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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 28 novembre 2015 50 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalSécuritéInstitutions & élections

Grand Meeting à Nice de Marine Le Pen et Marion Maréchal Le Pen

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 24 %Attaque 57 %Défensif 19 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:45PrésentateurChiffre
    « La dette a même été diminuée, comme à Fréjus, de près de 10 millions d'euros en une année. »
  • 30:09Locuteur non identifiéChiffre
    « Les 12 500 suppressions de Nicolas Sarkozy ne seront même pas compensées. »
  • 30:15Locuteur non identifiéChiffre
    « les 2 000 postes de douaniers disparus sous le même mandat de Nicolas Sarkozy. »
  • 30:43Locuteur non identifiéChiffre
    « Nicolas Sarkozy en a supprimé 54 000 et Hollande 6 000. »
  • 30:54Locuteur non identifiéPromesse
    « Il faut porter le budget de la défense à au moins 2 % du PIB. »
  • 33:07Locuteur non identifiéChiffre
    « Déjà un million arrivés dans l'Union européenne en 2015. »
  • 33:14Locuteur non identifiéChiffre
    « La Commission de Bruxelles prévoit 3 millions de plus d'ici 2017. »
  • 34:12Locuteur non identifiéChiffre
    « l'islamisme radical qui a tué 130 de nos compatriotes. »
  • 46:25Locuteur non identifiéFait
    « David Raslin d'avoir installé une crèche dans sa belle mairie de Présis »
  • 46:28Locuteur non identifiéFait
    « nos trois mères FN du Var d'avoir quitté l'AMF pour protester contre ces recommandations scandaleuses »
  • 46:48Locuteur non identifiéFait
    « Ils défendent la loi et luttent contre le communautarisme. »
  • 46:54Locuteur non identifiéChiffre
    « Ils baissent les impôts et font des économies partout où cela est possible. »
  • 47:35Locuteur non identifiéFait
    « Son projet est fédérateur car il est patriote. »
  • 47:52Locuteur non identifiéFait
    « Le nombre scandale entoure la gestion de la ville de Nice par Estrosi alors que la gestion du pays et des régions par le Parti Socialiste est une catastrophe incontestable. »
  • 48:02Locuteur non identifiéFait
    « Le Front National et lui seul présentent un véritable programme de gouvernement réaliste et sérieux. »
  • 48:12Locuteur non identifiéFait
    « Tout notre projet est construit autour d'une idée forte qui lui donne sa cohérence : l'amour de la France. »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié76 %
  • Présentateur22 %

0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Marine Le Pen

Après ces mois de campagne et en vous voyant ici, si nombreux, je songe à cette citation de l'immense Victor Hugo. Il n'est rien au monde d'aussi puissant qu'une idée dont l'heure est venue. Grâce à vous tous, l'idée dont l'heure est venue ici et maintenant, c'est que c'est bien la France plein Sud qui l'emportera. Voilà, ma chère Marine, ce que nous ferons ici à Nice, ici dans les Alpes-Maritimes, ici en Provence, ici dans les Alpes. Cette France plein Sud qui, dès le mois de janvier, sera rangée derrière toi pour relever grâce à toi la France toute entière.

1:17
Présentateur

Merci mes chers amis, merci beaucoup. Merci à Olivier Bettati, votre tête de liste dans le 06, vous pouvez l'applaudir. Merci Marine d'être venue, car je connais particulièrement ton emploi du temps et je tiens à ce que tu saches l'admiration qui est la nôtre, ton dévouement. Mes chers amis, je dois vous avouer une chose, il n'a pas été facile de trouver les mots ce soir pour vous parler. Le ton juste, le ton équilibré entre d'un côté la dignité qui nous oblige au vu des circonstances et de l'autre la responsabilité qui est la nôtre. La responsabilité d'être aux côtés de nos compatriotes en cette période si difficile, de leur montrer qu'ils peuvent compter sur nous.

Et puis, le devoir, en tant que responsable politique, de rester une force d'observation, de proposition et même de critique, si nécessaire. Nous avons été, nous sommes et nous serons des lanceurs d'alerte. Même si cela, il faut bien le dire, nous a valu beaucoup d'insultes, beaucoup d'attaques et beaucoup de colibés hier de la part de ceux qui aujourd'hui découvrent les bonnes propositions qui sont les nôtres. Alors dans ce moment de sidération, de tristesse et de colère légitime, le combat des régionales pourrait vous apparaître secondaire. Et pourtant, soyez convaincus qu'il demeure essentiel. Incontournable. Incontournable dans notre projet de reconstruction de la France.

Pour les habitants de l'Apaca d'abord, bien sûr, mais aussi pour notre projet national. Vous méritez tant, chacun d'entre vous, qu'enfin les choses changent. Vous qui n'avez jamais été dupes de leurs mensonges et de leurs promesses. Vous en Provence-Alpes-Côte d'Azur qui avez eu raison avant les autres, en disant majoritairement non à Maastricht en 92. En disant majoritairement non à la constitution européenne en 2005. En portant chaque fois, à chaque élection, plus haut et plus fort que les autres depuis des années le vote patriote. En criant plus fort que les autres votre amour de la France. Chaque fois votre soif de souveraineté, votre besoin de racine.

