Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewFrance Culture (sur YouTube)· 20 juin 2023 39 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesSantéNumérique

Réindustrialisation : à la recherche d'une méthode derrière le slogan politique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous présenter la Banque Publique d'Investissement et ses missions ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer la désindustrialisation de l'industrie pharmaceutique française ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    L'automatisation peut-elle rendre la France compétitive dans la production de médicaments ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    La France a-t-elle les compétences pour rivaliser en intelligence artificielle ?

  • 17:00OuverteRéponse partielle

    Les subventions suffisent-elles pour relocaliser l'industrie ?

  • 21:00OuverteRéponse directe

    Quels outils publics pour la réindustrialisation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Nicolas DufourcqChiffre
    « la production de ces médicaments est partie en Inde et en Chine toutes à peu près 100% »
  • 9:00Nicolas DufourcqFait
    « la France peut redevenir compétitive y compris sur des industries de volume grâce à l'automatisation »
  • 13:00Nicolas DufourcqFait
    « on a d'excellents ingénieurs qui nous sont envoyés dans le monde entier et qui sont d'ailleurs parfois souvent même dans les cellules d'intelligence artificielle des Gafa américains »
  • 15:00Nicolas DufourcqChiffre
    « il faut imaginer des fermes de serveur très complexes très chers et extraordinairement volumétrique »
  • 17:00Nicolas DufourcqFait
    « il faut un équilibre prix production et le fait qu'il est atteignable »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] les matins de France Culture guillaume Erner pays parmi les plus désindustrialisés de Europe la France serait en croire Emmanuel Macron sur la voie de la réindustrialisation ce dernier c'est d'ailleurs exprimé la semaine dernière prononcer un vestiment relocalisation dans les secteurs clés comme l'intelligence artificielle le secteur pharmaceutique sur ce dernier point la France connaît en effet depuis quelques mois des pénuries de médicaments comment en est-on arrivé là la réindustrialisation de la France est-elle vraiment en marche pour en parler nous sommes avec vous Nicolas Dufourcq bonjour bonjour vous êtes directeur général de la banque publique d'investissement qui est un acteur clé dans ce domaine vous publiez la désindustrialisation de la France 1995 2015 aux éditions Odile Jacob avant d'évoquer cette question peut-être quelques mots pour présenter la banque publique d'investissement oui merci la banque publique d'investissement a été créée au 1er janvier 2013 donc elle a 10 ans et son rôle est d'accompagner les entrepreneurs français quel que soit le stade de leur développement de manière à leur permettre d'accomplir un peu leur rêve entrepreneuriaux et donc j'ai tendance à dire que on est un peu un éditeur d'entrepreneur vous voyez il nous propose leur manuscrit on les lie on les aide on les accompagne on les publie on fait tout pour qu'ils réussissent avec nos moyens qui sont les moyens financiers mais également des moyens humains c'est à dire que nous avons maintenant une grosse activité de conseils à leur côté mais alors comment fait-on ça et tout en ayant en tête bien sûr les normes édictées par Bruxelles assez tout à fait possible il faut pas croire que Bruxelles nous empêche de vivre on a on a une activité de crédit très importante on fait 15 milliards de haute crédits par an avec des crédits qui sont pour une partie bonifiées par l'état des crédits dans lesquels on demande pas de garantir aux entrepreneurs pas d'hypothèque donc ils sont évidemment très désirés et on peut tout à fait le faire par ailleurs on fait une grosse activité d'investissement fonds propres parce que la Commission de Bruxelles nous demande de faire et de vérifier c'est de ne pas investir en fonds propres dans des entreprises sont en train de tomber voilà donc ça ça s'appelle une aide d'État on peut le faire mais il faut notifier le fait qu'on le fait assez rarement les médicaments aujourd'hui c'est une priorité Nicolas Dufour que l'on réussisse donc à ne pas manquer de c'est un molle par exemple d'antibiotiques pour les enfants comment expliquer que cette industrie pharmaceutique qui a priori se porte bien en France fabrique de moins en moins en France si bien que l'on peut manquer de stock ah c'est la conséquence directe de l'arrivée des génériques sur le marché à partir du moment où pour faire des économies complètement légitimes et nécessaires dans les plans de financement de la sécurité sociale des années 2000 on a décidé de passer au générique c'est à dire de couper très très fortement le prix des médicaments toute la production de ces médicaments est partie en Inde et en Chine toutes à peu près 100% il faut se le dire voilà et donc c'est le concept c'est la conséquence d'une décision absolument rationnelle