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AutreC dans l'air (sur YouTube)· 3 mai 2024 9 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Raphaël Glucksmann, pris à partie lors du 1er mai - reportage #cdanslair 02.05.2024

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:05OuverteRéponse directe

    les agressions contre Raphaël Glucksmann ont-elles un caractère antisémite ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:04PrésentateurChiffre
    « qui dépassent de 7 points celle des insoumis »
  • 3:50PrésentateurChiffre
    « l'ensemble des partis de gauche rassembleraient un peu plus de 30% des intentions de vote le 9 juin »
  • 3:56PrésentateurChiffre
    « en dessous du Rassemblement national à 32%. »
  • 7:22InvitéChiffre
    « Il y a deux mois, il y avait en gros un point d'écart entre la liste de Raphaël Glucksmann, celle des écologistes, et celle de Manon Aubry, de la France insoumise. »
  • 7:30InvitéChiffre
    « Aujourd'hui, le trou est fait, et ce n'est pas un point ou deux points d'écart avec les autres listes de gauche, c'est un point ou deux points d'écart avec la liste Renaissance. »
  • 8:38InvitéChiffre
    « on est aux alentours de 45% de Français qui disent « je suis sûr d'aller voter ». »

Temps de parole

  • Invité41 %
  • Invité 222 %
  • Présentateur22 %
  • Invité 37 %
  • Présentateur 23 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

« Glucksmann, casse-toi ! Saint-Etienne n'est pas à toi ! » Voilà un slogan du premier maître est revisité qui résonnait hier. Raphaël Glucksmann, prise à partie et victime de projectiles. Le candidat aux européennes pour le parti socialiste et place publique est attaqué notamment sur sa proximité avec l'ancien président géorgien Mirael Sakashvili. Alors, qui sont ces manifestants qui en veulent à Raphaël Glucksmann ? Pas la droite, pas l'extrême droite, mais plutôt la gauche, dont certains alliés de l'ANUPS, comme ce militant de la France Insoumise. Je suis pour la clarté que les imposteurs ne doivent pas faire partie de nos rangs.

Après, on s'imagine qu'ils sont de gauche ou qu'ils défendent le peuple, alors que ce n'est pas le cas. Cette personne-là a soutenu un dictateur en Géorgie, Sakashvili, c'est pas un mythe. Il a été biberonné au libéralisme, il l'assume. Raphaël Glucksmann finit par être évacué, condamnation unanime de ses pairs.

1:09
Invité

La politique, ça peut être parfois un combat au sens noble du terme, mais ça doit toujours se faire dans le respect de l'intégrité des personnes. Moi, je le dis, ces militants n'ont rien à faire dans aucune de nos forces politiques, quelles qu'elles soient, et donc je tiens à les dénoncer fermement.

1:22
Présentateur

Le candidat socialiste pointe déjà des responsables.

1:25
Invité

Ce qui est sûr, c'est qu'il y avait des drapeaux de partis politiques, il y avait des drapeaux de révolution permanente et de la France insoumise. Donc voilà, c'est leur conception du débat démocratique.

1:37
Présentateur

Réponse cinglante des insoumis.

1:40
Locuteur non identifié

Raphaël Glucksmann, excusez-vous. Respectez vos adversaires en apprenant à les reconnaître.

1:46
Invité

Je crois que ce n'est pas nous qui avons choisi de diviser. On ne va pas rester 25 ans sur un incident qu'il monte lui-même en épingle pour encore une fois accuser les insoumis qui ne sont responsables de rien.

1:56
Présentateur

Alors, qui divise qui ? Raphaël Glucksmann y voit de la frustration face à la dynamique de sa liste dans les sondages qui dépassent de 7 points celle des insoumis et en profite pour livrer une critique à peine voilée de Jean-Luc Mélenchon.

2:12
Invité

Ce n'est pas simplement les gens qui attaquent physiquement qui sont responsables. Ce sont aussi les gens qui utilisent le discours public pour propager des mensonges, des calomnies, des diatribes qui font de la stratégie du bruit et de la fureur.

