Fin de vie : "Rien n’est encore acté", indique la ministre déléguée Agnès Firmin Le Bodo
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bonjour Agnès fièrement le Bodo bonjour vous présenterez dans quelques semaines au chef de l'État votre projet de loi sur la fin de vie est-ce qu'il comportera les termes d'euthanasie ou de suicide assisté le président de la République le 3 avril dernier a demandé au gouvernement de travailler sur un projet de loi du modèle français d'accompagnement de la fin de vie ce projet de loi comprendra trois volets un volet sur les soins palliatifs un volet sur le droit des personnes et l'accompagnement des patients et puis un volet sur l'aide active à mourir le sujet sur lequel nous sommes en train de travailler pour répondre très précisément à votre question j'ai toujours dit et je ne m'engage pas que les termes euthanasie et suicides assistés étaient des termes que j'aimerais qui ne figure pas dans la loi pourquoi on parle d'aide actif à mourir c'est pas euphémiser le fait que l'aide active à mourir c'est bien la personne qui choisit selon des modalités sur lesquelles nous sommes en train de travailler de pouvoir mourir et je l'ai dit et je le pense de plus en plus l'occasion de ce débat ouvert par le Président de la République le 13 septembre dernier et pour avoir beaucoup écouté fait beaucoup de débats un peu partout en France nous ramène sur notre propre rapport à la mort et je pense qu'à un moment ou un autre avoir le mot mort dans un de ces termes est important et d'active à mourir par exemple contient le mot mort mais pas de terme suicide assister ou euthanasie pas pour l'instant non je dis bien pour l'instant alors on va on va essayer de voir ce que ce que vous prévoyez précisément pour pour encadrer cette aide active à mourir ça veut dire quoi précisément donc malgré tout ce qu'on comprend c'est que c'est du suicide assisté même si vous ne voulez pas employer ce mot ce mot suicide l'euthanasie vous y renoncé pour ne pas braquer les patients les soignants pardon les soignants et parfois aussi et parfois aussi les patients rien n'est encore acté à l'heure je vous parle tous les tous les toutes les pistes sont ouvertes l'aide d'activation nous sommes en train d'écrire un texte peut-être même plusieurs textes pour avoir toutes les toutes les solutions toutes les solutions sur la table comme nous le faisons depuis que vous ne réussissez pas à trancher parce que la solution n'est pas encore tranchée parce que nous écoutons encore beaucoup à la fois les soignants mais aussi les patients et puis un peu moins depuis 3-4 jours puisque les parlementaires sont en vacances mais je le dis depuis le départ nous travaillons aussi beaucoup avec les parlementaires je le dis la volonté la volonté de ce texte c'est bien de travailler sur ces trois volets d'ouvrir ce droit d'aide actifs à mourir avec des modalités précises qui je le rappelle sont importantes puisqu'elles définiront le cadre d'accès à l'aide activa mourir qui sont un pronostic vital engagé à moyen terme entre 6 et 12 mois vous avez un point de vue là dessus l'intérêt l'intérêt d'être allé à l'étranger et notamment en Oregon en Oregon c'est moyen terme c'est six mois ils sont en train de réfléchir à faire grandir ce délai de pronostic vital engagés je le rappelle la loi classe Leonetti qui a dit que le pronostic vital engager à court terme n'a pas défini dans la loi ce qui était le court terme on parle de quelques jours à quelques semaines donc je le redis c'est bien que cette loi puisse ouvrir cette aide activa mourir aux personnes qui répondraient aux critères d'éligibilité à toutes les personnes qui répondraient à ce critère d'éligibilité engagé être majeur bien sûr ça c'est un préalable posé à la fois par la Convention citoyenne mais aussi par le Président de la République dans son discours du 3 avril volonté libre et éclairée ça veut dire discernement de la personne de demander soi-même et de répéter et de réitérer et souffrance réfractaire et le cas des personnes qui physiquement ne pourraient pas faire ce geste doit être prise en compte c'est ce pourquoi nous réfléchissons à plusieurs possibilités alors ça c'est très