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Audition parlementaireAssemblée nationale (sur YouTube)· 15 avril 2026 97 minContradictoireFond programmatiqueEurope & internationalImmigration & asileInstitutions & électionsCulture, médias & sport

🔴 Présentation d'un rapport sur l'influence de la France dans un monde postcolonial

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 54 %Attaque 32 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 11:01OuverteRéponse directe

    Comment améliorer l'image de la France auprès des pays anciennement colonisés ?

  • 12:00RelanceRéponse partielle

    Le temps des colonies est-il révolu ?

  • 14:00RelanceRéponse partielle

    La gestion de la crise en Nouvelle-Calédonie reflète-t-elle une incapacité à traiter les enjeux postcoloniaux ?

  • 16:00RelanceRéponse directe

    Les politiques de visas alimentent-elles un sentiment anti-français ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    La France doit-elle servir l'intérêt général humain plutôt que son seul intérêt national ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Comment restaurer la confiance avec les partenaires historiques, notamment les jeunes générations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Sabrina SbaChiffre
    « Depuis 2000, les investissements français en Afrique se sont multipliés par 10 pour atteindre 55 milliards d'euros. »
  • 7:00Sabrina SbaChiffre
    « Le nombre d'entretiens de haut niveau a doublé entre 2024 et 2025. »
  • 23:00Frédéric Petit (MoDem)Promesse
    « Nous devons mettre auprès du premier ministre un commissaire exécutif aux mobilités d'influence. »
  • 31:00Kevin Pfeffer (RN)Chiffre
    « La délivrance de visa étudiant a fortement augmenté ces 10 dernières années au point de devenir la première source d'immigration dans notre pays. »
  • 2:00RapporteurFait
    « La volonté du Sénégal est de former ses étudiants pour qu'ils puissent revenir au Sénégal, travailler, participer. »
  • 4:00RapporteurPromesse
    « On a fait cette proposition d'avoir des titres de séjour qui correspondent à la durée des études. »
  • 18:00Pierre CadalinFait
    « Un pitre est une personne qui fait rire son entourage par ses plaisanteries. »
  • 20:00Kevin PfefferFait
    « Le Rassemblement national n'a jamais dit que nous souhaitions supprimer ou refuser tous les visas étudiants. »
  • 26:00RapporteurFait
    « Si la France ne fait pas d'effort pour les visas en Afrique, alors j'invite les pays à eux aussi mettre en place des visas. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

met en valeur met en lumière les recompositions profondes de la présence française à l'international, les attentes renouvelées de nos partenaires ainsi que les limites des instruments traditionnels de notre diplomatie d'influence. Il soulligne en particulier la nécessité de repenser nos modes d'action dans un contexte marqué par la concurrence accrue d'autres puissances et par une demande croissante des relations fondées sur la réciprocité et le respect. Ce rapport aborde également des sujets d'une grande importance pratique tel que celui des mobilités et son corolaire qui représente trop souvent un irritant majeur, celui des visas.

Ce travail s'inscrit pleinement dans les préoccupations de notre commission qui œuvre à adapter l'action extérieure de la France aux mutations du monde contemporain en articulant plus étroitement diplomatie politique, coopération culturelle, partenariat économique et dialogue avec les sociétés civiles. À cet égard, les travaux que nous avons conduit le 31 mars dernier dans le cadre de l'examen de l'avis sur le projet de loi relatif à la restitution des biens culturels provenant d'État qui du fait d'une appropriation illicite enité privée prennent une résonance particulière, participe d'un mouvement plus large de reconnaissance, de transparence et de reconstruction d'un lien de confiance avec de nombreux pays, notamment sur le continent africain. La question du patrimoine ne relève pas seulement de la culture, elle touche aussi à la mémoire, à la souveraineté et à la dignité des peuples.

De même, la perspective du sommet Africa Forward qui se tiendra à Néro au Keniaal 10 et 11 mai prochain et auquel une importante délégation de notre commission prendra part. Bruno Foux, Michel Tabarot, Sabrina Sba Dianaba Diope, Aurélien Taché et Vincent Ledou. constitue une opportunité majeure pour prolonger ses réflexions.

Il devrait permettre d'illustrer la richesse et le dynamisme des relations entre les contin entre le continent africain et la France par la diversité des acteurs qui prenont part État, entreprise, jeunesse, artistes, société civile, diaspora. Ce sommet sera le premier événement de ce type à être accueilli et coprésidé avec un pays anglophone, ce qui constitue en soi un symbole fort. Dans ce contexte, le rapport qui nous est présenté aujourd'hui apporte une contribution précieuse.

Il nous invite à dépasser les logiques d'influence hérité du passé pour construire des partenariats plus horizontaux. C'est à cette condition que la France pourra continuer à jouer un rôle singulier. et utile dans un monde en pleine recomposition.

Je vais maintenant passer la parole à mesdames les rapporteurs et pour commencer madame Lacrafie, vous avez la parole. Merci beaucoup monsieur le président, mes très chers collègues, nous sommes ravis Sabrina et moi de vous présenter ce rapport sur l'influence de la France dans un monde post-colonial. Nous nous sommes attachés à faire de cette mission un travail utile pour cette commission.

Donc j'espère que que vous le prendrez comme tel. Pour nous, il ne s'agissait pas de répéter ce qui a déjà été fait sur les différents rapports, notamment le rapport sur l'Afrique ou le rapport sur la francophonie. Euh donc, nous avons concentré nos efforts sur la question suivante.

Comment améliorer l'image de la France auprès des pays anciennement colonisés par notre pays ? Ces pays que nous proposons de qualifier plutôt de partenaires historiques, remettant parfois en question la présence de la France, notamment sous l'influence des théories post-coloniales et panafricaines, mais aussi de certains adversaires ou ennemis géopolitiques. Nous avons voulu étudier ce phénomène que l'on qualifie souvent de sentiment anti-français pour en mesurer la réalité, les ressorts et les manières de lutter contre.

Nous avons auditionné plus de 70 personnes, notamment des universitaires et des acteurs de la société civile pour avoir un point de vue extérieur sur notre diplomatie. Nous avons également réalisé deux déplacements, un au Sénégal et un Madagascar quelques jours après le changement de régime. Ces deux voyages ont été très dense et très instructif.

Dans l'ensemble, nous estimons qu'il faut nuancer l'idée d'un sentiment antifrançais généralisé et d'un recul structurel de la présence française. Certes, la concurrence est très féroce de la part de la Chine, de la Russie, des pays du Golf, de la Turquie et bien d'autres. Certes, cette concurrence nous cible souvent directement par des campagnes de désinformation et l'Afrique francophone est particulièrement touché notamment au Sahel.

Mais si on regarde les chiffres, on voit que le sentiment antifrançais est avant tout le fruit d'une perception et c'est ce qu'on a trouvé intéressant. En effet, les échanges économiques sont en croissance, tout comme les investissements directs à l'étranger. Depuis 2000, les investissements français en Afrique se sont multipliés par 10 pour atteindre 55 milliards d'euros.

Au cours de 10 dernières années, le nombre de filiales françaises en Afrique a augmenté de 50 %. L'aide publique au développement en direction des pays africains a aussi connu une très forte croissance et reste une priorité malgré la la diminution de la en 2024. Le nombre d'entretiens de haut niveau a doublé entre 2024 et 2025 tout comme le nombre d'échanges institutionnels entre administrations.

Et je rappelle que seuls trois États ont souhaité couper les liens diplomatiques avec notre pays qui plusaient à la suite de coup d'état. La demande de France persiste également. Le nombre de visas de circulation délivré est passé de 1,7 millions en 2022 à 3 millions en 2024 et je ne compte pas les visas de court séjour.

Le nombre d'étudiants étrangers en provenance de pays anciennement colonisés et également en hausse autour de 200000. Lors de nos déplacements, nous avons rencontré beaucoup de jeunes engagés dans la société civile pour qui la France est une inspiration sur les questions touchant à la démocratie, à la lutte contre la corruption ou encore au changement climatique. Pourtant, on ne peut pas nier que se manifeste aussi souvent du fait d'instrumentalisation un sentiment antifrançais.

Il représente même dans certains cas une menace pour nos ressortissants et certains gouvernements en jouent assurément à des fins politique. Nous nous sommes donc interrogés sur les ressorts de cette image parfois dégradée de la France. Oui, je vais donner la parole maintenant à madame Sba.

Merci monsieur le président. Euh donc je vais poursuivre euh cette présentation tout en remerciant ma collègue Amélie avec qui on a fait ces ce long ce long travail et notre administrateur qui nous a accompagné aussi tout au long des auditions. Euh nous avons constaté que dans les pays anciennement colonisés et en particulier en Afrique, la France incarne plus largement l'Occident, non seulement dans ses valeurs affichées, mais aussi et peut-être surtout dans les contradictions qui lui sont reprochées puisqu'on nous renvoie à la fois au crimes liés à la colonisation. au maintien de formes d'influence hérité de la période dite de la France-Afrique, mais aussi à notre positionnement international contemporain.

Il est ainsi perçu une forme de double standard entre le conflit russo-rainien d'une part et d'autres conflits mondiaux qu'il s'agisse de Gaza bien sûr mais également du Soudan ou des Grands Lacs tandis que la conditionnalité des aides et la volonté d'imposer des réformes de société sont de plus en plus vécues comme des formes renouvelées d'ingérence facilement instrumentalisées par certains gouvernements mais aussi profondément ressenti par les sociétés civiles. Et j'ai en tête l'exemple du téléphérique à Madagascar qui est devenu malgré lui le symbole de cette colonisation, de ce passé de la France à Madagascar. Dans ce contexte, la France n'a semble-t-il pas su percevoir les évolutions internes profondes des sociétés africaines marqué par une jeunesse politisée, exigeante, attachée à sa souveraineté, mais aussi à son histoire et à la cohérence des partenariats internationaux.

La question de la présence militaire en est un bon un bon exemple. Jusqu'à récemment, les pays étaient demandeurs des formations françaises et certains ont même demandé une aide sur le terrain face au terrorisme. Mais notre armée est restée trop longtemps sur place sans réussir parfois à remplir ses objectifs.

La présence militaire est devenue une cible facile pour certains dirigeants car il était devenu insupportable pour une partie des populations de voir des forces armées étrangères sur leur territoire. La France a également déçu en tardant à mettre en œuvre ses engagements. Le discours de Wagadougu en 2017 a créé des attentes immenses sur la refondation des partenariats entre la France et les pays africains.

Mais les actes n'ont pas été à la hauteur. Le cas des restitutions est particulièrement révélateur puisqu'il aura fallu attendre près d'une décennie pour que le Parlement se saisisse d'un cadre législatif adapté. Laissant ainsi s'installer l'idée que la France hésite encore à tirer toutes les conséquences de son histoire alors même que comme le soulligne le rapport, la question mémorielle demeure un élément structurant des relations diplomatiques contemporaines et que nous sommes en retard sur la plupart de nos homologues européens en la matière.

Enfin, un sujet concentre aujourd'hui une grande partie des colères, des frustrations et parfois des incompréhensions profondes, à savoir celui des visas, de la mobilité étudiante et du renouvellement des titres de séjour qui touchent directement les populations dans les pays concernés, mais aussi les diasporas présentes sur notre territoire, lesquels peuvent avoir le sentiment d'être prise dans un paradoxe entre des liens humains forts et des politiques administratives restrictives, d'autant plus difficilement adaptées qu'elles s'inscrivent dans un contexte où se multiplient les discours stigmatisant et où les obstacles rencontrés dans les parcours de mobilité alimentent un sentiment d'injustice durable. Positionnement international à géométrie variable, présence militaire excessive, retard dans le traitement des questions mémorielles, difficultés relatives aux questions de mobilité. Voilà les ressorts du sentiment antifrançais que nous identifions dans le rapport et ses faiblesses parce qu'elles existent sont aujourd'hui exploité par des puissances concurrentes qui ne partagent ni nos valeurs démocratiques, ni nos exigences en matière de droit humain.

C'est ce qui nous oblige collectivement à les regarder en face et à y répondre avec lucidité et détermination si nous ne voulons pas voir notre influence reculer durablement. Dans cet esprit, je vais vous présenter une partie de de ces propositions sur les questions historiques et la mobilité étudiante et Amélia présentera les suivantes. Sur les questions mémorielles, les universitaires nous ont alerté sur la faiblesse des moyens consacrés aux recherches sur ces sujets alors même qu'il s'agit d'un levier essentiel pour construire des relations apaisées.

