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interviewLCI (sur YouTube)· 25 février 2026 19 min

"La Russie ne cherche pas la paix", affirme Catherine Vautrin, ministre des Armées|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La réponse directe à Vladimir Poutine, cette accusation qui paraît baroque que vous et les Anglais vous voudriez fournir une bombe nucléaire aux Ukrainiens. Je vais vous dire deux choses. Premièrement, c'est n'importe quoi.

C'est absolument faux. Première chose et deuxième chose, merci de ne pas relayer cette fausse information parce que quelque part, vous voyez, on ébrou des choses qui sont totalement fausses et qu'il ne faut surtout pas et je le dis à l'ensemble des téléspectateurs, surtout pas croire l'espace d'une seconde. Ça n'est absolument pas le sujet.

Il y a une tradition russe he de la de l'inversion accusatoire et même une tradition soviétique. Est-ce que pour vous c'est un prétexte d'escalade ? tous tes prétextes à essayer de justifier une situation inacceptable.

Et c'est cela que nous ne devons pas collectivement nourrir en quelque sorte. Et c'est pour ça que je démarre sur un ton ferme parce que je crois que c'est important d'essayer de trouver toujours les voies qui nous permettent de remettre la Russie devant ses responsabilités. Et ses responsabilités, c'est qu'il y a 1462 jours, la Russie a agressé l'Ukraine et depuis nous avons des populations qui sont des populations qui souffrent et qui sont extrêmement résilientes et auxquelles je veux rendre hommage.

Euh, on voit des bombardements, regardez les images, il y a des bombardements sur Zaporidja, bombardement sur Odessa. On va beaucoup voir d'images pendant que vous vous exprimez les ces bombardements très considérables. frappé évidemment de ce que malgré la l'aide de la France qui est très considérable, malgré les efforts des Européens, on n'arrive pas à protéger Zaporidja, on n'arrive pas à protéger Odessa qui est une des perles de l'Europe.

Pourquoi ? Mais vous savez tout le sujet c'est bien évidemment la mobilisation des uns et des autres sur ce qui s'appelle la protection du ciel ukrainien. Et ce que l'on voit et ce que vous ce que montre vos images ce soir, c'est que quelses que soient nos initiatives en matière de recherche de paix, il faut condamner ce que fait la Russie puisque les images que vous montrez démontrent que la Russie ne cherche pas la paix puisque toutes les nuits, je dis bien toutes les nuits, vous avez des drones, vous avez des missiles qui ont pour objectif de détruire.

Ça a été de façon très importante les infrastructures énergétiques. Mais madame la ministre condamné c'est bien mais évidemment pour aider les gens faudrait un peu plus que condamner. Ça paraît anormal pardon que l'OTAN qui est la le le l'alliance la plus puissante de toute l'histoire du monde et toute l'histoire n'arrive pas à protéger une ville comme Odessa et Zaporemain nous faisons plus que condamnés au quotidien que faisons-nous regarder l'aide européenne je l'ai rappelé très généreuse mais là par regarde très concrètement la manière dont nous sommes au côté de l'armée de l'armée ukrainienne tous les jours.

Et qu'est-ce que nous faisons ? Nous sommes là en européen avec des éléments majeurs. Ces éléments majeurs, ce sont bien évidemment des missiles, ce sont des radars qui permettent d'accompagner les Ukrainiens dans la démarche qui est la leure.

Et donc concrètement, on a deux actions. On a d'un côté aider l'Ukraine à se défendre et de l'autre côté obtenir que la Russie, c'était le sens de la coalition des volontaires encore aujourd'hui, que la Russie accepte un cesser le feu. Vous avez une réunion en ce moment là aujourd'hui il y a quelques heures sur la coalition des volontaires comme vous le dites.

