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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 20 mai 2026 27 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéNumériqueJusticeSanté

Le gouvernement tient-il sa « ripost » contre le désordre ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 35 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce texte crée le choc d'autorité dont se vante Laurent Nunez ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que c'est un peu une loi fourre-tout ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Les AFD consommation de drogue sont-elles recouvrées ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que durcir les sanctions contre les consommateurs est nécessaire ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    La légalisation du cannabis serait-elle une solution ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les effets concrets de la consommation de protoxyde d'azote ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Jacqueline Nostage-BrignotFait
    « On a aujourd'hui face à nous des générations de jeunes en particulier qui n'ont pas été construits du tout avec le sentiment de frustration. »
  • 10:00Anouk FourmiguéFait
    « Les outils dont vous disposez actuellement, ils ne sont pas suffisants. »
  • 11:00Anouk FourmiguéFait
    « Il y a les deux, mais il y avait d'abord les outils juridiques. »
  • 17:00Anouk FourmiguéFait
    « Les règlements de compte qu'on voit, moi je les ai connus en Seine-Saint-Denis quand j'étais chef de circonscription il y a plus de 10-15 ans. »
  • 20:00Jacqueline Nostage-BrignotFait
    « La loi sur le narcotrafic est votée l'année dernière et on avait ces situations qui empoisonnaient la vie des habitants. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

– Sous-titrage – Le projet de loi Riposte est examiné en ce moment au Sénat Riposte pour réponse immédiate au phénomène troublant l ordre public, la sécurité, la tranquillité de nos concitoyens. Lutte contre le narcotrafic, contre les rodéos urbains, les rêves partis, le protoxyde d'azote, ce texte se veut une réponse à la sécurité du quotidien. Est-ce vraiment un choc d'autorité et d efficacité, comme le dit le gouvernement ?

Vous allez en débattre. Bonjour Arnaud Formisguet, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes secrétaire générale adjointe du syndicat des commissaires de police et puis deux sénateurs.

Bonjour Hyssen Bourgie. Bonjour. Merci d'être là. sénateur socialiste de l'Hérault et Jacqueline Nostage-Brignot, bonjour, sénatrice LR du Val d'Oise.

Jacqueline Nostage-Brignot, avant de rentrer dans le détail de ce texte, j'ai un peu cité la liste des thématiques qu'il balaie. Alors ça cible beaucoup de préoccupations des Français et de leur sécurité, mais est-ce que c'est un peu une loi fourre-tout ? Alors, je ne vais pas être aussi sévère que je pourrais l'être.

D'abord, cette loi, elle a le mérite d'exister, elle a le mérite de donner des moyens nouveaux pour essayer d'extensionner. Après, ce n'est pas ça qui va complètement écrire un choc d'autorité, parce que c'est plus compliqué que ça. Nous sommes face à une partie de la société et je pense que c'est bien, je pense que c'est un début, mais ça pose d'autres problèmes beaucoup plus fondamentaux dans notre société.

C'est est-ce qu'on va continuer à, d'une manière générale, dans tout, que ce soit dans l'éducation, dans le sport, dans la relation qu'on a les uns aux autres, à être dans une société où le nom est banni de toutes les bouches. On a aujourd'hui face à nous des générations de jeunes en particulier qui n'ont pas été construits du tout avec le sentiment de frustration et qui veulent faire ce qu'ils veulent quand ils veulent. Et donc c'est quand même compliqué à gérer, c'est ça.

Et puis quand vous avez énuméré tous les sujets, le narcotrafic qui est un sujet particulier mais qui en fait partie, et on est il reviendra probablement, mais les rodéos, la f-partie c'est quand même ce qui au quotidien pollue pour rester poli la vie de bon nombre de nos concitoyens qui sont à la fois, qui subissent, qui subissent ça au quotidien et qui sont complètement démunis. Vous voyez, dans les quartiers un peu compliqués, vous avez un bon nombre d'habitants quand vous les entendez qui disent moi je veux partir, je n'en peux plus. Le droit à la liberté c'est le droit de vivre tranquille là où on est quel que soit l'endroit dans ce pays, qu'on soit dans un quartier un peu plus difficile que d'autres, un peu moins privilégié, c'est une liberté et c'est un droit de vivre tranquille là où on et alors voilà j'espère que ça va donner des outils mais c'est pas ça mais peut mieux faire bien mais c'est pas suffisant ussène banger est ce que vous êtes de cet avis est-ce que ça ce texte crée le choc d'autorité dont se vante Laurent Nunez ?