d'équilibre budgétaire de la Sécurité Sociale française le résultat c'est que quand on tombe sur une crise pandémique ou sur une crise géopolitique tout d'un coup on se souvient que il faut quand même passer son coup de téléphone à Chanel ou à Shenzhen donc problématique nous avons décidé de rapatrier une partie de cette production et BPI France joue son rôle puisque nous avons investi dans la société Séquence qui rapatrie dans son usine de Roussillon la production de paracétames c'est-à-dire qu'il faut des génériques cœurs français et c'est génériqueurs ne font que cela mais alors on se pose la question suivante lorsqu'on votre ouvrage la désindustrialisation de la France vous citez un auteur qui est aujourd'hui un peu oublié Fourastier j'en Fourastier qui était le créateur du terme les 30 glorieuses et vous expliquer que le lendemain de la guerre vous restiez penser que on allait tout fabriquer sans une seule intervention humaine que les robots allaient tout faire alors on se dit que ça n'est pas encore le cas néanmoins ces usines sont des usines très automatisées est-ce que les différences de salaires entre la France l'Inde la Chine explique en soi le fait que la France n'est plus aujourd'hui d'usine capable de fabriquer des médicaments alors à cette époque là dans les années 2000 oui en effet c'était le cas mais vous avez répondu à la question en effet l'automatisation aujourd'hui permet de redevenir compétitif pour peu que tout de même la Sécurité Sociale française et les hôpitaux acceptent de payer un petit prix voilà supplémentaire très légèrement supplémentaire mais pourquoi concrètement par exemple on parle d'un centime ou de 0,5 centimes ou de 0,01 centime enfin c'est tout à fait dérisoire mais c'est un cette échelle là que se joue la compétitivité de la France et ça qu'il faut comprendre donc la France peut redevenir compétitive y compris sur des industries de volume grâce à l'automatisation en effet mais alors ça c'est un exemple parfait parce que ça signifie que aujourd'hui à condition d'avoir des investissements suffisants puisque j'imagine que fabriquer une usine de médicaments cela requiert des dizaines de milliers des capitaux importants donc à partir du moment où on réussit à les réunir on a la possibilité d'avoir une industrie qui est compétitive en matière de médicaments Nicolas dufourque la réponse est oui encore une fois c'est un arbitrage entre les prix des centrales d'achat de du système de santé français et les implantations industrielles du pays le tout avec une intervention publique qui peut prendre la forme de mon effet d'accompagnement est parfois de subventions mais on sait bien que les subventions ne sont pas tenables dans la durée donc il faut un équilibre prix production et le fait qu'il est atteignable et c'est ce que le président de la République a annoncé l'autre jour puisqu'il a parlé d'une cinquantaine de médicaments critiques qu'elle est être relocalisée en France sur quel calendrier étant alors on est sur des calories en trimestre les pas en année c'est ça qu'il faut retenir typiquement l'usine de séquence est bien nous l'avons financé l'année dernière et elle démarre sa production et ça n'est que le début d'une aventure puisqu'il y a d'autres entreprises françaises qui sont également partis dans cette direction vous prenez un spin-off de sanofix qui s'appelle euro API au capital duquel nous sommes également et que nous soutenons et dans ce secteur là donc le secteur du médicament est-ce que là aussi des mentalités changent-elles Nicolas Dufourcq les mentalités des acheteurs voulaient dire des industriels les mentalités aussi des capitaux qui sont investis puisque j'imagine que ce centime de différence il fait aussi ou bien le bonheur des actionnaires ou bien éventuellement un surcoût pour ceux qui achètent les médicaments c'est un choix collectif c'est un peu ce que je dis dans mon livre c'était ici on veut rester fier d'une industrie qui est restée pour partie française et si on veut être fier de ne pas être totalement dépendant de masse étrangères qui sont souvent des mains très lointaines et qui sont pas forcément extraordinaire de la France et ben il faut qu'on s'y mette tous et que chacun fasse sa part du chemin donc ça répond à votre question une petite part de prix une grosse part de productivité voilà aujourd'hui l'autre thème dont on a beaucoup parlé Nicolas Dufour que c'est celui de l'intelligence artificielle avec là aussi un chantier dans ce domaine là pour que la France n'est pas de retard ou n'est pas trop de retard je sais pas quel terme d'ailleurs employé est-ce qu'on a aujourd'hui des compétences des entreprises en matière d'intelligence artificielle qui peuvent permettre de peser dans la concurrence internationale on a d'excellents ingénieurs qui nous sont envoyés dans le monde entier et qui sont d'ailleurs parfois souvent même dans les cellules d'intelligence artificielle des Gafa américains on les retrouve partout donc on a une école d'intelligence artificielle française c'est absolument incontestable ensuite