C'est-à-dire cette idée d'envoyer après un cesser le feu pour de la réassurance contrôle de ce cesser le feu là des troupes au sol. Est-ce que ça avance ? Et bien c'est une il faut rappeler d'abord que c'est une initiative du président de la République lancée il y a maintenant 1 an.

De quoi s'agit-il ? Il s'agit dès lors qu'on obtient un cesser le feu, mieux évidemment un accord de paix de garantir à l'Ukraine une capacité de paix durable. Pour se faire, que faisons-nous ici à Paris ?

Nous avons une mobilisation menée par les Britanniques, les Français rejoint d'ailleurs par les Allemands et vous avez 35 pays dans cette coalition. Quel est le travail ? Le travail, il est de préparer des plans qui permettent de régénérer d'une part l'armée ukrainienne, qui permettent de surveiller le ciel, qui permettent de également surveiller la mer.

Mais parallèlement à ça, ce que nous faisons également et qui est très important, c'est s'attaquer à la ressource financière de la Russie. Et ça c'est quoi ? C'est l'action de la flotte fantôme.

Et c'est cela qui a été dit ce matin. Comment on va plus loin sur cette flotte fantôme ? C'est-à-dire des bateaux qui sont soit pavillons quelquefois même sans assurance, qui illégalement contre les sanctions finalement qui ne respectent pas les sanctions et qui permettent à la Russie d'essayer d'avoir des revenus.

Attendez, vous annoncez quelque chose là ? Il y a il y a eu quelques actions menées par la France pour arraisonner ce genre de navire. Je crois qu'il y en a eu deux ou trois à ce jour.

La France aujourd'hui très concrètement, est-ce qu'il en aura encore plus ? Oui, non seulement la France en a raisonné deux, mais vous avez le Danemark qui a mené une action il y a quelques jours. Notre objectif, c'est vraiment de s'attaquer à ce qui financent l'économie de a beaucoup hein.

On dit qu'il y en a 1000 peut-être 2000 660 pour être précise. Et donc bah attendez, comment vous pouvez savoir, ils sont sous pavillon secret souvent. Enfin, tout ça est magouillé.

On sait bien comment aujourd'hui les Russes essaient de se euh de se mobiliser avec ces tanquers qui quelque part un sont des bateaux qui génèrent tout simplement au départ des risques de pollution de la mer mais qui surtout génère un revenu pour la Russie. Et c'est cela que nous voulons arrêter et moi je rends hommage à l'armée française parce que à raisonner deux bateaux comme cela, c'est derrière si je prends le dernier le Grinch. L'armateur a payé 3 millions d'euros et ce que nous voulons faire maintenant c'est aller encore plus loin.

Bravo. Vous avez besoin pour le budget. Allez, non, c'est pas à nous que ça a été payé.

C'est pas le sujet, c'est pas pour le budget français. Le but, l'objectif, c'est d'assé les gens qui affraitent ses bateaux. Et derrière la question qui se pose maintenant, c'est la question finalement du pétrole qui est dans ses cales.

Est-ce qu'on ne peut pas totalement le bloquer ? Voilà, typiquement ce que nous discutions en à Cracovie vendredi avec mes collègues européens. Madame la ministre, le président de la République lui-même a dit "Viendra le moment où il faudra reparler à la Russie. la Russie, c'est pour l'instant Vladimir Poutine.

Est-ce que ça vaut pour vous-même ? C'est-à-dire Sébastien Le Cornu avait parlé à son à son homologue à l'époque, je crois que c'est monsieur Choigou, maintenant c'est un monsieur Busof. Est-ce que vous pouvez parler à monsieur Busof ?

Vous imaginez que ce genre de travaux se mène en ordre un peu organisé et que donc on ne peut pas parler qu'à ses amis, c'est une certitude. Maintenant, le chef des armées, c'est le président de la République, c'est lui qui détermine la stratégie. au moment où les conditions seront venues.

Évidemment, pourquoi ne pas échanger ? Nous n'en sommes pas là au moment où je vous parle, mais il n'est pas exclu qu'à un moment les choses puissent se produire. Là, nous avons commandé un sondage.

