, tous ceux qui ne supportent pas la politique conduite par le gouvernement d'Emmanuel Macron.
Appelez toutes celles, tous ceux qui sentent bien que l'Union Européenne est en train de détruire gravement nos libertés et qu'elle est en train de rétrécir la France et de faire la France plus petite qu'elle ne l'était. Dites-leur, votez. Et votez pourquoi ? Votez pour trois raisons. La première raison, vous le savez tous et toutes, c'est la première fois que ces élections au Parlement européen ont lieu sur scrutin national. Ce qui veut dire que dans la campagne nationale, qui est déjà un peu engagée et qui va prendre de la vitesse, les grands sujets politiques, les grands sujets de nos libertés publiques, les grands sujets de la démocratie en France, on va pouvoir les aborder.
La seconde raison pour laquelle il faut aller voter, cela aussi, vous devez le savoir, près de 80% des lois, des normes, des règlements qui s'appliquent en France, dans notre beau pays de France, sont élaborés dans des bureaux à Bruxelles par des commissions, des comités d'experts, des autorités indépendantes, que sais-je encore ? Nos lois, ce qui fait la vie sur nos territoires, ce qui fait la manière dont nos commerces, dont vos entreprises fonctionnent, de plus en plus, c'est parachuter de Bruxelles sans que nous ayons notre mot à dire. Et donc, ça compte ce qui se passe à Bruxelles et ça va compter ce qui se passe au Parlement européen.
Il faut voter pour une troisième raison la plus importante. Il ne vous a pas échappé que depuis combien d'années, une coalition réunissant les socialistes et les conservateurs démocrates détenait la majorité absolue au Parlement et faisait la loi et le beau temps. Pas question de faire passer le moindre texte, pas question d'avancer la moindre proposition qui n'était pas avalisée par ces deux partis et encore plus par les lobbies qui les financent et qui les entourent. Ça va changer parce que l'alternance est possible. Ça va changer parce que pour la première fois, après ces élections du 26 mai, une minorité importante va faire perdre la majorité à ces deux partis.
Pour la première fois, il va être possible d'avancer des textes, il va être possible d'émettre des propositions, il va être possible de bousculer la sorte de dictature non représentative que deux partis avaient établies sur l'Europe. Et c'est fondamental, ça va tout changer. Ça va tout changer parce que des partis de gouvernement qui sont nos cousins vont nommer des commissaires qui ne seront pas des eurolatres. Ça va changer parce qu'au Parlement européen, des formations comme la nôtre pourront faire entendre leur voix, pourront faire entendre votre voix. Le Parlement européen, ça peut changer l'Europe. Et comme l'a dit Nicolas, comme tu l'as si bien dit, il faut refaire la maison Europe.
L'Union européenne est en train de détruire l'Europe en détruisant les nations. Pour ces trois raisons, il y va de votre avenir, il y va de notre avenir, de celui de l'Europe et par-dessus tout de celui de la France, que nous aimons et que nous voulons, le 26 mai, votez et dites à tous et à toutes de voter. Voter, je l'ai dit, c'est pour un projet européen, mais c'est aussi ô combien pour un projet national. C'est pour un projet national parce que je le dis avec un peu de gravité ce moment, certains ont vu probablement les images qui sont presque des images de guerre civile.
Un samedi encore qui pille Paris, qui dégrade gravement l'image de la France et qui montre à quel point la division des Français n'a jamais été aussi grande que peut-être depuis la guerre d'Algérie, depuis les décolonisations ou depuis l'occupation. La politique d'Emmanuel Macron divise gravement les Français. Et je n'hésite pas à le dire, la politique d'Emmanuel Macron est un danger pour la France, elle est un danger pour la République, elle est un danger pour la démocratie. Vous voyez comment jour après jour, certains politiques, juristes, élus de tous bords, s'inquiètent du recul de nos libertés publiques.
