Doit-on redéfinir la laïcité en France ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Doit-on redéfinir les limites de la laïcité en France ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez qu'il existe encore le principe de laïcité en France ?
- 30:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous pensez que les musulmans sont victimisés en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 20:00Bruno MonerreuFait
« Les musulmans sont toujours victimisés en France alors que j'ai l'impression qu'ils sont avantagés par rapport à d'autres. »
- 30:00Alma DufourChiffre
« Il y a eu plus de trois meurtres racistes en un an et on en a très peu parlé. »
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Les instituts [musique] de beauté body minutes vous présentent Magalie Berda Sudo. On vit pas dans la même France. Bonsoir à tous, il est 20h02, nous sommes en direct sur Sud Radio.
On vit pas dans la même France. Encore un soir avec vous. Je suis la plus heureuse du monde.
Vous m'avez manqué depuis hier. cette émission qui casse les codes, cette émission qu'on a voulu faire et qu'on a eu la chance de d'avoir sur Sud Radio et uniquement sur Sud Radio. Voilà, une émission populaire où on fait rencontrer de mondes que tout oppose, de mondes qui ne se parlent jamais, malheureusement, j'ai envie de dire, les influenceurs, les personnalités publiques en face d'un politique ou d'un institutionnel.
Alors, pourquoi on a voulu faire cette émission ? tout simplement [musique] parce que les influenceurs, qu'on les aime ou qu'on les aime pas, arrivent à fédérer des dizaines, des centaines voire des millions de personnes sur leurs réseaux sociaux. Les politiques ont souvent du mal à se faire entendre, du mal à se faire comprendre.
On voit que les gens sont déconnectés de la politique puisqu'on voit au aux législatives et cetera, il y a de moins en moins de personnes qui votent et qui s'y intéressent tout ça parce qu'ils sont en rupture avec la politique. On a décidé d'essayer de faire un petit effort pour les réconcilier. Voilà, ramener les gens à cette politique si importante pour notre magnifique pays qui est la France.
Et ce soir, on a un thème alors un thème qui fait beaucoup beaucoup de débats. Voilà, on voit beaucoup de débats sur les réseaux sociaux. Le voile à l'Assemblée nationale.
Euh doit-on redéfinir les limites de la laïcité ? C'est un débat qu'on va mener avec Bruno Moner chanteur et influenceur et qui va débattre avec Alma Dufour, député LFI de Saint et Marne. Alors, je suis ravie de faire ce débat ce soir.
Je suis bien sûr accompagnée comme tous les soirs, de mon [musique] Mathias. Alors, excusez-moi, je reprends. Alma du Four, pardonnez-moi, député LFI de scène maritime.
J'ai dit quoi ? J'ai dit scène et excusez-moi, je suis désolée. Alors, pardon.
Oui, je sais. J'ai un problème avec la géographie. Ben oui, ben j'ai un problème avec la géographie.
Alors, comment ça va Magalie ? En attendant, je suis vraiment vu comme un charot dans cette station en fait. C'est vraiment mais tuas normalement tu as la musique des Miss France là ce soir.
Tu as des sais j'aime bien ça cette musique. Et ben on nen doute [musique] pas. Ouais.
Tu sais qu'on est en plus on est le 11 novembre, c'est l'armistice. Mais tu sais ce que c'est quoi aussi ? C'est quoi la journée des célibataires.
Ah bon ? Donc tous les gens galèrent comme moi. Je pense à vous. [rires] C'est notre journée à nous.
Alors Mathias, c'est un peu notre monsieur des réseaux sociaux puisque je rappelle qu'on est en live en direct sur Instagram. On est en live YouTube Sud Radio. Je rappelle quand même que Sud Radio est la première radio sur YouTube qui a plus d'un million d'abonnés.000 c'est incroyable.
Voilà donc bravo Sud Radio, j'ai envie de dire. Voilà et on est bien sûr en direct sur vos ondes. Je suis très très fière d'être là.
Et Mathias, il va vous lire. Voilà, il va répéter ce que vous lui racontez. Il vous surveille, il voit tout ce que vous dites.
Ma gal c'est ferrié aujourd'hui mais est-ce que je suis payé double ou pas ? Alors tu pas du tout. Ah bon ?
Ben bonne soirée à tous. Tu prends tes rêves pour des réalités toi ? Ben non mais je me dis vu que c'est fer tu sais les gens en général ils sont payés doubles.
Il y a pas ici. Allez Mathias s'il te plaît viens me faire un petit massage au dos de j'ai le double. Ouais d'accord.
Ouais [rires] il y a quelqu'un qui fait ça mieux que moi je pense. Alors on accueille d'abord Bruno Monerro. Alors Bruno Monro tu es envisage qu'on a découvert dans la nouvelle star en 2006.
Euh, tu étais rapidement imposé comme une voix singulière entre pop saul et énergie scénique. Bruno, tu es aussi une personnalité entière connecté qui a su faire évoluer sa carrière à l'air du digital. Euh aujourd'hui, tu es à la fois chanteur, créateur de contenu, influenceur engagé.
Tu es suivi pour ton authenticité et ton franc parler. Alors, on peut pas t'enlever ça, hein. Ça [rires] non.
Voilà. Euh, tu par aussi pour tes cheveux blonds en tu partages ta musique, tes coups de cœur et tes valeurs. Merci d'être avec nous ce soir.
Bah, merci à vous pour cette invitation. Je suis très ravie de d'être ici. Et ben avec plaisir.
C'est la première fois que je fais une émission avec toi. La deuxième, on avait fait un TPMP il y a très longtemps ensemble. Ouais, c'est vrai.
Exact. On Exact. Exact.
C'est vrai. Alors euh Bruno, toi tu es alors tu es chanteur avéré. Tu as tu es une star de l'émission la nouvelle star avec Christophe.
Cétait finaliste de nouvelle star avec Christophe. Exactement. Qui est ton chanteur préféré ?
Maria Caré. Maria Carré. Évidemment.
Fais-nous un petit extrait là vite fait. Ça va Maria ? Maria Maria au kilomè carr là. [rires] Vous êtes méchants.
Maria c'est pas carré genre. Ah ou c'est alors franchement la vérité bravo parce que pour chanter comme ça faut avoir une belle voix. Attention et puis alors il savait pas non mais il savait surtout pas que je le lançais.
Le refrain tu es capable de nous le faire ou pas là ? Oui vas-y. Tu veux que je refasse tout ?
Non mais le pas fais juste le refrain. Bravo ! [musique] Ah c'est vas-y mag c'était pas prévu.
On adore. Il une sacrée voix. On te connaît aussi pour tes prises de position tranché car tu n'as pas ta langue dans ta poche.
Qu'est-ce que tu penses de la politique Bruno Monerreu ? Je pense que les Alors alors c'est c'est c'est Ouais, il y a il y a de quoi dire. Je pense que les politiques aujourd'hui sont les nouvelles stars de téléalité.
On les voit sur les tous les plateaux. Ils sont très populaires, ils sont reçus. Il Bah oui, je trouve qu'ils ont une une exposition comme des stars de téléréalité.
C'est dingue. Alors que je trouve que il devrait s'occuper un petit peu plus des de sujets sérieux tels que l'État de la France, ce qui se passe dans aujourd'hui pour eux d'être d'avoir une visibilité sur le réseau parce que quelque part c'est la nouvelle génération. On c'est on leur a souvent reproché d'être un peu barbant et d'être un peu ennuyeux.
Est-ce qu'on va leur reprocher maintenant d'être dans la modernité justement pour pouvoir se rapprocher des gens et pour qu'ils puissent s'intéresser à la politique ? Certainement pas. Moi ce qui me dérange [rires] très certainement pas.