qu'est-ce qui coûte très cher dans l'intelligence artificielle générative celle de chat vipy 4 c'est l'infrastructure sous-jacente qui sont il faut imaginer des fermes de serveur très complexes très chers et extraordinairement volumétrique voilà on parle de dizaines de milliers de ce qu'on appelle des CPU et donc ces investissements initiaux seuls les Américains les ont fait aujourd'hui et ils ont pris de l'avance voilà donc c'est impossible de les rattraper alors ce n'est jamais impossible et d'ailleurs BP français a décidé d'investir dans la société mistrale nous l'avons annoncé l'autre jour et qui est une société française créée par des anciens ingénieurs précisément de la société meta Facebook et qui peut se donner la chance de construire une infrastructure d'origine française mais alors se donner la chance parce que j'ai le souvenir quand j'étais petit il y avait par exemple des ordinateurs français aujourd'hui ça n'existe plus comment est-on arrivé à une situation Nicolas Dufour ou l'ordinateur n'est plus français alors on fabrique encore des microprocesseurs il y a des usines en France qui parviennent en fabriquer très importantes très important électronique donc ça ce sont des usines qui sont à Grenoble qui sont à Rousset à côté d'Aix-en-Provence et qui sont à Tours et qui sont des leaders mondiaux ils vont retrouver leurs produits dans les produits américains que vous consommez chaque jour et justement comment a-t-on réussi à laisser un certain nombre d'autres pays des secteurs aussi importants que l'informatique l'ordinateur les composants il y a toute une histoire à faire de ça effectivement vous avez le souvenir comme moi de Thomson qui avait le Théo 7 à l'époque et puis vous aviez en Allemagne nicksdorf et puis vous aviez en Italie Benedetti Olivetti donc il y a eu une industrie européenne de l'ordinateur qui était totalement lessivée par l'industrie américaine laquelle l'industrie ensuite totalement transféré son industrie de construction d'ordinateur à la Chine c'était la grande translation entre mais je crois qu'ils ont conservé des marques entre guillemets mais les nouveaux voilà donc vous laptop là comme on dit dans le jargon sont pour l'essentiel fabriqué en Chine non ce que les Américains ont gardé c'est une préminence incroyable et radicale dans le domaine du software et ça il faut dire qu'il y a des effets de d'échelle liés à la profondeur des écosystèmes disons tellement de sociétés qui interagissent les unes avec les autres il faut imaginer une fourmilière grouillante en fait de société de software aux États-Unis que nous n'avons pas assez donc c'est l'écosystème qui pêche ici ah c'est très clairement l'écosystème du software européen qui pêche l'une des batailles qui a été vraiment perdue et et qu'on peut imaginer regagner mais mais ça demandera de très nombreuses années c'est la bataille du cloud c'est-à-dire pourquoi ton père dû cette bataille vous dire en deux mots c'est la possibilité de stocker des données sur des serveurs qui sont des serveurs éloignés de l'ordinateur où vous travaillez oui oui donc ce sont des ce sont des fermes de serveurs de taille quasiment kilométriques et donc ce sont des investissements initiaux absolument gigantesques et par ailleurs dans ces serveurs fonctionne des couches de Software qui ont été développées depuis des années par des armées de développeurs avec des budgets de développement que l'Europe n'a pas mobilisé mais c'est quand même un bon exemple cloud puisque on dit que dans des activités comme Amazon puisque Amazon un grand cloud même si c'est parfois peu connu et bien la profitabilité d'Amazon vient principalement de son Cloud ça veut dire que rentable et donc même sur une activité aussi rentable que celle là on n'a pas réussi à réunir les capitaux pour que l'on puisse avoir en France des clouds significatives suffisant à notre souveraineté nationale puisqu'il aussi un impératif de souveraineté nationale là-dessus écouter c'est comme à la course quand vous avez des acteurs qui courent extrêmement vite avec des moyens extrêmement importants c'est difficile de les rattraper quand vous partez très en retard et quand vous êtes divisé il faut pas oublier que l'Europe c'est 27 États c'est pas un marché complet avec la possibilité de faire émerger très rapidement dans une langue unique des acteurs de thaï mondial c'est bien notre problème mais alors ça veut dire que par exemple cette bataille là elle est aujourd'hui perdue ou est-ce que l'on peut alors on a le devoir d'être optimiste j'imagine qu'on préside la banque publique d'investissement Nicolas dufourc mais aujourd'hui est-ce que il faut malgré tout être réaliste sur ce type de sujet d'abord dans les quatre valeurs de la BPI il y a la volonté et il y a l'optimisme voilà donc il y a deux valeurs psychologiques vous avez tout à fait raison c'est fondamental donc je pense que les auditeurs de comprendre que on peut pas forcément livrer toutes les batailles c'est pas absolument nécessaire d'ailleurs mais on peut en livrer beaucoup et en gagner beaucoup