Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLe Média (sur YouTube)· 1 octobre 2024 80 min

FACE AUX DÉPUTÉS : BARNIER DÉJÀ SOUS PRESSION / ISRAËL ENVAHIT LE LIBAN : L’IRAN MENACE DE RIPOSTER

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonsoir à toutes et à tous vous regardez le média nous sommes le mardi 1er octobre c'est l'heure de votre talksh préféré toujours debout diffusé en direct sur le canal 165 de la freebox sur Youtube ou sur notre site internet si le média est la première chaîne télé d'information indépendante au sein d'un écosystème médiatique largement contrôlé par les milliardaires et bien c'est grâce à votre soutien vous nous donnez les moyens de grandir et de poursuivre la bataille de l'élargissement de la diffusion de notre chaîne de télévision aux autres box pour continuer à faire vivre votre média rendez-vous sur leemediatv.fr et on vous donne des nouvelles du recours devant le Conseil d'État contre la décision de l'arcom qui a refusé de nous attribuer une fréquence TNT le référé suspension a été rejeté et l'affaire sera donc jugée au fond nous devrions être fixés fin novembre alors que la proc Cu au fond demande beaucoup plus de temps cela signifie donc que le Conseil d'État estime que les questions soulevées revêtent une grande importance continuons à nous mobiliser signez la pétition sur tnt.lemediatv.fr et soutenez le [Musique] média au sommaire de cette édition le recéap de l'actualité du jour conccté par la rédaction du média puis en première partie d'émission je recevrai bire Nabli docteur en droit politique qui a carte blanche ce soir il a choisi de faire un point sur la situation Liban qui est au bord de la catastrophe humanitaire provoqué par l'offensive israélienne qui se poursuit malgré les appels internationaux à la désescalade en seconde partie on vous propose un débat avec paulec chroniqueur politique au médiia et Max Erwan gastino esséiste notamment sur le Figaro Vox et auteur de l'aire de l'affirmation répondre au défi de la désoccidentalisation ensemble nous reviendrons sur le discours de politique générale du nouveau Premier ministre Michel Barnier qui coïncide avec l'appel de trois syndicats et mouvement de défense de la jeunesse à faire grève et à manifester notamment pour l'abrogation de la réforme des retraites l'augmentation des salaires et le financement des services publics que doit-on retenir de la feuille de route du gouvernement le Premier ministre a-t-il convaincu les députés désormais divisés en trois blocs le gouvernement Barnier petit tenir face à la mobilisation dans la rue et alors que se profile une motion de censure déposée par la gauche la semaine prochaine on en discute après le flash info Michel Barnier marche sur des UF le nouveau Premier ministre a détaillé la feuille de route de son gouvernement cet après-midi devant l'Assemblée nationale avec son discours de politique générale disposant d'une faible majorité et mis sous pression par le rassemblement national les propos de Michel Barnier on ont été scrutés par tous les partis il a d'abord donné des gages à la gauche en indiquant qu'un effort sera demandé aux grandes et très grandes entreprises et aux Français des plus fortunés sur le volet social il s'est dit ouvert des ajustements sur la réforme des retraites sans pour autant l'aboger certaines limites de la loi voté le 15 avril 2023 peuvent être corrigés les questions les questions des retraite progressive de l'usure professionnelle de l'égalité entre les femmes et les hommes face à le retraite mérite mieux que des fins de non recevoir dans la ligée des déclarations de son ministre de l'Intérieur Bruno retaillot Michel Barnier a aussi promis des mesures strictes contre l'immigration nous proposerons de faciliter la prolongation exceptionnelle de la réttion des étrangers en situation irrégulière pour mieux exécuter les obligations de quitter le territoire français et nous voulons aussi mieux contrôler nos frontières ce discours ne sera pas suivi d'un fiance mais les quatre formations du nouveau front populaire sont tout de même attendu sur le dépôt d'une motion de censure le RN lui a déjà annoncé ne pas la [Musique] voter les organisations syndicales elles continuent à mettre la pression sur le gouvernement plus de 180 manifestations ont lieu aujourd'hui à l'appel de la CGT solidaire et la FSU pour réclamer notamment l'abrogation de la réforme des retraites l'abandon de la réforme de l'assurance chômage et une hausse des salaires avec cette grève Sophie Binet secrétaire générale de la CGT souhaite remettre le social au cœur du débat pour que enfin on entende nos revendications à avoir des augmentations de salaire de l'argent pour nos services publics nos écoles vont très mal des milliers de d'élèves sont déjà sans enseignant à Paris le cortège composé de milliers de manifestants s'était lancé à 14h de d'fire rocher pour rejoindre la place de la Bastille [Musique] Israël lance des opérations terrestres dans le sud du Liban des troupes au sol ont traversé la frontière pour combattre le Hezbollah dans des village du sud du Liban malgré les appels internationaux à la désescalade d'après tsal il s'agirait seulement d'opération limité et localisé contre des ciblé infrastructures terroristes en France Mathilde Panau pointe une invasion qui ne s'attaque pas uniquement au Hezbollah je veux redire à quel point il est anormal inacceptable pour un pays allié comme les le Liban pour la France que nous acceptions une seule seconde le franchissement des frontières parce que le franchissement des frontières est une violation du droit international que personne n'accepterait d'aucun état dans le monde et donc il faut absolument stopper Netanyahou qui non seulement continue le génocide en cours à Gaza et là a commencé une offensive qui est une invasion du Liban et je je mets les termes qu'il faut les bombardements se sont également poursuivis dans le pays dans la nuit de lundi à mardi selon un responsable de la sécurité libanais Israël a lancé au moins six nouvelles frappes sur le sud de Beyrouth lundi les bombardements on fait 95 morts d'après le dernier bilan du ministère de la Santé libanais de retours sur le plateau du média on continue de parler de la situation Liban avec Bir Nabli docteur en droit [Musique] public par B Nao le Liban est au bord de la catastrophe humanitaire provoquée par l'offensive israélienne qui se poursuit malgré les appels internationaux à la désescalade l'agence de l'ONU pour les réfugiés a indiqué ce lundi 30 septembre qu'environ 100000 personnes avaient fui vers la Syrie à la suite des frappes israéliennes et l'exode continue la semaine dernière les bombardements israéliens ont fait plus de 700 morts au Liban dont deux Français en majorité des civils selon le ministère libanais de la santé le bilan risque de s'alourdir he dans un communiqué publié ce mardi l'armée israélienne a annoncé avoir commencé des assauts terrestres je cite limité localisé et ciblé bélire j'aimerais que l'on revienne d'abord sur l'assassinat de Hassan nasrala leader du hzbollah l'annonce de sa mort a provoqué une onde de choc au-delà de la communauté chite le Liban la Syrie et l'Iran qui sont les alliés historiques du Hezbollah sont également affectés par l'assassinat de l'un des maillons forts de l'axe de la résistance bellire à quoi peut-on s'attendre après la mort du chef du Hezbollah bah à court terme déjà un affaiblissement du Hezbollah manifestement parce que toute sa direction semble décapiter et donc ça suppose une réorganisation et forcément du temps or la milice est confronté à une urgence qui est de nature à la fois militaire et politique et l'équation devient très complexe je trouve pour à la fois tenter de garder une organisation solide et en même temps répondre à l'agression dont elle fait l'objet donc un vrai défi qui se dessine et qui risque à minima de l'affaiblir y compris sur la scène politique libanaise dans la mesure où le hzbollah même sil s'est imposé sur C sur cette scène politique euh bien il est contesté aussi à la également par la société une partie de la société civile et donc la question qui se pose c'est non seulement le le le le fait que la région soit redessinée à la fin de cette séquence militaire mais que des scènes politiques israélienne ou libanaise soit également redessiné au terme de cette séquence alors la question qui se pose maintenant ce sont les les réactions possibles du Hezbollah et de l'Iran l'information est tombée y à quelques minutes le porte-parole de l'armée israélienne a Vicher adrae a prévenu sur X qu'il y a peu de temps des missiles ont été lancés depuis l'Iran sur le territoire israélien bah d'un côté l'Iran est obligé d'apporter une réaction enfin une une réponse de nature militaire à l'agression dont a fait l'objet son allié le plus proche et en même temps faut bien reconnaître que cette réponse ne pe elle est forcément limitée par les moyens dont dispose l'Iran et ce qui est très intéressant dans le narratif à la fois politique et médiatique qui accompagne cette séquence c'est la focalisation sur ce que représente notamment le Hezbollah et même l'Iran en du point de vue de leur poids et leur puissance militaire alors même que en réalité la première puissance militaire de la région ça c'est Israël et nettement je veux dire il y a une asymétrie des des forces israël dispose à la fois du de l'arme atomique donc de la dissuasion nucléaire et dispose de l'une des armées les plus modernes au monde donc de ce point de vue là lorsqu'on a affaire notamment à ce discours qui consiste à souligner la menace existentielle qui pèserait de manière systématique sur Israël je pense que c'est un narratif qu'il faut savoir prendre avec beaucoup de mesures et circonspection et notamment lorsque aujourd'hui on met en exergue finalement la menace que pourrait représenter l'Iran l'Iran n'a pas les moyens de relever le défi stratégique que lui lance Israël et c'est bien pourquoi d'ailleurs l'Iran n'a toujours pas répondu à la succession des agressions qu'elle a qu' a déjà fait l'objet directement ou indirectement il faut rappeler que le le chef de la branche politique du Hamas a été assassiné sur le territoire iranien ce qui représente à la fois une agression une violation de sa souveraineté territoriale et en même temps une humiliation symbolique et politique et pourtant la réponse elle a été toute relative et l'Iran n'a pas le soutien de la Russie euh l'Iran et la Russie sont proches mais ils n'ont pas forcément les mêmes intérêts la Russie est focalisée sur sa guerre en Ukraine et pour le coup en réalité même si un allié comme l'Iran se retrouve en difficulté aujourd'hui ce qui se passe au MoyenOrient enfin va dans sens du discours et donc des intérêts russes et je dirais même chinois dans la mesure où faut rappeler que ces deux grandes puissances mondiales développe et décline un discours contestant l'ordre international qui est né après la Seconde Guerre mondiale qu'ils accuse comme étant à la fois hypocrite et allant dans le sens des intérêts