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interviewRMC (sur YouTube)· 23 février 2026 18 min

Bernard Cazeneuve : "Entre RN et LFI, je ne choisis pas entre la peste et le choléra"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Bernard Casneuve. Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions ce matin.

Vous êtes ancien premier ministre, ancien ministre de l'intérieur. Vous avez aujourd'hui une forme de réserve, je dirais vous parlez assez peu. Mais si vous voulez vous exprimer ce matin, c'est parce que pour vous, nous sommes dans un moment charnière.

Vous aviez quitté le Parti socialiste en 2022 après l'accord passé avec la France insoumise, une formation politique dont j'ai eu à subir la violence, dites-vous. On va y revenir, mais pour vous aujourd'hui, ça n'est que la confirmation de ce que vous aviez vu, une forme de rupture entre LFI et le Parti socialiste. D'abord, nous étions très peu nombreux en 2022 à nous indigner de l'alliance qui avait été signée entre le Parti socialiste et LFI.

Et lorsque le Nouveau Front populaire a été constitué en 2024, j'étais le seul à indiquer que cette alliance par son programme, par l'arrimage à LFI posa un problème politique majeur. Aujourd'hui, que constate-t-on ? On constate que tout ce qui avait été pressenti concernant cette formation politique, sa pente antisémite, sa violence extrême, son sa relation ambigue aux institutions de la République et aux principes de l'État de droit, tous ces sujets ressurgissent.

Ils ressurgissent de manière violente parce que l'organisation elle-même est violente et tout cela pose un problème politique et moral éminent. Voilà où nous en sommes et je pense que il faut en tirer désormais toutes les conclusions en rompant définitivement avec la France insoumise ce qu'un certain nombre d'élus commenc à faire. J'ai vu que la mère de Rennes avait indiqué hier qu'il n'y aurait d'alliance ni au premier ni au second tour.

Et moi je souhaite que la gauche de gouvernement, la gauche humaniste, les la gauche héritière de Bloom, de Jorè, de Pierre Mandz France, de Camu, de Robert Badinter prennent des positions extrêmement claires et rentre que lorsque vous entendez encore aujourd'hui les dirigeants du Parti socialiste qui prennent leur distance mais qui disent toujours que au cas par cas, il pourrait y avoir des alliances, vous vous dites non, fini, jamais, jamais. Je pense que nous ne redresserons pas politiquement le pays au moment où le risque principal est celui de l'extrême droite. Si nous maintenons ce type d'ambiguïté, lorsque la situation est aussi grave qu'elle est, que le risque de basculement est aussi visible qu'il l', il n'y a qu'une réponse possible, celle de la plus grande clarté.

Avec une question qui est quand même est-ce que en disant tout sauf les filles, vous n'êtes pas en train de faire en quelque sorte un passage de relais au RN. Je voudrais vous faire écouter les propos de Nadine. Nadine, elle a été pendant très longtemps euh militante au Parti socialiste avant de rejoindre place publique.

Et comme vous, elle a quitté place publique en euh 2024 au moment de place. Non, pas place publique, mais elle a quitté la gauche. Vous-même, vous aviez quitté le Parti socialiste.

Elle elle était à ce moment-là à place publique, mais elle les a quitté pour les mêmes raisons que vous, c'est-à-dire à cause de l'alliance qui avait été passé le Nouveau Front Populaire. Et bien, Nadine, elle m'a appelé sur RMC ce matin pour elle. Je voudrais que vous puissiez justement euh l'écouter et réagir.

Pour elle, au fond désormais, il en va d'être même finalement aller voter pour le RN contre la fille. Écoutez, ça veut dire Nadine, non mais c'est très intéressant Nadine. Ça veut dire que vous qui avez toujours milité au Parti socialiste, aujourd'hui vous vous dites "Ben, je finirai par voter Ren contre Alfi." Oui.

Bah, mes copains qui ont quitté le PS sont là aussi hein. Je suis pas la seule. Ah non non mais je je moi je suis pas là pour juger.