hein et c'est ce qui est en train de se passer d'ailleurs après tout il faut peut-être aussi rappeler que le luxe n'est pas un secteur si facile que ça et ce sont des batailles que la France a décidé de livrer avec des entrepreneurs exceptionnels et qu'elle a non seulement gagné mais gagné de manière écrasante sur l'économie mondiale et donc des grands groupes qui nous qui nous sont enviés et qui ont des tailles en capitalisation boursière des plus beaux groupes de technologie américain donc on peut on peut gagner beaucoup beaucoup le semi-conducteur par exemple après tout c'est bien que ceux qui nous écoutent ce matin repartent en se disant bah tu sais que je ne savais pas que nous avons des leaders mondiaux du semi-conducteur en France et c'est le cas mais on a aussi des entreprises qui sont revenus à un niveau international pourtant vous évoquez dans la désindustrialisation de la France la manière dont l'industrie automobile française c'est progressivement laisser aller laisser dépasser par d'autres industries aujourd'hui on voit par exemple que Renault ou plus précisément Dacia et une marque qui compte oui l'industrie automobile française c'est une des plus vieilles industries automobiles du monde c'est manière de rappeler aussi que ce sont des entrepreneurs qui ont créé ces entreprises là il y a un siècle et partie de rien de leur garage c'est ça la France ce sont des c'est un pays qui est profondément profondément entrepreneurial qui adore le se mettre en déséquilibre avant on le voit en ce moment dans le domaine du spatial par exemple aujourd'hui au Bourget et donc les groupes automobiles français sont des groupes mondiaux la Dacia celle à laquelle vous faites référence j'imagine c'est la Dacia spring qui est notamment Chine mais on dit qu'une partie pourrait être rapatriés en France donc il y a toute la question de savoir comment est-ce que sur le segment dit B c'est à le segment d'entrée de gamme de la classe moyenne européenne on va pouvoir fabriquer ces voitures en Europe ces voitures électriques à la voiture électrique et les structurellement plus cher puisqu'il faut rajouter une batterie et la batterie est chère et donc l'équation n'est pas totalement trouvé pour être honnête aujourd'hui ni en Allemagne ni en France pourquoi ni en Italie là encore on a affaire à des industries de main d'oeuvre on a affaire à des industries où le mix main d'oeuvre robotisation est telle que la compétitivité est un défi voilà mais c'est surtout que les automobiles chinoises qui arrivent sur le marché sont à des prix qui défient toute concurrence donc il y a un vrai sujet quand même qui est celui de de la concurrence chinoise sur l'automobile d'entrée de gamme électrique sujet dont à mon sens la Communauté européenne et la Commission très précisément va devoir s'emparer vrai sujet pour un banquier ça veut dire vrai problème oui c'est à dire que quand vous avez des véhicules qui sont à des prix encore une fois oui de prix je veux dire quel est le pourcentage d'une voiture chinoise le pourcentage en termes de prix inférieur à ce que serait son équivalent produit en France alors on sait que mon B une voiture chinoise peut arriver à Rotterdam en étant pas loin de 40% moins cher qu'une voiture produite dans un pays de l'Union européenne donc effectivement voilà donc là on est sur des deltas qui sont Delta très importants ils sont aussi la conséquence du fait que l'industrie chinoise a été très largement aidé et subventionné par l'État chinois et c'est peut-être toute la question qui se pose aujourd'hui en France et en Europe on se retrouve Nicolas Dufour que vous êtes directeur général de la banque publique d'investissement on vous doit notamment la désindustrialisation de la France aux éditions Odile Jacob vous serez rejoint par Nadine levatou économiste et directrice de recherche au CNS on va justement essayer de comprendre comment on en est arrivé là il est 8h sur France Culture 7h les matins de France Culture Guillaume Ernest le terme est dans toutes les bouches il faut réindustrialiser la France comment faire avec quelles difficultés à surmonter pour en parler nous sommes en compagnie Nicolas Dufour que vous êtes directeur général de la banque publique d'investissement la BPI vous avez notamment publié la désindustrialisation de la France aux éditions audit de Jacob et nous accueillons Nadine levrato bonjour bonjour vous êtes économiste directrice de recherche au CNRS Nadine levrato votre regard sur les annonces faites par Emmanuel Macron en matière de Ré industrialisation de la France alors mon regard il est plutôt favorable bien sûr a priori comme celui de la plupart des commentateurs puisque après avoir vécu 30 voire 40 années d'industrie bashing dirais-je on est aujourd'hui sur un discours de réhabilitation des activités de fabrication de production et sur des des logiques de maintien ou de réimplantation d'industrie en France maintenant si si tout le monde est d'accord ou presque pour dire qu'il faut réindustrialiser ou cesser de désindustrialiser le pays la question