occidentaux et ce qui ressort précisément à la fois de l'invasion la de Gaza et de l'invasion euh du Liban c'est précisément la violation de ces principes fondamentaux du droit international euh de la violation des droits de l'homme euh et finalement du caractère universel des droits de l'homme eu égard au silence à la passivité des puissances occidentales donc tout ce qui se passe va dans le sens de la démonstration du discours russse et chinois et donc ils n'ont même pas besoin de réagir ils laissent finalement les images défilées illustrant par là même finalement leur discours qu'on qui est révisionniste puisqu'il veut remettre en cause l'ordre établi mais avec des arguments qui sont parfois contestables parce que finalement si on commence à remettre en cause l'existence de droit de enfin la garantie des droits de l'homme au niveau international je pense que c'est un problème fondamental mais en même temps si le respect du du droit international des droits de l'homme n'est que partiel et n'est opposé corégime africain ou arabe effectivement c'est aussi problématique et donc ce qui se passe là est une va dans le sens du discours russe et chinois et donc marque finalement une régression générale alors que cherche Israël à travers les bombardements et l'invasion du Liban c'est une question qui se pose avec d'autant plus d'acuité que le chef de Hezbollah éta assassiné alors peut-être qu'ici il faut distinguer Israël en tant qu'État et le dirigeant que représente Benjamin parce que lui pour le coup il joue je pense qu'il est animé par deux deux ordres l'ordre régional et l'ordre politique national je veux dire par là que ces ces opérations militaires se traduisent concrètement par le REC le renforcement de sa position politique sur la scène politique israélienne rappelez-vous qu'au lendemain ou le jour même et au lendemain de du 7 octobre ce qu'on appelle les experts de la société israélienne affirm que les jours politiques de netanahou a étaient comptés un an plus tard il est toujours au pouvoir et en plus il monte dans les sondage pourquoi parce que d'une certaine manière il a su exploiter les passions tristes et les dynamiques idéologiques qui traversent la société israélienne qui en fait se retrouve finalement sur un consensus autour de la colonisation il n'y a pas de véritable bloc opposé à à la stratégie coloniale en Israël et en exploitant finalement euh ce consensus là plus ou moins express et en même temps euh en exploitant également ce discours autour de la menace existentielle qui pèse sur Israël et bien et bien finalement il a réussi à à solidifier sa position euh sur la scène politique israélienne tout en tentant de réaliser alors peut-être pas le Grand Israël pour parler à avec les termes euh des voilà exactement mais qui qui avec des figures et des des idéologies qui aujourd'hui sont au sommet de l'État mais quoi qu'il en soit il y a véritablement une volonté de redessiner les équilibres de puissance au sein de la région et c'est ce qu'il tend à réussir à faire parce que en affaiblissant le hzbollah et l'Iran en affaiblissant le Hamas également déjà il il il rend manifeste le primat la suprématie militaire israélienne dans la région et en même temps il répond à une volonté populaire en Israël qui voit sa protection et la meilleure des garanties de sa protection à travers une réponse militaire et pas politique et c'est en cela qu'il y a un comment dire peut-être pas un paradoxe mais en tout cas une victoire peut-être à la pyus ou à court terme à travers cette séquence- là pour les Israéliens à savoir qu'à court terme effectivement force de reconnaître qu'on tend vers une victoire militaire israélienne à Gaza comme à comme au Liban et une occupation très possiblement du Sud Liban et l'installation de colonies c'est une possibilité et donc un retour en arrière tant au Liban qu'à Gaza puisque la perspective d'une occupation à long terme se dessine également donc une un retour en arrière une régression mais à long terme aucune solution politique ne se dessine euh à à croire que final fin allement celle-ci n'est pas du tout à l'ordre du jour et que encore une fois peut-être ce le prisme qui explique le mieux cette région et en tout cas ce qui anime les dirigeants israéliens c'est finalement que le recours à la force et la logique de puissance prime sur la politique et le droit international alors qui peut arrêter les offensives israéliennes qui sont des des source manifeste de déstabilisation la région la communauté internationale ou ou peut-être le Comité arabe musulman mandaté par 50 pays qui par la voix du ministre des Affaires étrangères jordaniens s'est engagé à garantir la sécurité d'Israël en contrepartie la création d'un État palestinien indépendant c'est quand même un comité il y a une forme de 57 pays hein c'est une forme presque de peut-être pas de consensus mais c'est une majorité qui se dégage au sein des pays arabo musulmans qui sont prêts à garantir cette sécurité et alors qu'Israël prétend qu'il est entouré d'États qui sont prêts à l'agresser qui peut dissuader Israël à poursuivre ses offensives force de reconnaître que Israël en tant qu'État et ses dirigeants bénéficient aujourd'hui de fait d'une forme d'impunité c'estàd que ce qui fait que Benjamin netanahou agit sans écouter les conseils de ses propres alliés américains français et autre c'est que précisément il a le sentiment de ne pas avoir de limite à sa capacité d'action qu'il bénéficie d'une impunité en drroit comme en fait alors c'est c'est paradoxal parce que dans le même temps Israël se retrouve dans un enfin prise dans dans un ÉAU judiciaire international puisque comme vous le savez vous avez d'un côté une cour internationale de justice qui a rendu à la fois une ordonnance qui soulligne le risque de génocide à Gaza et un avis qui confirme euh que la colonisation de la sis-jordanie euh en particulier est illégale et que ce que pratique l'État israélien en S Jordanie relève de l'pparthide donc vous avez d'un côté donc la Cour internationale de justice qui finalement cible l'État d'Israël et de l'autre vous avez la Cour pénale internationale qui elle cible euh a priori des dirigeants israéliens Benjamin netaneou et et deux autres euh non et le ministre de la Défense euh en à travers la figure du procureur de la CPI monsieur Cann qui a demandé la délivrance de mandats pénal internationaux à la rencontre demande qui n'a toujours qui n'a toujours pas été satisfaite à cause comme on le sait maintenant de pression de pression qu'exercent les puissances occidentales et Israël sur la Cour pénale internationale et c'est une manière de répondre à votre question pourquoi pourquoi il a euh une telle impunité comment comment expliquer cette impunité de Benjamin netaniaou et parce qu'il y a un soutien inconditionnel tout simplement à Israël un soutien inconditionnel et par inconditionnel il faut comprendre donc aujourd'hui y compris même en cas de violation des principes fondamentaux du droit international auquel nous adhérons à priori officiellement et et c'est en cela que finalement non seulement les puissances occidentales apparaissent de plus en plus non pas comme passiv mais comme complice et que Infiné également ell elles paâtiront de de ce jeu de dupe merci beaucoup bireenab en même temps j'ai peut-être une dernière petite question la semaine dernière vous recevit déjà pour une carte blanche sur la situation au Liban on se posait la question de d'une d'une régionalisation du conflit d'un risque d'embrasement de la région je pense qu'aujourd'hui on est fixé avec ces attaques de l'Iran contre contre Israël donc là ça risque de dégénérer en en conflit régional oui mais avec la volonté en fait israélienne d'un tel embrasement ou parce que il y a ce rapport de force largement et nettement en leur faveur premièrement et deuxièmement parce qu'ils ont véritablement le sentiment d'une carte blanche d'un blanc sain sachant que le seul enfin la seule puissance mondiale qui pourrait peser sur cette affaire et neutraliser par sa vie politique interne je pense naturellement aux États-Unis les élections présidentielle américaine faut que non seulement le président Biden est neutralisé mais que même les deux les candidats en LCE n'ont aucun intérêt à exprimer un quelon une quelconque critique à l'égard d'Israël donc il carte blanche des souti les deux candidats sont des soutiens israële oui même s'il y avait un minimum de valéité de critique elle serait neutralisée et puis instinctivement vous voyez j'ai commencé par les États-Unis alors qu'instinctivement on devrait se tourner d'abord vers l'ONU mais l'ONU est également neutralisé à cause des jeux institutionnels du droit de vet et cetera que vous connaissez merci beaucoup B Nabli pour vos précieux éclairages hein je rappelle que vous êtes chercheurs en droit public on vous retrouve dès mardi prochain on continue de parler de l'actualité ce mardi 1er octobre trois organisations syndicale la CGT la FSU solidaire et plusieurs mouvements de jeunesse sont appelés à faire grve à manifester pour je cite gagner l'abrogation de la réforme des retraites l'augmentation des salaires et pensions l'égalité entre femmes et hommes le renforcement des services publics ainsi que le développement de l'emploi industriel en lien avec les enjeux environnementaux des voilà voilà donc je vais continuer on va en parler cette première journée de mobilisation nationale de la rentrée semble moins massive que celle du printemps en raison d'un front syndical beaucoup moins fort la CFDT la FO la CFTC ou encore l'UNSA ont refusé de se joindre à la grève ce dimanche pour les chiffres malheureusement on en a pas vraiment ils vont tomber dans la journée mais en tout cas ce dimanche la CGT recenser 179 lieux de rassemblement comment construire un mouvement de contestation fort alors que les organisations syndicales divergent sur la stratégie adopter on en parle avec Manesse Nadel président de l'Union Syndicale lycéenne et Aurélien Boudon secrétaire national de l'Union Syndicale solidaire merci nos invités s'installer tranquillement pendant que le premier ministre Michel Barnier prononçait sa déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale les manifestants Battai le pavé un peu partout en France Manesse nadelle Aurélien Boudon vous avez participé à la manifestation station parisienne quel est votre sentiment après cette journée de grève et de manifestation c'est une journée sur laquelle on peut retenir des éléments positifs déjà il y a 170000 personnes qui ont manifesté dans toute la France vous avez les chiffres merci les attendis c'est c'est les chiffres qu'on qu'on annonce ce soir au niveau de l'intersyndicale qui appelé à cette mobilisation c'est ça montre qu'il y a une on s pas à la résignation c'est la crainte qu'on pouvait avoir quand on est dans un tel contexte avec le déit de démocratie la nomination de ce gouvernement qui n'était pas du du tout l'expression des urnes en juin il y a cet écueil he le risque évidemment de la la résignation on voulait le le combattre