Je dis juste que c'est étonnant et j'imagine que ça se fait dans la douleur quand même. Ah bah oui mais vu les positions que peuvent prendre les gens de gauche aujourd'hui ils sont dans les communautarismes aussi. Le PS aussi a largement fait pour aider à ce qu'on à ce qu'on fasse monter bah les communautaristes, les antisémites parce que c'est quand même la réalité.

On a fait élire des gens. Enfin je veux dire c'est à marcher sur la tête d'entendre le PS parler comme ça quand on entend Jérôme G. Je suis sur le cul.

Bernard Casneu qu'est-ce que vous dites à à Nadine ? Elle elle va voter à Ren contre la F. Je pense qu'elle a tort et je ne suis pas du tout sur cette positionlà.

Pour moi, le principal adversaire, celui contre lequel il faut se mobiliser, c'est le Rassemblement national parce que c'est lui qui est en situation de prendre les reines du pays. C'est précisément parce que je ne veux pas du Rassemblement national que je préconise la plus grande clarté dans l'alliance avec la France insoumise parce que la France insoumise est une machine à fabriquer du votéren par ses outrances, par ses excès, par la violence qu'elle finit par instaurer dans la vie politique avec les groupes d'extrême droite. ces deux groupes se font face.

Jean-Luc Mélenchon avait théorisé d'ailleurs sa stratégie il a 10 ans en disant qu'à la fin il y aurait eux et nous. Moi, je pense qu'il ne faut pas qu'il y ait LFI et RN, qu'il faut qu'il y ait une autre voie et c'est précisément parce que le RN est en situation de prendre le pouvoir en France que je ne veux pas de cette alliance avec LFI parce qu'on voit que LFI par ses comportements engendre du vote RN. Jean-Luc Mélenchon, c'est Charlie Chapelin dans les temps modernes.

À chaque fois qu'il bouge un bras, il fabrique une voie RL et c'est ça qu'il faut Mélenchon fait monter le RN. Mais tout dans la la stratégie et l'attitude de de LFI est destiné à organiser la confrontation entre LFI et le Rassemblement national. Ce n'est pas moi qui le dit.

Jean-Luc Mélenchon lui-même l'a théorisé en disant à la fin il y aura eux et nous. C'est leur stratégie, c'est leur volonté commune. Faut-il, si l'on est républicain, et si on veut absolument éviter le basculement du pays vers le dégagisme et la violence extrême, encourager cette stratégie en prenant la position que Nadine prenait tout à l'heure.

Non, ce qu'il faut aujourd'hui, c'est faire en sorte que cette confrontation n'ait pas lieu en créant les conditions d'une autre voie. Et cette autre voie, c'est le rassemblement des Français autour d'une stratégie claire concernant la relation avec les dégagismes et notamment pour ce qui concerne la gauche avec LI et la volonté un rassemblement le plus large possible. Mais ça pas le plus large possible.

On va on va y venir. Mais vous savez quoi Bernard Cas ? Je voudrais quand même vous interroger sur les propos.

Nadine évoquait la question de Jérôme Gede. Jérôme Gedge, il fait partie de ceux qui ont été les plus virulents à l'encontre de la France insoumise et aujourd'hui il dit "Je ferai toujours tout pour empêcher l'extrême droite d'arriver au pouvoir. Je ne mets pas un signe égal entre le Rassemblement national et la France insoumise.

Je préfère voter pour le candidat tel quel qu'il soit face au Rassemblon national même s'il est LFI." Mais je je pense que Jérôme G a été extrêmement courageux dans les positions qu'il a pris au cours des derniers mois et il en a subi des conséquences dans ces circonscription. Je pense et je pense qu'il tombe dans un piège quand il prend cette positionl.

Je pense que nous ne devons pas acter d'une confrontation dont nous ne voulons pas. Nous devons tout faire par nos par notre stratégie, par notre parole, par notre volonté pour l'éviter. Moi, je ne choisis pas entre la peste et le choléra.