c'est de savoir avec quelle dispositif d'actions publiques quelles sont les outils que l'on peut mobiliser pour cela très manifestement ceux qui ont été choisis par le gouvernement actuel ce sont les subventions je la giga Factory de microprocesseurs de STM électronique c'est globalfriends dans l'Isère des dans le cadre donc du plan France relance 2,9 milliards de France 2030 pardon 2,9 milliards d'euros même chose pour assesser vers verdunkerque là aussi d'importantes subventions françaises et européenne prologium travail avec le gouvernement pour déterminer le montant de subventions donc à chaque annonce ce sont des milliards d'euros qui sont annoncés pour être déversés sur les les aides véritables ces aides véritables peuvent-elles suffir est-ce que c'est uniquement une question d'argent est-ce que si l'industrie française traverse une mauvaise passe Nadine levrato c'est parce que nous manquons d'investissement la question est compliquée alors il y a effectivement beaucoup d'argent qui est qui est déversé mais il y en avait déjà beaucoup je rappelle que suivant les sources on estime entre 170 et 207 milliards d'euros par an le montant des aides publiques directes ou filles ou indirect fiscal exonération fiscale et sociale aux entreprises donc les moyens sont mis et depuis bien longtemps pour pour soutenir les entreprises la question c'est de savoir est-ce que l'argent suffit à la réalisation et à la durabilité des investissements où est-ce qu'il faut autre chose on va se tourner vers un banquier c'est compliqué de demander ça à un Banquier est-ce que l'argent suffit oui non mais la réindustrialisation ça va être trois choses ça va être des cathédrales c'est ce que disait Nadine levrato à l'instant c'est un très gros usine pourquoi est-ce qu'il faut les subventionner au début pourquoi est-ce que tout le monde le fait les Chinois le font les Américains le font les Européens le font les Polonais l'ont fait bon parce que quand vous ouvrez une très grosse usine dans un premier temps elle est vide et il faut des années pour la remplir et pendant ces années elle pèse sur le compte d'exploitation de l'entreprise souvent sont les entreprises cotées qui ont du mal à présenter cela voilà donc la subvention sert à ça ces grandes cathédrales il en faut elle représente à elle seule proportion significative du commerce extérieur typiquement l'usine qui tombe dont on parle à Crolles elle va exporter 4 milliards par an et donc 4 milliards sur un déficit commercial de 100 milliards c'est pas négligeable et c'est tout à fait nouveau voilà donc il faut des cathédrales ensuite il faut des PME innovantes c'est ce que on appelle la french Fab c'est à dire c'est toute l'économie de l'industrie des territoires l'industrie c'est la province donc c'est ce qu'on trouve dans toutes les vallées italien les vallées autrichiennes les territoires allemands et qui avait pour l'essentiel disparu une grande partie des territoire français puisqu'on a enfermé 300 usines par an quand même à la haute époque et puis enfin il faut des startups industrielles des start-up industrielles c'est des chercheurs issus du monde scientifique français qui ont inventé des produits complexes par exemple celui qui est devant moi là Gorgi timing c'est typiquement ça hein c'est à dire une horloge de très très grande qualité un moment il faut la fabriquer jusqu'ici il y avait pas de doute on allait la fabriquer en Chine maintenant on se dit et pourquoi pas la France ça c'est les startups industrielles qu'on finance aussi voilà si on fait les trois non seulement on peut stopper la désindustrialisation mais on peut réindustrialiser alors pas énormément il faut pas croire que on va doubler la taille d'industrie française pas du tout naïf mais l'idée c'est de gagner deux points de PIB c'est déjà beaucoup de points de Pim en minimum 10 ans pour ça il faut un paquet de tranches nucléaires et il faut 500 000 emplois ah oui donc c'est un objectif modeste avec des efforts importants et tout à l'heure on parlait par exemple de l'industrie automobile chinoise et je crois que cette industrie n'est pas soumise au même droit de douane que nous produis lorsqu'ils arrivent en Chine est-ce que ça par exemple c'est normal est-ce que le levier des droits de douane n'est pas un levier qu'on peut actionner finalement de manière assez simple en tout cas sur le plan fiscal c'est simple pour rééquilibrer la compétitivité d'une industrie on est dans un paysage qui est un paysage évidemment polychromatique si je puis dire puisque il y a un secret automobile mais il y a plein d'autres industries et donc c'est toujours la même chose quand on remonte les droits de douane il y a des rétorsions bien sûr maintenant la question va se poser pour les 27 États de savoir ce qu'on fait en matière de déséquilibre des droits sur l'industrie automobile chinoise en Europe et européenne en Chine ça c'est sûr Nadine levrato il existe déjà un mécanisme alors pas à l'échelle de la France mais à l'échelle européenne qui ne cible pas exclusivement les droits de