Nous pensons qu'il est indispensable de consacrer des moyens importants pour faciliter l'avenue des chercheurs souhaitant faire des recherches sur l'histoire de leur pays ou sur les objets qui pourraient être restitués. Mais il y a aussi des symboliques, des gestes qui pourraient être fait. Je pense à la demande par exemple de l'Algérie sur la question des essais nucléaires dans le Sahara où il pourrait y avoir une coopération pour identifier clairement les sites, participer au nettoyage des sites et donc aussi travailler sur des réparations.

La France doit être proactive et non plus seulement réactive si elle ne veut pas donner le sentiment de vouloir dissimuler son passé. Il est également indispensable que la France regarde cette histoire en face, y compris sur son territoire, car au-delà des moyens, c'est bien une orientation politique que nous devons assumer. Nous soutenons l'idée jusqu'ici repoussée de créer un mus un musée de l'histoire de la colonisation distinct de celui du Québranli ou du musée de d'immigration de la porte dorée.

Nous pensons qu'il faut un lien pédagogique pour présenter cette histoire, y compris avec des expositions itinérantes pour aller au contact de l'ensemble de la population. Ce serait l'occasion de mener des projets de coopération culturelle avec d'autres pays en élaborant des expositions croisées. Il ne faut pas perdre de vue que le problème de l'image de la France dans les pays anciennement colonisés est indissociable de la manière dont la France traite elle-même ce passé.

Dans cette logique, la question des restitutions doit franchir une nouvelle étape car il ne s'agit plus simplement de répondre au cas par cas, mais bien d'engager une politique volontariste, structurée et transparente de restitution des biens culturels et des restes humains, pensés comme un acte de justice, de reconnaissance et de coopération et non comme une concession ponctuelle afin de donner enfin corps aux engagements pris et de rétablir une relation de confiance fondée sur la dignité et le respect. Donc le texte qui vient d'être adopté est une bonne euh avancée et ça va justement dans le sens de la de la recommandation. Si la question de la mobilité étudiante, la stratégie sur la question de la mobilité étudiante pardon, la stratégie bienvenue en France a permis une augmentation sensible du nombre d'étudiants étrangers dont environ la moitié vient du Maghreb et d'Afrique sub-saharienne.

Il faut s'en féliciter. Cependant, la procédure dite étude en France reste confuse pour de nombreux candidats et les difficultés rencontrées trop nombreuses. Il faudrait davantage de coordination entre le pays d'origine, les ambassades et les établissements d'enseignement secondaires pour établir une offre adaptée aux capacités d'accueil des établissements français et aux besoins du pays d'origine.

Il s'agit aussi d'éviter que des décisions contradictoires soient rendues. Environ 10 % des étudiants admis dans les établissements français après avoir reçu un avis favorable de l'ambassade n'obtiennent pas leur visa. Il faut donc clarifier les critères de sélection.

Par ailleurs, les difficultés administratives ne s'arrêtent pas à l'obtention du visa puisque le renouvellement des titres de séjour constitue souvent un parcours long, incertain pour raison pour laquelle nous préconisons la mise en place de visas couvrant l'ensemble de la durée des études et de titres de séjour couvrant l'ensemble de la durée des études ainsi que la conclusion de convention entre établissement et préfecture afin de sécuriser les parcours et de simplifier les démarches. Nous avons signalé trois inquiétudes. Premièrement, l'augmentation des ressources exigées demandées pour étudier en France. qui en l'absence de bourses supplémentaires risque d'exclure une grande partie des étudiants et les éliminera de nombreux candidats et aggravera l'image de la France vu perçu parfois comme un pays des élites.

C'est pourquoi il faut plaider clairement pour une augmentation substantielle du nombre et du montant des bourses à destination des pays partenaires afin de garantir un accès réellement équitable à notre enseignement supérieur. Deuxièmement, l'évolution de la stratégie bienvenue en France visant à prioriser les besoins de l'économie française et actant l'idée d'un brain dram à la française enterine une logique de captation des compétences. Nous pensons au contraire que les échanges universitaires comme leviers de codéveloppement permettant aux étudiants de se former en France tout en contribuant à terme doivent favoriser la montée des compétences du pays d'origine.

Troisièmement, il nous a été signalé une multiplication d'établissements qui propose en dehors de la plateforme étude en France des préinscriptions payantes à des étudiants qui ne sont pas en capacité d'obtenir leur visa. Il est urgent de mettre fin à cette pratique, par exemple en homologuant les établissements pouvant accueillir les étudiants étrangers. Enfin, nous soutenons l'idée de développer des formations françaises décentralisées comme cela a été mis en place dans plusieurs pays du sud-est pour permettre à un public plus large et plus modeste d'accéder à des formations françaises et dans une logique de renforcement de la coopération universitaire équilibrée et réciproque.

Je laisse la parole à Amélia pour la suite des recommandations. Merci Sabrina. Sur les questions de mobilité, il y a encore beaucoup à faire.

Plusieurs rapports ont été remis. notamment un excellent rapport, le rapport Hermelin. On sous-estime l'importance des questions liées à la circulation et à notre disposit des demandes de visa.

Souvent peu satisfaisant, mais je dirais qu'il y a quand même une amélioration et je le vois sur le terrain la différence de l'accueil notamment au Cameroun dès lors que nous avons changé le responsable des visas où 100 % des Camerounais rencontrés, notamment beaucoup de parlementaires qui se voyaient aussi des visas refusés m'ont remercié. Et je leur ai bien dit que c'est pas grâce à moi mais grâce à la nouvelle directrice des Frances à l'étranger au Kersell notamment. Les habitants des pays anciennement colonisés perçoivent très mal de se faire refuser des visas en proportion beaucoup plus élevée que dans les pays qui n'ont pourtant pas de lien historique avec la France.

Le taux de refus moyen passe en effet de 15 % au niveau mondial à 50 % pour certains pays de l'Afrique francophone sous prétexte qu'il présenterait un risque migratoire élevé. Cela nourrit beaucoup de frustration et de rencœur contre la France. Et pour [grognement] l'avoir vu souvent, je le dis quand je reviens de ma circonscription, je dis que le sentiment Afrique euh anti français en Afrique euh commence au consulat.

Nous recommand nous recommandons de clarifier les critères d'attribution des visas, de pouvoir compléter un dossier déposé sans frais supplémentaires et de créer des mécanismes de facilitation pour certains publics, notamment pour les événements familiaux ou pour les entrepreneurs, artistes universitaires en s'appuyant sur des tiers de confiance. De manière générale, nous pensons qu'il faut créer un lien plus étroit avec les représentants des diasporas dans le cadre d'une instance de dialogue formalisée. Je sais qu'un travail est en cours actuellement.

Pour que ces améliorations soient efficaces et mises en œuvre, il faudra certes lutter contre la fraude documentaire orchestrée par des officine qui garantisent de manière frauduleuse l'obtention d'un visa à des prix exorbitants. Nous devons enfin et surtout parvenir à établir des relations d'égal à égal avec nos partenaires historiques. Sur le terrain, les diplomates ont bien intégré l'évolution du positionnement de la France vis-à-vis de ses partenaires.

Il faut poursuivre les efforts dans tous les domaines pour faire évoluer l'image de la France. En matière de coopération culturelle, les projets ne doivent pas toucher seulement une élite mais atteindre une franche plus large de la population. Certains instituts français et je pense notamment à ceux de Kinshasa, Brazaville ou d'Afrique du Sud ont su développer leur audience auprès des publics populaires.

En matière d'aide au développement, il faut mieux faire connaître nos interventions qui sont trop peu visibles et mieux associé les bénéficiaires au choix des projets et à leur évaluation. En matière institutionnelle, il faut renforcer la mise à disposition d'experts. C'est vrai que j'ai plusieurs expériences dans la circonscription aussi où on a retiré, je ne sais pas qui a eu ses idées de génie.

Notamment en Centrafrique, j'ai un exemple, on avait un militaire auprès du ministre de la défense là-bas qui avait d'excellentes relations avec son ministre et on a décidé du jour lir ce coopérant parce que cit une sorte de coopérant. il a été remplacé ben par un militaire russe et et on a des exemples comme ça dans plusieurs pays et en fait ça me suscite une idée chez moi de se dire est-ce qu'on pourrait pas faire peut-être une mission ressources humaines ministère des affaires étrangères même si c'est pas à nous de choisir évidemment les diplomates mais de voir en profondeur pourquoi on a des diplomates qui parlent japonais qui ne vont jamais au Japon enfin ou des qui parlent swell et qui vont jamais dans un pays africain. Donc il y a peut-être une piste de rapport pardon.

Donc une mission flash absolument. Nous sommes aussi selon moi bien trop timide dans la défense de notre image et de notre action. Nous avons pu mesurer un écart important entre nos interlocuteurs français et étrangers sur cette question.

Si certaines ambassades se montrent encore prudentes dans la valorisation de l'action diplomatique de la France, les acteurs de la société civile au Sénégal comme à Madagascar nous ont appelé à davantage communiquer sur un continent hyper connecté mais faiblement éduqué à l'information et donc souvent très sensible à des manipulations malveillantes nous concernant. Il s'agit à la fois de faire preuve de transparence sur notre action pour prouver que nous n'avons rien à cacher et de montrer que nous pouvons apporter face à la concurrence russe ou chinoise des éléments importants. Le ministère de l'Europe et des affaires étrangères s'est doté d'une cellule repost pour contrer les fausses informations à cet égard et aussi le CFI. faire fait tout ce qu'il peut pour soutenir les journalistes de qualité mais ces moyens sont clairement et totalement insuffisant face à ceux de nos adversaires, il faut aller beaucoup plus vite, beaucoup plus fort et anticiper la désinformation par les communications plus offensives et plus transparentes.

Nous devons aussi actionner d'autres leviers à notre disposition comme la francophonie qui propose une diplomatie positive tournée vers la jeunesse, les liens économiques et la société civile. Finalement, nous pensons que la situation de la France chez ses partenaires historiques n'est peut-être pas aussi alarmante qu'on le dit parfois et qu'on lit très souvent dans la presse, notamment la presse française, mais elle risque de le devenir si nous ne corrigeons pas certains défauts de notre politique nationale et internationale. L'objectif de ce rapport est donc de proposer des solutions opérationnelles qui mises bout à bout peuvent améliorer l'image de la France.

Si nous avions un mot d'ordre, ce serait l'exemplarité. Il faut être transparent, tenir nos engagements, respecter nos homologues, traiter les populations avec dignité. C'est indispensable pour préserver notre rôle auprès de ces pays d'avenir.

Mais nous ne devons pas non plus avoir honte de notre histoire qu'il faut aborder sans tabou mais aussi sans complexe. Il nous faut savoir, malgré une histoire souvent douloureuse, être fier des extraordinaires liens humains et culturels qui unissent qui nous unissent à tous ces pays qui ont toujours été à mes yeux une clé essentielle de notre futur à l'instar. Des liens que nous avons su développer avec les pays que nous avions colonisés en Asie.

Je pense notamment au Vietnam, au Cambodge ou au Laos. Je vous remercie. Merci mesdames les rapporteurs.

Nous allons passer maintenant donc aux prises de parole des orateurs des groupes. Je vais commencer par Pierrive Cadalin pour la France insoumise. Merci monsieur le président.

Mesdames les rapporteurs, il est fini le temps des colonies. Nant des plaises à Bruno Rota qui parle des belles heures de la colonisation, nous entrons dans un monde pleinement post-colonial. Les sous-bressaux des impérialismes depuis les États-Unis, Israël ou la Russie ont les plus grandes difficultés à masquer l'impuissance totale de l'usage débridé de la violence. vouloir soumettre à toute force le peuple palestinien, le peuple libanais, le peuple ukrainien ou le peuple cubain, c'est ignorer la puissance de l'idée de liberté des peuples et leurs droits à disposer d'eux-mêmes.

La France en a d'ailleurs connu la douloureuse expérience. Les pitreries de son ex-ministre de l'intérieur et de l'Algérie qui a longtemps été décisif dans les relations africaines de la France, ont porté à leur comble une politique méprisante et ératique qui n'a rien à envier aux gesticulations désespérées et désespérantes de Donald Trump. Emmanuel Macron n'est pas en reste.

C'est d'ailleurs lui qui a laissé son ex-ministre de l'intérieur dégrader les relations extérieures de la France bien trop longtemps. Mais lorsque vous mentionnez son discours de Wagadougu, vous oubliez la scène qui a porté au moins autant que connu du discours lui-même dans laquelle le président de la République en triste cire se moquait du président Burkinabé parti selon lui réparer la crime. Voilà qui neurit en effet de nouvelles relations et de l'Afrique.

