Hantavirus: la porte-parole du gouvernement annonce qu'une Française a été testée positive
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Maud Bréjon. Merci d'être dans ce studio ce matin pour répondre à mes questions.
Vous êtes la porte-parole du gouvernement, vous êtes également ministre déléguée à l'énergie et on l'apprend à l instant. Il y a donc une française malade sur le sol français, rapatriée la nuit dernière depuis la fameuse croisière. Elle a été testée positive à l'antavirus ?
Elle a été testée positive au total, vous le savez 5 français étaient sur le bateau dont 7 femmes et 22 personnes ont été identifiées, cas contact et évidemment contactées. Ce que je voudrais dire ce matin c'est trois choses. D'abord on suit la situation depuis le début avec la plus grande vigilance et c'est bien normal.
Deuxièmement c'est un virus qu'on connaît, on a du retour d'expérience sur ce qui s'est passé dans les mois et les années précédentes. Et ensuite, on prend des mesures drastiques de manière assumée, des mesures les plus dures de l'Union européenne, avec un seul objectif, et c'est le seul objectif de la ministre de la Santé, c'est le seul objectif du Premier ministre, c'est de protéger les Français. Les plus durs, alors on va venir effectivement sur ce que vous aviez prévu initialement, mais on peut le dire, vous n'aviez pas envisagé que l'une des personnes rapatriées soit véritablement positive à l'antavirus.
On sait qu'il y à un temps d'incubation qui peut être long. Les incubations se font majoritairement dans les 15 premiers jours, mais ce temps d'incubation peut durer jusqu'à 6 semaines. Et donc l'ensemble des tests sont faits, l'ensemble des prises de contact avec les personnes qui sont cas contacts ont été évidemment réalisés et la ministre de la santé a annoncé hier l'isolement des cas contacts 42 jours d'où les mesures là encore une fois extrêmement stricte avec un Son objectif, c'est de les protéger.
D'abord de protéger leurs proches et de protéger l'ensemble de la population. La personne testée positive qui a donc présenté des symptômes dans l'avion retour, de la fièvre, de la tout peut Peut-être. Est-ce qu'aujourd'hui, est-ce que ce matin, au moment où on se parle, elle est hospitalisée à l'isolement ?
Est-ce que vous en savez plus où, quand, comment ? Alors je ne peux pas vous dire si elle est déjà hospitalisée à l'isolement. Si ce n'est pas encore le cas, elle va l être indéniablement dans les toutes prochaines heures.
Et son état sera évidemment suivi avec la plus grande attention, c'est bien normal. Maintenant, je veux le redire, ne pas créer de panique même si je comprends la crainte que l'on peut toutes et tous avoir au regard de ce qu'on a vécu ces dernières années. Nous n'en sommes absolument pas à avoir ces discussions-là.
La situation est suivie, je le redis avec la plus grande attention, mais C'est un virus que nous connaissons et c'est extrêmement important. Vous m'avez dit extrêmement strict pour les conditions d'isolement, mais tout de même, ces 22 personnes, c'est déjà deux de plus que ce qu'on nous annonçait ce matin, ce sont donc 22 personnes, vous nous dites ce matin, qui sont identifiées comme cas contact, 42 jours d'isolement, mais d'isolement comme une auto-isolement, c'est-à-dire que ce sont des gens qui ont quand même besoin, pour certains j'imagine, d'aller faire leurs courses, d'aller faire leurs en hospitalisation, c'est ce qu'a expliqué ma collègue ministre de la Santé hier. Et ensuite, il y a un isolement de 42 jours, nous suivons, et c'est bien normal, les recommandations de l'OMS.
Les modalités de cet isolement pourraient évoluer ou tout du moins seront précisées dans les heures à venir, là encore par Stéphanie Rist, sur la base de recommandations médicales, parce que je le redis, nous avons affaire à un sujet qui est un sujet médical, qui est un sujet scientifique, et donc notre responsabilité, c'est de suivre évidemment, scrupuleusement et à la lettre ce que nous disent les médecins, et ce que nous disent les médecins est basé sur les connaissances scientifiques. Pour être évolué, dites-vous, ça veut dire qu'il y a effectivement ce qu'on avait prévu initialement, et puis il y a la réalité, effectivement cette nouveauté ce matin avec l'un des cinq voyageurs qui est donc positif à l'antavirus, c'est-à-dire que le virus est techniquement, on peut le dire ce matin, présent sur le sol français. Quand vous dites pourrait évoluer, ça veut dire que potentiellement au vu de cette nouveauté, on pourrait se dire que les 22 personnes plutôt que d'être chez elles pour passer ces 42 jours d'isolement à leur sauce, j'allais dire, pourraient être gardés à l'hôpital ?
