Marc Fesneau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteÉludée
Entre les deux, où va votre préférence ?
- 0:36RelanceRéponse partielle
Ce n'est pas le cas de Laurent Wauquiez, qui est plus sur une ligne buissonniste. Ça devrait vous parler tout de même ?
- 1:02OuverteRéponse directe
Ce rapprochement, UMP, centriste, MoDem compris, vous y êtes favorable ou pas au MoDem ?
- 2:03FerméeÉludée
Ce que François Bayrou appelait hier l'usine à gaz, c'est un gage que donne le modem à l'UMP pour clarifier la position du modem en ce moment ?
- 3:03OuverteRéponse directe
Est-ce que le maire de Bordeaux est toujours considéré au modem ce matin comme le meilleur candidat de l'UMP pour la présidentielle ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Vous avez trouvé la critique injuste ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:10Invité politiqueFait
« nous nous situons dans l'opposition à la politique menée par le gouvernement au niveau national. »
- 1:15Invité politiqueFait
« Il y a besoin d'alternance dans le pays. »
- 2:29Invité politiqueFait
« La vérité c'est que cette politique ne marche pas. »
- 2:31Invité politiqueFait
« Elle ne marche pas sur le plan de l'emploi, elle ne marche pas sur le plan de la croissance »
- 2:38Invité politiqueFait
« la politique économique est une politique brouillonne. »
- 3:51Invité politiqueFait
« François Bayrou a eu une expression en 2012, une expression à titre personnel d'ailleurs. Il n'y avait pas de consigne de vote pour les militants du modem. »
- 4:03Invité politiqueFait
« il faudra que des gens qui n'ont pas voté pour lui en 2012 votent pour lui en 2017. »
Temps de parole
- Marc Fesneau70 %
- Présentateur30 %
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Votre invité ce matin, Éric Delvaux, c'est Marc Fénaud, le secrétaire général du MoDem. Bonjour Marc Fénaud. Bonjour. A l'UMP, on attend la nomination d'un nouveau secrétaire général, votre alter ego. Ça devrait se passer entre Laurent Wauquiez d'un côté, Nathalie Kosciusko-Morizé de l'autre. Entre les deux, où va votre préférence ?
Par nature, je pense que nous n'avons pas, comme responsable politique, à nous mêler de ce qui se passe à l'intérieur des autres formations politiques. On verra bien les équilibres, on sent bien qu'il y a une nécessité de créer des équilibres pour trouver des équilibres dans les équipes que constitue Nicolas Sarkozy. On verra bien, on n'a pas à se mêler. Nous n'accepterions pas que l'UMP fasse des choix.
Il ne s'agit pas de vous mêler, mais Nathalie Kosciusko-Morizé, par exemple, elle, elle souhaite un rapprochement avec le centre, MoDem inclus. Ce n'est pas le cas de Laurent Wauquiez, qui est plus sur une ligne buissonniste. Ça devrait vous parler tout de même ?
En tout cas, c'est vrai que nous avons travaillé avec Nathalie Kosciusko-Morizé, en particulier lors des élections municipales de 2014. Donc c'est en tout cas à l'UMP quelqu'un qui a fait preuve d'ouverture. Je connais moins le positionnement de ce point de vue-là de Laurent Wauquiez, on verra bien, mais c'est vrai que nous avons travaillé avec Nathalie Kosciusko-Morizé récemment.
Ce rapprochement, UMP, centriste, MoDem compris, vous y êtes favorable ou pas au MoDem ?
Écoutez, on a clairement dit, et François Bayrou le premier, que nous nous situons dans l'opposition à la politique menée par le gouvernement au niveau national. Il y a besoin d'alternance dans le pays. Et dans le besoin d'alternance, il y a besoin d'opérer des rassemblements. Et le rassemblement, il peut se faire avec manifestement une part de l'UMP, manifestement pas toute l'UMP, puisqu'on a entendu un certain nombre de déclarations. Mais si on veut redresser le pays, il faudra à la fois rassembler ceux qui aujourd'hui sont dans l'opposition nationale, mais ceux qui aussi sont dans l'abstention.
