RN : opération normalisation ? - Alain Duhamel - C à Vous - 07/10/2022
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:38FerméeRéponse partielle
Elle a raison ?
- 6:43OuverteRéponse directe
Je voudrais préciser les actions engagées depuis 2017.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:12InvitéChiffre
« 35% des Français approuvent la façon dont le RN se comporte à l'Assemblée Nationale »
- 0:47Invité politiqueFait
« tout le monde parle de la normalisation, la courtoisie, la présence en séance, la siduité »
- 1:56PrésentateurFait
« Il est tout le temps dans l'outrance, dans l'appel à la violence sociale. On est dans des propos factieux. »
- 2:27InvitéFait
« Le droit de manifester, il est constitutionnel. On le respecte, on l'accompagne. »
- 3:27Invité politiqueFait
« La question est de savoir, quand on analyse un peu Mélenchon, si ça marche sur Paris »
- 4:39Invité politiqueFait
« s'il y a des difficultés dans son parti en ce moment, c'est parce qu'il a un comportement de souverain. »
Temps de parole
- Invité politique63 %
- Invité15 %
- Invité 25 %
- Invité 34 %
- Invité 43 %
- Présentateur3 %
- Invité 53 %
- Invité 62 %
≈ 3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
89 députés Rassemblement National à l'Assemblée, le RN il y a même deux vice-présidences et Le Monde a publié mardi l'enquête annuelle sur les fractures françaises réalisées par l'Institut Ipsos Soprasteria. 35% des Français approuvent la façon dont le RN se comporte à l'Assemblée Nationale ce qui le place devant tous les autres partis d'opposition. C'est bien la preuve que l'opération Ripollinage a totalement fonctionné ?
Quand vous lisez, que vous écoutez, que vous regardez l'ensemble des papiers depuis que la session parlementaire a recommencé, c'est pas vieux, ça date de lundi mais il y a eu beaucoup de commentaires, vous vous apercevez que tout le monde parle de la normalisation, la courtoisie, la présence en séance, la siduité ce qui n'était vraiment pas le cas de Marine Le Pen avant parce que c'était la plus absente de tous les députés français pratiquement. Elle était extraordinaire pour ça. Elle arrivait à être absente là comme elle avait pu être absente à Bruxelles, enfin c'est une spécialité, mais elle faisait ça bien.
Et en ce moment, il faut bien dire que les circonstances la servent et que dans la même enquête, on voit d'ailleurs qu'elle suscite moins d'opposition
que la France insoumise.
Que la France insoumise.
Oui, la France insoumise dont les Français désapprouvent à 42% la forme d'opposition qui est jugée trop radicale. Jean-Luc Mélenchon vient donc de ce côté de créer la polémique avec un tweet hier consacré à sa marche contre la vie chère qui se déroulera le 16 octobre prochain. Le 5 et 6 octobre 1789, les femmes marchent sur Versailles contre la vie chère. Elles ramènent le roi, la reine et le dauphin de force à Paris sous contrôle populaire. Faites mieux le 16 octobre et évidemment ça a provoqué les réactions des membres du gouvernement.
Il s'est essayé un jour d'être Mélenchon Premier ministre, maintenant c'est Mélenchon Robespierre et c'est pas plus convaincant. Il est tout le temps dans l'outrance, dans l'appel à la violence sociale. On est dans des propos factieux. Il appelle, d'une certaine façon, à utiliser la force contre le pouvoir, tout simplement.
On pourra toujours dire que ce n'est pas ce que je voulais dire. Mais vous voyez toujours ce discours borderline qui flirte avec ça. On connaît bien ça, pardon de le redire, en Amérique centrale, dans certains pays d'Amérique du Sud où on légitime, parce qu'on considère que les gens n'ont plus que ce moyen-là. Jean-Luc Mélenchon devient de plus en plus excessif et de fait de plus en plus insignifiant. Et je crois que les Français sont en train de s'en rendre compte. Le droit de manifester, il est constitutionnel. On le respecte, on l'accompagne. Olivier Grégoire qui citait René Char, je crois. Tout ce qui est excessif devient insignifiant. Elle a raison ?
Je ne suis pas sûr. Je pense qu'il ne faut pas enterrer encore Jean-Luc Mélenchon. Il déborde. Il déborde toujours. C'est sa façon d'être. Quand il attaque quelqu'un avec violence, c'est sa manière de dire bonjour. Donc il ne faut pas être étonné. Il y a toujours des réflexions de ce genre. Là, la question, c'est que la référence, c'était effectivement le fameux cortège des femmes qui effectivement étaient affamés. Il faut quand même souligner ce point. C'était des femmes qui n'arrivaient plus, qui n'avaient plus l'argent d'acheter du pain. Je ne parle même pas de viande ou d'autre chose. Et il faut reconnaître que Louis XVI a refusé de faire tirer.
Il y avait la garde qui était puissante, professionnelle, et il n'a pas voulu. Ils ont été ramenés. La question est de savoir, quand on analyse un peu Mélenchon, si ça marche sur Paris, qu'il veut organiser, parce que c'est bientôt ça, c'est ce mois-ci. Oui, c'est ce mois-ci. Si cette marche-là, il la regarde avec le même état d'esprit. Qu'est-ce qu'il veut faire en marchant sur Paris ? Où il veut aller ? Bon, je ne pense pas que ça va se terminer par la prise de l'Assemblée nationale et encore moins de l'Elysée. Mais il joue toujours sur plusieurs registres. D'un côté, il y a un homme intelligent, brillant, cultivé, etc.