ça c'est une première réussite de de cette journée évidemment elle sera pas suffisante on ne pas s'arrêter là on voit aujourd'hui avec le discours de politique générale que les enseignements sont pas du tout tirés et que c'est complètement à côté de la plaque au niveau des des réponses par rapport à à ce qui était posé par par l'intersyndical donc évidemment une mobilisation qu'on espère pouvoir poursuivre dans les les semaines et les mois à venir on sait qu'il faudra faire beaucoup plus mais on va dire dire que c'est un bon début Manesse nadelle tu partages cet avis un bon début oui plutôt je pense que effectivement c'est pas au niveau face à la mobilisation qui devrait avoir lieu dans un contexte qui est le nôtre c'est-à-dire celui d'une crise sociale d'une ampleur inédite et celui d'un dénis de démocratique qui peut quand même pas être passé sous silence malgré tout je pense effectivement que c'est une première marche avant la suite je l'espère il faut qu'il y ait des manifestations qui aillent créchendo jusqu'à ce qu'on puisse obtenir l'abrogation en premier lieu de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron et sur ce point je pense aussi que si l'unité dans l'action elle est nécessaire et donc je pense qu'il y a une nécessité effectivement d'élargir cette intersyndical et d'élargir aujourd'hui toutes tous les modes d'action qu'on a c'est-à-dire la grève et puis les assemblées générales qui doivent s'organiser dans les lycées dans les universités dans les usines dans les entreprises aujourd'hui il y a aussi une nécessité de parler de manière claire et donc il y aura pas je pense de compromis possible c'est l'abrogation de la réforme des retraites et face à ce que dit Michel Barnier il faut quand même le dire il y a pas à à avoir de négociations sur le fait de l'aménager cette réforme d' retraite elle a été refusée par le pays par le mouvement social et aujourd'hui on a la possibilité vraiment d'aller chercher son abrogation et c'est donc la priorité absolue oui effectivement Michel Bernier le Premier ministre a fait savoir qu'il souhaitait travailler avec les partenaires sociaux pour améliorer la réforme des retraites promulguée en 2023 l'option d'une abrogation semble donc exclu comment vous allez justement aller chercher et gagner cette abrogation Aurélien Boudon peut-être manifestement il faudra d'autres mobilisations on voit qu'on a un gouvernement qui ne croit qu' rapport de force les propositions qui sont faites aujourd'hui ce qu'on a entendu alors on a suivi la déclaration en direct du cortège parisien mais c'était dans un cadre des améliorations raisonnables et juste je crois les mots de de Michel Barnier alors raisonnable moi je ne sais pas ce que ça veut dire juste par contre je sais et juste ça peut pas être travailler 2 ans de plus donc nous déjà le préalable à toute discussion c'est de revenir sur cette question de l'âge légal et de revenir aussi sur la la question de la durée de cotisation il nous semble que discuter à on va à à coût égal c'est si on a une contrainte financière on discute pas réellement si aujourd'hui c'est bouger sur les marges faire un peu sur les carrières longues toucher un petit peu euh toucher quelques paramètres et cetera on est à côté du sujet la mobilisation historique de 2023 c'était dire on ne travaillera pas plus longtemps parce que ça c'est une mesure qui est complètement injuste qui est rejeté très majoritairement manel l' l'a rappelé donc nous c'est c'était une des trois priorité qu'on qu'on rappelé aujourd'hui elle était même en numéro 1 on va dire des des sujets parce que voilà on voit que c'est un sujet qui est loin d'être écarté et d'ailleurs le fait qu'il soit encore mentionné aujourd'hui dans le discours de Michel Barnier qui soit obligé de s'exprimer sur cette question là ça montre que les organisations syndicales elles arrivent à continuer à faire exister ce sujet qui est pas derrière nous et donc finalement que quelque part la mobilisation de 2023 on en a pas tiré on n pas soldé les comptes que évidemment sous une forme bien différente et beaucoup plus diffuse elle se poursuit et que on espère bien aussi réac i actuellement cette cette flamme de la mobilisation Manesse Nadel je rappelle que tu es président d'union syndical cnne qu'est-ce que tu attends de du gouvernement Barnier qu'est-ce que vous attendez les lycéens les étudiants du Premier ministre non on n attend rien concrètement ce gouvernement il est celui d'une alliance entre la droite et l'extrême droite donc on sait bien que si maintenant effectivement il y a une dimension raciste et antidémocratique qui est assez clairement assumé notamment par Bruno rotaillot du point de vue social c'est la même chose et c'est la préser aation des mêmes intérêts donc il y a rien en attendre après si on peut être imaginatif on peut dire oui ce qui devrait être fait pour l'éducation et ça évidemment il y a beaucoup de choses à faire c'est-à-dire que la rentrée a été extrêmement difficile pour des des milliers de de lycéens lycéen du point de vue des conditions matérielles de cette rentrée sur la cantine sur les fournitures scolaires et on sait bien qu'on continue là à évoluer dans un milieu scolaire où il y a pas évidemment de professeurs devant chaque classe et où il y a pas un climat qui permette d'étudier sereinement au niveau des rythmes scolaires au niveau évidemment de de parcours sub du nouveau bac bref je pourrais faire un inventaire assez long mais la vraie question et c'est d'ailleurs la même chose que sur cette réforme des retrait c'est qu'il faut mettre l'argent sur la table ce que nous promier Michel Barnier c'est un gouvernement de d'austérité bon ça c'est pas acceptable parce que aujourd'hui on ne peut pas couper dans les dans les budgets d'éducation nationale et donc l'argent il doit être mis sur la table ça fait 7 ans que ça n'a pas été fait et donc il faut aller le chercher nous-même je pense alors il y a Michel Barnier je vais y arriver lors de sa déclaration de politique générale a fait une proposition il a suggéré de faire appel au retraités pour assurer le remplacement des professeurs absents est-ce que c'est une soluation qui qui te semble satisfaisante non je pense que c'est satisfaisant pour personne s'il y a des professeurs retraités c'est qu'ils ont besoin d'être à la retraite c'est pour ça que la retraite existe il y a pas à faire travailler les retraité il y a par contre effectivement à embaucher en en nombre des professeurs et des des personnes pour les former c'est la seule réponse honnêtement et d'ailleurs on voit bien que si les gouvernements depuis plusieurs années utilisent énormément la thématique de l'école en font à chaque fois une cause centrale c'est surtout pour la détourner à des fins de discours sur l'autorité et cetera mais pas du tout pour régler les vrais soucis qui s pose parce que si S voulez le faire c'est très simple vous savez il y a des organisations représentatives du point de vue des élèves et du point de vue des professeurs on retourne on va négocier et on voit ce dont on a besoin et ce dont on a besoin c'est pas de ce genre de mesurette c'est plutôt d'avoir effectivement des budgets sur la table et ça on sait bien que ça ne va pas arriver sans que sans que on ne fasse rien alors nos journalistes lisalap et André man vite ont couvert la manifestation parisienne avant de se rendre à l'Assemblée nationale ils ont pu s'entretenir avec sopie Sophie Binet je vous propose de l'écouter ce mobiliser permet de changer la donne la preuve le Premier ministre va être obligé d'annoncer dans quelques heures l'ouverture de discussion sur la question de la réforme des retraites alors qu'il ne voulait plus en entendre parler le président de la République ça montre que nos mobilisations change la donne notre stratégie c'est de faire les choses par étape et avec les salariés avoir des logique d'avant-garde éclairée ça ne mène jamais très loin et donc aujourd'hui la journée de mobilisation d'aujourd'hui c'est une première étape importante nous allons à l'issue du discours de politique générale du Premier ministre analyser le contenu de de son discours et les salariés vont débattre dans leurs entreprises dans leur profession des suites à donner en terme de mobilisation pour être entendu alors Aurélien bouton qu'est-ce qu'est-ce que vous pensez de l'idée de Sophie Binet d'y aller petit à petit écoutez nous on partage ça l'idée c'est pas d'appeler de toute façon à la grve générale si on est 10 à l'arrivée hein on a toujours dit ça Sophie B elle rappelle aussi l'importance de s'organiser elle reprend ce que je vous disais que c'est aussi parce qu'il y a des mobilisations qu'on discute toujours de la la réforme des retraites effectivement il va falloir des mobilisations et donc j'en profite aussi pour dire que aux gens qui nous écoutent que si c'est pas déjà le cas il faut s'organiser il faut se syndiquer quel que soit le syndicat d'ailleurs parce qu'on est toujours plus fort quand on s'organise syndicalement et que les mobilisations je pense que beaucoup espèrent qu'il va y avoir des mobilisations importantes et bien au-delà d'ailleurs des personnes qui était en grève et qu'on défilit aujourd'hui hein parce que il faudrait pas tomber dans l'illusion qu'aujourd'hui on va dire il y a que 170000 mécontents de la politique du gouvernement en France c'est un mécontentement qui est bien plus important et on sait que c'est pas toujours quand on appelle une j mobilisation il y a un grand nombre de paramètres qui rentrent en compte et que voilà donc c'est faut pas pas tomber dans cette illusion là parce que le réveil pourrait être difficile pour le pour le gouvernement donc évidemment faut faut se syndiquer pour construire ses mobilisations effectivement on a une journée aujourd'hui qui est sur la réforme des retraites dont demande l'amour gr sur l'augmentation des salaires sur un financement de haut niveau des services publics la déclaration de Michel Bardier elle est à côté de la plaque sur ces trois sujets l'abrogation de la réforme des retraites il évacue le sujet central comme je vous disais tout à l'heure de la mesure d'âge sur l'augmentation des salaires on a uniquement une mesure de 2% sur le SMIC qui est bien à côté des enjeux et notamment nous on pense qu'il faut 300 € d'augmentation tout de suite du SMIC et tous les salaires et sur il renvoie en plus sur le reste au au négociations dans les branches on pourra développer mais sur le le subterfuge que c'est de la part de ce gouvernement et sur la question des services publics Manes disait effectivement ce discours il a pas prononcé le mot austérité mais c'est un discours d'austérité donc bien loin de nous annoncer des pistes de financement des services publics on parlait de l'éducation nationale mais on pourrait élargir à plein d'autres services publics à commencer par la la santé on a que quelques mesurettes qui sont annoncées on n'est pas du tout à la hauteur de ce que nous on réclame qui serait des vraies mesures de justice fiscale et que aujourd'hui