compliqué parce que s'il faut que quelqu'un d'autre intervienne une tierce personne là on est plus dans l'aide active à mourir ou de suicide assister on passe à comment vous comptez sur augmenter cette difficulté il y a plusieurs modèles je le redis la Suisse par exemple qui est un modèle comment les Suisses ils ont des associations et des personnels qui sont nos soignants ou soignants d'ailleurs parce que je le redis certains personnels soignants souhaitent pouvoir accompagner leur malade jusqu'à la fin c'est à dire jusqu'à jusqu'à la mort donc il y a plusieurs modèles je le redis nous travaillons rien n'est tranchée quel modèle vous imaginez vous me parlez de mon idée à moi et elle peut importe qu'elle soit mon idée je le redis notre volonté c'est bien d'ouvrir dans ce texte de loi l'aide d'activer à mourir avec les modalités définies dont je vous parle et qu'elle soit possible pour les personnes qui répondraient à ces critères d'éligibilité et pour les personnes qui physiquement ne pourra pas faire ce geste soit un médecin volontaire qui peut accompagner ça existe je le redis en Oregon en Oregon il y a des médecins qui accompagnent les patients jusqu'au bout soit des personnels non-soignants ou la famille famille et je connais des cas où notamment en Suisse c'est la famille qui accompagne jusqu'au bout le malade Agnès ferme toutes les solutions sont sur la table est-ce qu'il y aura une clause de conscience pour les soignants ça me paraît j'allais dire presque naturel et évident une clause de conscience spécifique puisque notamment pour les médecins la clause de conscience existe déjà à partir du moment où on parle de pronostic vital engagés seul un médecin et capable de dire que le pronostic vital est engagé donc une clause de conscience spécifique est à mon sens un préalable oui pourtant certains souhaiteraient que ce ne soit pas la règle mais l'exception que l'on propose plutôt à des volontaires de se manifester pour aider à donner la mort c'est ce n'est pas ce qui se dessine non je crois que la clause de conscience spécifique invite et incite le professionnel qui ne souhaite pas entrer dans ce processus avec son patient à devoir désigner un professionnel qui lui accepterait d'engager le processus je crois que c'est important c'est le modèle qui avait été choisi lors des discussions sur la loi sur l'IVG ça me semble être un bon modèle et là encore vous pensez avoir les soignants avec vous avec ce projet de loi sur ce sujet je le redis c'est un sujet de société nous voyons bien que des professionnels soignants se sont exprimés contre l'évolution de la loi mais je peux vous le dire qu'il y a aussi des professionnels soignants qui souhaitent que cette loi évolue on les entend un peu moins mais ils existent je le redis le 3 avril dernier le président de la République nous a demandé sur de travailler sur l'évolution de la loi 75% de nos concitoyens le souhaitent 75% de la convention citoyenne à exprimer se mêle le modèle et l'Académie de médecine qui a rendu un avis il y a maintenant quelques semaines a aussi voté aux alentours de 75% pour l'évolution de ce texte on est bien dans une proposition de deux tiers un tiers de nos concitoyens qui souhaitent que la loi évolue on va aborder aussi la question des soins palliatifs dans un instant Agnès Firmin le Bodo vous restez avec nous on vous retrouve juste après le fil info à 8h40 avec Elia Bergel alors jamais annonce l'évacuation des Français au Niger très prochainement ce week-end d'une manifestation hostile et violente a eu lieu devant les locaux de l'ambassade les militaires puccistes récemment arrivés au pouvoir dans le pays accuse Paris de préparer une intervention militaire le journaliste d'extrême droite Geoffroy le jeune prend ses fonctions aujourd'hui comme directeur de la rédaction du JDD les salariés sont en grève depuis plus d'un mois contre son arrivée l’hebdomadaire n'est pas sorti en kiosque depuis 6 semaines c'est une provocation c'est la méthode brutale qui caractérise Vincent Bolloré estime sur France Info le sénateur socialiste de Paris David hassouline l'accès au village du Haut Vernet dans les Alpes de Haute-Provence est interdit jusqu'à samedi minuit