Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Audition parlementaireAssemblée nationale (sur YouTube)· 8 novembre 2023 125 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & internationalÉconomie & entreprises

🔴 Relations entre la France et l’Afrique : examen d'un rapport d'information

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 46 %Attaque 34 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Madame la députée, vous avez été mise en cause par la ministre. Pouvez-vous faire une mise au point ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Monsieur Herbillon, vous vous exprimez au nom des Républicains. Quels sont vos propos sur la prise de parole de vos collègues ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Monsieur Lecoq, vous souhaitez réagir brièvement. Quel est votre avis sur la mise en cause de collègues absents ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Madame Tabarot, quels sont les points clés de votre rapport sur les relations France-Afrique ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Monsieur Fouc, quels sont les avantages compétitifs de la France en Afrique ?

  • 20:00OuverteRéponse partielle

    Quels partenariats concrets fonctionnent en Afrique selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Fait
    « hier j'ai été mise en cause par la ministre bonene qui m'a prêté des propos que je n'ai absolument jamais tenu »
  • 11:00Fait
    « nous sommes trop proche historiquement parce que nous avons joué un rôle essentiel un rôle colonial qui qu'on peut apprécier diversement selon les opinions qu'on en a »
  • 16:00Fait
    « nos deux derniers présidents ont annoncé la fin de la politique africaine de la France et ce message a été très mal perçu par nos partenaires »
  • 20:00Promesse
    « la France doit se doter d'une nouvelle stratégie africaine »
  • 22:00Monsieur Ledou (Renaissance)Fait
    « depuis 2017 impulsé par le Président de la République qui a fait de la diplomatie la priorité africaine de la France »
  • 30:00Fait
    « le président de la République est allé en RDC a fait des annonces nombre d'investissements qu'il a annoncé moi j'ai constaté 4 mois après que rien n'avait été mis en œuvre pour l'instant rien concrètement »
  • 37:00Monsieur Ffer (RN)Chiffre
    « 58 de nos militaires français morts en opération visant à assurer la sécurité de la région »
  • 11:00Chiffre
    « la consommation de cobalt va être multipliée par 20 d'ici 2040 »
  • 0:10Fait
    « nous sommes en retard hein nous sommes oui alors aujourd'hui il y a pas de il y a pas d'échéancier »
  • 0:20Fait
    « le Nigéria est pas d'accord sur le nom de la devise sur le proc »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

une des des pertes les plus lourdes que le terrorisme est fait subir à à notre pays au cours des dernières années et je pense que dans un moment où les otages paraissent un peu les grands oubliés de de l'actualité on parle de tout on parle on fait de la géopolitique mais on oublie les otages on oublie les morts je pense qu'il faut se le rappeler et je dis ça parce que comme vous le savez la présidente de l'Assemblée nationale et leésid président du Sénat ont décidé de nous appeler d'appeler les parlementaires mais les Français aussi à une marche contre l'antisémitisme qui aura lieu dimanche alors je participerai personnellement en tant que parlementaire à cette marche avec l'écharpe tricolore de la République mais je voudrais vous dire que sauf si vous y voyez un inconvénient j'aimerais pouvoir quand je m'exprimerai sur si je suis amené à m'exprimer dans l'opinion dans les sur les médias dire que cette Présence JE la je l'assume au nom de euh la la commission toute entière je pense que c'est une grande cause qui doit nous réunir ça n'a rien à voir avec l'analyse que nous faisons les uns et les autres de ce qui s'est passé de ce qui se passera au au Moyen-Orient mais cette face au regain d'antisémitisme que nous observons aujourd'hui face à la grande détresse de la population juif française en particulier je pense que il est bon que nous soyons unanime à manifester notre volonté de lutter contre l'antisémitisme alors sauf si l'un d'entre vous pour des raisons que je comprendrai d'ailleurs estimer que je n'ai pas à me m'exprimer en votre nom à tous j'avais l'intention de le faire et je voulais vous en informer voilà ce que je voulais dire à titre liminire car je dois dire que j'ai ressenti je relis première phrase de mon propos j'ai ressenti avec beaucoup beaucoup de de de d'effroid et et de tristesse l'annonce de cette statistique épouvantable des 40 morts français alors maintenant nous allons dans un instant assister écouter nos deux nos deux rapporteurs sur ce dossier essentiel qui est le dossier africain mais en attendant madame la députée de la Somme madame ménache estime queelle a été mise en cause en tout cas qu'on lui a attribué hier une une prise de position publique qui n'est pas la sienne et vous souhaitez madame la députée faire une mise au point vous avez la parole merci monsieur le Président en effet hier j'ai été mise en cause par la ministre bonene qui m'a prêté des propos que je n'ai absolument jamais tenu donc je souhaitaer remettre ses propos mensongers et éclaircir la situation en réalité euh je le rappelle les la position du groupe rassemblement national est contre l'élargissement euh de l'Union européenne tout simplement euh c'était sur la situation des Balcans et je trouve inadmissible que en mon absence madame la ministre ait pu me prêter des propos que je n'ai absol jamais tenu voilà je vous remercie je je vous remercie je je tiens simplement à préciser une chose c'est que je ne pense pas que dans l'esprit de Madame de Madame boun cétait trop chose que l'expression d'un désaccord politique entre vous il n'est pas puisque c'était je crois la question de l'adhésion de la Serbie qu'elle dont elle vous prêtait l'idée que vous la souteniez l'adhésion de la Serbie à l'Union européenne je je pense que c'était une opinion comme les autres elle a tout à fait eu tort puisque croné de de le faire mais je ne pense pas qu'il faille y voir une manifestation d'hostilité particulière en tout cas ce que je tiens à vous dire transmettraz très précisément à l'intéresser votre observation et j'espère qu'elle en tirera les conséquences qui s'imposent car effectivement il y a aucune raison de vous prêter des propos ou des opinions que vous n'avez pas manifesté publiquement voilà maintenant mais mes chers oui monsieur monsieur Herbillon je vous en prie merci beaucoup monsieur le Président oui j'ai demandé la parole je je voulais juste m'exprimer au nom des des républicains par rapport à votre déclaration liminaire pour vous dire que nous faisons évidemment nôtre vos propos de manière extrêmement claire en revanche je ne vous cache pas notre embarras euh en ce qui concerne la prise de parole d'un certain nombre de nos collègues euh je ne veux pas du tout rentrer dans la polémique je vous donne juste des éléments factuels de nos collègues qui sont plus mauvaise façon d'entrer dans la sont qui sont élus députés qui sont élus députés et qui n'ont pas reconnu le caractère absolument odieux inadmissible barbare de l'attaque du 7 octobre et qui euh tourne en utilisant des mots et des périphrases autour de la réalité factuelle telle qu'elle a été constatée en particulier par certains de nos collègues qui se sont sont rendu sur place comme ma collègue Michelle Tabarot ici présente et et voyez-vous y compris ici monsieur le Président vous vous en souvenez on a dû subir des propos de la part de la présidente du groupe LFI madame Panau que je considère comme tout à fait inadmissible et qui ont entraîné d'ailleurs une réaction de ma part qui a été saluée par l'ensemble des collègues de cette commission donc voilà je pense que il serait nécessaire que un certain nombre de collègues qui siègent aussi dans cette commission a des positions extrêmement clair même si selon la formule habituelle on ne sort de son de l'ambigué qu'à son détriment voilà ce que je tenais à dire au nom au nom des républicains parce que il y a des moments il y a des moments dans l'histoire où qui mettent en cause la la conscience humaine et qui nécessite des prises de position extrêmement clair et explicit parce qu'elles ne peuvent pas il y a des situations qui ne peuvent pas laisser prêter une quelconque ambiguïé ou une quelconque incertitude parce que il y a un certain nombre d'entre nous et nous sommes nombreux qui avons et j'en termine qui avons fondé notre engagement public sur le refus de la Choa le refus de l'antisémitisme qui est une chose absolument inadmissible et condamnable et c'est parce que c'est à ce niveau-là de notre engagement qu'il est nécessaire qu'un certain nombre de collègues précise leur position merci je je crois que je comprends très bien votre votre émotion euh et il est légitime qu'il y ait des discussions en notre chez nous surans savoir quels sont les degrés de responsabilité des uns et des autres mais je ne pense pas que ce soit le moment et et de de le faire aujourd'hui je je faisais simplement je relayais simplement l'appel des chefs de nos deux assemblées pour sur une manifestation qui était une manifestation de soutien sur des valeurs fondamentales donc je crois qu'il n'y a pas lieu d'avoir un débat mais comme il y a eu une mise en cause je vais simplement et ce sera la seule prise la seule prise de parole que j'accepterai parce que sinon euh madame Tabarot et Monsieur fouc seraiit fondé à me dire à me demander quand est-ce qu'on va parler de leur rapport je vais simplement laisser euh monsieur Lecoq qui m'a demandé la parole réagir très brièvement si vous le voulez bien je sais que vous savez être très percutant en est est en bref monsieur le vice-président merci monsieur le Président euh d'abord sur sur la forme je je trouve toujours difficile que des collègues soient mis en cause alors qu'ils soient pas là pour se défendre quelque part donc c'est le le vice-président il est pour rien du fait qu'il soit pas là mais c'est mais c'est toujours mais c'est c'est toujours compliqué quand même de de mettre en de mettre en cause des collègues de cette nature moi j'ai j'avais pas prévu réagir au propos du président même si l'idée de parler au nom de toute la commission pouvait questionner euh mais je pense que toute la commission sur les questions de l'antisémitisme est unanime je je le pense sincèrement toute la commission même ceux qui sont pas là euh et euh et c'est justement parce que j'ai en tête encore l'ensemble des terme du discours du président bourlange à l'Assemblée quand il y a eu le débat sur les sur sur ces questions-là l'ensemble des termes que je fais confiance au président blange parce que quand il parlera au nom de la commission parce que je sais qu'il ne fera pas le mélange entre le nécessaire combat euh contre l'antisémitisme et la nécessaire critique de ce qui se passe et euh et il a su le faire intelligemment avec brio et en pesant tous ses mots euh à l'occasion de son son discours et et je pense que il peut être à ce titre euh notre porte-parole sur euh sur les questions de l'antisémitisme et sur les questions plus larges de ce qui se passe au Moyen-Orient je voulais euh le partager avec vous merci de votre confiance je tiens à dire que ça ne sera pas quand je je dis que je m'exprimerai si je suis interrogé euh au au nom de la commission ce ne sera pas sur une analyse politique de comme je l'ai fait dans mon discours euh de de analyse politique de de la situation Moyen-Orient mais bien sur la la stricte défense du corpus de valeur qui nous qui nous qui nous réunit tous et de toute manière je tiens à dire que effectivement vous le savez ce débat n'est pas ce débat politique n'est pas clos il sera au cœur de toutes nos réflexions dans les semaines et dans les mois qui viennent donc nous serons absolument l'occasion les uns et les autres de débattre au fond des choses voilà maintenant nous allons si vous voulez bien aborder le le l'objet principal de notre réunion qui est l'examin du rapport d'information sur les relations entre la France et l'Afrique qui rapport présenté par Madame Tabarot et par Monsieur fou rapport qui a qui avait été programmé il y a un an qui a subi des des rebondissements des aléas des des discussions que je qualifie avec mon optimisme fondamental de dialectique entre les rapporteurs et et et qui la dialectique d'ailleurs étant s'étant manifesté par une une pression assez forte exercée sur l'administration ce qui est tout à fait normal mais je crois qu'il faut rendre hommage à Madame an Polycarpe qui a été effectivement au cœur de la dialectique mais madame Polycarpe qui est très cultivé politiquement c'est que depuis Hegel c'est la dialectique finit par produire la synthèse même si c'est laborieux donc alors le le ce rapport est est absolument essentiel c'est un rapport sur la la France et l'Afrique sur les deux choses je vais pas faire un long un long développement rassurez-vous mais quel est quel est la situation de l'Afrique aujourd'hui ce que nous nous voyons c'est que nous sommes que l'Afrique exerce dans les affaires internationales un rôle croissant ne serait-ce que économ conomiquement elle elle exerce un rôle croissant elle est devenue un acteur essentiel de la de la communauté internationale et que donc nous devons jeter un œil nouveau et un œil attentif sur ce qui lui arrive d'autre part nous voyons bien que l'Afrique est au cœur de tous les grands débats critiques qui sont ceux de notre temps que ce soit celui du réchauffement climatique que ce soit celui des mouvements migratoires que ce soit celui de la brutalisation du monde et des des violences indescriptibles qui se déroulent dans notre monde et qui se sont notamment déroulé en Afrique que ce soit à travers le Rwanda ou à travers ce qui se passe je donne ça à titre d'exemple hélas à l'est de la République démocratique du Congo et et et sans parler du Soudan de l'Éthiopie donc nous avons vraiment un un sujet qui est absolument essentiel et nous sommes au cœur de donc des problèmes de notre temps et puis de notre côté la France est également dans une situation de modification fondamentale nous avons une grande tradition africaine mais c'est peut-être notre problème d'être trop proche de l'Afrique nous sommes trop proche historiquement parce que nous avons joué un rôle essentiel un rôle colonial qui qu'on peut apprécier diversement selon les opinions qu'on en a mais qui crée une situation très particulière et une difficulté de vivre assez indiscutable dans nos relations avec l'Afrique une proximité géographique ce qui se passe en Afrique est évidemment directement à nos portes ce qui passe en Asie c'est en Asie centrale c'est déjà très proche mais l'Afrique c'est directement je ne dirais pas chez e mais extrêmement proche de nous et donc nous ne pouvons nous Français et nous européens nous ne pouvons absolument pas nous désintéresser de cette affaire ensuite nous voyons bien que notre rapport à l'Afrique s'est profondément modifié j'ai évoqué le colonialisme nous essayons de passer d'une phase historique très longue de domination à une phase historique très difficile à faire émerger de bienveillance et de coopération et ça nous sommes vous connaissez la loi de tokville la loi que tokville exprime dans l'Ancien Régime et la Révolution quand il explique c'est que quand les situations s'améliorent qu'elles deviennent les plus intolérables ce n'est