Mais bon ce qui me dérange c'est que euh bon c'est que certains se prennent vraiment pour des stars entre guillemets de telle réalité. Il y a des politiques qui deviennent tiktqueur qui deviennent bon par exemple Macron on le voit énormément sur TikTok en train de faire bon voilà est-ce que c'est un président ? Est-ce que c'est un tiktqueur ?
Est-ce que c'est une star de téléréalité ? Est-ce que je ne sais pas, la question se pose. Moi euh j'ai fait les anges avec Nabila.
Je sais ce que c'est que d'être une star de téléréalité. Maintenant quand je vois les politiques, je m'y retrouve. J'ai l'impression que c'était moi.
Ilê bah c'est les mêmes codes en fait. Télévisuellement parlant. Je veux dire he je veux pas dire c'est le même métier.
Bien évidemment que non mais d'un point de vue télévisuel notoriété oui ils prennent goût à la lumière, ils pleinent go succès et puis ils se prennent pas. Ils en oublient tu penses leur fonction première. Certains Oui.
Après ils s'adaptent aux générations aussi, ils savent communiquer. Oui oui bien sûr. Évidemment.
Alors, tu es fils de parents qui ont travaillé très dur toute leur vie. Tu comprends que les Français soient en colère aujourd'hui contre les politiques ? Complètement.
Vous savez, moi je moi je suis binationale. Ma maman est brésilienne, mon papa est portugais. Moi, je suis née à Vincen.
Euh et si vous voulez, j'ai eu des parents qui ont travaillé toute leur vie pour arriver à la fin de leur vie, qui ont toujours payé leurs impôts en France, qui ont parlé français, qui ont habillé français. enfin ils ont tout fait français à l'heure qui venaient d'ailleurs et qui se sont adaptés aux normes françaises. Et c'est vrai que je me dis bon bah c'est une génération ils ont travaillé toute leur vie et pour avoir des des retraites véritablement discutables et moi ça ça me révolte parce que finalement bah cette nouvelle génération n'a plus envie de travailler parce qu'ils se disent ça sert à quoi de faire comme nos parents de travailler toute notre vie de d'être des gens honnêtes de payer des impôts si c'est pour arriver en fin de vie et d'avoir des des petites retraites c'est ce qui se passe en ce moment c'est terrible.
Et euh dans un instant, tu vas débattre avec Alma Dufour. Mais avant, est-ce que tu peux nous dire si tu penses que la laïcité a encore toute sa place en France ? Alors, c'est un grand sujet.
J'ai beaucoup réfléchi à cette question. Euh et je dirais que euh même si la République est laïque, la France, elle reste un pays judéo-chrétien. D'accord.
Voilà, je pense que ça résume le tout. Et ben écoute, c'est parfait. Alors, ce soir, tu vas débattre avec Alma Dufour qui est député LFI de scène Maritime.
Voilà, qui nous fait l'honneur d'être là ce soir sur ce plateau. On va débattre du voile à l'Assemblée nationale. Doit-on redéfinir les limites de laïcité ?
C'est un débat qui s'annonce très très mouvementé. Il y a beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux. Il y a des pour et il y a des contres.
Ça fait aussi partie de notre belle République. Voilà le dialogue, la communication, l'échange. Et on vous remercie à tous les deux d'être là ce soir.
À tout de suite sur Sud Radio. Magalie Berda, Sud Radio 20h 21h, on vit pas dans la même France. Sud [musique] Radio, parlons vrai.
Les instituts de beauté body minutes vous présentent. Magalie Berda Sud Radio 20h 21h. On vit pas dans la même France.
Ah, c'est moi. [musique] Vous avez ma version ? Oui, c'est ma version.
Wor [musique] on a perdu tous les auditeurs. Ouais, ça y est. Je suis devient.
On remercie Maxime quand même qui est parti faire des recherches pendant la pause pour nous mettre Brune au mon rose. Mais ça c'est vraiment toi ça ? Oui, j'ai j'ai fait le vidéoclip.
Ouais, all by myself. J'ai repris All by myself de Celine Dion Adaad Jo, de laara Fabian. J'adore les grands classiques.
Incroyable. Ouais, je suis une vieille. Non mais c'est beau.
Excuse-moi mais c'était les plus belles chansons. On est d'accord mais ça fait vieux de dire ça aujourd'hui. Non non, on assume, on assume. [rires] Alors, on reçoit ce soir en face de toi Bruno Moner donc chanteur, influenceur.
Combien tu as d'abonnés Bruno ? Euh alors depuis que je défends les Juifs de France et Israël, j'ai perdu 1 demi million d'abonnés. Il me reste 1900000.
Bah c'est déjà pas mal quand même pour 20 ans de carrière. C'est bien. Ouais, c'est bien parce que moi quand j'ai commencé à la nouvelle star, il y avait même pas de réseaux sociaux.
Alors vraiment, c'était très compliqué pour moi parce que j'ai dû grandir avec la nouvelle génération, m'adapter à la nouvelle génération, trouver ma place au milieu de ce nouveau monde, même si j'ai que 41 ans quand même. Bah mine de rien, il Ah vous êtes gentil. J'ai pas de botox, j'ai pas de chirurgie, je me maquille juste quand je suis en plateau.
Chez moi, je me maquille pas. Euh mais quand même, j'ai 41 ans, je suis un vieux monsieur maintenant. Bah rassure-toi, dans 10 jours, j'ai 44 ans.
Donc oui, ça ça se voit par contre. [rires] Oh, je rigole. Tu restes tu restes belle avec ce magnifique body que tu as mis aujourd'hui. [rires] Mais pour faire très cours à la nouvelle star, on avait 6 millions de téléspectateurs par prime.
J'ai fait tous les primes, sauf deux et sur les 6 millions, en gros, il m'en reste deux. C'est bien. Ah, c'est bien déjà.
Tu es frustré qu'il y a pas eu les réseaux sociaux avant ? Oui. Ah bah, complètement avec la visibilité que j'ai eu sur M6.
Évidemment. Ouais, c'est vrai. Enfin, frustré.
Bon, c'est un autre temps. Oui non. Oui, c'est pas la même époque.
Alors, on reçoit ce soir en face de toi Alma Dufour. Alors, Alma Du, vous êtes député LFI de scène maritime. Alors, moi je suis ravie de vous recevoir parce que le LFI des fois ils ont tendance un peu à me boycotte. comme des ouf sur nous quoi.
Ouais, ils sont pas comme des [rires] Mais je suis ravie parce que j'avais envie depuis très longtemps d'avoir un échange j'espère constructif et qui va apporter des réponses un peu à tout le monde. Vous incarnez une nouvelle génération de femmes politiques ancrées dans l'engagement écologique et social. C'est vraiment votre combat.
Vous êtes issu d'un milieu modeste à Paris. Vous avez fait preuve d'un parcours de battante dans vos études de droit. Ouais. géopolitique et science de l'environnement à votre militantisme au sein de les amis de la terre puis votre entrée en politique.
Hm hm. Il y a eu les gilets jaunes aussi entre les deux. Ah gilets jaunes grande époque.
Les gilets jaunes. [rires] Ouais. Vous êtes qui fait que je me rapproche pour le coup pas du tout sur la deuxième partie de ce que vous avez raconté mais en tout cas sur le parcours de vos parents, les petites retraites, la difficulté de vivre de son travail.
Je suis totalement en accord avec vous et sensible à cette question et c'est une des raisons de mon engagement. C'est-à-dire que selon vous la France n'est pas judéo chrétien. On en reparlera.