douane mais qui s'appelle le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières qui permet de taxer les produits certains produits qui entrent en Europe et qui risquerait de se substituer à des productions alors le choix qui a été fait n'est pas forcément le plus judicieux puisque ce sont les matières premières qui sont axées et donc à court terme on risque de se trouver dans une situation de renchérissement des coûts de production des industries européennes utilisant des produits comme l'acier par exemple donc on peut se dire que c'est un début que l'Europe va pouvoir aller plus loin mais ce que ce que l'on observe ce sont des des contradictions internes comme le mentionné Nicolas dufourc pour l'industrie par exemple automobile et bien il y a ces tensions entre l'objectif allemand et l'objectif de protection jusqu'ici le pari qui a été fait par l'Allemagne c'est de faire des passer des accords avec la Chine on commence aujourd'hui avoir les effets négatifs voire dangereux de ce choix puisque les transferts de technologie qui ont été faits font que depuis l'an dernier l'Allemagne est importatrice nette de véhicules automobiles c'est la première fois que cela se produit et ses véhicules viennent de Chine donc il y a vraiment des questions à se poser sur la la stratégie de contrôle et de protection là font le monde des marchés qui aujourd'hui reste encore embryonnaire l'autre question Nicolas Dufour que au-delà donc de la question de l'argent et des investissements c'est la question culturelle la trialisation de la France elle suppose vous le dites dans le livre que vous avez publié la désindustrialisation de la France elle suppose là aussi une évolution des mentalités complètement en fait le livre que j'ai fait c'est de manière une histoire intellectuelle de toute une génération qui est la génération qui a vécu les années en fait 85 2015 c'est ma génération tout simplement et ça m'a intéressé de tenter de prouver que les phénomènes économiques microéconomiques et macroéconomiques sont souvent la conséquence d'une histoire intellectuelle en l'occurrence l'histoire de l'opinion publique dirigeante on va l'appeler comme ça de toute cette période c'est celle d'un pays qui se détourne de son industrie pas de manière d'ailleurs objective c'est simplement que ça se fait comme ça on ne la regarde plus et on entend absolument plus sa souffrance on entend absolument pas la souffrance des territoires et je parle vraiment je dis ce mot là car ça a été une souffrance quand vous avez 300 usines qui ferment ces 300 communes qui meurent par an sur 36 000 pendant des années et ça continue et ça dure alors ce qui est très intéressant c'est d'essayer de comprendre pourquoi il y a eu tant de déni il y a eu toute une machine de déni quand même un qui s'est mis en qui s'est mis en mouvement au début des années 2000 pour essayer d'expliquer qu'en fait c'était pas ça et que c'était pas grave que si ce ça on allait passer à une économie servie une économie de service que d'ailleurs Apple l'avait montré que Nike l'avait montré que tout le monde le sait aux États-Unis on avait l’œil tourné vers l'Atlantique la Grande-Bretagne et les États-Unis et et certains tiraient la corde de rappel en disant mais regardez quand même du côté de l'Italie du Nord et du côté de l'Allemagne qui font pas du tout ce choix là et pourtant non toute l'opinion dirigeante avait envie d'être Atlantique dans cette affaire le le côté le plus contrasté finalement et finalement incroyable en réalité de ce qui s'est passé c'est c'est la concomitance entre l'entrée de la Chine dans l'OMC 15 décembre 2001 et les 35 heures dans les PME 1er janvier 2002 15 jours plus tard qu'au moment où la Chine entre et c'est quand même la guerre on le voit dans tous les salons industriels les chinois sont partout des petites PME chinoises qu'on avait jamais vu et qui viennent qui viennent d'abord honnêtement dérobés un paquet des technologies européennes il faut le dire et puis et puis manger des parts de marché immédiates avec des avec des baisses de prix de 50 60 70 %. 15 jours plus tard 35 heures dans les PME déstabilisation totale du tissu productif français mauvaise mauvais calendrier Nadine levrato calendrier peut-être mais au-delà de de cela c'était l'époque comme la Rapée Nicolas du four que de la désindustrialisation triomphante et de l'entrée dans le tertiaire avec la servisation de l'économie qui était revendiquée et même construit d'accompagner par les pouvoirs publics souvenez-vous dans les années 80 fin des années 80 début des années 90 il faut réformer les marchés financiers pour mettre la finance le niveau de ce qui se produit en Grande-Bretagne c'est le règne des ce qu'on appelait les nouvelles technologies de la formation et de la communication et vous étiez bien placé pour pour vous vous souvenir que Wanadoo que vous avez construit dirais à l'époque était l'un des fleurons de l'industrie française donc il fallait se débarrasser de l'industrie d'aucun disent que c'était aussi parce que c'était des grands bastions du