De ce que le rapport nomme le début d'un processus de normalisation sortiront la retraite précipitée du Mali, du Burkina et du Niger et la dégradation considérable des rapports avec Alger. Le macronisme est victime de ces succès internationaux comme sur la scène nationale, il est sans doute mal compris. Votre rapport a le mérite de considérer en partie et à Mcouvert cet état de fait.

Lorsque vous mettez en cause la politique de Visa, c'est en réalité une charge directe à la politique menée ces dernières années. Vous écrivez à juste titre que l'héritage colonial réside dans des liens humains qui ont été tissés et qui s'incarnent dans la présence des diasporas et la demande de population pour venir en France. Chaque député sa au regard des personnes qui se trouvent dans des situations administratives impossibles venues d'ailleurs à quel point notre pays est devenu inaccueillant.

Les responsables des politiques violentes à l'égard des personnes qui viennent ici pensent-ils que les personnes mortes en Méditerranée n'ont aucune famille. que la peine immense de centaines milliers de proches des disparus est un facteur considérable de dégradation des relations avec l'Afrique. Tant de défis nous attendent.

La piteuse gestion de la crise en Kan Nouvelle-Calédonie dit assez à quel point ce gouvernement est incapable de se saisir des enjeux post-coloniaux en traitant par-dessus la jambe un processus de décolonisation. C'est en se prostant à partir de grands projets d'avenir portés par la coopération internationale que la France pourra avoir une quelconque influence dans le monde contemporain en servant l'intérêt général humain et non son seul intérêt national contrairement à tous les impérialismes qui s'évistent aujourd'hui violemment. Merci.

Je vous propose que chacun des orateurs de groupe pose sa question et que nos nos oratrices puissent répondre en bloc. Ça serait le mieux. Donc poursuivre Pierre Pribetic pour les socialistes et apparentés.

Monsieur le président, mesdames les rapporteurs, mes chers collègues, le rapport dont je souhaite saluer la qualité et la fluidité de l'écriture, aussi remercier l'administrateur nous offre un constat lucide, même si nous l'avons reçu très tardivement, ce qui nous a obligé à faire des heures supplémentaires. La France traverse une phase de redéfinition profonde de ses relations avec ses partenaires historiques. L'influence de notre pays est en recul relatif face à des nouveaux acteurs comme la Chine ou la Russie.

Et à cet égard, la carte page 15 l'illustre parfaitement. D'un côté, le constat est clair. Notre influence recule sur l'effet de nouvelles dynamiques politiques de la concurrence internationale et d'une remise en cause de notre présence passée.

De l'autre, il serait erroné de parler de rupture. Les liens humains, culturels, linguistiques, économiques restent puissant et structurants. Ce que soulligne surtout ce rapport, c'est le décalage persistant entre nos discours et nos actes.

Nous avons amorcé une évolution reconnaissance du passé, volonté de partenariat d'égal à égal mais cette transformation reste incomplète et la France envoie bien souvent des signaux contradictoires. Les attentes sont fortes notamment sur la question mémorielle. La politique d'IVISA ou encore la perception d'une ingérence française renforce cette méfiance.

Il paraît donc, à notre avis indispensable de changer de posture, passer d'une logique d'influence hérité à une logique réelle de coopération respectueuse, transparente, équilibrée. Cela suppose d'écouter davantage les sociétés civiles et notamment la jeunesse, de valoriser les diasporas, de renforcer nos actions dans l'éducation, dans l'enseignement supérieur aussi, la culture et la jeunesse. Cela suppose également de maintenir de manière permanente un dialogue fructueux.

J'insiste aussi sur ce point que vous avez souligné dans votre rapport dans lequel je crois réellement, même si le mot n'est pas très joli en français, au soft power. C'est le lien nécessaire entre nos cultures et qui permet à notre pays, la France de rayonner dans le monde. Ma question de rapporteur est donc relativement simple.

Vous avez fait 42 propositions. Comment la France peut-elle concrètement restaurer cette confiance avec ses partenaire historique notamment auprès des jeunes générations tout en étant compétitive face à des puissances qui proposent bien souvent des partenariats moins exigeants en matière de gouvernance, moins exigeants en matière de valeur. Et je rappelle aussi que notre pays aurait avantage à définir une meilleure un meilleur accueil de l'ensemble des jeunes notamment dans les formations universitaires.

Merci. Pour les démocrates, Frédéric Petit. Merci monsieur le président.

Mesdames les rapporteurs, j'ai beaucoup apprécié ce rapport. Euh il y a deux termes d'abord qui me semblent fondamentaux auxquels je tiens énormément. Un que je partage avec vous, c'est celui de diplomatie des sociétés civiles que je préfère au terme d'influence et le deuxième que je trouve heureux, que j'entends depuis de plus en plus qui est celui de partenariat historique.

Je trouve ces deux termes extrêmement utiles à nos travaux. Je je vais peut-être interroger euh ce que vous avez fait. Vous avez fait 42 propositions.

Moi, je je vais essayer de de vous savez que je suis rapporteur de ce de ce sujet depuis 8 ans maintenant. Donc, j'essaie de de construire quelque chose qui qui nous concerne nous en tant que parlementaire. Je voudrais interroger le rôle du parlementaire et je vais prendre des exemples.

L'interroger de manière très profonde, c'est est-ce que je crois que vous avez raison ? C'est plutôt un problème de perception, c'est plus un problème d'opération d'opérationnel comme a dit notre collègue la graphique que de que de Je crois que nous sommes d'accord sur le fond. Nous sommes tout à fait d'accord sur le fond sur la politique qu'il faut mener.

Nous avons une politique qui vise à avoir 500000 étudiants en France dans 3 ans. Voilà. Étranger, c'est une politique que nous portons tous, que nous avons tous porté en terme d'objectif et en terme de fond.

Là où je crois que notre notre rôle de parlementaire est un peu oublié et je pense que ma la graphique on a un sujet en ce moment, c'est dans le contrôle de ce comment ça se fait. Et je vais prendre maintenant à partir de cette position philosophique quel est le rôle de parlementaire qui doit aussi contrôler comment on va vers ces politiques publiques sur lequel je crois que nous sommes tous d'accord. Et bien je vais prendre quelques exemples extrêmement précis.

Comment vous comment vous définissez vous définissez je sais plus quel article dans votre quelle page, mais vous définissez ce qu'est la politique culturelle, la la diplomatie culturelle et vous repartez dans le rail. C'est que vous faites un chapitre diplomatie culturelle, donc c'est les alliances françaises, les instituts français, les COCAC. Et puis un autre chapitre qui parle de l'universitaire.

Voilà, nous sommes là dans les rails dont nous essayons de sortir depuis 8 ans. Pour moi, expertise France, et vous l'avez dit tout à l'heure par exemple avec cet exemple euh d'un expert qui était auprès d'un ministère, c'est de la diplomatie dont nous parlons aujourd'hui, de la diplomatie des sociétés civiles. Et je pense que si nous avons un problème sur les visas, c'est un problème administratif.

Tout le monde est d'accord que c'est absurde de ne pas donner un visa à un professeur qui a été invité parce que c'est le champion mondial d'un domaine. Il a été invité à un colloc et il se fait refuser son visa. Ce n'est pas un problème politique, c'est un problème administratif et c'est notre rôle nous de le contrôler.

Je vous rappelle que j'ai fait une proposition dans euh dans mon dans mon dernier travail qui disait "Nous devons mettre auprès du premier ministre un commissaire exécutif aux mobilités d'influence. C'est la seule manière le ministère des affaires étrangères, quels que soient les changements qui ont eu lieu et le ministère de Bau vont continuer à se disputer si nous n'y mettons pas bon ordre. Nous devons intervenir à ce moment-là.

Nous pouvons rappeler qu'il faut faire si rappeler qu'il faut donner des visas, rappeler mais c'est plus de la politique là, c'est de l'application de la politique. Et je rappelle que c'est aussi notre deuxième travail de parlementaire qui est de contrôler et d'aller voir ce qui se passe. Nous avions eu un excellent rapport qui disait au Sénégal, on a 300 visas à faire en 2 mois et très peu de visas à faire pendant 10 mois et on transforme ça en ETP.

Mais c'est absurde. Voilà, c'est absurde parce que ou bien on y arrive et donc il y aura des fonctionnaires qui s'ennuiront pendant 10 10 mois ou alors ce qui est plus cas, on n'y arrivera pas et on sera toujours en panne au moment des visas étudiants. Donc nous avons quelque chose là qui est de notre travail de parlementaire mais qui n'est pas de définition de la politique ou de c'est de du contrôle de ce que fait le gouvernement et de contrôle de l'exécutif.

J'ai un deuxième exemple. Excusez-moi, monsieur, mais comme c'est quand même un peu je je je réponds avec deux casquettes qui est euh euh Vous n'avez pas parlé vous n'avez pas parlé des des casquettes. Je suis rapporteur pour notre commission.

Je sais que Jean-Paul va dépasser largement le temps, c'est pour ça que je te laisse. Merci. Merci.

Non, non, je suis je parle au nom du démocrates et au nom du rapporteur pour notre commission de la diplomatie d'influence. Je je il y a quelque chose qui est très intéressant, c'est vous n'avez pas parlé par exemple d'un outil que nous avons inventé dans cette commission il y a 8 ans ou il y a 7 ans qui sont les ce qu'on appelait les FSPI un moment, les fonds de de pour l'innovation qui donnent à l'ambassadeur des moyens d'être le patron de plusieurs ministères. Lui, c'est ce qu'on appelle maintenant les FEF, les fonds équipe France.

Ça c'est un outil que nous devrions nous complètement imposer, dynamiser et dans lequel vos 42 propositions pourraient rentrer. J'arrête monsieur le président. Bien pourvu que le modème soit entendu par le socle commun parce que ces positions c'est cette position était excellente.

Merci monsieur le président. Bien. Alors je vais donner maintenant la parole à Jean-Paul Leco pour la gauche démocrate et républicaine.

Sera-t-il entendu par le sol ? [rires] Merci monsieur le président. Je sais pas si je serai entendu par le socle commun, mais d'abord je salue la la qualité du du travail que vous avez fait et et les commentaires.

Moi, je j'ai un bémol sur la France n'a pas su percevoir les évolutions dans le rapport. Je pense que la France n'a pas voulu euh percevoir les évolutions. La France à un moment donné et nous l'avons beaucoup critiquer en ce qui concernait euh notre groupe mais nos groupes d'une manière générale de gauche. le soutien quasi inconditionnel à de nombreux dictateurs africains, c'est pas n'avoir pas voulu, c'est pas n'avoir pas su entendre, c'est c'est n'avoir pas voulu puisque des forces y compris chez nous expliquer que c'était pas bien de soutenir comme ça contre vents et maré des des gens qui tenaient leur peuple, qui emprisonnaient, qui torturaient, qui euh qui n'avaient que faire de la démocratie, de la liberté d'expression et cetera.

Donc à un moment donné, on on a on a fermé les yeux sur des choses sur lesquelles on aurait dû sur la base de nos valeurs nous exprimer et dire voilà c'est pas acceptable. [grognement] Moi je me souviens souvent utiliser cette expression dans notre commission euh je suis un peu un canal historique ici euh où je disais si ce sont nos amis, vous devez leur dire qu'ils franchissent les lignes et que vous devez leur dire avec courage que ce n'est pas acceptable. puisque ce sont nos amis.

À nos amis, on doit tout leur dire et on doit leur dire quand ils se conduisent mal. Et la France n'a pas su le faire. Et c'est en cela qu'aujourd'hui les les forces au pouvoir et les forces au pouvoir parce que la réaction populaire de ces pays les a mis au pouvoir et bien aujourd'hui sont en réserve par rapport à à la France.

Ça c'est le premier aspect. Le deuxième aspect, c'est je l'ai dit encore l'autre jour sur l'aide publique au développement, le temps qu'on aura une aide publique au développement et qu'on considérera que cet outil est là pour servir nos intérêts ou les intérêts de nos entreprises, on sera pas bien compris. Euh cet outil est là pour servir des intérêts autres, nos valeurs, l'amitié entre les peuples, le soutien, la solidarité, enfin des choses qui qui font la France.

Et il faut pas sortir de ça, il faut on n'est pas on n'est pas les États-Unis, on n'est pas des businessman permanents, qu'on soit député et cetera, on se déplace pas pour faire du business. Nous, on se déplace parce qu'on on veut porter des messages, on veut améliorer les relations entre les peuples et c'est et c'est important. Moi, je reviens pas sur ce qui a été dit sur les visas.

C'est scandaleux ce qui est fait sur les visas, mais vraiment scandaleux. Euh moi, j'ai souvenir de ce cardiologue de l'hôpital du Havre qui s'est marié au Havre et qui n'a pas pu faire venir ses parents euh à son mariage euh parce que les visas ont été refusés. J'ai interpellé le ministre de l'intérieur et cetera parce que ça nous arrive.