les gens qui dans ce pays ont les ont les richesses contribuent à la hauteur de ce qu'ils peuvent contribuer au aux finances de ce pays et donc qui est bien la question des recettes et pas uniquement la question de la baisse des dépenses qui nous semble un mauvais bout pour prendre les choses et se débat là donc là la mobilisation va se poursuivre est-ce qu'il y a vous êtes mis d'accord déjà sur une une prochaine date et comment convaincre je disais tout à l'heure la CFDT la foo la CFTC encore l'UNSA de rejoindre ce ce mouvement mouvement de grève comment vous allez compter grossir et construire ce mouvement de contestation avec un front syndical pour le moment pas assez fort il y aura des discussions ça c'est une certitude et puis nous à l'Union Syndicale lycéenne on est partisan d'appeler l'idée d'étape par étape qu'on vient effectivement mais d'appeler à chaque mobilisation dès lors que c'est utile donc nous déjà sur cette rentrée sociale on a un peu bousculé les choses puisqu'on a participé à l'organisation de deux manifestations le 7 et le 21 septembre sur justement le dé démocratie d'Emmanuel Macron et notre objectif dans les semaines à venir et avec comme comme première premier point d'arrivée l'abogation de la réforme des retraite c'est de construire des convergences il faut pas faire croire aux gens qu'il auraiit d'un côté les questions sociales qui ont été parfaitement évoqué par Aurélien et d'un autre côté les questions démocratiques c'est-à-dire que avec un dénis de la démocratie et du résultat sorti des urnes comment espérer qu'on est ensite du dialogue social et des négociations salariales ça n'a pas de sens donc on sait très bien que s'ils nous écoutent pas dans les urnnes ils vont encore moins nous écouter dans des cadres de discussion qui en plus sont construites de telle manière à ce qu'on ne puisse pas les utiliser réellement et aujourd'hui nous on pense qu'il faut un peu tout faire à la fois c'est-à-dire à la fois se se mobiliser le plus que c'est possible et construire une mobilisation dans la rue le faire dans les instances et si je peux faire simplement un petit aparté on a communiqué sur le fait que cette année ce qui est assez inédit en tout cas dans le nombre de cas euh nos candidats ont été interdits de présenter une candidature de l'Union Syndicale lycéenne au Conseil de Vie Lycéenne donc je dénonce fermement cette atteinte à la démocratie lycéenne et il faut absolument qu'on soit reçu par le ministère de l'Éducation nationale et que ces faits ne se généralisent pas parce que ça n'est pas normal ça n'est pas légal tu arrive à l'exliquer cette attente oui bah si vous voulez il y a des élections dans les dans chaque lycée ça normalement tout le monde le sait pour ceux qui ont des enfants enfant au lycée ou qui sont eu même au lycée et donc chacun peut élire ses représentants qui ensuite eux-mêmes vont en élire d'autres dans une série d'élections qui sont par essence indirecte et qui empêche justement une représentation directe des lycéens et lycéennes et au final on a une représentation nationale c'est le Conseil supérieur de l'éducation dans lequel siège quatre élus lycéens et le Conseil national de la ville lycéenne dans ces élections nous nous présentons à chaque fois tous les 2 ans et là cette fois-ci on nous empêche de nous présenter directement devant les lycéens alors que pourtant ce sont nos listes qui ont vocation à être peut-être éélu au Conseil supérieur de l'éducation et ça il y a aucun texte qui dit que c'est possible de faire ça on ne peut pas empêcher des gens de se réclamer d'une organisation qui plus est lycéenne et donc on voit bien qu'aujourd'hui le le resserrement antidémocratique au niveau du climat général et en particulier avec la dissolution et ce qui ce qui s'en est suivi a permet à des établissements du fait qu'il y a pas du tout de directive à ce sujet de de de prendre ce genre de décision qui sont des des décisions de restriction de la démocratie lycéenne qui est déjà très très très limitée donc nous on on aimerait être représentatif on aimerait pouvoir justement avoir une représentation fiable de ce que pensent les lycéens et lycéenes et aujourd'hui on sait bien que dans ces instances siège des élus lycéens qui se rattachent au final à des organisations plutôt à partisan ou qui se rapprochent du macronisme et même qui se rapprochent à des débris et de ce qui était avenir lycéen pour ceux qui connaissent et ça n'est pas représentatif des lycéens et lycéennes et aujourd'hui on a aucun cadre pour être représenté de manière claire et on le voit encore avec ses atteintes et évidemment nous ça nous empêche pas de nous mobiliser dans la rue et on va continuer à le faire et on va continuer à faire en sorte de partout porter au maximum la voix des lycéens et lycéennes parce que évidemment qu'il y a pas d'acceptation il y a pas de consensus autour de parcours sup autour de toute une série de choses et ça il faut continuer à à le porter j'aimerais qu'on continue de parler de de ces convergences comment Aurélien Boudon au sein de votre organisation syndicale vous vous comptez justement fédérer convaincre pour faire grossir ce mouvement de contestation on a un premier enjeu c'est de gagner on va dire une sorte de bataille culturelle de bataille des idées notamment sur cette question de l'austérité je pense que ça va être l'enjeu des semaines à venir puisque on parlait de résignation au début ça peut être un autre élément qui alimente la résignation l'idée que rien n'est possible que l'augmentation des salaires ou le financement des services publics ou une meilleure réforme des retraites ou ne pas toucher à l'assurance chômage et cetera tout ça serait impossible parce que le pays est ruiné euh on sait bien que évidemment tout ça n'est pas si simple on sait bien que de l'argent il y en a qui a des possibilités de financement et que on parle de de sommes qui sont complètement sans mesure par ailleurs les unes avec les autres j'ai entendu par exemple qu'on allait pour lutter contre la fraude sociale mieux sécuriser les cartes vitales aujourd'hui voilà alors qu'on a un rapport récent qui montre que dans la fraude sociale l'essentiel de la fraude en fait c'est la fraude des entreprises et des professions libérales et pas du tout la fraude aux arrêt maladie par exemple qui est quasi anecdotique dans le total c'est pareil sur évidemment par exemple la la fraude fiscale qui représente 80 à 100 milliards de manquees à gagner et là on parle juste de ceux qui trichent hein on parle même pas de ceux qui évitent l'impôt ou de ceux qui sont pas assez imposés par rapport à ce que nous on pense qu'il faudrait donc il faut voilà qu'on arrive à à on va dire faire exister euh la la crédibilité d'un contreprojet d'un projet alternatif qui soit possible qui soit réalisable et qui soit basé sur une meilleure redistribution pardon des richesses et donc aujourd'hui dans ce pays c'est les riches aussi qui doivent payer pour que tout le monde puisse puisse vivre dignement j'aimerais qu'on évoque un dernier point celui de la répression policière qui dissuade beaucoup de personnes à faire grève et à manifester comment comment ça s'est passé aujourd'hui avec les forces de l'ordre et est-ce que la répression judiciaire justement c'est quelque chose qui vous effraie ou effraie les militant à à à rejoindre les les rangs de de la mobilisation évidemment je pense qu'il y a deux choses qui empêchent dans les esprits ou qui vise à empêcher les gens de se mobiliser d'une part l'espèce d'apathie qu'on essae vous voyez elle tombe pas du ciel en fait le fait que les gens se disent que rien n'est possible et que tout ce que fait la gauche elle le fait mal et que ça ne mène à rien c'est pas une idée qui est arrivé comme ça c'est les médias qui toute la journée depuis des mois et des mois nous nous bourre le crâne avec ça et ensuite il y a évidemment la répression c'est-à-dire que dès lors qu'on se mobilise et que on se retrouve matraqué par par la police ça donne assez logiquement un peu moins envie de le faire par la suite et là bon aujourd'hui je pense que ça s'est plutôt bien passé dans l'idée générale mais avec des discours qui sont ceux par exemple de Bruno rotaillot qui va jusqu'à mettre en cause l'État de droit on sait bien que les choses vont aller encore une fois en en en progressant de ce côté-là et on sait aussi et je terminerai par ça que pour ce qui est en tout cas des blocages d'établissement et on espère qu'on on se dirigera vers ça dans les semaines à venir dès lors que vous vous mobilisez dans un lycée de banlieu il y a 10 fois plus de chance qu'il soit réprimé et dès lors que c'est par exemple sur la Palestine comme c'était le cas l'année dernière alors c'est encore 10 fois plus de chance et on se retrouve avec des lycéens qui terminent en garde à vue matraqué et ça depuis des années c'est de plus en plus et c'est pas avec ce genre de gouvernement que ça va aller en s'améliorant et alors aélien Boudon peut-être est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur le le calendrier des mobilisations est-ce que vous allez vous retrouver quelles sont les les discussions que vous allez euh qui vont être les vôtres après cette première journée de mobilisation alors j'ai pas de de Scoupe à vous annoncer parce qu'effectivement il va y avoir de de nouvelles réunions de l'intersyndical euh y compris dans dans un format élargi he les h d'organisations continuent à à discuter entre elles euh on n'est pas forcément d'accord sur tout voilà aujourd'hui il y avec que trois organisations qui appelé nous à solidaire on pense que si on tape tous sur le même clou on est plus efficace on l'a vu en 2023 pendant le mouvement contre la réforme des retraites ceci dit chaque organisation a évidemment son analyse de la situation y compris a des questions de temporal certaines préférent attendre de voir le politique le discours de politique générale de Monsieur Barnier on va voir demain d'ailleurs que où chacun en est faire le point mais de toute façon il y a aussi la question de ce qu'on est en en mesure de de de mettre en débat avec les salariés et doncclancher dans dans les entreprises donc voilà sur le calendrier il y aura des des nouvelles choses puisque de toute façon c'est c'est aujourd'hui une nécessité j'ai pas encore de date euh voilà et par ailleurs dans les entreprises sur la la question de la répression je me permets juste de rebondir parce qu'il y a évidemment la question de la répression qui finalement est visible alors pas toujours mais souvent en tout cas dans les manifestations parisiennes par exemple puisque c'est souvent filmé voilà les coups de matraque et le gaz laacrymogène ça ça ça se voit mais il y a aussi une une répression à bas bruit dans les entreprises en terme de répression antiyndicale où nous on observe aussi qu'il y a un net durcissement et rien que sur le le mois écoulé on a un secrétaire fédéral de sudraille Don la direction demander la révocation on a plusieurs militants de Ch PTT dans la la poste aussi faisait passer en