syndicalisme qui était dans l'industrie et que politiquement il était peut-être intéressant de de le faire donc aujourd'hui le discours c'est c'est complètement renversé on voit les effets délétères sur le commerce extérieur en particulier de cette perte de substance industrielle au territoire sur les territoires bien entendu mais rappelons que quand même l'industrie n'est pas à la campagne d'industrie est à la périphérie des villes de grandes et de moyenne dimension donc les usines ne seront pas dispersés sur l'ensemble du territoire il y a ce qu'on appelle des écosystèmes industriels qui sont localisés à proximité des villes parce qu'elles ont besoin de certains types de services et la perte de l'industrie c'est aussi tout ce qu'on appelle la géographie du mécontentement avec ces votes d'hypoculiste qui correspondent des travaux de la London School of Economics et d'autres centres de recherche ont très clairement montré la concovitance la corrélation entre les disparitions d'emplois industriels et la montée de l'être humain par exemple je pense à des régions comme le Nord-Pas-de-Calais pour enfin tout l'ancien bassin minier Flodor la perte de flow d'or à Péronne enfin ce sont des exemples mais il y a des travaux à grande échelle sur les territoires européens qui font un lien et qui sont extrêmement robustes statistiquement entre les deux phénomènes mais alors justement Nicolas Dufour que vous vous expliquez qu'on a laissé filer l'industrie française à l'époque on pensait quoi on pensait finalement que la France elle est demeurer pro business mais en accueillant des services que l'industrie est finalement quelque chose de sale de ringarde on pensait qu'effectivement se limitant à être concepteur de produits à être dans le design dans l'intelligence le modèle Apple tout simplement mais ça ça fonctionnait pas pour l'automobile on en parlait tout à l'heure par exemple vous précisément l'automobile n'a pas des industrialisés au début des années 2000 elle a plutôt bien tenue notamment grâce à la famille Peugeot qui a absolument tenu à soutenir le territoire Louis je faisais tant qu'il était président de Renault là également fait ensuite les choses ont basculé pourquoi ont-elles basculer elles ont elles ont basculé alors beaucoup pour l'automobile qui était la dernière industrie à tomber avec la crise financière en 2008 pourquoi parce que l'automobile dépend beaucoup de la finance vous achetez vos automobiles à crédit et quand le crédit tombe l'automobile tombe et c'est parce que l'automobile est tombé en 2008-2009 que toute la classe politique s'est réveillée en panique d'ailleurs j'ai eu l'idée mais qu'est-ce qui s'est passé l'industrie l'industrie française a disparu on s'en est même pas aperçu il a fallu que l'automobile tombe pour qu'on soit perçoit mais ce que dit Nadine Nadine lévato très important l'industrie c'est les territoires et c'est le périurbain des métropoles effectivement et des et des gros bourses comme ça et c'est un marqueur de fierté locale fondamentale fierté c'est le mot de l'année pour la BPI j'en profite pour le dire on a un mot parent dans cette année c'est la fierté et c'est fierté de territoire sont fondamentales notamment pour tenir politiquement le territoire et effectivement la géographie des mécontentement c'est la géographie de la fierté perdue l'autre jour quand on a inauguré l'usine à cessé de de batterie à Douvrin on a été accueilli par des ouvriers de l'usine qui nous ont dit bienvenue nous reconstruisons le bassin minier de Lens le bassin minier du Nord nous en sommes fiers c'est fond Nadine levrato ce qui s'est passé en France ça ne s'est pas passé en Italie ça ne s'est pas passé non plus en Allemagne pourquoi qu'est-ce que notre classe politique notre classe dirigeante je ne sais pas qui nommer d'ailleurs a fait pour que on prenne manifestement ce mauvais chemin alors ça ne s'est pas passé en Italie du Nord parce que l'Italie du Sud la question ne se posait pas mais c'est aussi lié à la structure financière des des entreprises quand on regardait dans les années 1980 comment était composé les les bilans des entreprises françaises allemandes italienne il y avait finalement une assez grande ressemblance on avait des Hauts de bilan des capitaux propres qui étaient assez étoffés et beaucoup de crédits bancaires et la France ça permet aux entreprises de ne pas avoir de pression de capitaux extérieurs puisque par nature le crédit ne permet pas d'intervenir dans la gestion des entreprises 1985 la banque la France fait son Big Bang financier financarisation à tout va de l'économie développement de l'équitif finin des finances et il faut créer la modernité là encore comme pour le tertiaire créer une finance qui investissent directement dans l'industrie c'est la grande époque des fonds d'investissement certains plus ou moins vautours et donc on voit arriver au capital des entreprises des investisseurs institutionnels ou non institutionnels qui veulent réaliser des profits c'est le grand règne des rachats d'entreprise sous forme de leverage