Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 12 avril 2024 4 minAutoproduitFond programmatiqueCulture, médias & sportNumériqueÉducation & recherche

Déclaration du Président Emmanuel Macron depuis le Festival du Livre de Paris.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Emmanuel MacronChiffre
    « Les jeunes passent dix fois plus de temps devant les écrans qu'à lire, selon une récente étude du Centre national du livre. »
  • 0:25Emmanuel MacronFait
    « On a lancé, il y a plusieurs années, durant le premier quinquennat, un plan pour les bibliothèques, pour la lecture à voix haute et le pass culture. »
  • 3:00Emmanuel MacronPromesse
    « Un quart d'heure ou une demi-heure de lecture chaque jour pour nos enfants, je crois que c'est un geste très simple qu'on peut organiser dans la société. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les jeunes passent dix fois plus de temps devant les écrans qu'à lire, selon une récente étude du Centre national du livre. D'abord, est-ce que ce résultat vous inquiète et comment engager un sursaut face à ce qui représente un décrochage ? Évidemment que cela m'inquiète.

On voit bien qu'il y a une transformation des usages et ça correspond un peu à tout ce qu'on vit et qu'on sent sourdement dans la société. C'est-à-dire que le trésor d'une nation, c'est sa jeunesse. C'est aussi pour ça qu'on a lancé, il y a plusieurs années, durant le premier quinquennat, un plan pour les bibliothèques, pour la lecture à voix haute et le pass culture.

On fait le maximum pour que les jeunes aillent vers la culture et puissent aller vers le livre, et que la lecture soit aussi au cœur de l'école. Ce qu'on voit, c'est que la transformation des usages a une force. Il y a une espèce de grand courant qui est lancé.

Donc il faut répondre de multiples manières. Il faut sensibiliser les parents. Il faut, et c'est ce qu'on va faire avec la commission que j'ai lancée sur les écrans, réussir à en avoir un bon usage.

On verra ce que disent les meilleurs scientifiques qu'on a réunis. Mais on voit bien qu'on a des enfants, parfois très jeunes, qui passent trop de temps sur les écrans, ce qui les écarte de la lecture. Or on a besoin de la lecture.

C'est ce qui vous permet de transmettre un savoir, ce qui le structure aussi, ce qui vous donne un repère, et ce qui vous permet, je le crois très profondément, d'avoir accès à une sensibilité et aussi à des savoirs, à ce qui vous précède et vous établit comme personne, comme homme. Puis, il va nous falloir relancer très fortement une initiative pour la lecture. Donc j'ai demandé à la ministre, et on va y travailler ardemment à l'école, dans les bibliothèques, et dans tous les lieux où nos enfants se trouvent, les crèches et autres, de s'assurer qu'on a des livres, mettre plus de livres, inciter à la lecture et peut-être maintenant systématiser ces rites de lecture quotidienne.

Un quart d'heure ou une demi-heure de lecture chaque jour pour nos enfants, je crois que c'est un geste très simple qu'on peut organiser dans la société et qui va créer le rapport au plaisir, à la détente d'abord, puis une forme de bonne addiction, c'est-à-dire l'addiction aux livres, à l'apprentissage, au savoir, à la poésie, aux romans, à l'essai, etc. Quand les résultats de ce rapport vous seront-ils présentés ? Sur les écrans, ce sera dans quelques semaines, fin mars, début avril.

C'est une initiative d'ampleur que je veux prendre sur tous ces sujets. Monsieur le Président, comment allez-vous aborder la question du livre d'occasion qui a été énormément soulevée ici ? Il y a tout un travail qui a été fait par l'ensemble des éditeurs avec le ministère de la Culture.

J'ai demandé à la ministre de me faire des propositions sur ce sujet dans les tout prochains jours, et elle annoncera les mesures avant la fin du salon. Mais on va réagir et s'assurer que le livre d'occasion ne puisse pas être ce qui contourne le prix unique du livre, qui est une chance pour la France, qui lui a permis d'aider les éditeurs et les auteurs et de préserver notre diversité culturelle. Pas simplement l'exception française, parce qu'on ne veut plus que ce soit une exception, on veut plutôt contaminer les autres, mais une diversité d'auteurs et d'éditeurs qui est formidable.

On a besoin de ça. Vous avez raison de le dire aussi, les libraires et les libraires indépendants. Donc l'ensemble de ce ce monde du savoir, de la transmission du livre, cet écosystème, comme on dit, du livre, on doit le préserver.

Aujourd'hui, ce qui est vrai, c'est que le livre d'occasion, surtout quand il est fléché par certaines plateformes, c'est une espèce de de mauvais usage, en tout cas de contournement de ce prix unique. Donc on va essayer de mettre en place une contribution qui permette de protéger le prix unique et permette à nos auteurs, nos éditeurs et nos traducteurs aussi d'être mieux aidés. Merci beaucoup.