Je pense que le texte à lui seul ne suffit pas. Il faut inscrire le texte dans un continuum de travaux parlementaires qui ont été effectués notamment ici au Sénat depuis quelques années. On a eu d'abord la loi d d'orientation et de programmation pour le ministère de l'Intérieur, qui vise à donner plus de moyens aux forces de l'ordre et au service de police et de gendarmerie sur le terrain.

On a eu la loi d'orientation et de programmation pour la justice, qui vise à doter davantage les cours d'appel et les juridictions de magistrats et de greffiers. On a eu la loi contre le narcotrafic, on a cette nouvelle loi qui arrive et il me semble que c'est une boîte à outils. Lorsqu on a mené ici les travaux sur le narcotrafic, on s'est rendu compte qu'en aval du narcotrafic et en amont du narcotrafic, il se passait des choses.

Mais pardon, c'est une boîte à outils mais c'est un texte utile ou c'est un texte de plus dans la longue liste. Je considère que c'est un texte utile, il vient compléter tout ce que j'ai énuméré auparavant. Ce que j'ai énuméré auparavant, ce sont des moyens supplémentaires en termes de policiers, d'enquêteurs, de gendarmes, de magistrats et greffiers.

Ensuite, lorsqu'on travaille sur le narcotrafic, on se rend compte que cette drogue arrive de quelque part. Elle arrive souvent de l'étranger. Il a fallu casser l'idée selon laquelle cette drogue arrivait uniquement par voie terrestre.

Elle arrive aussi par voie maritime, elle arrive par voie aérienne. Une fois que cette drogue est arrivée en France, elle est vendue, elle est consommée et il y a le blanchissement de l'argent qui commence. Le blanchissement de l'argent, c'est quoi ?

Ce sont les épiceries de nuit, qui pullulent et qui sont des véritables lessiveuses. Et donc c'est la raison pour laquelle il a fallu lutter contre chaque type d'infraction avec un outil précis, un outil particulier. Mais Anouk Fourmigué, je voudrais vous entendre parce que vous représentez les commissaires de police.

Vous êtes sur le terrain. Les lois, elles sont votées. Elles doivent être ensuite appliquées concrètement.

Choc d'autorité, choc d'efficacité, dit aussi le ministre de l'Intérieur. Amélioration des outils à la disposition des forces de l'ordre. Il y en avait besoin ?

Les outils dont vous disposez actuellement, ils ne sont pas suffisants ? Sur ces thématiques, ils ne l'étaient pas. Effectivement.

Alors les travaux parlementaires ont fait progresser les choses sur le plan narcotrafic avec la loi qui a été votée. On aurait aimé quelques compléments qui n'ont finalement pas pu passer certains caps, mais il y a eu des avancées concrètes. Après, sur ce qu'on appelle la délinquance du quotidien, les forces de police et les commissaires à leur tête se heurtent régulièrement à une forme d'impuissance pour effectivement faire respecter la tranquillité et la paisibilité dans les quartiers.

Pour avoir participé à beaucoup de réunions de quartier avec les habitants, ils nous parlent de problèmes et de nuisances qu'ils sont hétéroclites. Donc peut-être que le projet de loi, à première vue riposte, peut paraître hétéroclite, mais ce que subissent les habitants, ça l'est aussi. On ne peut pas serrer certains quartiers qui sont confrontés aux rodéos, d'autres à la consommation de protoxyde d'azote, d'autres au trafic de stupéfiants, c'est souvent tout.

Donc il faut effectivement s'attaquer au haut du spectre et au bas du spectre entre guillemets de la délinquance donc y compris ce qui peut paraître moins problématique dans la vie en commun mais qu'il est quand même donc effectivement des des infractions de moindre intensité que le narcotrafic, mais qui pour autant sont un sujet de difficultés et de perturbations de la vie commune. Mais quand vous dites impuissance, ça se traduit comment ? C'est quoi ?

