Bérenger Cernon, ancien cheminot et nouveau député - Reportage #cdanslair 16.07.2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 20 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:00OuverteRéponse directe
Des gens issus de la société civile, c'est un pli qui a été pris.
- 4:30OuverteRéponse directe
Ca permet de réconcilier les Français avec la politique?
- 5:00OuverteRéponse directe
La présidence de l'Assemblée est-elle importante?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30B.CernonFait
« Il y a un peu de pression. Je ne suis pas aussi connu que N.Dupont-Aignan. »
- 1:30B.CernonChiffre
« Quand 90 % des gens sont contre, ça paraît complètement cohérent, quand la plupart des gens demandent juste la reconnaissance de l'Etat palestinien. »
- 2:30B.CernonFait
« Il faut avoir conscience qu'aujourd'hui, c'est LFI, demain, EELV, etc. »
- 3:30G.SlimanFait
« En 2022, on avait eu un flux, grâce au RN et à La France insoumise... »
- 4:00B.MorelFait
« En 2017, c'était très à la mode. Quand vous venez du privé, construire une carrière politique, c'est compliqué. »
- 5:00B.MorelFait
« Les Français étaient opposés au cumul des mandats. »
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Pour cet ancien cheminot, c'est un changement de décor. - Dans ce RER, un passager pas comme les autres: B.Cernon, ancien conducteur de train, devenu député.
Elu lors d'une triangulaire dans l'Essonne face au président du département, et surtout N.Dupont-Aignan, en place depuis 27 ans. - B.Cernon: Il y a un peu de pression.
Je ne suis pas aussi connu que N.Dupont-Aignan. Il va falloir que je fasse ce que je peux pour me faire connaître. - Pour cet ancien syndicaliste, c'est costume-cravate de rigueur.
Séance photo officielle à l'Agence France-Presse. - Tu les croises comment? - B.Cernon: Comme ça.
C'est intimidant. Il y a l'émotion. Petit à petit, on prend conscience qu'on entre dans le monde de la députation, dans le monde politique. - A 36 ans, ce novice en politique doit maintenant embaucher son équipe.
Cette candidate postule pour devenir son assistante parlementaire. - B.Cernon: J'ai un gros enjeu autour de la com.
C'est une circonscription qui était médiatisée. Je me dis que j'ai un an pour faire mon trou et me faire connaître. - Elle a déjà travaillé 6 ans auprès d'une autre députée LFI.
Une expérience qui lui sera bien utile. - B.Cernon: C'est un peu ingrat.
C'est le député qui est mis en lumière, mais le travail en coulisses, c'est les collaborateurs. - Autre passage obligé pour tout nouveau député: le rendez-vous avec le déontologue de l'Assemblée, accompagné de son attaché de presse. - B.Cernon: Il y a tellement de dérapages... - Réunion à huis clos d'une trentaine de minutes pour lui expliquer les règles à respecter.
Celui qui s'est battu contre la réforme des retraites compte bien se faire entendre dans l'Hémicycle. - B.Cernon: Quand 90 % des gens sont contre, ça paraît complètement cohérent, quand la plupart des gens demandent juste la reconnaissance de l'Etat palestinien.
Il faut aussi comprendre que l'Assemblée est représentative de la vie de tous les jours, de ce qui se passe dans la rue. - De la rue au Palais-Bourbon, B.Cernon s'est engagé en politique pour combattre l'extrême droite. - B.Cernon: On est dans la cour d'honneur, comme les grands. - Mais aussi E.Macron qui, selon lui, n'entend pas le verdict des urnes. - B.Cernon: Il faut avoir conscience qu'aujourd'hui, c'est LFI, demain, EELV, etc.
Aujourd'hui, LFI, c'est l'épouvantail. Ca commence très mal. - B.Cernon ne sait pas encore dans quelle commission il siégera.
Une chose est sûre: pas question d'oublier d'où il vient. Son 1er engagement: défendre les cheminots de la SNCF. - C.Roux: Vous regardiez attentivement ce reportage, G.Sliman.
Vous disiez que c'est un profil issu de la vie quotidienne. - G.Sliman: En 2022, on avait eu un flux, grâce au RN et à La France insoumise...
Il y avait déjà eu, avec E.Macron, un certain nombre de profils de gens plus classiques, plus "normaux", qui n'étaient pas forcément tous hauts fonctionnaires. A droite, on voyait des avocats ou des médecins.
Voir à l'Assemblée des gens qui peuvent être cheminots ou autres...
Les Français l'apprécient, tout autant que ces personnes ne fassent pas honte par ce qu'ils disent. Je pense par exemple à ce RN qui se targuait d'avoir des candidats qui ressemblent à la vie réelle. Certains avaient pu se prendre les pieds dans le tapis.
Tant qu'ils ne se prennent pas les pieds dans le tapis, c'est un atout d'avoir ces personnalités qui ressemblent aux Français. - C.Roux: Des gens issus de la société civile, c'est un pli qui a été pris. - B.Morel: En 2017, c'était très à la mode.
Quand vous venez du privé, construire une carrière politique, c'est compliqué. C'est compliqué ensuite de ne pas être en difficulté. Il n'y a plus le cumul des mandats.
Le repli dans les collectivités devient moins évident. - C.Roux: Ca permet de réconcilier les Français avec la politique?
Ca fait partie de ce genre de profils qui peuvent être audibles par une partie de ces Français qui ne veulent plus les entendre? - B.Morel: C'est l'ambiguïté.
Les Français étaient opposés au cumul des mandats. - N.Schuck: Ca a été à la mode à un moment, la société civile.
On est dans un régime de type parlementaire où il faut être aguerri à ces joutes verbales et à ces jeux de coulisses. On voit bien que la candidature de L.Tubiana pouvait poser des difficultés.
Si on avait un président de l'Assemblée qui l'était lui aussi, comment on faisait? Tout risque d'être grippé. - G.Sliman: C'est pour les personnes qui vont être en première ligne que ce problème se pose.
Quand on est député "classique", beaucoup moins. - C.Roux: Question. - G.Daret: Le nom d'A.Genevard, la patronne par intérim des Républicains, dont le travail parlementaire est reconnu sur les bancs de l'Assemblée, c'est un nom qui circule et qui pourrait faire l'objet d'un accord avec la majorité sortante dans le cas où il y aurait des discussions autour de ce pacte législatif, mis sur la table par L.Wauquiez.
Ce serait une candidature de consensus et le début de la coalition entre la droite et la majorité sortante. La majorité sortante commence à comprendre que ça va être difficile de remettre en place la même présidente, Y.Braun-Pivet, en donnant l'impression que rien n'a changé après une défaite politique. - C.Roux: La présidence de l'Assemblée est-elle importante? - B.Morel: C'est un poste stratégique.
Il a un rôle de thermostat et de soupape. C'est le président de l'Assemblée qui prend le thermomètre. Généralement, il prend le parti de l'opposition et fait baisser la pression.
Ce n'est pas le seul poste à responsabilité. Le 19, les membres du bureau, les questions, par exemple...
Il y a un vrai sujet.
Bérenger Cernon