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Conférence de presseParti socialiste (sur YouTube)· 5 septembre 2023 91 minAutoproduitActualité / polémiqueTransportsTravail & emploiÉconomie & entreprisesLogement

La France péri-urbaine est-elle la France « des beaufs » ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 64 %Attaque 26 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 48:00OuverteRéponse directe

    Comment lier les milieux où la voiture diminue (centres-villes) et ceux où elle est nécessaire (périurbain) ?

  • 49:00OuverteRéponse directe

    Comment jugez-vous les critiques faites à Anne Hidalgo sur la place de la voiture à Paris ?

  • 50:00OuverteRéponse directe

    Que signifie le terme 'beauf' et peut-on l'assimiler à une catégorie sociale ?

  • 51:00OuverteRéponse directe

    Le périurbain est-il aussi la France de ceux qui n'ont pas le temps à cause des trajets ?

  • 52:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi parle-t-on toujours des 'beaufs' et pas des élites parisiennes ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quels loisirs et études pour les enfants dans la France périurbaine ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 18:00AchilleChiffre
    « En moyenne aujourd'hui on est autour de 40 45 km dont 15 15 km en avion. »
  • 4:40Fait
    « il est plus cher de vivre en périurbain profond qu'en milieu urbain »
  • 10:20Fait
    « Michael Delafosse a rendu les transports collectifs gratuits pour tous les habitants des villes périphériques de Montpellier le week-end »
  • 15:20Fait
    « les fonds européens sont très rigides dans les procédures de subvention »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

douce je vous souhaite bienvenue dans la table ronde la plus polémique de cet université d'été j'espère que vous vous êtes prêt parce que ça va dépoter je remercie l'intégralité de nos intervenants donc moi je suis Alizée je suis la secrétaire nationale à l'éducation populaire du parti et je suis Lauren d'origine je suis montée à Paris parce que évidemment on ne descend pas à Paris on monte il y a un aspect symbolique pour faire mes études j'y suis restée et j'habite actuellement dans le 94 et je suis une bouffe parce que nous sommes tous le beauf de quelqu'un d'autre j'ai une passion notamment pour la variété française et ma fille de 2 ans a déjà l'accent lorrain malheureusement puisque a priori je n'ai pas perdu cet accent quand je suis très fatiguée ou très énervé quiconque a eu un enfant de 2 ans c'est de quoi je parle je vais vous proposer de avoir une petite méthode de fonctionnement un petit peu particulière puisque je sais que sur la table ronde précédente certains et certaines d'entre vous sont frustrés de ne pas avoir posé de questions nous sommes nombreux sur ce sujet avec des intervenants de qualité et pour vous permettre néanmoins de pouvoir interagir avec nos participants j'ai quatre jeunes camarades qui se sont portés volontaires vous en avez deux ici faites coucou coucou dans deux là coucou leur mission c'est de venir chercher vos questions si vous avez une question pour la salle à n'importe quel moment nous aurons deux salves de réponse peut-être plus si on y arrive vous levez la main ils viennent vous voir vous leur posez votre question et ils seront chargés de les synthétiser de les poser en même temps si je fais 10 minutes par intervenant vous les contrez vous-même nous avons 75 minutes de débat j'ai pas la place de vous faire intervenir donc malheureusement il n'y aura pas de de questions debout lever mais nos camarades sont là pour vous permettre de participer et d'interagir avec la salle et je vais tout de suite donner la place la parole à nos deux intervenants donc Achille et Jean-Yves et j'excuse d'entrée de jeu Achille qui va devoir malheureusement nous quitter pour une histoire de train très rapidement donc si tu si tu peux en quelques minutes oui merci pour pour cette invitation je m'excuse effectivement je vais devoir vous quitter le débat avait été décalé dans la journée je l'explique donc j'avais un train à 18h55 et je dois absolument rentrer à Nevers donc voilà je m'en excuse je sais que c'est pas très sympa pour les autres invités c'est pas très sympa non plus pour vous si vous aviez des questions bon le péril urbain de quoi le périt urbain est-il le nom voilà si vous avez besoin de titres qui ne font absolument pas polémique extrêmement plat peut-être un peu ennuyeux je suis universitaire donc je peux vous en donner un certain nombre le périurbain c'est une catégorie un peu piège alors qui renvoie en réalité à des réalités extrêmement différentes je pense que vraiment faut insister là-dessus qui renvoie à des réalités extrêmement différentes le périurbain de Nantes n'est pas le périurbain autour de Toulon le périurbain des grandes villes n'est pas le périurbain des villes moyennes je crois qu'il faut quand même vraiment insister là-dessus alors d'où vient ce péril urbain le périurbain ça vient de la périurbanisation donc de l'extension des villes c'est c'est quelque part pour donner une définition un peu peut-être un peu académique c'est ce qui dépend d'un pôle urbain mais qui n'est pas dans la continuité du bâti donc il y a une dépendance ou en tout cas des liens des interrogations entre l'urbain et le pérurbain voilà donc c'est un peu le tiers espace entre le Graal et l'urbain voilà une fois qu'on a dit ça c'est un espace qui a énormément cru notamment après guerre et en particulier dans les années 60-70 sous l'effet de quoi de l'extension des zones pavillonnaires des lotissements ou parfois de d'aménagement de d'habitat individuel plus diffus et de centre commerciaux en périphérie des villes voilà ça nous renvoie d'ailleurs pas tout à fait non plus au même paysage donc là aussi les paysages du périurbain sont sont pluriel évolution urbanistique permise par quoi permise bien sûr par la démocratisation de l'automobile dans les années 60 un français en moyenne par 5 km par jour pour aller voilà en moyenne aujourd'hui on est autour de 40 45 km dont 15 15 km en avion tout le monde n'utilise pas l'avion bien sûr mais voyez donc on a quand même une explosion de manière générale des mobilités et donc une dépendance très grande dans ces espaces à la voiture c'est peut-être ce qui fait commun entre les différents espaces périurbains avec la dépendance à la ville puisque souvent vous avez vous pouvez trouver maintenant des services publics etc mais souvent l'offre des services importants l'hôpital la préfecture pas la mairie bien sûr ou tout un tas en tout cas tous les services importants sont souvent dans le centre ville de la ville moyenne ou de la grande ville à proximité diversité des donc des dubéry urbains diversité aussi sociologique mon collègue en dira quelques mots on a une diversité extrêmement importante là aussi avec du pérurbain plutôt populaire c'est le cas notamment autour de certaines grandes villes avec effectivement des populations reléguées des qui n'ont plus les moyens de se loger dans les grandes villes et puis on a un Perru urbain parfois aussi plus riche parfois autour des grandes villes et parfois aussi autour des villes moyennes ou en moyenne le périurbain est plus riche que la ville centre voilà je pense qu'il faut aussi le souligner tout le monde ne l'a pas forcément en tête diversité aussi politique puisque la gauche c'est pas non plus complètement absente de ces espaces on a une diversité bien sûr le Front national progresse partout mais on a encore des bastions socialistes notamment dans le périurbain ou divers gauche et donc le périurbain aussi d'un point de vue politique il est extrêmement pluriel et finalement peut-être que avant de laisser la parole à mon collègue j'aurais tendance à dire puisque j'ai fait aussi une séquence sur le rural ici en tout cas quelques jours avant pour la fnacer ces grandes catégories elle nous aide certes à comprendre un peu les choses la situation mais elle masque aussi beaucoup de choses si vous prenez juste la catégorie périurbain et que vous essayez de faire une politique publique pour le pérur urbain alors vous pouvez essayer mais si vous ne ciblez pas périurbain populaire si vous y allez un peu comme ça de manière générale j'ai bien peur que ce soit relativement inefficace et donc ces catégories là faut pouvoir les utiliser l'urbains le périurbain le rural mais il faut aussi savoir s'en méfier voilà je serai pas plus long et je vous remercie merci Achille donc Achille et géographe et je le remercie d'avoir fait ce saut dans notre table ronde pour nous éclairer éclairer notre propos Jean-Yves tu peux te présenter en deux mots et nous dire également qui sont celles et ceux qui habitent le périurbain je suis professeur de sciences politiques et j'ai également créé l'Institut cluster 17 qui est institut d'études sondage qui fait des études d'opinion tu as déjà dit beaucoup de choses donc je vais essayer d'être assez rapide l'idée ici c'est de donner quelques quelques éléments de cadrage pour nos échanges le périurbain est a bien fait de le souligner c'est un espace qui est extrêmement divers d'ailleurs c'est pas propre au péril urbain c'est vrai aussi des banlieues par exemple en banlieue il y a la Seine-Saint-Denis en banlieue il y a les Hauts-de-Seine ces deux univers qui sont à peu près opposés surtout un univers qui est pauvre un univers extrêmement riche un univers qui vote à droite qui vote Renaissance un autre qui vote à gauche il y a la même chose dans le périurbain faut bien avoir ça effectivement à l'esprit il faut se méfier je crois de beaucoup de constructions simpliste qui tendent à opposer des métropoles mondialisés riches déconnecté un PER i urbain qui serait lui le vrai peuple enraciné porteur des vraies valeurs de la France etc comme les promeux un certain nombre de de dci tout de ou d'analystes le périurbain c'est quoi c'est tout simplement des gens c'est au cœur c'est un autre élément quand même peut-être que je voudrais évoquer au préalable c'est que on est dans un moment de très grande mutation de nos sociétés relativement rapides et ces mutations elles ont une forte dimension spatiale les villes se transforment les banlieues se transforment l'entourage des villes se transforme et le périurbain c'est un élément qui est au cœur de ces transformations on l'a peut-être déjà oublié mais Paris était une ville ouvrière il y a encore une cinquantaine d'années au moment des premières élections à municipales il y avait je crois encore 40% de la population parisienne qui était ouvrière bon le Marais est un quartier populaire la Bastille le quartier de la Bastille 11e arrondissement était un quartier ouvrier donc les territoires se transforment extrêmement vite vérité les territoires se transforment extrêmement vite à la fois dans leur logique de fonctionnement dans leur composition sociale dans leurs orientations politiques et ça ce sont effectivement des des éléments qu'il nous faut prendre en compte qu'il nous faut analyser de manière fine de manière précise pour comprendre ce qui se passe pour comprendre ce que vivent les citoyens ce que vivent les français pour comprendre leurs attentes pour comprendre leur demande leur frustration leurs orientations politiques alors dans le périurbain qui trouve donc qui sont les habitants du périurbain comme tu l'as évoqué des populations très différentes pour une raison très simple c'est que le périurbain est un espace ne serait-ce qu'en termes de valeurs du foncier de valeur des biens immobiliers extrêmement hétérogènes en gros la logique du périurbain c'est une logique qui veut que beaucoup de citoyens sont demandeurs de pavillon veut vivre dans des maisons on le rêve de vivre à la campagne d'avoir un