C'est un manque de moyens humains, c'est un manque de moyens financiers, c'est les les policiers qui sont sur le terrain et qui n'ont pas les armes, les armes pas forcément matérielles, mais les moyens suffisants, la réponse judiciaire derrière qui n'est pas suffisante. Il y a les deux, mais il y avait d'abord les outils juridiques. Donc le fait qu'on permette de simplifier certaines formes de répression des comportements qui troublent l'ordre public et la tranquillité, c'est intéressant pour les policiers parce que, comme vous le savez, nos services d'investigation sont complètement débordés par un nombre de procédures affolant.

C'est d'ailleurs une des stratégies des narcotrafiquants, que de saturer les services de police. Donc dès lors qu'on a, par exemple, des amendes forfaitaires délictuelles, ça permet quand même d'apporter une réponse pénale immédiate, concrète, sans pour autant saturer les services d'investigation. Parlons du narcotrafic, puisque ce texte, ils disent entre autres à lutter contre le narcotrafic, les fusillades se multiplient.

On l'a vu encore ces derniers jours dans le quartier des Moulins, à Nice, à Nantes. Un adolescent de 15 ans a été tué il y a quelques jours. On va écouter ce que disait hier Laurent Nunez à ce sujet dans l'hémicycle au Sénat.

La majoration, encore une fois, de l'AFD consommateur, c'est une mesure qui est assumée de culpabilisation des consommateurs. Quand vous êtes comme moi, quand vous allez comme moi à Nantes où un enfant de 15 ans a été tué sur un point de stup, je suis désolé mais s'il n'y avait pas de consommateur, il n'y aurait pas de règlement de compte. Il n'y aurait pas de règlement de compte.

Il n'y aurait pas de règlement de toutes les violences qui se déroulent autour du narcotrafic. Donc cette mesure, elle est évidemment totalement assumée. Les sénateurs, pour bien comprendre, qui ont augmenté hier la renom de forfaitaire délectuelle pour consommation de stupéfiants, pardon, de 200 à 500 euros.

C'était nécessaire ? Il faut durcir les sanctions contre les consommateurs ? D'abord, oui, franchement, ça ne me choque pas.

Et on en parle d d'ailleurs, on en parle depuis peu de temps des consommateurs. Il a fallu quand même arriver à un phénomène qu'on ne générait plus du tout pour parler des consommateurs, ce que c'est une réalité, pas de consommateur, pas de trafiquant. Et puis, on parle rarement de succès, mais consommer de la drogue, c'est juste aussi consommer un produit qui met en jeu votre santé.

Il ne faut pas croire que dans le quartier...

Moi, je suis de cauchemar, puisque j'ai été maire et il y a un quartier politique dans ma vie. Quand on sait ce qu'ils fument, parfois certains gamins, avec des produits coupés quand même et puis des produits toxiques...

Quel est le parent qui rêve que son enfant consomme de la drogue ? Quand des parents constatent que leur enfant se drogue, je peux vous assurer qu'les trois quarts du temps, ce sont des parents démunis et qui ont peur pour l'avenir dans leurs enfants. Parce que se droguer, c'est juste mettre sa vie en danger.

Alors évidemment, après aujourd'hui, on a en plus une consommation de la cocaïne qui a parfois dépassé la consommation du cannabis. Enfin, la cocaïne, on sait les ravages de la cocaïne quand même. Personne n'en parle ça.

D'ailleurs, c'est un reproche que je fais à ce gouvernement comme à d d'autres, c'est de ne pas avoir vraiment une politique de lutte au niveau de la santé contre cette consommation. Donc moi, à titre personnel, je suis contre la légalisation, ça c'est clair, parce que ça ne règle aucun problème sur le trafic. Hier, Etelon a pris la parole au niveau du Sénat.

Il l'a bien démontré. Donc oui, c'est un vrai sujet. Et moi, je pense qu'il faut que les consommateurs comprennent qu'à chaque fois qu'ils consomment, ils favorisent un trafic qui met en danger aujourd'hui la vie d'adolescents qui sont rentrés là-dedans pour l'argent facile, parfois pour s'acheter une paire de chaussures.