le maire de la commune reconduit l'arrêter à leur Kemil n'a pas encore été retrouvé le garçon de 2 ans et demi a disparu depuis plus de trois semaines de nouvelles recherches sont en cours depuis hier le Vaucluse le Var et les Bouches-du-Rhône en vigilance orange feu de forêt dans les Bouches-du-Rhône uno antenne de massifs forestiers sont désormais fermés [Musique] Julie Marie Leconte agate Mahuet et nous sommes toujours en compagnie d'Agnès Firmin lobodome ministre délégué chargé de l'organisation territoriale de la santé et des professions de santé Agathe le disait dans le projet de loi il y aura un volet sur les soins palliatifs aujourd'hui il y a pas de filière de médecine de soins palliatifs est-ce que vous pensez qu'il faut en créer une en créer une comme pour les gynécologues les cardiologues les pneumologues le président de la République la première ministre ont exprimé en souhait très fort que nous puissions avancer fortement sur les soins palliatifs à l'occasion de l'ouverture de ce débat sur sur la fin de vie et ça fait partie du modèle français d'accompagnement de la fin de vie de plan quinquennale en plan quinquennale depuis 1989 depuis que les lois palliatifs sont inscrits dans la loi nous nous posons systématiquement toujours les mêmes questions nous avons souhaité réfléchir en arrière de savoir pourquoi nous nous posions toujours ces mêmes questions nous manquons de professionnelle de santé formés aux soins palliatifs c'est une des raisons pour laquelle il n'y a pas 100% des départements des gens d'ailleurs qui pourraient bénéficier de soins palliatifs n'y ont pas accès 50% c'est ce que dit le rapport de la Cour des comptes mais 21 départements français n'ont pas encore d'unités de son palliatifs ça n'est pas une question de moyens financiers c'est une question de moyens humains pas de professionnels soignants formés donc l'idée à la fois de d'ouvrir un diplôme spécifique sur les soins palliatifs de former tous les professionnels en amont aussi dans les formations initiales deux heures simplement sans consacrer aux études de médecine aux soins palliatifs mais aussi de penser à former les infirmières et les aides soignantes qui sont les professionnels les plus au chevet des malades et donc de travailler sur la culture palliative et l'objet aussi c'est d'anticiper la prise en charge de la douleur et de la souffrance à travers une anticipation palliative c'est un gros chantier mais c'est un chantier qui nous amènera sur 10 ans et c'est pour ça que nous travaillons sur une stratégie décennale des soins palliatifs avec la création d'une vraie filière de soins palliatifs la stratégie décennale sera présentée en même temps que le projet de loi à la fin à la fin de l'été c'est un objectif ambitieux mais qui nous permettra de répondre à la fois à cette culture palliative à cette prise en charge le plus tôt possible et dans un grand nombre de services et aussi de développer un schéma d'organisation et une gradation de prise en charge des soins palliatifs en utilisant nécessaire en ambulatoire ça c'est une nouveauté qui figure déjà dans la circulaire qui a été publié il y a quelques semaines et puis surtout de développer le domicile parce que 85 % de nos concitoyens souhaitent pouvoir terminer leur fin de vie à domicile à l'horizon donc ça c'est un gros travail à la fois avec bien sûr les médecins généralistes bien sûr les infirmières bien sûr les aides à domicile mais aussi l'hospitalisation à domicile c'est un gros chantier donc vous le disiez donc ce projet de loi sur la fin de vie aura plusieurs volets donc vous le présentez con en conseil des ministres je le dis présente au président de la République à la fin de la diète comme il nous l'a demandé le 3 le 3 avril parce que ce que les autres ce que les gens qui qui nous écoutent ou nous regardent ont envie de savoir c'est quand est-ce que cet accès à l'aide active à mourir la commande du président de la République a été très claire il demande au gouvernement de lui présenter un projet de loi avant la fin de l'été c'est ce qui sera fait nous allons tenir l'objectif de l'écriture de ce projet de loi je le redis avec ce modèle français d'accompagnement de la