Oui, les Alpins, les Niçois, les Provençaux sont restés fidèles, toujours, à leur esprit de résistance. Parfois seuls, trop seuls. Aujourd'hui, je crois que vous pouvez vous enorgueillir de votre lucidité. Plus que jamais, il est temps de poursuivre cet héritage. Les Français nous regardent. Les yeux remplis d'espoir, soyez-en convaincus. Les yeux rivés vers le sud, bien sûr, mais aussi vers le nord et vers Marine Le Pen. Alors, je vous en prie, ne les décevons pas. Nous n'en avons pas le droit. Soyons ici le recours des oubliés. Le recours de ceux qui travaillent et qui ne demandent rien. Le recours des campagnes abandonnées.

Le recours des très petites et moyennes entreprises vachalées du gouvernement. Le recours de ceux qui ont vu partir leurs emplois à l'étranger. Soyons ici le recours des derniers servis chez eux. Le recours et le retour d'une identité assumée, affirmée, incarnée. Nous ne sommes pas des nostalgiques ou des rêveurs, mais nous sommes des visionnaires, des hommes et des femmes d'action. À ceux qui pensent que nous nous complaisons dans l'opposition, je dis que non seulement nous n'avons pas peur, mais nous avons même hâte de relever tous ces défis et de changer les choses. Nos adversaires ne sont que des feuilles mortes. Leur seule ambition est d'être dans le vent.

Nous sommes les arbres aux racines profondes qui, comme le disait Mistral, sont ceux qui montent le plus haut. Notre force, ce sont des candidats de la vraie vie qui ne prennent pas la température sur le plateau du petit journal de Yann Barthès, mais dans leur quotidien. Car nos listes sont composées d'une quarantaine de chefs d'entreprise. Dix seulement chez Christian Ostroji et une minorité éligible, deux seulement chez Christophe Castaner. Ici, dans les Alpes-Maritimes, les professions libérales se mêlent aux artisans, commerçants, salariés, vignerons.

Et comme un pied de nez à leur fantasme, sachez que le directeur de la seule et de la plus ancienne galerie d'art contemporain de Nice, et bien malheureusement pour Christian Ostroji, est un élu d'opposition au Front National. Ces gens n'ont pas le monopole du cœur, ils n'ont pas non plus celui de la culture, ni même d'ailleurs celui de l'écologie. Il suffit pour s'en convaincre de regarder nos gestions municipales. La culture n'a jamais été une variable d'ajustement. Nous ne trions pas la culture, nous la libérons, nous la varions. À Fréjus, comme à Cogolin, les festivals de musique électronique n'ont pas empêché que soit mis à l'honneur par ailleurs la tradition provençale.

Nous aimons que la culture ne soit pas celle de l'entre-soi, confidentielle et élitiste, mais bien populaire et accessible. Notre gestion ne sera pas idéologue, mais pragmatique. Notre ambition n'est pas la communication, mais l'efficacité, loin des modes de la bien-pensance et du politiquement correct. Cette prison de la pensée qui les empêche depuis trop longtemps déjà de changer les choses. En effet, il ne sera pas question d'engager un euro qui ne serve directement les intérêts des habitants. Ce projet rigoureux, nous serons en mesure de le mettre en œuvre sans fléchir, car nous ne devons rien à personne.

Contrairement aux ex-UMP et aux socialistes, nous ne nous sommes jamais abandonnés à des alliances contre nature pour garder ou pour gagner nos mandats. Enfin, il est grand temps de détruire définitivement toutes les peurs sur lesquelles ils surfent pour éviter de couler. Non, dans nos mairies, le tourisme n'a pas baissé. Les fonctionnaires n'ont pas démissionné en masse. Les entreprises n'ont pas délocalisé. La dette a même été diminuée, comme à Fréjus, de près de 10 millions d'euros en une année. Bravo, David. La fiscalité a été stabilisée et les impôts baissés dès que cela était possible. La sécurité a été renforcée, la culture favorisée.

Lorsque nous accéderons demain à la présidence de la région, c'est la même politique que nous mènerons. Par ailleurs, nous n'avons pas de leçons à recevoir de Christian Estrosi ou de Christophe Castaner, ces champions de la dette, du chômage, des impôts. Olivier vous en a dit un mot. Christian Estrosi qui expliquait il y a quelques mois, je cite, que la région n'a jamais servi, ne sert et ne servira jamais à rien. Cela, c'était avant de comprendre que la présidence d'une région pourrait bien lui servir de tremplin pour la primaire. La région, je crois, mérite mieux que d'être une ligne supplémentaire sur sa carte de visite, à côté de celle de la présidence de la métropole Nice-Côte d'Azur.

Non, monsieur Estrosi, la présidence de région n'est pas un boulot à tiers temps, comme vous semblez le penser. Nous ne sommes pas dupes de vos ajustements électoraux de dernière minute. Notre pays, nous l'incarnons. Notre drapeau, nous l'aimons. Notre marseillaise, nous la chantons. Et nous n'avons pas attendu le 13 novembre pour cela, car nous sommes pour ce qui dure, contre ce qui fait semblant de durer. Je sais que vous êtes présents ici ce soir, venus de toutes les villes de ce superbe département des Alpes-Maritimes, tirant son nom lui-même de l'antique province romaine, pour mieux nous rappeler, c'est-à-dire nous appeler, à revenir à nos racines.