2:29
Présentateur

Énième épisode d'une gauche qui semble ne plus se comprendre et ne cesse de s'invectiver. Mi-avril, après l'interdiction d'une conférence sur la Palestine à l'Université de Lille, Jean-Luc Mélenchon ose une comparaison avec le dignitaire nazi Adolf Eichmann.

2:47
Locuteur non identifié

Moi, je n'ai rien fait, disait Eichmann. Je n'ai fait qu'obéir à la loi telle qu'elle était dans mon pays.

2:53
Présentateur

Réaction immédiate de la NUPS.

2:55
Invité

Je ne me retrouve plus du tout dans Jean-Luc Mélenchon puisque ses propos excessifs discréditent tout le reste. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Il y a certaines personnalités politiques qui tiennent des propos qui sont absolument inacceptables. Et en particulier Jean-Luc Mélenchon... Quand on a des désaccords sur la réforme des retraites, sur la manière de gérer le débat parlementaire, c'était déjà pénible et contradictoire avec la volonté de travail en commun. Mais là, on touche à des choses un peu identitaires.

3:20
Présentateur

Après la désunion aux européennes, est-ce la fin de l'union de la gauche ? En tout cas, il y en a un qui l'espère et qui tend la main à leurs électeurs. Jordan Bardella en meeting le 1er mai.

3:32
Invité

Je veux parler à ces Français aussi qui ont le cœur à gauche ou qui ont eu le cœur à gauche pendant longtemps et qui désespèrent de voir la gauche perdre sa boussole républicaine, sombrer dans le pire des excès.

3:48
Présentateur

Selon la dernière enquête Ipsos, l'ensemble des partis de gauche rassembleraient un peu plus de 30% des intentions de vote le 9 juin, en dessous du Rassemblement national à 32%.

4:00
Invité

Alors, nous allons revenir sur plusieurs ongles qui ont été développés dans ce reportage. Béatrice en Charente-Maritime nous dit, les agressions contre Raphaël Glucksmann ont-elles un caractère antisémite ? Ça dépend si vous arrivez à vous mettre à la place de l'état d'esprit de ceux qui l'ont expulsé de ce cortège. Et vous n'aurez la réponse que si c'était quelqu'un d'autre que Raphaël Glucksmann qui était candidat à tête de liste de place publique et du PS. Moi, j'y vois quand même, il y a plusieurs choses. Il y a quand même le vieux règlement de compte, en fait les fameuses deux gauches irréconciliables.

Là, elles sont physiquement incarnées, c'est-à-dire qu'il y a les manifestants habitués du 1er mai, des jeunes communistes, d'après ce qu'on a compris, qui étaient une partie de ceux qui se sont opposés à Glucksmann, versus la gauche social-démocrate. Il y avait aussi des LFI dans ceux qui l'ont expulsé. C'est ce qu'a dit Raphaël Glucksmann. Lionel Jamont, suppléant LFI dans la 6e circonscription de la Loire, qui visiblement a dit, j'ai fait partie des gens qui m'ont expulsé. Oui, voilà. Donc, ça incarne, que ce soit les communistes et LFI d'un côté, et le PS et son représentant aux européennes de l'autre.

Ça vient à nouveau illustrer, oui, c'est deux gauches irréconciliables, entre une gauche radicale, contestataire, celle qui a Jean-Luc Mélenchon pour figure de proue, et puis cette gauche social-démocrate, ce centre-gauche plus modéré, qui pense avoir un espace de résurrection après le second mandat d'Emmanuel Macron. Et les européennes en donneront une indication. si des électeurs, qui s'étaient tournés vers Emmanuel Macron, mais qui viennent de la gauche, reviennent vers une gauche dite de gouvernement, que pourrait apparner maintenant Raphaël Glucksmann, et d'autres sont derrière, en se disant, s'il nous ouvrira peut-être un espace vers 2027. Anthony Bélanger ?