Je choisis le vaccin. Manuel Vals dit que lui il voterait blanc dans ce cas-là. Mais je pense que Manuel Vals quand il dit cela tombe également dans un piège.

En fait, vous voulez même pas répondre à cette question. Je pense que cette question là en y répondant, on accrédite cette confrontation qui est qui est la confrontation dont rêv les dégagismes qui dans leur face- à face occuper tout l'espace politique. Vous réz que cette situation n'existe pas mais tout je pense que c'est tout à fait possible que cette confrontation n'existe pas.

D'abord parce que dans l'état actuel de du paysage politique, LFI n'a aucune chance de gagner ses élections présidentielles. La seule utilité de LFI, c'est de permettre au RN de la gagner pour qu'ensuite cette confrontation se poursuive une fois que le RN sera au pouvoir. Et je constate aussi que si le rassemblement des Français est possible entre ces deux dégagismes, alors nous les éviterons et quiconque est républicain responsable doit tout faire pour ouvrir cette voie.

C'est la stratégie que je précison. et on va y venir ce rassemblement le plus large possible du centre et de la gauche. Mais un mot sur l'expression que vous avez utilisé.

Vous avez dit à propos d'FI, c'est une formation dont j'ai eu à subir la violence. J'ai retrouvé les mots de Jean-Luc Mélenchon à votre endroit. Il a parlé de vous comme je cite le gars qui s'est occupé de l'assassinat de Réy Fresche.

Le gars qui a fait gazer toutes les manifestations et qui prend maintenant sa tête de petite sainte nitouche. Réy Fresche, il faut le rappeler, c'était ce militant Fesse, ce militant écologiste tué par l'explosion d'une grenade lors d'un affrontement avec les forces de l'ordre en marge de la mobilisation contre le projet de barrage de Sivince. À l'époque, vous étiez le ministre de l'intérieur.

Vous étiez aux yeux de Jean-Luc Mélenchon, je cite, le gars qui s'est occupé de l'assassinat de Réy Fresche. J'ai porté plainte en diffamation contre Jean-Luc Mélenchon après ses propos. Il est venu d'ailleurs à votre antenne pour expliquer que tout cela était était excellent, que la vérité serait faite.

Plusieurs convocations lui ont été adressées. Il ne s'est pas rendu à ces convocations et lorsque mon avocat a demandé la levée de son immunité parlementaire, ce sont les parlementaires de la majorité qui se sont opposés à la levée de son immunité. Voilà ce qui s'est passé.

Donc vous savez, je vous sens très grave sur cet instant. Je suis très grave sur ce sujet parce que on on parle depuis quelques jours de l'exploitation abjecte qui a été faite de l'assassinat de Quentin à Lyon, l'exploitation abjecte politique qui serait faite à l'encontre de LI. Mais par vos propos rappelez à l'instant enfin pas vos propos, les propos de Jean-Luc Manchon que vous venez de rappeler, on voit ce dont ils sont capables.

On voit comment ils exercent eux-mêmes la violence en désignant des cibles. exploité ce moment victimisé. Ce que j'ai fait c'est que j'ai j'ai eu recours à la justice ce qui est normal de la de la part d'un républicain attaché au principe de l'état de droit et il s'est passé exactement ce que je viens de vous indiquer.

Ils avaient considéré que vous en aviez une vous dans la mort de R. Moi j'ai donné toutes les instructions qui ont été les miennes dans cette nuit tragique à l'Assemblée nationale qui a conduit une commission d'enquête. Il y a eu euh un jugement qui a été rendu.

À aucun moment je n'ai été mis en cause pour la bonne et simple raison que les consignes que j'ai donné tout au long de cette nuit tragique et dans les jours qui étai précédés étaient des consignes de modération dans l'usage de la force parce que je redoutais que ce drame intervienne. Et peu importe la vérité pour ces acteurs, ce que ces acteurs souhaitent, c'est mettre en cause l'État et ceux qui en assurent la responsabilité lorsque des drames, des tragédies de ce type se produisent parce que toute leur idéologie est la police tu, il y a une consubstantialité de la violence à la police et de l'état à la violence. C'est leur stratégie.

