La macronie craque comme la finance
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Locuteur 1Fait
« cette semaine il y a des gens qui vont se faire des nœuds au cerveau ça craque partout dans la finance dans la macronie »
- 0:25Locuteur 1Fait
« une nouvelle fois c'est une banque américaine qui s'effondre et la Banque fédérale américaine je m'en fous de toute façon je paierai pour empêcher que ça s'effondre »
- 0:45Locuteur 1Fait
« le laisser faire c'est fini le marché qui a toujours raison c'est fini »
- 0:50Locuteur 1Fait
« la moralisation du capitalisme financier demeure la priorité »
- 0:55Locuteur 1Fait
« il faut ensuite réglementer les banques pour réguler le système car les banques sont son cœur du système »
- 1:05Locuteur 1Fait
« ils n'ont rien fait de tout ça quelles vont être les mesures coupe-feu pour empêcher la contagion »
- 1:35Locuteur 1Fait
« la semaine dernière on a eu une mobilisation historique la plus importante depuis un demi-siècle dans notre pays »
- 1:45Locuteur 1Fait
« les sondages montrent que l'opinion reste toujours aussi déterminée contre cette réforme »
- 1:55Locuteur 1Fait
« il a envoyé balader les syndicats il veut pas parler avec eux »
- 2:05Locuteur 1Chiffre
« 93% de gens qui travaillent et qui refusent la réforme de des retraites »
- 2:15Locuteur 1Fait
« carburant ne sort des raffineries il y a un mouvement de grève qui a commencé mardi dans tous les ports et dans le secteur des transports »
- 2:45Locuteur 1Fait
« nous refusons le secret de la commission mixte paritaire qui va regrouper une délégation sénateur et une délégation de députés »
- 3:05Locuteur 1Fait
« le texte qui est revenu à l'Assemblée nationale c'est celui qui a été extrêmement rendu plus brutal encore par la majorité les républicains au Sénat »
- 3:45Locuteur 1Fait
« nous nous sommes systématiquement alignés sur les décisions que prenait les syndicats »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
cette semaine il y a des gens qui vont se faire des nœuds au cerveau ça craque partout dans la finance dans la macronie [Applaudissements] [Musique] dans la finance mondiale c'est panic à bord et ça concerne tout le monde parce que c'est les banques qui sont dans la déchiqueteuse et tout le monde a un compte en banque et par conséquent tout le monde est concerné une nouvelle fois c'est une banque américaine qui s'effondre et la Banque fédérale américaine je m'en fous de toute façon je paierai pour empêcher que ça s'effondre mais tout le monde se dit on a déjà entendu ça on a déjà joué cette partie c'était en 2008 et ça a été la catastrophe pour le monde entier puisqu'on a mis plus de deux ans à s'en remettre le souvenir cuisant de 2008 il est là et je vous rappelle les phrases indépassables qu'avaient prononcé le menteur de service à cette époque c'était Monsieur Sarkozy qui était le président de la République française et voici ce qu'il disait le laisser faire c'est fini le marché qui a toujours raison c'est fini si l'on veut reconstruire un système financier viable disait-il la moralisation du capitalisme financier demeure la priorité et il avait ajouté il faut ensuite réglementer les banques pour réguler le système car les banques sont son cœur du système ce qu'il faudra dans l'avenir c'est contrôler beaucoup mieux la façon dont elles font leur métier la manière dont elles évalues et dont elles gèrent leur risque Fernel bas où on en est exactement au même point ils n'ont rien fait de tout ça quelles vont être les mesures coupe-feu pour empêcher la contagion de se faire d'un pays à l'autre à travers toute la sphère financière et bien il n'y en a pas ils attendent en croisant les doigts que il se produisent rien ou bien que si jamais ce produit quelque chose et bien se remettre à imprimer de l'argent pour en distribuer de tous les côtés comme ils l'ont fait la dernière fois toujours au même les banques et toujours avec la même règle on ne contrôler rien ça vous ne savez pas combien de temps ça va prendre à devenir un phénomène général bon nous pendant ce temps là en France nous sommes dans la loi qui veut augmenter le temps de travail des personnes de 2 ans la semaine dernière on a eu une mobilisation historique la plus importante depuis un demi-siècle dans notre pays les sondages montrent que l'opinion reste toujours aussi déterminée contre cette réforme et que le seul incertitude c'est à quel point monsieur Macron a décidé de ne