Et ceux qui, sur l'aile plus à gauche, on va dire, ça a été dit par un certain nombre de responsables, y compris à l'UMP, ont envie de voir la politique nationale changer. Il y aura besoin d'un rassemblement large. Il ne suffira pas d'une victoire en 2017. Il faudra aussi créer les conditions de pouvoir réformer le pays. On voit bien que le président de la République actuelle est dans la situation de ne pas pouvoir réformer le pays, de ne plus pouvoir réformer le pays, parce qu'il n'a plus de majorité dans le pays, et plus de majorité sans doute à l'Assemblée nationale, en tout cas plus de majorité claire.
Et donc il y aura besoin d'un rassemblement assez large, et donc nous y sommes favorables.
Et quand François Bayrou déclare hier que le gouvernement Hollande est justement à côté de la plaque, d'un point de vue sur sa politique économique, qu'il qualifie au passage d'usine à gaz, c'est un gage que donne le modem à l'UMP pour clarifier la position du modem en ce moment ? Je ne crois pas du tout que ce soit un gage.
D'ailleurs François Bayrou a toujours dit qu'il avait de grands doutes sur la politique économique telle qu'elle était menée par le gouvernement et conduite par François Hollande. La vérité c'est que cette politique ne marche pas. Elle ne marche pas sur le plan de l'emploi, elle ne marche pas sur le plan de la croissance, et c'est pour ça que nous pensons qu'il faut changer de politique. Au-delà d'ailleurs de ça, il faudrait dire que la politique économique est une politique brouillonne. On a du mal à voir avec des signes contraires ce qu'est la ligne concrète.
On nous dit pas que de responsabilité, on nous dit compétitivité des entreprises, et par ailleurs on ne voit pas les mécanismes d'allègement des contraintes se mettre en oeuvre, et il y a un certain nombre de sujets qui ne sont pas ouverts. Donc on a des mécanismes contraires qui font que les messages étant contradictoires, on ne voit pas bien où on va. Ce que François Bayrou appelait hier l'usine à gaz. C'est une usine à gaz.
On avait cru comprendre il y a quelques semaines que le modem marchait dans les pas d'Alain Juppé. Est-ce que le maire de Bordeaux est toujours considéré au modem ce matin comme le meilleur candidat de l'UMP pour la présidentielle ?
Écoutez, on considère qu'avec Alain Juppé, on peut faire un bout de chemin, parce qu'il se met dans la situation de celui qui veut rassembler au-delà de son propre parti et même au-delà de son camp. Et donc tous ceux qui participeront de cette volonté-là, on les accompagnera, et c'est dans ce cadre-là qu'on accompagne Alain Juppé.
Le tacle de Nicolas Sarkozy dimanche soir sur TF1 reprochant au modem son manque de clarté et d'avoir fait élire François Hollande. Vous avez trouvé la critique injuste ?
J'ai trouvé la critique. Alors on est à la fois injuste et puis en même temps on est dans les éléments de langage interne. C'est d'ailleurs un peu les turpitudes des partis politiques. On parle à son électorat interne et donc on a besoin de donner des gages et de chercher des boucs émissaires. François Bayrou a eu une expression en 2012, une expression à titre personnel d'ailleurs. Il n'y avait pas de consigne de vote pour les militants du modem. Deuxième chose, si Nicolas Sarkozy, si j'ai bien compris les choses, il a envie d'être candidat en 2017, veut gagner en 2017, il faudra que des gens qui n'ont pas voté pour lui en 2012 votent pour lui en 2017.
Le rassemblement, il devra dépasser ceux qu'il avait rassemblés en 2012, sinon il sera battu. C'est de l'équation politique. C'est une équation mathématique et politique. Ils devront parfois de pair.
Marc Fénaud, le secrétaire général du modem, était ce matin l'invité de France Inter. Merci et bonne journée.
Au revoir.
Marc Fesneau