On est rentré dans un système qu'on n'aurait même pas imaginé il y a 5 ans, Il fallait durcir les consommations envers les sanctions envers les consommateurs. Durcir les sanctions contre les consommateurs, pourquoi pas ? Ce que je retiens, c'est que les AFD qu'on présente comme étant la méthode de la réponse miracle ne sont pas recouvrées.

Donc moi, ce que j'aime bien, c'est que lorsqu'on adresse à un procès-verbal, lorsqu'on adresse une amende forfaitaire délectuelle, j'aime bien qu'elle soit recouvrée. Sinon, ce sont des mesures qui s'appliquent et qui sont recouvrées à peine à 35 ou 40 %. Il y a un rapport qui vient de sortir de la Cour des comptes qui, justement, interpelle le gouvernement sur cette question et c'est la raison pour laquelle, hier, le ministre de l'Intérieur a présenté des amendements en vue d'améliorer le pourcentage de recouvrement.

Donc, moi, je dis augmentant le quantum de la sanction, c'est pas ça qui me gêne. Ce qui me gêne, c'est que lorsqu'on inflige une sanction à quelqu'un, si jamais elle n'est pas réellement appliquée, la personne va penser que c'est juste du cinéma. Donc, moi, je veux des sanctions plus lourdes, des sanctions plus fermes, mais surtout des sanctions appliquées et respectées.

Dernière chose que je voulais dire, la lutte contre le narcotrafic, c'est contre les consommateurs, mais il manque singulièrement un volet prévention, dès le plus jeune âge, auprès des adolescents et des lycéens, parce que je dis systématiquement que la consommation de protoxyde d'azote, c'est l'antichambre de la consommation de chite qui est ensuite l'antichambre de la consommation de cocaïne. – On va y revenir, on a encore un quart d'heure de débat, on a le temps sur ces amendes forfaitaires délictuelles. Hussein Bourgy dit qu'elles ne sont pas recouvrées, c'est-à-dire dans les faits, ce n'est pas effectif ? – Elles sont insuffisamment recouvrées, après ça relève de la DGFIP et pas des services de police, mais ça reste un outil intéressant.

Moi, je suis toujours quand même un petit peu étonnée d'entendre qu'on durcit les sanctions sur les consommateurs. En l'état de notre droit, la loi, elle prévoit que l'usage de stupéfiants est passible d'une peine allant jusqu'à un an de prison. L'AFD, elle permet quand même aux consommateurs d'échapper au placement en garde à vue et à une peine d'emprisonnement ferme ou avec sursis.

Donc, certes, on a rarement vu des consommateurs condamnés à un an de prison. Mais l'état du droit, c'est celui-là. Donc je pense qu'une amende de 500 euros ça reste quand même une réponse certes qu'on pragmatique mais assez clémente donc quand on parle de durcissement je suis très étonnée par rapport à l'état de notre droit qu'on dise qu'on durcit les condamnations des consommateurs alors que honnêtement on leur permet plus tôt d'échapper à une sanction beaucoup plus mais ce que vous regrettez il faudrait des sanctions plus non c'est impossible en fait vu le nombre de consommateurs c'est ça le problème cible de mettre tout le monde en garde à vue les juridictions n'ont pas les moyens de condamner si sa personne ni des emprisonnés et puis je pense que ça n'a pas de sens.

Il y a des réponses plus fermes à portée mais la réponse doit être ferme vis-à-vis d'eux et comme l'a dit madame, je partage son avis, sans consommateur il n'y a pas ou beaucoup moins de trafic clairement. C'est une loi basique de marché le trafic. C'est vrai que la FD elle peut être insuffisante en termes de sanctions maintenant vu l'ampleur du phénomène et en France en particulier parce qu'en France le pays au niveau de l'Europe c'est le pays où on consomme plus de drogue quand même, c'est juste une réalité.

Donc il y a un tel sujet que l'amende elle permet de sanctionner tout de suite. Et sur les amendes apparemment, les AFD consommation de drogue, apparemment c'est 55 % aujourd'hui le taux de recouvrement d'après ce qu'a dit le ministrière. C'est ce qu'il a dit hier.