tenir compte de rien ni de personnes vous avez vu qu'il a envoyé balader les syndicats il veut pas parler avec eux et depuis la fin de la semaine dernière ça téléphone partout nuit et jour pour un par un essayer de convaincre les députés et les républicains il y en a quelques-uns qui sont pas très chaud pour eux voter cette loi de la voter de manière à ce que il y a un vote de l'Assemblée nationale et après ils nous dirons bah l'Assemblée nationale a voté figurez-vous que même s'il y arrivez ça nous impressionnera pas plus que ça et je vous demande de pas vous laisser impressionner plus que ça par cette affaire pourquoi parce que dans le passé on a déjà connu une scène de cette nature quand tout le pays veut une chose et le gouvernement veut une autre en général c'est le gouvernement qui doit finir par céder ça n'a pas de sens que des gens prétendent gouverner contre la vie de la quasi-totalité de la population du pays je rappelle que on en est à 93% de gens qui travaillent et qui refusent la réforme de des retraites et [Musique] carburant ne sort des raffineries il y a un mouvement de grève qui a commencé mardi dans tous les ports et dans le secteur des transports l'intensité de la lutte ne faiblit pas et il ne faut pas qu'elle faiblesse ne laissez pas dire que les gens sont moins courageux au combat qu'il ne l'était il y a quelques jours pour ce qui nous concerne les insoumis c'est branle-bas de combat à l'Assemblée nationale pour faire tout ce qui est dans notre pouvoir et dans la capacité du Règlement de l'Assemblée pour faire savoir tout ce qui s'y passe par exemple nous refusons le secret de la commission mixte paritaire qui va regrouper une délégation sénateur et une délégation de députés pour mettre au point le texte final parce que nous craignons le pire en effet le texte qui est revenu à l'Assemblée nationale c'est celui qui a été extrêmement rendu plus brutal encore par la majorité les républicains au Sénat et donc la décision qui a été prise en particulier par le groupe insoumis c'est de faire savoir tout le long ce qui se passe dans cette discussion à laquelle va participer notre président de groupe Mathilde panot tout ça vous le suivrez vous regarderez à la télévision qui est important c'est de comprendre que la lutte va continuer quoi qu'il arrive et dans cette lutte nous avons besoin d'être tous réunis voyez-vous depuis maintenant trois semaines nous nous sommes systématiquement alignés sur les décisions que prenait les syndicats ça ne veut pas dire que nous pensons que seuls les syndicats ont un avis à donner sur les retraites la preuve c'est que nous sommes interpellés directement à l'Assemblée nationale et nous avons fait notre part de travail dans la lutte mais aussi dans la proposition par conséquent la question de la retraite est une question qui concerne tout le monde et nous avons besoin que maintenant regroupe toutes les forces pour faire face à la suite puisque continuellement nous serons entre le travail à l'Assemblée et la bataille qui se déroule dans les entreprises et dans les rues du pays nous sommes dans un moment au total assez agité il est bien incertain qu'il s'agisse de la finance comme j'ai dit tout à l'heure ou des questions sociales dans de telles situations il faut rester simple c'est-à-dire savoir exactement ce que l'on veut sans concession ni arrangement nous ne voulons pas de la retraite à 64 ans une unité populaire c'est réalisée sur le terrain tout le monde l'a vu elle touche toutes les générations toutes les professions toutes les régions et bien en quelque sorte je dirais que nous avons besoin d'en Front populaire qui soit unis dans cette lutte contre la retraite à 64 ans c'est pourquoi hier manuel Bompard a proposé le responsable numéro 1 des insoumis a proposé que les syndicats puisque c'est eux qui marchent en première ligne aujourd'hui réunissent tout le monde pour voir comment on peut mener en commun la bataille et notamment si l'on doit faire de nouvelles manifestations de nouvelles marches le samedi parce que ça va mieux quand on l'organise tous ensemble que quand on le fait chacun séparément en tout cas mon mot à cet instant sera pour dire dans l'incertitude c'est l'heure des caractères dans l'incertitude ce qui compte c'est ce que l'on veut voir aboutir et en définitive le futur ce n'est pas ce qui va arriver comme dit le philosophe le futur c'est ce que nous allons faire
Jean-Luc Mélenchon