Aujourd'hui, c'est frappant de voir à quel point pour une très grande proportion de français Vladimir Poutine représente un un risque. Comment est-ce que vous le qualifiez ? Il est un danger, un ennemi, un adversaire.

Quel mot employez-vous ? Aujourd'hui, il est par définition un adversaire puisque aujourd'hui il est en guerre contre un pays que nous soutenons. Nous, notre objectif aujourd'hui c'est d'obtenir un accord de paix pour l'Ukraine dans les meilleurs délais.

C'est ça ce que nous souhaitons parce que ce peuple, je le répète, depuis 4 ans, nous commençons aujourd'hui la 5e année. Ce peuple, j'étais à Kif il y a exactement 2 semaines. À kif il y a 2 semaines, il y avait 3 heures d'électricité par jour.

Les Ukrainiens ont en moyenne des logements dans lequels il fait 5 6°gr et ce peuple est d'une résistance exceptionnelle. Ce peuple a été en capacité de développer aujourd'hui une industrie de guerre, de produire voire demain d'exporter des drones, des matériels. Il y a une résilience qui est une leçon pour toute l'Europe.

Madame la ministre, voilà, c'est le sondage dont je vous parlais. Qui vous inquiète le plus ? Sondage Ifop pour LCI, Vladimir Poutine 80 %.

Donald Trump vient juste après 79 %. Comment vous regardez ça ? Bien, je pense que quand on regarde le début de l'année 26 pour reprendre ce que nous venons de voir dans un moment qui est présent à l'esprit de chacun des Français, je pense que personne n'a oublié le Venezuela, personne n'a oublié le Groenland et donc ce sont des des moments qui interpellent nos concitoyens.

Et évidemment, Vladimir Poutine aujourd'hui incarne ce que nous rejetons, ce que nous condamnons qui est d'aller attaquer un état souverain. Il a ramené la guerre en Europe. C'est ça le sujet.

Tr C'est sûr. Trump 79 %. Je viens de vous le dire, regardez le début de l'année, le Vénu d'un côté, le Groenlande de l'autre.

Ce sont des actions qui ont interpellé le monde entier. Allez, je c'est c'est pas bien. Je vous pousser un tout petit peu sur les plats de bande de monsieur Barreau, votre collègue de gouvernement.

Vous avez des portefeuilles distinbes. Enfin quand même, c'est les nouvelles de la soirée. Il y a eu un coup de fil entre monsieur Barreau et euh le l'ambassadeur Gonner, l'ambassadeur des États-Unis.

Le communiqué dit que ça a été franc et amical. Quand franc et je crois que le deuxème mot cordial peut-être en tout cas franc en langage diplomatique, ça veut dire que ça a été assez dur quand même. Ils ont dû dire ce qu'ils avaient à dire.

Ça me paraît indispensable. Ce qui é important c'est de ne jamais rompre le contact. C'est comme avec des amis, vous savez avec les États-Unis, nous sommes alliés, pas toujours alignés.

Et bien il faut dire les choses. Ça vous a choqué que monsieur ça m'a interpellé clairement. Ça veut dire quoi interpellé ?

Ça m'a surpris. Si vous préférez un terme plus concret quand on a un rendez-vous, c'est bien qu'on puisse y aller. Donc je pense qu'il était important qu'il ne laisse pas passer trop de temps avant de pouvoir échanger.

Madame ministre, vous avez un homologue aux États-Unis qui est pit exet quand on voit. Alors il est très il est votre opposé à beaucoup de titres, c'est-à-dire c'est une vision de la déjà c'est un homme, je suis une femme, on va commencer par ça. Absolument.