Vous êtes venus de Nice, bien sûr, mais aussi de Cannes, de Grasse, d'Antibes, de Menton, de Caille-sur-Mer, de Saint-Laurent-du-Var, de toutes les vallées, où sont encore si vivantes les traditions provençales ou nissardes. Vous pouvez vous applaudir. Vous incarnez l'esprit de résistance de ces terres insoumises. Et c'est tout simplement cet esprit que je vous invite, dans ces élections régionales, à faire vivre de nouveau. Soyez fidèles à ce que vous êtes. Montrez-leur à tous qu'ici, dans ce département, entre mer et montagne, vivent qu'encore des hommes et des femmes libres.

Qu'ici, dans ce département qui a su tant de fois se dresser, résister, se libérer, vivent encore des femmes et des hommes qui veulent choisir leur destin. Montrez-leur à tous ceux qui croient que vos voix, et ainsi que d'une certaine manière vos vies, leur appartiennent, qu'aucune coterie, qu'aucun clan ne peut prétendre vous dicter ce qui est bon ou pas pour vous ou vos enfants. Montrez-leur enfin à tous ces artistes de seconde zone, ces philosophes dédaigneux, ces people appelés à la rescousse par ceux qui ne peuvent accepter la possibilité d'une défaite, qu'ici, vous êtes encore chez vous, et que personne ne viendra vous faire la morale. Oui, nous sommes chez nous.

Ce soir, mes amis, je vous le dis, et je vous le dis du fond du cœur, parce que j'en ai l'intime conviction, nous sommes prêts. Nous sommes prêts, et avec tous les hommes et femmes de talent et de courage qui m'entourent, et qui m'accompagnent, nous sommes prêts, demain, à répondre à votre espoir et à nos promesses. Nous sommes prêts à relever cette formidable, cette magnifique région. Nous sommes prêts à lui rendre sa fierté. Nous sommes prêts à en faire une région qui défend nos entreprises et nos agriculteurs, une région qui défend notre jeunesse, nos foyers, nos aînés. Nous sommes prêts à en faire une région qui vous défend.

Et soyez sûrs d'une chose, vous qui connaissez votre histoire de France, nous avons pu constater que cette histoire si magnifique, si longue, est faite à la fois d'immenses tragédies, mais aussi de sublimes résurrections. Qu'impossible n'est pas français, mais fatalisme non plus. Et qu'aujourd'hui, il n'est plus temps de subir, mais de choisir. Et que le choix est simple. Il s'agit du suicide ou il s'agit du sursaut. Et grâce à toi, Marine, ce sera le sursaut.

12:10
Locuteur non identifié

Ce n'a jamais été si proche de Paris que depuis ces derniers jours. C'est l'infinie douleur du peuple français, mais aussi la colère sourde que chaque Français a ressenti en même temps aux quatre coins de France, qui plus que tout le reste nous a ainsi réunis, fait sentir si proches les uns des autres. La barbarie islamiste a tué et a pris la vie de beaucoup, ruiner celle de bien plus encore. Dans toutes les régions que je traverse à l'occasion de cette campagne pour les élections régionales, je sais que des familles ont été directement touchées. Nous sommes un avec elles. Nous ne pourrons ni ne voulons oublier jamais ce que la France a connu le 13 novembre.

Nous avons rendu hommage aux victimes ce matin, aux Invalides et partout en France. Nous avons communié ensemble en mémoire de nos morts. Mais nos pensées doivent aussi accompagner ce qui aujourd'hui encore sont entre la vie et la mort. Cet hommage doit se poursuivre aussi en soutien aux familles et aux proches qui pleurent leur mort ou assisent leurs blessés, en soutien à toutes celles et ceux dont la vie a été bouleversée en ce jour terrible. Je vous demande donc, pour commencer cette réunion, de vous lever, mes amis, et d'observer une minute de silence. Merci. Tu l'as dit, Marion, avec justesse, il n'était pas très facile de reprendre cette campagne régionale.

Je le disais à Amiens en début de semaine, à Ayange avant-hier, je le redis ce soir pourtant, la campagne pour les élections régionales, nous la devons à notre peuple. Parce que c'est le respect de la démocratie et que rien n'est plus éloigné de la barbarie islamiste que la démocratie, celle que nous devons faire vivre et chérir. Nous devons cette campagne aux Français aussi parce que nous représentons un espoir, un espoir pour des millions de nos compatriotes qui ont compris que le changement ne viendra pas de la pérennisation d'un système qui plus que jamais montre qu'il est à bout de souffle. Tout ne pourra pas être changé à la tête des régions.

Leurs compétences ne sont pas assez étendues, et vous le savez bien. Mais ces élections régionales sont fondamentales. Elles sont un jalon essentiel dans l'espérance que nous incarnons pour les Français. Mettre à la tête de nos régions des hommes et des femmes patriotes, neufs ayant vraiment à cœur d'améliorer la vie. Ce que nous administrons avec beaucoup de succès, c'est démontrer que la gabegie, le copinage, l'aveuglement idéologique ne sont pas des fatalités. C'est déjà se donner les moyens de réussir les étapes qui viendront aussi ensuite. C'est dès aujourd'hui faire briller la flamme du renouveau.