Peu importe la vérité, seul compte le but politique et les méthodes qui sont utilisées pour atteindre ce but. sont celles que vous venez d'évoquer en rappelant leurs propos. Moi, je suis resté à ce moment-là euh dans la réserve euh je crois dans la dignité de la parole.

J'ai dit quelle était ma responsabilité au moment de cette tragédie en donnant à l'Assemblée nationale et à la justice tous les éléments dont elle souhaitait disposer. À aucun moment, je n'ai été mis en cause. Mais ça n'a pas empêché ces acteurs de se comporter comme ils se sont comportés.

Pourquoi ? Parce que leur modalité c'est la tension, c'est la violence. En espérant que cette violence et cette tension servent leur stratégie politique.

Désormais, il y a des groupuscules qui manifestent, ça a été le cas samedi à Lyon, cette marche euh en hommage à Quentin. 3200 personnes. Alors, le RN avait refusé d'y participer.

La plupart des partis d'ailleurs ont invité à ne pas y participer. Il y a eu des saluts nazis, il y a eu des slogans d'ultradroite. préfecture du Rône a estimé qu'il fallait désormais saisir même la justice au sujet de ces salut nazis et de ces insultes racistes et homophobes qui ont été donc détectés à Lyon.

Est-ce que vous redoutez que l'on entre dans un moment de confrontation qui pourrait conduire à ce que certains appellent la guerre civile ? Mais je ne redoute pas qu'on entre dans un moment de confrontation ce qui s'est passé à Lyon et la matérialisation du fait que cette confrontation a commencé. Et qui aurait imaginé il y a de cela simplement quelques mois ou quelques années qu'on pu manifester dans la ville où Klaus Barbie a commis les crimes que l'on sait où le père de Rèbadinter a été arrêté avant d'être envoyé en déportation en avec des salut nazis avec des propos racistes xénophobes homophobes.

Qui aurait pu imaginer cela ? Qui aurait pu imaginer qu'une formation politique de gauche puis entretenir avec ce que l'on peut appeler une milice la jeune garde des relations aussi étroites en assumant aussi ostensiblement cette relation alors même que cette organisation a été dissoute parce qu'elle représentait un risque de troupe grave à l'ordre publique et que certains de ces membres par ailleurs collaborateurs d'un parlementaire en exercice ont été mis en cause pour les violences ayant occasionné la pour vous la responsabilité au moins morale elle est directe mais je considère que à partir du moment où ces faits sont établi seule chose qui est à faire la France insoumise c'est à exprimer ses regrets à rompre avec tous ceux qui dans cette organisation ont commis ou ont été à l'origine de ces violences qu'elle reconnaisse sa faute plutôt que d'affirmer sa solidarité que de soutenir le parlementaire dont les collaborateurs ont été mis en cause comme si la violence était sans conséquence. Bernard Casneu, vous prenez un large rassemblement du centre et de la gauche.

Ça va d'où à où ? Ça va de tout le pôle social déémocrate, c'estàd de la gauche de gouvernement jusque euh aux franges de l'actuelle majorité pour tout simplement parce qui vous prenez qui à droite ? Vous prenez Bronillot, vous prenez Édouard Philippe, vous prenez vous prenez qui ?

Non mais moi je prends les électeurs. C'estàd ce qu'il faut aujourd'hui c'est créer les conditions pour que la clarté du discours, la volonté de redressement du pays, la détermination à sauver les institutions républicaines de la menace d'extrême violence qui pèse sur elle conduisent au rassemblement le plus large possible des Français autour de ligne claire. Je pense que ce rassemblement sera d'autant plus simple qu'il se fera autour de du pôle social-démocrate et qu'il sera d'autant plus facile à opérer qu'il s'opérera dans la clarté sur les valeurs de la République, la nécessité de défendre fermement les principes de l'état de droit et l'ordre républicain qu'il se fera aussi autour d'une ambition de justice sociale et fiscale qui ne va pas sans efficacité économique et cetera et cetera.