Il y a beaucoup d'autres différences et en particulier une certaine vision de l'armée, une vision disons très évidemment très militariste au sens peut-être du retour du militarisme américain. Vous lui avez déjà parlé ? Oui, je l'ai rencontré à Bruxelles l'année dernière et alors enfin cit l'année dernière, c'était au sens année 25 du terme, c'était au mois d'octobre, c'était une réunion de l'OTAN, c'est un échange, il venait d'arriver, c'était un échange, je dirais courtois de quelques minutes, ça n'était pas un échange de fond.

Est-ce que vous craignez un retour guerrier des États-Unis ? On va dans un instant se rendre en Iran, voir cet énorme dispositif militaire. Est-ce que les États-Unis peut-être sont tentés par l'aventure militaire ?

Écoutez, moi j'étais la semaine dernière à l'OTAN à Bruxelles, c'était la réunion suivante et c'était Colby qui était là et le discours était un peu différent. Maintenant, la prudence reste de mise. Je pense que il y a un moment extrêmement important.

On a la guerre, malheureusement, elle est revenue sur notre continent. Moi, ma première préoccupation, c'est déjà que la guerre sur notre continent s'arrête et c'est tout le sens des efforts du président de la République régulièrement avec le sujet de l'Ukraine. On connaît effectivement la menace iranienne et vous savez que nous avons des accords avec des pays qui sont tout autour.

Je pense par exemple aux Émirats arabes unis qui sont précisément entre l'Iran et Israël et qui ont vu l'été dernier pendant les 12 jours ce qu'était là aussi le retour d'une guerre. Et ça, par définition, ça n'est pas ma logique. Regardez les images des F22 et d'ailleurs pour celles et ceux qui nous rejoignent, c'est évidemment l'événement majeur de cette soirée.

La États-Unis montrent un engagement massif de moyens euh aériens qui donnent la mesure des bombardements qui pourraient être décidés euh et on voit une sorte de vertige à la Maison Blanche y aller ou pas. Voilà, on sent qu'il y a eux-mêmes sont impressionnés devant l'immensité de ce qui peut se passer. Mais est-ce que vous avez vu la dépêche qui est sortie au moment où je venais vous de vous rejoindre ?

Il y a une ruteur qui vient de sortir, je cite mes sources, de la ministre des affaires étrangères iraniennes qui fait allusion à une réunion qui aura lieu jeudi à Genève et qui je cite, je ne fais que citer bien sûr que nous ne sommes pas loin d'un accord. Le nous incluons évidemment États-Unis, Iran. Je n'ai aucun autre élément me qui me permettrait de commenter.

Je ne fais que répéter ce que je viens de découvrir. C'est la version iranienne. C'est la version iranienne.

Euh si demain des bombardements ont lieu, le risque évidemment c'est le contrebombardement euh des Iraniens contre les Alliés des États-Unis, Israël et d'autres. Est-ce que la France aidera à la défense d'Israël comme ça avait été le cas en juin ? En juin, ce qui s'est passé pour être extrêmement précis, c'est que vous le savez, je viens de vous le dire, nous avons euh des pays avec lesquels nous avons euh des accord et je prends l'exemple des des euh des Émirats arabes unis.

En fait, ce qui s'est passé, c'est que les missiles qui partent sont, comme vous le savez sont des missiles qui sont en tombant cloche en fait à 150 km de hauteur à Max 6 Max 7 et qui sont interceptés par les défenses aériennes dont dispose Israël qui sont d'ailleurs américaines. Ce qui s'est passé en juin, c'est qu'il y avait à côté de cela des drones. Quelques drones sont tombés auprès d'emprises.

Les emprises françaises étant notamment aux Émirats et à ce moment-là, nous avons intercepté ces drones. Et en interceptant ces drones, on peut considérer que nous avons aidé puisque par définition, ils ne sont pas allés là où ils devaient aller. Mais est-ce que des des avions françaises que la chasse française redécollera pour affronter des moyens des aéronefs iraniens si il il retirent dans cette direction ?