Ouais, on est d'accord. Grand plaisir. Dans toutes les [rires] grandes villes de France, il y a des églises.
Madame, alors vous êtes élu député à la fille de la scène maritime depuis 2022. Vous avez investi les thématiques industrie, écologie, emploi, convaincu que transition écologique rime avec justice sociale. Je me réjouis de pouvoir dialoguer avec vous.
On est ravi de recevoir un député de la France insoumise. Vous êtes notre première de l'émission. Voilà. [rires] Euh car ici, on donne la parole à tout le monde.
C'est une émission qu'on a voulu et que j'ai vraiment tenu à faire en étant le plus neutre possible de prendre partie pour personne, de laisser la parole à tout le monde parce que j'estime que les auditeurs qui nous suivent ont forcément des avis et moi je respecte la vie de tout le monde. Donc donc je suis très ravie, enfin je suis très ravie, ça se dit. Je suis très ravie, je suis ravi que vous soyez là.
Alors, en première question, euh comment ça va déjà vous ? Car je crois que les dernières semaines ont été intenses avec le vote du budget. Oui.
Alors euh alors vote du budget, pas encore parce que justement c'est tout un c'est un thème. Le budget a été interrompu pour qu'on passe au budget de la sécurité sociale et on n pas pu aller jusqu'au bout des votes et on était on siégeait jusqu'à dimanche soir minuit. On reprend mercredi, on demande à aller jusqu'au bout du texte.
Le gouvernement veut le faire passer pas au Sénat directement. Euh en fait les gens n'y comprennent pas grand-chose. Tout ça pour résumer très simplement.
On vit donc dans un pays qui c'est qui a une constitution, la constitution de la 5e République qui n'est pas très, on va dire parlementaire friendly pour utiliser un [rires] un langage d'influenceur. Mais en tout cas, disons que le gouvernement a beaucoup de manières de passer en force sur le parlement. Il y a pas que le fameux 493, il y a aussi plein d'autres manières.
Et donc effectivement semaine difficile parce qu'on se bat pour des choses très concrètes en ce moment. euh que ce soi les affections de longue durée pour des gens qui ont des cancers, des gens qui ont des troubles musculosquelettiques, que ce soit pour le niveau des pensions de retraite, euh que ce soit pour la durée des jours de carence, des arrêts maladies, enfin tout ça, des choses très concrètes. Et donc évidemment, on est sur les dents, on aimerait plus de justice sociale.
On aimerait euh que le président et son mouvement se rendent compte du fait qu'en France, il y a beaucoup de gens pauvres et beaucoup de gens qui souffrent pas mal de leur travail ou de leur petite retraite. Et pourquoi vous êtes passé du droit à la politique ? Et ah oui bah moi aussi je à mes questions intimes.
Alors euh en fait parce que alors ce qui est intéressant c'est que euh je je n'ai pas j'ai jamais pensé à la politique comme une carrière. Vous voyez en fait la politique elle est née de mes engagements euh personnels. Je suis devenue activiste pendant que j'étais à la fac de droit mais ça n'avait rien à voir.
Donc activiste pour le climat. Je faisais des choses plus ou moins légales. Bref voilà.
Jamais jamais violente évidemment. Euh ça veut dire quoi plus ou moins légal ? Ah, ça veut dire qu'on a fait des actions, des vols symboliques ou des choses comme ça.
J'ai par exemple décroché le portrait du président de la République dans les mairies, ce qui m'a valu de procès pour vol en réunion parce que un portrait de symbolique évidemment c'est pas vous le Louvre. Non, c'est [rires] J'aurais bien aimé. Non, je rigole.
Non, non, je plaise. Évidemment que non. et on pourrait lancer un grand débat sur l'état de nos services publics justement parce c'était le président Macron parce que c'était la période des gilets jaunes et dès l'époque j'étais une grande opposante au président Macron à sa politique et ce que je considère antisocial et aussi pas très écologique et j'étais gilet jaune.
Donc voilà c'était c'était donc bref passons. En fait c'est pas du tout une continuité le droit puis la politique. En fait, la la France insoumise m'a repéré pas par mon brillant cerveau et les études que j'ai pu faire, mais plus parce que j'étais dans la rue en train de me battre et euh et un jour, c'était en 2022 et en fait, c'est les gilets jaunes qui m'ont convaincu qu'il fallait passer le pas parce que je votais, je faisais pas partie des gens qui s'abstenaient mais pour moi ça m'intéressait pas tant que ça.
Je me disais que les vraies choses se passaient dans la rue et en même temps les gilets jaunes, ça a très mal fini. Enfin, c'estàdire qu'il y a beaucoup beaucoup de violence aussi systémique d'état, beaucoup de violence policière. J'en ai fait les frais et je me suis dit à un moment donné euh il faut aussi saisir l'arme politique, le vote.
Et donc c'est à ce moment-là que j'ai décidé de rejoindre la France insoumise en 2022. Est-ce que c'est pas trop dur la politique et encore plus quand on est une femme ? Alors euh est-ce que c'est pas trop dur la politique ?
Franchement, c'est pas un univers facile. Tout ce qu'on pense sur les politiques est globalement assez vrai. C'està-dire, il y a beaucoup de calculs, c'est difficile de faire confiance, il y a un niveau d'agressivité qui est quand même permanent.
Est-ce que c'est dur ? Ça dépend à la place de qui on se met. C'est-à-dire que moi, par rapport au gilets jaunes, j'ai pas l'impression que ce soit plus dur.
J'ai pas peur de me prendre un coup de flashball, hein. Je vais être très clash euh quand je vais à l'Assemblée nationale et même quand je vais en manifestation, je me sens un peu plus protégée. Euh si je compare à des amis que j'ai qui sont aides soignantes dans les hôpitaux, des gens qui sont ouvriers à l'usine, qui travaillent en 38, qui ont des rythmes complètement cassés, des vies de famille, c'est pas spécialement plus dur que la vie de beaucoup de Français et de Français.
Je voudrais pas qu'on se plaigne trop. Par contre, ce qui est dur et là vous parliez du fait d'être une femme, c'est effectivement qu'on le veut alors ça nous tombe dessus ou pas la question de la tarification. C'est en fait ça dépend des gens.
Ouais, c'est vracul dansù tout le monde, vous marchez dans la rue, les gens viennent vers vous et puis quand on est une femme, une jeune femme, qu'on soit politique, chanteuse, actrice, tout ce que vous voulez que vous donniez votre opinion ou pas, vous êtes quand même l'objet de beaucoup de sexisme en ligne. Je pense que vous l'avez vécu. Je pense que toute femme, quel que soit son son courant politique, ses opinions, le vit.
Et ça, c'est un truc à part, c'est qu'on est encore nous femmes très très ciblées par des hommes beaucoup sur les réseaux sociaux. Alors aujourd'hui, on va parler de la laïcité. Est-ce que vous pensez qu'il existe encore le principe de laïcité en France ?
Alors oui, il existe mais il est très mal mené et pas forcément malmené par ceux et celles qu'on croit. C'est-à-dire que on a un débat qui aujourd'hui dit en gros pour synthétiser les musulmans et les musulmanes poussent le bouchon un peu loin par rapport à ce qui est permis ou pas de faire dans la loi sur la laïcité. Or, en réalité, elle est mal comprise cette loi.
Elle est instrumentalisée. Déjà, elle date de de d'il y a longtemps de 1905. En fait, la loi sur la laïcité vise justement un à garantir aux gens qu'ils puissent pratiquer leur religion et leur foi.