En tout cas moi je pense que c'est déjà un premier point et puis de de responsabiliser, de responsabiliser les gens. On ne peut pas aller plus loin en raison de l'embolie de la justice. Oui et puis une sanction immédiate c'est une sanction immédiate quand même parce qu'une amende elle est quand même immédiate.

Voilà donc c'est un outil qu'on a donné aux forces de police pour pouvoir sanctionner immédiatement et non pas se dire je te revois dans un an et demi quoi. En gros j'exagère un peu. Vous l'avez dit, vous avez un peu commencé à aborder le sujet mais on va s'y attarder.

Hier en séance s'est invité la question de la légalisation du cannabis. On va écouter justement un extrait de séance à ce sujet. Est-ce qu'on ne devrait pas prendre des leçons de nos voisins Est-ce que quand on voit le Portugal qui, au contraire de ce que prône notre ministre de l'Intérieur a dépénalé, disait l'usage ?

Je ne parle bien que de l'usage, je ne parle pas du trafic, je parle de l'usage, et qu'il a des résultats, que ce pays a des résultats inédits dans l'Europe, vous pensez que ce ne serait pas plus intéressant ? Qu'il y a moins de morts, qu'il y a moins d'usagers, qu'il y a moins de trafic. Et nous, on continue à essayer de faire quelque chose qui ne prouve que le contraire.

Sénatrice écologiste Anne-Souelis, vous n'êtes pas d'accord, j'imagine Mais ça, c'est la vue bisounours du problème du consommation et du trafic de drogue. Moi, j'aime bien les bisounours parce qu'ils sont mignons. Enfin, la réalité de notre société, on n'en est plus là.

Et puis, quand on dit que ça a marché, ça a marché nulle part. Parce que le trafic existe. Voilà, le trafic existe.

Donc voilà. Donc ça, c'est vraiment une vision complètement erronée de la réalité quand on légalise. Les pays qu'on légalisait, ça a pratiquement marché nulle part.

Donc voilà. Donc on On ne peut pas dire à la fois que c'est un produit toxique, C'est un produit qui rend malade. C'est un produit qui peut détruire et légaliser.

Enfin je veux dire, à un moment on ne peut pas participer à ça. Moi je suis totalement opposé à la légalisation. Voilà, ça c'est un point de vue.

Parce qu'on en connaît et on vérifie les ravages de ces consommations. Parce que vous savez, la consommation de drogue et la cocaïne utilisée dans les milieux bobos parisiens. Voilà, c'est pas la réalité des méfaits et des conséquences de la consommation de drogue.

Il faut juste dire ça et on devrait d'ailleurs communiquer énormément ça. Et le protoxyde d J'en reviens à ça aussi par rapport à ce que disait mon collègue. Moi, dans ma propre ville, il y a deux membres en chaises roulantes aujourd'hui.

Après avoir consommé le protoxyde d'azote, ils sont en chaises roulantes. Mais le drame, c'est que les propres cobains de ces gamins là n'ont même pas mesuré les conséquences. C'est ça qui est terrible.

C'est ça qui est terrible, vraiment. Qu'est-ce que vous voyez, vous, sur le terrain des effets, justement, de ces consommations de drogue ? On voit effectivement, Bon, alors, dès le protoxyde d'azote, vous le dites, mais effectivement, des accidents de la roue, des accidents mortels, des jeunes qui ont des comportements à risque pour eux-mêmes, pour autrui.

Et puis sur l'usage de stupéfiants, c'est la même chose. Effectivement, donc, clairement, il manque, je pense, une politique de prévention aussi, parce que je pense que le fait de culpabiliser consommateurs, ça me paraît être nécessaire, mais ça n'empêche pas effectivement qu'il faille par ailleurs une politique de prévention. Après, sur la dépénalisation, en général, qu'est-ce que permettent les pays ?

C'est simplement le cannabis, entre guillemets, simplement. Ce n'est pas la cocaïne. Or en France, on a aussi un phénomène de consommation massive de cocaïne.

Les expérimentations de légalisation ou de dépénalisation qui ont été faites notamment aux Etats-Unis, leurs résultats ne sont quand même pas très enthousiasmants. On a une hausse globale de la consommation, des intoxications en masse, un phénomène écologique déplorable et puis surtout un marché noir qui persiste parce que le coût d'un marché légal, c'est des charges patronales, le paiement des salariés, le paiement des locaux, etc., là où le marché noir, lui, il s'exonère évidemment d'un salaire minimum pour ses petites mains.