Ce que je veux dire, c'est que ces modalités seront précisées, mais que là encore, nous prendrons toutes les mesures nécessaires, toutes les mesures nécessaires et je le dis pour rassurer les Français, toutes les mesures nécessaires pour protéger nos concitoyens. Il y Il y a une réunion qui a été annoncée cet après-midi à Matignon. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?
Le Premier ministre a tenu une réunion hier, vous le savez, il tiendra une nouvelle réunion cet après-midi pour suivre au plus près l'évolution de la situation. On voit que ça évolue d'heure en heure avec ce matin cette personne qui a été qu'à contact et dont le test s'est révélé positif. C'est bien normal que les pouvoirs publics, là encore, prennent la situation avec beaucoup de sérieux.
Maude Bréjean, une question encore parce que dans l'avion américain pour le coup, qui repartait et qui remmenait les voyageurs sur le sol américain, deux cas ont été suspectés l'un a en effet été confirmé donc au moment où on se parle parmi les Américains il y en a donc un qui est testé positif à l'antavirus l'autre qui est symptomatique, mais dont on attend les résultats. Ça veut dire aussi que c'est une question désormais mondiale avec aussi toutes les questions que ça pose. Alors pardon de vous reposer des questions qui ne sont dictées aussi que par l'expérience de ce que nous avons tous vécu.
Mais lorsqu'il y a deux semaines, au regard de ce qui se passe en Iran, on a d'y craindre peut-être une pénurie d'un certain nombre de matériel médical. Parce qu'il y a moins de plastique qui arrive, parce que le détroit d'Ormouz...
Est-ce qu'on est prêts aujourd'hui s'il fallait prendre des décisions est-ce qu'on a les moyens de traiter une éventuelle pandémie si elle arrivait ? Je vais vous répondre parce que votre question est parfaitement légitime je commencerai par dire là encore que nous n'en sommes absolument pas à avoir ce type de de conversation. Pour autant, la responsabilité de l'État, c'est évidemment d'être prêt et nous sommes prêts, le cas échéant.
Mais attention, tout en répondant à votre question, je le redis, il n'y a pas lieu aujourd'hui d'affoler les Françaises et les Français. Les mesures les plus strictes sont prises, là encore c'est bien normal, c'est ce qu'on peut attendre de l'État. Nous suivons la situation avec la plus grande vigilance sur la base d'un virus que l'on connaît, d'où les 42 jours d isolement qui ont été décidés et un objectif qui reste le même, protéger les Françaises et les Français.
Maude Bréjean, vous vous souvenez de l'expression « quoi qu'il en coûte ? » mais sauf qu'aujourd'hui on n'a plus les moyens, c'est-à-dire que si quoi que ce soit arrive, est-ce qu'on ne se repose pas la question de se dire « est-ce qu Est-ce qu'on a encore les moyens du quoi qu'il en coûte ? Avec des 6 et des mets, on pourrait mettre Paris en bouteille.
Là, je le redis, nous n'en sommes absolument pas là. Ce qui compte, c'est de casser cette chaîne de contamination. C'est de protéger les personnes qui sont cas contacts, qui ont été touchés, notamment la personne qui a été révélée positive, de protéger leurs proches et de protéger plus largement les Françaises et les Français.
Mais nous n'en sommes absolument pas à se projeter dans ce type de scénario. C'est très clair Maude Bréjon. Je rappelle donc qu'il y a une personne effectivement malade, le test s'est avéré positif. 22 personnes, vous nous le dites, cas contacts en France et une situation et des procédures d'isolement qui pourraient évoluer si c'est justifié par les médecins.
L'Iran menace la France directement, elle cite la France. Si tout de même, si nous rentrions, disent-ils, dans le conflit, comment est-ce que le gouvernement et la France réagissent ? Très calmement, simplement parce qu'il n'a jamais été question de déploiement.