Aujourd'hui, c'est au chef des armées qui est le président de la République de le dire et nous n'en sommes pas encore là à ce stade. Est-ce que vous êtes inquiète de ces images ? Est-ce que vous êtes inquièt de la du déploiement américain ?

Est-ce que pour vous c'est une un risque de désordre dans la région et au-delà ? Mais moi je pense que dès lors qu'on a capacité à trouver des conditions de paix ou de non entrée en guerre par la diplomatie et le dialogue, c'est toujours la meilleure des solutions et c'est celle que je privilégie personnellement. Bien évidemment, si elle a lieu, c'est une opération peut-être souhaitable politiquement mais de fait illégal.

Il y a pas de mandat. Il est évident que nous sommes tous préoccupés par la situation iranienne. J'entendais les échanges sur votre plateau avant que je ne vous rejoigne.

Il est évident qu'il y a un sujet pour le peuple iranien maintenant. Et le président de la République a eu l'occasion de le dire, nous l'avons tous dit, nous sommes tous au côté du peuple iranien et derrière le peuple iranien. Après, c'est au peuple iranien de décider de la souveraineté euh qu'ils souhaitent et la guerre n'est probablement pas l'élément le plus facile pour répondre aux attentes.

Est-ce que ce serait un facteur de déstabilisation de la région pour vous ? Un risque en tout cas un sujet et c'est la raison pour laquelle nous sommes extrêmement prudents pour tous les pays autour parce que très concrètement une guerre à vos portes c'est toujours un enjeu compliqué. On parle nous parlions de l'Ukraine il y a quelques instants.

Quelque part, je le disais, la guerre sur le la sécurité de l'Ukraine, c'est la sécurité du continent européen. Et donc vous imaginez bien, j'étais avec le président de la République aux Émirats au mois de décembre, vous imaginez bien que quand vous êtes à 300 km de l'Iran aux Émirats bien évidemment il y a un sujet, nous avons des ressortissants. Il y a une population qui regarde ça avec inquiétude.

Catherine Bautrin, c'est une femme de droite hein. Mais ça veut pas dire grand-chose par rapport à l'atlantisme et les Atlantistes de gauche, atlantistes de droite, vous partez sur des chemins escarpés. Ah bah la classe politique en général, il y a une sorte de curseur plus ou moins atlantiste plus ou moins de listes historiques.

Alors donc plutôt anti-atlantiste. J'ai évolué comme beaucoup parce que je pense que ce que je vous disais tout à l'heure, je pense que les Américains incontestablement sont des alliés et ces alliés ne nous conduisent pas à être toujours alignés. C'est cet équilibre qu'il faut troubler, qu'il faut trouver.

Mais il ne faut jamais oublier non plus ce qui s'est passé dans notre histoire. nous avons 250 ans d'histoire commune. Ça aussi ça compte.

Quand on regarde les les le passif, c'est-à-dire leurs interventions euh notamment en Irak évidemment, est-ce que ça ça doit nous prévenir contre ce qu'ils font ? En tout cas, ça a conduit à être vigilant. Incontestablement, ça conduit à être vigilant tout en étant, je le répète, enant jamais globalement l'histoire qui est la nôtre.

Parce que cette histoire là, elle a impris. Vous savez, moi je suis l'élu dans la ville dans laquelle la rédition a été signée le 7 mai 45. Et donc quelque part qui était à Reince ce soir-là, c'était le généraler.

Avec qui parlait-il ? Avec le général de Gaulle. Ce sont des éléments qui sont extrêmement importants.

Par rapport à nous. Ils ont évidemment beaucoup moins de tabou. Ce qu'ils ont fait au Venezuela.

Inimaginable pour un pays européen. Aller prendre comme ça un chef d'état et bon même dictateur mais puis de le prendre là. Bon euh est-ce que c'est imaginable pour vous qu'on qu'il fasse ça avec Rameney ?