pas quand les choses vont de mal en pis dit-il que qu'elles sont les plus dangereuses c'est au contraire quand elles s'améliore car le spectacle des abus qui demeurent euh est rendu d'autant plus insupportable par la considération des abus qui ont disparu et je pense que nous vivons ce type de transition de façon extrêmement extrêmement particulier et en plus la France n'est plus on peut estimer que c'est regrettable on peut estimer que c'est inévitable mais n'est plus la puissance la grande puissance qu'elle avait coutume d'être au 19e et euh dans et au 20e siècle en tout cas dans la première moitié jusqu'en 1940 et même euh grâce un peu à la magie du général de Gaulle dans les années ultérieures nous sommes une puissance plus moyenne plus relative nous agissons avec d'autres que nous avec les Européens ce n'est pas toujours facile mais euh nous nous avons donc pour toutes ces raisons euh un effort euh que en optique on qualifierait d'accommodement euh de notre regard sur une situation africaine très différente pour toutes ces raisons il est évidemment essentiel que cette commission se penche de façon précise sur ce problème et là nous avons eu nos deux rapporteurs madame Tabarot et Monsieur fou qui ont travaillé depuis de long mois sur cette question et nous sommes évidemment très attentifs à les entendre à les écouter et nous j'ai la conviction que ce ce rapport quelle que soit l'appréciation que nous porterons les uns et les autres sur les les conclusions que ce rapport sera le point de départ d'une réflexion en continu sur nos relations avec l'Afrique parce que c'est pas quelque chose de ponctuel que nous allons régler aujourd'hui c'est un mouvement de réflexion collectif qui continuera d'animer cette cette commission car c'est vraiment au cœur de notre vocation que de tenter d'éclairer des voix nouvelles dans la relation entre la France et l'Afrique donc voilà je me permettez de situer les enjeux de ce rapport c'est plutôt vous reconnaîtrez que j'ai plutôt fait un bel écrin et que maintenant vous allez nous servir un beau bijouy un joyau oui alors je ne sais pas je ne sais pas comment vous vous vous vous répartissez vous avez moi je veux bien arbitrer mais mais je je pense que c'est c'est pas exclu que les rapporteurs se mettent de temps en temps d'accord écoutez comme Monsieur fux c'est très élégant il laisse la parole à à sa à sa collègue pour commencer et merci monsieur le Président d'avoir ouvert cette cette séance petite précision entre le colonialisme et la période actuelle il y a eu la France-Afrique et je pense qu'il est important de le garder en tête dans nos dans nos réflexions donc mes chers collègues je suis heureuse de vous présenter ce rapport avec Bruno fou ce rapport d'information sur les relations entre la France et l'Afrique on pourrait dire la France et Les Afriques c'est quelque chose qui qu'il faudra garder en tête au terme comme l'a rappelé le président de plusieurs mois d'audition de travail de déplacement nous en avons fait un et et il était intéressant je remercie très sincèrement le président l'a fait je pense que Bruno fux le fera également Anaïs Polycarpe qui a été un élément exceptionnel à nos à nos côtés à la fois au niveau de sa qualité et de sa volonté de de trouver des solutions à un certain nombre de problèmes qui se présentaient à nous euh je le rappelle c'est une chance pour notre commission monsieur le président d'avoir des administrateurs de cette qualité suis profondément convaincu absolument l'ampleur du sujet fait que la mission était complexe de plus jusqu'à la dernière minute nous avons dû suivre les évolutions au Mali au Niger et dans d'autres pays mais c'était important de réaliser cette étude parce que l'Afrique est un continent en pleine mutation qu'il dispose de grandes richesses dans tous les sens du terre mais qu'il a un potentiel de croissance très important il est devenu le terrain d'affrontement direct ou indirect entre les grandes puissances dans cette lutte il apparaît évidemment que la France doit se doter d'une nouvelle stratégie africaine c'est dans cette optique que nous avons réalisé nos travaux je ne vais pas revenir sur tout le contenu du rapport mais simplement évoquer en quelques points en quelques mots les points qui sont importants pour pour moi le premier sujet c'est la raison de la perte d'influence de la France en Afrique les causes sont bien entendu nombreus il y a d'abord notre propre responsabilité contrairement à nos concurrents nous avons été incapables d'antici d'anticiper les mutations du continent nous nous sommes aussi enfermés dans le rôle de gendarme de l'Afrique de l'Ouest pendant ce temps nos concurrents stratégiqu ont fait des affaires et gagné des parts de marché nous avons aussi démoli tout ce qui fonctionnait bien dans notre relation nous avons diminué par 10 le nombre de nos coopérants il y a moins d'écoles françaises l'aide publique au développement ne touche plus assez directement les populations nos deux derniers présidents ont annoncé la fin de la politique africaine de la France et ce message a été très mal perçu par nos partenaires je pense que c'était une erreur ils ont d'ailleurs été rattrapé par les crises qui se succèdent en Afrique francophone avec le risque vu par de nombreux experts que le prochain Califa islamiste n'émerge au milieu du Sahel notre perte d'influence est aussi liée à la compétition stratégique pendant longtemps l'Afrique a été dédaignée par les grandes puissances à part pour des visés politiques pendant la guerre froide ce n'est plus le cas aujourd'hui le continent attire de nouveaux compétiteurs stratégiques qui ont des méthodes parfois très agressives sur le plan économique avec l'attitude prédatrice de la Chine sur le plan culturel et religieux avec la Turquie et sur le plan sécuritaire avec la Russie qui utilise les méthodes les plus déplorables pour arriver à ses fins en manipul les populations elle se sert aussi des mercenaires du groupe Wagner entité qui est bien plus structurée qu'on ne le pense comme nous l'ont rappelé les journalistes Alexandra Jousé Xenia bolchakova ce sont des femmes très courageuses que nous avons eu la chance d'entendre enfin notre perte d'influence est aussi liée aux tensions actuelles dans les pays africains nous sommes devenus les bouqu émissaires des jeintes qui légitiment leur pouvoir sur la haine de la France ils vont jusqu'à dire que N nous soutiendrions les les djihadistes je trouve cela honteux en pensant à nos militaires morts au sel justement pour lutter contre les terroristes il y a aussi d'autres sujets de tension récurrents dont je vais parler rapidement d'abord le Fran CFA qui nourrit absolument tous les fantasmes au moins sur ce point la France est claire les pays africains ont totalement la main c'est à eux d'achever sa réforme et d'en sortir s'ils le veulent autre sujet de tension je pense que mon collègue Bruno en parlera la question des visas il ne faut pas la confondre avec l'immigration irrégulière et je rappelle mon attachement total à la maîtrise des flux mais nous en parlerons dans quelques jours des pays performants en matière d'immigration ont une politique de visa assumée et efficace c'est aujourd'hui ce qui manque à la France comme le dit le rapport Hermelin il faut avoir une politique enfin lisible notalement notamment pour ceux dont les vis sont renouvelés depuis des années et qui du jour au lendemain se heurent à un mur nous avons des exemples d'entrepreneurs ou d'étudiants qui ont fait toute leur scolarité dans notre réseau et qui veulent venir en France finir leurs études ils pourrai être nos meilleurs ambassadeurs et nous leur fermons la porte aujourd'hui disons-le clairement notre pays perd des opportunités faute d'une Dorine d'une doctrine claire j'en appelle d'ailleurs à limiter l'externalisation du traitement des visas et consacrer plus de moyens dans nos représentations parce qu'il faut reprendre la main mes chers collègues pour ne pas uniquement noircir le tableau je dois aussi dire que la perte d'influence n'est pas généralisée la France parvient à développer ses relations avec des pays dans sa sphère d'influence mais surtout en dehors je soutiens d'ailleurs sans réserve l'ouverture vers l'Afrique anglophone ou l'usophone qui nous permet de construire de nouveaux partenariats au-delà de nos liens historiques je maintenant à ma vision de ce que pourrait être la nouvelle stratégie africaine de la France notre pays doit prendre conscience que le monde a profondément changé notre diplomatie d'influence ne peut plus s'appuyer sur des conceptions anciennes nous devons aussi être capable de dire clairement ce que nous faisons la France doit assumer sa stratégie d'influence pour ça il faudra de profonds changements à tous les niveaux sur le plan stratégique je soutiens une ouverture réelle du du champ de la politique étrangère nous l'avons encore vu récemment avec le déplacement du chef de l'État au Proche-Orient nous parlementaires nous avons dû attendre qu'il soit face caméra sur le terrain pour savoir ce qu'il allait dire c'était aussi visiblement le cas de la ministre des Affaires étrangères et de tout le gouvernement qui ont été pris par surprise résultat personne n'a soutenu son son message parce que personne n'y était préparé pas même nos alliés le manque de concertation est un problème majeur le domaine réservé doit s'ouvrir il doit redevenir un véritable domaine partagé pour cela je propose l'instauration d'un Conseil des Affaires étrangères à l'Élysée il pourrait associer tous les ministres concernés Affaires étrangères économie partenariat armée voir l'intérieur si nécessaire nous souhaitons aussi la nomination d'un ministre des partenariats de plein exercice nous voulons également un vrai rôle du parle avec au moins deux débats par an sur la politique africaine je le répète il faut désormais aérer notre politique étrangère elle ne peut plus dépendre que d'un seul homme le deuxième niveau d'action c'est celui de l'aide publique au développement j'en ai parlé il y a peu de temps ici même et ça avait suscité des réactions de la part de nos collègues qui sont membres du conseil d'administration de la FD mais je maintiens qu'il faut redonner un vrai pilotage politique à je rejoins en cela la Cour des comptes en disant cela je n'attaque pas la FD mais je pointe surtout la responsabilité du politique qui s'est désinvesti à tort j'assume de vouloir politiser l'aide au développement en cohérence avec notre diplomatie d'influence et de réclamer plus de moyens à disposition de nos ambassades pour soutenir des projets locaux qui touchent les populations c'est comme cela que nous aurons un impact direct positif nos concurrents savent très bien le faire et ils en tirent un énorme avantage sur nous pour mettre tout cela en œuvre nous soutenons une réforme de l'AFD dont nous proposons d'ailleurs de changer le nom en France partenariat le gouvernement lui-même remplace le terme développement par la notion d'investissement solidaire et durable cela permettrait aussi de valoriser le nom France bien plus fortement que le simple si AFD notre commission pourrait j'en suis certaine travailler très utilement à préparer une telle réforme j'en viens maintenant au rôle de nos ambassades nous avons un formidable réseau qui peut-être une chance à condition de lui donner des moyens il faut une véritable filière Afrique au kdorsé et valoriser les carrières nous devons aussi recréer un institut des hautes études de l'Afrique nous pourrions également nous inspirer des États-Unis qui préparent pendant des mois leur nouveaux diplomates avant de les envoyer dans un pays et je redis ici mon opposition à la réforme du corps diplomatique qui affaiblit nos représentants nos représentations à l'étranger ce n'est vraiment pas le moment de renoncer à ce qui fait notre force des créations de postes sont annoncées je souhaite qu'ell bénéficie prioritairement à notre représentation en Afrique quelques mots aussi concernant notre présence militaire bien sûr la situation est difficile après le Mali et le BurkinaFaso nos soldats quittent désormais le Niger mais nous avons vu des pays où la présence française est voulue comme en Côte d'Ivoire la règle doit être simple soyons là où il y a un désir de France pour ça il faut renforcer nos partenariats et il faut faire évoluer notre offre stratégique pour répondre aux besoins des pays africains nos compétiteurs l'ont bien compris ils ont adapté leur prop position c'est vrai aussi pour le matériel l'offre de notre BITD ne correspond pas assez aux attente de nos partenaires le résultat c'est qu'ils finissent par acheter des drones et des équipements bon marché à d'autres pays comme la Turquie la France doit repenser son offre pour satisfaire nos alliés à défaut de quoi nous continuerons à perdre du terrain ce travail est en cours et je ne doute pas que le ministère des armées nous en tiendra enfin le dernier point c'est notre capacité à communiquer sur ce que nous faisons sincèrement ce qui nous a été dit à ce sujet est très contrariant les médias publics français qui sont vus comme la voix de la France en Afrique rela régulièrement des critiques et parfois des messages haineux contre la France je ne dicte évidemment pas leur ligne éditorial mais il faut une cohérence les médias ne peuvent pas servir de caisse de résonance aux ennemis de notre pays sans prendre aussi le soin de montrer des points de vuees différents je l'ai vu pour le Niger évidemment les manifestants étaient contre nous mais ne pas trouver un contradicteur pour modérer le message c'est un problème des acteurs africains eux-mêmes nous ont dit ne pas comprendre pourquoi nos médias ne valorisaient pas plus l'action de la France nos médias publics doivent s'y attacher un peu plus parce qu'ils sont l' des socles de notre diplomatie d'influence ils doivent aussi participer plus fortement à lutter contre la désinformation dont nous sommes victimes ici encore le gouvernement a annoncé des initiatives qui sont encore sous-dotées il faut veiller à les renforcé parce que c'est essentiel pour l'image de la France nous soutenons enfin une communication plus directe qui pourrait être portée aussi par des relais d'influence locaux identifiés par la France ainsi mes chers collègues ces propositions sont sont ambitieuses mais elles visent à renforcer notre diplomatie d'influence dans une logique de coopération et de partenariat renforcé efficace j'espère que nous aurons la possibilité de poursuivre l'ensemble de cette réflexion très importante et d'assurer dans le cadre de notre commission le suivi de ces préconisations qui dessinent les contours de ce qui pourrait être la stratégie africaine de la France je vous remercie je vous remercie madame la madame la rapporteur euh monsieur fou va s'exprimer vous avez parlé 12 minutes ce qui est tout à fait tout à fait raisonnable pour le président et je pense que Monsieur fouc tiendra dans un un espace-ts comparable je voulais simplement faire une seule précision à ce que vous avez dit évidemment je me garderais bien de de discuter les propositions très très nombreuses très riches que vous avez formulé mais je voudrais rappeler aux collègues le rapport de mon prédécesseur la chère Marielle de Sarnez qui avait fait sur la question des visas que vous avez évoqué un rapport très intéressant dans lequel elle avait suggéré c'est la Commission avait porté cette idée en son temps elle avait suggérer l'idée d'un visa d'un d'un visa