Ces victoires aux élections régionales, je les vois encore plus importantes aujourd'hui que je ne les voyais hier. Parce que la France, me semble-t-il, est entrée dans une nouvelle ère. des pires crises, j'ai toujours pensé qu'il peut sortir des choix essentiels. Et il me semble qu'un nouveau monde s'ouvre pour la France aujourd'hui, dans lequel les patriotes auront une place essentielle à tenir, des responsabilités immenses à exercer. On le sent partout dans le pays. Et ici aussi, en PACA, un grand vent de lucidité balaye les préjugés et les idées reçues.

La France, notre pays, notre État, notre nation, fruit de millénaires d'existence qu'il fallait, nous avait-on dit, reléguer au rang de chapitre de l'histoire. La France, c'était le passé et les Français des citoyens du monde dont la vocation était de se fondre dans une nouvelle société informe, déracinée, perdue dans un magma supranational d'Union européenne. Ce sinistre projet suivait les bien tristes mots de François Mitterrand. L'Europe est notre avenir. Les événements terribles de la semaine dernière viennent nous dire que non. La France, notre patrie, est notre passé. Notre présent est plus que jamais notre avenir.

Et c'est cette France de demain qui se redresse aujourd'hui soudainement sous nos yeux. Après les terribles attentats du 13 novembre dans un élan flamboyant de patriotisme, la France a rappelé au monde qu'elle existait. Cette affirmation spontanée s'adressait peut-être aussi plus encore à ses propres enfants et à tous ceux qui pouvaient douter d'elle. Oui, la France vit et vibre plus fort que jamais. Et quelle satisfaction, mes chers amis, de voir combien des décennies de mépris, d'humiliation, d'autoflagellation, d'oubli presque, n'ont en rien entamé la substance ni la ferveur patriotique du peuple français.

C'est que la France, notre mère à tous, être une matriarche au cuir épais, qui parfois somnole, mais ne meurt jamais. Et notre peuple, lui, en ces heures douloureuses, a repris la conscience de lui-même, réalisant qu'il était français avant tout et que c'est en tant que français qu'il devait apporter au monde sa contribution au progrès de l'humanité. La communauté nationale, la seule communauté possible, a donc retrouvé tout son sens. Nous sommes entre nous solidaires, fiers d'être de la même grande famille nationale. Nous pleurons ceux qui sont tombés parce que nous nous reconnaissons en eux, membres d'un même peuple.

Contrairement à ce que l'on nous a raconté pendant des décennies, jusqu'à imposer l'idée aux Français que la France n'était plus rien, nous redécouvrons aujourd'hui que la France a une grandeur, qu'elle est porteuse de valeurs universelles, qu'elle est aimée et respectée de par le monde, que nous devons la chérir, mais aussi la faire vivre et la faire grandir et la défendre, la défendre. Telle est notre mission en tant que peuple, en tant que communauté nationale, une mission perpétuelle qui ne s'arrête jamais et que le général de Gaulle résumait ainsi « Il n'y a qu'une fatalité, celle des peuples qui n'ont plus assez de force pour se tenir debout et qui se couchent pour mourir.

Le destin d'une nation se gagne chaque jour contre les causes internes, mais aussi externes de destruction. » Lutter contre ces menaces, ces causes internes et externes de destruction, c'est la raison de notre engagement politique au service de la France. C'est le combat le plus avant-gardiste qui puisse être mené, car il suppose souvent de dire les choses avant les autres, de pointer les problèmes quand personne ne veut les voir, de s'y préparer et de les affronter aussi. Alors oui, nous devons chérir tout ce qui fait la France, car c'est déjà la faire vivre aux yeux du monde que d'exalter ses symboles. La Marseillaise, qu'une ministre a osé un jour qualifier de « karaoké d'estrade ».

Certains la redécouvrent aujourd'hui, cette Marseillaise réalisent à quel point ses paroles et ses notes sont vibrantes. Le drapeau tricolore, bleu-blanc-rouge, beaucoup le redécouvrent et se le réapproprient, heureux et fiers de pouvoir enfin assumer cette part d'eux-mêmes qui ne demandait qu'à jaillir. Nous ne tirons aucune gloire à l'avoir ramassée dans le caniveau où la classe politique l'avait jetée parce que c'était notre devoir. Au-delà des symboles, mes amis, c'est bel et bien une renaissance de la foi en la capacité de la France à laquelle nous assistons. Non, la France n'est pas ce petit pays caricaturé par des décennies de pensées uniques.

Non, la France n'est pas ce mauvais pays au passé sombre qui devrait laisser sa place et devrait avoir honte de lui-même. Non. Non, la France est au contraire cette grande et belle nation qui a tant à porter au monde qu'elle peut se prévaloir de cette rarissime distinction portée en elle-même sa propre civilisation. Avec une langue d'une perfection quasi-divine, un patrimoine matériel et immatériel d'une richesse inégalée, un mode de vie et une culture dont l'identité s'est affichée en bleu-blanc-rouge sur les monuments du monde entier il y a quelques jours seulement.