Et vous voyez comment, dans une grande partie de cette France où on se sent abandonné, c'est le désaménagement territoire qui règne, c'est l'oubli, c'est la fermeture des administrations, des commerces, de tous les lieux de vie. Et l'on est en train de faire une France du vide autour de quelques îlots qui brillent de tout leur feu et qui réunissent les soi-disant élites et la ploutocratie mondiale. Est-ce que c'est ça la France ? Est-ce que ce ne sont pas ces merveilleux territoires que j'ai traversés en venant ici ? Eh bien nous le refusons et c'est pourquoi l'enjeu de l'élection du 26 mai, c'est aussi élargement un enjeu national.
Nous allons le dire très clairement, nous voulons que l'intérêt national prime sur tout. Nous voulons que l'intérêt national dicte la stratégie de la France, qu'elle dicte la stratégie des entreprises françaises, qu'elle dicte la stratégie des territoires et de l'action publique. Ce n'est pas un gros mot de parler de politique des salaires et de l'emploi. Ce n'est pas un gros mot de dire que nous n'acceptons pas en France des travailleurs pauvres et nous pensons que chacun doit pouvoir vivre de son travail, se loger de manière décente. Ce n'est pas un gros mot que de parler de politique de l'emploi et de considérer comme un échec politique majeur.
Ce grand renoncement qui fait que tout doucement, la France s'est anesthésiée devant des niveaux de chômage. incroyable, qui touche à peu près les 10%. Une France à 10% de chômage, ce n'est pas une France en état de marche. Ce n'est pas une France qui gagne. Et ce n'est pas une France qui fait gagner les Français. Nous saurons le dire. Une France qui sait que ce n'est pas un gros mot d'avoir une politique sociale qui certes incite au travail, mais qui soit une politique sociale qui joue dans les revenus, qui joue dans les patrimoines et qui reconstruise l'unité nationale.
les déréglementations, les décloisonnements, l'ouverture sans compter à tous les vents mauvais de la globalisation et ces fameux traités de libre-échange qui instaurent partout la concurrence du moins-disant, moins-disant fiscal, social, moins-disant environnemental, moins-disant aussi des normes et des lois. Tout cela appauvrit nos territoires, ruine nos entreprises et détruit peu à peu nos systèmes de protection sociale. Et là, notre discours sera extrêmement clair. Je suis comme vous. Vous êtes comme moi, citoyen français. Et être citoyen français, ce n'est pas être un individu de droit.
Être citoyen français, ce n'est pas ce que le nomadisme en cours à Bruxelles veut faire de nous des nomades comme les autres qui parcourent le monde en quête des meilleures opportunités. Je tiens comme vous tenez à mon territoire. Je ne suis pas en France, je suis de France. Et si j'ai hérité d'une terre que m'ont légué le travail de mes ancêtres, de mes parents ou des grands-parents, leur attachement à territoire, leur sacrifice, et pour certains, le sacrifice suprême dans toutes ces guerres qui nous ont permis de garder ce beau pays, ils nous l'ont légué pour que nous le transmettions à nos enfants et à nos petits-enfants plus beaux, plus riches et plus vivants.
Ça, c'est le sens de la transmission, et ça, c'est la citoyenneté. Transmettre notre territoire plus beau, plus riche et plus vivant, le transmettre à celles et ceux pour qui nous sommes prêts à sacrifier, nous sommes prêts à donner, et nous sommes prêts à combattre. C'est ce qui s'appelle citoyenneté, et il n'y a pas de démocratie sans citoyenneté. La citoyenneté, c'est ce qui fait que chacun d'entre nous a une part de la commande des affaires publiques, et concerné par tout ce qui se passe en France, et tout ce qui se passe en France, c'est un peu notre affaire à nous.
Nous ne nous laisserons pas déposséder de notre liberté, de notre responsabilité de citoyens, par des bureaucraties incompétentes, par des autorités indépendantes de tout, sauf de l'intérêt personnel de leurs membres, et par la plutocratie mondiale avec ses fondations et ses ONG. Nous sommes chez nous. Nous voulons demeurer chez nous dans notre territoire, en accueillant celles et ceux qui, dans nos lois, dans l'amour de ces territoires et dans le respect de la République, veulent participer au projet de la France.
