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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 4 octobre 2021 6 minComplaisantActualité / polémiqueSantéÉducation & recherche

Anne Béguin : "Lorsqu'on met un masque et qu'on se vaccine, il n'y a pas de grippe sur le territoire"

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse partielle

    Médicalement, de votre point de vue à vous pédiatre, c'était la bonne décision, c'est le bon moment ?

  • 0:43OuverteRéponse directe

    Pour les enfants, le masque pouvait aussi protéger de ces maladies ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Vous trouvez qu'elles arrivent plus tôt que d'habitude ou c'est comme avant le Covid ?

  • 2:12OuverteRéponse directe

    Santé publique France s'est inquiétée d'une possible épidémie de bronchiolite de grande ampleur. Ça veut dire quoi ?

  • 2:58FerméeRéponse directe

    Ça se transmet comment ?

  • 3:47OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous recommandez aux parents d'aller aux urgences dès le moindre symptôme ou au contraire, surtout pas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:41InvitéFait
    « lorsqu'on met un masque et qu'on se vaccine pour la grippe, il n'y a pas de grippe sur le territoire »
  • 6:06InvitéFait
    « le papillomavirus qui a pris beaucoup de retard aussi »

Temps de parole

  • Invité77 %
  • Présentateur23 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il est 6h20, bonjour Anne Béguin. Bonjour. Vous êtes pédiatre libérale à Lyon et membre de l'AFPAL, l'association française de pédiatrie ambulatoire. On parle beaucoup des enfants aujourd'hui parce qu'environ la moitié des élèves du primaire vont désormais pouvoir aller à l'école sans masque. Médicalement, bien sûr, de votre point de vue à vous pédiatre, c'était la bonne décision, c'est le bon moment ? Alors c'est difficile de répondre à cette question.

0:22
Invité

C'est toujours le bon moment pour les enfants parce que c'est très compliqué pour eux d'avoir le masque malgré tout. Il faut quand même le reconnaître. C'est vrai qu'on va avoir une augmentation de la dissémination virale de tous les virus. Je ne comprends pas que la Covid. Bien sûr. Mais bon, je pense qu'il ne faut pas prendre ce problème-là sous cet angle-là. C'est un peu compliqué.

0:43
Présentateur

Mais justement, vous le dites, il y a les autres maladies d'automne et d'hiver qui arrivent en dehors du Covid. Pour les enfants, le masque pouvait aussi protéger de ces maladies ?

0:51
Invité

Oui, mais il faut savoir quand même qu'à l'école, les enfants sont grands quand même. Donc notre difficulté, nous, dans les maladies virales de l'hiver, c'est aussi beaucoup les petits. Et donc c'est la protection aussi à la maison, dans l'entourage. Ce n'est pas tout à fait la même chose que l'école. Et à la maison, effectivement, les frères et sœurs sont pourvoyeurs, effectivement, de ramener ces virus. Et c'est aux parents de protéger ces petits bébés, ces nouveaux-nés, en les isolant un petit peu à l'intérieur même de l'habitation. Et ces maladies saisonnières, vous en voyez déjà ou c'est encore un peu tôt ? Non, non, ça y est, ça a bien commencé. Il y a beaucoup de rhinovirus.

On a eu aussi des gastro-entérites, là, dernièrement. Oui, pas mal.

1:30
Présentateur

Et vous trouvez qu'elles arrivent plus tôt que d'habitude ou c'est comme avant le Covid, bien sûr ? Parce que l'année dernière, il n'y en a quasiment pas eu.

1:36
Invité

Oui, de toute façon, il est évident que les règles qui avaient été mises en place sont protégées très largement. Ça a permis de voir quand même que lorsqu'on met un masque et qu'on se vaccine pour la grippe, il n'y a pas de grippe sur le territoire. Donc, c'est quand même des choses qu'il faut retenir, je pense, et qui sont pour moi les effets bénéfiques du Covid parce qu'on va pouvoir tirer des leçons sur le plan immunitaire et la dissémination, si vous voulez. Ça a démarré, mais ça a démarré comme souvent parce qu'en crèche, dès qu'ils se retrouvent ensemble, les enfants, ils sont souvent très vite malades.

Mais effectivement, on a vu qu'au moment où il y a eu la levée d'un certain nombre de mesures, les maladies sont réapparues et parfois même en force.

2:12
Présentateur

Le mois dernier, Santé publique France s'est inquiétée d'une possible épidémie de bronchiolite de grande ampleur. Je reprends la formule de Santé publique France. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire plus de cas ou des cas plus graves ?