Donc voilà, je pense que ça ne peut pas tenir et ça ne doit pas tenir. Et puis comme vous l'avez dit, effectivement, est-ce que les uns et les autres, on a envie que nos enfants puissent parfaitement, librement fumer du cannabis. Je ne suis pas sûre que ce soit un projet de société très enthousiasmant non plus.

À titre personnel, j'ai toujours été hostile à la légalisation. Je vais du principe que si demain, on venait à légaliser. Il y a toujours la tentation d'aller essayer, tester ce qui est plus fort.

Demain, vous légalisez par exemple la vente, la consommation et l'usage du shit en France. Vous aurez des gens qui seront tentés d'aller consommer de la cocaïne et on est dans une forme de surenchère il y a le goût de la transgression, la transgression de l'interdit et finalement ça banaliserait le mot drogue dans son ensemble et c'est la raison pour pour laquelle je suis à titre personnel hostile. Je suis d'accord avec monsieur, et je pense qu'au-delà de la tentation d'aller tester d'autres drogues, le cannabis que fument actuellement les Français, il est extrêmement dosé en THC, c'est-à-dire le principe actif du cannabis, il est autour de 30 35 % ce qui est considérable donc c'est pas du tout le joint que fumaient les gens il y a 20 ou 30 ans et l'Etat ne peut pas légaliser à un niveau pareil de THC donc il y aura forcément un cannabis entre guillemets doux que les consommateurs dans lequel les Les consommateurs ne se retrouveront pas parce qu'ils sont habitués à fumer autre chose.

Donc ils continueront à aller vers le marché noir. Ce qui pose aussi le problème de la psychiatrie, parce que combien de jeunes qui fument des cochonneries se retrouvent dans une dépendance assez rapide, une dépendance rapide. Ça, c'est quand même un vrai sujet.

Ce n'est plus le pétard des années 70 aujourd'hui qu'on fumait devant sa cheminée avec ses potes. On n'en est plus là du tout. Donc il y a une dépendance très rapide et puis il ya voilà le cerveau qui commence à aller moins bien avec des jeunes qui ont des troubles psychiatriques de plus en plus tôt et qu'ils aujourd'hui on le voit d'ailleurs dans le comportement d'une partie de cette jeunesse dépendante de ça donc ça pose vraiment un problème de santé et il va falloir s'y atteler en le montrant et en le disant la prévention ça passe par là et je regrette je le lis une nouvelle fois qu'on n'a aucune politique de prévention sur ce sujet alors moi il ya parfois des responsables utiles qui me disent oui mais comme c'est un problème interdit comme c'est d'essayer c'est interdite faut pas qu'on n'en parle mais si si montrons que ce qui est interdit et mauvais pour la santé et que bah on On espère autre chose pour notre jeunesse aujourd'hui.

Vraiment. J'en ai parlé, mais c'est vrai que les drames liés au narcotrafic se multiplient. Le narcotrafic qui s'étale, qui gangrène de plus en plus l'ensemble du territoire, y compris des zones rurales.

Anouk Fourmégué, est-ce qu'aujourd'hui l'État a perdu la bataille contre le narcotrafic ? Je pense qu'il ne l'a pas perdu mais qu'il a pris du retard dans la fermeté de la réponse à apporter dans l'arsenal législatif. Les règlements de compte qu'on voit, moi je les ai connus en Seine-Saint-Denis quand j'étais chef de circonscription il y a plus de 10-15 ans avec déjà des gens qui se tiraient dessus à l'arme lourde au milieu des quartiers et sur le passage des mamans qui revenaient de l'école avec les enfants.

Donc c'est pas très nouveau. Ça prend de l'ampleur Alors ce qui a changé c'est qu'on a des groupes criminels qui ont une volonté claire d'expansion. Clairement donc là des aides mafias mais d'autres aussi qui s'étalent sur le territoire et qui ont cette volonté de prendre de plus en plus de points là où auparavant on avait plutôt des groupes qui tenaient leurs points le gardaient quitte à faire usage d'armes mais qui le gardait.