Mais ceux qui se situent en dehors de ces lois, de ce respect d'une civilisation, de coutumes et de traditions qui sont les nôtres, très clairement, n'ont pas la place dans le projet français, et n'ont pas la place dans le projet européen. Je suis en France, et je terminerai cette partie politique sur la France sur ce point. C'est refuser le grand courant de délocalisation de l'entreprise sans usine et de la quête du moins-disant partout le monde l'offre. Le localisme, c'est l'excellence française, tant des territoires, partant des villages, des vallées, des terres, des plaines, des mers, des lacs, comme on ne peut pas le dire en ayant côtoyé ce magnifique lac du Bourget.
Ça, c'est l'image de la France, et ça, c'est l'image de la France qui rayonne partout dans le monde, sur la base d'appellations locales, comme Opinel ou comme Laguiole, comme le Roquefort d'Aveyron ou comme le Vin d'Apremont, etc. L'excellence française, elle est fondée sur nos territoires, sur nos traditions industrielles, artisanales et agricoles. De grâce, protégeons, défendons, affirmons nos marques territoriales. Il faut qu'on en fasse les ambassadeurs de l'excellence française partout dans le monde. Mais on n'y parviendra qu'en dénonçant les traités de libre-échange, on n'y parviendra qu'en dénonçant ces marques commerciales qui veulent détruire nos appellations d'origine.
On n'y parviendra qu'en refusant la mise en conformité et la banalisation de nos territoires. Concentrons-nous sur ce que nous savons le mieux faire, la mise en valeur de nos territoires, de leurs traditions, de leurs savoir-faire. Rapprochons le capital local des entreprises locales. Partout, par la commande publique, dans les cantines, dans les hôpitaux, dans les collectivités territoriales, favorisons le commerce local, favorisons les entreprises locales, favorisons les producteurs locaux. Et nous verrons alors la plus belle France redevenir la plus grande France.
Mesdames et Messieurs, ce qui nous réunit cet après-midi, ce qui nous conduit, Nicolas Bay, moi-même, ce qui conduit Marine Le Pen ici, cet après-midi devant vous, c'est beaucoup plus qu'un appel à un scrutin futile européen. C'est tout simplement cette certitude, les années à venir vous rendront, nous rendrons, infiniment fiers et heureux du combat que nous menons. Le combat que nous menons, c'est celui du rassemblement de toutes les forces du peuple français, de la nation française et de la patrie française. Le combat que nous menons, ça n'est pas un combat contre, c'est le combat pour la plus grande France. C'est le combat pour des territoires revivifiés.
C'est le combat pour cette renaissance française qui n'en déplaise à la lettre d'Emmanuel Macron. C'est une renaissance qui sera en partant des territoires. C'est ce qui se fera en partant d'une France de chair et de sang, de saveurs, de goûts et de couleurs, si désespéremment absents des déclarations technocratiques de Mme Nathalie Loiseau, aussi bien que du président Emmanuel Macron. La France est une réalité charnelle. La France, elle se sent, elle se goûte, elle se vit, elle se parcourt et elle s'aime. C'est le combat pour cette France qui, je n'en ai aucun doute pour ma part, nous conduira à la victoire.
C'est le combat pour cette France qui nous rendra tous fiers d'avoir été ici aujourd'hui et de continuer le combat jusqu'à ce 26 mai et jusqu'aux autres échéances qui nous attendent. Parce que ce n'est pas un combat pour nous, ce n'est pas un combat contre d'autres, c'est le combat pour que de l'Union qui l'a détruit renaisse l'Union Européenne, renaisse l'Europe. C'est un combat pour que de cette France maltraitée, méprisée et vide, renaisse la plus grande France, pleine de l'espoir de tous les Français, pour que vive la France.
Hervé Juvin