conseil de discipline y compris des fois c'est pour pour des des prises de parole dans dans des centres de tri euh on a dans la fonction publique des délégés syndicaux qui sont mutés d'office c'estàd que c'est même pas une sanction c'est des mesures administratives on va les déplacer de leur affectation pour les mettre ailleurs voilà donc on on voit que là aussi il y a une tentative on va dire de de museler ceux qui luttent et ceux qui s'adressent à leurs collègues et ça aussi c'est aussi quelque chose qui qui explique que c'est aujourd'hui plus compliqué de construire parce que voilà j'appelis tout le monde tout à l'heure à syndiqué je maintiens le message mais vous voyez bien évidemment que quand on voit que le collèg syndiqué celui qui est censé vous défendre c'est lui qui se fait attaquer et qui prend parfois assez cher évidemment c'est en tout cas on voit bien pourquoi c'est fait c'est fait pour dissuader les autres de suivre son exemple et on pense aussi que il faut en parler rendre ça visible et et lutter contre ça merci beaucoup Aurélien Boudon secrétaire national de l'Union Syndicale solidaire et merci maness nadelle président de l'Union syndicalisenne on continuera de parler des mobilisations on attendra donc demain qu'on t on SAA un petit peu plus sur les discussions entre les organisations syndicales je vous propose de passer au second plateau rester avec nous ça sera tout de suite après un petit clip d'autopromo recevra Paul EC et Max Erwan gastino pour un débat une discussion autour de la déclaration de politique générale du Premier ministre Michel Barnier la situation politique est inédite urgente bonsoir à toutes et à tous bienvenue sur le média de directs par jour une situation de crise alimentaire sans précédent du terrain du reportage mais aussi de l'enquête le média est aujourd'hui la seule télévision résolument de gauche engagée et indépendante des pouvoirs financiers et politiques le média c'est 25 travailleurs qui produisent de l'information au quotidien nous devons faire plus pour cela nous devons nous développer développer la chaîne de télévision développer nos programmes notre présence sur le terrain enquêter sur les puissants qui nous gouvernent le tout en libre accès développer cette chaîne unique dans le paysage audiovisuel français implique de faire grandir nos équipes d'investir dans du matériel sans ça pas d'émission pas de reportage pas d'enquête et le champ libre pour les grands médias Macron son monde et l'extrême droitisation des débats menez cette bataille avec nous abonnez-vous au médias à partir de 5 € par mois l'abonnement c'est notre moyen de financement le plus péren le plus solide être abonné c'est faire vivre une chaîne TV d'information indépendante et engagé accessible à toutes et tous en francophonie être abonné c'est faire vivre le pluralisme et le débat dans le très petit monde de la TV offrez-vous une alternative TV abonnez-vous le média reprenez goût à [Musique] l'info bonsoir à toutes et à tous si vous nous rejoignez pour cette seconde partie d'émission Michel Barnier s'est exprimé devant les députés pour sa déclaration de politique générale un long discours durant lequel il a tenté de décliner la ligne directrice de sa future politique lutte contre la dette et le déficit impôt sur les grandes fortunes et les grandes entreprises rediscuter des retraites service public sur tous ces sujets le Premier ministre était attendu au tournant pour revenir sur cette séquence politique jamais côté pour le fond de l'info de débatteurs Paul HEC et Max Erwan gastinau nous évoquerons la déclaration de politique générale prononcée à l'Assemblée nationale par le Premier ministre Michel Barnier et nous parlerons aussi de la manifestation qui s'est tenue aujourd'hui contre la réforme des retraites pour l'augmentation des salaires et le finan des services publics bonsoir maxeran bonsoir bonsoir Paul bonsoir réduction du déficit à 5 % 2025 via un effort ciblé limité dans le temps demandé au plus fortuné des Français prise en compte de la dette écologique ouverture au scrutin proportionnel marge de manœuvre à donner au préfet pour déroger au cadre national quand c'est nécessaire réouverture du dialogue sur la réforme des retraites revalorisation anticipée du SMIC allongement de la durée de période de rétention des sans-papiers en N cutf messieur que retenez-vous de la déclaration de politique général de Michel Barnier qui a repris la formule du général de Gaul cela ne vous a pas échappé faire beaucoup avec peu qu'est-ce qui pour vous un marque en particulier dans le fond et dans la forme maxerwan alors dans la forme tout d'abord j'ai l'impression que c'est un petit peu du sous-borne c'estàdire on s'ennuyait un petit peu il y avait pas l'artifice et quelque part c'est ce qu'on attendait de Michel Barnier c'est-à-dire quelqu'un au fond d'assez sobre sur la forme et qui sur le fond tentait d'imprimer sa marque à travers plusieurs appels qu'on avait déjà entendu lors de son discours d'intronisation au côté de Gabriel Atal lorsqu'il disait qu'il fallait écouter respecter les gens sentait quelqu'un qui voulait donner l'impression même à l'intérieur de l'Assemblée nationale en dépit des des cris et de et de certaines interpellations assez assez vocal disons qui tentait de de rester fidèle à lui-même et de donner une feuille de route là aussi sans artifice assez clair on s'attendait à un discours disons austéritaire on l'a eu sur le plan sur le plan budgétaire sans surprise mais il y a quand même tout un ensemble d'éléments hein que vous que vous avz que vous avez pardon rappelé et qui je crois constitue un certain nombre quand même de petites de petites surprises je vais en retenir un pour commencer cette proposition qui va pas changer la face du monde qui consiste à demander à interval régulier une fois par an je crois aux Français de se de se réunir dans leur mairie pour répondre à une consultation ou pour mettre sur le le devant de la scène un certain nombre de questions enfin moi ça me rappelle tout simplement les alors le système de votation suisse c'est beaucoup plus fréquent évidemment mais faut jamais oublier quand même que la démocratie la République ça s'institue d'abord dans les les petites unités civiques que constituent euh nos villes et nos villages la France c'est quand même une une nation de de de villages rappelez l'historien Jean-Pierre Ryu plus de 20000 villages je crois statistiquement et donc il faut que ça se joue aussi à ce niveau la démocratie pas à travers ce qu'Emmanuel Macron a institué des votations un système de c'est pas de votation citoyenne mais un système où on demande à des citoyens tirés au sort euh d'intervenir sur des questions où les réponses sont déjà plus ou moins programmées pour donner un vernis démocratique a en effet un un régime euh français qui ne passe plus par la voie du référendum et donc voilà je trouvais ça assez intéressant après on viendra sans doute aux questions un peu plus un peu plus dur he disons budgétaire immigratoire où là en effet il y aura sans doute un peu moins de consensus Paul HEC qu'est-ce que tu retiens de cette déclaration de politique générale ben effectivement sur la forme je dirais que il y a un ton que Marine Le Pen a d'ailleurs qualifié de Courtois hein euh donc le message est passé qui était euh de mettre en avant le fait que le Parlement devrait jouer un rôle important dans la prochaine séquence politique il avait effectivement annoncé à plusieurs reprises cette volonté de dialogue mais en dehors de ça on a senti que si idéologiquement ça bouge pas je dirais donc changement de ton mais pas changement de fond en fait c'est du macronisme dans des gands de velours quoi euh on a cette volonté de dire de réciter en début de discours le catéchisme néolibéral il y a UNEP de damoclaè c'est la dette colossale la seule solution c'est la réduction des dépenses publiques enfin en tout cas il dit c'est la solution et après il annonce des petites mesurettes fiscales qui qui qui a priori ne donneront pas vraiment grandchose quand on regarde l'ampleur de du manque hein dans du côté des dépenses de l'État du fait de la politique qui a été appliquée les années précédentes et on a donc effectivement une un ton différent on va dire il y a pas l'arrogance macroniste par excellence quoi et je pense que ça c'était assez fin politiquement c'estd que il a proposé effectivement de s'ouvrir à des faux dialogues he on sait que dialogue social dans la bouche d'un homme de droite c'est une rigolade mais il le fait pour préempter la critique de de la gauche sur la brutalité qu'on a connu jusqu'à là et il le fait assez finement en expliquant qu'en gros il serait ouvert à des petites des petits aménagement et faisant cela il permet à à sa position de dire en gros si vous vous opposez à ce que je propose alors que je suis ouvert au dialogue et je suis sympathique vous êtes des radicaux vous êtes sur une posture voilà de non compromis et donc en soit ça c'était une forme assez intelligente maintenant encore une fois sur le fond c'est vraiment je dire pas de changement absolument pas de changement et c'est le néolibéralisme comme projet de comment dire de destruction de l'État il y a quand même le mot débureaucratisé qui est revenu dans tout le débat qui a qui a suivi parce que c'est le mot qu'on utilise pour dire il faut sabrer l'État en deux et sur le reste on reviendra sur les sujet en précision voilà rien de nouveau sous le soleil alors le fait que le premier ministre ne se soumette pas à un vote de confiance auquel il n'est pas astreint est-ce que ce n'est pas un peu un aveu de faiblesse dans le contexte maxerwan mais justement je pense que c'est le contexte politique qui qui explique que cette cette plus cette tradition que cette règle n'est pas été n'est pas été appliqué euh on sait pas pour combien de temps ce ce gouvernement va être va être au manettees je vais revenir sur ce que sur ce que vous disiez alors desbreaucratisé ça en effet alors c'est peut-être un point sur lequel on aura moins de de différence moi j'ai un problème lorsqu'on évoque le niveau de la dette en France sans expliquer comment on va augmenter les recettes de l'État c'est ce qui permet à l'état d'augmenter ses recettes c'est pas simplement l'impôt puisen fait on a deux visions assez étriqué des questions budgétaires c'est soit on augmente l'impôt soit on réduit les dépenses publiques en fait ce ce qui réduit le déficit d' d'un état c'est la création de richesse c'est la création d'activité économique la France a un déficit de production national elle importe énormément sa balance commerciale est déficitaire et dans des proportions jamais connues et si vous voulez vous attaquer à la dépense publique il faut bien faire le tri entre peut-être en effet des bouts de gras à gratter ici ou là mais surtout des dépenses d'investissement qui dans un second temps vont générer la croissance et puis des rentrées de TVA et cetera de l'embauche aussi et puis de la création de de richesse la création de valeur et ça ça passe