La deuxième chose c'est qu'on a recours aussi à une main d'oeuvre bon marché des mineurs isolés qu'on n'avait pas avant, des mineurs en errance, des mineurs en rupture de foyer etc qui sont payés pour des missions qui vont du guet ou de la vente de stupéfiants jusqu'au contrat et à l'homicide. Et puis voilà, la troisième chose qui a changé c'est aussi que ces groupes criminels s'en prennent à des personnes qui n'ont rien à voir avec le trafic donc ils ne sont pas impliqués dans leurs activités criminels, on pense à Médicé-Sassi mais on pense aussi aux attaques de prison l'an dernier enfin voilà plusieurs phénomènes assez récents qui font qu'effectivement la réponse de l'état doit être forte je pense qu'on a pris du retard. Et puis avec des victimes collatérales c'est à dire on pense à cette jeune fille à Marseille qui était dans sa chambre en train de travailler et qui est morte du mal.

Exactement. Et ça c'est des phénomènes qu'on voyait avant ? Non ça c'est des phénomènes qui datent des dernières années clairement il a pu y avoir des victimes collatérales il y a 10-15 ans mais là leur nombre se multiplie de de manière extrêmement inquiétante donc effectivement on a pris du retard je pense que la bataille doit continuer à être menée et qu'on peut la gagner mais ça prendra du temps c'est le temps long le narcotrafic une enquête de narcotrafic elle se fait pas en un mois donc on verra pas les résultats ou l'efficacité de la loi dans les six semaines ou dans les trois mois qui viennent c'est forcément du temps long vous reprendriez le terme de bruno rotailleau qui parlait de mexicanisation non je pense pas qu'on en soit arrivé à ce point même si de fait il il y a des phénomènes particulièrement inquiétants effectivement moi je partage tout à fait ce que dit un commissaire parce que moi je suis élu du 95 et ces phénomènes de hauls squattés par des trafiquants de drogue de gamins qui prenaient des chaises pour trafiquer enfin nous en Ile-de-France ça fait 15 ou 20 ans qu'on connaît ça donc c'est pas nouveau dans le fonctionnement aujourd'hui ce qui est nouveau c'est l'étendue du phénomène voilà cet argent facile pour des gamins oui et vous avez raison de parler des ménieurs isolés ou des gamins qui sont en rupture familiale c'est clair que ce sont des cibles des narcotraffics donc une économie parallèle donc c'est complètement une économie parallèle donc c'est l'ampleur du phénomène aujourd'hui c'est pas voilà alors c'est vrai que vous avez raison on connaissait pas les fusillades encore que il y avait déjà des règlements de comptes en Ile-de-France il y a 15 ou 20 ans il y avait déjà des morts quand même bon alors c'était pas médiatisé tellement en fait en fait on n'en parlait pas mais ça existait et c'est vrai que moi je vois quand je disais ça avec mes collègues de province je lui ai dit vous savez vous connaissez ce que nous on a vécu subi moitié personnages les subis donc je sais de quoi je parle mais donc du coup voilà mais c'est l'ampleur du phénomène et c'est en ça qu'on est un peu dépassé mais moi je pense qu'il faut pas non plus se dire d'autant que évidemment c'est un phénomène cantonné à la france il y a des connexions européennes et internationales comment du coup on peut lutter contre ça je crois qu'aujourd'hui la loi narcotrafic sur lequel on a beaucoup travaillé ici donne des outils nouveaux, il y a un parquet enfin aujourd'hui je pense qu'on a bon peut-être ça plus tard moi je pense qu'il n'est jamais trop tard enfin je veux dire si on dit que c'est trop tard à ce moment là on reste à la maison et on attend que ça se passe je pense que c'est pas trop tard.

Je pense qu'il faut aussi... – Mais est-ce que les narcotrafiquants n'ont pas un temps d'avance sur les lois que vous votez ? – Mais on peut les rattraper, et c'est ce qu'il faut se dire, on va les rattraper, parce que c'est quand même un sujet tellement crucial.

Vous voyez, il y a eu encore récemment un monsieur qui a été tué, qui n'est absolument rien dans le graphique. Un père de famille qui était à côté d'un café, la trottinette qui l'a tuée. On ne peut pas accepter ça.