qui serait à utilisation euh plurielle c'est-à-dire que quelqu'un ce qui éviterait les Accous que vous avez que vous avez évoqué le le le jeune étudiant a un visa pour 5 ans il repart dans son pays il revient et cetera et et et et il peut donc se servir de de ce visa en s'exposant en en évitant des des des des des contraintes bureaucratiques et des absurdités bureaucratique parce qu'on sait bien que cette question ces visas sont gérés d'une façon extraordinairement arbitraire actuellement donc je voulais simplement vous rappeler mes chers collègu que de ce point de vue-là la commission n'avait n'avait pas n'était pas en terrain àcognita et com Mariel de CIS dans cet excellent rapport qu'elle avait fait au début de sa mandature avait suggéré cette idée maintenant cher Bruno c'est à vous monsieur le corapporteur de d'entraîner cette commission merci Monsieur le le président cher collègue merci beaucoup Michel d'avoir été très très complète je vais essayer de de de donner quelques éléments comme le rapport est extrêmement riche qui viennent compléter ce que vient de de dire Michel Tabarot et je vrais commencer par effectivement des des remerciements extrêmement chaleureux sincères et et et ressentis au quotidien pour Anaïs Polycarpe qui a porté ce rapport et qui permet aujourd'hui d'arriver devant vous la couronne de fleurs remplacera la couronne des fes voilà ce sera décomter de mon temps de parole monsieur le Président mais mais mais ça valit le coup ça vait le coup n'hésitez pas à interagir n'hésitez pas à interagir à à tout moment euh euh alors après 6 mois de de travail je pense qu'on est arrivé à à la conclusion que on n'a jamais été autant contesté en Afrique depuis la fin des indépendances mais pour reprendre les les propos du du Président je pense qu'on n jamais été aussi prèt de pouvoir transformer notre action et de résoudre une partie des des des problématiques pour rétablir des relations fécondes pour cela il faut de chose que ma corpportrice a abordé il faut d'abord changer assez radicalement de logiciel et et pour ça il faut avoir un plan d'action c'est pas une ou deux mesures mais comme Michel Tabor l'a montré c'est un plan d'action complet sur toutes les dimensions de notre action qui permettront de retrouver des relations équilibrées c'est ce que souhaitent nos partenaires africains et respectueuse des intérêts des des deux parties en réalité euh il faut voir voir que sur le terrain les les nos amis nos partenaires africains aiment plutôt les Français en tout cas de bonne relation avec eux ils vous disent pas qu'ils n'aiment pas les Français ils vous disent que ils veulent une France autrement les relations individuelles sont bonnes mais c'est les relations politiques c'est l'action globale de de la France qui provoque ces ces turbulences alors comment se faosser ces ces creuser progressivement ce n'est pas arrivé du jour au lendemain c'est les résultats de tendance très lourde qu'on décrit bien dans le rapport et que j'essaie de reprendre pour deux ou trois d'entre elles mais avant tout je voudrais dire que nous avons de nombreux avantages compétitifs c'est la raison pour laquelle je suis pas pessimiste sur la nature de nouvelles relations que l'on pourra proposer avec l'Afrique alors c'est principalement l'Afrique francophone parce que comme Michel Tabarot l'a dit en Afrique anglophone on est des relations tout à fait normales de de de partenariat tout à fait normal parce que nous aussi nous avons des comportements qui sont différents en Afrique anglophone ou lusophone qu'en Afrique francophone d'abord on est très précurseur et on a des des des gros points d'avantage par rapport à nos concurrents russes chinois américains Turcs sur les politiques de santé sur la politique de défense de la biodiversité sur la politique liée au climat nous avons des des mettons des moyens très importants sur le développement de l'entrepreneuriat de l'éducation la formation de la parité donc on on on a quand même des avantages et paradoxalement on ne communique pas ou très peu sur ce que l'on apporte à nos partenaires africains on communique on se laisse communiquer on en fait dans on est dans un rôle subi on est en réaction aux événements parce que on communique principalement quand on parle de la France sur les questions militaires ou sur les questions politique mais je le montre là on a d'autres sujets sur lesquels on est au quotidien en Afrique avec nos partenaires et et avec les citoyens euh africains et sur ces plans-là euh on apporte une contribution importante euh à la création de valeur et et au processus de développement des pays africains depuis 2017 on a euh lancé des politiques ambitieuse sur la mémoire sur la restitution des des œuvres d'art sur le Fran CFA qui aujourd'hui est à la main des pays africains qui ne prennent pas cette possibilité d'aller jusqu'au bout sur le Fran euh CFA on a également entrepris la institution de d'œuvr d'art on a marqué également une un doublement de notre aide au au développement en terme de de montant donc on le voit nous avons beaucoup d'avantages nous avons une culture commune nous avons un passé commun nous avons des complicités communes et des programmes sur lesquels nous pouvons bâtir une nouvelle stratégie qui a été annoncée en 2017 par le Président de la République et qui pour les raisons qu'on explique dans le le rapport sont encore pour une partie partie importante d'entre elles rester en jacher ouou ou lettre morte alors d'abord qu'est-ce qui nous manque qu'est-ce qui nous a manqué Michel d'Aro l'a dit on na pas vu l'Afrique évoluer on n pas vu que depuis 30 ans par exemple sur la démographie le Niger en 1960 faisait 3 millions d'habitants aujourd'hui c'est 25 millions en 2050 ce sera 70 millions ce ce ce continent en 2100 euh normalement pourrait voir plus de 4 milliards et demi de d'habitants donc c'est une croissance absolument incroyable au Sénégal l'âge médian d'un Sénégal est de 19 ans donc la moitié des Sénégalais n'ont de relations avec la France que de réseaux sociaux ou de médias sur lesquels ils ils alimentent de la relation avec la France ils n'ont pas connu une relation de de proximité avec des maîtres d'école avec une relation de de de proximité très grande avec la France alors euh et puis Michel Tabarot l'a dit la la la la compétition c'est un un continent qui est devenu un un continent prisé très important dans on le voit dans les années à venir ce sera un continent stratégique les Chinois ont mis en 20 ans 150 milliards de dollars de dons en Afrique plus les investissements extrêmement importants que les Chinois font donc il y a une concurrence à laquelle nous n'avons pas vu réellement que nous devions changer nos nos méthodes de de fonctionnement et et notre approche deuxème élément euh aujourd'hui les Africains nous nous nous disent mais que faites-vous en Afrique on ne comprend pas ce que vous êtes en train de faire en Afrique est-ce que vous êtes là pour défendre la démocratie la démocrati est-ce que vous êtes là pour défendre vos intérêts est-ce que vous êtes là pour rtablir la paix en fait on a en fonction des situations des actions à géométrie variable et donc euh tout ça vient d'une tendance très très longue en en gros notre doctrine aujourd'hui n'est plus comprise que Michel Tabor il faut redéfinir une une offre stratégique après les indépendances le général de Gaulle a une offre très claire que que Poutine reprend aujourd'hui je de l'indépendance mais j'assure la sécurité et et de l'aide contre votre loyauté en clair hein globalement vous votez pour la France au Conseil de sécurité et à à l'ONU avec la France avec la France ououi dans les positions françaises donc ça c'est une position qui bien sûr contestable qui correspond à une époque mais qui est une position claire le discours de laabaule du du président miteran l'avantage c'est qu'il bienû beaucoup plus vertueux c'est qui conditionne notre aide et et le développement au développement de la démocratie mais euh la la résultante c'est que cette nouvelle approche et dans les faits réalisés de façon extrêmement partielle des pays y a des pays dans lesquels on le fait et des pays dans lequels cette doctrine est mise en contradiction François mitteran pardon François Hollande par exemple n'avait plus de relation avec le président obyang de Guinée équatoriale pour les raisons bien malakis et de gouvernance contestable la France continue d'avoir des relations avec le voisin le Gabon extrêmement proche au plan politique et au plan économique des tas de contradictions qui font que progressivement les Africains euh doutent de notre sincérité et voient chez nous chaque fois un agenda caché ou des positions qui ne sont pas claires avec un intérêt français qui n'est pas exprimé et donc ça c'est un le sujet majeur ça amène ensuite à ce qu'on a appelé des des des des héritants pour pouvoir développer un plan d'action et retrouver des relations de confiance il va falloir évoluer aujourd'hui sur un certain nombre de sujets la question des visas bien bien sûr a été rappelée elle est absolument centrale mais il y a également la question de du double standard aujourd'hui vous avez des pays dans lesquels on a une approche qui n'est pas la même que dans le pays voisin je viens de le dire il y a la question également de l'attitude on nous reproche beaucoup nous Français tous les Français d'avoir une attitude extrêmement paternaliste parfois arrogante dit-on cette attitude là on ne l'a pas dans d'autres pays ou dans d'autres pays d'Afrique même donc il faut arriver à faire une une vraie révolution mentale pour avoir des comportements d'égal à égal il y a beaucoup d'exemples certains sont donnés dans dans le rapport mais au quotidien vous avez des des personnes qui témoignent de de cette double attitude en tout cas d'attitude souvent condescendante alors euh il nous faudra transformer également notre organisation pour mieux répondre aux besoins et rétablir des partenariats a égau respectueux des intérêts des deux parties Michel Tabarot un certain nombre de de grands plans sur lesquels nous devons transformer notre action les investissements solidaires bien sûr lafd avec un changement de nom la création d'un d'un ministère de des des partenariats et de de l'Afrique c'est un un ministère important car aujourd'hui il y a a une atomisation ou une centralisation ça dépend des sujets de l'action en en Afrique et donc on a perdu principalement la connaissance de l'Afrique on est resté sur une connaissance d' y a quelques années et on a perdu cette connaissance on a moins de gens sur le terrain beaucoup moins Michel l'a dit on écoute beaucoup moins les chercheurs beaucoup moins les experts on écoute beaucoup moins les journalistes et donc on perd cette connaissance fine de l'Afrique donc il faut remettre des gens et et des experts sur le terrain l'Allemagne par exemple a a quasiment la moitié suivant les les les projets de ces investissements qui sont dans l'expertise humaine nous on fait à 90 % de l'infrastructure ou des investissements il faut investir dans l'humain et dans l'accompagnement des projets ça c'est un une transformation assez importante à à faire alors les propositions Michel en a en a en a parlé je pense qu'elles sont partagées pour la la la plupart la question qui se pose c'est quelle approche on doit avoir en terme de de démocratie sur cette question là on a repris en tout cas j'ai repris la la l'approche d'achil membé qui est de dire euh sur la question de démocratie il faut avoir une juste distance c'est-à-dire qu'il faut être solide sur nos nos nos valeurs nos principes démocratiques la gouvernance des pays l'égalité entre les les citoyens la vision multilatérale du monde les libertés publiques on ne lâche rien en revanche on évite de faire de l'ingérence dans les pays parce que ces pays ont sont dotés de de gouvernance et qu'on voit bien qu'en faisant de l'ingérence on arrive souvent à à des résultats inverses à ce que l'on veut on donne également des exemples dans le rapport là-dessus ensuite il faudra bien sûr trouver une plateforme stratégique on donne des des des éléments dans dans le rapport qui permettent à chaque fois de savoir et d'ex é il faut dire clairement quels sont nos intérêts quand nous allons quelque part on a des intérêts il faut le dire clairement la plupart du temps je vais terminer là-dessus quand on est mal compris ça éit vrai en Guinée c'est vrai au chchad et cetera c'est qu'on n'exprime pas les raisons pour lesquels nous intervenons comme ça parce qu'en général ces raisons sont variables en fonction des pays donc une plateforme stratégique c'est la première étape qu'il faut mettre en place pour que notre action soit lisible elle soit claire elle soit partagée et qu'on puisse recréer des relations de confiance avec nos partenaires africains je vous remercie infiniment monsieur le le rapporteur maintenant nous allons donner la parole au groupe et je pour Renaissance c'est monsieur ledou qui va je crois se lancer hardiment dans le débat merci monsieur le Président attendez hop voilà excusez-moi allez-y merci monsieur le Président qu'est-ce qui se passe il y a quelqu'un quelqu'un a allumé son micro ne me su pr pasenlez merci monsieur le Président ça marche chers collègues je remercie les rapporteurs pour leur travail sur un sujet très difficile très ample qui nécessite de se garder des appréciations à l'orte-pièces mais je dois cependant exprimer des regrets car nous navons quelque peu fait mentir Hegel la dialectique n'a pas produit la synthèse que nous attendions je suis d'accord sur le consa que vous faites he d'une attente de la part de nombreux Africains d'une offre stratégique de long terme afin de maintenir des liens nourris plus égalitaires et c'est bien les orientations qui ont été engagés depuis 2017 impulsé par le Président de la République qui a fait de la diplomatie la priorité africaine de la France et qui n'ont pas du tout été définis en vasclos comme le rapport semble l'indiquer au contraire elles ont été débatttues approuvé coconstruites ici même euh avec des textes que nous avons voté pour permettre la montée en puissance la réorientation de l'aide publique au développement la réforme du France CFA ou encore le travail conjoint sur le patrimoine africain qui inclut des restitutions sans illimité alors pourquoi dès lors multiplier les remarques désobligeantes à l'égard du président de la République ou de ses collaborateur sur la base de fait parfois monter en épingle et c'est légume des choses je dois aussi regretter des angles morts qui ne sont pas anodins des projets concrets considérables sont mis en place au plan culturel et économique qui méritent d'être présentés évalu et non pas balayé en quelques lignes au motif que tout n'irait pas assez vite donc ma première question porte sur ce qui selon vous marche ou ne marche pas dans les partenariats concrets que nous avons mis en place en matière culturelle et économique notamment ensuite je note que l'Europe est absente de vos analyses comme si la France n'était pas membre de l'Union européenne hors notre action en Afrique ne peut pas méconnaître les logiques européennes les instruments propres de l'Union notamment en matière de développement ou encore les attentes des Africains pour qui le partenariat avec la France est un point d'entrée vers l'Europe et donc selon vous quel est donc aujourd'hui et quelle doit être la dimension européenne de la politique africaine de la France concernant les visas que