De qu'effectivement les institutions publiques, l'État est indépendant par rapport à aux différentes religions et trois que les citoyens, quelle que soit leur religion égaux. H et donc quand on le voit comme ça, moi j'ai plutôt l'impression justement à l'inverse que c'est souvent des musulmans, mais surtout des musulmanes parce qu'il y a la question du foulard euh qui se pose constamment qui sont plutôt moins égals que les autres dans la manière un dont on parle d'elle, après c'est la manière d'appliquer la loi dont on veut ou pas d'elle dans les institutions en tant que public par exemple. Déjà, c'était la fameuse polémique qui est née de l'Assemblée nationale et globalement, j'ai l'impression et même quand on se concentre sur vous savez les écoles, les collèges, les lycée privés confessionnels qui sont autorisés par la loi, effectivement on voit une différence de traitement manifeste entre les lycées par exemple catholiques comme Stanislas qui avait fait beaucoup parler l'année dernière et des collèges ou des lycées musulmans et et au contraire justement j'ai l'impression qu'aujourd'hui la loi n'est pas respectée mais en défaveur des musulmans justement parce que en fait la manière dont on les l'applique fait qu'aujourd'hui il y a des gens qui se sentent beaucoup plus stigmatisés par rapport à leur religion et très nommément ce sont les musulmans et surtout les musulmanes qui ont un signe visible enfin celles qui portent le voile.
Et je dois je dois vous je suis venu pour le dire aujourd'hui à vos auditeurs. Voilée ou même pas une jeune femme d'ailleurs, mais être une femme voilée dans dans ce pays, c'est pas facile. C'est vraiment pas facile.
Vous avez peur du rejet, vous savez pas exactement quel métier vous pouvez faire ou pas. euh vous allez faire vos études supérieures, donc là vous avez le droit de porter le voile, mais quand vous sortez en fait en fonction de l'institution, vous n'aurez pas le droit. Euh on vous agresse dans la rue parce que moi je reçois mais des tonnes et des tonnes et des tonnes de commentaires euh et des vidéos de jeunes femmes qui se font agresser et véritablement ça devient compliqué à vivre.
Donc moi je suis là pour dire la laïcité c'est un beau principe mais respection ça veut dire aussi égalité de toutes les religions et pas une méfiance en fait en gros cette méfiance généralisée des institutions envers une religion et pas les autres. Alors euh ça s'entend hein bien sûr tout ce que vous dites. Euh le le 5 novembre 2025, une photo euh montrant des lycéennes voilé dans les tribunes de l'hémicycle a déclenché un tolet euh sur les réseaux sociaux et les médias.
Euh Yel Brun Pivet, présidente de l'Assemblée, a qualifié la situation d'inacl invoquant la cohérence républicaine et la neutralité du lieu. Les députés du Rassemblement national ont dénoncé une infame provocation. Euh toutefois juridiquement, aucun texte interdit expressément aux visiteurs de porter un signe religieux dans les tribunes.
Euh la règle de neutralité s'applique aux agents publics et non au public. Euh la présence de ces jeunes filles voilées dans les tribunes de l'Assemblée nationale a été organisée par l'équipe du député Marc Fenot. Je sais pas si je le dis correctement.
Oui. rattaché [rires] au groupe ensemble d'Emmanuel Macron. Ancien ministre.
Voilà. Euh ce soir, on va se poser donc la question est-ce que le voile à l'Assemblée nationale, enfin doit-on redéfinir les limites de la laïcité ou pas ? On va pouvoir mener ce débat avec, je le rappelle, Bruno Monerreau qui est chanteur et influenceur et Alma Dufour député LFI de scène maritime.
Restez sur Sud Radio, on commence le débat juste après ça. À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio.
Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud Radio, parlons de [musique] beauté 10 minutes vous présente Magalie Berda Sud Radio. On vit pas dans la même France.
Magalie Berda sur Sud Radio. Il est 20h28. Nous sommes en direct ce soir pour un [musique] débat qui se veut déjà très mouvementé.
Le voile à l'Assemblée nationale. Doit-on redéfinir les limites de la laïcité ? On reçoit ce soir Bruno Monerotu, chanteur et influenceur qui [musique] va pouvoir débattre de ce sujet avec Alma Dufour, député LFI de scène maritime.
On rappelle he ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale le 5 novembre 2025. Une photo montrant des lycéennes voilées dans les tribunes de l'hémicycle a déclenché un toolé. Euh alors on a il y a El Brun Pivé hein, président de l'Assemblée qui a qualifié ça d'inacceptable, le RN qui a dit que c'était une infame provocation.
Euh toutefois juridiquement, je le rappelle, aucun texte interdit expressément aux visiteurs de porter un signe religieux dans les tribunes. La règle, c'est la neutralité euh qui s'applique aux agents publics et non pas au public. Donc la présence de ces jeunes filles voilées dans les tribunes de l'Assemblée nationale et qui a été organisé, pardon, je le rappelle, par un député macroniste, ancien ministre.
Voilà. Alors Bruno, est-ce que tu veux réagir à ce que nous a dit Alma Dufour, député LFI de Sain Maritime juste avant cette petite pause ? Bien sûr.
Alors, tout d'abord euh merci d'avoir accepté ce débat parce que moi je suis qu'un petit influenceur. Donc euh je ne suis pas un homme politique, je n'ai pas vos mot, mais on vit malgré tout dans la même France. Et euh j'aimerais vous dire en toute humilité euh réflexion à part, vous savez à quel point c'est dur d'être blanc en France en 2025.
Vous savez juste et après bien sûr je vous laisse répondre juste pour que parce que je me mets à votre place et j'entends j'entends la douleur des musulmans. Mais est-ce que vous entendez la douleur des juifs des femmes juives ? Est-ce que vous entendez la douleur des blancs ?
Parce que maintenant c'est compliqué d'être blanc en 2025 en France. On devient la nouvelle minorité. C'est un sujet très tabou.
C'est un sujet très tabou parce qu'on ne fait plus d'enfants et cetera, mais on devient ce qu'on appelle la nouvelle minorité. En tout cas, c'est voilà, c'est c'est ma c'est c'est ma vision de l'état de la France parce que statistiquement c'est faux. Si vous le dites en tout cas, moi c'est ce que je vois autour de moi parce que vous voyez moi moi je suis née à Paris et j'ai connu un Paris, j'ai connu une France et maintenant vous savez et vraiment j'ai vous savez que j'ai des origines donc il y a pas de problème.
Mais quand je me retrouve à Vincen et quand je me retourne dans des beaux quartiers de France et que je regarde autour de moi mais des origines blanches, vous vous considérez comme blanc vous en tant que personne ? Mais c'est une vraie question parce que quelles origines ? J'ai des origines.
Ma mère est brésilienne, mon père est portugais donc je suis un enfant du monde. C'est pas ça le problème. Je vous dis, je vous demande tout simplement parce qu'on est toujours en train de de dire que les que les musulmans sont victimes de tout.
Mais vous savez madame, je vais vous donner un exemple tout simple pour que vous compreniez le fond de ma pensée. Moi quand je vais à Carrefour, il y a des rayons à l'â mais il y a pas de rayon pour les juifs et il y a pas de rayon pour les autres religions. Donc pour moi, les victimes et les personnes stigmatisées en France, c'est pas les musulmans.
Eux c'est les gens qu'on voit partout représenter la France à leur vision. Par exemple, Bilal Hassani, Sliman, toujours des musulmans. Vous me l'accorderez.