jardin etc et presque toujours le plus proche possible des grandes métropoles le plus proche possible du coeur de ces grandes métropoles où sont concentrées les activités les loisirs les services donc la logique est simple évidemment un peu simplifié dites comme ça la logique est simple une maison avec un jardin vos d'autant plus cher que les proches d'une grande métropole et les prix baissent évidemment au fur et à mesure où on s'éloigne de ces grandes métropoles la conséquence et les simples elle aussi c'est que dans le périurbain de la première couronne celui qui touche les grandes métropoles les prix sont généralement élevés et donc ces territoires accueillent des populations riches ou voire très riches voire plus riches que dans les métropoles et à l'inverse plus on s'éloigne de la métropole parfois à 50 60 70 km on est encore dans l'ère métropolitaine on est encore dans un territoire qui d'une certaine manière même si le terme est inexact est encore un peu un territoire de banlieue périurbains de périphérie de la ville on est encore donc dans l'ère métropolitaine mais on est à 70 km à 70 km il y a plus beaucoup de services publics voir il y en a plus du tout il y a plus de moyens de transport collectif il faut une voiture évidemment pour se déplacer on va en parler je pense abondamment ici donc je vais aller vite on est dans une dans un tout autre périurbain et là on est dans un périurbain qui est plutôt un périurbain de classe populaire ou de toutes petites classes moyennes en général c'est pas les plus pauvres c'est pas les plus pauvres parce que il faut quand même pouvoir venir s'installer il faut pouvoir acheter une maison faire un crédit il faut pouvoir posséder une ou deux voitures et ça c'est un autre élément qui est fondamental de ce péril urbain populaire donc le plus éloigné c'est que les gens qui vivent dans ces territoires connaissent des conditions d'existence qui sont complexes qui sont difficiles parce qu'ils sont soumis à des budgets qui sont extrêmement contraints faut s'imaginer un couple d'ouvriers un homme ou une femme ouvrière ou une ouvrière un employé etc donc un ménage qui va gagner entre 3500 4000 parfois 4500 euros donc toute petite classe moyenne ou haut des classes populaires et qui va devoir rembourser un crédit qui va d'avoir avoir deux automobile pour aller au travail pour emmener les enfants à l'école pour aller acheter une baguette de pain dans la plupart des communes périurbaines il y a plus de boulangers il y a plus de il y a plus de commerce pour aller à l'hypermarché pour etc donc des budgets qui vont être extrêmement contraints une voiture ça coûte au moins 500 euros par mois deux voitures ça fait 1000 euros par mois si vous avez en plus un remboursement 1000 euros par 2000 euros vous voyez plus c'est un il vous reste plus grand chose c'est ça le périurbain populaire lointain et pour terminer il y a beaucoup d'autres choses à leur parler est-ce que ce périurbain est de droite ou plus et même plus précisément est-ce que ce péril urbain est d'extrême droite parce que c'est une idée qui circule très largement et qui d'ailleurs ne circule pas uniquement dans les esprits de certains éditorialistes qui d'une certaine manière parcourent aussi un peu parfois la littérature scientifique ou les ouvrages des chercheurs la réponse est non non le périurbain n'est pas d'extrême droite il y a aucune donnée aujourd'hui disponible qui démontrerait cela au contraire j'ai regardé avant de venir le vote en 2012 et en 2022 donc à 10 ans d'écart des territoires périurbains et j'ai regardé comment ces tableaux qui sont disponibles tout le monde peut retrouver facilement j'ai regardé comment se périr urbain enfin comment les habitants de se perdurbain votaient en fonction de leur éloignement de la métropole puisqu'on l'a compris c'est un enjeu majeur plus on est éloigné de la métropole plus on est dans du périurbain élargi du Grand périurbain et plus on est en présence de population de la toute petite classe moyenne ou des classes populaires et bien ce que montre les données ce que montre les données c'est que le périurbain ne vote pas très différemment du reste du pays plus on est proche de la métropole plus le périurbain a tendance à voter pour des parties de droite ou pour Renaissance Emmanuel Macron est très fort par la dernière présidentielle dans le périurbain qui touche les grandes métropoles quand on s'éloigne effectivement une progression une augmentation du Front national mais qui n'est jamais extrêmement élevée qui n'est jamais extrêmement élevé c'est-à-dire le Front National au plus haut dans le périurbain atteint 28% je parle de Marine Le Pen au premier tour après un score qui est légèrement supérieur à sa moyenne nationale mais qui n'est pas si élevé c'est-à-dire que 72% des habitants du périurbain me votent pas Marine Le Pen son intègre en plus ces abstentionnistes on est à moins d'impéri urbain sur 10 dans ces territoires qui votent pour le Front National au premier tour donc l'image d'un périurbain qui serait acquis aujourd'hui à l'extrême droite serait un territoire de beaufs d'extrême droite pour reprendre le titre volontairement provocateur de cette table ronde c'est un pur fantasme c'est une c'est une représentation inexacte dangereuse une certaine manière dangereuse de l'espace politique aujourd'hui il n'y a pas d'opposition aujourd'hui cette opposition entre des territoires périurbains populaires d'extrême droite opposée à des banlieues immigrés et à des métropoles mondialisées ça ne résiste pas analyse ici et pour une raison très simple que mon que mon camarade a exposé précédemment c'est que ce périurbain est très complexe il est très multiple il est à l'image du pays en réalité et il reflète sa diversité culturelle donc voilà ce que je voulais dire pour ouvrir la discussion non le périurbain n'est pas une France périphérique d'extrême droite qui s'opposerait à des bobos déconnectés merci je te remercie de cette introduction et maintenant que tu as parlé tu as posé les termes du sujet je voulais vous remercier d'être tous et toutes aussi nombreux à l'heure de l'apéro je tiens à remercier le ministre de l'Intérieur qui a fait de cette table ronde un événement on en attendait pas tant et je me tourne maintenant vers pierre Jouvet mais avant je vous rappelle les conditions de participation pour que celles et ceux qui nous ont rejoint en cours de route si vous avez une question à n'importe quel moment vous avez des super porte-paroles qui sont juste ici et juste ici vous levez la main ils viennent jusqu'à vous ils prennent votre question et au moment d'interroger nos intervenants ils seront vos porte-parole ça permet de fluidifier le partage avec vous pierre je me tourne vers toi puisque on l'a dit les nos amis du périurbain ne sont pas ni des bofs ni des gens qui fument des clubs qui boivent du pastis et qui roulent au diesel pour paraphraser un membre du gouvernement et je me tourne vers toi pour savoir pourquoi est-ce que finalement nous faisons cette table ronde aujourd'hui à Blois merci Alizée alors tu l'as dit on a fait cette table ronde de manière provocatrice dans son titre et je suis satisfait de voir que ça fonctionne satisfait de vous trouver nombreuses et nombreux satisfait aussi de voir que le débat tel qu'il a été posé à l'instant par Jean-Yves et par Achille va éclaircir très clairement nos échanges pourquoi est-ce qu'on a voulu faire cette table ronde pour un truc assez simple finalement j'aurais pu l'intitulé nous élus de la France périurbaine même si elle est multiple sommes-nous des bofs et je pourrais me poser la question de suis-je un beauf moi le maire d'une commune de 4000 habitants à 65 km de la métropole de Lyon ça a été décrit pourquoi est-ce que j'ai voulu faire ça parce que j'ai un souvenir extrêmement blessant d'un bureau national du Parti socialiste qui s'est passé trois jours après le démarrage de la crise des gilets jaunes et dans ce bureau national du Parti socialiste le débat c'est évidemment lancé sur les gilets jaunes et j'étais assis on était dans une salle pas à Ivry dans Paris j'étais assis je me rappelle très bien au deuxième rang à côté de mon ami Sébastien vincini qui est peut-être là président du conseil général de Haute-Garonne maintenant qui lui est aussi plus que de la France pérenne lui c'est la France rurale à picaru et à sainte-gabelle même si on descend dans les lieux-dits dans les villages et on s'est tapé pendant deux heures une succession d'interventions par des camarades qui étaient là qui nous ont expliqué la vie en nous expliquant que finalement ces gens là qui arrivaient sur des ronds-points n'avaient rien compris était finalement des fachos en puissance et que surtout il fallait se tenir extrêmement éloigné de tout ce mouvement parce qu'en fait vous comprenez c'est pas notre cœur de cible politique et électorale parce que le fond du sujet il est là et je remercie Jean-Yves de l'avoir posé dans ces termes et c'est pour ça que je voulais qu'il soit à cette table ronde dans ces termes stratégiques et politiques de déconnexion profonde de ce que sont les France parce qu'en fait elles sont divers et le sujet n'est pas d'opposé les métropoles les grandes villes la France rurale ou les France périurbaines définissons les comme ça mais c'est d'arrêter dans le débat politique une espèce de caricature qui ferait croire qu'il y a une certaine forme de français un peu isolée parfois on se presque quand on dit qu'on est élu de la France dit profonde j'adore quand les gens disent et élu de la France profonde on se demande presque si on a le courant l'électricité si on est capable de regarder la télé et je le dis de manière encore plus provocatrice que le thème du débat mais la réalité elle est là et quand j'entends aujourd'hui certains responsables politiques mais je vais revenir sur deux et là aussi de manière très claire Gérald Darmanin qui se veut le chantre des classes populaires donc il nous a saisi sur cette table ronde que j'ai invité à venir je regrette qu'il ne soit pas là mais en réalité il n'aurait pas pu tenir le débat parce que quand on a été ministre du Budget pendant la crise des gilets jaunes qu'on est celui qui est responsable de toute la rigueur budgétaire qui a créé la France des gilets jaunes qui a créé ce sentiment de rupture qui a créé cette inégalité fiscale qui a créé ces ruptures dans le pays on ne peut pas tenir ce débat et on ne peut pas faire une sorte d'hypocrisie expliquant que on défendrait la France populaire parce que comme un autre camarade plus à gauche qui s'appelle Fabien Roussel chef du Parti communiste on voudrait caricaturer une certaine forme de France vous savez cette France finalement des bofs le bof de cabus tel qu'il a été défini après Mai 68 parce que ça vient de là ce serait finalement cette France un peu en retrait qui finalement est réalisé l'a dit fumerait des clopes voire et du pastis écoute Michel Sardou on a eu le débat Michel Sardou en plus du débat made in cet été et donc on aurait les espèces de deux France vous avez d'un côté la France bien élevée bien éduquée bien proportionnel qui permet à ses enfants de réussir dans la vie qui arrive à se développer et une autre France qui serait une France arriéré et ce que j'ai voulu faire avec cette table ronde en éclaircissant le débat et qu'on va avoir maintenant c'est pour ça que je voulais poser ce cadre introductif sans apporter à ce stade des réponses et j'en apporterai après dans notre table ronde et dans le débat c'est de dire qu'il faut arrêter ce schéma là on a fait dans notre organisation de notre université d'été la volonté de reconquérir les classes populaires et reconquérir les classes populaires les classes populaires elles sont partout