La France, civilisation au rayonnement mondial, n'a pas vocation à s'enfermer sur son continent en laissant à d'autres le soin de décider pour elle. La France, avec son peuple, a une mission universelle et permanente à assumer. Il y a encore, certes, beaucoup de travail à faire pour renforcer ces sentiments positifs qui s'éveillent. On le voit dans le cœur des Français. Continuer à convaincre sur ce qui nous apparaît à nous, patriotes du Front national, une évidence, mais qui ne l'est peut-être pas forcément encore pour l'ensemble des Français. Et les obstacles sont nombreux. Ce sont ces causes internes et externes de destruction que j'évoquais tout à l'heure.

Cette pensée unique qu'il nous faut combattre et ces institutions supranationales telles l'Union européenne ou l'OTAN, conçues, en fait, pour nous asservir. La pensée unique, c'est par exemple le culte du multiculturalisme, idéologie absurde qui a tenté de ruiner notre identité nationale. Parce que des gens sont venus, d'ailleurs, s'installer en France. Une certaine élite a cru innovant de renoncer à l'assimilation républicaine et de laisser chacun importer ses us, ses coutumes et ses moeurs y voyant une source mystique d'enrichissement. Le résultat, on a été bien sûr l'inverse. Une source indescriptible de conflits et de frictions en tout genre.

La dénaturation de nos territoires et la perte parfois irrémédiable de nos traditions. Nous ne dirons jamais assez à quel point le multiculturalisme à grande échelle associé à une immigration massive a fait de mal à la France, causant le malheur non seulement des Français déjà présents mais aussi des immigrés dont certains devenus Français par automatisme et non par appel du cœur sont allés jusqu'à prendre les armes contre leur pays d'accueil. Autre cause de bien des malheurs, l'Europe. L'Europe comme horizon indépassable incarnée par ce monstre technocratique qu'est l'Union européenne.

cette chimère dont la pensée unique a bassiné les Français pendant des décennies nous expliquant que l'Europe pouvait tout quand la France, elle, ne pouvait soi-disant plus rien. Que l'Europe, non seulement, c'était la paix et la sécurité mais aussi la prospérité éternelle. Que de mensonges, que de mensonges cent fois répétés. Nous savions depuis longtemps que pour la richesse et l'emploi, ça n'était que de l'esbrouf en lieu et place de quoi nous avons et avons eu et avons toujours un chômage de masse exponentielle et une désindustrialisation massive, notamment à cause de l'euro, encore le mois dernier, 42 000 chômeurs de plus.

Mais les Français s'aperçoivent maintenant que la paix et la sécurité étaient aussi des mensonges, des promesses spectrales. La réalité est là. Submersion migratoire, terrorisme, trafic internationaux, tensions entre les États et les peuples. Ainsi donc, l'UMPS a détruit la France au nom de l'Europe. L'Europe n'a rempli aucune de ses promesses pour cette raison extraordinairement simple qu'il y a beaucoup trop d'intérêts divergents en son sein. La seule réalité européenne qui vaille est celle des nations.

L'Europe, ce continent d'une diversité unique, n'est que la somme de nations riches de leurs différences, des nations qui ne demandent qu'à être elles-mêmes et à coopérer entre elles de manière libre, de manière souveraine. Tel est notre projet et non à se fondre dans une hyperstructure fédérale, supranationale et profondément antidémocratique. Pendant des décennies, au nom de l'Europe, l'UMPS a donc mis la France et les Français en situation de faiblesse, dépendant tantôt de pays n'ayant pas les moyens d'assurer notre sécurité.

Je pense, vous savez, à ces frontières extérieures, ces passoires qui ne sont rien d'autre que les frontières poreuses de pays plus faibles que nous, la Grèce, la Roumanie et même l'Italie, ou bien dépendant tantôt de pays qui poursuivent, à raison, mais non sans cynisme, leurs propres intérêts, notamment l'Allemagne, qui impose à l'Europe toute entière ses dictates en matière économique, monétaire et migratoire. Je vous le dis ce soir, la France peut.

Et cette redécouverte collective de la France par les Français amènera bien sûr des évolutions idéologiques majeures, qui sont de véritables révolutions intellectuelles pour nos élites actuelles, mais des victoires idéologiques totales pour nous, les patriotes. Je pense à la question des frontières, conditions insuffisantes, mais absolument nécessaires pour assurer notre sécurité et lutter contre l'immigration massive. Je pense plus largement à la question de l'indépendance, indépendance dans les domaines régaliens, bien sûr, la maîtrise du territoire, l'armée, la justice, la loi, les impôts, mais aussi l'indépendance économique.

Je ne parle pas de l'indépendance pour l'indépendance de manière dogmatique, mais de l'indépendance pour le bien du peuple français. Et pour un État-nation comme la France, indépendance, souveraineté, démocratie sont des synonymes. Vous le savez, je suis viscéralement attaché à la démocratie et à l'expression populaire. J'ai confiance en la sagesse intrinsèque du peuple français et il est évident que le peuple sait mieux que quiconque ce qui est bon pour lui et ce qui ne l'est pas pour peu, qu'il ne soit ni trompé ni trahi. Or, il est un principe essentiel de gouvernement, c'est que le peuple est incontournable.