recommandez-vous concrètement pour promouvoir les circulation des acteurs des sociétés civiles et au-delà des intentions quelle est la bonne méthode pour avancer enfin je n'ai rien trouvé dans le rapport sur les échanges entre les territoires français et africains c'est-à-dire la coopération décentralisé mais aussi les échanges entre associations réseau professionnel fondation c'est un pan majeur de la mise en relation concrète des sociétés sur lesquelles à la demande du Premier ministre édard Philippe j'avais il y a quelques temps commis un un rapport il y a là un terro considérable que certains postes diplomatiques sffcent de mobiliser mais qui est parfois sous-utilisé il permet de dessiner une autre géographie notre relation à l'Afrique loin des idées reçues est-ce que vous avez constaté des avancées en la matière depuis 2017 mes chers collègues notre perception des enjeux de la relation entre la France et l'Afrique ne doit pas être surdéterminé par l'agitation des pchis du sel et d'influenceurs proorusses ou salafistes un avenir comme vous l'avez constaté un potentiel considérables sont devant nous mais également des défis et des risques il s'agit d'un chantier de longue haleine et je forme le vœux pour que nous puissions poursuivre ce travail au sein de la commission et c'est la raison pour laquelle le groupe Renaissance s'abstiendra sur ce rapport merci à vous bien mais écoutez c'est une sévère estockade alors non pas là s'il te plaît euh je vais laisser les les les rapporteur répondre effectivement je ne suis pas absolument sûr qui soit l'un et l'autre cont tenu de leurs leurs engagements politiques respectifs tout à fait sur la même ligne ce qui est très très logique donc ils vont je leur donne à à chacun 2 minutes merci monsieur le Président merci pour cette intervention vigoureuse au au au petit matin mais je l'ai dit dès le départ c'était le début de mon intervention il y a énormément de choses qui sont mises en place qui fonctionnent j'ai fait la liste pas exhaus et de programmes qui ont été lancés mais qu'aujourd'hui on ne le valorise pas suffisamment c'est une question de perception on est coincé par nos actions militaires sur lesquels on est en réaction permanente on est coincé sur les questions de gouvernance politique de soutien à des régime on fait un encadré sur le Gabon qui est très clair là-dessus et c'est ça la la question c'est pas tellement ce qu'on fait c'est ce qu'on dit que ce que l'on fait c'est ça la la question après on peut faire du wishful thinking et dire que tout va bien on n serait pas dans cette situation bien sûr qu'on peut dire que c'est très localisé que la question de de désamour de l'Afrique et la France c'est lié au Sahel et à quelques pays mais attention si on ne traite pas cette question comme nous l'avons abordé avec clairevvoyance avec franchise sans tabou même si c'est dans vs propres camp politique et bien ça va se viraliser ça va on voit bien les choses sont contagieuses euh voilà vous allez en en République Démocratique du du Congo les gens vous disent on attend la France on a besoin de la France on a envie de parttir avec la France la France ne vient pas la France n'est pas là au en RDC par exemple et c'est un autre point que je voulais répondre le problème il est pas les programmes qu'on lance le problème il est de la mise en œuvre de ces programmes on a du mal à les mettre en œuvre et à les réaliser de façon massive le président de la République est allé en RDC a fait des annonces nombre d'investissements qu'il a annoncé moi j'ai constaté 4 mois après que rien n'avait été mis en œuvre pour l'instant rien concrètement donc on peut faire des annonces on peut annoncer beaucoup de choses il faut voir sur le terrain les choses qui sont réellement réalisées et c'est là-dedans que nous pêchons sur l'Europe on a un paragraphe sur l'Europe qui est qui est qui est très clair et et moi je dis toujours que si on ne renforce pas et on n'amène pas nos partenaires européens à travailler sur l'Afrique à montrer que l'Afrique est très importante et stratégique on ne fera pas seul mais il y a un paragraphe vous NZ pas dû voir peut-être dans la lecture rapide vous avez fait vous n'avez pas dû voir ce paragraphe sur l'Europe on a traité CE ce sujet et pour terminer c'est ce ce sujet de rafrique est est tellement large qu'effectivement on est obligé de de faire des des impasses on a pas pu en 6 mois couvrir tous les champs mais sur la coopération décentralisée il y a une proposition là-dessus on n pas pu la la couvrir parce que il s'agit pas de politique publique nationale mais de la capacité des États et ce qu'on demande c'est qu'il a une coordination justement des politiques décentralisées avec la stratégie générale oui si la lecture de du le rapport a été rapide par Monsieur ledou que je ne sais pas c'est en tout cas qu'il a pas eu beaucoup le temps de l'approfondir parce qu'on peut pas dire qu'on nous a laissé vous avez reçu ce rapport en en mission il y a près d'un an je crois et on l'a reçu nous lundi après-midi au milieu de de de d'emploi du temps extrêmement serré et effectivement nous avons tous été amenés moi le premier à faire une lecture un peu cursive il vous aura pas échappé mes chers collègues que c'était la partie défensive du président de la République puisque mon monsieur monsieur fou est membre de la majorité et maintenant je pense qu'on va avoir la partie critique avec Madame Tabarot non écoutez on on a travaillé intelligemment mais je pense que si si on veut se si on veut se se faire enfin se bercer d'illusion c'est tout à fait possible vous pouvez être ravi de de de tout ce qu'a fait le président Macron et on a pris la peine de de regarder les erreurs on a parlé de l'erreur de Nicolas Sarkozi on a parlé des erreurs de de François Hollande dans ce dans ce ce rapport et on a parler des erreurs de de d'Emmanuel Macron si tout allait bien monsieur ledou on n'aurait pas cette mission d'information et aujourd'hui on se poserait pas la question de nos relations avec l'Afrique et particulièrement avec l'Afrique francophone parce que tout tout tout irait bien et que les proposition d'Emmanuel Macron auraient été accueillie avec beaucoup de plaisir on a eu deux choses c'est à la fois des propositions et ensuite pas de mise en œuvre donc je pense qu'il faut un petit peu d'humilité il faut accepter ce qui ne va pas aujourd'hui et se dire comment on fait pour redémarrer quelle que soi nos sensibilités politiques de toute façon les majorités sont là aujourd'hui elles ne sont pas là demain l'intérêt c'est que le pays le notre notre pays remette en place un un lien étroit avec l'Afrique alors on l'a dit ça passe par des visas on peut penser que tout va bien mais tout ne va pas bien et on a et je pense que vous avez en tant que parlementaire des témoignages permanents de gens qui ont par exemple fait leurs études ont eu des bourses pour faire leurs études dans des écoles françaises et n'arrivent pas ensuite à venir continuer leur cursus scolaire en France parce qu'ils sont refusés vous avez des chefs d'entreprise qui sont en lien avec la France qui vont faire un aller-retour simplement on va pas les garder 5 ans ou 20 ans sur sur le territoire national ils veulent juste avoir la possibilité de venir ils ne peuvent pas venir on a des professeurs d'université qui interviennent dans des universités françaises qui se voient refuser des visas donc il y a quand même des petits soucis qu'il faut quand même souligner vous avez parlé de l'Europe on a parlé de l'Europe on a parlé de l'Europe et on a parlé de l'Europe à la fois elle existe mais on a aussi des compétiteurs au sein de l'Europe et vous verrez que les Allemands et bien ont de bien meilleurs résultats que la France aujourd'hui ils se sont totalement désintéressés de la partie militaire et des accords que nous pouvons nous avoir avec un certain nombre de pays africains et et donc il ils se sont centrés sur sur des accords économiques et ça marche très bien pour eux donc on a malgré tout des réflexion à à mener et et se dire ce qui est important de de de faire évoluer pour qu'on arrive enfin à à reprendre une relation avec les pays africains différente de ce qu'elle est aujourd'hui et particulièrement dans ces pays francophone où nous avons une histoire où nous avons un potentiel où on nous attend c'est-à-dire que comme l'a rappelé Bruno F il y a une envie de France mais aujourd'hui il considère que sur plusieurs sujets nous ne sommes pas à la hauteur merci merci Madame merci Madame Tabaro je crois que les les réponses ont été euh importantes oui non les les non la violence vous savez c'est autre chose que la mise en cause de Monsieur le douou N somm c'est une mise en cause sévère et je crois que c'est qu'on vote pas ah bah oui ça c'est si N pas le droit c'est pas très sympa si on a non mais ça c'est pas le problème chacun a le droit d'exprimer ses idées et ses désaccords mais je trouve que justement ce débat était très intéressant vous avez répondu l'un et l'autre avec beaucoup de vivacité et et et et et de et c'était un échange très intéressant vouz oui oui je voulais juste rajouter un point quand on parle d'une d'un d'un isolement au niveau de cette politique vous le savez très bien il y a un Monsieur Afrique à l'Élysée vous avez l'Élysée et Monsieur Afrique et Monsieur Afrique pendant des années a décidé de beaucoup de choses en se privant de l'expertise de des membres du gouvernement vous aurez l'occasion vous vous avez encore un beaucoup de prises de parole et donc vous aurez l'occasion de dire un certain nombre de choses euh vous voulez encore dire quelque choseeffité des allez par non juste sur l'efficacité politique publique on a mis en place la restitution d'œuvres d'art et bien aujourd'hui les Allemands sont bien plus avancés que nous on a été initiateurs les Allemands font beaucoup plus que nous donc voilà on a des difficultés à mettre en œuvre il faut en tenir compte alors mes chers collègues je tiens à vous dire la seule information qui compte à ce stade du débat c'est que nous avons 1 heure dans la vue nous avons monsieur kepppel dans quelques instants et que donc maintenant il s'agit d'être extrêmement strict sur les temps de parole la parole est à Monsieur fffer pour le rassemblement national merci monsieur le Président merci aux rapporteurs pour leur travail important depuis le début du premier mandat d'Emmanuel Macron la détérioration de nos relations avec de nombreux partenaires suscite pour nous de profondes inquiétudes sur la place de la France dans le monde et particulièrement dans un continent africain liés depuis plus de 3 siècles à notre pays cette détérioration a des répercussions profondes sur notre sécurité sur l'avenir de l'Afrique francophone et sur notre signature diplomatique qui s'affaiblit au Maghreb les multiples tentatives de rapprochement de Paris avec Alger depuis 2017 se sont toutes soldées par des échecs assombrissant dans le même temps nos échanges avec Raba nos relations avec le Maroc pays le plus stable et le plus francophile du Maghreb ont rarement été aussi orageuse parallèlement la France fait face à un recul sans précédent au Sahel et un sentiment anti-rançais de plus en plus virul cette fin d'année marquera d'ailleurs un terme à la présence militaire française dans toute la région malgré les succès de nos armées au cours des trois dernières années seulement l'Afrique a connu SEP coups d'État réussis dont deux ont eu lieu ces trois derniers mois nos troupes ont dû se retirer du Mali du Burkina Faso de la République centrafricaine malgré le sacrifice de 58 de nos militaires français morts en opération visant à assurer la sécurité de la région ce weekend encore 22 casques bleus de l'ONU ont été blessés par des engins explosifs au Mali le Tchad ne tient que par la force des armes face à ces réalités il apparaît nécessaire que la France développe une politique poursuivant principalement le développement de ses relations économiques vous l'avez rappelé les échanges sont particulièrement dynamiques avec les pays littoraux tels que le Sénégal la Côte d'Ivoire le Gabon le nigéa ou encore l'Angola qui qui constituent des partenaires importants pour notre pays une politique littorale permettrait de s'ouvrir davantage à l'Afrique anglophone et l'usophone une ouverture aujourd'hui insuffisante comme vous le précz dans le rapport mais notre stratégie doit aussi inclure les pays sahéliens et enclavés qui souhaitent IR entretenir une coopération de qualité avec la France je pense tout particulièrement au Tchad avec qui la coopération militaire est constante en tant que nation historiquement proche du Maghreb et de l'Afrique de l'Ouest en raison de lien culturel et stratégique et au regard de la situation actuelle il est impératif que la France révise sa position et réorganise sa feuille de route diplomatique de nouvelles alliances pourraient être créées sur une base commune et c'est un un des objectifs de la Déclaration des droits des peuples et des nations lancé par Marine Le Pen en septembre dernier monsieur le rapporteur vous avez mentionné dans vos préconisations la nécessité pour la France d'assumer ses intérêts en Afrique vous vous expliquez aussi qu'il convient de favoriser la délivrance de visas dans les pays africains alors que la démographie africaine suit une courbe exponentielle alors que notre politique d'immigration n'a jamais été aussi laxiste et que l'insécurité qui en découle en notre pays explose êtes-vous réellement convaincu que faciliter la délivrance de visa sans en renforcer les critères d'attribution servirait au final les intérêts de la France je vous remercie c'est une question ponctuelle vous y répond répond làdess je vais répondre là-dessus rapidement euh on on on suggère de transformer le mode d'attribution des visas dans le respect des flux je pend dans la contrainte et la maîtrise des flux c'est très clair là-dessus il y a pas de de décalage avec Michel Tabarot sur ce planl ce qu'on veut dire c'est que la France se un crée des insatisfactions de gens qui 10 personnes 20 personnes m'ont dit on ne dépose même plus de demande de visa parce qu'on a peur d'être humilié par cette façon de de de de de donner des des visas vous avez Michel l'a dit le le major en terminal du lycée mermose d'Abidjan auquel on refuse un visa pour faire ses études il fait ses études euh en en au Canada vous avez une chef d'entreprise à à Abidjan qui veut acheter du matériel en France qui demande des visas pour former son personnel en France pendant quelques semaines on lui refuse de visa au personnel elle est partie en Inde acheter le matériel euh des voilà sur les le vice-président de l'Assemblée nationale du Cameroun qui vient faire un un un colloc sur la Francophonie avec un visa avec un passeport diplomatique une note verbale de son ministère et auquel on refuse le visa donc il y a des incohérences total on prend bien sûr les cas extrêmes toujours mais la longueur le temps d'attente vous allez à Dakar faut passer par une plateforme privé ces gens de la plateforme privée se font rémunérer vous devez payer pour avoir un un rendez-vous dans 3 semaines parfois 2 mois parfois il y a pas de rendez-vous dans les de mois qui suivent donc il faut dire les choses comme elles sont on n'est pas dans la politique on est dans la capacité à mettre en œuvre un service public qui sur les visas dysfonctionne pas de transparence et donc ça nous pénalise ça qu'on veut dire mais on maîtrise le flux bien