Bon les gens qui choisi pour leur coup je suis chanteur joue quand même bien sûr on trouve des rayons cachè à Carrefour plus Oui oui pas tous les carrefours mais je dis d'un point de vue général vous voyez et on trouve pas des régions végétariennes dans toutes les supermarchés de France on est d'accord mais mais mettez enfin vous m'accorderez qu'il y a plus de de halal en France que que de rayons pour les juifs et et d'autres religions. Vous me l'accorderez quand même quoi. Je sais pas parce que bah vous faites vos courses ou vous vous commandez sur internet ?
Non non, je fais mes courses. Bon déjà je v de Carrefour parce que pour des raisons Oui. Ouais, désolé d'avoir soutien à la colonisation aussi Jord pour vous fâcher encore un peu plus j'aiv Carrefour du coup.
Merci [rires] message de serv je voulais pas vous vexer mais je veux je veux blanche en plus donc je vais pas voilà c'est pas question de couleur de peau. C'est vraiment question de dire que j'ai l'impression que les musulmans sont toujours victimisés en France alors que j'ai l'impression qu'ils sont avantagés par rapport à d'autres pour les logements sociaux pour un milliard de choses. Honnêtement, je vous le dis en toute sincérité, je je ne souhaite pas choquer mais quand vous êtes blanc et que vous demandez un logement social.
C'est faux parce que vous moi je peux vous dire j'ai énormément d'exemples de moi. Voilà et et encore une fois de mon côté il y a pas de racisme. Je je je ne suis pas en train de de pointer du doigt les musulmans.
Simplement je vous invite à vous mettre aussi de l'autre côté. Alors euh donc je vais vous répondre plusieurs choses. Bon déjà évidemment statistiquement ce que vous avez dit est faux.
Enfin je veux dire en France la majorité des citoyens des citoyennes sont des blancs. Bon mais ça c'est c'est vraiment c'est même pas le sujet du débat. Mais ensuite sur la question euh des discriminations subies par les musulmans et les musulmanes, elles sont elles sont réelles et au contraire, je pense qu'il n'y a aucun blanc en France qui a dû changer de nom pour trouver un travail et a dû euh parce qu'il avait été refusé 36 fois en envoyant des CV.
Ça c'est une réalité très très brute que beaucoup de jeunes notamment et beaucoup de juifs aussi doivent faire mais mais sans doute et justement et ça et ça il faut mais il faut qu'on en parle mais ce que je vous dire c'est que le fait et ça par contre vous me parliez des blancs vous me parliez pas de de la judité du coup là je vous réponds sur les personnes blanches avec des noms à connotation la personne me voit mettre des guillemets mais des guillemets françaises qui ne veut rien dire mais en attendant les personnes racisées comme moi je peux les appeler aussi qui ont des noms à connotation étrangères de certains pays puisquon peut parler des origines, on a tous des origines. La question c'est qu'il y a des gens finalement leurs origines elles sont moins elles sont plus ou moins acceptées et ça c'est un vrai une vraie question. J'ai des origines argentines par exemple.
Effectivement, je me sens pas discriminé pour autant mais si j'écoutais la définition du français d'Éric Zemour, je ne serai pas française puisque une de mes un de mes grands-parents n'est pas français et on est tous fils et filles à plus ou moins de grande échelle de descendants d'immigrés et chacun peut se poser la question dans sa famille sur donc aucun blanc en France n'a cette discrimination à l'embauche. Non, bah quand enfin pas ce que pris enfin sur la question évidemment de devoir changer son nom pour avoir un travail et il y a des testings qui ont été fait c'est une réalité dont on parle pas assez. C'est une réalité dont on parle pas assez.
Je vous parlais des jeunes filles voil et moi j'ai j'ai j'entends beaucoup de d'amis à moi qui me disent qu'elles se font rejeter de des offres d'emploi, y compris dans le privé. Là où il y a rien d'illégal dans la fonction publique, on n'a pas le droit de de porter un signe ostentatoire religieux. Ça c'est l'état de la loi aujourd'hui quand vous êtes agent du fonctionnaire.
Mais mais dans le c'est-à-dire Alma pour un dans le donc dans le public, c'est-à-dire si je si on est fonctionnaire, on ne peut pas avoir de voile mais du coup on ne peut pas avoir une croix par exemple, on peut pas une croix. Et c'est la question justement de de la question de l'ostentatoire et c'est le problème aussi de l'interprétation de la loi où moi je pense très honnêtement qu'elle devrait évoluer parce que par essence un foulard effectivement ça se voit. Euh une croix, ça peut se voir moins.
Euh les religions n'ont pas les mêmes euh pratiques, les mêmes coutumes, les mêmes on n'a pas la même manière d'appartenir et d'ailleurs, il y a des musulmans qui sont pas voilés aussi, c'est des choix. Mais moi, je pense effectivement que que la question de ce que ce qui est ostentatoire ou pas doit être posé à l'un aujourd'hui, on a tant de jeunes femmes qui ont envie par choix, et là je parle bien de celles qui ont envie par choix de porter le voile et aussi euh de servir l'intérêt général en étant fonctionnaire ou pourquoi pas en étant député. Et ça aujourd'hui, bon, ce n'est pas possible déjà, mais ça c'est la loi.
Donc ça c'est c'est une vraie barrière à l'entrée à plein de choses. Vous aimeriez-vous que ça que ce soit possible ? Moi personnellement oui parce que j'ai rencontré euh des jeunes femmes incroyables qui ont envie de s'engager.
Encore une fois, c'est pas et les femmes forcées et cetera. cette image qu'on a, qu'on véhicule derrière le voile, c'est certainement pas celles qui veulent être députés ou être fonctionnaires. Enfin, vous voyez très bien qu'en fait les femmes qui font cette démarche là, c'est pas du tout elles sont pas du tout souvent dans un dans une démarche de soumission dans leur famille parce qu'en fait au contraire, elles veulent appartenir à la société et en faire partie tout en étant musulmane et c'est leur droit le plus fondamental.
Donc si en réalité les discriminations sont très fortes et regardez, je vous donnerai un dernier exemple qui pour moi me brise le cœur, il y a eu plus de trois meurtres racistes en un an et on en a très peu parlé et on ne parle pas aujourd'hui d'une vraie montée d'une vraie montée de meurtre à idéologie raciste. On refuse de reconnaître le racisme comme un motif idéologique, comme un attentat. C'est-à-dire, on va jamais dire attentat raciste, même quand la personne vient égorger un musulman, enfin poignarder un musulman en l'occurrence Abouakar dans une rare en tr en un an.
Mais vous vous rappelez de cette gamine ukrainienne qui s'est faite assassiner parce que blanche aux États-Unis dans dans le métro, mais c'est du racisme antiblanc, ça existe aussi madame en fait parler des États-Unis et je et je je ne sais pas dans le même monde madame. Non, bien sûr, mais là on parle de la France mais est-ce que enfin en fait c'est ça on vit dans le même monde. Pardonnez-moi parce que c'est mal élevé de de de vous couper la parole mais j'essaie juste de vous expliquer que le racisme c'est dans tous les sens.
Non, c'est pas vrai. Si si madame parce que moi je vais vous dire quelque chose. Vous savez, moi je suis LGBT parce que je suis bisexuelle.
Donc je représente les LGBT de droite, les artistes qui votent à droite, il y en a très peu. Ça m'a coûté 600000 600000 followers pour le coup de de mois. Mais c'est pas grave.
Je représente les artistes de droite, les LGBT de droite et et j'avais envie de vous dire quelque chose mais je me suis perdue. [rires] Non mais mais est-ce que je rebondissais sur Oui. Non mais en fait c'est est-ce que enfin ce que ce que vous arrivez enfin ce que j'ai l'impression que Oui.
