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InterviewRadio France (sur Site radio)· 17 juin 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSécurité

Les acteurs du tourisme sensibilisés à la prévention des incendies : Clotilde Duhayon, directrice du Parc naturel régional des Corbières-Fenouillèdes

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Est-ce que les touristes vont revenir dans les Corbières-Fenoyed ?

  • 2:19OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'ils doivent faire concrètement les professionnels du tourisme ?

  • 2:50OuverteRéponse directe

    Ce n'était pas fait ça jusqu'à présent encore ? La communication n'était pas suffisante ?

  • 3:34OuverteRéponse directe

    Est-ce que, là-dessus, les professionnels du tourisme sont à la hauteur ? Est-ce que le débroussaillage est fait autour, justement, des campings, des gîtes ?

  • 4:05OuverteRéponse directe

    C'est quoi leur rôle ?

  • 4:33OuverteRéponse directe

    C'est suffisant, six médiateurs, pour un parc naturel régional ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:13PrésentateurChiffre
    « Le feu de Ribot a ravagé 17 000 hectares. »
  • 1:12InvitéChiffre
    « Le nombre de réservations avait plongé. »
  • 3:16InvitéFait
    « ce ne sont pas toujours les touristes, on le dit, qui provoquent les feux. »
  • 3:20InvitéFait
    « Concernant Ribot, d'ailleurs, ce sont des agents de l'ONF, qui, on le rappelle, sont présumés innocents, mais qui sont, à l'heure actuelle, soupçonnés. »
  • 5:13InvitéChiffre
    « dix mois après cet immense feu, 17 000 hectares de végétation parcourue. »

Temps de parole

  • Présentateur62 %
  • Invité34 %
  • Présentateur 25 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ici Roussillon, ici Roussillon, 100% local. C'est un secteur de la région encore traumatisé, les Corbières l'été dernier. Le feu de Ribot a ravagé 17 000 hectares. Alors pour éviter que ça recommence, le parc naturel régional Corbières-Fenoyed sensibilise les professionnels du tourisme. Simon, on en parle avec votre invité, c'est justement la directrice du parc naturel régional Corbières-Fenoyed.

0:27
Invité

Bonjour Clotilde Duhayon. Bonjour. Hier, vous avez tenu pour la première fois une réunion d'information justement pour les responsables de camping et de gîtes. On va en reparler, mais d'abord, l'état des réservations pour cet été, un an après le feu de Ribot. Est-ce que les touristes vont revenir dans les Corbières-Fenoyed ?

0:43
Présentateur

Alors on l'espère. On fait tout pour. Aujourd'hui, c'est difficile de savoir quel est l'état des réservations, mais en tout cas, on lance de nombreuses campagnes pour inciter les touristes à revenir, les rassurer et les accompagner pour faire en sorte qu'ils prennent soin de ce territoire aussi.

0:58
Invité

Parce que le tourisme, c'est vital pour l'économie de ce secteur.

1:01
Présentateur

Tout à fait. Le tourisme, il y a deux grandes économies sur le territoire. C'est l'agriculture et le tourisme, qui sont souvent totalement liés d'ailleurs.

1:08
Invité

La fin de l'été, évidemment, après Ribot, l'an dernier, avait été gâché. Le nombre de réservations avait plongé.

1:14
Présentateur

Tout à fait. Le nombre de réservations a plongé, tout simplement parce que les massifs étaient fermés pour une question de sécurité, à la fois les massifs qui brûlaient et les massifs à côté pour éviter de disperser et de risquer plus d'incendies et de mobiliser aussi les pompiers ailleurs.

1:28
Invité

Et un an après Ribot, vous avez donc décidé de renforcer cet aspect prévention feu de forêt avec donc cette réunion hier à Paziols avec des responsables de camping et de gîtes. C'est vraiment nécessaire parce que les professionnels du tourisme sont souvent des gens du coin qui connaissent les dangers du feu.

1:44
Présentateur

Alors, les professionnels connaissent, mais n'ont pas forcément les bons outils après derrière pour communiquer. Donc l'objectif, c'était de continuer à les former et de leur donner des outils, un kit de communication pour les amener à mieux informer les touristes de l'état de sécheresse souvent qu'on a l'été sur le territoire et du risque incendie qui pèse sur ce territoire et du coup d'avoir des bons gestes pour la fréquentation et pour mener à bien toutes leurs activités qu'ils ont prévues sur ce territoire-là.

2:11
Invité

Donc concrètement, vous demandez par exemple à un responsable d'un gîte le matin au petit déjeuner d'informer par exemple les randonneurs sur le risque incendie, les erreurs à ne pas faire. Qu'est-ce qu'ils doivent faire concrètement les professionnels du tourisme ?

2:22
Présentateur

Alors, ils doivent inciter les touristes à regarder les sites des préfectures pour regarder le niveau de risque, pour adapter son programme de la journée au risque qu'il y a parce qu'il peut y avoir des massifs qui sont fermés, il peut y avoir vraiment un risque fort en fonction du vent, de la température, etc. Et donc, on distribue des QR codes et des magnètes que l'on met à disposition pour que les touristes, chaque matin au petit déjeuner, ils scannent le QR code, ils regardent le niveau de risque et ils adaptent leurs actions de la journée.