dans le pays et si on veut reconquérir les classes populaires on doit avoir un discours qui est un discours de la réalité on ne considérant pas qu'il y a différents typologies de Français selon les territoires dans lesquels on habite est-ce que je veux dire c'est que cette France dite périurbaine elle a été décrite elle est divers non seulement à la des talons elle a des réussites mais elle n'est pas la caricature que certaines et certains voudraient en faire et donc on se doit nous aujourd'hui non seulement d'avoir un discours sur les mobilités ça a été dit la clé de cette France dit père urbaine c'est la bagnole il faut se le dire c'est la voiture comment se déplacer quand on est à 60 ou 70 km d'une métropole si on n'est pas la chance d'habiter sur une ligne de train si on n'a pas une voiture c'est la question du logement et je sais que François on parlera donc je vais pas trop intervenir sur ce champ et notamment sur la question de la du prix du foncier du prix de sa maison c'est la question les services publics qui peu à peu ont pu se retirer d'un certain nombre de territoires c'est la question aussi de la forme et ça elle est très profonde de cette ce sentiment de relégation sociale qu'un certain nombre de nos concitoyens peuvent avoir notamment sur la réussite scolaire et sur la réussite éducative quand on voit par exemple à quelques jours de la rentrée scolaire le nombre de fermetures de classe qu'on a dans ce pays non seulement dans les villes mais dans la France rurale et dans la France périurbaine sans que tout ça ne fasse aucun bruit ou presque et où on s'aperçoit qu'on a peu à peu des territoires qui reculent on a aussi cette France qui a vu petit à petit c'est commerce de centre-ville disparaître parce que ça a été très bien dit par Achille elle sait notamment organisée autour des actes des zones d'activité commerciale et où elle a vu ses centres-villes se vider et ses centres-villes qui aujourd'hui ont des pattes portes qui sont totalement vides c'est pas de porte totalement vide qui je le rappelle il y a quelques années on fait la réussite électorale d'un certain Donald Trump aux États-Unis parce que ça aussi c'est un angle mort complet qu'on a dans nos politiques publiques et où on considère pas que la problématique de cette nostalgie et je terminerai là-dessus sur mon premier propos on a une forme de nostalgie française qui est absolument terrifiante je vais vous faire une anecdote pour terminer dans ma ville de Saint-Vallier il y avait il y a quelques années les nouvelles galeries vous connaissez les nouvelles galeries depuis que je suis arrivé à Saint-Vallier il y a maintenant plus d'une quinzaine d'années tout le monde me parle des nouvelles galeries tu te rends compte avant c'était mieux il y avait les nouvelles galeries au bout d'un moment quand même ce truc des nouvelles galeries ça me trottait dans la tête j'ai mais c'était où les nouvelles galeries faites moi aussi c'était les nouvelles galeries à Saint-Vallier elles ont fermé il y a 50 ans il y a 50 ans et les gens en parlent encore aujourd'hui avec une nostalgie qui dit oui mais tu te rends compte c'était mieux avant des gens de 40 ans qui me disent mais il y avait les nouvelles galeries c'était mieux avant et bien ce sentiment là je le dis sous cette forme de boutade qui nous fait sourire mais ce sentiment là il est d'une violence absolue et quand on ne répond pas à ces problématiques François les connaît très bien il y a beaucoup travaillé aussi du commerce de proximité de ces commerces de centre-ville d'accès aux soins d'accès aux services publics d'accès à l'école de capacité aussi de pouvoir sortir du territoire dans lequel on est né dans lequel on n'a pas forcément choisi de naître mais où dans lequel on a l'impression qu'on ne peut pas sortir cette forme d'assignation à résidence qui est amenée dans une certaine forme du pays c'est à ça que nous devons répondre et je crois que c'est cet atelier doit apporter des pistes des réponses et des réflexions sur ce sujet merci Pierre et merci d'avoir parlé du mouvement des gilets jaunes parce que je vous avoue que moi je n'étais pas en bureau national à l'époque j'étais juste en réunion de section et je crois que j'ai vécu le un des moments les plus mortifs de ma vie militante parce que je me suis retrouvée avec des amis des copains des camarades qui se sont mis à faire des poncs sur mes copains sur mes camarades de lycée sur ma famille et sur mes amis sur les gens que je vois quand je quand je rentre j'en profite pour vous conseiller un excellent petit bouquin d'insociologue qui s'appelle ceux qui restent et qui traite justement cette question du rapport entre ce qui reste dans ces territoires et ceux qui partent et comment se construit ce malaise parce que il y a eu la crise des gilets jaunes que nous avons pas traité maltraités que le gouvernement a méprisé et qui n'est pas vous aider et en fait cette colère elle est toujours là elle est toujours là elle est plus sur les ronds-points elle bloque plus les routes mais il y a encore des gens aujourd'hui qui ont toujours leur gilet jaune sur le pare-brise arrière sur bien en évidence sur leur siège et en fait ça les travaille c'est pas parti et ça nous travaille c'est ça reste structurant d'une partie de nos territoires et ça dit quelque chose de ce malaise et moi vraiment quand on m'a proposé de de présenter ce tableau ronde j'ai des copains qui m'ont dit n'y va pas vraiment tu tu vas te prendre un truc sur Twitter ça va être un freux n'y va pas évite et moi j'avais envie de venir parce que je pense qu'il faut qu'on règle ce malaise et je me tourne vers Delphine parce que Delphine quand on a préparé cette atelier elle m'a dit ah d'abord moi je suis une beau trop très tranquillement c'était très drôle et surtout elle m'a décliné à un trois profils qui sont hyper intéressants donc j'aimerais bien que tu nous parles alors oui effectivement moi je contrairement à toi et mon moment plus mortifère ça a été le moment mais camarades se sont rendus compte que je participais à cette table ronde mais tu vas pas y aller parce qu'effectivement je suis la bouffe je suis désolé pierre je joue à la pétanque pas trop mal alors je bois pas de Ricard ouais j'écoute de la variété française du coup je me suis même demandé si j'allais pas vous chanter les lacs du Connemara l'histoire de vraiment le faire vraiment et puis non alors j'ai grandi dans un quartier populaire je vis aujourd'hui dans le périurbain et d'ailleurs depuis que j'ai commencé à travailler à partir de mon j'ai quitté Paris j'ai toujours vécu dans le périurbain et jamais dans les centres-villes par choix par choix de cette petite ville que tu décris celle qui avait ces petites galeries Lafayette comme tu dis ce village à la pagnole dans en fait tous les Français rêvent encore et qui existent plus ou qui existent quasiment plus moi aujourd'hui je vous décris la bouffe qui joue à la pétanque qui tricote pas mes kikou Alizée elle tricote on en parlait en rigolant et mes parents combles du sumo du truc ils vont dans le même camping depuis 40 ans alors vous imaginez à côté de ça je me moque et je parle trop long couramment j'écoute culture je sais qui est chez le et j'ai un diplôme de journaliste et c'est vrai que quand j'ai lu le titre je suis désolée j'ai senti de la condescendre voilà et plein de mes camarades ont senti de la condescendance et je suis ravie finalement de participer à cette table ronde parce que il y a pas cette condescendance c'était juste de la provocation et je suis ravie de le savoir voilà oui je te décrivais trois trois types de périurbains parce que quand je croise mes voisins je me demande toujours est-ce qu'ils sont là par choix est-ce qu'ils sont là parce qu'ils ont pas le choix ou est-ce qu'ils ont juste grandi là et effectivement moi je décrirais trois types de périurbains le périurbain choisie ce dont on parlait Jean-Yves ceux qui voulait une maison avec un jardin avec la balançoire au fond pour les enfants mais tout cela c'est des gens qui sont aujourd'hui condamnés à utiliser leur voiture et du coup le rêve qu'ils avaient devient presque cauchemar encore juste aujourd'hui avec le prix de l'essence qui augmente et ça crée de la frustration c'est chez ces gens qui avaient choisi cette vie après il y a ceux qui ont pas choisi c'est ce que moi j'appelle le périurbain contraint c'est tous ces gens qui adorent vivre en centre-ville mais quand n'ont pas les moyens mais qu'on a assez de moyens pour pas vivre dans les quartiers populaires et eux et bien ils disent que peut-être ils vont trouver le village à la pagnole et puis à la fin il trouve des villages dortoir et ben quand on vit dans un village dortoir on a pas envie de s'investir dans la vie du village et c'est un cercle vicieux en fait parce que qui s'investit pas fait que ça reste un dortoir les troisièmes c'est le périurbain subit moi je les appelle comme ça c'est les vieux habitants de ces villages ceux qui sont là depuis toujours et eux ils ont pas choisi tous ces gens qui arrivent autour d'eux ils sentent la vie de leur village de pagnols qui s'échappe killer échappent et en plus le pire dans tout ça ils ont donc du coup ils ont plus la sensation d'être chez eux ils le disent en plus on est plus chez nous et leurs enfants pourront même plus s'installer dans ces villages là qui sont devenus des villes parce que mathématiquement tous les nouveaux arrivants fait augmenter le prix du bâti et je pense que c'est assez colère assez frustration assez sensations de plus être chez soi pour ses pour ces derniers qu'il va falloir répondre il faut répondre absolument voilà je me tourne vers toi maintenant Stéphane tu es député tu vas nous parler de ton territoire et j'ai envie de te dire pour toi c'est quoi le problème aujourd'hui c'est quoi qui fait c'est au-delà de ces trois profils c'est quoi qui fait que finalement il y a un malaise et c'est quoi les problématiques qu'il faut qu'on traite alors beaucoup de choses ont été dit déjà sur le contexte et effectivement ce qui ce qui conduit à se balèze mais peut-être revenir quand même sur un certain nombre d'évolution et qui à mon sens ne vont faire que aggraver dégrader la la situation si on y trouve pas rapidement des solutions ce périurbain pour beaucoup c'était un c'était un rêve ou une espérance et qui s'est traduit par un rêve non seulement qui ne s'est pas réalisé mais qui plus est qui pour certains virent vivre au cauchemar et tout cela risque de se dégrader avec l'évolution de notre société ça a été très bien évoqué par Jean-Yves avec la question du changement climatique et de la nécessité à agir en faveur de la transition énergétique et écologique je pense à la question des déplacements le tout voiture on le sait doit cesser pour les raisons que l'on connaît cette dépendance au fossiles doit aussi évoluer sauf que il s'agit pas de décider de la mise en place des zones à faibles émission dont on comprend bien l'intention sans qu'il n'y ait derrière de disposition et de proposition d'Al pour ces gens quand je lisais sa vie recochemar c'est que des gens qui ont fait le choix de vivre à proximité alors plus ou moins proche de la ville mais qui aujourd'hui n'ont pas de solution de déplacement collectifs parler ces pièces qui évoquaient le sujet des des gardes des TER non mais enfin moi sur mon territoire c'est un vrai problème aujourd'hui les lignes non seulement ont été fermées impossible de les faire rouvrir et il y a aucune proposition alternative donc ce sentiment quand les gens d'abandon va se dégrader dans cette dans ce dans ce contexte là et puis il y en a un autre qui est on parlait des services publics jusque là la question des services publics c'était un sujet qu'on aborde