par de l'emploi industriel et là il me manquait personnellement vous évoquez son ton gaulien son expression galiienne bah il manque cette grande politique industrielle qui seule sur le long terme permettra à la France de sortir d'E nnière budgétaire qui est quand même une donnée objective lorsque vous empruntez pour financer les administrations sur les marchés financiers vous êtes donc sous la coupe sous la main sous la direction d'un certain nombre de prêteurs c'est une perte de souveraineté et ça réduit vos marges de manœuvre pour décider de tout un ensemble de politique donc il faut quand même s'attaquer au sujet de la dette mais la question c'est comment on s'y attaque pas en pas en faisant comme si elle n'existait pas comme le fait trop souvent à la gauche en expliquant que la dette pourra diminuer le jour où la France aura de nouveau une politique industrielle une politique de création de richesse et là il y a tout un emble de normes écologistes et aussi de comment dire de pesanteur réglementair qui empêch le développement d'une activité industrielle qui manque tant à notre pays depuis maintenant quand même un certain nombre d'années fa que je t'ai vu sourire tu veux peut-être répondre à maxeran sur ce point non mais en fait le problème un des dépenses c'est que en gros si on regarde ce que c'est le le dogme raconte que on a un problème de dépens déjà c'est pas véritablement vrai dans dépenses publi on compte également les prestations de la Sécurité sociale et de tous les C appareil et en fait ce qui se passe dans ce pays c'est qu'on est dans un pays vieillissant avec des gens qui sont aussi plus pauvres qui sont moins bien soignés et que donc du coup logiquement il y a une part qui augmente c'est la part des prestations si on regarde ce qui se passe au niveau du service public il y a pas un véritablement d'investissement réel dans le service publics depuis 20 30 ans ce qui pose des problèmes he qu'en terme de de de de dynamisme aussi des territoires et d'accès aux citoyens à des services de base et je dire c'est il y a aussi une question qui se pose c'est que dans la question des prélèvements on Ain une perte à gagner qui est en fait tout un système he de d'aide aux entreprises qui en fait permettent de de de de de produire des profits sans comment dire donner de contre enfin avec l'État qui qui qui agit en leur faveur sans en recevoir aucune contrepartie ce que je veux dire c'est qu'il y a des exonérations de cotisation sociale et un certain nombre de de de de de de mécanismes ciblés qui bah FT un manque à gagner immense pour l'État et que voilà il y a largement des des des moy d'aller chercher et dans fiscal et on parle là de dizaines de milliards voir selonations plus de 100 milliards d'aide donc il y a une possibilité d'avoir des manœuvres des marges de manœuvre budgétaire comme ils disent pour pouvoir agir sur la situation de la dette maintenant c'est vrai qu'il y a une question qui se pose sur le chantage que les marchés financiers font au renchérissement de la dette ça c'est c'est clair dire c'est ça c'est un des problèmes du système actuel de financement de la dette bon ça n'empêche que le problème que nous posé là dans la situation c'est que Michel Bier nous explique bien que ça va être une réduction des dépenses qui va pouvoir être la solution et dans ça qu'est-ce qu'on peut entendre à part moins de fonctionnement pour les services publics potentiellement plus de suppression de postees vous avez en plus plein de politiques publiques récent qui ont fait en sorte que bon en gros pour jouer sur les plafonds d'emploi dans la fonction publique on fait de l'externalisation ce qui nous coûte plus cher en faisant appel à des intermédiaires en fait on crée une inefficacité générale du système public et en plus de ça on veut l'ppauvrir donc vraiment je ve dire je pense pas que la question c'est comment la gauche évite la question industrielle on pe en reparler c'est plutôt bah comment les néolibéraux essaent d'éviter la question hein du fait qu'ils ont empêché l'état de d'avoir accès à des ressources notamment en aant des entreprises de façon inefficace vous voulez peut-être répondre je vous propose peut-être de poursuivre il y a encore tout un tas de questions à qui Michel Barnier a envoyé ses principaux signaux auquel des trois grands bloc au macronistes et à la droite à l'extrême droite ou a-t-il essayé aussi de rassurer ne serait-ce qu'un peu la gauche de l'hémicycle avant de répondre je vous laisse écouter ce petit Magneto la situation de nos comptes demande aujourd'hui un effort ciblé limité dans le temps un effort partagé dans une exigence de justice fiscale ce partage de l'effort nous conduirons à demander une participation au redressement collectif aux grandes et au très grandes entreprises cette exigence nous conduira également à demander contbution exceptionnelle au français les plus fortunés afin d'éviter des stratégies de défiscalisation des plus gros contribuables et puis enfin cette fois-ci dans la durée nous lutterons résolument contre la fraude fiscale et contre la fraude sociale Messieurs les Députés il y a une autre épamoc tout aussi redoutable celle de la dette écologique sur les retraites aussi il faudra reprendre le dialogue il est impératif de préserver l'équilibre durable de notre système de retraite par répartition pour autant certaines limites de la loi votée le 15 avril 2023 peuvent être corrigées alors je vous pose la question messieur est-ce que Barnier a essayé d'envoyer quelques eau à ronger à la gauche ma je crois qu'il faut pas non plus essayer d'enfermer Michel Barnier dans des camps idéologiques réfiés Michel Barni c'est c'est pas un doctrinaire c'est quand même un élu de terrain un peu techno qui a quelques convictions plutôt européiste et aussi écologiste alors c'est pas l'écologie telle qu'on l'entend peut-être traditionnellement à gauche mais il a rappelé quelque chose qui est tout à fait factuel c'est qu'il a travaillé pour le Premier ministre de l'écologie qui s'appelait à l'époque de George Pompidou le le ministre le ministère de la protection de la nature et c'est en effet à travers ce biais je fais une petite incise j'avais fait un papier pour Le Figaro sur ce sujet c'est à travers ce billet souvent que des conservateurs des hommes de droite s'intéresse à l'écologie au nom de la préservation de la beauté des paysages on entend souvent cet argument pour contrer le développement des des éoliennes et en effet le le ministère de l'écologie dans les années 60 est né avec cette idée au début des années 70 plutôt à l'époque de Jean P Pidou et é avec l'idée AC l'industrialisation et l'aménagement du territoire on est en train de défigurer nos paysages et qu'il fallait créer un contre-poids incarné par le ministère de la protection de la nature et qui veillerait par exemple à protéger nos côtes pour éviter une urbanisation massive jiscardesta a prolongé cette politique et il a v eu d'ailleurs une réponse et je termine la parenthèse très intéressante un journaliste qui à la fin des années 70 lui demandait mais vous mettez en œuvre une politique écologiste assez ambitieuse alors que l'écologie c'est une est de gauche et et varie giscardestin avait répondu l'écologie c'est avoir peur pour ce qui existe et c'est ça aussi être de droite c'est vouloir préserver un héritage quelque chose que nous avons reçu du passé et le paysage français en fait partie bon je j'arrête sur cette parenthèse mais tout ça pour dire que Michel Barnier est né politiquement à travers ce ce golisme écologiste qu'il a poursuivi toute sa carrière en tant que élu de la Savoie et donc il n'est pas anodin de l'entendre parler de la dette écologiste ce n'est pas de la récupération c'est peut-être quelques signaux envoyés à la gauche mais ça vient aussi d'une conviction personnelle et puis ensuite très rapidement pour pas monopoliser la lutte contre la frautee fiscale c'est plutôt un thème de la gauche voilà et là c'est pour ça que je dis oui mais encore une fois il tient compte de la situation c'est pour ça que j'ai dis qu'il fallait pas l'enfermer il a des convictions il faut pas il est assez pragmatique on a besoin de faire rentrer de l'argent urgemment pour rassurer les marchés on peut le regretter mais le système fonctionne ainsi aujourd'hui donc il va aller en effet ponctionner là où il y a de de l'argent à récupérer il y a eu un volet sur le régalien frontière immigration reviendra ensuite et puis il a dû faire des concessions sur le sociétal alors c'était pas le lieu d'en parler mais il est déjà prévu euh ça c'est une question que Gabriel Atal voulait absolument voir inscrit dans l'agenda de Michel Barnier il est déjà prévu en janvier 2025 un retour du projet de loi fin de vie en clair le retour de de l'euthanasie du du débat sur l'euthanasie au par mourir dans la dignité bon effectivement moi moi je pense pas que la question écologique dans le discours de Barnier était un message à gauche hein ce côté chassepêche tradition eu voilà ça vient de logiciel oui voilà c'est mais la lutte contre la fraude fiscale le fait de faire payer les plus riches non mais absolument c'est en gros ce qui est intéressant c'est que il a réactivé à l'ENC enfin je dire par rapport au macronis qui était vraiment on va dire le substrat idéologique le plus pur du néolibéralisme école de Chicago une logique une tradition de la interventionniste de la droite française le golisme en est un exemple et il y en a d'autres avec cette idée que oui l'État peut intervenir le général de Goul vous en parliez tout à l'heure a fait des grands projets économiques avec une intervention de de l'État dans l'économie et que du coup bah l'idée que on puisse lutter contre la fraude fiscale qui est en fait un sujet qui scandalise tout le monde je dire à part ceux qui en profitent en vérité n'est pas très coûteux à droite en disant bien sûr qu'on va lutter contre la on verra quels sont les moyens qui sont mis pour pour pour le faire mais du coup il a envoyé des signaux faibles à la gauche le long du discours c'est ça qui est malin politiquement je dirais c'est que il a dit ah regardez on va augmenter le SMIC en vérité il ne va pas augmenter SMIC il avance de quelques mois la revalorisation du SMIC qui est prévu le 1er janvier en raison de de l'inflation il a dit on va réouvrir des aménagements pour la réforme des trraites sous-entendu en gros il propose hein que la gauche puisse accepter un dialogue c'est il essaie de trouver des réformistes des gens qui sont prêts à abandonner le contenu de leur proposition politique et qui a en même encore une fois je le rappelle gagné l'élection législative et dans si ils sont arrivés en tête ça s'appelle gagner et il leur propose de venir trahir à la table de négociations non mais ce qui est intéressant de sa de sa part parce que effectivement il sait que il a l'oreille sensible de certains je dire on avait vu la comédie qu'il avait eu avec les Bernard casenu et l' droit du PES donc il y en a qui diront ah bah au moins on peut discuter avec ça et là où