évidemment excusez-moi un mot simplement préciser donc vous avez évoqué la situation de du Maghreb on a volontairement sorti le le Maghreb de de notre étude parce qu'on rentrait dans dans quelque chose d'encore beaucoup plus large et je partage votre avis j'ai eu l'occasion de poser une question au au gouvernement dans ce sens les les erreurs du gouvernement d'avoir souhaité absolument favoriser les liens avec l'Algérie de s'être fait claquer la porte au neé de nombreuses fois alors qu'on a détérioré nos relations avec le Maroc qui est un un partenaire fidèle sur le les problèmes de notre armée on rappelle qu'il y a eu de de élénements on en parlera peut-être tout à l'heure à travers d'autres d'autres questions mais il il y a eu on a perdu des des hommes effectivement on a été appelé on a été des des partenaires loyaux et et on a réussi l'opération Serval l'opération barce a été beaucoup plus compliquée pour nous et on voit qu'il y a eu une difficulté de sortie politique pour arrêter avant et faire comprendre aux population que les représentants locaux et que le G5 Sael ne faisait pas le travail qu'il était censé faire enfin sur le sur les visas je partage totalement ce qu'a ce qu'a dit euh mon mon collègue Bruno ça n'est pas pour ouvrir des vannes d'immigration incontrôlé c'est au contraire lorsqu'il y a des profils très spécifiques qui se font claquer plusieurs fois la porte au neé avec des représentants du gouvernement euh des professeurs des chercheurs et tout ça c'est simplement de se dire que ces personnes-là qui sont des relais essentiels pour pour la France euh se voyant refusé et humilié sur sur les visas beaucoup d'amertume c'est le cas d'ailleurs au Maroc où j'étais enfin où on rencontre ces mêmes difficultés donc on se pose des questions sur tout ce qui a été externalisé qui est une grande fragilité pour nous aujourd'hui merci merci Madame madame le rapporteur on est vraiment très très très à la Bour pour la France insoumise monsieur legal qui va faire preuve de son sa brieveté légendaire 2 minutes et demi merci monsieur le Président merci madame monsieur le rapporteur merci pour ce rapport nous nous voterons pour la publication de ce rapport parce que même si on n'est pas d'accord avec tout ce qu'il y a dedans il a le mérite de porter un débat il a le mérite d'avoir une d'offrir une synthèse assez claire de la situation et il a le mérite de porter un débat parce que je moi je suis pas d'accord avec ce qui av été dit précédemment ce n'est pas vrai qu'il y a eu un débat sur les choix stratégiques majeurs pris par la France depuis longtemps et notamment depuis 2017 mais même avant et le seul débat finalement c'était tout est de la faute des autres alors que les autres les 10 autres les Russes les Chinois et et d'autres acteurs finalement ne faisaient que s'engouffrer euh dans des failles euh de notre stratégie ou de notre absence de stratégie alors s'il y a Mo plusieurs points avec lesquels on est en accord c'est sur l'importance de l'Afrique euh l'importance à venir et l'importance passé euh vous avez rappelé les le poids des chiffres notamment en terme de population si on se coupe de la relation avec l'Afrique sur le 21e siècle on est hors jeu faut être très clair là-dessus euh donc faut sortir des visions rabougeris basées sur la peur du grand remplace et cetera et et et offrir une autre vision c'est pas par hasard si en Afrique il y a parmi les grands leaders altermondialistes ils étaient en Afrique j'aurais un point de désaccord avec vous c'est que l'Afrique ça fait longtemps qu'elle est dans la mondialisation sauf qu'elle en connaît pas la bonne facette quand vous dites elle vient de rentrer non ça fait longtemps qu'elle est dedans même l'esclavage c'est de la mondialisation et il faut absolument une vision alternative à la vision purement militaire moi je je dis pas queil faut pas des emprises militaires mais il faut une vision alternative parce que ça ne peut pas reposer là-dessus et le succès tactique les les succès tactiques qu'on a pu connaître au Sahel et je rends hommage à chaque fois aux 58 soldats qui ont perdu la vie n'enlève rien au fait que politiquement on a subi une défaite stratégique et c'est pas moi qui le dis c'est encore monsieur de villeepin qui le disait récemment c'est une défaite stratégique au Sahel et donc voilà sur la question des valeurs il faut en sortir avec le double standard c'est clair on peut pas d'un côté approuver des billes au chchad et de l'autre côté dénoncer les coups d'État au Mali là-bas il le voit les gens et enfin sur la question des moyens c'est fondamental de rappeler qu'on ne pourra on peut avoir toutes les stratégies du monde on pourra rien faire si on rétablit pas la barre - 40 % d'effectifs du kedoré en Afrique depuis les années 2000 c'est un vrai sujet sur les visas on peut avoir toutes les coopération du monde si on donne pas le visa au universitaires et cetera au moment clé même au même au au politiques voilà et dernier point juste un gros point de désaccord avec ce que j'ai pu direire dans le sur un point qui n'est pas un détail en une seconde je reviens de la République démocratique du Congo écrire que le Rwanda est la porte d'entrée en RDC c'est une erreur majeure euh je veux pas rentrer dans les détails parce que tout tout n pas de la faute de la du Randa bien ça c'est un débat qu'on ouvrira plus tard je vous remercie je vous remercie les les lequel des des rapporteurs souhaite vous pouvez couper votre micro s'il vous plaît monsieur Leal merci oui d'abord je parler de mondialisation je dit de parler deun continent qui était entré en en concurrence dans lequel d'autres pays venaient ce qui était pas le cas euh il y a encore quelques quelques dizaines d'années donc je pas fait référence à ça effectivement on a un volet important de rapport et des propositions on va peut-être prendre quelques secondes pour les les détailler si on on diminue nos emprises militaires si on diminue le poids du politique il faut bien le remplacer par quelque chose et donc il faut massivement réintégrer le terrain réinvestir le terrain mettre des des des des des personnes l'expertise sur le terrain massivement et ça passe par une transformation de de l'idée qu'on a de des investissements solidaires de l'APD tel qu'on le le dit ou disait ça veut dire également une transformation des modes d'action de l'AFD qui doit être beaucoup plus à financer des projets directs beaucoup plus sur euh aujourd'hui c'est vrai que c'est encore très très long à mettre en œuvre il faut 3 ans 4 ans pour un projet de l'fd d'être mis en œuvre et donc les populations et c'est là-dessus peut-être que je peux faire un point aujourd'hui euh vous prenez l'exemple du du Gabon qui qui est symptomatique euh on dépense des milliards d'euros en aide au développement les gens sur le terrain vous disent on ne voit pas cette aide on la voit pas non pas tant parce qu'elle n'arrive pas mais parce qu'elle n'est pas identifiée France donc il pens que la elle n'arrive pas pour eux ça n'arrive pas et donc bien sûr il pensent que cette aide est détournée et donc ça crée une mauvaise image en conséquence il pensent que cette aile va au profit des dirigeants du pays donc il faut absolument communiquer comme l'a dit Michel Tabarot très différemment sur des des petit projets des projets taille moyenne mais directement aux opérateurs pour qu'on montre tout ce que la France fait voilà merci vous avez vous avez le double standard vous avez raison aujourd'hui il y a forcément une frustration lorsqu'on traite d'une façon imp pays enfin les les événements de ce pays et et lorsqu'on les traite autrement dans dans d'autres pays donc ça aussi c'est un travail à faire sur sur nous de savoir quels sont nos nos règles qu'est-ce qu'on définit comme standard et et et de veiller à appliquer les mêmes règles dans dans tous les pays quels que soient nos nos intérêts je pense que c'est important pour avoir cette crédibilité vis-à-vis des des Africains en dehors de ça c'est c'est d'être très visible sur nos actions malheureusement beaucoup de d'argent mais enfin on aura peut-être l'occasion d'en parler avec un pilotage qui n'est pas politique et et malheureusement qui manque dans les ambassades au niveau des des actions culturelles au niveau de différents domaines pour mettre en place vraiment une image de partenariat entre la France et Les Afriques nous nous aurons un débat sur cette question bientôt euh je vous remercie pour les républicains michel Herbillon euh Michel votre talent en 2 minutes et demi merci 2 minutes 35 de bonneheure pour reprendre une chanson célèbre je vous remercie beaucoup euh pour mes chers collègues rapporteurs pour la qualité la densité de votre rapport d'information consacré au relation entre la France et et l'Afrique nous mesurons l'important travail produit et j'espère que votre rapport d'information sera un élément déterminant dans la reconstruction d'une offre stratégique crédible de la France dans ce continent voisin en effet votre rapport dresse le constat implacable du recul de la France en Afrique un continent en pleine mutation dont notre pays n'a pas su comprendre les besoins nouveaux aussi pour bâtir une nouvelle politique africaine de la France vous précon un changement de méthode tout d'abord en cessant d'imposer notre grille de lecture sur ce continent complexe qui impose de mieux appréhender les aspirations des populations notamment de sa jeunesse et ses besoins un changement de style surtout où les grands discours grandiloquant n'ont fait qu'alimenter la déception de nos partenaires africains enfin vous appeler à clarifier notre doctrine pour que la France mobilise davantage ses atouts stratégiques et notamment clarifie vous en avez parlé sa politique des visas alors ma première question au sujet de l'aide publique au développement que préconisez-vous pour réformer en profondeur la stratégie et le pilotage politique de l'AFD et quelles sont les réponses que vous avez eu du gouvernement ou de la gouvernance de la de la suite à vos préconisations parce que ça fait longtemps que dans cette commission nous dénonçons la façon dont est conduite la politique de l'AFD la deuxième question fort de votre travail très approfondi je tiens à souligner je voudrais savoir quelles sont selon vous les principales conditions à réunir pour redresser la situation et pour permettre à la France de retrouver une place sur le continent africain quelles sont les actions prioritaires que vous préconisez et comment rendre lisible une politique qui apparaît aujourd'hui incohérente pour cela faut-il selon vous décloisonner ce domaine réservé du président de la République pour associer plus largement le gouvernement français les parlementaires les diplomates et l'ensemble des experts enfin une dernière question plus spécifiquement pour Michel Tabarot vous évoquez cher Michel la mobilisation des Russes des Turcs des Chinois ou encore des israéliens dans la formation militaire et sécuritaire vous soulignez que la France n'a pas suffisamment identifié les attentes stratégiques de nos partenaires africains comment renforcer la position de la France en ce domaine et en quoi cela est indispensable pour notre base industrielle et technologique de défense je vous remercie je voulais dire monsieur le Président que nous voterons pour pour la diffusion de ce rapport la publication du rapport je tiens d'ailleurs à préciser je le préciserai au moment du vote qui ne s'agit pas de voter pour ou contre le rapport mais pour ou contre sa sa publication qui veut commencer Michel peut-être c'est à vous de commencer je je commence avec plaisir pour répondre à mon collègue Michel arbillon qui plaisir et brieveté oui qui qui connaît bien toutes ces toutes ces thématiques sur sur la partie du pilotage politique moi je reste persuadée que que le seul conseiller Afrique et est trop peu pour pour ce ce territoire on a connu avant des ministres de la coopération il y avait un lien particulier il y avait un gros travail qui était fait en amont et qui permettait ensuite de se rapprocher bien entendu du président qui reste le décideur en en matière de politique internationale donc avoir un conseil avec à la fois un ministre de la Coopération qu'on appellerait ministre des partenariats puisque c'est le choix du président et ensuite pouvoir y installer autour de la table tous les les les ministres acteurs de de qui peuvent intervenir sur sur l'Afrique ça me semble très important et ne pas oublier la représentation par je pense que c'est c'est important nous avons tous des réseaux euh on a quelques collègues qui s'occupent de la Francophonie qui font des déplacements dans dans certains pays vous venez d'en faire un récemment monsieur legal également et tout ça je pense que que le l'action concertée entre le Parlement et le gouvernement me paraît une démarche importante ensuite sur l'AFD on a peu à peu abandonné le pilotage politique de l'AFD et on on s'en rend compte les ambassadeurs s'en plaignent le le l'action de la ance n'est pas reconnu si ça avait été efficace et bien on accepterait la nouvelle formule mais on investit aujourd'hui 5 milliards d'euros dans un continent qui est en train de nous claquer la porte au nez parce que concrètement lorsqu'on participe à des actions financièrement lafd disparaît avec tout un tas de de bailleurs et on ne sait pas lorsque vous traversez une route et bien on ne sait pas que c'est la France qui permet à cette route d'être réaliser et et je crois qu'on doit reprendre les choses en main sur le plan politique sur le plan de la comm communication et que les médias aussi je l'ai évoqué rel les actions positives de la France ça aidera bien entendu les population à apprécier la France d'une autre façon est-ce que Bruno a quelque chose à ajouter c'est pas nécessaire brun j'ai pas mal de choses à ajouter mais je vais passer la main très bien mais tu ne fais rien pour attendre nous ne perdons rien pour attendre c'est maintenant madame Dar pour le pour le groupe qui va jeunf c'est à vous merci monsieur le Président euh chers collègues bon alors ce ce rapport peut paraître à certains sévère il est d'ailleurs dans dans certains termes mais en définitive c'est bien de bousculer euh pour faire avancer je crois qu'il faut quelquefois bon voilà pouvoir pouvoir dire les choses parce que au moins on le lit et au moins on est interpellé donc euh ce n'est pas inutile euh bon beaucoup de merci pour ce rapport et pour son exhaustivité et puis je trouve que c'est bien d'avoir envisagé l'Afrique dans son ensemble et pas voilà pas pays par pays parce que j'ai été frappé pour avoir été souvent dans ces ces pays et avoir assisté à à d'importantes réunions où où où des tous les pays africains étaient présents en fait de le la concordance de de de leur souhait de de parler Afrique en général et et je trouve que ça c'est c'est quelque chose que vous avez bien appréhendé on parle de de sécurité et de nos armées qui ont été très présentes bien sûr moi je je j'estime et nous estimons tous que Serval et Barc ça a été à la demande des Africains et on s'est retiré à leur demande également donc notre voilà nous n'avons pas été ni ni inquisiteur ni je crois que nous avons tenu notre rôle et fait ce que demandaient les Africains donc il faudrait peut-être rendre acte de cela à la France et puis notre présence en terme de sécurité elle est importante aussi aujourd'hui par exemple dans le Golfe de Guinée où nous sommes là présents pour assurer la sécurité