Ça veut dire que dans certains quartiers, les gens vont avoir tellement vapeur qu'on puisse sortir de chez eux. Ça, c'est pas la vie, c'est pas la France et c'est pas la liberté. Donc il va falloir qu'ensemble, on se dise que ce combat, on va le gagner, ça va être compliqué, mais il faut le gagner et on le gagnera.

Voilà, c'est pas un progénie droite ni gauche, c'est un problème pour ce pays, pour protéger les habitants des quartiers qui sont les plus victimes de ça. Vraiment. Et c'est tellement pas un progénie droite ni gauche qu'on le rappelle que la proposition de loi narcotrafic qu'a repris le gouvernement, c'était une proposition de loi transpartisane entre Étienne Blanc, sénateur LR et Jérôme Durin, sénateur socialiste.

Bien sûr, bien sûr. Alors je voudrais rejoindre ce que vient de dire Jacqueline Eustache-Brignaud pour dire que j'y souscris. Il n'est jamais trop tard ni résignation, ni renoncement, ni défaitisme, ni fatalité.

Je donne juste un exemple. La loi sur le narcotrafic est votée l'année dernière et on avait ces situations qui empoisonnaient la vie des habitants de certaines citées HLM. On avait le dealer qui était installé là, qui faisait son business, qui occupait les parties communes avec les revendeurs, etc.

Depuis le vote de la loi sur le narcotrafic qui permet aux bailleurs social de résilier, de demander la résiliation judiciaire du bail. Ça veut dire on va devant la justice, on dit cette personne, cette famille ne respecte pas le règlement de la résidence ou du bailleur social et on demande à casser le contrat de bail et on sort cette famille. Vous savez, à Montpellier, Michael Delafosse, le maire de la ville de Montpellier, le bailleur social ont eu recours à cette disposition à plusieurs reprises.

Et lorsque vous faites ça, vous envoyez un message aux habitants que nous ne sommes pas dans l'impuissance, nous ne sommes pas dans la fatalité. Et finalement, les élus locaux s'engagent dans ce combat contre le narcotrafic aux côtés de l'Etat. Le combat contre le narcotrafic, ça n'est pas uniquement le ministère de l Le ministère de la justice, les commissaires de police, les officiers de la gendarmerie.

C'est toute la société ensemble et c'est la raison pour laquelle...

D'autant qu'on le disait, les territoires visés s'étendent de plus en Les territoires visés s'étendent de plus en plus, et moi je l'ai observé à l'occasion de la pandémie du Covid, on a assisté à une ubérisation du marché de la drogue. C'est-à-dire que comme les gens n'avaient pas le droit de sortir de leur village ou de leur commune à à plus d'un certain nombre de kilomètres, finalement c'est les livreurs qui venaient et qui vous livraient à domicile la consommation que vous aviez commandée sur les messageries cryptées, sur WhatsApp, Telegram, etc. Et c'est singulièrement pendant le Covid.

Pendant très longtemps, les points d'église étaient dans les grandes villes, dans les grandes aires urbaines. Et pendant le Covid, finalement, ça a été l'ubérisation de ce marché de la drogue, de la livraison à domicile, de ces stupéfiants. Et donc aujourd'hui, il n'y a plus de territoire épargné.

Aujourd'hui, le commerce de la drogue, les points de deal ne sont pas l'apanage exclusif des grandes villes. C'est partout, c'est dans le périurbain, c'est dans le monde rural, c'est dans le pays urbain où résident les csp plus plus plus parce que je le dis souvent le shit et la drogue du pauvre mais la cocaïne et la drogue que prise un certain nombre de professions un certain nombre de csp plus plus moi je le vois dans l'arrondissement de montpellier dans la métropole de montpellier dans la banlieue de montpellier dans les communes huppées effectivement là-bas c'est plutôt la cocaïne qui fonctionne bien merci beaucoup merci à tous les trois pour ce débat l'examen de la La loi Riposte se poursuit. Le vote, ce sera mardi prochain, le 26 mai.

Merci beaucoup. Merci à tous de nous avoir suivis. Très bonne journée.