Des décisions prises par le peuple lui-même seront acceptées, des décisions prises par d'autres seront subies. La solidarité nationale, le consentement à l'impôt ne sont possibles qu'à l'intérieur d'un même peuple. C'est la raison pour laquelle tout projet européen supranational est en fait voué à l'échec. La démocratie n'existe et ne fonctionne que dans le cadre national. Tout cela est extraordinairement simple et de bon sens, mais de tout cela nous nous étions jusqu'à aujourd'hui éloignés. Face à cette situation, reconnaissons à François Hollande un éclair de lucidité, un éclair fugace. Il n'a duré que l'après-midi du Congrès et encore.

Dans ce discours, il a montré les limites de son intelligence du Nouveau Monde. François Hollande y a invoqué la solidarité des États de l'Union européenne. Qu'a-t-il obtenu ? La compréhension passagère et non l'accord de Bruxelles pour les dépenses qu'entraîne la protection des Français. Mais je vous l'annonce, on ne va pas tarder à demander des économies drastiques ailleurs. François Hollande y a promis la création de postes dans la police et la gendarmerie. Fort bien ! Mais les 12 500 suppressions de Nicolas Sarkozy ne seront même pas compensées. Sans compter les 2 000 postes de douaniers disparus sous le même mandat de Nicolas Sarkozy. Depuis, nous l'appelons Sarkozy le visionnaire.

Les frontières, il considérait que les frontières étaient tellement sûres qu'il n'y avait plus besoin de personne pour les protéger. François Hollande y a annoncé l'arrêt des subventions de postes dans les armées. Mais Nicolas Sarkozy en a supprimé 54 000 et Hollande 6 000. Ne comptez pas loin de là. Il faut restaurer nos forces armées. Il faut porter le budget de la défense à au moins 2 % du PIB. Nous le réclamons depuis bien longtemps. Et depuis le 13 novembre, quelles sont les décisions concrètes qui ont été prises ? Il y a eu des centaines de perquisitions. Très bien ! Mais pour le reste, combien de mosquées salafistes sur une centaine ont été fermées ? Une.

Combien d'imams étrangers prêchant la haine ont été expulsés ?

31:30
Locuteur

Zéro.

31:32
Locuteur non identifié

Combien de procédures de déchéance de la nationalité ont été engagées ? Zéro. Combien d'étrangers fichés S ont été reconduits à la frontière ? Aucun. Combien d'associations douteuses ont été dissoutes ? Aucune. La réponse est toujours la même. Rien n'a été fait hier. Rien ne se fait aujourd'hui ou si peu. Combien de Français fichés S continuent à travailler dans les transports ? Combien de Français fichés S continuent à travailler dans le nucléaire ? Combien de Français fichés S continuent à travailler dans les services de sécurité ? Le sera-t-on jamais ? L'État le sait-il seulement lui-même. Ils n'ont recueilli que des cellules d'islamistes radicales.

Combien de tueurs islamistes se sont glissés parmi les migrants ? Au moins deux. Car l'État islamique tient ses promesses, lui. Il a annoncé des attentats en France. Il y a eu des attentats en France. Il a annoncé des tueurs parmi les migrants. Il y a eu des tueurs parmi les migrants. Que nos politiciens ouvrent les yeux. Oui, il existe bien un lien anti-migration massive, communautarisme anti-français et islamisme radical. Et rien que pour cette raison-là, il faut arrêter la submersion migratoire. Déjà un million arrivés dans l'Union européenne en 2015. La Commission de Bruxelles prévoit 3 millions de plus d'ici 2017, c'est-à-dire l'année prochaine.

Il faut arrêter cette folie migratoire imposée d'ailleurs par celle qui a lancé le signal Mme Merkel. Tel est notre projet de revenir aux intérêts fondamentaux de la nation française. Notre diplomatie ne doit pas être la servante de l'idéologie. Vous savez, par idéologie, Laurent Fabius a déclaré Al-Nostra fait du bon boulot parce qu'Al-Nostra combat Bachar el-Assad. Mais Al-Nostra, c'est Al-Qaïda en Syrie. Mais Al-Nostra, c'est ceux qui se sont réjouis des récents attentats de Paris et de Saint-Denis. Notre ennemi, l'ennemi de la France est l'islamisme radical qui a tué 130 de nos compatriotes. peu importe qu'il soit l'État dit islamique, Al-Qaïda ou tout autre fanatique.

Les ennemis de nos ennemis doivent être sinon nos amis, du moins nos alliés. Il faut parler avec la Syrie. C'est son armée qui se bat aujourd'hui sur le terrain. Je ne prendrai pas, je serai imprudente, les propos de M. Squarsini pour parole d'évangile. Mais il a porté une accusation extrêmement grave à l'encontre de Manuel Valls. Celui-ci aurait refusé la liste des djihadistes français présents en Syrie proposée par Bachar Al-Assad. Si c'est le cas, c'est pire qu'irresponsable. C'est mettre directement en cause la sécurité des Français. Il faut savoir qui sont nos alliés, il faut savoir aussi qui sont nos faux amis.