Le racisme enti ça existe. Alors juste pour pour aller au fond de ma pensée avant que j'oublie. [rires] Alors juste pour vous dire moi en tant que LGBT je n'ai jamais vécu d'homophobie en France.
En tant que blanc j'ai vécu du racisme antiblanc. à l'embauche auprès de l'homophobie existe très moi je vous parle par exemple de mon milieu artistique par exemple l'industrie du disque aujourd'hui en France on en parle jamais mais encore une fois je ne critique aucun artiste mais vous allumez votre radio quand même slim Oui bien sûr mais mais il y a pas que les musulmans qui ont des talents. Qu'est-ce que tu as vécu toi ?
Par exemple, je vous dis moi en tant qu'artiste, je vous dis en personnellement auprès des producteurs des maisons de disque quand vous êtes blanc, quand vous êtes blond, quand vous ne correspondez pas à ce qu'on écoute à la radio en 2025, c'estàdire la Lucianie, elle elle existe pas exception ressemble avec oui justement mais alors j'ai pas s'il vous plaît non mais vous voyez [rires] moi ça je l'ai ressenti parce que on m'a fait comprendre que la France c'est minime mais ça se ressent On parlait des des offres d'emploi. Tu il y a il y a un site et c'est triste mais c'est bien aussi qui existe. C'est pour toutes les voileres pour trouver du travail et Magel toi tu as recruté sur ce site sur ce site là pour ton agence et c'est très bien mais c'est dramatique.
Il y a un site comme ça parce que là là vous parlez en fait de je veux pas remettre en cause votre ressenti. Je suis pas du tout une connaisseuse de du fonctionnement de l'industrie du disque et cetera. Donc je me permettrai pas de juger mais ça me fait un peu penser.
Tu peux Clara t'inquiète. [rires] Oui, la grenade et non non non plus je l'aime beaucoup. Enfin, elle est bon bref, on s'en fout.
Mais ça me fait aussi penser à ces discours qu'on a sur les équipes de foot. Regardez, c'est pas des Français là, je mets des guillemets qui jouent dans l'équipe et cetera et en fait en fait c'est pas en fait c'est tellement loin du quotidien des Françaises et des Français. Là, je vous parle du travail de tous les jours.
Je vous parle de la majorité de la population, je vous parle de de mes de mes amis, de mes frères et de mes sœurs qui cherchent Oui. D'accord. Mais mais vous êtes% vous représentez 1 % 2 % c'est pas vous qui avez ce qui changer votre en fonction de mon travail me permettre euh euh on peut pas nier quand même Bruno que aujourd'hui une fille qui a le voile a du mal à trouver du travail aujourd'hui en France.
Mais pourquoi elle porte le voile ? Mais ça ça la regarde ça laet. Bah non, laïcité c'est de s'habiller comme tout le monde madame et de manger.
Vous on est en France, c'est de manger comme tout le monde. C'est s'habiller comme tout le monde. Mes parents sont venus d'ailleurs.
Alors juste pour que je termine ma petite phrase s'il te plaît. Mes parents sont venus d'ailleurs, ils ont pas imposé leur code vestimentaire, ils ont pas imposé leur religion, ils ont pas imposé leur langue. Ma mère a voulu parler français, apprendre le français, chanter la marseillaise, aimer la fran manger français.
Donc non. Non. En fait, il faut que vous compreniez que pour les Français dit de souche parce que je sais que c'est une phrase.
Moi non, moi non. [rires] Non, non, mais justement, je donne un exemple justement, c'est parce que je ne suis pas que je peux vous donner cet exemple. Justement les les Français de souche, ça existe autour de moi.
J'ai des Français qui sont j'ai des c'est des gens c'est des Français qui sont français depuis des génération et des générations et des générations comme Marion Maréchal par exemple et d'autres personnes. [rires] Oui mais bon voilà mais un exemple voilà il y a les Français de souche ça existe. On n'est pas tous français au même au même niveau je trouve.
Alors pour moi, il y a les français de souche et ça n'engage que moi et c'est pas méchant. Il y a les Français qui par exemple sont binationaux comme moi et il y a les français évidemment et il y a mais [rires] madame il y a ce qu'on appelle les français de papier. Alors pardon, je ne veux offenser personne.
Oui, justement, je savais que vous alliez rebondir dessus, mais non, mais juste laissez-moi aller au fond de ma pensée. Les Français de papier, alors il y en a qui aiment la France, il y en a qui parlent français, il y en a qui qui chantent la Marseillaise et tout va bien et il y a les autres qui sont là pour tout le reste et j'ai pas besoin de le préciser. Et c'est ça qui fait de la peine au français, c'est qu'en fait on ne veut pas être grand remplacé.
Et en fait le voile, il faut il faut comprendre et ça c'est c'est une théorie qui vient de monsieur Mélenchon, le grand remplacement la créolisation, ça revient au même. Voilà, c'est pas grandement. Et ça commence par quoi ?
Les codes vestimentaires, l'alimentation et ça c'est partout. Alors, si je peux vous répondre là-dessus, il y a peut-être aussi une différence entre vos ancêtres et et les ancêtres de ceux que vous dites être grand remplacé, enfin être venu pour nous grand remplacer et ne pas respecter suffisamment l'identité française, quelle que soit ce qu'on met derrière parce que je vais vous répondre là-dessus aussi. Euh, ils ont pas été colonisés vos ancêtres ?
Oui. Oh non, toujours la même histoire. Il y a quand même, vous allez pas oublier, non mais param du ciel, vous avez pas oublié qu'il y a quand même beaucoup notamment de de de franco-algériens qui sont là parce que on est on s'est pas posé la question de la civilisation judéo-chrétienne qui n'existe pas non plus quand on est allé coloniser l'Algérie, quand on est allé coloniser des pays d'Afrique sub-sahaéne et on n pas du tout le même la même histoire, le même passé et du coup forcément il y a des communautés qui sont arrivées en bien plus grand nombre qui ont le droit d'avoir une religion et je vais vous répondre aussi sur les logements sociaux parce que ce que vous dites est faux aussi.
Moi, j'ai plein de logements sociaux dans ma circonscription et je les connais tous par cœur comme ma poche. Ils sont tous en extrêmement mauvais état. Ben, je peux vous dire qu'il y a plus de blancs que de personnes racisées dans ces logements sociaux parce que je les ai tous visité et que bah oui, mais en Île-de-France tout le monde attend monsieur.
Et c'est pas si on revient juste après ça sur Sud Radio pour un [rires] débat. Ils sont pas d'accord. Non mais parce que là vous confondez le fait que tout le monde il y a 10 ans d'attente pour un logement social en Île-de-France.
On va recentrer le débat juste après sur Sud Radio sur le voile à l'Assemblée nationale. Doit-on redéfinir les limites de laïcité ? À tout de suite sur Sud Radio.
Sud Radio, votre avis fait la différence. Merci à Sud Radio de pouvoir m'exprimer et pour la qualité de vos informations. Sud Radio, parlons vrai.
Les instituts [musique] de beauté body minutes vous présentent Magalie Berda Sud Radio. On vit pas dans la même France. Magalie Berda sur Sud Radio.
Il est 20h45, nous sommes en direct. Le voile à l'Assemblée nationale. Doit-on redéfinir les limites de la laïcité ?
Ce soir, on reçoit Bruno Monerreu, chanteur et influenceur qui débat avec Alma Dufour, député LFI de scène maritime. Alors, on a tous vu cette photo à l'Assemblée nationale de ces petites jeunes filles qui étaient voilées. Ça a provoqué une tolée sur les réseaux sociaux.