dès uniquement que dans les territoires ruraux alors pour vous décrire moi je suis député de Haute-Vienne mais avant d'être député j'étais maire d'une petite commune de 600 habitants au sud de Limoges et c'est vrai que chez nous déjà la disparition des services publics ça fait longtemps qu'on l'a subi mais sur les territoires périphériques des d'une ville moyenne comme comme Limoges on ne subissait encore pas cette pression là ce qu'aujourd'hui c'est devenu une réalité pour les gens qui les conduit à devoir là encore ce déplacer donc je crois que c'est un sujet sur lequel il faut aujourd'hui qu'on apporte réponse service public service de proximité se pose la question du zan parlons-en je pense que alors pour beaucoup ça doit être cette un terme barbares je pense le zan qui qui va pas dire grand chose c'est le zéro artificialisation nette qui va faire que demain les possibilités enfin c'est déjà le cas aujourd'hui mais les possibilités de construction sont extrêmement limitées mais qui se traduisent de fait par une inflation et une flambée du coup de l'immobilier du coup des terrains donc qui va conduire encore plus aussi à ce et puis à la question des médecins je ferai écho au travail qu'on a conduit à l'Assemblée avec Guillaume Garraud tant qu'on aura pas réglé la question de la présence aussi de professionnels de santé sur l'ensemble des territoires voilà ça aussi c'est un sujet transversal mais qu'on retrouve aujourd'hui sur des territoires compte où on ne vivait pas ces situations et notamment les territoires périodes merci Stéphane avant de donner la parole à François magie du direct je salue Nora bienvenue Nora qui n'est notre député européenne qui n'était pas prévu sur cette table ronde mais qui est apparu comme par magie et finalement on l'a presque au moment de la préparation on t'a presque invoqué parce qu'avec François on évoquait le rôle de l'Europe aussi sur ces territoires périurbains mais avant d'enchaîner je me tourne vers votre Super Sport parole pour savoir si nous avons déjà quelques questions venez venez dites-nous tout on a une question d'un camarade qui est par là qui se demande comment lier les milieux ou la voiture diminue c'est-à-dire les centres villes où on fait diminuer la voiture et les lieux où la voiture est nécessaire c'est-à-dire les milieux périphériques et périurbains puisque pour se déplacer elles sont nécessaires dans comment on fait pour lier c'est bien cela si je ne me trompe pas c'est deux milieux là voilà tout simplement et on a une autre question d'une camarade qui demande à intervenantes comment jugez-vous les critiques faites à Anne Hidalgo par rapport à sa politique face à la place de la voiture dans dans les villes Paris merci on sent que la voiture est un sujet qui vous travaille la suite des questions donc moi de mon côté donc j'ai deux questions donc quelle est la c'est fini la signification du terme Beaufay comment peut-on l'assimiler et la seconde donc on parle souvent de la France Perry huberne périurbaine en termes de classe de pouvoir d'achat est-ce que ce ne serait pas non plus la France de ceux qui n'ont pas le temps étant donné qu'ils sont sur la route et par conséquent la France qui attend qu'on leur libère du temps et du coup moi je crois qu'on a une dernière question là aussi vas-y et on a une autre camarade qui demande pourquoi est-ce que on parle toujours des beaufs et pas des élites parisiennes qui sont aussi problématiques et donc et beauf on peut être les deux [Applaudissements] la France des grandes villes ne serait-elle pas celle des condescendants trop gâtés par la concentration des emplois les mieux rémunérés l'offre complète de mobilité la complétude des services publics et j'ai une deuxième question qui est plus ciblée pour Pierre du coup avec les politiques avec les politiques de Macron qui ont tendance à porter aux collectif atteintes aux collectivités territoriales comment aujourd'hui défendre cette France Pérou urbaine débauche qui qui veut répondre en premier vas-y Delphine alors pour ma part pour ce qui concerne la place de la voiture à Paris je serai ravi dans toutes les agglomérations qui ne sont pas Paris de pouvoir bénéficier et de des mêmes transports collectifs que les Parisiens et donc de ne pas avoir besoin de ma voiture sauf qu'aujourd'hui c'est pas le cas moi j'habite à 10 km de Toulouse aujourd'hui je suis donc dans la première couronne je ne touche pas Toulouse je suis séparée par la Garonne si je veux aller en centre-ville en bois en transport en commun j'ai un bus toutes les demi-heures il me faut 45 minutes pour aller en centre-ville ou alors j'ai le tramway qui n'a même pas sa voix à lui tout seul sur toute la ligne donc en fait c'est une voie partagée avec les voitures ça c'est pour répondre sur vraiment le sans voiture moi j'en rêverais franchement je perds du temps dans ma voiture je perds des points dans ma voiture je fais le chauffeur de taxi pour mon fils dans ma voiture donc en fait s'il y avait des métros et des RER métropolitains partout je serai la première ravie donc voilà pour ce qui est de Paris je crois que François tu voulais répondre à cette étape je voulais dire un peu plusieurs choses d'abord un ce qui a été démontré c'est que il y a pas de France périlleurbaine il y a des Français urbaine il y a des territoires avec je vais y revenir dessus avec des spécificités sur lequel il faut travailler bon la deuxième chose c'est à dire c'est qu'il y a pas de bons c'est quoi le bouffe alors effectivement c'est la définition c'est pétanque pastis barbecue je suis mal barré voilà bon mais ça suppose y compris que à gauche tout particulièrement peut-être parce que c'est l'autre sujet ça serait à prendre une certaine culture du respect et pas du mépris de catégorie de population ou de globaliser des populations voilà on connaît on sait assis il faut mener des combats moi je combat contre les racistes moi enfin j'en connais au milieu urbain je combat contre le sexisme ils ont connu aussi en milieu urbain j'allais dire il y a une définition c'est différent ce combat les cons en général mais la définition est déjà légèrement plus subjective bon donc après il y a des appréciations un peu particulières mais je pense que voilà ce respect des des cultures des territoires des histoires ça doit faire partie aussi de notre comportement politique parce que c'est là que j'en viens à l'histoire de la voiture justement moi il se trouve que j'ai un peu tout j'ai vécu en milieu urbain très urbain et donc là j'avais plus de voiture voilà et maintenant je veux partage entre un territoire très urbain la ville de Marseille où on trouve beaucoup de très très vieilles voitures voilà et donc problème des des feuilles et ainsi de suite bon et je vis le week-end à côté de Nîmes à 10 km où là j'ai de très très belles voitures mais sur des territoires où effectivement il n'y a pas de transport en commun suffisant pour pouvoir assumer les tâches du quotidien mais je vais aller plus loin je ne crois pas qu'on réglera la situation en augmentant les transports collectifs il faut les augmenter voilà enfin on va pas coller à Nîmes un métro qui va aller jusqu'à Alès voilà donc il y a un moment la prise en compte de la voiture individuelle doit se faire bon et la réponse ça peut pas être effectivement de dire bah écoutez il faut vivre comme un milieu urbain donc tout le monde en vélo à manger des produits du terroir et ainsi de suite parce que ça n'existe pas donc la réponse sur la voiture c'est la voiture propre et arrêtez quelque part de de de fixer de dire dans la tête des gens oui mais un jour on aura la disparition de la voiture parce que j'en amène une deuxième notion c'est que la voiture c'est une contrainte mais ça peut être un plaisir je suppose qu'il y en a la salle des gens qui comme moi aiment bien conduire bon voilà et que cette notion là je veux dire la voiture c'est aussi la liberté c'est aussi l'autonomie c'est aussi la dépendance moi quand j'étais jeune la première but dans la vie c'était d'avoir une voiture parce qu'on gagnait son indépendance bon donc il faut le prendre en compte voilà dans notre façon de réagir en politique après il y a quand même des spécificités j'en ai cité une c'est une question les mobilités elle est majeure bon et elle s'analise territoire par territoire il y en a une autre j'allais dire ça devrait être plus classique pour nous à gauche c'est la question sociale quand on a quand on a fait en 2014 la géographies de la prioritaire de la politique de la ville l'objectif pour pour moi c'était qu'on identifie les terribles les poches de pauvreté dans les territoires urbains il se trouve que on a commencé sur le faire sur toutes les villes de plus de 5000 habitants donc on a largement dépassé les territoires classiques de la politique de la ville je me souviens avoir été voir François Hollande en disant on lui apportant un livre où il y avait toutes les photos aériennes toutes les villes depuis 5000 habitants avec les poches du pauvreté et du coup tous les centres-villes en dehors des métropoles avec des concentrations de pauvreté donc avec la paupérisation la perte de la chute du commerce et ainsi de suite et toute tout ce que ça signifie pour des territoires comme celui-là et ça ça suppose du coup qu'on est des politiques spécialement ciblées il y a la politique de la ville pour les quartiers il y a beaucoup à faire c'était l'objet d'une table ronde d'hier il y a encore beaucoup d'affaires aujourd'hui il y a besoin de politique nationale ciblées sur ces territoires mobilité concentration de pauvreté concentration de pauvreté commerce et ainsi de suite et il y a deux sujets quand même que je vais aborder même si on pouvait en parler pendant des heures le problème c'est qu'une partie de nos politiques publiques nationales ne sont pas du tout adaptés il y a pas de ministère qui gère ses problèmes il y a eu une tentative avec le ministère de la cohésion des territoires au début du quinté du premier quinquennat Macron voilà qui a pas sorti de grand-chose finalement aussi il y avait un plan un plan sur qui s'appelait action cœur de ville pour la revitalisation des centres-villes 5 milliards d'euros qui ont été affichés bon sur les trois voilà c'était un vrai plan gouvernemental comme on sait les faire c'est à dire que sur les 5 milliards il y avait 3 milliards 500 millions c'était des crédit bonifiés de la Caisse des Dépôts ensuite il y avait 900 millions c'était avec son logement il y avait zéro crédit d'investissement de la part de l'État voilà donc ce plan c'était juste de la fumisterie il y a même plus maintenant du ministère de la cohésion du territoire donc là il y a un vrai problème des politiques nationales sur comment on arrive à être territorialisé et dans chaque ministère des politiques publiques spécifiques et pour ça il faut quand même que les responsable politique qui portent ça au niveau d'un gouvernement j'amène une deuxième réflexion qui pourrait faire l'objet d'un débat tout entier ce qu'il faut vraiment qu'on réfléchisse sur ce qu'on a fait sur la question des intercommunalités de métropoles et des la plus particulièrement dans ces territoires hors métropole sur les communautés d'agglomération on est passé d'une logique d'une logique qui était une logique de mutualisation et de complémentarité à une logique de subsidiarité ce qui fait que maintenant vous avez des maires qui sont le premier rempart voilà lorsqu'ils sont confrontés à un problème ils sont obligés de dire que c'est à cause de l'intercommunalité voilà et des intercommunalités qui bien entendu disent que c'est la faute des mères voilà on a quand même créé des choses qui font que petit à petit le pouvoir s'est éloigné la capacité d'agir y compris localement