Ça a été dit les députés ont gérer ce genre de chos et le ministre dit "Oui, oui, je m'en occupe. Je m'en occupe." Au bout du bout, quand j'ai procédé au mariage, il y avait pas du tout les parents de de la famille parce que les visaas avaient été refusés.

J'ai souvenir de ce jeune sénégalais qui a fait des études de physique nucléaire, qui avait besoin de faire un stage pratique et il y avait aucune entreprise au Sénégal capable de l'accueillir en stage pratique parce qu'il y a aucune entreprise qui existe sur ces questions de physique nucléaire et qui n'a pas obtenu euh son visa pour venir finir sa formation et valider sa formation dans une entreprise sur la la physique nucléaire. Enfin, on peut multiplier les exemples comme ça. J'ai souvenir aussi que la France a été bien silencieuse quand Laurent Bagbo a été arrêté, quand Laurent Bagbo a été mis devant la Cour de justice internationale, Cour internationale de justice et euh et et qu'on était très peu nombreux dans les manifestations de soutien parce que parce que les les Ivoiriens ici ne comprenaient pas que la France émette au moins un doute.

Il y avait peu de de soutien à ce moment-là et c'est aussi ça reste quand vous allez en Côte d'Ivoire et cetera, ça reste dans la tête du peuple de Côte d'Ivoire. Et puis je je pense je vais tenir mes 10 minutes he vous inquiétez pas. Euh je je pense qu'à un moment donné euh il faut qu'on mesure les évolutions, il faut aussi qu'on mesure les évolutions en Afrique.

Euh le Kenya est un leader mondial maintenant du numérique du numérique. Et donc ça veut dire ça veut dire qu'à un moment donné euh les pays africains se prennent totalement en charge et assum et sont à la pointe de de d'économie et et de politique assez assez étonnante. Et et moi je je souvenez-vous le rapport que j'avais fait sur l'espace quand je vois toutes les les pays riches occuper les les orbites avec les les galaxies de satellites et cetera, je me dis qu'il faut laisser de la place à un moment donné pour les pays africains.

Il faudra pas à nouveau les coloniser en disant il y a plus de place dans les orbites terrestres, vous devrez passer par des sociétés occidentales qui qui possèdent et qui ont qui ont les seuls le lien et cetera. C'est une autre façon de coloniser et ça a été dit par mes collègues, je reviens pas dessus, ça a été dit euh par Pierrive. Euh l'attitude actuelle de la France par rapport à la Nouvelle-Calédonie et cetera et ben reste questionnant parce que je vous rappelle qu'on a toujours à la 4e Commission des Nations- Unies euh la France questionnait sur sa politique coloniale actuelle actuelle dans le cadre de la des processus de décolonisation.

Donc euh ceci explique aussi cela dans les relations euh et les peuples africains, ils voient bien l'attitude euh actuelle. Voilà, je vais pas aller jusqu'au 10 minutes, mais je vous remercie monsieur le président de votre bienveillance qui donne un débat de qualité à notre commission. Merci Jean-Paul.

Euh je vais laisser la parole maintenant à Kevin Feffer pour le Rassemblement national. Merci monsieur le président, mesdames les rapporteurs, j'ai bien écouté ce matin votre présentation et lu votre rapport d'information sur l'influence de la France dans un mode postcolonial. Vous y abordez, il faut le dire, des sujets essentiels et passionnants.

Il y aurait en effet beaucoup de choses à dire ce matin sur ce qui a été l'échec des politique mené depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017, en particulier sur le continent africain. Mais on ne peut pas s'arrêter sur tous ces sujets. Et je reviendrai donc particulièrement sur notre politique d'influence à travers l'enseignement supérieur et la délivrance de visa étudiants.

Aujourd'hui, ça a été rappelé, la France accueille environ 4500 étudiants étrangers. c'est 15 % des étudiants dans notre pays. La délivrance de visa étudiant a fortement augmenté ces 10 dernières années au point de devenir la première source d'immigration dans notre pays.

Cette situation représente d'ailleurs, il faut le dire un coût significatif pour les finances publiques estimé à près d'un milliard d'euros par an. et elle pose une question d'efficacité parce que d'abord les étudiants africains dont il est souvent question dans le rapport présentent un taux d'échec très important qui atteint presque 75 % au niveau de la licence à l'université. Ensuite, une part importante de ces étudiants s'installe durablement en France, souvent pour des motifs familiaux, transformant ainsi un dispositif académique séduisant et utile en vecteur d'immigration pérenne.

Dans ce contexte, je rappelle une position constante du rassemblement national. La diplomatie ne peut pas consister à encourager une forme d'accélération migratoire dans le seul but de préserver notre image à l'étranger. Alors que c'est bien, contrairement à ce qui a été dit encore à l'instant par d'autres groupes, l'intérêt national qui devrait toujours être la base de toute politique étrangère et en particulier d'aide au développement.

Nous soutenons en revanche pleinement la proposition visant à développer l'implantation de l'enseignement supérieur français à l'étranger. C'est une stratégie d'influence intelligente et efficace. L'exemple du Vietnam est à cet égard particulièrement éclairant. 46 formations françaises délocalisées ont permis de former près de 15000 ingénieurs en 25 ans.

Cependant, cette politique d'implantation doit respecter deux conditions claires. D'une part, elle ne doit pas être financée par le contribuable français et d'autre part, elle doit permettre aux étudiants de se former dans leur pays et d'y travailler ensuite. Elle ne doit en aucun cas devenir un canal détourné facilitant l'installation en France.

Enfin, je souhaite exprimer une réserve importante concernant l'orientation générale de votre rapport. Vous insistez à de nombreuses reprises et vous l'avez fait encore ce matin dans votre présentation sur la frustration ressentie par certains ressortissants étrangers face au refus de visa, en particulier en Afrique et sur les conséquences supposées pour l'image de la France. Il serait bon au contraire de toujours rappeler que l'obtention d'un visa français est un privilège que nous octroyons et ne sera jamais un droit nulle part. [grognement] Notre priorité ne doit pas être de satisfaire des attentes extérieures en matière de visa.

Elle doit être de maîtriser, de réguler davantage l'immigration dans l'unique intérêt des Français. Là où nous pouvons nous rejoindre, c'est que la France doit faire preuve de plus de clarté dans ses intentions à l'étranger. C'est l'objet de vos propositions numéro 11 et 13 notamment.

On ne peut pas en permanence entretenir une contradiction consistant à vouloir rendre notre pays toujours plus attractif aux yeux du monde entier, tout en voulant limiter le nombre de visas délivrés. entre ces deux orientations, il faut choisir. C'est pourquoi le RN, c'est clairement la limitation des visas qui doit primmer.

C'est pourquoi aussi une information claire sur le nombre limite de visas délivrés doit être établie par ambassade afin que les ressortissants étrangers soient informés avant leur demande. En conclusion, je dois dire que le groupe RN est très opposé à certaines des préconisations de votre rapport. Nous nous n'en bloquerons pas la publication par un vote contre, mais nous nous abstiendrons.

Bien. Euh, je vais donner la parole maintenant à Vincent Ledou pour ensemble pour la République. Merci monsieur le président, mesdames les rapporteurs, mes chers collègues.

Avant même d'examiner les conclusions de ce rapport dont je salue les attendus et je crois utile que nous nous entendions sur la notion de monde postcolonial. Le postconial n'est pas simplement une période historique située après les indépendances. C'est une grille de lecture du système international contemporain.

Elle rappelle que certaines perceptions diplomatiques, certaines mobilités humaines, certains équilibres économiques restent encore marqués par des héritages anciens. Mais cette grille de lecture ne peut pas devenir une doctrine diplomatique comme l'écrivait Léopold Sédar Singor. Il doit s'agir aujourd'hui d'une rencontre du données et du recevoir.

Et je [grognement] crois profondément que cette formule du données et du recevoir dit quelque chose de très juste de ce que doit être aujourd'hui la relation entre la France et ses partenaires historiques. Ni domination, ni repentance, mais une relation de réciprocité. Car la politique étrangère de la France ne peut être ni une politique d'oubli, ni une politique d'expiation.

Elle doit être une politique de relation. C'est un peu ce que disait le pape François lors de son déplace de sa première journée à Alger. Euh pas de pas trop de repentance de repentance de repentance ou aussi parfois passer à autre chose sans oublier.

Pardon, j'ai dit quoi ? Ah voilà, c'est encore une réminiscence du passé. Vous voyez donc le Merci beaucoup pour votre remarque et donc vous noterez qu'il viennent des bandes de la gauche donc c'est plutôt pas mal.

Merci merci à vous pour cette pour cette correction historique qui me fait rougir d'ailleurs au demeurant. Voilà donc il existe aujourd'hui certes des tensions avec certains partenaires. La concurrence stratégique d'autre puissance s'affirme.

Certaines perceptions restent marquées encore par l'histoire mais je ne crois pas qu'il y ait un rejet global de la France. Les liens humains demeurent considérables. Les demandes universitaires restent très fortes.

Les diasporas constituent un levier majeur et la langue française reste un espace commun particulièrement vivant. Autrement dit, la relation change, elle se transforme mais elle ne disparaît pas. C'est pourquoi je souhaiterais vous poser une question simple.

Comment la France peut-elle selon vous mesdames adapter concrètement ses instruments d'influence notamment universitaire, culturel et de mobilité pour répondre à cette attente d'égalité relationnelle sans renoncer à ses intérêts stratégiques ni à ses responsabilités internationales. Je vous remercie. Merci.

Bien. Et ben je vous propose mesdames les rapporteurs que vous répondiez à cette première série de questions des groupes et puis ensuite nous passerons aux questions individuelles. Merci monsieur le président.

Alors je vais reprendre quelques-unes et si vraiment j'ai j'en ai oublié certaines, n'hésitez pas à me le dire. Ça sera pas volontaire du tout. Euh premier point un peu dommage.

Euh je pense que c'est pas très utile de parler de pitrerie. Euh je pense que ça peut être blessant, enfonçant. On peut ne pas apprécier certains ministres ou présidents.

Euh mais je pense qu'on doit respecter les fonctions. Et c'est vrai que dans un pays où c'est difficile, où la violence envers les politiques se multiplie, si entre nous on pouvait aussi nous respecter, respecter les fonctions des ministres et du président, je pense que ça serait intéressant. euh sur le Mil le Mali pardon, le Burkina et le Niger.

C'est vrai qu'on on on nous en parle souvent et moi certains se font euh euh se font plaisir à me dire "On a été mis dehors et ouais en fait il y a eu trois coups d'état." Donc à un moment donné, moi j'ai envie de dire, je suis assez fière de pas parler à des pochistes et surtout quand je vois comment étaient les pays et je pense au président Bazou au Niger, comment le pays s'était développé, le nombre de routes, le nombre d'écoles en construction et et et sur l'électrification, les avancées qu'il avait faites. ce qui se passe aujourd'hui depuis le coup d'état, ben je parle encore avec des parlementaires de ces trois pays et et c'est pas des pays, ils n'avancent pas dans le bon sens.

Donc zéro démocratie. Voilà, moi je vois pas comment on peut parler à ces états-là. Donc moi, je les sors des 54 états et je peux dire que sur les 51 restants, avec certains, c'est je t'aime, moi non plus.

OK. Mais globalement, j'ai envie de dire qu'avec tous les pays, on a d'excellentes relations euh sur le sur les visas et sur les circulaires et sur la la la manière dont on a rendu plus difficile l'obtention des visas, je le regrette et j'ai envie profiter de cette prise de parole pour remercier le premier ministre Nugèz qui a largement amélioré la situation avec beaucoup de pays et ces dernières circulaires vont dans le bon sens et surtout les dernières en France pour les renouvellements des pièces d'identité pour les étrangers vraiment enfin je voudrais lui dire merci merci merci infiniment parce que je pense que ça nous rend service vraiment euh du coup j'en profite pour répondre au RN et en fait moi du coup j'aimerais dire au pays dans ce cas-là ben la réciprocité c'est important mais fait pareil et ça serait assez drôle que le Maroc le Sénégal la Côte d'Ivoire mette des visas en place pour les Français et qu'il se voir refuser les visas pour y aller. Et je pense que nos compatriotes ne seraient pas contents, notamment les nos entrepreneurs qui investissent ou qui partent en vacances dans ce pays-là, je pense qu'ils seraient pas ravis de ces refus et que quand on a étudié du CP jusqu'en terminale dans un lycée français, quand on n'est pas de quand on n'est pas français, on n pas de bourse, donc on paye et on paye cher et la promesse était de venir faire la suite des études en France.