Alors, on a il y a Elb Bron Pivet qui a trouvé ça inacceptable. On a le RN qui a dit que c'était une infame provocation. Euh je rappelle toutefois que juridiquement aucun texte interdit expressément au visiteur de porter un signe religieux dans les tribunes.
Euh alors pourquoi Alma d'ailleurs si cette loi existe, pourquoi aujourd'hui euh il y a un tel débat en fait ? Pourquoi aujourd'hui on en arrive à avoir la la présidente de l'Assemblée nationale qui dit que c'est inacceptable alors que finalement vu que c'est la loi, bah elle ne peut pas dire c'est inacceptable. Donc est-ce qu'on change la loi ou est-ce que on change président ?
Non, je rigole. [rires] Moi moi j'adore. Il y a le Bron PV, moi je regarde ses performances à l'Assemblée nationale pour faire terire tout le monde.
Je me dis la pauvre, elle a un courage incroyable. [rires] Mais finalement si c'est la loi qui les autorise, est-ce qu'aujourd'hui vous pensez qu'il faut changer la loi ou il faut ben accepter et se taire du coup et laisser les choses se faire ? Alors justement, mais c'est très intéressant pourquoi pourquoi si c'est légal, pourquoi il y a une polémique ?
Ben c'est on en revient à ce que je disais et je vais devoir vous rappeler la définition légale de la laïcité qui n'est pas du tout celle que vous avez donné, c'est-à-dire de permettre à chacun d'exercer son culte et que tous les citoyens, quel que soit leur culte, qu'il soit juif, catholique, musulman, qui n'est pas de religion, qui soit bouddhiste, qui soit ce qu'on veut, soit traité de la même manière. Et ça ça me pose vraiment ce qui nous a pourquoi on a réagi aussi fort à cette polémique nous à la France Saint-Souise, ça nous a excessivement énervé parce que un il y avait rien d'illégal. D'ailleurs, Marc Fenot voilà s'est aussi dit bah en fait moi je voilà je respecte la loi.
Il n'y a rien d'illégal. Pourquoi là quand c'est le voile, ça fait sauter au plafond alors qu'on a déjà reçu avec grand plaisir aussi euh des jeunes des jeunes élèves jeunes assez jeunes enfants d'une école d'une école de confession juive, une école juive qui y avait les petits garçons qui portaient laakipa et personne se disait est-ce qu'ils sont trop jeunes pour porter laakipa ? Est-ce que voilà on n pas sauté au plafond, il y a pas eu polémiqueen a parlé et oui personne n'en parle et c'est bien là ce qui montre en fait qu'il y a une interprétation de la laïcité à géométrie variable.
Nous, on a rien dit évidemment c'est dans le règlement et moi je suis contente, je vais vous dire encore une fois, oui, moi je serai peut-être pour faire évoluer la loi pour qu'elle soit plus claire pour tout le monde et qu'on arrête parce que le voile se voit plus que d'autres signes religieux de de mettre de d'utiliser cette excuse parce qu'en vérité c'est une excuse pour écarter tout un pan de la société qui a beaucoup de choses à apporter. Voilà. Donc moi, je serai même pour la modifier mais dans le sens inverse de ce que il voudrait bron pivé, c'est-à-dire que je suis pour dire qu'on lâche le voile aux femmes qui portent le voile, que on accepte que ça puisse être un choix et que ce n'est pas forcément être prosélite.
Que la limite qu'on doit avoir encore une fois là où moi toutes les religions peuvent me poser un problème, c'est quand vous voulez forcer les autres à vous se convertir, à adopter vos croyances. Ce n'est pas ce que font ces musulmanes qui sont volilées. Elles viennent à l'Assemblée nationale pour écouter des débats.
Je veux dire, si je peux juste me permettre une petite phrase, madame, avec tout le respect que j'ai pour vous, vous croyez vraiment que toutes les femmes voilées de France le font par choix ? Non. Et est-ce que vous croyez que je pense par contre que il y a une majorité de femmes des autres, s'il vous plaît ?
Non, mais il y a une majorité. Oui, mais vous vous enf mais justement c'est le discours, c'est votre discours qu'on entend partout sur les télés de droite si bien sûr. Elles ont elles sont forcé, c'est la première fois que j'attend le sujet.
Mais de votre discours qu'on entend, c'est-à-dire qu'on prend l'exception même si ça existe évidemment. Moi je connais toutes les femmes voilées que je connais, ell elles l'ont fait par choix. Je connais même des femmes des des mamans qui se sont battu avec leurs filles pour qu'elles ne se voilent pas en leur disant "Tu vas te mettre des embûes dans la vie, tu vas tu vas tu vas galérer pour trouver un boulot, tu vas te rajouter des discriminations.
Tu as pas besoin de ça, je connais." à l'inverse des filles d'imam qui ne portent pas le voile. Donc il faut faut aussi arrêter de caricaturer et les musulmans et de les stigmatiser comme ça.
Il y a des femmes qui sont forcées de le porter. Il y a aussi des femmes dans d'autres religions qui sont forcées par la communauté de de rester un peu à la maison et cetera. Moi figurez-vous qu'au lycée, il y avait beaucoup de jeunes filles où j'étais, il y avait beaucoup de jeunes filles très catholiques, très croyantes.
Et ben elles aussi hein, il y en a qui malheureusement sont tombées enceintes. Voilà de la première elles se sont mariées tout aussi sec. Je veux dire, faut pas faut pas faut pas croire que c'est quelque chose qui n'est propre qu'à la religion musulmane.
Et au contraire, il faut donner aux femmes qui ont envie de s'émanciper les moyens de travailler, de sortir, de vivre leur vie, qu'elles aient un voile sur la tête ou pas. Il faut libérer celles qu'ils ne veulent pas le porter. Mais alors dans ce cas-là, mais c'est c'est d' iraniennes, vous savez.
Les iraniennes. Mais oui, mais les Iraniennes qui sont en France. Oui, mais ce qu'elles disent et moi mes amis du mouvement femme vie liberté, ce qu'elles disent c'est que du moment que c'est un choix, je respecte autant les femmes qui veulent porter le voile que les femmes qui veulent pas le porter.
Et c'est leur position qui est très claire. Ne nous instrumentalisez pas contre nos sœurs qui ont choisi qui ont choisi. Le problème c'est que dans la rue quand vous voyez une femme voz comment savoir si elle a choisi ou pas ?
Mais ça vous regarde pas. Ah bah oui mais ça me regarde parce que c'est dans la rue. Bruno toi toi le le voile le voile ça te choque mais est-ce que une kipa ou une croix ça te choque ?
Alors euh non enfin moi des enfants il portent la croix con il y a des enfants portent la croix [rires] par la cité. Je donnais un exemple tout con. Moi je suis chanteur donc je vais revenir avec un exemple de chanteur chacun son métier.
Est-ce que est-ce que dit Piaf vous savez Edit Piaf avait deux exigences sur scène toute sa vie. Une petite robe noire qui ne devait pas prendre le soleil et une croix. Est-ce qu'aujourd'hui dit Piaf selon votre laïcité aurait pu exister ?
Bah bien sûr, mais c'est ce que je vous dis moi. Moi moi ça me dérange absolument pas que des gens portent des croix de David, des crois, je m'en fiche complètement. Mais pourquoi vous posez la question ?
Je viens de dire l'inverse. Je sais pas. Non mais vous je toi tu as l'impression que les LFI ils sont plus pour les musulmans et anti Exactement.