by OUT donc une holding qui s'endette pour détenir une entreprise et il faut que les cibles fassent remonter de l'argent et donc tout cela ça se traduit par des réorganisations pour pouvoir faire remonter du cash auprès des ça veut dire qu'il y avait pire que les banques des investisseurs les investisseurs ont fait plus de mal à l'industrie si on vous suit que les banques certains investisseurs bien sûr regardez la vallée de larves grands fleuron de la micromécanique en France qui a été démantelé par les fonds d'investissement américain notamment c'était un concurrence par exemple de semblable activité en Chine certains produits ont intérêt à être produits à proximité parce qu'il y a des contrôles qualité parce que on a besoin surtout pour l'industrie de précision d'important contrôle donc il vaut mieux être près de son fournisseur pour pour cela mais aujourd'hui on arrive à une situation complètement folle ou ces entreprises donc c'est PME c'est belle PME familiales sont en train de s'endetter pour essayer et je crois que BPI France y participent pour racheter au fond d'investissement les investissements qui qui ont été perdu donc cette financearisation de l'économie française qui a été exceptionnelle par rapport à tous ces voisins européens expliquent aussi ce mouvement de désindustrialisation en France Nicolas Dubourg c'est ce que vous avez observé je pense que ça explique une partie c'est vrai qu'il y a eu une partie de belle PME familiale qui se sont vendues à des fonds il faut essayer de comprendre pourquoi elles se sont vendues à défaut à l'époque c'est aussi parce que l'impôt sur la fortune était déplafonné il avait été pas sur l'outil de travail il avait été déplafonné par Juppé et donc il fallait faire remonter des dividendes conséquents pour le pour désintéresser les frères les sœurs du dirigeant il y avait que le dirigeant minoritaires mais il y avait toutes les familles derrière et donc il y a beaucoup d'entreprises des Etats familiales qui ont vendu et elles ont vendu effectivement à cette première génération de fonds que sites Nadine je dois dire qu'aujourd'hui les fonds se comportent de ma totalement différentes et tout évolu dans la vie ça c'est lié à des comme l'évoquait Nadine levant par exemple toute la saga ou la France c'est plus dépasser sont liés à des LBO qui sont mal passées dans l'industrie c'est pas passé de exactement la même manière c'est-à-dire que vous avez des groupes américains qui ont racheté des PME familial français et les groupes américains le jour où ils ont commencé à avoir des difficultés quel est le pays qui sont fermés le premier la France et pourquoi ils ont fermé la France le premier parce que la France était le pays le plus ancien industriel de tous leurs portefeuille sur une question culturelle et c'est à nouveau une question alors là pour le coup c'est une question de perception à l'étranger mais il y avait pas que ça le fait que les cotisations sociales patronales ont continué d'augmenter pendant toute la désindustrialisation c'est à dire que la France n'était pas compétitive et ben agir Carco donc patrona et syndicat décidé ensemble d'augmenter imaginez que au dessus de 4 SMIC pendant la désindustrialisation on a augmenté de 7 points 7 points les cotisations agir Carco bon en même temps on a augmenté les taxes de production on a augmenté la taxe professionnelle avec tout était fait pour qu'on désindustrialisant c'est ce que vous racontez effectivement dans la désindustrialisation de la France le livre que vous avez publié chez au DJ Jacob on est en train de revenir là-dessus Nadine le râteau on a compris que tout ceci avait eu des conséquences néfastes sur l'industrie française tout ceci je ne sais pas ce que vous mettez dans le passé culturel oui on en revient et le rapport de 2012 produit par Louis Gallois a beaucoup fait pour transformer l'image de de l'industrie au delà des crises et les images violentes de médecins en sac poubelle parce qu'il n'y avait pas de blues le mansions sur les médicaments font que aujourd'hui il y a une prise de conscience très générale des dangers de perte d'indépendance que provoque cette perte d'industrie ensuite la question des politiques publiques au dessus de 4 SMIC on est déjà sur des très très gros salaires que les les ouvriers de l'industrie ne gagnent pas forcément mais on a aujourd'hui un besoin d'un socle industriel qui répondu par business France c'est à dire de la formation un environnement de qualité qu'il faut construire et cela suppose des dépenses publiques donc des moyens du four on va y arriver aujourd'hui à avoir cela est-ce que ce socle là est en passe des trucs construit vous évoquez donc avec des efforts 2% de points de PIB supplémentaires c'est un contrat social il faut qu'on s'y mette tous c'est à dire que si ici merci de nous inviter aujourd'hui ce matin pour parler de l'industrie sur France Culture par exemple Nicolas Dufour la désindustrialisation de la France aux éditions Odile Jacob merci Nadine levrato dans quelques secondes le point sur l'actualité le 8 45