c'est éloigné donc là-dessus je pense que ça devrait on devrait revisiter tout ça et c'est la même chose d'ailleurs à l'intérieur de métropoles voilà ou tout d'un coup on a créé à la fois des entre guillemets des tasses politiques métropolitaine et une administration intercommunale qui ne voit jamais le citoyen et qui considère qu'elle doit faire ça à la place des communes et ça je pense que c'est aussi un des éléments qui a tiré vers le bas un certain nombre de territoire moi je voudrais compléter sur par rapport aux quelques questions qui ont été posées rapidement et en style un peu télégraphique comme vous êtes là nombreux dans la salle vous intéresser sur ce sujet du périurbain je pense que pour la plupart vous devez peut-être j'essaie de regarder des uns les autres que je connais en venir pour certains ou en tout cas il y avoir sans doute vécu et on peut faire le sondage et qui vient du péril urbain ici lever la main s'il vous plaît non c'est pas on la définit juste tout à l'heure non mais ça va c'est pas tant que ça non mais ce que je veux dire c'est que je veux répondre à une question que je ne veux surtout pas qu'on est Lude il y a eu la question qui a été donnée sur les grandes villes Jean-Yves l'a dit je veux le dire très clairement l'idée de ce débat c'est pas d'opposer et mon idée c'est pas d'opposer les grandes villes les métropoles aux périurbain ou aux zones rurales sinon on n'a rien compris parce qu'en fait en réalité il y a quand même quelque chose aussi qu'il faut qu'on se mette en tête moi je suis mère président d'intercommunalité conseiller départemental je cause beaucoup de cases négatives dans ce qu'on a décrit et cumula en plus mais bon ça on se refait pas les mères disent souvent ça ils disent ouais mais dans les grandes villes c'est un discours convenu tout à l'heure j'avais un rendez-vous avec le maire de Lyon on a évoqué tout un tas de sujets le maire de Lyon il a des difficultés extrêmement grande on a une paupérisation des grandes villes des métropoles qui est très grande on a des gens en difficulté la vie est pas toute rose dans les grandes métropoles françaises c'est pas ça qu'il faut dire et d'ailleurs c'est pas c'est pas la thématique donc je voulais répondre aussi à ça par cette réponse là de manière très claire si on est dans une opposition ça fonctionnera pas et je pense que le rôle des socialistes je l'ai dit dans un débat précédent dans lequel j'étais sur la question qui n'a pas grand chose à voir mais qui est la question de l'anti-racisme en France je pense que on doit réfléchir et construire un modèle qui est le modèle de société et de vivre ensemble qu'on veut collectivement quel que soit l'endroit dans lequel on vit dans lequel on est né quel que soit notre couleur de peau etc et ça c'est la raison même des socialistes sur la question qui a été posée des élites parisiennes j'arrive même pas à les définir comme ça les élites parisiennes parce que j'ai envie de dire à celui qui me posait la question on est le 26 août et les élites qu'on appelle dites parisiennes elles ont passé tous les thés généralement chez moi ou pas très loin de chez moi dans le Lubéron ou chez François Lamy et donc en fait une grande partie de leur vie elles vivent pas à Paris donc ce sont les élites peut-être tout court qui peuvent porter un discours qu'on descendant et puis quand elle rentre de leurs vacances d'été dans le Lubéron disent quand même c'est sympa mais comment vous faites pour vivre et bien c'est ça la condescendance c'est ça en fait le mépris que je disais tout à l'heure quand il regarde l'espèce de France démo en disant c'est quand même joli chez vous c'est ce que tu disais sur le village de pagnols ah c'est sympa on était à la fête du village moi je suis allé Sébastien je sais pas s'il est venu j'espère qu'il est là parce que j'arrête pas de lui rendre hommage moi j'ai fait la fête du village de picaru le 15 août c'est épique je vous garantis qu'il faut pas craindre de boire du Ricard parce que si vous craignez le truc mais et donc en fait ça fait un espèce de truc un peu nostalgique ce que tu disais le truc de Pagnol mais en fait François l'a dit il y a des gens qui aiment ça on est dans un truc ou pareil on oppose pas les systèmes on oppose pas les modèles et je crois que il y a aussi un élément déterminant et je vais m'arrêter là-dessus pour remettre un peu de l'eau au moulin de ce débat dans nos réponses politiques François disait je la nécessité de ne pas être méprisant dans l'expression et c'est aussi la raison de l'intitulé provocateur de cette table ronde le mépris qui peut être affiché dans les politiques publiques qui sont déclinés dans les réponses qui sont données etc et je le disais la France se périurbaine elle est divers selon les gens il y a des gens qui aiment d'autres trucs et d'autres qui en aiment pas mais il y a un élément central qui a été décrit par notre ami géographe tout à l'heure c'est pour beaucoup cette France dit périurbaine c'est une France de maisons de maisons individuelle il y a assez peu de grands ensembles c'est en fait finalement ce qu'on a défini en France les géographes l'avaient appelé comme ça le modèle Giscard le modèle Giscard c'est une maison individuelle deux gamins et un chien non mais je vous l'avais mais après c'est devenu un SUV etc mais donc les gens ont vu ça aussi comme une volonté de réussite sociale un mythe constructif de la réussite sociale et dans ce métier avec quoi il y avait la baraque le petit jardin on se sort un peu de la ville par choix parce que certains l'ont fait d'autres l'ont subi d'autres l'ont fait etc par volonté le premier truc qu'on a acheté dans sa maison c'était le barbecue non mais je le dis parce que c'est des thèmes qu'on aborde et qui sont abordés dans le débat politique mais quand Sandrine Rousseau mais sur la table un sujet qui est fondamental sur la consommation de viande et sur le fait que tous ici on mange beaucoup trop de viande et que demain pour le modèle de transition écologique et pour la protection du vivant qu'on veut faire il faut qu'on consomme beaucoup moins de viande que ce qu'on en consomme mais qu'elle le prend par l'angle du barbecue et dans ce mets dans un corner et on se fait shooter clairement parce qu'en fait les gens considèrent que leur petit plaisir du week-end quand ils ont bossé toute la semaine et qu'ils se retrouvent en famille ou avec des amis dans leur maison et qu'ils all leur barbecue et ben c'est le plaisir d'allumer le barbecue et qu'ils ont l'impression que nous la gauche on veut leur interdire le barbecue et de la même manière sur la question de l'eau puisqu'on peut faire la question aussi sur la transition écologique qu'est-ce qu'on a et bien sur la question de l'eau plutôt que de dire on a un problème sur l'agriculture qui va pomper beaucoup trop d'eau dans les nappes phréatiques etc on dit aux gens qui ont eu économiser toute leur vie qui se paye un crédit de dingue pour avoir un petit bout de piscine au bout de leur jardin on va supprimer les piscines mais sinon on est de gauche et qu'on dit des trucs comme ça mais on est dingue on va dans un mur et on se plante complètement et de la même manière quand après derrière on vient porter des discours là aussi trop moralisateur sur la question de la voiture on mélange les débats et tout à l'heure il y a eu une question une intervention sur la question par exemple des et des feux mais dans le périurbain les ZF franchement ça nous touche assez peu François l'a dit en réalité ça touche pour ceux qui sont en proximité immédiate mais le problème de la ZF pour certains et les métropoles sont en train de le régler c'est que François l'asile les voitures faire 4 ou en critère 5 qui demain pourront plus rouler elles sont pas à Saint-Vallier elles sont très peu à Saint-Vallier parce que quand vous faites 20 000 km par an avec votre voiture vous roulez pas en Clio 45 ans et vous vous êtes comme elle a dit j'arrive tout à l'heure endetté à 500 balles par mois avec votre crédit pour payer la voiture donc il faut aussi que nous-mêmes on soit dans la réalité et justement dans les politiques qu'on doit mener je conclu là-dessus ce que je crois déterminant c'est qu'on doit porter des actions et des propositions qui sont cohérentes avec ce qui est fait je prends un dernier exemple qui était en complément ce que disait François quand ils ont arrêté le dispositif cœur de ville ils ont créé un super dispositif qui s'appelle petite ville de demain c'était l'invention je me rappelle le ministre à expliquer vous allez voir ça va être génial on va injecter du freak ça va repartir tous les commerces de centre-ville vont repartir il y avait des ministres qui expliquaient ça en ribambelle qui n'était jamais venus dans des territoires où les zones commerciales avaient remplacé le commerce de centre-ville et il faisait petite ville de demain vous allez voir et alors donc toutes les mairies on a répondu à petit de demain et on est devenu petite ville de demain moi Saint-Vallier je suis devenu petit deal de demain et puis un jour j'ai eu rendez-vous avec le préfet je lui ai dit au fait petite ville de demain comment se passe il me dit Monsieur mais je suis désolé il y a pas de crédit mais oui mais de toute façon qui est du crédit ou qui en est pas faire venir mon ami Stéphane ravaquer qui est là à faire venir une boulangerie c'est pas un crédit d’état qui fera venir une boulangerie dans un petit village ou dans un commerce ou dans une ville moyenne c'est l'attractivité c'est la dynamique qu'on doit donner et donc je crois fondamental qu'on adapte en réalité les réponses politiques qu'on donne à la réalité de vie et je crois que c'est vraiment aussi dans la posture et vraiment ce sera mon dernier mot parce que je suis très long je suis désolé mais vous voyez que ce sujet me passionne je pourrais en parler pendant des heures et des jours on se doit aussi de ne pas faire du misérabilisme je le dis s'il y a des élus des camarades qui vivent dans ces territoires d'hyper urbains qu'on est en train de définir la France dites périurbaine moi je suis fier de ce territoire moi je suis fier de mon territoire je suis fier des habitants je suis fier de la dynamique économique qu'on a construit je suis fier de voir qu'on arrive à porter des projets qui sont absolument merveilleux je suis fier de voir que dans ce pays on a la plupart des grandes entreprises qui sont prises en exemple dans le monde entier qui ne sont pas en réalité dans les 10 grandes villes dans les grandes métropoles etc et qu'en fait la créativité elle est aussi dans ses territoires là et qu'il ne faut pas croire parce que ce serait là aussi une forme de mépris qu'il n'y aurait que une réussite dans un certain nombre d'endroits dans ce pays et je crois que c'est aussi un appel quelque part cette table ronde un changement de logiciel et de paradigme collectif qu'on doit mettre en avant merci Pierre nous nous acheminons tout doucement vers la fin de ce tableau rond puisqu'il nous reste que techniquement une dizaine de minutes je me tourne vers les maîtres du temps en espérant pouvoir en grappiller quelques-unes j'en profite pour vous dire de prendre les dernières questions et pendant que vous pouvez poser vos dernières questions à vos super porte-paroles pour qu'ils puissent nous les poser je nous tourne vers Nora bonjour Nora je te remercie ce n'est pas un barbecue mais grâce à toi la parité de ce tableau ronde a largement progressé et je me tourne vers toi parce que au-delà d'être par l'homme de au Parlement européen aujourd'hui tu as été élu local dans le sud et la problématique des villes périurbaines tu la connais bien également alors oui d'abord pardon de mon retard mais on est en même temps sur la convention