Il n'a jamais été question de posture offensive. S'il y a bien un point sur lequel on a été, me semble-t-il, d'une clarté et d'une constance limpide et absolue depuis le départ. C'est sur la posture uniquement défensive de l'armée française, le président de la République l'a rappelé à de nombreuses reprises.
Nous avons dit et nous avons pris une initiative pour libérer le détroit d'Hormuz, là encore dans une posture strictement défensive, en coordination avec les différentes forces dans la région et lorsque les conditions de sécurité le permettront. Donc nous appelons chacun au calme la position de la France, elle est connue. Ce n'est pas une guerre que nous avons voulue, ce n'est pas une guerre dans laquelle nous sommes impliqués certainement pas de manière offensive et nous appelons évidemment à ce que la région puisse retrouver son calme.
Le Charles de Gaulle il est où au moment où on se parle ? Je ne peux évidemment pas vous le dire. Je ne vous demanderai pas forcément les latitudes et longitudes précises.
Avec précision, ce que je peux vous dire, le président de la République l'a dit hier, c'est qu'il s'est rapproché de la zone là encore pour pouvoir être le plus près possible des missions qui sont les nôtres. Le président de la République, avec une cinquantaine d'États, vous vous en rappelez probablement, a lancé cette initiative, a pris en main ces ces discussions pour pouvoir coordonner une libération pacifique, c'est extrêmement important, pacifique du détroit d'Hormuz, de telle sorte que...
Mais vous comprenez bien que les Iraniens, eux, ont une autre lecture, semble-t-il. C'est un peu ce qui ressort de la menace qu'ils expriment. J'entends, mais enfin...
Une autre lecture de ce que nous on appelle défensif. Je crois que nous avons, encore une fois, tenu des propos extrêmement clairs et eu des actes extrêmement lisibles. Nous disons une chose, la circulation dans l Trois-Dormouze bénéficie à tout le monde, elle doit pouvoir reprendre de manière pacifique, c'est conforme aux droits internationaux, nous en avons besoin notamment pour l'économie mondiale, on va sûrement en parler mais on voit que les françaises et les français et les français et les citoyens au-delà paient aujourd'hui le prix à la pompe notamment de ce qui se passe au Moyen-Orient.
Justement Maude Bréjant, vous êtes ministre de l'énergie, nous travaillons à de nouvelles mesures, voilà ce que disait il y a quelques jours Sébastien Lecornu, on va changer d'ampleur et d'échelle, voilà aussi ces mots. Quoi ? Quand ?
Comment ? Très simplement, on a toujours dit qu'on adapterait les dispositifs en fonction de l'évolution de la situation. On voit que cette situation, perdure.
Et on sait aujourd'hui que quand bien même le conflit s'arrêterait demain, les effets se feront ressentir dans la durée. Il y est donc lieu de continuer à aider d'abord les Françaises et les Français que l'on aide déjà et à amplifier ces aides pour être extrêmement clair. Davantage de Français seront aidés dans les semaines à venir parce que la situation devient de plus en plus difficile.
Elle est de plus en plus difficile parce qu'elle dure et donc de nouvelles annonces seront faites par le Premier ministre d'ici à une semaine. Pourquoi vous attendez ? Tout simplement parce que nous travaillons sur les meilleures mesures, vous savez que nous avons là encore une fois je crois toujours été clair il n'est pas question de faire des mesures générales, il faut aider ceux qui en ont le plus besoin les français les plus exposés, les secteurs aussi les plus exposés parce que derrière ce sont des emplois et derrière les emplois ce sont des salaires et en même temps le faire de la façon la plus efficace et la plus respectueuse des finances publiques donc on aidera toujours dans des aides ciblées on aidera toujours dans des aides ciblées il y a des premières aides qui ont été annoncées vous le savez pour avril elles ont été reconduites et amplifiées.
Est-ce que vous savez combien de personnes les ont demandées ? Est-ce que vous savez si effectivement ça commence à être vraiment efficace ? C'est efficace des retours que nous avons, des échanges avec les différents secteurs concernés.