contre la pêche illégale et la piraterie et la pêche illégale c'est ce qui est en train potentiellement d'enlever des ressources euh alimentaires à l'Afrique dans ce dans ce domaine-là donc je crois que là aussi on nous attend dans certains dans certains domaines et nous sommes nous sommes les les bien venu donc il faut pondérer tout ça et et et juger tout ça à à l'ône de de de des des intérêts des uns et des autres ceci dit la difficulté vient également et vous l'avez noté bon des des changements politiques brutaux qui ne sont pas des changements démocratiques auxquels on est habitué bien entendu et il faut s'adapter à ces situations et là vous avez très bien analysé les choses et ma question elle elle est simple comment pouvons-nous avancer positivement c'est dans la communication nous avons été débordés par une communication antifrançaise votre par porté par les par les Russes en particulier de façon très active et je l'ai vu sur le terrain nous devons être non seulement nousons pas rester en position défensive mais en position offensive moi je suis en position offensive et je donne la parole à Monsieur fou ce qui fera une transition politique merci beaucoup madame la ministre euh oui tout à fait c'est ce que j'ai dit on est dans une position aujourd'hui de rôle subi et donc il faut revenir dans un rôle choisi donc il faut une offre stratégique claire on propose des éléments pour la construire on propose justement la création d'un comité très large franco-africain avec des experts pour définir justement quelle peut-être notre doctrine et et et et la la la la compléter et l'affiner je ne pense pas que le rapport soit sévère le rapport il est réaliste tout ce qu'on dit dans le rapport a été entendu c'est ce qu'on dit en Afrique alors on peut se voyer la face on peut dire que tout va bien non non mais je mais mais il n'est pas sévère loin de là euh il faut coordonner beaucoup plus nos efforts par exemple quand vous avez une association ou des association en Côte d'Ivoire qui vous disent que soit ne répondent pas aux appels d'offre parce que il faut 8 mois 1 an de procédure pour avoir 1500 ou 2000 € soit elles répondent à des euh les appels à projet mais qu'el ce n'est pas l'objet de leur association mais elles vont sur les appels à projet parce que euh elles ont besoin de financement donc elles ne font pas ce pourquoi elles ont créé leur association et elles vous disent bon voilà vous on n plus dans une période coloniale mais on est dans dans un une sorte de période post-coloniale où vous voulez coloniser culturellement l'Afrique c'est des choses qu'on entend tous les jours en Afrique donc il faut euh dire les choses comme elles sont pour que nous on on sache quel est l'état de la situation on a perdu depuis 20 ans la connaissance que l'on a affiné de l'Afrique on vous propose là par un certain nombre de témoignages et d'analyses de dire de voir c'est pas nous qui le disons c'est qu'est-ce que on dit de nous en Afrique si on n'est pas conscient de ça on ne peut pas réactualiser notre logiciel et répondre aux attentes qui se posent juste un petit mot pardon concernant nos nos armées donc premièrement l'opération cor parfaite j'avais eu l'occasion de d'être rapporteur sur sur sur le budget et j'avais choisi ce sujet parce que c'est vraiment très très important deuxièmement sur Serval ça a été effectivement une réussite sur Barkan les enjeux qui étaient demandés étaient particulièrement compliqués parce que malheureusement nous avons été abandonnés par les partenaires qui devaient prendre le relais et donc il y a une sortie un petit peu compliquée qui laisse le sentiment que barkam n'a pas été une réussite et vous avez très bien fait de le rappeler nous étions là à la demande des Africains et pas avec une une volonté de de d'agers seul donc on a et c'est important et c'est la raison pour laquelle nous avons souhaité les auditionner Wagner aussi alors même si on peut pas mettre toutes les difficultés de la France aujourd'hui sur le dos des Russes et de Wagner mais ils ont su et ils savent encore on l'a vu sur le Niger puisque c'était eux qui finançaient les manifestants devant l'ambassade de France on sait très bien qu'il jouent un rôle avec d'autres acteurs qui sont présents qui sont plus discrets mais nous avons des Turcs nous avons des Chinois qui ont des intérêts et qui ne F facilite pas les choses pour la France Merci Merci euh maintenant pour les socialistes et apparentès c'est monsieur le député de la Gironde Monsieur David merci monsieur le Président Madame et monsieurs les rapporteurs chers collègues merci tout d'abord pour ce rapport qui fera date sur cette question des relations entre la France et l'Afrique ou les Afrique qui est souvent qui est souvent présente dans nos débats euh merci également de ne pas avoir gommé vos divergences qui témoignent de l'utilité du travail parlementaire loin d'être caricaturaux ou contreproductifs nos débats politiques y compris sur ces questions internationales sont au contraire constructifs lorsque les positions politiques sont assumées avec intelligence et avec une volonté d'émulation intellectuel j'ai évidemment pris bonne note de votre analyse initiale sur les causes profondes et plus circonstantielle de cette distance croissante entre la France et les pays africains j'ai également pris bonne note des propositions et des pistes de réflexion de l'un et de l'autre de nos corapporteurs devant l'ampleur de cette question nous aurons l'occasion de revenir très régulièrement sur le sujet très prochainement je pense mais je me consacrerai pour ma part ce matin au sujet de l'audiovisuel externe extérieur à mes yeux cet outil précieux pour la France précieux sur le plan de l'information du rayonnement de notre pays et je sais que cette appréciation est largement partagée et ce cet audiovisuel reste insuffisamment mobilisé vous l'écrivez les audiences des antennes de France méiaamonde en Afrique sont très satisfaisantes au vu des moyens bien moindres dont elle bénéficie par rapport à leur concurrente quelle piste spécifique permettrait à notre audiovisuel de mieux défendre l'image de la France et de notre diplomatie dans les pays africains merci merci monsieur le député lequel madame tabarou oui je veux bien très bien si tu veux couper ton voilà non pas encoreur c'est pas allez-y ah qu'est-ce qu'il y a c'est vous qui avez voilà très bien voilà Monsieur David donc mon cher collègue effectivement l'ieuxov visuel extérieur de la France est très important pour nos relations en Afrique nous sommes très très écoutés très suivis et je dirais que c'est à la fois important pour l'Afrique et ensuite pour la diaspora donc ça ça a un double intérêt vous avez parlé des des moyens on peut toujours en discuter pour voir si si des moyens suff sont suffisants aujourd'hui ou s'il faut les les développer moi c'est sur la sur la démarche que je voudrais appuyer parce que ça nous a été dit très régulièrement sur place par les Africains qui nous ont dit vous donnez une image de la France c'està-dire que c'est considéré comme finalement la voix de du gouvernement et et vous et et le fait d'entendre sans arrêt donc les critique plutôt que de valoriser l'action aussi de la France ça donne le sentiment voilà que la que la France France ne fait pas grand-chose pour pour l'Afrique nous avons de bons projets qui sont réalisés dans le cadre des des moyens qui sont qui sont mis à la FD et ça n'est pas relayé nous avons lorsqu'il y a une agitation dans un dans un pays où les jeintes sont en train de de prendre le pouvoir et et utilisé par par Wagner malheureusement on ne va écouter que ceux qui qui qui en ont après la France mais qui sont payés même on nous l'a confirmé pour venir manifester avec des drapeaux russes devant l'ambassade de France donc et alors qu'on nous explique de façon un petit peu plus large à côté il y a il y a un soutien de la France et un amour de la France donc on nentend pas ces deux voix et finalement le le l'audiovisuel devient un petit peu la caisse de résonance de ceux qui essaient de nous déstabiliser donc on a un gros travail à faire sur sur l'information sur pour lutter aussi contre la désinformation et et utiliser ce qui est du St power France méia monde autrement une phrase Bruno oui les journaliste français travaille comme un service public d'information donc avec toute liberté or en Afrique comme c'est des médias français on pense des médias d'État donc voilà la confusion elle vient de là c'est ce que je voulais préciser c'est très clair je vous remercie monsieur portarieux pour horizon merci président euh depuis de deux décennies à peu près la Chine investit beaucoup en en Afrique pour s'assurer notamment le contrôle d'une grande partie des métau critiques selon plusieurs spécialistes l'investissement s'élève sur cette période à près de 150 milliards de dollars sur la période 2005-221 comme euh l'a notamment souligné Bruno fou notre co-rapporteur dont je partage totalement l'analyse euh les les Chinois exploitent par exemple presque toutes les mines de cobalt de la République démocratique du Congo qui concentrre à elle seul 70 % de cette ressource mondiale et cet élément comme comme vous le savez est absolument indispensable à la fabrication des batteries électriques quand on sait que la consommation de cobalt va être multipliée par 20 d'ici 2040 on prend conscience de des enjeux et c'est la même tendance avec à peu près tous les rare comme le nickel le graphite ou encore le lithium le lithium c'est pire puisque les besoins vont exploser dans les 10 prochaines années alors face à cette omniprésence de la Chine sur le continent africain le réveil de l'Europe et de la France en particulier n'est-il pas un peu trop tardif monsieur fou maintenant les les les rapporteurs vont je vais donner la parole à un seul rapporteur sauf une toute petiteaire du second parce que sinon nous nous allons vraiment nous brouiller avec Monsieur Kepel merci pour votre président décontractez-vous merci oui regardez la liste regardez la liste des particulier ou merci pour votre question c'est un point c'est un point central euh quand on voit les montants investis mobilisés par nos concurrents ce n'est pas l'aide au développement française malgré le fait qu'on l'a très sensiblement augmenté qui va résoudre la question et du développement en Afrique et justement de la question de la souveraineté de nos propres économies parce que pouvoir passer des partenariats économiques en Afrique ou d'exploitation sur sur les mines c'est aussi assurer notre souveraineté oui il faut absolument développer l'économie on a fait nombre de de propositions la question qui qui est un frein important c'est que depuis la loi Sapin 2 que bien sûr on soutient évidemment les critères TER qui sont nécessaires pour exploiter une de l'industrie ou ou ou une mine c'est vrai pour tous les les groupes côtés au 4 40 sont extrêmement contraignants et donc il y a une différence de de de de niveau de de concurrence où les Chinois n'ont pas du tout les mêmes contraintes que les Français et donc les groupes français européens mais français aussi quitte pour une partie l'Afrique au Niger avant même le le coup d'État euh il total était parti orange était parti et Castel qui est pas côté mais Castel le brasseur était parti donc c'est vrai les PME peuvent venir plus mais les grands groupes pour cette raisonlà faud trouver une solution pour garantir les questions bien sûr de de de d'exploitation d'éthique de nos et nos pratiques industrielles mais aussi permettre d'avoir une concurrence soit pas aussi faussé car on ne peut pas faire concurrence dans cette dans ce cadre là avec euh les Chinois merci euh Michel un oui juste juste un petit mot je pense que les Africains sont en train de d'en revenir un petit peu sur par rapport au aux Chinois qui sont en train de de les piller et et euh ils utilisent en plus une méthode terrible avec la dette donc il réalise des infrastructures et lorsqu'il y a des difficultés de de paiement il décide de bloquer d'autres infrastructures on a l'exemple du Kenya où ils sont en train de de réaliser des infrastructures à importante et si le Kenya ne les pai pas ils ont décidé de récupérer le port de montbassa donc à force aujourd'hui enfin jusqu'à présent c'était pas visible et il pensait que c'était un investisseur intéressant aujourd'hui les Africains commencent à réaliser que c'est plutôt un prédateur je vous remercie vous avez tout à fait raison nous avons mis 140 ans à lasser les Africains les Chinois font beaucoup plus vite monsieur Lecoq pour la Gauche démocrate et républicaine mon cher vice-président merci monsieur le Président je sais pas si en fait j'ai hésité à à ne pas prendre la parole pour pour éviter de perdre du temps pour éviter de perdre du temps bah oui parce que c'est ça fait quand même un moment que que les questions africaines sont sont posées euh on parle vous parlez à plusieurs reprises dans le rapport du continent africain continent africain mais vous avez choisi de ne pas étudier tout le continent africain en laissant la partie Nord notamment et c'est pas vous auriez dû quand même mesurer que la partie nord de l'Afrique a agi sur la ité de la partie sud du Sahara ce que l'on a fait en Libye ça a laissé des traces dans les dans les pays de l'Afrique subsaharienne ce que l'on a la façon dont on s'est comporté pendant la le printemps Arab et ce qui s'est passé en Tunisie enfin on y a laissé une ministre nous chez nous je veux pas dire mais des Affaires étrangères ça a laissé des traces les relations avec l'Algérie ça laisse des traces l'attitude de la France vis-à-vis du Maroc par rapport au S occidental ça laisse des traces parce que quand même à un moment donné tous les pays d'Afrique sauf le Maroc considérit qu'il fallait faire appliquer les résolutions des Nations Unies donc ça laisse des traces alors après le business et tout est dans certains changer de comportement l'attitude de la France vis-à-vis de certains dirigeants ça laisse des traces Bagbo le fait que la France accompagne Ouatara en Côte d'Ivoire au pouvoir et cetera ça laisse des traces vous pouvez on peut pas faire comme si tout commencait c'est pas ce que vous faites tout commencer à une certaine date à un moment donné les processus historiques les c le Fran CFA rien que le terme c'est un sujet quand même pourquoi est-ce qu'on n'accompagne pas les pays africains pour créer eux-mêmes leur propres monnaie mais non on accompagne en disant on garde quand même un lien Fran C FAA donc accompagnons la la deuxè la deuxème indépendance de l'Afrique après l'indépendance politique il faut maintenant l'indépendance économique et puis agir d'égal à égal et alors sur les visas j'ai hâte de voir l'attitude des uns et des autres au moment de la loi immigration hein parce que que sur la question des visas ça va être quelque chose un étudiant africain un Sénégalais parce qu'il faut être précis sénégalais qui fait des études de physique nucléaire ou dans le cadre de l'Université que l'on a financé que l'on a monté le stage pratique ne peut se faire qu'en France là où il y a des entreprises de physique nucléaire impossible d'avoir le visa pour terminer donc ne peut pas être diplômé incroyable on explique des différents acteurs comme ça alors moi je sais que j'ai droit qu' à moins de 2 minutes 30 oui les autres ont eu tris mais moi je m'arrête là par droit non non non non non non non non non non non non non mais vous avez vous avez le vous avez