Et puis d'un autre côté, il y a un agitateur qui, à la fois, est capable de faire un grand discours d'opposition républicaine et qui, en même temps, est capable, en permanence, de jouer sur une ambivalence. Je suis un grand leader de l'opposition, estimez-moi. Je suis un vrai révolutionnaire qui, à ce moment-là, applaudissait-moi. Bon, c'est un dédoublement de personnalité. C'est aussi une façon de faire oublier les difficultés de son parti ? Les réussites de son parti, c'est lui, et les difficultés de son parti, c'est lui aussi. C'est-à-dire que s'il y a des difficultés dans son parti en ce moment, c'est parce qu'il a un comportement de souverain.
Il est le souverain des socialistes, le souverain des écologistes. Il n'arrive pas à être tout à fait le souverain des communistes, parce que Roussel a plus de répondants. Bon, mais enfin, il se comporte comme ça. Il voulait des propositions, etc., que lui propose et que tout le monde doit suivre. Alors même, je vous rappelle quand même, qu'il n'est plus député. Il veut être le leader incontesté de la NUPES qu'il a inventé et fabriqué. Et ça aussi, c'était un coup extrêmement habile en s'appuyant, non pas sur une convergence des projets, parce que quand on regarde les choses, il n'y a pas de convergence des projets entre eux.
Mais en revanche, il y avait un intérêt commun qui était, si vous voulez acquérir en ce qui concerne les insoumis et les écologistes, ou conserver, en ce qui concerne les communistes et les socialistes, vos sièges, une seule solution, la candidature commune. Et il a eu cette idée-là. Et depuis, il y a eu une monarchie absolue à la NUPES. Après tout, on a connu des révolutionnaires qui devenaient ensuite des monarques.
Des monarques absolus. Vous l'avez dit, la rentrée parlementaire, c'était cette semaine à l'Assemblée, là où les députés de la NUPES ne se sont pas privés de donner de la voix. Alors moi, je le dis aux femmes, dès que vous recevez une gifle, allez porter plainte. Il ne faut pas avoir peur. Même des fois, par amour, on ne veut pas le faire. Depuis plusieurs semaines, on loue la vertu de celui qui reconnaît des faits de violences conjugales. Depuis plusieurs semaines, on entend ceux qui parlent de leur affection pour un homme qui frappe sa femme.
On jette en fait des dizaines d'années de combat de nos associations qui ont permis aux victimes d'être accompagnées par la seule voix qui peut mettre un terme à leur souffrance, la voix judiciaire. On a fait un sujet sérieux et je voudrais continuer à vous préciser les actions qui ont été engagées depuis 2017. Madame Obono, je vous précise qu'en application de l'article 71 du règlement, je prononce un rappel à l'ordre à votre encontre. Vous continuez à invectiver l'Assemblée et à invectiver la présidence si c'est ce que vous faites. Donc je prononce un rappel à l'ordre avec inscription au procès verbal.
rappel au règlement avec inscription au procès verbal qui prive d'ailleurs Daniel Obono d'un quart de son indemnité parlementaire ce mois-ci en se comportant comme ça.
Je pense que ça lui est complètement égal.
Oui, ça désespère Patrick de voir ces images-là ? Oui, à la fois qu'elles existent et à la fois qu'on les repasse en boucle parce que c'est l'image portée par l'Assemblée parce qu'il y a des députés qui travaillent, il y a des choses qui sont réellement débattues. C'est vraiment l'aspect le plus... Oui, mais je suis d'accord... Un moment de rejet de la politique...
Je suis d'accord que ça a un effet pervers de repasser des images qui sont des images qui devraient tenir plus de la Cour de récréation que de l'Assemblée nationale. En même temps, il faut dire qu'il y a une stratégie. Ce n'est pas par hasard que ça se passe. Ça se passe parce qu'il y a d'un côté le Rassemblement national où tout le monde est cravaté... Je ne suis pas content des cravates, mais où tout le monde est cravaté, se tient bien, etc. Et renfonce les aspérités. Et puis, de l'autre côté, les Insoumis qui ont décidé qu'ils devaient mener une espèce de guérilla verbale permanente avec des provocations qui agacent beaucoup de gens. D'ailleurs, on l'a bien vu dans le sondage Ipsos.
Voilà, c'est ça. Les fractures françaises. Dans le monde, on s'est aperçu que ça ne plaît pas à la majorité des Français. Mais je dirais que dans la période actuelle, la majorité des Français, je pense que la NUPES, c'est un mot qui est perdu, mais ce qui l'intéresse, c'est d'essayer d'élargir son propre électorat sur une base qui est une base de colère, peut-être de révolte, et dont, comme toujours, avec le double langage, d'un côté, mon action républicaine, et de l'autre côté, et si la réponse était dans la mobilisation de la rue, et où va la mobilisation de la rue, etc.
C'est dangereux dans une société qui, en ce moment, est anxieuse, très divisée, qui ne sait pas trop ce qui va se passer sur le plan international, qui est inquiète, notamment des risques de dérive nucléaire, à juste titre, ils ont raison d'être inquiets, et qui auraient besoin plutôt de calme et puis d'une direction claire suivie. Bon, pour l'instant, on attend un peu la direction claire, et on voit une des oppositions qui s'agite comme si... Elle jouait avec le feu. Mais elle joue avec le feu. Merci.
Merci. Merci. Merci.