Prenez les pêcheurs. Les pêcheurs, aujourd'hui, ne pourraient plus aller en mer et continuer leur activité si nous n'avions pas mis en place une aide sur le prix du gasoil pêche C'est typiquement ce genre de mesure qu'il faut continuer. Et puis en parallèle, on voit bien qu'il y a un certain nombre de Français qui sont en difficulté pour qui le prix qui continue à être très élevé devient dur à supporter au quotidien, il y a donc lieu d'augmenter, d'élargir le nombre de Français conservés.
Vous dites on va amplifier et on va élargir. Est-ce que ça veut dire qu'il y a des professions qui jusqu'à présent n'avaient pas véritablement été prises en compte Ça pourrait être le cas, je dis encore une fois une chose. Vous allez rajouter d'autres professions à la liste des professions aidées ?
Je dis qu'aujourd'hui il y a les agriculteurs, les pêcheurs, le bâtiment et une partie des transports. À quoi s'ajoutent 3 millions de Français considérés comme gros rouleurs très modestes ? Nous allons aller plus loin et étendre ces dispositifs.
Est-ce que les aides-soignantes qui posent beaucoup de questions, est-ce que les infirmiers libéraux ? Nous aurons l'occasion de le préciser dans les prochains jours. Les taxis, les VTC vont être reçus aujourd'hui et De toute évidence, il y a davantage de Français.
Davantage de Français seront aidés dans les semaines à venir parce qu'encore une fois, cette situation s'ancre et que ce qui compte pour Ça veut dire que vous pouvez vous envisager de rallonger la liste des professions aidées. On envisage d'aider davantage de Français, je ne peux pas le dire autrement, que ceux qui sont aidés aujourd'hui, parce que la situation perdure, parce que ce qui compte pour nous, c'est certes le déficit public, mais aussi le pouvoir d'achat des Français et notamment des Français les plus modestes. Beaucoup de Français aujourd'hui galèrent à faire leur plein.
C'est difficile. Ils n'ont pas d'autre choix que d'aller à la station-service. Et parce que cette crise dure, ce qu'on ne pouvait pas nécessairement imaginer il y a deux mois, parce que cette crise dure, il faut mettre en place ces aides.
Plusieurs questions encore sur cela. Maude Bréjon, vous qui êtes ministre de l'énergie, les distributeurs, vous avez quand même laissé entendre que peut-être il y aurait des abus. Le mot avait été lâché par le Premier ministre.
Les rapports vous ont montré, on est bien d'accord, qu'il n'y avait pas eu d'abus. Oui, on a fait notre travail. Le rôle de l'État, dans un moment comme ça, est de s'assurer que personne ne profite de la situation.
Mais eux, ils disent, il y a quand même un Un point qu'on pourrait faire de manière immédiate, c'est ce fameux certificat d'énergie. C'est ces 15 centimes à peu près par litre qui ont été appliqués depuis quelques mois seulement pour permettre de financer la transition énergétique, est-ce qu'il ne serait pas raisonnable de se dire c'est 15 centimes, on le fait un peu plus tard et immédiatement ça fait une baisse à la pompe ? Deux choses.
D'abord, nous sommes dans notre rôle quand nous nous vérifions que les uns et les Les autres ne profitent pas d'une situation qu'il n'y a pas de marge. Mais vous avez eu la même exigence vis-à-vis de Total ? C'est tout à fait normal.
Nous avons demandé à l'échelle de l'Union européenne une enquête sur les marges des raffineurs. Parce que c'est à ce niveau-là que ça se jouent. Et quel est le rapport ?
Premièrement, et je vais vous répondre si vous me permettez sur les C2E. Les C2E c'est quoi ? Les C2E c'est une contribution.
Le fameux certificat d'énergie. Des énergéticiens qui datent d'il y a bien plus longtemps que quelques mois et qui servent à financer des actions extrêmement concrètes de transition énergétique. Tous les Français qui nous écoutent, qui sont passés d'une chaudière à gaz à une pompe à chaleur. 180 000 uniquement l'année dernière.
Les Français qui nous écoutent, qui ont bénéficié d'une aide pour passer d'une voiture thermique à une voiture électrique ont été en bonne partie aidés par ce qu'on appelle techniquement ces certificats d'économie d'énergie. Donc pas question de les repousser ou de les couper ? Si on coupe ces aides-là, c'est autant de Français qu'on va arrêter d'aider pour sortir des énergies fossiles.