Europe et finalement je j'ai trois chiffres à vous donner au niveau européen les territoires de ce qu'on qualifie périurbain ou ruraux c'est 70% de l'Europe donc c'est pas quelque chose qui doit être regardé de loin par l'Union européenne et encore moins par le Parlement européen puisque par définition une majorité des parlementaires européens sont issus des zones périphériques et rurales au niveau européen l'un des dispositifs sur les fonds de cohésion qui sont donc les fonds européens que vous avez peut-être entendu parler dont vous avez peut-être entendu parler ou pas mais qui est le premier budget de l'Union européenne et bien le seul et le premier dispositif qui marche ce sont les dispositifs leaders qui sont des projets finalement très adaptés et flexible et qui finalement retrace l'ingéniosité des territoires ruraux puisqu'ils sont destinés à des territoires que on qualifie au niveau européen et national de ruraux et pourquoi il y a eu cette grande engouement sur les projets leaders parce qu'ils allaient au niveau français avec une politique qui était une politique d'aménagement du territoire autour notamment des territoires de projets qu'on appelait à l'époque les pays et ceux qui a permis à mon sens à certains territoires périphériques dont le mien par exemple je suis moi effectivement j'ai été élu art les ailes mais habitante aujourd'hui et citoyenne de la ville d'Arles et qui est la troisième ville du département des Bouches-du-Rhône la plus la commune la plus étendue de France puisque elle a ce privilège de partir de la Camargue jusque aux Alpilles et pour autant quand on négocie avec les services de l'État pour avoir un niveau de service public qui soit le même dans le village à 40 km comme dans l'appareil partie plusieurs bennes qui étaient ce qu'on appelait l'Intramuros arlesien et bien on n'a jamais obtenu que la dotation de globale de financement de la DGF soit attribuée en fonction de la superficie des territoires et ça c'est un homme français parce que en fait on serait pénalisé au niveau rural si on a finalement ces communes nouvelles qu'on a appelé qui du coup s'étend et qu'on veut avoir la même exigence de service public une école un bus propre bien sûr maintenant mais un bus un moyen de transport une maison médicale et bien ce n'est pas pris en compte par Bercy qui considère que on doit avoir c'est le niveau de population le nombre de d'habitants et pas la superficie qui fait l'échiquier et donc l'Europe essaye de corriger ça avec les projets leaders je l'ai dit et moi dans mon territoire ce que j'ai pu voir c'est que j'ai évidemment élu à la politique de la ville à l'aménagement du territoire au développement économique c'est un long mandat de trois mandats consécutifs mais ce que j'ai pu comprendre c'est que nous on a parlé de bof de plouc c'est plutôt ça à partir du moment où la ville d'Arles est sortie de d'une ville populaire autour de trois industries qui étaient échantillons navales et la Cartonnerie et la papeterie on était autour de ces entreprises là et qu'on est passé à une ville culturelle et patrimoniale et donc le défi économique était le nôtre c'était qu'une fois que les industries étaient partis et bien il fallait maintenir de l'emploi une attractivité économique et on s'est ouvert au tourisme évidemment on ne pouvait pas s'ouvrir au tourisme de masse parce qu'on a le 3/4 de la commune qui est en espace protégé autour de la Camargue évidemment et donc on a fait un tourisme culturel et patrimonial avec évidemment les beaux patrimoines que César nous avait laissé on y était pas pour grand-chose et à partir de là on a été très actif pour les Parisiens parce qu'on était à deux heures 40 de porte à porte entre Paris gare de Lyon et Avignon TGV et on a vu arriver une population plutôt d'ailleurs de gauche qui venait investir dans le territoire qui voulait vivre le territoire qui voulait vivre dans le sud mais qui a jamais considéré qu'en fait les habitants du Sud passent pas leur vie à l'apéro au fait culturel et que on travaille et que les cohabitations et les problèmes d'usage de conflit d'usage était très important parce que évidemment ils achetaient dans le centre-ville pour nous ça a été une vraie révolution parce qu'on a pu du coup réhabiliter un centre-ville qui était vieillissant et donc il reprenait les hôtels particuliers historiques de la ville les mettait aux travaux puis il s'est installé et puis ils avaient des associations culturelles ils ont amené un rayonnement mais en même temps ils étaient un peu en vacances toute l'année pendant que les travailleurs comme nous ben on se levait à 6h on allait déposer les enfants à l'école on pouvait plus voilà circuler et ils avaient évidemment des injonctions assez permanentes sur notre déficit d'équipements écologique et honnêtement ça c'est je crois peut-être ce que je mettrai moi pas dans bof mais ce sentiment un peu de de distance qu'on peut avoir entre les gens de la ville entre guillemets les gens de la partie rurale alors donner un temps assez intéressant c'est que quand on a eu la création métropole d'Aix-Marseille la métropole la plus intégrée de France qui concerne 92 pays communes sur les 129 et bien les Arlésiens comme Astérix et Obélix se sont battus pour rester dans un périmètre rural et rester sous les cheveux longs du pays et ne pas rentrer dans la métropole parce qu'on croyait très peu à la théorie du ruissellement et on a organisé un référendum populaire citoyen avec l'ensemble des 29 communes qui a amené les gens à aller aux urnes quel que soit d'ailleurs leur horizon politique pour défendre le fait que leur territoire est bien ils en étaient fiers ils ne souhaitaient pas être dans une grande mégapole sur lequel ils auraient perdu et leur identité et la main sur leur aménagement du territoire et ça a du coup donné beaucoup de débats avec Macron et à l'époque Christophe Castaner qui était ministre de l'Intérieur puisque ça a donné la loi 4D avec l'idée de la différenciation et donc on est assez fier le Pays d'Art d'avoir porté ce débat là au niveau national pour permettre maintenant au territoire de se différencier et pour l'Union européenne se différencier ça veut dire aussi utiliser les fonds européens et comme je l'ai dit toujours en conclusion j'appelle tous les maires qui sont dans la salle tous les élus et tous les acteurs de venir déposer leurs dossier de demande de financement à l'Union européenne parce que de l'argent il y en a pour les territoires et c'est peut-être l'un des pays qui l'utilisent le moins parce que souvent on a peu d'ingéniosité ou alors on a un état qui promeut très peu l'apport européen qui doit être majeur notamment sur la mobilité et le développement économique avant de prendre la dernière salle de question je vais vous demander d'applaudir vos porte-parole qui ne sont pas ménagées et qui permettent de faire de cet atelier danse et vaste sur le sujet un atelier qui soit un peu participatif même si évidemment n'aurait toujours espéré qu'il le soit davantage alors j'ai ça marche pas on m'entend ah si c'est bon je tiens à rappeler pour que je ne fais que retranscrire les questions qui me sont posées je c'est un préalable tout d'abord il y en a plusieurs tu fais peur oui ben oui ben quel loisir et comment étudier pour les enfants dans la France périlleurbaine et un camarade m'a expliqué qu'il faisait aussi le chauffeur de taxi et que selon lui le fallait éviter que ce soit une malédiction les loisirs et l'étude dans la France périurbaine il y a une question qui nous vient tout droit de la Seine-et-Marne qui nous parle du coup des transports le coût du déplacement dans le périurbain est élevé notamment dans les métropoles il est plus cher de vivre dans ce milieu le milieu périurbain que dans le milieu urbain au vu de ce coup de transport et notamment le Pass Navigo qui a récemment augmenté donc comment faire pour baisser le coût des transports et notamment [Applaudissements] et notamment la question du Pass Navigo j'en ai encore quelques-unes rapidement un camarade qui vous pose la question à toutes et tous les intervenants quelle différence faites-vous entre la France des bobos et la France des bobos il y a deux questions à destination de Pierre Jouvet précisément donc je retransmets seulement les questions pierre Jouvet que vient faire les élites parisiennes dans vos propos dans Le Parisien cher Pierre a tué un compte à régler avec la mère de Paris suite au sénatorial est-ce la guerre des rats ras des champs à des villes et une seconde une seconde question aussi à des session de Pierre le terme de bof a-t-il sa place dans ce débat politique pourquoi donner des bâtons pour nous faire battre et je crois qu'il y a une dernière question tout à fait il y a une dernière question quel lien entre des industrialisation télétravail et péridurabables donc il y a beaucoup de questions voilà je ne fais que les retranscrire donc de mon côté est-ce que les conducteurs de SUV propriétaire de gros chien et de belles maisons pourraient-ils voter pour une gauche et la seconde est-il vrai que les fonds européens sont très rigides dans les procédures de subvention exemple une voix perte bitumée sous condition de 3 mètres de large de bitume cela ne correspondait pas aux besoins des utilisateurs mais c'est la condition était pas respectée il n'y avait pas de subvention pour ce projet une autre tu es très demandé pierre alors pour vous pierre Jouvet est-ce qu'on est-ce qu'on peut considérer que le programme de cette université d'été et la réponse définitive du parti au rapport Terranova de 2011 qui rejetait la coalition ouvrière ensuite une question pour tous les intervenants quel est votre avis sur les zones commerciales à l'entrée des villes qui ont détérioré les paysages encourager la voiture et contribuer à la mort des centres-villes et pour terminer et pour terminer comment on allie France urbaine France rurale et territoires écologique et transition écologique pardon excusez-moi alors du coup moi il m'en reste trois la première est un peu longue les deux autres sont plus courtes ne vous êtes vous pas trompé d'intitulé en parlant de France périurbaine au lieu de France périphérique qui selon le géographe Christophe guili et la France perdante de la mondialisation qui a vu disparaître son industrie ses services publics et plus récemment ces médecins sachant que dans celle-ci il peut y avoir des territoires urbains et des territoires ruraux et qui créent ce sentiment d'abandon qui aujourd'hui nourrit le vote d'extrême droite la seconde le covoiturage ne serait-il pas une solution pour lutter contre l'isolement et le manque de transport le covoiturage ne serait-il pas une solution pour lutter contre l'isolement et le manque de transport et enfin ne pas être un beauf signifie-t-il qu'il faut avoir une Rolex avant 50 ans merci merci à tous les quatre sur la France périphérique [Musique] oui la question fait référence à un ouvrage de Christophe guili qui est très connu même par ceux qui l'ont pas lu puisque donc Christophe guili et géographe et séistes et dans un ouvrage intitulé La France périphérique il théorie cette opposition que j'ai contesté vous l'avez entendu en début de table ronde cette opposition entre d'un côté les métropoles qui comprennent donc les centres villes mais aussi les banlieues populaires de grands ensembles qui considèrent comme des territoires privilégiés gagnants de la mondialisation sur lesquels il est très critique à lance à une vaste France périphérique qui regrouperait environ 70% de la population et qu'il décrit comme une France populaire enracinée porteuse d'un contre modèle culturel en gros attaché aux valeurs traditionnelles de la France et sur la base d'un clivage identitaire faut