Qu'on ait des refuses à refuser, je trouve ça scandaleux. Euh et et quand on a qu'on invite enfin et et le j'ai des centaines d'exemples comme toi cher collègue. Enfin quand même le président de la République demande qu'au sommet euh Afrique à Montpellier on invite euh certains euh certains artistes ou sociétés civile africaines et que même pour le sommet en Afrique, ils sont invités par l'Élysée, les visas sont refusés, on met trop de temps, ils peuvent pas venir.

Enfin bref. On connaît mon avis là-dessus euh sur euh le rôle des parlementaires. Très intéressant.

Mais en fait, je pense que ce rapport-là, dans ce rapport-là, on est justement dans notre rôle. dans ce rapport comme dans les auditions, on a eu beaucoup de personnes euh du qu d'ors euh du ministère de l'intérieur de l'AFD, euh pour nous, en tout cas pour moi, faire ce rapport, c'est être dans notre rôle de parlementaire et d'évaluer euh notre action, nos politiques publiques euh et ben de les mettre en face de ce que disent la société civile, les associations et les jeunes qu'on a rencontré en Afrique. Et c'est intéressant de voir les deux points de vue et surtout de questionner en fait les politiques publiques et d'entendre de certains ben que le rapport Hermelin est excellent et qu'on n' pas été assez loin et que certains le regrettent et n'ont pas voulu être cités en nous disant bah c'est dommage qu'on aille pas plus loin sur rapport Hermelin.

Donc mais en tout cas encore une fois je remercie encore monsieur Nunè parce que depuis qu'il est là on nous a beaucoup beaucoup dit que ça allait dans le bon sens. H je voudrais pas oublier des choses mais évidemment ah sur soutien au dictateur, je je suis pas sûre qu'aujourd'hui en tout cas depuis Wagadou Wagadougu pardon qu'on soutienne les dictateurs après la France euh elle soutient les sociétés civiles, elle soutient l'état de droit, elle soutient les institutions. Et je peux le dire pour l'avoir expérimenté pendant les élections dans certains pays, on vient nous voir et on vient me solliciter aussi comme si moi je pouvais faire élire un chef d'état en Afrique.

Et ils veulent souvent, je dis pas tous évidemment, mais souvent venir rencontrer des politiques, des ministres ou des députés français. Moi je leur dis mais on peut pas faire d'ingérence. Et le président Macron a dit qu'il ferait plus d'ingérence et que ça c'était fini.

La France-Afrique c'est derrière nous et que c'est non. Et le problème c'est que c'est perdant perdant parce que c'est perdant dès lors que les chefs d'état ou leur ou leurs équipes qui nous ont sollicité euh si elles gagnent mais on les a pas soutenu, bah elles nous en veulent. Et de l'autre côté quand elle gagne parce que elle gagne souvent, regardez les dernières élections, les populations pensent qu'on était derrière et qu'on a soutenu.

Ce qui est faux. Et du coup, malheureusement, c'est comme ça. C'est souvent perdant, perdant.

Mais en tout cas, moi je peux vous assurer euh qu'on ne fait pas d'ingérence, mais qu'elle est demandée, elle est réclamée et elle est réclamée encore beaucoup trop souvent. Euh notre APD, elle nous sert pas seulement. Bon, moi je trouve ça un peu dommage parce que on peut faire une APD de grande qualité, répondre à des demandes objectifs sur je sais pas moi, traitement des eau, agriculture et cetera, mais qu'elle servent qu'elle nous servent aussi dans notre influence, même si c'est un mot qu'on aime pas.

Moi, j'ai rien contre ce mot-là. Euh mais euh comme l'aide est délier, 50 % de nos entreprises n'en bénéficient pas. Donc entre ceux qui disent qu'il faut arrêter parce que on doit aider les populations entre guillemets sans voir aucun intérêt pour nous derrière et ben allez voir les entreprises qui bénéficient pas de la vous allez voir ce qu'elles vont vous dire.

Et de l'autre côté, ceux qui disent il faut arrêter euh de d'influencer ou ou ou ou de financer dans nos intérêts, ben c'est dommage, vous allez mettre au chômage des milliers d'entreprises, enfin des salariés d'entreprises françaises qui bénéficient de de ces de ces projets. Donc moi, je pense que ce qu'on fait est pas mal, mais si on peut faciliter un peu plus nos entreprises françaises, je me porterai encore mieux. Euh cher Vincent, merci d'avoir cité Sangor.

Et donc pour la réciprocité, moi je serais d'avis que si nous ne faisons pas un effort euh substantiel sur les visas, euh j'inviterai ces pays à mettre en place un visa. Sabrina, c'est Bi. Oui, merci euh monsieur le président.

Euh [raclement de gorge] plusieurs choses ont été euh à aborder dans les différentes interventions avec quelques questions. Euh je pense que ce qui a été important, y compris dans les différentes auditions qu'on a faites et toutes les rencontres qu'on a eu, c'est euh la question de la connexion extrêmement importante entre ces pays et la France. Contrairement à peut-être ce que certains peuvent penser, ils sont hyper connectés, ils suivent absolument toute l'actualité en France, les informations, les chaînes et cetera.

Ils suivent absolument tous nos débats, voir parfois ils connaissent peut-être mieux la vie politique française que certains Français pourraient la connaître sur le territoire national. Je dis ça parce que c'est extrêmement important quand on les a rencontré sur place. Euh il y a eu beaucoup beaucoup de de choses qui sont remontées et la question des visas, la question des titres de des titres de séjour, le non renouvellement, cette ce sentiment finalement de non respect euh de ce passé, de cette histoire euh et de la construction d'un avenir en commun a été vraiment et beaucoup revenu.

Et je dis ça parce que ça a été dit, la question des visas étudiants. Moi d'abord, je suis pour que les étudiants ne soient pas comptabilisés comme dans les chiffres de l'immigration, ça n'a aucun sens puisqueil y a une volonté d'accueillir 500000 étudiants en France, c'est une volonté politique. Il ne devrait pas être comptabilisé dans dans ces chiffresl.

Donc ça c'est le premier élément. La deuxième chose, c'est que ce qu'on nous a aussi beaucoup dit, c'est que on va on est en train d'un peu de changer la doctrine y compris sur la question des visas étudiants en allant chercher dans des secteurs où nous n'avons plus d'étudiants qui vont étudier ces secteurs-là. Et donc c'est un besoin qui a été identifié par la France d'aller chercher euh dans ce secteur.

Ce sur quoi on nous a alerté d'ailleurs, y compris du point de vue de campus France en disant attention l'objectif n'est pas de vider les cerveaux des pays pour venir alimenter justement des secteurs ou des filières dont on aurait besoin ici. Et je le dis d'autant plus qu'au Sénégal quand on y a été ça a été très clair. La volonté du Sénégal est de former ses étudiants pour qu'ils puissent revenir au Sénégal, travailler, participer.

Et nous là-dedans, qu'est-ce qu'on y gagne ? Et bien, on y gagne la participation au rayonnement aussi de la France dans plein de pays, que ce soit par le vi de la francophonie, Amélia l'a dit à plusieurs reprises, mais aussi la culture, la démocratie, les valeurs qu'on peut porter. Et donc là aussi, on y a un intérêt et c'est pour ça que je trouve que l'objectif de ces 500000 étudiants est un bon objectif.

La question c'est comment on crée les conditions d'accueil ? Comment on fait en sorte qu'ils puissent étudier de manière sereine quand ils arrivent ici. C'est pour ça qu'on a fait cette proposition d'avoir des titres de séjour qui correspondent à la durée des études.

Ça n'a aucun sens d'avoir un étudiant qui est inscrit en licence. On sait que ça va durer 3 ans et pourtant tous les ans, il va passer plusieurs mois en préfecture pour renouveler son titre et il va en réalité passer la moitié de ses études en ayant pas de titre de séjour parce que les les les délais de traitement sont extrêmement importants. Et il est vrai que l'annonce du ministre Nounz sur le renforcement des agents en préfecture pour pouvoir absorber, traiter ces demandes est extrêmement importante parce que au Sénégal les parlementaires nous l'ont clairement dit.

La manière dont vous traitez nos diasporas, la manière dont vous traitez nos étudiants a une importance pour nous. Et en fait, on fera la même chose en effet miroir. Et c'est logique en réalité parce que pour eux, ce qu'il demande, c'est d'être traité sur un pied d'égalité, qu'il n'y ait plus un sentiment de dominant à dominer.

Et je vais vous dire pourquoi on a parlé à un moment de sentiment. Parce qu'on leur a posé la question. On leur a dit par exemple à quel moment vous avez senti qu'on était encore dans un rapport de domination.

Ils nous ont pas donné d'exemple. Ils nous ont juste dit c'est perçu de cette manière-là. Et donc c'est pour ça que la question du traitement des diasporas, la question du traitement des étudiants, des visas, tout cela a un effet extrêmement important.

Et la question mémoriale n'est pas un petit sujet parce que même si on l'a pas retrouvé dans toutes les auditions, ce qui était assez surprenant en réalité, c'est que cette question mémorielle, elle a été beaucoup portée par la Genè Z. Et je pense que c'est important parce que euh il y a toute une partie de des générations qui finalement dans le cadre des auditions nous a pas forcément dit nous on a besoin de réparation, on a besoin par contre dans la Gen Z ça s'est fortement exprimé. D'abord, c'est une génération qui est extrêmement connectée, qui vit parfois sur une histoire qui n'est pas écrite, donc qui est racontée, euh parfois fantasmé, romancé des deux côtés, hein, euh pour les pays et il ils vivent beaucoup sur ça et je crois que ça a été dit, il y a aussi besoin pour toute une partie de Senz de connaître son passé pour aussi se construire et construire son avenir.

Et c'est extrêmement important. C'est pour ça qu'on a fait des recommandations sur cet aspect mémoriel parce qu'on on veut pas que ça soit balayé en disant c'est juste une instrumentalisation par certains états. Quand bien même ça serait une instrumentalisation, ça fonctionne.

Et on a toute une génération qui est en demande, qui est en quête de connaissance et de vérité sur un passé, sur comment construire une histoire commune et comment justement travailler notre avenir. Et je crois qu'il y a des symboles effectivement, il y a des mesures qui peuvent être mises en place. le l'histoire enfin cette idée du musée de l'histoire coloniale, elle est importante, elle a été abordée par plusieurs historiens qui nous ont dit "C'est un musée qu' où on pourrait accueillir tout le monde euh travailler sur ces questions-là." Mais il y a d'autres sujets qui pourraient être portés.

Je sais que par exemple la France défend l'idée d'un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU pour l'Afrique et pour deux pays. Donc oui, je crois qu'il y a des il y a des il y a des il y a des mesures comme ça qui peuvent être extrêmement importantes. Je rappelle qu'au moment où ça a été créé, la plupart des pays n'étaient pas indépendants.

Donc ils ne sont pas représentés aujourd'hui dans ces instances internationales. Et d'ailleurs, quand ils nous ont fait le reproche en nous disant le deux poids de mesure en matière de géopolitique, bah c'est exactement ça. quand vous avez toute une partie des continents qui ne sont pas représentés dans des instances internationales, c'est problématique et la France gagnerait grandirait à justement ces sujets.

Je crois que c'est extrêmement important. enfin sur la question de de l'APD parce que ça a été évoqué. Moi, je suis je partage en fait ce que ce qui est dit euh et en même temps, il y a des projets qui sont utiles.

J'ai j'ai cité l'exemple du téléphérique de Madagascar parce que c'était extrêmement parlant. C'est-à-dire que on a un projet qui était censé fonctionner, qui a été mis d'ailleurs en fonctionnement 4 heures par jour. Les entreprises françaises ont travaillé sur ce téléphérique.

Il a il a démarré et pourtant il fonctionne toujours pas. Et en fait, c'est devenu une verrue au milieu de Madagascar qui est devenu le symbole euh de ce passé colonial à Madagascar et qui a été une revendication, je crois, pendant toute la durée du séjour. On nous a parlé de ce de ce téléphérique.

C'était assez assez hallucinant. Et en même temps, toutes les personnes qu'on a auditionné nous ont dit "Mais on ne sait pas ce que fait la France." C'estàdire qu'il y a des projets qui sont portés, il y a des projets qui sont financés mais on ne sait pas.

On nous a cité un bout de route qui avait été financé je crois par la Chine. Nous a dit mais la Chine ils mettent quatre drapeaux, ils font 200 m de pont, ils mettent des drapeaux partout pour dire c'est la Chine qui a permis le financement de ce projet. La France elle communique pas.