2:50
Invité

Ce n'était pas fait ça jusqu'à présent encore ? La communication n'était pas suffisante ? On a le sentiment tout de même, nous, ici en pays catalan en tout cas, qu'on en parle beaucoup des feux ?

2:58
Présentateur

Alors, on en parle beaucoup, mais de cette réactivité ou cette réaction de regarder chaque jour le niveau de risque, notamment côté Pyrénées-Oriental, on ne l'a pas forcément. Ce n'est pas forcément très connu qu'il faut aller sur le site de la préfecture pour regarder le niveau de risque, pour voir ce qu'on est en capacité de faire.

3:13
Invité

Alors, en même temps, ce ne sont pas toujours les touristes, on le dit, qui provoquent les feux. Concernant Ribot, d'ailleurs, ce sont des agents de l'ONF, qui, on le rappelle, sont présumés innocents, mais qui sont, à l'heure actuelle, soupçonnés. Il y a quelques jours, ici même, justement, les pompiers nous disaient ce qui les avait marqués à Ribot, c'était la vitesse de propagation des flammes. Eux, ils plaident aussi pour des ceintures de sécurité autour des communes, autour des propriétés. Est-ce que, là-dessus, les professionnels du tourisme sont à la hauteur ? Est-ce que le débroussaillage est fait autour, justement, des campings, des gîtes ?

3:41
Présentateur

Alors, ils le font, puisque c'est une mesure de sécurité, et je pense qu'il y a des contrôles par rapport à ça, mais c'est la responsabilité de chacun. Et nous, on accompagne, on souhaite accompagner l'ensemble des citoyens et des porteurs économiques pour faire en sorte qu'ils puissent avoir les bons gestes pour prévenir au maximum, faire de la prévention sur le volet incendie.

4:00
Invité

Alors, pour la prévention, justement, vous avez des médiateurs qui sont là depuis quelques années. C'est quoi leur rôle ?

4:07
Présentateur

Alors, les rôles de ces médiateurs, c'est une action qui est avec les Pyrénées-Catalanes et le pays Pyrénées-Méditerranée. Nous, on a six médiateurs qui arrivent, donc trois binômes qui arrivent pour juillet et août. Leur rôle, c'est vraiment d'aller au contact des touristes, mais pas que d'aller dans les cafés, d'aller au contact des habitants pour informer des bons gestes, et puis toujours informer de ces fameux niveaux de risque dont il faut prendre connaissance pour adapter ses actions pendant la journée.

4:33
Invité

C'est suffisant, six médiateurs, pour un parc naturel régional ?

4:36
Présentateur

Alors, nous, on est un parc où la fréquentation touristique, elle n'est pas encore énorme. Donc, ils circulent sur le territoire et ils vont sur certains sites touristiques. Ce serait nécessaire de faire plus. On a commencé par un binôme. L'année dernière, deux binômes. Cette année, trois binômes. Sans doute que c'est une action qui va continuer et qui va augmenter, comme peuvent le faire les parcs dans la région PACA, où il peut y avoir 35 agents pour des parcs comme le nôtre.

5:05
Invité

Clotilde Duhayon, je rappelle que vous êtes la directrice du parc naturel régional Corbière-Fenoyer. D'un mot aussi sur l'état de la végétation dans ce secteur de Ribot, dix mois après cet immense feu, 17 000 hectares de végétation parcourue. Dans quel état se trouvent les parcelles brûlées aujourd'hui ?

5:20
Présentateur

Alors, ça dépend des parcelles, mais il y a une partie de la végétation qui revient assez vite. Les premières espèces, pas forcément celles que l'on souhaite, c'est les espèces les plus adaptées. Mais petit à petit, ça revient. Dans le cœur de l'incendie, forcément, c'est plus difficile à reprendre, puisque la biodiversité, elle recolonise par les abords. Et avec une surface aussi grande brûlée et une intensité si forte, c'est plus difficile. Donc nous, notre rôle, c'est de suivre cette végétation qui reprend et de suivre la biodiversité, comment elle se réadapte et comment elle revient sur le territoire dans les prochaines années à venir.

5:49
Invité

Ça va prendre combien de temps ?

5:51
Présentateur

Alors, on ne sait pas parce que l'intensité du feu, elle est un peu inédite, mais ça va prendre un petit peu de temps. Mais la biodiversité, elle revient vite.

5:59
Invité

Et vous ne voulez pas, en tout cas, vous dites que ce n'est pas intéressant, ce n'est pas intelligent de planter des arbres à gogo dans ce secteur. On ne peut pas effacer, arracher tous les arbres brûlés, toutes les souches et replanter d'autres arbres à la place. C'est beaucoup plus compliqué que ça.

6:12
Présentateur

Alors, il y a le département de l'Aude qui a porté une DIGU, donc une déclaration d'intérêt général, qui va enlever le bois mort. Alors, nous, on considère que financièrement, par rapport à un territoire aussi sec, où il pleut aussi peu, planter serait un investissement qui ne fonctionnerait pas forcément. On propose plutôt de laisser la végétation revenir et de la gérer, notamment avec l'agriculture, le pastoralisme et la viticulture.

6:35
Invité

Clotilde Duhaillon, merci beaucoup. Je rappelle que vous êtes la directrice du parc naturel régional Corbière-Fenouillède. Excellente journée et bon été à vous.

6:43
Présentateur

Merci.