comprendre le raisonnement sur la base d'un clivage identitaire opp à ces métropoles qui sera en gros des métropoles à patrides outre la dimension me semble dire extrêmement problématique politiquement parce que c'est c'est un essai politique en partie ou trois dimensions politiques ça me rappelle moi des thématiques qui sont les automatiques d'un Barrès en gros entre la France enracinée la vraie France et des populations qui sont pas vraiment qui sont pas vraiment françaises quoi qui sont vendus à la mondialisation à patrie bon il y a un débat là ici un arrière-plan normatif que je trouve dérangeant le modèle est tout simplement faux alors le livre de guili si on est relate le livre de guili est intéressant il y a des intuitions qui sont intéressantes il identifie des phénomènes qui sont des phénomènes importants comme effectivement cette concentration de milieu populaire ou très populaire dont les territoires périurbains qui sont effectivement une nouveauté du point de vue de la géographie sociale et politique française sont une nouveauté des 30 40 dernières années c'est important de le dire c'est important de souligner à quel point et on l'a fait tout au long de la table R je crois ces populations sont confrontées à des problèmes sociaux et des problèmes économiques considérables et quelqu'un disait dans les questions qu'il est plus cher de vivre en périurbain profond qu'en milieu urbain c'est vrai c'est vrai si on fait la somme de tous les coups de cette existence périurbaine le coup de l'acquisition immobilière le coût des emprunts le coût des mobilités le fait d'avoir besoin souvent de deux voitures si on est deux à travailler si on a en plus des enfants etc donc fait d'avoir besoin de deux voitures et le fait aussi de ne pas avoir accès aux équipements publics ça c'est un sujet effectivement de réflexion pour nous c'est à dire que pour vous pour tout le monde c'est-à-dire le fait que ces populations n'ont pas accès au même niveau d'équipement n'ont pas accès à des transports publics on parlait des enfants effectivement il y a peu de loisirs il faut se déplacer il faut prendre la voiture il y a peu de d'infrastructures il y a peu de service public voire parfois pas du tout il y a même pas de commerce on y faisait référence tout à l'heure il y a des endroits où sans voiture on n'achète pas de pain enfin on peut pas tout simplement pas accéder à du pain à l'alimentation et donc effectivement les gens se retrouvent pour certains et souvent les milieux les plus populaires c'est ceux qui sont obligés d'aller le plus loin c'est ceux qu'on oblige qui ont été obligés d'acheter dans les territoires qui étaient les moins chers donc évidemment étaient les plus éloignés les moins bien équipés enfin tout ça fonctionne ensemble donc ces populations populaires se retrouvent quelque part effectivement parfois un peu prisonnière de sperme prise dans des formes de trappes de pauvreté même parfois et ont un mal fou à à finir le moi doudou les explosions de colère que peut citer une taxe sur les carburants parce que quand on est à 10 20 30 40 50 euros près voire en plus le cas parce que une taxe sur le carbone est parfaitement inégalitaire puisqu'elle touche principalement ceux qui sont budget de prendre leur véhicule pour se déplacer donc elle elle taxe elle surtaxe ces populations là donc c'est tous ces phénomènes là qu'il faut qu'il faut prendre en considération mais là où selon moi le le raisonnement de Christophe guili bon ou que Christophe guili outre ce sa dimension bon politique que je trouve particulière on va dire ce qui ne va pas c'est qu'il homogénise ces territoires il fait comme si cette 70% de la population correspondait à cette France périphérie que dont on dont il laisse entendre qu'elle votre ascendantale ou qu'elle votre art rassemblement national quasi élitablement sur un clivage multiculturel d'opposition aux valeurs des métropoles et comme des pierres je crois qu'il y a pas non c'est tout simplement factuellement faux je l'ai dit tout à l'heure pour vous donner un autre chiffre au second tour de la présidentielle Emmanuel Macron sur les bureaux de vote périurbain a fait 53% des voix donc un score qui est assez proche de sa moyenne nationale et donc devant Marine Le Pen donc même un second tour Macron le pèle avec une très forte abstention n'est pas remportée par la porte-parole du rassemble nationale donc c'est de cette représentation de la France perrique vérifie qui est tout simplement fausse et pour pour dire un dernier mot il faut se citer être attentif c'est-à-dire que effectivement et ça a été évoqué dans les questions les enjeux de la transition écologique se posent particulièrement avec une partie acuité dans ces territoires qui sont des territoires effectivement dans lesquels la voiture est indispensable dans lesquels tous les mobilités passent par l'automobile qui sont des territoires pavillonnaires etc bon effectivement il y a un enjeu de transition écologique mais faire payer à ces populations qui sont encore une fois des populations qui appartiennent aux catégories populaires aux petites classes moyennes faire payer à elle seule le coût économique de la transition serait probablement injuste socialement serait stigmatisant aussi parce que dire à des individus qui roulent avec des Clio alors même si elles sont pas très anciennes et c'est eux qui détruisent la planète actuellement extrêmement discutable aussi est difficile à comprendre quand d'autres prennent des jets privés pour faire des déplacements c'est difficile de de se penser que c'est avec sa Clio qu'on est toi-même mais surtout stigmatiser ces populations c'est s'exposer à un retournement électoral du site stigmate qui lui peut être redoutable parce que j'ai dit en introduction et je redis en conclusion pour ce qui me concerne que le périurbain n'est pas rassemblement national mais le périurbain pourrait devenir rassemblement national s'il était soumis à des politiques soit à la fois injustes socialement et stigmatisante culturellement donc il faut être très attentif aux politiques au discours qui sont portés sur le périurbain François on me dit que c'est toi qui a la dure mission de répondre sur Terra Nova sur la note sur les électorats qui a fait beaucoup de bruit à l'époque je vous invite à lire et pas uniquement sa synthèse oui voilà c'est ça il faut la lire dans son ensemble bon j'allais dire comment dire ce sont des services ça aurait peut-être été au moins la preuve que on était en capacité à l'époque de prendre en compte non pas uniquement les questions institutionnelles mais aussi des problèmes de politique ciblées vers des territoires je dois dire que ça a pas été le cas je suis pas certain du tout que cette note est servie à quoi que ce soit ni dans la préparation du programme ou du Parti socialiste de l'époque qui même dans la mise en oeuvre après au niveau du du gouvernement de de la mise en place des politiques publiques mais du coup ça me fait dire que je pense que un atelier comme celui-ci doit être poursuivi après dans une vraie réflexion parce que je pense quand même que voilà vous savez enfin vous le savez vous ne savez pas c'est pas quand on est au gouvernement qu'on réfléchit à ça c'est avant et je pense que sur ces questions de territoire il y a des travaux le géographe de sociologue de choses comme ça qu'il faut pouvoir croiser parce qu'effectivement lui dit faut pas prendre tout Billy mais la seule chose c'est l'avantage d'aiguilles c'est qu'il est le premier qui a dit la France périphérique il y a une France en dehors des métropoles point c'est le seul avantage il y en avait d'autres qui avaient travaillé Richard il y avait d'Asie il y en a plein d'autres donc ça suppose quand même un de renouer avec toutes ces sociologues ces géographes ainsi de suite qu'on bossait là-dessus deux de réfléchir sur le fait que l'État n'a pas d'outils ou n'a plus d'outils pour analyser tout ça c'est là encore la gauche qui a fait disparaître la date à bon voilà on a le seul moment où on a réfléchi un peu sur ces choses là et on a posé des choses concrètes c'est quand on avait un ministre du Plan de là sont nés des contrats de plans qui sont des dispositifs qui sont efficaces des contrats de plan est en région et qui continuent à exister voilà donc y compris dans l'organisation ministérielle le fait d'avoir non pas un commissaire général aux plans qui nous sort une note tous les quatre tous les trimestres et qui ensuite nous expliquent que personnel du sa note bon ça François Bayrou oui retrouver un ministère du Plan de la planification sur les questions écologiques mais aussi sur les questions sociales aussi sur les questions de mobilité ça serait un avis hyper important et surtout on est dans un monde maintenant on a toutes les données parce que la fameuse data permet d'analyser les fonctionnements des territoires et de regarder un peu donc voilà je pense que c'est vraiment important que y compris la gauche se saisissent dans les dans les quelques années qui restent avant les élections nationales pour effectivement se doter de politique et préparer des politiques qui soient spécifiques en fonction des territoires qui soient urbains ou périurbain moi je voudrais répondre aux camarades avec sa carte Navigo puisque visiblement les questions parisiennes c'est pour moi [Musique] je l'invite ce camarade déménager tout simplement à déménager à Montpellier au moins parce que Michael Delafosse a rendu les transports collectifs gratuits pour tous les habitants des villes périphériques de Montpellier le week-end c'est alors pourquoi je vous parle de ça c'est pas pour vous déménagez à Montpellier on va pas tous vous accueillir les Parisiens c'est pas possible enfin pas les Parisiens les Franciliens pardon mais c'est encore une fois pour moi l'exemple qu'on peut réaliser plein de choses de façon individuelle tous nos élus locaux réalisent des choses pour lutter contre contre ce problème de mobilité mais contre aussi l'absence de lien social dans les villes contre contre les déserts médicaux chacun a sa façon agit le problème c'est que chacun agit individuellement et tout ça ne crée pas un récit parce que le voisin du village d'à côté ou de la ville d'à côté n'a pas accès à cette information conclusion je pense que aussi tous les habitants du périurbain ont besoin de ce récit plus que de l'Incarnation avant toute chose ils ont besoin de ce récit oui dans la droite ligne de ce que tu viens de dire et pour reparler mobilité la réponse aux problématiques de mobilité on a évoqué dans les questions covoiturage a été évoquée le coût des transports collectifs il y a pas une réponse sur la question de la mobilité il y a plusieurs réponses et ces réponses elles doivent s'adapter à la question au contexte de chaque territoire et je crois que c'est ça qui est le maître mot c'est vraiment la territorialisation des politiques des politiques y compris impulsées par l'État et je te remercie moi qui était Président de pays d'avoir pris l'exemple des programmes leaders puisque c'est l'exemple même de la manière dont des fonds européens ce s'adapte à chaque territoire sur la base du projet que le territoire a construit donc le maître mot moi me semble-t-il c'est la territorialisation des dispositifs de l'État mais faut-il un état qui veuille bien être aux côtés des territoires je crois que ça a été évoqué dans les questions de l'action de Macron sûr mais la privation des moyens donnés au territoire disons-le les collectivités aujourd'hui non plus d'autonomie fiscale elles vivent des dotations que l'État veut bien lui donner ou décompensations par la TVA dont on ne sait pas bien demain les élus n'ont pas la lisibilité qui leur faudrait pour construire des politiques sur le