Donc c'est un programme sur lequel vous vous invitez qui à travailler ? C'estàd que est-ce que est-ce que du côté on a bien compris qu'il y aurait le le Parti socialiste s'il ront s'il ront nettement avec les filles ? Le Parti socialiste doit rompre mais le parti socialiste ne doit pas seulement rompre, il doit désormais rassembler en son sein tous ses enfants, toutes ses composantes.

Enfin, vous en êtes partis. Mais j'en suis parti précisément parce que la ligne était celle que je condamne. Mais le Parti socialiste peut à un moment donné lucidement le constat. de l'impasse dans laquelle il s'est engagé et qui met le pays en situation de risque de basculement vers le RN et créer des conditions d'un rassemblement large qui permett prêt à en être mais je suis de toutes les façons toujours prêt à privilégier des logiques collectives sur des logiques individuelles.

Croyez-moi, je n'ai pas quitté le Parti socialiste avec bonheur. Je l'ai quitté pour des raisons qui tenaient à mes convictions. Je n'ai pas quitté par dépy suis pas demeuré non plus par calcul.

Donc, je suis prêt à y revenir si il y a au lendemain des élections municipales un acte de large rassemblement permettant à la social-démocratie de se mettre au cœur du paysage politique pour créer les conditions d'un rassemblement l'art des français permettant d'éviter le François Hollande chez nos confrères de la tribune dimanche a dit c'est au français de dire qui est le meilleur ça peut-être une personnalité qui apporte un renouvellement Raphaël Guxman ou Bernard Casneuve qui apporte une grande expérience est-ce que vous y réfléchissez ? Moi, je ne réfléchis pas à ma situation personnelle, je réfléchis à la situation du pays. Si je peux, compte tenu du contexte, apporter une contribution utile, je le ferai.

Il y a 1000 manières de servir. On peut servir en étant candidat à élection présidentielle, on peut servir en appartenant à une équipe. Moi, je ne fais pas de cette affaire une affaire personnelle.

Je ne manœuvre pas. Je cherche pas un chemin pour moi-même. Je cherche à éviter le pire dans un moment de gravité extrême.

Et je pense qu'il est possible de le faire si on arrête la multiplication des candidatures à l'élection présidentielle, si l'on prend la mesure de la gravité de la situation et si tous ceux qui sont dans le temp à gauche certainement pas. à gauche, il faut que la famille social-démocrate se reconstitue ensite éventuellement une prise pour élargir non que cette famille désigne un candidat que le bloc central ne multiplie pas lui aussi les candidatures et nous verrons bien dans la dynamique de la campagne qui est celui qui est le mieux comprends bien marque ça veut dire que vous dites en gros il faudrait que du côté de la la gauche républicaine on se mette d'accord sur une personnalité si du côté de la droite et du centre ils se mettent d'accord je sais pas par exemple sur Édouard Philippe. Voilà, ça en fait deux et ensemble ensuite on voit lequel est le plus fort et on verra ensuite qui est en situation de battre le Rassemblement national car l'objectif encore une fois c'est de battre le Rassemblement national.

LFI n'est pas en situation de gagner l'élection présidentielle mais elle est en situation d'aider le RN à la gagner pour des raisons qui tiennent. En gros pour vous, il faut oublier LFI et se concentrer sur le projet. Il faut remettre le pôle social-démocrate en situation de domination à gauche.

Euh avoir une une position extrêmement claire à l'égard de LFI. et combattre cette organisation compte tenue des positions qui sont les siennes et créer ensuite les conditions d'un large rassemblement qui permettra d'éviter le rassemblement de Merci beaucoup Bernard Casneu d'avoir répondu à mes questions ce matin. Vous êtes l'ancien premier ministre, ancien ministre de l'intérieur tient votre dernier livre Un chien parmi les loups.

C'est aux éditions de l'Observatoire.