c'est ça ça fait effet c'est que par rapport à des macronistes qui ont dit fermez tous vos gueules on s'en fout ça fait ça fait ouvert mais je veux dire rien ne change réellement en terme de proposition non mais enfin moi personnellement j'étais plutôt sur la position de Dominique de Villepin qui disait il faut d'abord laisser le le nouveau front populaire former un gouvernement et puis s'il est renversé on passe à la on passe au front républicain puis ensuite on tente un gouvernement d'union nationale moi personnellement aucun aucun problème sur le sujet maintenant on peut pas dire que la gauche avait gagné les élections en tout cas pas suffisamment pour former une nouvelle majorité et moi là où je m'étonne et c'est là où je voulais en venir et vous interpeller sur ce sujet c'est que la gauche en appelle souvent à une culture parlementaire qui ferait défaut à la 5e République lorsqu'elle part de la 6e République c'est une forme de 4e République rénovée la 4e République qu'est-ce que c'est sinon le compromis permanent entre formation politique pas sur la base chacune de leurs programmes rédigés chacune dans leur coin mais sur la base justement de comomis alors quel type de compromis était prêt à faire la gauche pour arriver au pouvoir aucun et donc de fait il a fallu se tourner vers un centre droit qui du coup oui dépendra en partie du soutien du rassemblement national évidemment ce que ce qui qui dit c'est qu'il n'y a pas non plus de majorité pour soutenir ce gouvernement sans effectivement le soutien de l'extrême il y a 20 députés de différence entre les deux blocs entre les 193 de de comment dire pardon du nouveau front populaire et de l'autre côté les 213 de l'ensemble de la macronie la droite et les débris du centre plus potentiellement une participation hein de certains membres du groupe lo qui est divisé sur ces question bon d'accord je le problème c'était pas ça dans l'affaire le problème c'était que Emmanuel Macron prenne la responsabilité de décider contrairement à ce que de Villepin voulait de choisir qui avait la légitimité ou non pour essayer de former un gouvernement la droite qui avait gagné il avait il avait quand même essayé la l'option casneu qui aurait enfin qui aurait incarné une forme de centre gauche ouvert du coup sensible au pression du nouveau fr c'est qu' sont ouvert à toute gauche qui n'est pas de gauche Olivier fort dit que la opposition de nommer enfin qui s'était jamais opposé à la nomination de kaz9 au poste de Premier ministre que tout ça c'est purement un mensonge et mais c'est rigolo dans ce pays en fait on veut une gauche à partir moment où elle applique une politique de droite enfin en tout cas c'est ça que propose la droite en permanence il faut quand même pas oublier que le nombre de députés du Nouveau Front populaire est lié quand même à des accords de second d'entre de Tours avec le Centre donc l'Ance du centre droite ça s'est pas vu sur les lié sur une tactique de désistement la gauche a plus à perdre a eu plus à perdre que le la républi enfin ensemble pour la République parce que c'est eux qui ont bénéficié largement plus he un du vote des électeurs de gauche deux en terme de siège gagné donc bon effectivement la question c'était é était-elle légitime on va pas refaire le débat moi je pense que face au Ron nationale la tactique du désistement n'est pas un problème he en soi bref du coup c'était pour réagir sur euh bon non mais c'est plus c'est plus parce qu'on a parlé de plein de sujets là j'ai plein d'autres questions c'est parti alors Michel Barnier promet des choix sérieux et graves je le cite pour le projet de loi de finance 2025 il a déclaré jamais un premier ministre n'a été contraint par aussi peu de temps pour présenter le budget est-ce que ce n'est pas sur le budget et ces arbitrages que la frontte contre lui s'organisera justement alors si on regarde la composition du gouvernement tout le volet budgétaire et économique c'est quand même des personnalités issues du du macronisme il y aura pas de toute façon de grandes rupture entre Emmanuel Macron et un centre droit dominé par LR puisque il y a pas une immense différence de doctrine économique entre et puis il y a un contexte budgétaire qui s'impose encore une fois à tout le monde donc de toute façon le budget tel que va le présenter Michel Barnier en quelques jours non il va présenter la copie qui est préparée depuis des semaines et des mois par Bercy comme il y a pas de grand bouleversement économique cette copie est toujours valable et donc d'ailleursuel Macron avait anticipé de toute façon une dissolution du Parlement parce qu'il savait la la la la la la situation budgétaire inextricable et donc il savait qu'il serait sans doute nécessaire de créer une forme de de relance politique euh qu'il a dû donc avancer du fait en effet d'un score difficile aux élections aux élections européennes mais en effet plutôt que se tourner vers Michel Barnier je pense qu'il faut se tourner vers cette coalition très fragile et qui va devoir marcher sur des œufs mais depuis 2022 il se trouve que pour des raisons professionnelles je suis plutôt les dossierers énergétiqu euh il a déjà fallu composer un coup plus à gauche un coup plus à droite et je parlais d'énergie pourquoi parce que sur l'énergie typiquement ce qui se passait c'est que il n'était pas possible de faire un projet de loi sur le nucléaire en même temps qu'un projet de loi sur les EnR parce que si vous si vous mettiez le le nucléaire dans un projet de loi énergétique avec les EnR vous perdiez la gauche antincléaire et de l'autre côté vous perdiez la droite antienr donc il faut déjà depuis 2022 et c'est la conséquence d'un pays extrêmement divisé politiquement essayer d'avancer pas à pas et en effet Michel Barnier va tenter de le faire également en de nouveau de ce point de vue-l sauf que peut-être oui cette fois-ci le rassemblement national mais du fait du choix des électeurs va avoir une influence plus grande qu'auparavant oui effectivement bah le le le débat budgétaire va être un test pour le gouvernement Barnier donc on l'a dit il a pas proposé comme le propose l'article 49 tirain de de de mettre en sa responsabilité comment dire dans la balance avec cette déclaration de politique générale ça nempêche que un il risque d' avoir une motion de censure spontanée qui est prévu par l'article suivant déposer par la gauche qui l'a annoncé pour les prochains jours on va voir quel est le rapport de force à ce moment-là et ensuite la question budgétaire qui va cristalliser un C nombre de débat qui va re réorganiser je pense aussi le clivage droite gauche he sur cette question de un budget d'austérité ou non sur un C nombre de de sujet ça risque de provoquer des tensions il y a aussi la possibilité que en difficulté pour faire passer le budget ou si chacun joue les surenchèes il puisse être amené à utiliser un 493 qui est un des articles qui est possible typiquement pour les questions budjet et donc il risque d'y avoir une succession he de bataill rangé au niveau parlementaire et ça va être un test de la possibilité du gouvernement de continuer surtout avec quel rôle le rassem va jouer là-dedans et juste pour le dire il y a marine Le Pen qui s'estexprimé en première à la suite du discours de politique générale parce que c'est la présidente du plus gros groupe des présents à l'Assemblée nationale et elle a explicitement dit nous ne voterons pas tout de suite une motion de censure mais vous êtes sous surveillance et en fonction de mes désidiratas votre survie politique se joue donc c'est ça la gravité de la situation et ça veut dire que effectivement ils vont essayer de jouer le rôle ambigu qu'il joue depuis depuis le début en disant je donne des signau à mon électorat populaire et de l'autre côté je veux que les fondamentaux d'un programme qui est aussi un programme néolibéral euh soit en place hein ils l'ont dit sur les impôts et c le RN veut montrer que c'est un parti sérieux du gouvernement donc ils veulent pas s'opposer pour des raisons pure doctrine ils veulent juger sur pièce montrer qu'ils sont sérieux pragmatiques constructifs et donc en effet ils ne voteront pas une motion de censure dès le début ils attendront le moment opportun et c'est sans doute sur les questions régaliennes que et le RN et LR sortiront du mois alors Michel Barnier prône des allongements de la durée de rétention des 100 papiers ayant une qtf et s'engage à lutter contre le communautarisme il ne va pas aussi loin que rettaillo he mais il essait quand même de rassurer le RN mais pour autant vous l'avez dit messieur marine le Marine Le Pen a quand même évoqué des lignes rouges et la possibilité d'une censure Marine Le Pen prépare-t-elle déjà la fin de son idile avec l'exécutif Barnier alors avant de parler de Marine Le Pen moi je pense juste parler de de Bruno retillo monceieur la droite ne va pas se griller pour 2027 en participant un gouvernement qui va mettre en place une politique d'austérité forcément impopulaire elle va vouloir marquer des points dans l'électorat populaire de droite disons-le ainsi en obtenant des résultats sur question sécurité et sur l'autre question qui est l'immigration si pour des raisons politiques la pression du centre gauche euh des questions gouvernementales le fait que vous avez un duo justice intérieure qui n'est pas cohérent du point de vue idéologique si la droite n'arrive pas pour ces raisons-là à obtenir des résultats sur les questions régaliennes elle-même se démettra en quelque sorte et peut-être que nous retrouverons une séquence que nous avons bien connu où on voit Michel Barnier comme Jacques Chirac en 1976 annoncé qu'il n'a pas les moyens de mettre en œuvre la politique pour laquelle il étaé désigné Premier ministre se retirer donc là ça provoquera une crise gouvernementale et puis peut-être des élections dans dans dans quelques mois ou la tentative de former un nouveau gouvernement euh pourquoi les questions migratoires et de sécurité sont importantes de fait parce que il y a eu un certain nombre de faits divers tout à fait importants qui montrre qu'il y a des sans doute un certain nombre de réformes à mettre en place la question de la durée surout pour donner à manger à Marine Le pas que parce que si vous voulez quand vous avez simplement 90 jours pour obtenir euh un laisser passer dipl diplomatique consulaire merci qui permet de renvoyer un TF dans son pays d'origine ça peut être des fois court je crois que à 3 jours près leqtf marocain dont nous avons beaucoup parlé ces derniers jours aurait pu être expulsé au Maroc l'idée simplement pour terminer est de rallonger la durée de rétention administrative qui n'est donc que de 90 jours en France sachant que l'Union européenne permet permet au pays européens d'aller jusqu'à00 jours objectif lorsque vous mettez quelqu'un en centre de rétention administrative en vue de l'expulser l'objectif c'est de l'expulser si 90 jours ne suffisent pas pourquoi ne pas réallonger la durée de rétention administrative à condition d'engager une une diplomatie qui fait