Et quand on a discuté avec nos ambassades, c'était très mitigé. C'estàd qu'ils disent "Oui, mais en fait euh c'est très paradoxal parce que notre passé avec certains États fait que on est presque honteux de communiquer sur des financements de projets alors que on sait qu'elles que ces projets sont utiles et et sont un apport pour les pays qui en font la demande. D'autres pays ne s'embarrassent absolument pas du tout de tout cela et franchement bon alors il y a pas de passé vous me direz entre eux mais ils communiquent vraiment sans aucun complexe sur ce qu'ils font d'ailleurs même quand c'est des petits projets et ils attaquent régulièrement d'ailleurs les actions de la France dans ces pays avec de la désinformation là aussi d'ailleurs on a on a on s'est beaucoup interrogé sur pourquoi cette forme de passivité vis-à-vis de ces attaques de ces de ces cyberattaques qui visaient exclusivement la France dans certains pays et qui contribuaient d'ailleurs à ce sentiment et C'est ces slogans qu'on a pu voir notamment au Sénégal.

France dégage ce qu'on a pu voir. Donc voilà, je crois que le rapport a c'est voulu équilibrer dans et l'état des lieux et surtout dans les recommandations parce que notre objectif c'est pas de dire c'est c'est pas ce que j'ai pu entendre en disant oui, il faut toujours on n'est pas dans l'autoflagélation, on n absolument pas dans leur repentance. Par contre, oui, on est dans un temps, je crois, on a tout intérêt d'abord à comprendre et c'était Jean-Paul Leco qui disait "La France n'a pas voulu percevoir peut-être, mais moi ce que j'ai ce que j'ai le sentiment aussi de comprendre, c'est que elle n'a pas vu non plus peut-être le désir d'émancipation de toute une jeunesse africaine qu'elle a sous-estimé, qu'elle a pas vu et qui a justement provoqué ses renversements politiques dans certains états. là où on a soutenu finalement des dirigeants qui étaient là depuis 30 40 50 ans dont cette jeunesse africaine ne voulait absolument plus en entendre parler.

Donc voilà, je crois qu'il y a vraiment on est dans ce temps politique, on a intérêt crois à à faire preuve de total réalisme sur ce qui se passe, sur les renversements, les bouleversements, les changements, sur cette jeunesse aussi qui est très connectée, qui a envie de tourner une page, mais elle veut tourner cette page en ayant la vérité de ce qui a été fait pour pouvoir justement écrire une page sur un pied d'égalité avec la France. Et voilà, il y a du ressentiment à certains endroits, c'est vrai, mais il y a aussi beaucoup d'attentes euh vis-à-vis de la France. J'ai presque envie de dire les pays qu' où on a été, franchement, il y a ils aiment la France, ils aiment la culture française, ce que représente la France en terme de rayonnement.

Il y a pas de coupure, il y a pas de cassure, au contraire, il y a un désir de construire ensemble. Merci mesdames les rapporteurs. Nous avons maintenant trois trois questions.

L'une par Michel Guigot, Frédéric Petit et Pierre Pribétiche. Je commencerai par Michel Guigon. Merci monsieur le président.

Mesdames les rapporteurs, dans votre rapport un point m'a m'a marqué. Vous indiquez dans votre introduction que le sentiment antifrançais que vous mettez entre guillemets serait sporadique au sein des populations africaines et vous citez le Mali, le Niger et le Burkina face. Vous semblez oublier les sacages des magasins français au Sénégal en mars 2021 et en mai 2023 ainsi qu'au Chat en mai 2021.

Une grande enquête menée par l'IF en 2020 sur l'ensemble du continent africain mettait en avant que la France ne recueillait que 57 d'avis pour d'avis positive à l'échelle continentale derrière les États-Unis, la Chine, le Royaume-Uni, l'Arabie Saoudite ou encore la Russie. À titre d'exemple dans cette enquête, 71 % des Gabonais sondés avaient une mauvaise opinion de la France, tout comme 58 % des Togolais. Jean-Marc Simon, ancien ambassadeur de France notamment au Nigéria et en Côte d'Ivoire catégorise ressenti antifrançais de cyclique et donc pour exemple les tensions à Dakar en 58 au champ en 75 en cent en République centrafricaine en 1986 et en 96 au Gabon ou encore en Côte d'Ivoire en 2004.

Les manifestations françaises sont nombreuses à l'étranger et tentent à le devenir malheureusement en France. Une étude de l'IFO récente du 9 avril 2026 rappelle que 46 % des Français ont déjà été victimes d'agression discrimination à caractère raciste. J'ai du mal à identifier laquelle de vos 42 propositions serait la plus efficace pour lutter contre ces manifestations et ce ressenti s'il y en avait une à retenir pour préserver et défendre l'image de la France.

Laquelle serait-ce d'après vous ? Merci Frédéric Petit. Merci [raclement de gorge] monsieur le président.

Oui, je je voudrais revenir sur ce que j'ai dit tout à l'heure parce que je voudrais être bien compris sur les deux rôles et je suis ravi par exemple de de qu'on est je relève que on a eu de la part de notre collègue du du Rassemblement national la présentation d'une dicotomie entre attractivité et refus de visa et et vous avez on vous a laissé parler et vous avez dit que vous étiez finalement contre l'attractivité de la France, ce qui est une position mais qu'il faut expliciter. Là où je dis nous avons deux rôles en parlementaire, c'est il y a un rôle de politique publique. Nous devons accompagner les politiques publiques, nous devons solliciter des politiques publiques, nous devons valider des politiques publiques, voter des politiques publiques.

La politique de 500000 étudiants en France, c'est une politique publique qui a été votée. Si vous n'avez pas envie de voir des étudiants étrangers en France parce que vous estimez que c'est dangereux, parce qu'ils vont tomber amoureux, qui vont rester, qui vont partend dans leur pays, attaquer la politique publique. Mais à partir du moment où on a une politique publique, il faut que les visas à suivent.

Les visas, c'est de l'administratif. Nous avons annoncé que nous voulions parce que nous regrettions en 2017-28 que nous étions dépassés par les Australiens, dépassés par certains pays qui attiraient plus les étudiants que nous. Nous disions, il faut que nous nous reprenions.

Nous voulons arriver. Nous étions à 350000 étudiants en France en 2017. Nous avions planifié 400000 en 2020.

Nous l'avons dépassé, nous sommes à 450000 et nous allons vers 500000. C'est une politique publique que soutient cette commission dans son immense majorité. Donc les visas doivent suivre et ça c'est notre 2uxè rôle de parlementaire qui est de contrôler que le gouvernement non seulement annonce les politiques publiques mais les met en œuvre et les met en œuvre parce qu'il est exécutif.

Je voulais vraiment insister sur ce sur ce point-là parce que c'est c'est je je pense que nous avons deux rôles et que nous devons les faire tous les deux. Nous avons un rôle de politique et un rôle de contrôle de de l'administration. Et ce que ce qu'on a dit sur le le sur le premier sur le ministre qui change et qui va mieux, bah c'est la preuve que c'est c'est c'est bien ça.

Il n'y a pas de politique publique qui dit "On va fermer les visas". Voilà, il y a une il y a une il y a une administration qui n'arrive pas à mettre en face de l'obtention d'un visa le fait que ce visa il est utile à une politique publique et et donc qui fait que la personne derrière le guichet a des a des ordres contradictoires. Voilà.

Et donc c'est ça, y compris dans les préfectures, il y a pas que dans les guichets. C'est ça que nous devons travailler. Bien Pierre Priétiche.

Oui. Moi, je voudrais revenir sur des illusions notamment et des fausses vérités qui ont été proférées par les collègues du Rassemblement national. Je pense que vous devriez aller voir dans les filières universitaires parce que les rapporteurs l'ont indiqué notamment dans un chapitre qui s'intitule faire de la coopération universitaire et scolaire une passerelle entre la France et ses partenaires historiques. est une réalité même pour l'enseignement supérieur français universitaire sur la filière d'électronique qui va jusqu'au doctorat d'électronique et je vous en parle connaissance de cause en M1 par exemple sur 40 étudiants il y avait 30 qui provenaient de d'accord avec certains pays du Maghreb ou ou de l'Afrique mais sans ces étudiants là la filière elle ferme.

Donc si vous voulez entre guillemets euh réduire tout tous les visas et les flux universitaires, en fait vous tuez une grande partie de l'univers de l'enseignement universitaire parce que les autres ces étudiants étendrés ils iront quoi ? au MIT à Boston s'ils ont les moyens, à Caltech Pasadena s'ils ont les moyens ou en Inde éventuellement où on leur offre des pond d'or pour venir. Et donc en fait on on s'appauvrirait en réduisant notamment ces flux.

Et je pense qu'il faut en effet poser avec les propositions que vous faites notamment la 25 de faire en sorte qu'il y ait un dialogue fluctué fécond de manière à structurer la démarche pour essayer d'alimenter des filières qui ont besoin aussi en France d'avoir ce soutien. Et c'est euh les personnes ne notamment les étudiants, ils ne viennent pas euh pour par filière déguisée et cetera, mais vous êtes dans un autre monde. Ils viennent surtout pour faire leurs études.

Les 3/4 pédalent euh à Uber Hat ou euh Deliverou pour livrer les pizzas. Il sont totalement fatigués l'après-midi parce qu'ils ont pédalé comme des danés pour assurer. C'est ça la réalité de la situation.

Et donc il faut reposer le problème. C'est une force pour à la fois la diffusion de notre culture, le fait aussi d'avoir une forme de rayonnement international et culturel pour notre pays. C'est c'est pas l'inverse qu'il faut faire.

Merci. Euh Dominique Voinet. Oui, merci monsieur le président.

Merci pour la qualité de ce rapport et pour la vivacité de vos exposés. Ça fait plaisir. Je voudrais évoquer deux points.

Le premier, s'agissant des visas et de la reconduction des titres de séjour. Vous avez souligné l'amélioration de la situation depuis l'arrivée de monsieur Nounes au ministère de l'intérieur. Vous avez raison.

Je voudrais pointer le fait que c'est pas le cas à Mayotte où le bureau des étrangers est ouvert de façon aléatoire au rythme des blocages organisés par des collectifs proches des députés Maorais. Je voulais le signaler. Deuxième chose, euh nous nous plaignons ici régulièrement euh de l'érosion de la crédibilité des institutions international dans un contexte de panne du multilatéralisme.

Et je voudrais pointer aussi le fait que euh de le le il se trouve que euh l'ONU a euh réaffirmé à ma prise depuis 1974 le caractère comorien de Mayotte. On le conteste, on le conteste mais vous êtes allé à Madagascar et je voudrais savoir comment effectivement vous imaginez une sortie alors que finalement l'organisation de l'Union africaine elle aussi pleine en permanence pour le respect des résolutions internationales concernant Mayotte. Euh moi je pense que la politique qui se limite à ne pas avoir de relation avec euh Madagascar, le Mozambique, l'Afrique du Sud, la Tanzanie à ne pas euh assumer une présence euh utile et positive euh dans le canal du Mozambique euh par la France euh est une politique perdante parce que finalement on retient que la vivacité des attaques de des parlementaires contre le gouvernement comorien et est une difficulté réelle à faire vivre finalement nos relations avec nos voisins.

Merci. Pierre Cadalin. Oui. par rapport à ces remarques de correction de langue. collègues, je pense que vous tombez mal collègue Lacrafie puisque la semaine dernière en commission, j'ai demander expressément au président Bruno Foots que la commission des affaires étrangères écrive un courrier, prenne une position publique, écrivoqué d'Orsé pour que l'ambassadeur des États-Unis d'Amérique soit convoqué du fait des insultes inacceptables que Donald Trump a proféré contre le président de la République.

Pour l'instant, il n'en a rien été, rien n'a été fait. Mais je suis également un passionné de la langue française et pitrerie, c'est l'œuvre d'un pitre. Alors, si on regarde les trésors, le trésor de la langue informatisée, je ça je vous le recommande, c'est un bon dictionnaire sur internet.

Un pitre est une personne qui fait rire son entourage par ses plaisanteries. [raclement de gorge] Mais c'est je parle de Bruno Reaillot. C'est une manière de dire que lorsque Bruno Raillot et Eritioti se sont servis de la question algérienne uniquement pour servir des intérêts intérieurs, uniquement pour servir une et ben ils n'ont fait rire que les leurs et sinon ils ont consterné tout le monde, la diplomatie française, le y compris des gens au gouvernement mais qui ont été bien trop silencieux et bien entendu ceux qui sont attachés à ce qu'il y ait des relations absolument correctes qui s'établissent avec l'Afrique parce Parce que vous dites, il y a eu des coups d'état et c'est heureux que nous n'ayons pas de relation avec des gouvernements issus des coups d'état.