2:25
Invité

Les deux, je pense, parce que l'un ne va pas sans l'autre, évidemment. Mais on pense qu'effectivement, le fait de ne pas avoir baigné dans les virus, si vous voulez, à minima, sans être malade, et d'avoir créé une espèce d'immunité comme ça, progressive, fait qu'il y a une dette immunitaire. Et du coup, il y a un certain nombre d'enfants qui sont très naïfs vis-à-vis de ces virus. Et on pense qu'effectivement, il peut y avoir cette année un rebond sur le nombre de cas, et donc du coup, évidemment, sur la sévérité. Et la bronchiolite, c'est une maladie particulièrement contagieuse ?

2:56
Présentateur

Oui, c'est une maladie très contagieuse. Ça se transmet comment ?

2:59
Invité

Comme un rhume, c'est-à-dire par les voies aériennes, si vous voulez. Et ça se transmet aussi par les mains et par les objets contaminés. C'est très contagieux et c'est très souvent... Ça touche les tout-petits, les moins de deux ans, disons. Et c'est plus grave, plus on est petit, plus c'est grave. Et ça se transmet beaucoup dans le cercle familial aussi. C'est-à-dire qu'un parent enrhumé va pouvoir transmettre, malheureusement à son tout-petit, ce virus. Et le bébé, l'adulte va faire un rhume, le bébé va faire une bronchiolite. Donc c'est important de garder les mesures barrières à la maison.

Lorsqu'on est enrhumé, qu'on est parent et qu'on est tout-petit, il faut se masquer quand on s'occupe de son bébé. C'est très important.

3:42
Présentateur

Et puis c'est toujours impressionnant, évidemment, quand un nourrisson est malade. Est-ce que vous recommandez aux parents d'aller aux urgences dès le moindre symptôme ou au contraire, surtout pas pour pas engorger les hôpitaux ?

3:55
Invité

Alors, de principe, c'est toujours bien de ne pas aller aux urgences. Son enfant va mal, va mal aux yeux du parent, bien sûr. Il y a un certain nombre. Les médecins sont là pour répondre aux parents. On les éduque beaucoup à leur montrer les signes à surveiller de gravité pour nous rappeler derrière. Il y a des sites comme Empedia, par exemple, qui a été fait par l'AFPA, qui est un site internet fait par les pédiates pour les parents, qui leur permet d'aller chercher beaucoup d'informations et en particulier, par exemple, à bronchiolite, les choses à surveiller, qui leur permet éventuellement de, justement, ne pas aller aux urgences.

Et que dans les cas où vraiment ils se sentent soit isolés, soit ils pensent que vraiment l'enfant va mal, là, oui, il faut aller aux urgences, bien sûr.

4:38
Présentateur

Mais au final, c'est quand même normal d'attraper des maladies l'hiver. La bronchiolite, c'est une maladie infantile assez fréquente.

4:45
Invité

Oui, c'est vrai. Oui, c'est normal, mais plus vous êtes petit, plus ça peut être grave pour vous. Donc, c'est bien d'être malade, mais le plus tard est toujours le mieux. Donc, c'est vrai qu'il faut quand même savoir que le tout petit, le prématuré, l'enfant fragile, qui a une maladie cardiaque et autres, doit être considéré comme un enfant qu'il faut protéger. C'est-à-dire que... Non, non, allez-y, pardon, finissez votre phrase, je vous en prie. Non, mais ce que je veux dire, c'est-à-dire que l'entourage doit protéger ce bébé par la vaccination, la vaccination grippe, la vaccination coqueluche, la vaccination rougeole. L'entourage, c'est les parents, c'est les grands-parents.

Et puis, quand on est malade, on se protège à la maison. Maintenant, le masque, les gens connaissent bien. Et je pense que j'espère qu'ils vont garder cette habitude de se dire, je protège mon bébé quand je m'en occupe, si moi-même, je suis malade.

5:31
Présentateur

Vous évoquiez là toutes les vaccinations pour les enfants, justement, avec cette épidémie de Covid. Est-ce que vous constatez qu'il y a eu une baisse du suivi médical pour les enfants ? Peut-être du retard pris dans les vaccinations obligatoires ?

5:43
Invité

Alors oui, j'ai parlé des vaccinations, mais je parlais des vaccinations des parents et des grands-parents pour protéger les bébés, ce qu'on appelle le cocooning. Et après, effectivement, sur la vaccination, on a vu un certain retard, en particulier chez les grands, parce que les gens ne sont pas forcément allés consulter. On commence à récupérer, mais ça, c'est extrêmement important que les gens regardent bien les carnets de vaccination et mettent à jour, en particulier pour la rougeole, où il y a, on sait, et puis le papillomavirus qui a pris beaucoup de retard aussi, et c'est très dommage.

Et je pense que là, on peut s'y remettre, il n'y a pas de souci, mais il faut que les gens soient vigilants.

6:15
Présentateur

Merci Anne Béguin. Je rappelle que vous êtes pédiatre libérale à Lyon et membre de l'Association française de pédiatrie ambulatoire.