Mais pourquoi en fait je dis juste que tout le monde a le droit justement de de de croire en ce en quoi il veut et de portrer si ça si s'il le veut une croix. Enfin, je veux dire, pourquoi pourquoi pourquoi vous me faites ce procès alors que je viens de dire parce que je pense qu'il y a il y a il y a beaucoup de de choses qui se passe aujourd'hui autour du LFI. C'est vrai, par rapport à la communauté juive.
Euh non, c'est pas par rapport à la communauté juive, c'est par rapport à Gaza. Et là aussi, ça me gêne beaucoup euh qu'on confonde. Moi, je moi honnêtement avant que je me batte contre le génocide à Gaza, d'ailleurs je suis allée sur une flotti pour essayer de de briser blocus humanitaire.
On va pas rentrer dans ce débat mais alors ça on va faire un sujet là-dessus avec Thomas Guolé et euh euh je dis et ben ça va être sportif et je vous remercie en tout cas de le faire. Non mais je vous remercie de le faire parce que finalement on a très peu parlé de de cette flottile mais surtout on parle très peu du fait que le génocide a repris pas gnoc sur les mots du droit international monsieur. Non mais là je vais m'énerver vraiment.
Énervez-vous. Alors parce que le droit international soit vous le connaissez soit vous parlez pas ce soir. [rires] Non mais pour revenir justement à ce qui nous occupe.
Moi personnellement je ne m'étais jamais fait traiter d'antisémite avant la la défense de la question palestinienne. Je n'ai jamais eu, mais voilà, vous me croyez sur parole, mais je n'ai jamais eu, ne serait-ce qu'une pensée antisémite qui met à fleurer l'esprit. Et ça ça a été très et c'est ce qui me peine aussi beaucoup c'est qu'on il y a eu aussi une instrumentalisation du fait que maintenant parler de la Palestine ce serait avoir un désamour pour la communauté juive en France qui vraiment n'est pas le cas.
Voilà, je je vous le dis et je vais le redire et je vais le redire. Ce n'est pas le cas à la France insoumise sinon je ne serai pas dans ce parti. Et et donc il faut pas tout mélanger.
Justement quand on parle d'Israël, des citoyens israéliens, quand on parle de Gaza, des citoyens palestiniens, on ne parle pas ni des juifs ni des musulmans de France. Et on a toujours fait bien en sorte de ne pas mélanger ça et c'est le ministre de l'intérêt ministre de la justice monsieur Rota qui m'a beaucoup choqué après la philharmonie les perturbations du concert et cetera justement les les les perturbations au concert philharmonique il a fait un tweet vous savez juste pour finir là-dessus il a fait un tweet où en disant ils ne seront contents que quand plus aucun juif ne pourra se produire sur scène comme si c'était la question de la judaïé le problème c'est pas ça l'urvision mais pas du tout passe avec le chanteur Amir par exemple mais parce qu'il est fran franco-israélien et surtout pas parce qu'il est parce qu'il était un soutien de la politique de Netaniaou. C'est ça qu'on s'est jamais exprimé sur la politique de Netaniau.
Mais si bien sûr que si bah si justement et à l'Eurovision pourquoi on interdit les artistes ? On veut interdire l'israenne de chanter mais parce que elle représente un état elle représente un état tout interdit les Ro On s'éloigne du sujet. Cependant, je tiens quand même à rajouter quelque chose.
Moi, je me suis jamais exprimé sur la politique de Netanyahou et pourtant j'ai été boycotté à Max et aussi par certains de vos collègues. Euh mais je ne condamne pas je ne condamne pas ni d'un côté ni de l'autre. Ça veut dire qu'en fait si vous voulez c'est un débat qui est bien plus profond que malheureusement beaucoup ne maîtrisent pas.
Et moi je pense le maîtriser assez pour dire qu'il faut être du côté de international. Il y a il y a des il y a des choses je pense comme pour l'Ukraine en fait. C'est ça.
C'est ça. Mais après voilà, c'est pas le sujet de ce soir. Je veux pas revenir là-dessus mais je veux juste vous dire quand même que aujourd'hui euh vous n'avez enfin bon bref, c'est pas le sujet.
J'ai pas envie de rentrer là-dedans. En fait, si je Non mais si pour vous répondre très clairement, il y a beaucoup de gens qui ont été boycottés, y compris des gens qui ne sont pas juifs parce qu'ils ne prenaient pas position contre le génocide. Et après chacun droit chacun droit d'avoir ses opinions et on va pas on peut pas aujourd'hui demander le boycott de tous ceux qui ne s'expriment pas ou quoi.
Il y a quand même eu aussi beaucoup de Moi je parle par exemple pour comment il s'appelle pour ah comment il s'appelle ? L'humoriste marocain qui est que j'aime d'amour Jamel de B par exemple qui n'a qui ne s'est pas exprimé euh et qui a été boycotté alors qu'il s en fait il est libre aujourd'hui pour moi de s'exprimer d'un côté ou de l'autre. Je pense qu'on peut pas comme vous vous êtes libre de vous exprimer pour soutenir la Palestine comme certains sont libres de s'exprimer pour soutenir Israël.
On peut pas demander à tous se boycotter parce que sinon on arrivera à une guerre civile et vous pouvez entendre que pour certaines personnes et je ne souhaite vraiment pas vous énerver mais par amour de Dieu non mais vraiment [rires] vraiment par amour du sel comprenez que pour des millions de juifs c'est vraiment pas un génocide. Comprenez-le. Moi, j'entends l'histoire vision d'histoire.
Moi, je suis le droit international monsieur. C'est pas la question. On va répondre pour répondre à ça, il y a des gens qui considèrent que un génocide filmé en 4K demande aussi à tous de sortir d'une forme de neutralité.
Je suis de ces personnes-là, je peux entendre que ce soit discutable mais en tout cas l'idée n'est pas de mettre la pagaille en France. L'idée est juste de respecter des valeurs les plus fondamentales, des valeurs d'ailleurs même chrétiennes parce que vous savez ma grand-mère était très catholique et je suis désolée c'est pas les valeurs qu'elle m'a enseigné de tuer des enfants et de les affamer. Le 7 octobre vous a fait vous avez fait quoi en Israël ?
Alors on va on va essayer de pas dévier le sujet le sujet de quoi vous parz le sujet de ce soir n'est pas le 7 octobre et n'est pas le le conflit israéloestinien. On parle de la laïcité en France et c'est ça qui est douloureux je pense aujourd'hui c'est que finalement on narrive plus à parler d'un sujet d'actualité française sans arriver à dévier sur le sujet isra et c'est et c'est je pense une souffrance pour beaucoup de monde que qui soit musulman ou juif euh voilà donc j'ai même pas le temps de faire mes questions and flash. [rires] Oh là là.
OK. Alors j'ai quand même j'ai quand même 10 secondes pour dire vous avez dit donc vous aimeriez améliorer cette loi sur la laïcité. Bruno, une phrase pour la rendre plus inclusive.
Voilà. Et Bruno, une phrase, une dernière phrase, je t'aime. [rires] Alors, ça fait 1 heure qu'on débat voilà qu'on essaie de répondre à cette question avec nos deux invités.
Alma Dufour, député à la fille de scène maritime face à Bruno Monerreu, chanteur et influenceur. Merci à tous les deux. On se retrouve demain à 20h sur Sud Radio.
Tout de suite, vous retrouvez les clés d'une vie avec Jacques P6 et son invité, la voyante Yaguelle Didier. À demain sur Sud Radio. Je souhaite une très belle soirée.
Magalie Berda, Sud Radio 20h 21h, [musique] on vit pas dans la même France avec beau 10 minutes. Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai. Parlons vrai.
Sud radio. Parlons vrai.
Alma Dufour