Bon, je passe sur les coups d'état passé, c'estàd Lumumba qui était renversé avec l'appui de la France, Sankara également et cetera. Bon et ce que je veux dire sur aujourd'hui, c'est quelles sont nos relations avec l'Arabie Saoudite qui a un régimé autoritaire qui a torturé et massacré un journaliste a combien combien de relations la France entretient-elle avec des régimes autoritaires ? Je ne dis pas d'ailleurs qu'il ne faudrait pas le faire.

Ça s'appelle la diplomatie. On ne choisit pas les les régimes ici ou là. C'est comme ça.

C'est le droit des peuples à disposer et de même donc la diplomatie, elle se fait avec ce qu'il y a. Et de fait il faut bien constater qu'en Afrique, il y a un recul de la France. Enfin, c'est c'est uniquement cela.

C'est uniquement cela que je le disais. Et dernier élément, on [grognement] peut parler des visas étudiants et c'est une question extrêmement importante et vous l'avez dit, mais on peut parler de la politique migratoire en général et moi je salue le décret publié aujourd'hui en Espagne avec une régularisation massive de d'immigrer sur leur territoire et alors ça c'est un signal positif envoyé à l'Afrique parce que en réalité c'est des relations de coopération. C'est ce que je disais en disant "Vous pensez que les gens qui meurent en Méditerranée n'ont pas de famille, n'ont pas de proche, que ça n'affecte pas profondément et sur le long terme les relations entre l'Europe et l'Afrique, entre la France et l'Afrique ?

Et de cela, j'espère que nous serons d'accord." Kevin Pffer. Oui.

Euh, merci monsieur le président. Je voudrais juste répondre à deux trois choses que j'ai entendu. D'abord, le Rassemblement national n'a jamais dit que nous souhaitions supprimer ou refuser tous les visas étudiants.

On a toujours dit que les savoirs qui étaient délivrés par la France et donc financés par l'argent des Français doit profiter majoritairement au pays d'origine et que donc ces étudiants ont vocation en grande majorité à repartir dans leur pays pour accélérer le développement de leur pays. Ensuite, grande surprise peut-être pour monsieur Petit apparemment, mais oui, le Rassemblement national, je vous confirme, est contre les politiques publiques en matière migratoire qui sont menées dans le pays depuis 40 ans. Oui, on souhaite remettre en cause ces politiques migratoires pour qu'elles bénéficie toujours à la France.

C'est la volonté, je crois, d'ailleurs, d'une grande majorité des Français, en tout cas ceux qui nous soutiennent. Et on n'est pas élu ici simplement pour prendre le le problème par le petit bout de la lorniette et contrôler ou pas les visas qui seraient donnés ou pas. Non, on est là pour débattre des grandes politiques migratoires et on s'y oppose et je le répète fermement enfin madame la rapporteur, je peux pas m'empêcher de réagir à ce que vous avez dit euh tout à l'heure et qui m'a, je dois le dire, un peu choqué.

Vous nous avez dit "Si la France ne fait pas d'effort pour les visas en Afrique, alors j'invite les pays à eux aussi mettre en place des visas." Je suis désolé, je trouve ça particulièrement choquant de la part d'une représentante de la nation française qui devrait d'abord défendre les intérêts nationaux. Une députée française ne devrait pas dire ça.

Une députée française ne devrait pas réclamer des sanctions contre son propre pays. Et euh elle va vous répondre, elle va vous répondre. Oui.

La mise en place de de visa en san en en sanction. Si si si si si si si, je j'assume, j'assume totalement. Et euh et donc j'ai envie de dire euh je pense que ce bras de fer de toute façon n'est pas souhaitable et j'ai envie de dire mais chiche qu'il mette en place des visas pour les Français qu' les refusent et on verra qui aura le plus à perdre.

Alors ensuite ça sera ensuite Vincent parole à Vincent Ledou. Merci monsieur le président. Vous observez que c'est un lapsus révélateur puisqu'il parle de sanctions pour évoquer la politique publique des visas.

C'est quand même assez saisissant et ça prouve bien que si toutefois un jour la politique des visas était entre les mains du Rassemblement national, je n'ose penser ce que cela pourrait être pour le rayonnement de la France. Voilà. Bon, alors quand quand vous parlez de de de formation universitaire des des jeunes africains, je voudrais d'abord dire que les Africains, c'est à peu près c'est c'est la moitié des étudiants étrangers en France.

Voilà. Bon, donc cette proportion là à mon sens doit être réévaluée et nous devons être très très offentifs sur le sujet et c'est de l'investissement d'ailleurs parce que c'est pas que de l'investissement simplement sur notre territoire français mais vous savez que les les plus grands ensuite dans l'exercice de leur profession, dans la dynamique qu'ils ont pu entraîner sur leur terrain, ils ont été formés en France et ils sont très fiers de le dire et cette formation française c'est un capital pour la vie, j'ai presque envie de dire. Voilà, tout à l'heure, je citais Léopold Sédar Singor, la [grognement] grande amitié qu'il avait avec Pompidou, elle a été extrêmement utile à la fertilité de nos deux pays.

Voilà. Et donc ça, faut jamais l'oublier. Ces rencontres là, ces passerelles là, elles sont absolument indispensables.

Et vouloir nier à la fois le passé et vouloir nier l'avenir que nous allons construire ensemble différemment et avec des nuances sans doute, mais enfin en tout cas, on va dans le même sens, c'est complètement sidérant. Je je veux saluer ici aussi la politique de Laurent Lunaise, elle est aussi importante. Moi, je voudrais simplement citer dans les Haut de France, j'ai un contact comme sans doute mes collègues, excellent avec certaines associations d'étudiants africains notamment et les Sénégalais.

Je j'ai travaillé à ce que cette association soit structurante et que le dialogue avec la préfecture soit permanent pour qu'on évite tous les problèmes que nous avions jusqu'ici hein de rupture de en quelque sorte de légalité qui faisait que la perte des droits, la perte d'accès à la santé, la perte tout simplement de logement mettait dans une grande précarité tous ces étudiants. Ça veut dire que les choses peuvent travailler à partir du moment où les gens sont bien structurés, que les filières sont identifiées et j'ose espérer qu'avec la politique mise en œuvre très rapidement du ministre de l'intérieur, on pourra très très vite avoir des progrès en la matière. J'avais même plaidé à un moment donné dans un autre rapport ancien, vous savez la fameuse aide au retour pour les personnes qui sont en en illégalité sur le territoire français.

Moi, j'avais plaidé pour que cette aide de retour qui est pas énorme mais qui est très très utile, elle puisse être aussi attribuée à des gens qui auraient un projet de retour dans leur pays et qui serait venu parce que tout à l'heure on parlait de fuite de cerveau. C'est c'est c'est effectivement une éventualité qu'on ne doit pas euh au beret. Euh je pense notamment au médecin dont on a cruellement besoin.

Euh en même temps, moi je je verrai d'un très bon œil à ce qu'on forme et qu'on monte en gamme un certain nombre de jeunes médecins africains ou d'autres pays en France qu'ils exercent à un moment donné mais qu'ensuite on les aide. à retourner structurer. C'est bon pour toutes les autres professions, hein, qu'on les aide à Je pense pas que ce serait quelque chose qui serait complètement délirant.

La FD, elle a beaucoup beaucoup d'argent aussi, elle fait des grandes politiques publiques, mais on pourrait aider à la personne, à l'individualité. Je pense que ce serait tout à fait intéressant. Donc merci et puis je voudrais vous féliciter parce que vous n'avez pas lu fich.

C'est c'est très bien et ça prouve que c'est du terrain. Non non mais voilà, c'est du terrain et on a besoin cette commission elle et c'est là que le politique a toute son utilité c'est-à-dire on a besoin de gens qui vont aller voir, qui vont questionner, qui vont auditer, qui vont s'interroger et qui vont revenir ici avec certes leur sensibilité mais leur ouverture au monde. Merci à vous deux pour ce rapport qui est tout à fait tonifiant.

Merci pour la dernière question. Frédéric Petit. Oui, merci monsieur le président.

Euh je je rebondis encore sur ce je j'ai tout à fait entendu ce que vous avez dit chers collègues du Rassembl national. Vous êtes contre cette politique publique mais cette politique cette politique publique contre laquelle vous êtes et que vous reconnaissez que vous êtes contre. Voilà c'est 500000 étudiants que nous visons étrangers que nous visons en France.

C'est une politique publique comme vient de le rappeler un universitaire qui fait partie de notre commission qui est dans l'intérêt des Français parce qu'on étudie mieux quand on est les études les la recherche ça se fait dans le monde aujourd'hui. C'est la recherche dans le monde. Donc si nous nous refermons, si nous allons étudier entre nous, si quand vous si jamais vous arriviez par malheur et que vous refusiez que dans nos que dans nos universités, il y ait des gens qui viennent dans une proportion fixée par une politique par une grande politique publique d'accueil des étudiants étrangers, et bien vous appu vous approuvririez notre notre université.

C'est une évidence. Je je rebondis en maintenant sur deux petites remarques. Les visas aller retour.

Je vous rappelle que dans cette dans cette commission, nous avions imaginé les visas aller retour et je vous invite à à à considérer ce qui se passe en ce moment pour les réfugiés syriens. Nous avons en France des réfugiés syriens dont l'administration a reconnu qu'il devait dans cette période en Syrie où on sait pas trop si on va perdre son statut de réfugié les autoriser à rentrer avec un un permis de transport, un permis de voyage de façon à pouvoir aller voir ce qui se passe en société civile. J'ai une dizaine d'exemples. voir si on peut vraiment reprendre une diplomatie civile en Syrie quand on est réfugié syrien en France sans perdre le statut de réfugiés parce qu'ils sont quand même pas fous.

Donc ça permet bien pour dire que on est bien dans l'application de la loi par des administrations qui se mettent dans la politique publique qu'on a essayé de faire ici et qui sont chargés de les mettre en œuvre de manière intelligente. Merci Frédéric. Mesdames les rapporteurs.

Oh pardon. Oui, Liliana euh très court. Oui, merci monsieur le président.

Juste très court, juste pour vous dire que c'est important euh de de créer les conditions pour accueillir des étudiants euh d'Afrique. Mais je voudrais ici témoigner, comme on parle de terrain, que dans les circonscriptions très éloignées du Finister et du Morbillant, et bien nous avons des pêcheurs sénégalais qui sont embauchés et qui d'ailleurs sont très appréciés par les patrons pêcheurs français parce qu'ils sont bosseurs et ils ont l'esprit maritime. Et c'est pour ça que je pense que il faut vraiment exploiter toutes les possibilités qui apportent une plus-value à notre pays et y compris dans des territoires dit éloignés de la métropole.

Merci. Très bien. Mesdames, les rapporteurs, après ces nombreuses questions, vos réponses.

Oui, merci monsieur le président. Bon, je sais pas si on pourra répondre à tout, mais en tout cas ce que ce qu'on peut déjà dire, c'est que ce débat est extrêmement intéressant ce matin et ça permet aussi de voir enfin de clarifier totalement les positionnements des uns et des autres. Moi, je voudrais rebondir sur quelques remarques.

Vous avez évoqué, collègues du Rassemblement national le la mauvaise opinion de la France dans certains pays. Vous avez même donné des statistiques à l'appui. Tout à l'heure, j'ai commencé mon propos par vous dire que dans de nombreux pays, les gens sont hyper connectés.

Ils suivent l'actualité politique française. Et j'ai presque envie de vous dire, collègues, cette mauvaise opinion de la France, vous en êtes en grande partie responsable. Vous en êtes en grande partie responsable.

Les propos que vous tenez systématiquement en euh discriminant avec des propos racistes sur une certaine partie de la population qui vit en France ou de certains pays que vous ciblez en permanence contribue contribue largement à cette mauvaise opinion de la France que vous évoquez. Et donc si vraiment votre intérêt si vous avez à cœur les intérêts de la France, je vous invite à faire attention de la manière dont vous parlez de certains pays et de certaines personnes et certaines nationalités. parce que là en l'occurrence vous contribueriez à améliorer très largement [grognement][raclement de gorge] l'image de la France dans plusieurs pays et l'opinion que certains peuvent en avoir.

Je vous le dis parce que c'est bien d'avoir des des statistiques et des critiques mais allez discuter localement et notamment avec les sociétés civiles comme on a pu le faire et vous verrez que les propos qui sont tenus régulièrement et que vous alimentez ont une ont un impact extrêmement important. Ce qui m'amène à la question des visas et pour le coup, moi je vais venir en soutien de ma collègue. Vous savez, pendant les différentes auditions, on s'est beaucoup posé la question de cette politique des visas.