long terme donc c'est aussi dans la réponse que l'on doit apporter des réflexions que l'on que l'on doit que l'on doit avoir et qui permettront aussi quand on évoque la question des loisirs quand on évoque la question des services aux familles des modes des services de garde en proximité la rénovation de des écoles la rénovation du patrimoine l'offre de loisirs en général tout ça il faut donner de la visibilité aux élus et là dans les réponses aussi qu'on peut apporter sont des choses sur lesquelles il faut que l'on travaille et un point qui me semble important c'est que on a il y a une vraie différence dans la gestion territoriale horizontale des conduites par des édules gauche et quand elle est conduite par des élus de droite ça il faut le dire et je pense que ce qu'il nous manque aussi c'est le partage d'expérience qui sont conduits sur les différents territoires on a des territoires des élus qui ont su innover et apporter des réponses territoriales adaptées aux problématiques de leurs habitants il faut qu'on partage plus de ces expériences c'est un peu ce que tu disais pour construire ce récit et avoir et bien une réponse qui permette de sortir du contexte dans lequel on se trouve merci Stéphane je pense qu'on arrive sur les conclusions je vais faire cours et répondre à quelques questions d'abord je vais commencer par celle de Paris puisque finalement elle m'est posée d'entrée c'est la plus hors table ronde mais je vais quand même y répondre dans mon propos il y a rien ni contre Paris ni contre Anne Hidalgo ni sur des règlements de compte sur les sénatoriales il y a pas de sujet il y a pas d'enjeu et d'ailleurs je voudrais préciser un élément c'est que quand on parle de parisianisme d'élite parisienne Stéphane l'a très justement évoqué la question c'est pas Paris en tant que cité en tant que ville la question c'est le centralisme mais d'ailleurs je crois qu'on l'a beaucoup démontré dans ce débat François qui a été ministre et qui nous a apporté son éclairage qui a été ministre de la Ville l'a très bien décrit sur un certain nombre d'éléments d'ensemble le problème c'est la vision qui a et c'est ça qui est défini à travers ça il faut pas qu'il y ait de méprise entre nous sur la question tant de bâton pour se faire battre avec le bobof j'espère qu'on a répondu clairement et largement et j'espère que cette table ronde aura justement permis de susciter des réactions de déconstruire des pensées pour certains peut-être de convaincre aussi certains parce qu'on l'a pas dit comme ça mais peut-être qu'il le pensait dans la salle en venant que la France dit père urbaine c'est la France des bofs parce que il y en a aussi certains qui le pensent par méconnaissance par choix etc et il faut pas non plus les lutter on le voit bien d'ailleurs dans une certaine forme de discussion qui peut parfois être mise en avant etc on la décrit j'espère que ça ça a permis de déconstruire ça je voudrais m'arrêter plus longuement sur la question qui était posée notamment sur les zones commerciales sur la défiguration d'une certaine forme du paysage parce que ça aussi c'est un élément très important il y a plusieurs chercheurs géographes et François levoquais je veux le dire dès maintenant on va poursuivre ce travail sur la France périurbaine on va continuer des travaux j'en ai parlé avec la Fondation Jean Jaurès on va se lancer dans l'écriture d'un essai pour faire des propositions les uns et les autres vous serez tous invités interroger etc parce que je veux qu'on creuse sans profondeur avec des propositions très précises justement pour répondre à la question qui était posée comment on fait pour allier France urbaine France rurale france-pérrée urbaine et comme on arrive à donner une vision d'ensemble mais il y a un élément important c'est que on a aussi dans le visuel plusieurs France il y a quelques années Télérama avait titré ça avait scandalisé la France moche mais attention ça avait choqué à l'époque mais ça existe faut se le dire aujourd'hui on a une France qui est une France Instagram une France qui est pimpée qui est une très belle France où on le voit il y a du tourisme il y a de la dynamique etc et il y a une France qui a été déchurée il y a une France qui a été totalement défigurée par l'aménagement qui a été menée et aujourd'hui d'ailleurs tout le rétropédalage qui est fait depuis un certain nombre d'années on l'a évoqué dans des termes un peu barbares pour ceux qui sont pas élus quand on parle du zan quand on parle des Scotts etc il y a des garde-fous qui aujourd'hui sont mis sont parfois très contraignants pour les élus mais qui évite justement aujourd'hui de voir s'étendre trop par l'infini des zones commerciales qui effectivement ont fait beaucoup de mal mais qui en même temps était aussi une forme de modernisation parce que n'oublions pas que dans les zones dites périurbaines quand les premiers supermarchés sont arrivés en France quand les premiers magasins se sont installés pour les habitants qui n'étaient pas les habitants urbains c'était une finalement un gain c'était une liberté c'était une nouveauté c'était un truc qui était inspirant et qui avait fait la fierté de ces communes là donc elles sont et elles ont aujourd'hui effectivement défigurées une certaine forme de paysage on va avoir beaucoup de travail là-dessus notamment en termes d'aménagement du territoire demain pour essayer de reconfigurer tout ça pour essayer de casser aussi une part du mortellement qui fait aujourd'hui la spécificité géographique de la France mais c'est extrêmement extrêmement important et puis enfin pour terminer puisqu'il y a finalement juste pardon le covoiturage parce qu'on en a pas parlé oui ça fait partie des éléments qui sont des éléments indispensables on a tu l'as rappelé justement on a aujourd'hui des politiques publiques encore plus incitatives à mener sur la question du covoiturage mais c'est aussi un changement d'état d'esprit et un changement de modèle parce qu'on voit bien que pour l'instant la question des mobilités des déplacements est indispensable sur et je veux vraiment terminer terminer là dessus il y a une question qui est centrale et tu l'as dit dans ton propos introductif et je pense que malheureusement le temps défile on sait pas suffisamment arrêté là-dessus il y a un sujet sur une France périurbaine qui malheureusement aujourd'hui je l'ai dit un peu dans mon introduction et tu l'as très bien décliné mieux que moi une assignation à résidence vous savez quand vous avez été formé formaté par ce modèle de se dire il faut vous disiez tout à l'heure certains par forme de pro qui a 50 ans la Rolex est-ce que se disent les gens c'est il faut que je sois propriétaire il faut que j'ai ma petite maison mon petit pavillon il faut que j'ai mon espace etc et certains ont été prêts à tous c'est comme ça qu'on a vu des zones pavillonnaires poussées à l'infini on a vu des gens aller s'enfermer dans des zones pavillonnaires moi j'ai une commune je vais vous donner le nom l'exemple qui est vraiment la commune la plus moche de mon intercommunalité je le dis je le revendique le maire le sait je le dis comme ça ça a été aménagé n'importe comment qui s'appelle Saint-Rambert-d'Albon ça en berdalbon c'est à 30 minutes de Lyon à 30 minutes de Lyon par l'autoroute à 7 vous prenez l'autoroute à 7 30 minutes 30 minutes mais 60 km 55 km à peu près grosso modo vous êtes au sud de Lyon les gens sont venus ils ont quitté pas le centre ville de Lyon parce qu'ils y habitait pas ils ont quitté généralement la banlieue lyonnaise sont venus s'installer dans cette ville se sont endettés ont acheté un pavillon à hauteur de 250 000 euros à peu c'est à peu près ça des prix sont venus ont acheté deux voitures pour la femme pour le mari pour le mari ou la femme pour bosser puis après les enfants sont arrivés ont grandi ils ont acheté une troisième bagnole pour les gamins ils se sont mis comme ça ils s'aperçoivent que le matin pour aller bosser dans Lyon ils mettent deux heures alors qu'avant il mettait 45 minutes sauf que aujourd'hui parce que c'est plus de tout le modèle qu'on veut leur maison ne vaut plus rien leur maison ils n'arrivent plus à la vendre et ils se retrouvent complètement coincé et donc ils sont enfermés dans leur pavillon entre quatre murs et là c'est ce que décrivait Jean-Yves c'est le processus qui demain amènera au vote d'extrême droite parce qu'ils diront mais regardez les autres qui peuvent s'en sortir et nous il y a rien pour nous etc parce qu'en plus il y a plus suffisamment de services c'est à ça qu'il faut qu'on prenne garde et c'était aussi à ces gens là qu'on doit apporter des réponses qui sont extrêmement précises et puis enfin j'espère qu'on retiendra tous de cette table ronde un élément qui au-delà des propositions et comme je vous le disais elle viendront est aussi l'état d'esprit qu'on doit mettre certains disaient est-ce que le SUV le gros chien la maison le barbecue le pastis Sardou tout a été ok mais ceux qui veulent aimer Sardou aiment Sardou ceux qui veulent pas l'aimer l'impasse ceux qui veulent aimer le pastislaine ceux qui veulent pas l'aimer l'impasse ceux qui veulent rouler en SUV en SUV électrique c'est mieux s'ils peuvent se le payer ils se le paye ceux qui veulent parce qu'ils ont les moyens de s'acheter une Rolex ils le font le sujet n'est pas là et on doit se dire qu'on doit pas opposer je pense qu'on se doit nous en tant que politique femme et homme de gauche d'assumer aussi un certain nombre de trucs arrêtons d'emmerder les gens arrêtons de donner des leçons en permanence soyons capables soyons capables de parler de manière cohérente de manière claire en apportant les réponses et en disant oui vos gamins quel que soit la ville dans laquelle ils habitent dans ce pays ils pourront s'en sortir demain oui demain vous pourrez donner des loisirs des services pour vous pour vos familles pour vos enfants oui demain quand vous serez malade vous aurez un médecin généraliste à proximité oui demain quel que soit l'endroit où vous travaillerez vous aurez une capacité à être à proximité ou pas trop loin si vous avez choisi d'aller plus loin bah aussi vous avez fait le choix et je pense que c'est un état d'esprit c'est aussi un état d'esprit nouveau qu'on doit reconstruire et je crois que c'est ça qui nous attend parce que personne d'autre que nous de la classe politique et puisqu'on est beaucoup dans les rapports de relations avec le reste de la gauche que ce soit les écologistes les community les insoumis personne d'autre que les socialistes n'est capable de tenir ce discours nous devons le porter et cette France là pour le coup on a peut-être pas su la définir d'un point de vue territorial mais on sait qu'en termes de nombres cette France là elle est majoritaire dans le pays merci à toutes et à tous soyons la France qui invente je vous remercie d'être resté avec nous je remercie l'équipe technique là-haut je remercie les salariés il faut que on rentre l'antenne comme on dit j'ai une dernière mission j'en ai même deux la première c'est de vous dire qu'il existe une commission nationale qui s'appelle la CNR qui travaille sur les promenadesiques d'aménagement du territoire de ruralité et qui travaille bien et que vous n'avez vous pouvez essayer de la rejoindre si vous en avez le temps et l'envie et vous confiez une mission c'est celle de rentrer dans mon fédération de porter ce débat là et de construire aussi à la fois localement le récit dont on parlait mais aussi des solutions et on a beaucoup parlé en amont de cette table ronde de les coupons construire avec les habitants parce que c'est aussi comme ça qu'on arrivera à les convaincre que de mépris chez les socialistes il n'y a pas bonne soirée à tous et profitez bien [Applaudissements]