le chrono dilaté je vous remercie mais je sais votre tempérance je sais votre tempérance monsieur le vice-président et je donne la parole à Madame Tabarot qui brûle de vous répondre sur le françaisfa en particulier voà simplement vous vous signalez enfin que le constat on l'a fait la seule chose qu'on a fait c'est qu'on a on a exclu parce que bon vous avez vu on a on a démarré en en mars et et on a fini tout juste maintenant donc si on avait rajouté euh les pays du Maghreb on aurait prolongé encore cette mission et le Président bourlange nous attendait au tournant pour qu'on rendere rapidement nos travaux euh en dehors de ça sur le franc CFA sur le franc CFA euh le président alors c'est moi qui le dit donc euh euh le président Macron s'est clairement euh positionné en expliquant euh qu'il était tout à fait d'accord et qu'il fallait qu'il le fasse donc on en a parlé euh au ministre des Finances de Côte d'Ivoire qui nous a dit attention ça c'est pas comme ça on a peur des dévaluations on a peur de d'un certain nombre de difficultés donc on le fera à notre rythme donc euh je crois qu'au niveau de la France les choses sont claires euh si c'est un irritant la France est tout à fait prête à à aider à accompagner pour cette sortie ce ce cette suppression du CSA et cette nouvelle monnaie qui pourrait être créée et ça ne pose aucun problème à la classe politique donc euh je pense que que vous le voyez comme un comme un faux sujet et sur les les visas j'ai eu l'occasion de m'exprimer un un un étudiant qui a fait tout son parcours qui a fait tout son parcours dans un cursus français et qui souhaite venir continuer ses études en France a tout à fait le droit d'avoir un visa et pourtant vous connaissez mes position sur sur l'immigration sur les sujets que nous allons avoir ces jours oui un un tout petit mot parce que on peut faire la stratégie que l'on veut communiquer comme on veut si on n'élimine pas les irritants on sera toujours scotché comme des pavés dans un sac à dos on navancera pas et ce sur le Fran CFA il faut faire la enfin on suggère de faire la chose suivante il faut faire un échéancier en disant on souhaite nous de le faire ah non propose qu'en 2028 par exemple avec une date précise on souhaite que les pays africains prennent la main sur le franc CFA et donc on renvoie comme ça le le mytigri au pays Afric aujourd'hui on peut plus rien faire c'est eux qui ne le prennent pas en main il faut fixer une échéance j'ai compris qu'il y avait un léger désaccord entre le entre les deux rapporteurs l'un croit que c'est à nous de fixer les échéances et Madame Tabarot pense que c'est aux Africains de le faire et c'est très bien tout le monde a compris maintenant la parole est au au titre des non inscrits à Monsieur D ponteignan merci monsieur le Président bon ce rapport est est extrêmement précieux je pense pour nous tous il montre et que ça ne plaise pas ça ne plaît pas simplement au pouvoir ça c'est déplaisant pour tous les Français c'est un gâachi immense et vous l'expliquez très bien alors il y a trois contradictions que vous pointez qui sont autant de de leçons et et de chemins pour essayer de reconstruire parce que ce qui est important pour nous tous i ici je crois auudelà d'éclivagees c'est de reconstruire cette relation première contradiction c'est au moment l'Afrique va avoir un poids considérable dans le monde que que la France s'évanouit et réduit ses moyens alors là il va bien falloir à un moment se dire qu'est-ce qu'on investit et et est-ce qu'on se donne vraiment les moyens d'agir euh je reviens pas là-dessus vous l'avez expliqué mais je vois qu'il y a beaucoup d'argent pour beaucoup de domaines et dans beaucoup de secteurs du monde donc c'est quand même curieux euh de gâcher notre nos atouts et et d'abandonner nos atouts le deuxième point et la deième contradiction fondamentale que vous évoquez c'est sur la multiplication des intervenants et la dispersion et l'absence de de cohérence mais ça on le répète depuis des années dans cette commission c'est un scandale absolu la FD qui de un état dans l'état une puissance qui gâche l'argent qu'on donne enfin comment on peut accepter cela la Francophonie est totalement abandonnée on inaugure une cité à villercotteret mais on parle anglais partout et on défend ceux qui parlent anglais au lieu de parler français bref on fait tout pour dégoûter les Africains et les dirigeants qui aiment la France et après on s'étonne qui nous tourne le dos le problème du pilotage qui est fondamental il y avait un ministère de la coopération qui avait une expertise c'est pas un conseiller é qui peut gérer Les Afriques c'est impossible quel que soit le président ses qualités ses défauts donc reconstruisons une vraie administration qui connaît Les Afriques qui connaît les dirigeants qui les considèrent le troisème point fondamental c'est quelle est la politique et ça vous l'avez très bien dit quelle est la vision il y avait une vision du général de Gaulle qui avait réussi malgré tout virage de la décolonisation parce qu'il y avait le droit des peuples à disposer d'eux-même mais aujourd'hui on prétend ne pas intervenir mais on fait de l'ingérence permanente donc revenons à cela et puis dernier point je conclurai là-dessus il y a un problème plus global vis-à-vis du Sud du Sud global parce que le recul il est pas simplement en Afrique je le vois au Brésil les pays du Sud sont déçu de l'alignement systématique de la France sur les États-Unis de la perte d'indépendance de notre pays du fait qu'il y a plus une voie libre qui défend un autre monde et c'est quand même un paradoxe incroyable que le général de Gaulle au moment du clivage merciance estvou et n quetit letit soldat des Américains je vous rappelle simplement que nous avons quand même voté sur le MoyenOrient la résolution proposée par le par le Brésil ce que les États-Unis n'ont pas fait monsieur c'est c'est lequel des deux rapporteurs qui qui répond à Monsieur du poignant bon alors Monsieur monsieur fous vous commencez alors je vais je vais commencer rapidement dis ça euh sur les moyens il y a des moyens il faut les utiliser mieux et de façon stratégique quand vous êtes un acteur dans un pays africains vous avez 4 5 si portes d'entrée pour aller chercher des partenariats donc il faut c'est ce qu'on propose que l'ambassadeur de France faut simplifier les choses soit clair soit euh autorité l'autorité sur l'ensemble des services et des des administrations et et des acteurs français c'est clair et sur les vis résou la question vous allez au Gabon l'ambassadeur du Gabon ben il a autorité sur les visas il fait voilà au moins les choses sont claires voilà sur lafd je partage pas votre point de vue lafd fonctionne très bien en fonction du cahier des charges qu'on lui a donné il y a pas de pilotage politique suffisant voilà donc il faut que la FD serve la stratégie française mais la FD telle qu'elle a été doté fonctionne très bien voilà pour pas être trop long ce que je pvis dire laisser mich madame madame tavaro un mot de ponctuation petite nuance donc avec mon mon collègue je pense que l'AFD n'a pas de pilotage politique du tout voilà c'est pas que c'est peu c'est pas et et donc sur ce que vous avez évoqué qui me semble très juste c'est véritablement de travailler sur une filière Afrique au sein du qu d'orsé c'est de préparer nos ambassadeurs parce qu'on envoie des ambassadeurs qui ne sont pas préparés c'est d'avoir des des Hautes Études sur sur l'Afrique pour préparer aussi c'est c'est un travail de longue haleine mais qui nous permettra de reprendre la main sur sur les pays africains de reprendre la main sur nos relation avec les pays africains je précise bien je vous je vous remercie nous avons terminé nous avons terminé l'échange avec les groupes j'ai quelques j'ai quelques parlementaires même assez nombreux qui se sont inscrits évidemment la liste est close mais alors ce sera une minute chacun et quant au rapporteurs il il y aura un seul rapporteur qui répondra et si le second n'est pas content de ce qu'a dit le premier s'il veut dire autre chose il le dira la fois suivante quand ce sera son tour bon la première parlementaire à parler c'est Mireille clapau qui à qui je donne la parole madame la député de la Drome c'est à vous merci monsieur le Président bon beaucoup de choses a été dites moi je considère que ce rapport c'est un un excellent travail mais c'est une introduction comment est-ce qu'on peut écrire des mots justes sur notre relation avec un continent aussi divers alors que depuis 2017 puisque je suis député depuis 2017 les initiatives on foisonné les puissances étrangères ont conquis du terrain les vecteurs d'influence ne sont plus les mêmes les diasporas ont eu des signes de reconnaissance donc je pense que même si ce rapport est très intéressant ça ne peut être qu'un début en une minute il est difficile de commenter un travail aussi foisonnant donc je vais me centrer sur deux questions d'abord l'angle des femmes vous savez que j'y suis sensible je regrette que ce rapport n'est pas approfondi euh cette question du droit des femmes parce que s'il y a une région du monde où ces enjeux du droit des femmes sont fondateurs c'est bien celle-ci et puis l'angle du numérique qui est aujourd'hui à la fois certes un axe de désinformation mais aussi un formidable outil d'émancipation économique et je vous fais cadeau de 3 minutes reconnaissons votre passion et votre expertise euh qu'est-ce qui répond c'est euh c'est Bruno euh vous avez éteint votre qu'est-ce qui s'est encore passer voilà ça va voilà bon merci pour ces questions je je plaide coupable on on n'a pas pu envisager tous les champs sur lesquels on aurait pu laisser tellement danse riche et tellement de de de pays d'acteurs dans chacun des pays qu'on a pas pu développer ces questions là mais je l'ai dit en en préant le Bul ça fait partie des éléments extrêmement forts que la France propose au aux partenaires AF afain ils savent très bien que sur ces dimensions là et en ça la francophonie doit aider fortement le développement de ces deux sujets ils savent très bien qu'avec la France on peut parler on a beaucoup de programmes justement qui défendent la la place des femmes dans un un un environnement social culturel dans lequel il y a la polygamie est très répandue dans lequel la femme n'a pas la place qu'elle mérite donc oui on l'a pas développé mais ça fait partie des choses importantes que la France est capable d'apporter et c'est un avantage comparatif majeur de la France par rapport à d' je vous remercie parfait monsieur bilongo une minute c'est très rapide ben merci au corapporteur pour ce rapport de qualité j'aimerais revenir sur la zone des grands lacs où il y a un partenariat militaire affiché avec le Burundi l'ouanda et le Rwanda de la part de la France et également un partenariat avec la République démocratique du Congo et en plein recrud desence des combats à l'Est de la RDC avec le groupe du M23 qui est où des rapports de l'ONU ont attesté que le Rwanda soutient militairement l'intrusion des rebelles en territoire de RDC j'aimerais savoir comment nous allons pouvoir nous en sortir et la parole de la France est entendu comme le Congo est le plus grand pays francophone les USA onoité le pas avec la recherche d'une solution diplomatique entre la RDC et et le Rwanda mais la France n fait rien j'étais avec mon collègue arm logal à Goma sur l'Est RDC nous avons fait un voyage avec juste je termine juste quelques secondes je termine av fa un voyage avec l'ONG Programme alimentaire mondial et l'absence de la France sur les financements du PAM nous ont été reproché je vous remercie c'est un énorme problème que vous posez très passionnant essentiel on pourra pas le traiter en une minute mais c'est à nouveau monsieur monsieur fou oui mais on alterne globement madame Tabarot est une corapporteur généreuse allez-y Brot alors trois trois éléments euh d'abord on n'a pas couvert le champ militaire dans notre rapport on n'est pas dans la bonne Commission on aurait rajouté encore un élément de de complexité au au sujet deux sur la RDC c'est le premier pays francophone on ne peut pas développer la francophonie euh si on n'a pas des partenariats majeurs avec la RDC c'est comme faire euh l'Europe sans l'Allemagne donc on doit absolument aller passer des partenariats avec les RDC sur la question de l'Est euh du pays ça fait plus de 30 ans que la situation est absolument exécrable avec des des situations on on fait des marches sur plein de de sujets on doit faire des marches tous les jours sur ce qui se passe à l'est de de RDC c'est c'est indescriptible ce qui se passe là-bas en terme de de droits humains euh la situation euh le français a pris plusieurs initiatives pour essayer de d'avancer je pense que la la la la zone francophone devrait pouvoir agir son deux membres de la Francophonie on doit pouvoir agir on ne peut pas laisser cette situation sur de la je suis tout à fait de votre avis c'est un un enjeu absolument majeur je vais maintenant donner la parole à Monsieur Guignot pour une minute oui merci monsieur le Président pardon madame monsieur le rapporteur tout d'abord oui je je vous rejoins sur un certain nombre de vos recommandations en particulier la recommandation 31 qui vise à à tenir un débat tous les 2 ans au Parlement sur l'évolution de notre politique africaine il ser en effet je pense sain de reposer la question africaine dans sa globalité à la représentation nationale régulièrement afin d'adapter notre position face à un continent en perpétuel mouvement et et en aussi en en développement démocratique pardon toutefois il faudrait peut-être considérer l'Afrique dans sa dimension continentale et non uniquement l'Afrique subsaharienne tel que détaillé dans le rapport mais vous n'avez pu avons bien compris vous n'avez pas pu tout faire ma question porte sur votre recommandation au page 146 dans votre B le le paragraphe b dénommeré la France autrement en finir avec les irritants vous émettez la recommandation 73 dans selon laquelle il faudrait je cite veiller à un maîtrissage suffisant alors je vous pouvez peut-être me donner une précision et puis deuxème petit point qui blovez-vous identifié qui bloque la délirance des visas c'est la deè partie de ma question c'est une question insoluble et donc vous l'avez raison de la poser brièvement nous allons répondre rapidement à deux voix simplement vous dire que moi j'ai souhaité que le les rapports soient soient plus fréquents devant le l'assemblée de l'ordre de de deux réunions par r ça me semble essentiel ne serait-ce que pour rattraper le le retard de nos relations avec avec l'Afrique et pour faire le point je pense que cette commission aussi devrait se saisir régulièrement de ces thématique pour qu'on avance ensemble sur le sujet ensuite sur la question des des irritants c'est mon collègue Bruno qui va vous répondre alors pour régler la la la question de la relation on sait que les diasporas sont extrêmement nombreus en France et communique tous les jours avec les pays avec leur le le leurs frères et sœurs au en Afrique on ne on a parlé double standard on ne pourra pas régler la question si on ne règle pas nous-même la question du double standard en France une partie des afrodescendants la grande majorité ont l'impression qu'il n'ont pas les mêmes avantages que que les les les Français vous avez par exemple dans la rédaction d'un grand journal d' quotidien dans la service Afrique sur 14 journalistes vous avez un seul journaliste qui