Est-ce que la France condamnerait ça ? Vous savez, je crois qu'on ne peut pas comparer le Venezuela avec l'Iran. Nous ne sommes pas du tout, c'est pas du tout le même.

Nous ne sommes pas d'abord sur le même continent, nous ne sommes pas du tout sur le même pays. Et donc c'est très compliqué. La seule chose que l'on puisse dire, c'est que personne ne soutenait Maduro.

Par contre, ce que l'on constate, c'est que finalement celui qui avait réellement gagner les élections n'est toujours pas au pouvoir au moment où nous nous parlons et queil y a toujours une vice-présidente qui et les choses ont pas réellement changé au Venezuela depuis début janvier. Une image encore madame la ministre, c'est la l'image des bases américaines en Europe. Elle est très importante ce soir parce que beaucoup des des avions qui transitent vers la le proche-ent pas par là par Ramstein, par un certain nombre de bases Nordfolk et cetera.

On voit l'exception gouienne de la France qui est une tâche sans Américain. C'est évidemment l'héritage gauliste dont vous êtes dont vous réclamez. seulement l'héritage gauliste, mais c'est aussi un élément important et qui doit conduire les uns et les autres à réfléchir, c'est aussi les équipements des uns et des autres.

La France et le grand héritage Goli c'est la souveraineté en matière de défense. Et cette stratégie n'a jamais changé depuis les années 60 et nous avons notre aviation de chasse et nous sommes équipés d'une aviation qui nous donne une souveraineté. Ça change tout, hein.

Ça change tout. Mais c'est majeur. C'est absolument majeur.

Et donc quelque part, c'est aussi un élément dans le monde dans lequel nous vivons depuis maintenant plusieurs années. C'est une question pour certains de nos collègues et amis européens que de réfléchir à certaines acquisitions en se disant que acheter des rafales, une solution souveraine, merci de le dire. Vous pouvez le redire une deuxième fois, [rires] c'est pas cher.

Enfin, 100 millions de pièces. 100 millions de pièces, exactement. Mais une solution souveraine, c'est absolument majeur.

Mais j'en ai autant au service des sous-marins. Regardez d'ailleurs les Pays-Bas qui étaient jusqu'à maintenant très tourné vers les États-Unis viennent d'acquérir des barakouas, donc des sous-marins français. Oui.

Oui. Oui, c'est ça. Avec quelques F35 aussi.

Disons disons tout. Oh, il faut un peu de temps pour la madame la ministre, cette image, elle est elle est elle est extraordinaire parce qu'on comprend tout en la voyant. Le général de Gaul dans les années 60 a dit aux amis américains "Messieurs au revoir, vous partez.

Je veux plus de base sur mon sol." Il y a quelque chose d'anormal d'avoir des bases étrangères sur son sol. Jamais on imagine que ces pays-là, quand ils étaient encore des puissances dignes d'elles auraient eu des bases étrangères sur leur sol.

Est-ce que vous espérez qu'elles partent, que ces bases américaines partent ? Moi ce que je crois c'est que nous av nous sommes à un moment absolument majeur qui est celui de réussir à mettre en place cette notion de défense européenne. Et cette notion de défense européenne, elle passe par le respect de la souveraineté de chacun des pays parce que on le sait tous, la défense est une compétence de chacune de nos nations.

En revanche, que nous ayons une capacité à avoir plus d'interopérabilité, que nous ayons une capacité également à mieux acquérir ensemble de façon à avoir organisé correctement cette défense européenne. Ça, je crois que c'est un enjeu majeur que d'ailleurs le président de la République porte et au départ, on le regardait quand en 17 il disait ça. 9 ans après, la France a doublé son budget et les choses commencent à avancer.

Madame la ministre, merci beaucoup d'avoir été avec

"La Russie ne cherche pas la paix", affirme Catherine Vautrin, ministre des Armées|LCI — Catherine Vautrin · Pourquijevote