fin de vie à la fin de l'été avec une belle stratégie décennale sur les soins palliatifs mais aussi avec un volet important sur une réflexion sur l'accompagnement des aidants sur cette période spécifique de la fin de vie sur une réflexion autour du deuil qui est un sujet sur lequel nous n'avons pas suffisamment parlé quand est-ce que les Français peuvent pouvoir accéder à ce nouveau alors après l'agenda c'est un objectif je vais pas fixer de date je le redis il y en a prioritaire dans l'agenda parlementaire octobre novembre décembre déjà bien embouteillée avec les textes donc je le souhaite que dès le début le 24 nous puissions mais avec je le redis là aussi les jeux de l'agenda parlementaire puisque déjà plusieurs textes sont en cours de discussion ils ont été arrêtés avec la fin de la session mais je le redis ce projet de loi sera bien écrit et sera bien présenté au président de la République comme suite à sa demande le 3 avril dernier Agnès fièrement le Bodo la HAS la Haute Autorité de Santé estime qu'il faut rendre obligatoire la vaccination des soignants contre la rougeole c'est son avis est-ce que vous allez le faire alors la vie de la Haute Autorité est toujours un avis je n'ai pas discuté avec Aurélien Rousseau de ce sujet le ministre de la le ministre de la santé il faut suivre voilà à titre personnel j'ai toujours souhaité que lorsque les vaccins doivent être obligatoire ils le sont aussi pour les professionnels de santé nous voyons bien que sur la rougeole il y a depuis quelques années une recrudescence notamment chez les jeunes enfants qui ne sont pas vaccinés alors que le vaccin fait partie des vaccinations obligatoires pour la rougeole donc je crois que si le profils de santé et si la vie de la hache as lu ça celui-là nous aurons une discussion avec Aurélien Rousseau que je n'ai pas encore eu à ce sujet c'est un avis important vous ne craignez pas une réticence après les années covid on voit bien qu'il y a toujours sur les sujets des vaccins des réticences des professionnels mais je le redis les professionnels de santé et j'ai toujours eu cette ligne là en tant qu'à la fois parlementaire mais aussi professionnel de santé lorsque les vaccins sont rendus obligatoires ils le sont aussi pour les professionnels de santé Agnès sur malleau on a le sentiment qu'on entend moins parler difficulté aux urgences dans les hôpitaux cet été alors que l'inquiétude était beaucoup plus forte l'an dernier pourtant beaucoup ont dû passer par le filtrage du 15 parfois fermé certains services cette dégradation là du service public hospitalier est-ce que il faut accepter que ce soit la norme ce service d'accès aux soins 30% des appels téléphoniques ne nécessitent même pas un passage donc non non mais là aussi nous avons augmenté le nombre d'assistants régulateurs donc tous ces dispositifs se mettent en place mais nous ne pouvons pas nous satisfaire que certains services soient encore fermés la nuit par manque de professionnels donc l'urgence pour le ministre de la Santé moi-même c'est de continuer à travailler sur la fidélisation des professionnels de santé qui sont encore en place et puis rendre ces métiers attractifs c'est un gros chantier sur lequel nous avons déjà posé plusieurs bases depuis un an et nous allons continuer parce que nous savons que nous allons avoir encore quelques années difficiles des négociations qui sont bloquées depuis mais parce que Bercy et matinoun arbitre pas concernant la nuit ouais concernant le les gardes la revanche d'accélérer elles ont déjà d'ores et déjà été prolongée jusqu'au 31 août c'était quelque chose d'acquis nous travaillons et nous espérons qu'elle devienne pérennes c'est l'objet des négociations qui ont lieu avec Matignon et Bercy une nul doute qu'avant le 31 août nous pourrons apporter une réponse ferme à ces enjeux majeurs sur le travail de nuit qui est une des priorités pour pouvoir maintenir notamment les services d'urgence ouvert la nuit accessible à nos concitoyens Agnès firmant le Baudot ministre délégué chargé des professions de santé et du futur projet de loi sur la fin de vie merci beaucoup merci d'avoir accepté l'invitation de France Info ce matin
Agnès Firmin Le Bodo