À cette complaisance envers les États islamistes, l'Arabie saoudite et surtout le Qatar. Assez du rachat par le Qatar de pans entiers de l'économie française. Assez des investissements qu'Atariot dans les banlieues françaises. Les gens qu'Atariot qui coulent à flot dans les élites françaises. Suspendons toute négociation en vue de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Cette nation, cette nation du double langage, du double langage permanent, cette nation soupçonnée de livrer des armes aux fondamentalistes et de leur acheter leur pétrole. L'Union européenne ou pour son adhésion ? Ben voyons.

Elle, encore il y a quelques jours, quelques semaines, était partie en Turquie négocier l'ouverture de l'Union européenne aux Turcs par l'augmentation massive des visas accordés à ses ressortissants. Mais qui a donné ce mandat à Mme Merkel ? Avez-vous donné ce mandat à Mme Merkel ? La mixe finance par tous les trafics qui passent par la Turquie. Les migrants sont incités par la Turquie à partir en vague vers l'Europe. Les Turcs ont abattu un avion russe pour tenter d'empêcher une coalition internationale contre l'État islamique. Elle est là, la réalité. Nous le disons depuis bien longtemps et nous avons été, encore une fois, accusés, insultés pour ça.

Nous le disons bien avant que la lucidité ait d'un coup frappé certains dirigeants de l'UMP. Il faut, bien sûr, s'entendre avec la Russie. Il faut aussi s'entendre avec l'Iran. Il faut s'entendre avec tous ceux qui se battent déjà contre l'islamisme radical conquérant, qui sont menacés par l'islamisme radical et qui le combattent. Et d'abord l'Égypte et la Tunisie qui ont failli en être victimes. Les Émirats arabes unis, autant de pays musulmans conscients du danger du fondamentalisme islamiste, du danger aussi parfois de l'aveuglement des capitales européennes face au danger. Bref, pour répondre aux défis que connaît désormais la France, il faut changer de logiciel. En sont-ils capables ?

Les Hollandes, les Sarkozy, les Valls, les Juppé ? Je ne le crois pas. Ils ont depuis trop longtemps renoncé à la France. Ils sont, vous l'aurez noté, dans une vision post-nationale, succédés les uns les autres pour nous dire que l'espoir de l'Union européenne, la France était devenue un pays trop petit, trop faible. Ils ont tout promis au cours des décennies. Ils ont tout trahi. Qui peut croire Nicolas Sarkozy, d'ailleurs, quand il dénonce des décennies de renoncement ? Un lapsus, peut-être. Qui peut oublier que Nicolas Sarkozy fut au pouvoir pendant une décennie, à part lui ? Ils sont depuis trop longtemps englués dans leur idéologie mondialiste et européiste.

s'ils ne croient pas en la France, s'ils ne comprennent pas la France. Il ne suffit pas de quelques effets d'annonce en forme de mesure. Il ne suffit pas de quelques conversations à Moscou ou à Washington. Il faut revenir sur 40 ans d'abandon national par nos élites. Il faut reconstruire une industrie pour avoir les bases de notre indépendance. Il faut réarmer la France et ne pas se laisser enfermer dans le pacte de stabilité. Il faut rétablir les frontières nationales et ne pas compter sur les frontières européennes. La tâche est rude mais elle est nécessaire. Les Français attendent des responsables politiques qui veulent relever la France.

En Provence, Alpes, Côte d'Azur, Marion et son équipe sont précisément de ces responsables qui veulent relever la France. Ici, en Provence, Alpes, Côte d'Azur, justement, nous avons un bel exemple de cette inconséquence UMPS. La question des migrants se pose cruellement. Depuis des mois, depuis des années, la frontière entre l'Italie et la France est submergée par les clandestins qui cherchent à entrer sur le sol français en passant par menton. Et quelle solution apporter a été faite ? Rien ne sera jamais fait tant qu'on passera tantôt du PS à l'UMP, tantôt des autoproclamés républicains aux soi-disant socialistes. Ce sont les deux faces identiques d'une même fausse monnaie.

La vie quotidienne des habitants de la région subit en attendant une dégradation permanente. Les trains qui passent la frontière sont particulièrement touchés par l'affût des migrants débarqués en Italie et qui cherchent à gagner d'autres pays. Ils gagnent souvent la ville de Calais et je suis bien placé, vous le savez, pour comprendre les problèmes que cette présence massive de clandestins fait naître. Avec la répartition organisée par le gouvernement dans toutes les régions de France, ce sera chaque commune, chaque village, chaque quartier qui verra arriver des migrants. Sans consultation et le plus souvent après les élections, évidemment.

Pouvez-vous compter sur Christian Estrosi pour prendre votre défense ? Comme tous ses amis de l'UMP, il ne sait en réalité que fanfaronner. Oh, bien sûr, il fera de grands discours, plein de grands discours, parfois totalement contradictoires les uns avec les autres, d'ailleurs. Il se dira, quelques naïfs l'entendent encore, puisqu'il n'en a aucune. Il ne changera pas. Il ne fera rien. J'ai vu, moi, les députés UMP voter dans un bel ensemble pour les quotas de répartition des migrants entre les pays de l'Union européenne il y a, je ne sais pas, quatre semaines. J'ai vu les mêmes sur les plateaux de télévision expliquer qu'il fallait arrêter les migrants.