aujourd'hui largement défaut que l'Italie a mis en place permettant de réduire le nombre de clandestins de 60 % il faut être pragmatique y compris sur cette question qui génère un ensemble de difficultés sécuritaires tout à fait objectif alors déjà sur l'affaire dont vous parlez vous avez parlé de l'affaire philippine en l'occurrence le problème entre guillemets he du laisser passer consulaire a été le journal Libération le révèle une difficulté faite parce que il y a des comment dire il y a eu un ambregliot entre l'administration française et l'administration marocaine parce que l'administration marocaine pour certains pays a fait une tas force spéciale pour lutter sur ces questionsl et que l'administration française ne l'aurait pas enenvoyé c'est ce que R 10% des ocutf sont exécut pose pas de problème parce que je vous dire déjà l'enfermement dans les centres rention administratif inumain et je pense illégitime parce que je pense que enfermer des gens par le du fait que ils n'ont pas de papier n'est pas légitime non ils ne sont pas enfermés parce qu'ils n'ont pas de papier parce qu'ils ont commis un crime ou un délit vous ne pouvez pas être expulsé du simple fait que vous n'avez pas de papier en France depuis 2012 il faut commettre un CRIM dél donc vous êtes pour que les gens sans papier qui commettent à crimer un dél en France rest en France on a des cas réguliers d'ocf qui sont comment dire contestable à partir du moment où on est enfermé et qui sont qui ne tombent pas de façon lég bien entendu pour des questions de chiffrage on veut augmenter les chiffres pour montrer donc non effectivement je ne pense pas que ce soit légitime et d'utre part la question c'est que la droite bien entendu parle de ce sujet enfin Michel Barnier en l'occurrence pour pouvoir satisfaire le Racon national avec un comment dire un développement qui se fait toujours de la même manière maintenant on parle de l'exemple européen qui est une durcissement des conditions d'accueil avec cette idée que désormais l'Europe pour se protéger d'une invasion migatoire de je ne sais quel fantasme qui est proposé par l'extrême droite il faut comment dire exporter en fait aux frontières de l'Europe la question du traitement en gros c'est de de faire en sorte de traiter les demandes d'asir de l'extérieur en fait de construire une forteresse qui est d'ailleurs inefficace puisque je rappelle que des milliers de personnes font le voyage et que certaines meurent parce que les conditions sont particulièrement barbares pour le faire bon donc du coup ils font ça pour nourrir Marine Le Pen pour répondre cette espèce de demande qui est mise en caisse de résonance par l'extrême droite française mais concrètement je pense que c'est pas forcément là-dessus que ça va se jouer he la question de la survie du gouvernement à droite ou pas et la lutte sur la question la lutte contre le communautarisme qu'est-ce qu'on entend d'ailleurs par le communautarisme qui qui vise Michel Barnier quand il parle de ça bah c'est toute le problème c'est qu'encore une fois ça ne veut rien dire c'est un mot flou un concept vide qui est utilisé en permanence pour pouvoir en gros lancer la suspicion sur le fait que des populations auraient d'autres allégances que l'allégance à la République ou à la nation française et une fois qu'on a jeté la suspicion on peut les traiter en ennemi on peut développer des dispositifs spéciaux pour les démarquer pour les les insulter hein parce que c'est ce qui se passe sur les plateaux de télé et c'est encore une fois une rhétorique qui permet de répondre de façon discursive à l'extrême droite sans véritablement apporter des solution quant à la capacité de la France à intégrer des personnes qui sont sur son territoire qui travaillent pour beaucoup d'entre elles et même lorsqu'elles n'y travaillent pas être traité dignement tout simplement parce que ce sont des personnes qui sont arrivées sur place c'est ça ma position en tout cas mais communautarisme peut-être justement enfin poser la question du communautarisme c'est une autre manière de poser la question de la capacité de la France à intégrer les populations qu'elleaccueil donc Rappelz que la plupart des gens s'intègre se fonde dans la société française travaille respecte les lois c'est une évidence et il faut sans doute le rappeler et le rappeler mais dire aussi que parallèlement on a des difficultés d'intégration qu'il y a la montée de l'islamisme il y a quand même un quartier un quartier justement un livre aux éditions CNRS j'ai oublié le nom du chercheur qui l'a publié qui parle des des territoires conquis de l'islamisme le fait de direut dire quoi mais écoutez le fait de dire que la France a été la capitale européenne du départ en Syrie n'a pas rien à voir avec la Belgique avec la Belgique la Belgique pose énormément aussi de problème de communautarisme et de montée de l'islam radical le fait de le signaler n'empêche pas de rappeler que par ailleurs nous avons des citoyens de confission musulmane parfaitement intégrés je veux dire il faut pas chercher sans arrêt à vouloir faire croire qu'on amalgame les deux on s ont besoin de s'intégrer s'ils sont Français de confession musulmane parce que vous parlez de la capacité d'accueil et à la fois de l'intégration mais c'est c'est le même suj fa dévelppementislam radicale un problème de fa d'intégration et un problème de sécurité évidentous radical typiquement je porte un foulard vous me voyez là que c'est pour vous un signe radicalité mais absolument pas je crois que personne ne fait laamalam peut-être quelques personnes si l'ensemble de la drote le fait en permanence c'est bien le problème qui nous occupe quand ce vous l'ensemble de la droite parce que une grosse partie de la gauche empêche aussi de justement d'éviter ce genre d'amalgame lorsque vous dites que la loi de 2004 est une loi islamophobe bon déjà vous l'AVE pas entendu mais je le dis effectivement voilà vous pensez mais oui mais ça empêche justement de dissocier un certain nombre de principes auquel une majorité de Français sont attaché comme le principe de de laïcité qui doit s'appliquer aux agents de l'État et jeir l'État et qui s'applique également pour les mineurs ça me semble pas scandaleux vous pouvez militer pour la remise en cause de de ce loi mais le fait que allez 95 90 % des Français le soutiennent n'indique pas la volonté d'adhérer au thès de l'extrême droite comme je l'entends trop souvent alors onurait pas eu besoin rapidement pardon on nurait pas eu besoin la loi de 2004 puisque enfin la loi de 1905 et le principe de la qui est inscrit dans la Constitution en principe n'aurait pas dû aboutir ce CP 2004 qui est donc forcément si elle a été promulguée antionstitutionnelle c'est une instrumentalisation d'ailleurs le celui qui a présidé la mission pour qui a créé cette loi Jean berot a expliqué à quel point c'est une instrumentalisation infamme et que il a d'ailleurs voté contre la proposition de loi alors que il présidait la commission qui organ oui absolument ce qui était un problème et la gauche une grande partie d'entre elle en tout cas on est revenu on est revenu en tout cas isamob TR clairement juste vous intéressez vos travaux préparatoires effectivement de cette loi c'était les jeunes filles qui portent le foulard qui était visé et ce ne s'était pas les jeunes garçons qui porte des kipas qui étaient visés par cette loi raison pour laquelle je pense qu'on parle il y avait pas de problème de port de kipa mais a beaucoup plus d'éc communaut Isra de serait interdit aujourd'hui au même titre que tout autre sigensible c'est le sens de la loi oui effectivement en utilisant enfin en avançant des comment dire des propositions islamophobes on revient à en fait sur l'ensemble des religions d'ailleurs la la la France a été condamnée comment dire à plus enfin par par la procédure he d'un jeune S qui a attaqué comment dire au niveau européen c'est la la France qui en fait viole un certain de texte mais justement il y a plusieurs c'est ça qui in de Tex juste pour finir parce que elle empêche une liberté de de culte et une liberté de pratiquer sa religion et encore une fois pour des motifs he qui étaient vraiment comment dire malsin à mon avis puis qu'il s'agissait absolument pas d'un problème mais qui a été monté toute pièce he pour pouvoir recentrer comment dire l'offensive discursive de la droite sur les musulmans il fallait bien un nouvel ennemi la question c'est que vous avez posé plein de trucs vous avez fait des liens vous avez parlé des départs qu dire en Syrie d'accord mais juste pour finir oui effectivement il y en a eu il y a aussi eu un certain n il y a eu un certain nombre et un certain nombre de personnes qui sont parties vous le reconnaîtrez Olivier ro en faisait état à l'époque était des personne qui n'avaiit absolument ni de près ni de loin un lien avec soit la religion musulmane soit une culture arabe soit une culture com dire et c'était l'expression de quoi du fait que cette radicalisation était la radicalisation he de parcours de jeunomme en crise d'une société qui avait échoué hein à pouvoir donner des perspectives à un certain nombre de membres de sa jeunesse je peux le dire on a des exemples à Nice moi je suis originaire de Nice d'un quartier énormément de départ ils sont pas partis pour da sont partis pour le fontal nostra qui était la branche d'alkaaïa sur place et bref et on a des des profils voilà de gens qui sont convertis et qui étaient l'expression même du fait que il faut arrêter hein de de de de de ne pas comprendre que ces parcours là méritent un débat plus complexe que juste c'est du communautarisme qui encore une fois je le dis est un mot vide pour expliquer que il y a des gens qui ont des alléigences différentes et qui ne ne fait pas avancer ce débat voilà je voulais juste revenir sur ça parce que je trouvais ça choant de dire oui voilà je dire la France et la capitale du dihad peu importe le livre par ça POS quand même question et c'est normal d'essayer d'y répondre on peut peut-être il réondre maladroitement à travers ce qu' a proposé r gouvernement moi j'attends des propositions de la gauche à part dire c'est du fantasme onentend pas grand chose malureusement pas très constructif je vous propose de poursuivre cette discussion pourquoi pas la semaine prochaine si vous êtes disponible maxeran ça risque de couper donc il va falloir que je conclue merci beaucoup Paul EC et merci à vous maxerwan gastino et séiste notamment sur le Figaro Vox et auteur de l'air de l'affirmation répondre au défi de la désoccidentalisation merci à vous de nous avoir suivi merci d'avoir suivi ce toujours debout vous êtes déjà plus de 50000 à avoir signé notre pétition pour une répartition plus équitable et démocratique des fréquences TNT continuez à la signer à la partager rendez-vous sur tnt.lemediatv.fr vous permettez à l'existence d'une information libre indépendante des forces politiques et de l'argent soutenant notre antenne très bonne soirée rendez-vous demain à 18h30 sur le médiia [Musique] [Musique] fore [Musique]