est d'origine africaine à RFI vous n'avez qu'un seul afrodescendant qui a une émission quotidienne voilà donc il faut régler ça et je pense qu'il faut plus de métissage et de de mexcité qu'il a plus de double standard en France je vous remercie monsieur monsieur le rapporteur Monsieur Didier parquian oui bonjour monsieur le Président Mesdames Messieurs les rapporteurs je tiens à vous remercier pour votre rapport sur les relations entre l'Afrique et la France effectivement je n'ai rien trouvé dans ce rapport sur les échanges entre les territoires français et africains je voudrais vous donner l'exemple de mon territoire Marseille où je suis élu le président de la République veut faire de mon territoire de Marseille la capitale de l'urométerranée et nous y travaillons d'arracheepied nous avons avec la Chambre de commerce créé une association à Afric link c'est plus de 250 entreprises qui commercent avec l'Afrique nous avons créé avec la métropole des événements comme emerging Valley qui facilit les relations entre les start-ups africaines et les start-up marseillaises et d'ailleurs plus de 350 start-up africaines euh ouis 350 start-up africaines répondent à des appels d'offrees nous avons mis aussi en place un un forum un forum europeafrique qui facilite les passerelles et nous avons plus de 5000 étudiants qui viennent chaque année africain étudier dans nos universités vous l'avez compris nous avons compris l'enjeu de de l'Afrique et nous avons plus besoin de l'Afrique que l'Afrique a besoin de nous je le répète nous avons plus besoin de l'Afrique que l'Afrique a besoin de nous et c'est pour cela que cela marche alors ma question est toute simple avez-vous réussi à identifier des pistes pour amplifier les relations économiques commerciales et numériques entre la France et l'Afrique je vous remerci collègue qui répond est-ce que Nice répond à Marseille avec plaisir mon collègue monsieur parquan avec avec plaisir non simplement vous vous dire qu'il y a effectivement énormément d'actions qui sont menées individuellement en France mais il était impossible pour nous de collecter toutes les informations et de montrer à quel point il y a un dynamisme mais un dynamisme qui est organisé entre par exemple deux collectivités deux territoires et et si justement le ministère de la Coopération donc des partenariats existaient on aurait la possibilité de de recentraliser alors pas pour pour bloquer les initiatives des territoire loin de là mais simplement pour informer pour pouvoir relayer et pour pouvoir aussi profiter de France méiaamonde comme ça je je reviens sur ce qu'on a évoqué tout à l'heure qui pourrait montrer très concrètement les actions qui sont qui sont montrées et que l'on peut encore développer voilà vous savez que sur la question précédente qui a été évoquée au niveau et bien des de de la présence plus importante des Africains dans certains dans certaines structures c'est une démarche qui a été portée par Bruno je ne suis pas sur sur une démarche de discrimination positive c'est pas tout à fait ma ma logique voilà on va pas le soulever ce ce problème à l'occasion de cette réponse maintenant c'est ellisa Leboucher qui va Élise pardon excusez-moi merci monsieur le Président quelques remarques sur la votre rapport note avec justesse l'absence d'un ministère pilote unifié la réduction drastique des effectifs du ministère et le suivi insuffisant de la politique d'APD je tiens à rappeler le manque d'association du Parlement et le fait que nous attendons toujours la commission d'évaluation prévue par la loi 2021 votre rapport fait écho à nos critique sur le recours élevé au prêt qui éloigne les fonds des pays moins avancés vous notez à juste titre le rôle moteur de la politique française de santé ce dernier pourrait sependant être largement accru la santé ne représentant qu'environ 8 % de la française dernière remarque sur la suspension de la pour le Mali Burkina Faso et le Niger cette décision selon nous une erreur délétaire dont les populations civiles paient le premier prix et qui risquent d'accroître l'hostilité d'une partie des sociétés civiles sans pour autant rfléchir sur les politiques des élites au pouvoir vous insistez sur la nécessité de mettre fin en double standard ne pensez-vous pas que la suspension de la entre en contradiction avec ses impératifs merci madame la députée de Lassar formidable votre brièveté je dis juste un mot je vais être très brve et ensuite monsieur fux complètera simplement vous dire concernant les les aides qui ont été suspendu ce sont les aides au développement et pas les aides humanitaires voilà je pense que c'est très important dans une période où la France est rejetée d'arrêter les aides au développement de voir comment les choses se stabilisent politiquement mais par contre les aides humanitaires nous y sommes tout à fait favor c'est très clair monsieur fou vous avez quelque chose à ajouter oui dans en deux mots sur la commission d'évaluation oui tout à fait on peut comme vous le le constatz sur la il faut sur sur sur la FD il faut quand même voir que une partie très substantielle majoritaire de notre APD donc via la FD parce qu'il y a d'autres façons est sous forme de de de prêt donc on dit qu'on fait de l'aide au développement de façon massive en réalité sur les 15 milliards 13 milliards sont des prêts et donc ce qui n'est pas du tout l'approche allemande canadienne ouou ou anglaise même donc on a dans la réorganisation en tout cas de de de ce sujet-l globalement on a ce ce point à traiter je pense qu'il y a trop de prêt il vaut mieux moins de prêt mais plus d'investissement d'entreprise et que le développement soit vraiment lié au développement ave plus de don nous aborderons je vous remercie monsieur le rapporteur nous aborderons cette question plus attentivement quand nous recevrons madame la secrétaire d'État ce que nous aborderons à ce moment-là la question du suicide et et vous savez notre profonde frustration sur les décisions qui ont été prises à ce moment-là madame Robert de haut merci monsieur le Président Madame Monsieur les rapporteurs la France assuré une présence militaire au Burkina Faso dans le cadre de l'opération Barc de coups d'État successifs sur fond de narratif anti-français contreindrant la France à s'y retirer cela malgré les millions d'euros investis au Burkina depuis 60 ans notamment pour améliorer la gouvernance du pays la réaction de la France est rapide arrêt de la délivrance de visas au burkinabé classement du pays en zone rouge et suspension de l'aide publique au développement ces schémas se reproduisent au Mali et au Niger qui figurent dans la liste des pays prioritaires de la depuis depuis 2013 outre l'échec de notre politique d'APD nous pouvons considérer qu'il est politiquement possible de suspendre notre APD envers des pays hostiles votre proposition numéro 81 monsieur fuch préconise de revoir les critères d'attribution des pays bénéficiaires de d' FD ce que nous appelons de nos vœux depuis longtemps cela va-t-il jusqu'à considérer qu'il faudrait suspendre notre aide au développement aux États qui se montrent peu coopératif avec la France et qui refusent la réadmission de le ressortissant indésirable sur notre territo je vous remercie cette question très claire et très importante le lequel des des deux rapport corapporteur madame Tabaro personnellement je je suis totalement d'accord avec vous je pense que lorsqu'on a des difficultés avec un pays on stoppe l'aide au développement et lorsqu'on a des difficultés aussi pour faire récupérer nos enfin les dans le cadre de d'qtf avec les laisser passer consulaire aussi ça fait partie des relations qu'on doit avoir avec avec des pays donc je je suis personnellement très très favorable à à ces à ces vous avez une nuance à apporter monsieur une nuance parce qu' il y a deux il y a deux sujet en fait il y a un premier sujet c'est répartition prèsd en fonction des des pays et c'est ça la la la proposition et puis après il y a votre dont vous avez parlé puis après y a il y a la question des pays hostille en tout cas ave lesquel on a des des difficultés relationnelles là c'est c'est très compliqué parce que lorsqu'on a une stratégie qui est la notre qui est de parler au aux populations de parler au population civile de parler à la jeunesse et de vouloir déployer des relations fortes avec tous les acteurs non militaires et non politiques des des sociétés c'est difficile de voir quel message on envoie moi je pense pour ma part que tout ce qui est aide d'urgence tout ce qui est aide humanitaire il faut pas priver les populations de ce type d'aide là je vous remercie c'est c'est très clair sur le la différence entre le court terme l'urgence et le long terme madame Béatrice Piron député des ivelines merci monsieur le Président je tiens tout d'abord à remercier Madame Tabarot et Monsieur fouche pour votre rapport qui met en exerg la nécessité et les enjeux de construire une nouvelle politique africaine pour y arriver vous le dites vous-même il est crucial que la France parte de là où elle n'est plus attendue et recherche de nouveau partenariats là où il existe une attente manifeste en effet aujourd'hui elle est accusée de né néocolonialiste économique et monétaire notamment à travers le maintien d'une monnaie encore appelée franc dans une quinzaine de pays africains face à cela le président de la République a annoncé en 2019 une réforme de la coopération monétaire en zone UE MOA elle a pour but d'opérer un changement de nom de la devise de supprimer l'obligation de centralisation des réserves de change sur le compte d'opération du Trésor français ou encore de retirer la France des instances de gouvernance de la zone franc dans vos recommandations respectives vous vous rejoz quant à la nécessité d'accompagner les pays de la zone à mener à bien cette réforme qu'envisage concrètement l'UM mooa comme date d'échéance et agenda de fin du franc CFA actuellement ces devises sont encore produites par la Banque de France certains pays ne disposent pas d'imprimerie un nouveau nom et un lieu de fabrication de ces futurs billets est-il déjà défini je vous remercie je vous remercie qui répond nous sommes en retard hein nous sommes oui alors aujourd'hui il y a pas de il y a pas d'échéancier voilà parce que le sujet a été pris de telle façon que les pays africains ne sont pas d'accord entre eux le Nigéria est pas d'accord sur le nom de la devise sur le proc voilà donc moi c'est ce que je suggérais c'est que la France avec C pays africains fixe une échéance pour qu'on soit pas nous suspecter de pas vouloir de conserver en fait quelque chose qu'on a déjà quasiment transféré donc c'est il faut fixer une échéance voilà ça c'est pour moi c'est c'est la clé je pense que si on se permet de fixer une échéance et de fixer un plan d'action on risque de nous le reprocher donc je je pense que c'est au pays de se mettre d'accord et c'est très bien que la France rappelle systématiquement qu'elle encourage les pays à changer leur monnaie et le nom de leur monnaie très bien c'est dernier orateur oratrice d'ailleurs madame Galzi député de merci monsieur le Président madames monsieurs les rapporteurs vous expliquez clairement dans l'introduction de votre rapport pourquoi vous avez av voulu restreindre votre champ d'étude à l'Afrique sub-saharienne et en sortir les pays du Maghreb et c'est intellectuellement tout à fait satisfaisant cependant cette restriction nous amène à constater un angle mort dans les travaux de notre commission la question des flux migratoires à travers le Sahara et leurs conséquences en terme de relations internationale et du rôle que la France peut et doit y jouer elle ne peut agir de manière cohérente sur les flux entre pays de la rive nord et de la rive sud de la Méditerranée que si elle prend en compte les flux entre de la rive nord et de la rive sud du Sahara de conacri à Calais en passant par sax lampedousa et Menton il y a un continuum qui nécessite une action globale de la diplomatie française il serait souhaitable que le bureau de notre commission dans sa sagesse se saisisse de ce sujet qu'en pensez-vous je vous remercie c'est moi qui vous remercie madame la députée je pense que Madame madame tabarou est géographiquement voilà plus plus proche de exactement non non mais je je pense que vous avez raison enfin c'est très bien que le la Commission se se saisisse de ce sujet si nous l'avions eu enfin on aurait été comme je l'ai dit tout à l'heure ralenti dans nos dans nos travaux parce que c'est effectivement un très gros sujet qui mobilise aujourd'hui de de nombreux pays européens dont la dont la France donc ça mérite que notre commission se penche sur cette sur cette thématique là je je je vous remercie alors le la la séance des euh des des interventions particulières est terminé je suis désolé Hubert euh j'aurais bien vous voulu donner la parole mais j'avais dit que la liste était close et on est déjà en dehors de ça je tiens simplement à dire en en en échange en en écho à ce qui aux dernières questions qui viennent d'être posées que ce rapport est à à vocation à être une mère de famille nombreuse ou un père de famille nombreuse je ne sais pas je me prononce pas et que nous aurons euh des enfants que sur chacun des sujets qui a été évoqués euh il y a effectivement des coups d'éclair qui ont été donnés et qui doivent être absolument suivis de de de de réflexion très approfondies je pense notamment à la monnaie mais pas seulement je pens éidemment au phénomène migratoire et et à quantité de d'affair vous avez éclairé défriché une partie de la forêt mais la forêt reste immense encore à pour être défriché complètement alors non mais on va on va peut-être on va peut-être aider Anaïs fa pas que ça tombe ça tombe sur elle le temps et c'est pas forcément ses rapporte là qui seront chacun mais chacun ma mes chers collègues aura sa part à prendre maintenant la le le la discussion générale est terminé je vais donc mettre au voix la la publication du rapport alors j'ai eu une déclaration très claire je pense que c'était au nom de renaissance de du fait que un groupe souhaitait s'abstenir sur ce sur ce mais on verra on verra ce qu'il en est euh en tout cas ce que je tient à dire c'est que nous ne nous prononçons pas les uns et les autres sur le rapport mais sur sa publication donc conformément à l'article 145 du Règlement de l'Assemblée nationale il revient donc à nous de de voter qui est pour la publication comment à voter on voteoui qui est contre la publication qui s'abstient bon il me semble que les l'ensemble des des parlementaires d'abord le le le rapport la publication est autorisé il me semble que l'ensemble des parlementaires des différents groupes à l'exception du groupe Renaissance se sont prononcer en faveur de cette publication je tiens à le à le signaler pour que il n'y ait pas d'équivoque à ce sujet voilà je remercie nos deux rapporteurs je dois dire que on nous a annoncé qu'il n'avait pas dissimuler leur divergenence je constate aujourd'hui qu'ils n'ont pas non plus dissimulé leur convergence exact et et donc c'est toujours satisfaisant de voir des rapporteurs qui euh affichent des positions convergentes ce qui n'exclut pas évidemment des différences d'approches sur un grand nombre de de de sujets la la séance est suspendue pour 3 minutes et ensuite nous passons à la séance avec Monsieur Gill kpel qui a certainement beaucoup de choses à nous dire je vous remercie il était là il pasé très bien oui c'est ça que je