Peut-être qu'ils vont d'ailleurs finir par voter un quota de répartition entre les communes de PACA. Pourtant, Israzi n'hésite jamais à employer de grands mots. Rappelez-vous qu'il avait parlé de cinquième colonne islamiste. Mais quelle a été son action contre l'islamisme radical ? Non, moins que rien, pardon. Pire que rien même. En réalité, il fait partie de ceux qui ont encouragé depuis des décennies le communautarisme et les mouvances les plus contestables. Il s'est allié à l'UOIF. S'il y avait une cinquième colode, il en serait l'adjudant-chef. Bon, Nicolas Sarkozy, les actes et les paroles sont en totale contradiction mais ils se disent que ça a marché pendant des années.

Pourquoi est-ce qu'ils ne continueraient pas comme ça ? Il n'est pas bien étonnant que ce soit d'ailleurs un maire UMP qui ait accordé un permis de construire en violation de la loi frauduleusement pour la mosquée controversée de Fréjus. Vous le savez, David Rachin s'est engagé dans une lutte difficile contre ce projet. Il y a quelques jours, le parquet a requis la destruction de cette mosquée. Mais une chose est sûre, le Front National fait respecter la loi. Il ne se soumet à aucun clientélisme et en cela, c'est la République française qu'il défend quand les autres responsables politiques trop souvent l'abîment. L'UMP, c'est aussi le parti de M.

Barouin, le président de l'Association des maires de France. Et qui fait partie du bureau de cette association ? M. Estrosi. M. Estrosi, bien sûr. Avec leurs confrères, ils viennent de pondre une série de recommandations sur la laïcité. Après les terribles attentats qui ont endeuillé notre pays tout au long de cette année et dont le pire vient tout juste d'avoir lieu, on aurait pu penser qu'ils se concentreraient sur la lutte contre le fondamentalisme islamiste. C'est cela la priorité pour notre pays. C'est de là que vient la menace qui pèse sur nous tous.

On pensait qu'ils mettraient en garde les municipalités contre ces associations soi-disant culturelles ou sociales qui sont parfois qui répandent leur venin idéologique ou recrutent en étant financées par nos collectivités locales. Mais non. Vous l'avez vu, ils n'ont rien trouvé de mieux que de s'attaquer aux crèches de Noël. Aux crèches. Ici, comme dans tout le Midi Méditerranéen, la crèche est une tradition fortement ancrée. Elle fait partie des préparatifs de Noël depuis bien plus longtemps. Les poignées continuent à pratiquer leur métier et à transmettre leur savoir-faire. Les crèches vivantes de certains villages sont de véritables institutions.

Elles font partie de la culture populaire, de l'identité profonde de la Provence des Alpes et de la Côte d'Azur. Elles sont mieux que l'expression d'une religion. Elles sont la reconnaissance d'un héritage dont nous pouvons être fiers et que nous voulons transmettre. Donc, David Raslin d'avoir installé une crèche dans sa belle mairie de Présis et nos trois mères FN du Var d'avoir quitté l'AMF pour protester contre ces recommandations scandaleuses et qu'elles agissent ainsi au service de leurs compatriotes pour l'intérêt général. Ils défendent la loi et luttent contre le communautarisme. Ils mettent en œuvre des politiques qui protègent les habitants.

Ils baissent les impôts et font des économies partout où cela est possible. C'est pour ça que je suis heureuse et fière de venir aujourd'hui soutenir Marion. Je sais que Marion, comme tous les présidents de régions du Front National, agira dans cet esprit d'intérêt général et de respect des habitants. Son projet est fédérateur car il est patriote. C'est ainsi que plusieurs personnalités ont quitté l'UMP et ses mensonges pour rejoindre le Front National. Je pense à toi, Olivier. Je pense à Franck. Mais ils ne sont pas les seuls. Ils ne sont que les premiers.

Le nombre scandale entoure la gestion de la ville de Nice par Estrosi alors que la gestion du pays et des régions par le Parti Socialiste est une catastrophe incontestable. Le Front National et lui seul présentent un véritable programme de gouvernement réaliste et sérieux source d'inspiration même pour le président de la République. Tout notre projet est construit autour d'une idée forte qui lui donne sa cohérence l'amour de la France. Il attire donc à lui les patriotes de tous les horizons. Mes amis, mes chers amis, un nouveau chapitre de l'histoire de France s'ouvre. Nous allons l'écrire ensemble. J'en vois déjà les premières lignes.

Le 13 décembre 2015, le Front National gagnait des régions pour la première fois de son histoire au premier rang desquels la célébrissime région Provence-Alpes-Côte d'Azur présidée par une jeune femme incroyablement courageuse et intelligente et une détermination qui retrouvait alors la voix de sa grandeur et de son influence. Voilà les premières lignes. de ce nouveau chapitre, de notre grande, ancienne et belle histoire que je vous livre. Il ne vous reste plus à vous qu'à leur donner chair en remportant cette élection régionale et en faisant souffler à nouveau sur notre pays la bourrasque de l'espérance. – Sous-titrage Société Radio-Canada