C'est qu'il y a, en fait, de part et de l'Atlantique, une indigénisation du conflit israélo-palestinien. Dans la gauche française, vous avez effectivement la gauche social-démocrate, plutôt, en tout cas, partisane à l'équilibre, contre les pro-palestiniens, plutôt à l'extrême-gauche. Et aux États-Unis, vous avez ceux qui sont très pro-israéliens, c'est la droite républicaine et souvent évangélique. Et puis ceux qui sont très pro-israéliens, c'est l'extrême-gauche ou du Parti démocrate, pro-palestinien, et qui ont indigénisé le conflit pour mieux se battre à l'université. Parce qu'avant, les mouvements qui portaient la cause palestinienne étaient des mouvements nationalistes.

Ce n'était pas le Hamas, c'était Yasser Arafat, c'était des gens qui ne parlaient pas de la religion, qui n'y mettaient pas un caractère identitaire et religieux. Avec le Hamas, qui est un mouvement islamiste, les répercussions identitaires et religieuses de ce conflit rejaillissent dans les démocraties occidentales. Et d'où l'instrumentalisation de cet aspect des choses, notamment par la France insoumise. C'est vrai que l'expression est la bonne, ça indigénise totalement ce conflit.

Et ceux qui n'étaient pas identitaires avant, au sens religieux, au sens communautaire, parce que c'était une cause nationale, la cause palestinienne, se répercutent et ouvrent plein d'autres tiroirs un petit peu dangereux dans les sociétés occidentales, qui sont des sociétés multiculturelles désormais. Oui, alors indigénisation du débat public sans doute, brutalisation du débat public de Raphaël Glucksmann. Et c'en est une illustration supplémentaire d'un pays qui a la fièvre pour reprendre le titre d'une série.

Et puis malgré tout, puisqu'on est dans un contexte aussi qui est un contexte électoral, l'inquiétude d'une partie de la gauche radicale face à la progression, à la dynamique de la liste de Raphaël Glucksmann. Il y a deux mois, il y avait en gros un point d'écart entre la liste de Raphaël Glucksmann, celle des écologistes, et celle de Manon Aubry, de la France insoumise. Aujourd'hui, le trou est fait, et ce n'est pas un point ou deux points d'écart avec les autres listes de gauche, c'est un point ou deux points d'écart avec la liste Renaissance.

Et donc, face à cette dynamique-là, de la liste de Raphaël Glucksmann, il y a une inquiétude, parce que toute la stratégie depuis 10 ans, depuis 15 ans, de Jean-Luc Mélenchon, était la marginalisation de la social-démocratie. Là, elle se présente avec une offre politique qui est claire et qui crée une dynamique. Mais en quoi faire de Gaza le sujet des Européennes peut donner un espoir à la France insoumise de regagner du terrain par rapport à ce que vous expliquez, cette dynamique de Raphaël Glucksmann ?

Alors, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne stratégie, mais la stratégie, je crois, est d'essayer de faire de Gaza, de la Palestine, le sujet de la campagne, avec comme objectif derrière d'avoir une mobilisation, pas seulement une mobilisation des quartiers populaires, comme on l'a beaucoup dit, et notamment de l'électorat musulman, mais de la jeunesse. Je crois que c'est ça que vise, avec un chiffre qui est très juste, c'est que quand vous regardez aujourd'hui le taux de participation, on est aux alentours de 45% de Français qui disent « je suis sûr d'aller voter ».

Mais quand vous regardez la structure de ce taux de participation, vous voyez qu'il y a un écart absolument considérable, beaucoup plus important que lors d'une élection présidentielle, entre les plus jeunes et les plus vieux. On a presque le double de participation entre les plus de 70 ans et les 18-34 ans, et donc c'est cette mobilisation que Jean-Luc Mélenchon cherche à faire. Merci.

Raphaël Glucksmann, pris à partie lors du 1er mai - reportage #cdanslair 02.05.2024 · Pourquijevote