Or, ce que nous montre cette crise, c'est quoi ? C'est que notre dépendance aujourd'hui aux énergies fossiles, au gaz, au pétrole n'est plus tenable. Qu'on paye le prix de ces dépendances et qu'un des grands enjeux des 10, 15, 20 années à venir va être de réussir à en sortir.
Total qui est donc à la fois distributeur et raffineur. Les petits commerçants ou les distributeurs indépendants ont saisi l'autorité de la concurrence en disant au fond il y a quand même un paradoxe, c'est que vous gouvernement vous demandez une sorte de distorsion de concurrence puisque vous demandez à Total de continuer à plafonner ces prix et pendant ce temps-là il y a un certain nombre de petites stations qui se retrouvent dans la difficulté. Nous on demande une chose simple, on demande à tous ceux qui le peuvent d'oeuvrer en faveur du pouvoir d'achat des Français.
Moi je ne suis pas porte-parole des distributeurs, je suis porte porte-parole du pouvoir d'achat des Français. Et donc qu'en total, qui fait par ailleurs des bénéfices importants, redistribue en France une partie de ses bénéfices en plafonnant les prix sur le gasoil et sur l'essence, qu'il ne le fait qu'en France alors qu'il est présent dans 70 pays, je pense oui que c'est une très bonne chose pour les Français qui en bénéficient. Et les autres distributeurs indépendants qui vous disent « en fait c'est une – Évidemment que quand on est l'automobiliste et qu'on a le choix entre Total qui vous vend de l'essence moins chère et la station indépendante quand il en reste, qui évidemment ne peut pas faire le même effort, bien sûr qu'à titre individuel chacun préfère aller faire son plein là où c'est moins cher. – Mais vous comprenez le problème ? – Total c'est 25 % du carburant vendu en France.
Et quand je dis 25 % du carburant, ce n'est pas uniquement le carburant vendu dans les stations Total, c 'est aussi le carburant que Total vend à d'autres distributeurs. Je ne vais pas citer de Ce que je vous dis là, c'est que le carburant français n'est pas uniquement vendu chez Total. Donc vous êtes satisfait de l'attitude de Total aujourd'hui ?
J'estime que c'est une nécessité. J'estime qu'en réalité, au regard des bénéfices que se fait Total, il est bien légitime que Total redistribue une partie de ses bénéfices indirectement via ses prix plafonés. Deux questions encore.
Vous disiez avoir demandé au niveau de l'Union Européenne une enquête sur les marges des raffineurs. Là on parle plus des marges des distributeurs, ça vous avez fait l'enquête ici, mais des raffineurs, quels sont les résultats de cette enquête ? Nous ne les avons pas encore mais on les communiquera évidemment et on ne s'interdit aucune mesure si des marges excessives étaient constatées.
Il pourrait y avoir des abus Encore une fois, aujourd'hui nous n'en avons pas identifié mais si des abus étaient identifiés on ne s'interdit rien Certains députés demandent une commission d'enquête sur les prix du carburant Est-ce que vous y êtes favorable Moi, je suis par principe favorable aux droits de contrôle des parlementaires. Donc pourquoi pas une commission d'enquête sur le prix des carburants ? Ils sont tout à fait libres de le faire.
Je pense qu'il y a un besoin de transparence. Voilà pourquoi nous avons mis en place des contrôles. Voilà pourquoi nous avons fait la transparence sur les marges.
J'ai compris que ça n'avait pas forcément plu à certains distributeurs au premier abord. Finalement, tout ça est rentré dans l'ordre. Si certains parlementaires veulent aller plus loin dans la transparence, ils sont tout à fait libres et légitimes de le faire.
Merci beaucoup Maude Bréjean d'avoir répondu à mes questions ce matin porte-parole du gouvernement, ministre déléguée à l'énergie, je vous rappelle cette information vous nous l'avez confirmée à l'instant une personne positive à l'antavirus, 22 cas contacts identifiés en France. Il est 8h47 sur RMC BFM TV. Et cette personne qui est donc testée positive, c'est une Française,
Maud Bregeon