Et à un moment, on s'est même dit mais peut-être qu'en réalité si on voulait éviter justement cette problématique OQTF enquistement et bien peut-être que supprimer totalement les visas pourrait être une solution parce que ça permettrait des mobilités qui sont assez libres et des personnes qui peuvent aller et venir comme ils le souhaitent, partir, revenir, pouvoir revenir et ne pas se dire qu'avoir un visa, ça peut être un one shot une fois dans sa vie qu'il ne pourra plus jamais se déplacer. Ce sont des questions qu'on s'est posées au moment des auditions et au moment du travail euh de ce rapport. Mais ce qui est surtout très intéressant dans la manière dont vous posez les choses, c'est que vous voyez la question des visas non pas comme une utilité de diplomatie ou de travail avec certains pays, vous le prenez sous le prisme de sanction vis-à-vis des États.

Mais si c'est exactement ce que vous avez dit parce que lorsque ma collègue a dit "Mais si la France continue à durcir l'attribution de visa, bien il faudrait une réciprocité des États face à nous sur la question des visas, ce qui est assez logique puisque ne pas donner de visa, c'est en réalité ne pas contribuer à à l'essort de la France, c'est contre les intérêts de la France, de ne pas justement de délivrer autant de visa." Mais donc ce qui est intéressant, c'est que ce qu'on peut constater, c'est que si demain par malheur, et je ne le souhaite pas, vous arriviez au pouvoir, vous vous utiliseriez le levier des visas comme des sanctions vis-à-vis de certains États, ce qui est assez problématique, ce qui va pas du tout dans le sens des intérêts de la France. Ça a été dit à plusieurs reprises, mais au moins que tout le monde sache exactement quelle politique, en tout cas la manière dont vous envisagez la politique internationale pour la France et quelle est votre vision de la diplomatie en réalité ?

Euh oui, vas-y. Mes liens. Oui, bien sûr.

Essayez de répondre à toutes les questions. Euh je [grognement] vais essayer, je vais essayer, je vais essayer. Euh peut-être sur les comor, je pas compris.

Euh alors, je sais plus qui l'avait posé que nous étions absents. Est-ce que vous pouvez m'en dire un peu plus s'il vous plaît ? On n'est pas on n'est pas absent descomor il y a un programme de développement France Comor qui est en place qui est financé qui a des résultats assez assez faibles.

Il faut quand même dire la vérité. Non, je pensais la présence de la France dans le canal du Mozambique est faible. nos relations avec la Tanzanie, avec le Mozambique, avec Madagascar, avec l'Afrique du Sud sont faibles et je pense que c'est problématique parce que la diplomatie des Comor et la diplomatie des pays qui exercent une influence sur les coms et qui sont présentes au Comor, que ce soit la Russie, les Émirats arabes unis, l'Arabie Saoudite et cetera et cetera.

En revanche, elle est très puissante. Très très bien. Merci chers collègues.

Euh notre présence est faible. Oui, parce que c'est pas historiquement des zones que la France a l'habitude de de côtoyer beaucoup. Jibouti, oui, mais on peut pas dire que notre présence est faible à Jibouti.

Nous sommes très actifs et très présents et il y a eu pas plus tard qu'il y a 2 mois un déplacement du MDF avec des entreprises françaises et qui vont profiter euh de Dibouti pour essayer de rayonner euh dans tous les pays autour. Euh la Tanzanie, moi je peux citer une excellente ambassadrice Saint-Sopia V qui fait un travail extraordinaire et qui met la Tanzanie en valeur souvent et qui attire des entreprises. Madagascar aussi, nous avons de plus en plus d'accord avec les universités. avec les laboratoires de recherche, avec les entreprises euh et nous avons un dynamisme assez assez fort.

Nous avons des clubs d'affaires, nous avons enfin donc je vois pas comment on peut dire queon n'est pas très présent. C'est des pays de ma circonscription aussi et je vois le travail de nos diplomates sur place et je peux vous dire que nous sommes présents, actifs et plutôt bien reçus. Euh, j'aime beaucoup le député français nez pas dire ça.

Bah, c'est c'est pas une sanction pour moi. Euh, et comme je suis aussi pour la réciprocité, c'est pas une punition [grognement] que dire que la réciprocité c'est bien. Euh et qui va perdre ou qui va gagner, on va pas jouer à ce jeu-là. on est des pays partenaires et euh et je pense qu'on peut on peut être plus intelligent que ça.

Euh sur comment améliorer notre image. on sait ce qui fonctionne et j'ai envie de dire en fait je suis sur le terrain et c'est intéressant d'aller sur le terrain et j'ai la chance et l'honneur immense d'être élu sur un territoire de 49 pays donc 80 % de l'Afrique notamment l'Afrique sub-saharienne et je visite de et 3 mois je visite entre deux et trois pays tous les mois et c'est vrai que je crée des relations avec les sociétés civiles sur place en plus des députés sur place et des Français évidemment sur place et que je peux la tester. Enfin, si vous voulez, la prochaine fois, je ferai des vidéos à chaque fois pour vous dire à quel point on est ben je vous emmènerai aussi avec grand plaisir, mais je visite deux à trois pays tous les mois.

C'est pas grave. Très [rires] bien. Je te partagerai mes mails, pardon.

Non, juste pour dire que on est très apprécié. Il y a une demande de France. La demande de France, elle grandit tout le temps et ce qui fonctionne et ce qui fonctionne bien depuis le discours de Waga, qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas, c'est tous les partenariats, les doubles diplômes avec l'université à Dakar Cherantadiop, avec les universités au Maroc et en Côte d'Ivoire et de plus en plus de jeunes du coup font de la mobilité sud- sud et du coup du Sénégal vont au Maroc euh de la Centrafrique vont dans les universités au Sénégal parce qu'il y a un double diplôme avec une avec une école française ou une université française.

Donc quand ils seront diplômés, ils pourront étudier en Europe, en Afrique, aux États-Unis parce qu'ils auront un diplôme français de très bonne qualité et un diplôme de leur pays, de leur université de très bonne qualité. et ça fonctionne très bien. Et si je peux euh pousser une initiative qui répond à tous nos besoins de mobilité, c'est le PIMEF, ce programme de mobilité de l'Agence Universitale de la Francophonie pour qui je regrette les baisses de subvention comme pour la PF d'ailleurs.

Euh ça fonctionne, il y a déjà 100 universités partenaires avec des la mobilité sud-sud qui fonctionne parfaitement bien. Donc c'est un modèle de visa de d'Erasmus francophone qui fonctionne bien et comme il est là, soutenons-le. Euh parce qu'on a aussi de plus en plus d'universitaires français qui veulent aller avec ce programme étudier en Côte d'Ivoire ou au Sénégal.

Bon, au Maroc, il y en a beaucoup. Merci Amélia. [grognement] Euh bien conformément euh Jérôme Buisson, peut-être s'il y avait peut-être un McLas ou quoi ? [rires] Ah ça, vous êtes optimiste.

Euh non, je voulais quand même revenir sur deux choses. Vous qui voyagez beaucoup, vous l'avez dit. dire que le le Rassemblement national serait responsable de la mauvaise image de la France à l'étranger.

Bon, vous avez le droit de le le le penser, vous avez le droit de le dire, mais j'ai le droit de vous dire que aussi ça c'est c'est totalement disproportionné. Vous savez, quand vous voyagez, vous rendez compte que le patriotisme, c'est une des choses les plus partagées dans tous les pays. C'estàd que il y a pas plus patriote qu'un marocain, qu'un Tunisien, qu'un Sénégalais.

Et on le voit d'ailleurs lors des des parties de foot. Voilà, chacun est là pour son drapeau et donc en fait ce que nous on fait en France, je crois pas que les Sénégalais ne nous le reprochent et que les Marocains nous le reprochent parce que ils ont le même sentiment chez eux. Alors par contre l'idéologie l'idéologie qui fait du mal effectivement elle est pas portée par nous, elle est portée par l'extrême gauche.

C'est-à-dire que l'idéologie du décolonialisme et de la repentance des dizaines d'années après euh la la décolonisation de certains pays fait que effectivement vous entretenez un sentiment de de de ressenti au lieu de tourner la page. Et en fait c'est c'est vous qui qui faites des piqures de rappel sur sur le ressentiment envers la France. Et c'est comme ça d'ailleurs qu'on se retrouve avec euh nos nos armées qui sont même éjectées des des des pays africains alors que elles apportaient quand même dans la plupart des cas euh sécurité euh et tranquillité euh pour les populations.

Merci Pierre Rive Cadalin. Oui. Il reste notre collègue à apprendre que l'extrême gauche n'est pas représenté dans cette émission que qu'il y a lutte ouvrière le nouveau parti capitaliste pour cela, mais surtout c'est absurde de dire que pardon qui a dit quelqu'un quelqu'un vient de parler d'antisémitisme là nous sommes la force qui lutte contre tous les racismes.

Si vous voulez vous vous taisez là, c'est une honte. Et si vous voulez si vous voulez si vous voulez nous faire un procès, allez-y. Mais c'est c'est inadmissible.

C'est pas le débat. Ce genre de chos ce genre de choses sont absolument inadmissibl. Par ailleurs je par ailleurs un public nous regarde si non c'est pas la vérité qui bl sont des propos diffamatoires et d'ailleurs moi j'ai intenté un procès en diffamation contre le président du département du finistère qui m'a traité d'être antisémite.

Donc ça suffit et sur la situation post-coloniale le le rapport le dit d'ailleurs très bien le travail de mémoire est absolument central. Ça suffit de reprendre à l'envie ce terme de repentance qui est le terme d'Éric Zemour qui est qui est un terme comme ça utilisé galvodé. J'ai Il est important de reconnaître les faits pour ce qu'ils sont.

Et lorsque il y a eu une polémite dans ce pays parce que Jean-Michel Apati avait dit que les massacres étaient inacceptables en Algérie, que général Buot il enfumait des Algériens dans les grottes et qu'à ce moment-là bah des intellaniques de votre côté là étaient là ah mais quelle honte de dire ça et cetera. Non, il faut reconnaître les faits tels qu'ils sont et c'est à partir d'une lecture de l'histoire partagée que justement nous pourrons avancer ensemble et lutter de toutes les rives de l'Atlantique et de la Méditerranée contre toutes les formes de racisme. Parce que ça, si vous voulez, c'est ce qui fait que la France a une forme républicaine et ceux qui ont combattu la forme républicaine de la France, il siègent de votre côté.

Bien mes chers collègues, la discussion générale est close. Nous allons donc conformément pardon tout petit peu. Ouais mais alors bon ça va rebondir hein.

Ça va rebondir. Tout dernier tout petit point sur les armées. J'ai entendu armée éjectée.

En fait non quand on quand on va dans ces pays-là et quand on échange avec nos armées aussi elles n'ont pas été éjectées. Elles sont parties et elles l'ont décidé depuis 2017. Et il y a un plan de départ progressif parce que justement on veut changer notre relation avec ces pays.

Il a un plan de départ progressif décidé en 2017. Donc on n pas décidé du jour au lendemain de partir, c'est prévu depuis 2017. Et le dernier en date en Centrafrique, on a décidé de fermer, je l'ai regretté.

Le président Toadera voulait pas qu'on parte. Nous avions 200 militaires sur place. Le président Toadera avant d'être élu s'était réfugié dans cette base.

Elle lui avait sauvé la vie et il voulait pas qu'on s'en aille. C'est nos armées qui ont décidé de partir. Certainement un problème financier, j'imagine, je l'ai fort regretté, mais personne nous a demandé de partir en tout cas en Centrafrique.

Résultat malheureux, les Russes ont pris la base. Mes chers collègues, la discussion générale est close. Conformément à l'article 145 du règlement de l'Assemblée nationale, il revient à présent à notre commission de se prononcer sur la publication du rapport d'information que viennent de nous présenter nos deux rapporteurs.

Je rappelle à toute fin utile que notre vote ne porte pas sur le contenu du rapport mais sur la diffusion comme document officiel. Donc je vous consulte qui est pour noter. Qui est contre ?

Qui s'abstient ? Merci cher collègue. Il a ainsi décidé le rapport sera euh publié et distribué.

Je remercie nos rapporteurs nos rapporteurs pour ce travail intéressant, le débat qui en a suivi qui a été très riche et merci chacun a pu s'exprimer. Merci. Voilà, la séance est levée.

Merci. Mais oui, le débat est intéressant. Oui, oui, oui.

Et tout le monde s'exprimé. Tout le monde s'est exprimé et puis bon personne lit soit je voulais