Sébastien Lecornu : «Nous devons soutenir, quoi qu’il arrive, les forces de sécurité intérieure»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Sébastien LecornuChiffre
« Pratiquement 900 interpellations, monsieur le ministre. 900 interpellations lesquelles donnent lieu à de nombreuses gardes à vue, lesquelles en ce moment même sont en train de donner lieu à nos nombreux déferements lesquels l'autorité judiciaire le dira donnera lieu à nos nombreuses sanctions. »
- 3:30Sébastien LecornuChiffre
« 98 % de garçons, 2 % de femmes, 1/3 de mineurs. l'essentiel du reste des jeunes majeurs. Un 85 % de Français »
- 6:30Sébastien LecornuFait
« On a un système qui essentiellement s'est fondé sur une réponse pénale. Or, on est sur des dégradations qui sont des dégradations matérielles qui coûtent extraordinairement cher à la société. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci madame la présidente de l'Assemblée nationale. Mesdames et messieurs les députés, monsieur le ministre, monsieur le président Laurent Marcangélie, vous avez parlé d'être malheureux. On peut être en colère de voir les images lamentables telles qu'elles nous sont évidemment par samedi soir.
Et je veux redémarrer par là où vous avez commencé. Nous devons ici soutenir quoi qu'il arrive les forces de sécurité intérieure, policiers, gendarme pour une simple et bonne raison mesdames et messieurs les députés car leur mission est d'appliquer les lois de la République que vous avez voté. Et là-dessus, on ne peut pas être dans une schizophrénie pire que cela comme une parlementaire l'a fait avant même ces images samedi, laissant à entendre que ce sont les forces de l'ordre qui créeraient le désordre, l'inversion du récit.
L'inversion des valeurs est le début du combat politique et culturel qu'il nous faut mener sans quoi, comment voulez-vous demander à une jeunesse de respecter des règles si les élites politiques elles-mêmes introduisent un doute ou un qui proco lois de la République que vous avez voté ? [applaudissements] Deuxième des choses, nous sommes dans une société de responsabilité qui croit en la responsabilité individuelle et à l'état de droit. Pratiquement 900 interpellations, monsieur le ministre. 900 interpellations lesquelles donnent lieu à de nombreuses gardes à vue, lesquelles en ce moment même sont en train de donner lieu à nos nombreux déferements lesquels l'autorité judiciaire le dira donnera lieu à nos nombreuses sanctions.
Donc la justice passera en appliquant là aussi les lois de la République que vous avez voté. Mais en écoutant les questions gouvernement depuis tout à l'heure, ministre de l'intérieur que je salue et que je remercie ainsi que derrière lui l'ensemble des préfet et des chefs de notre police et de notre gendarmerie, en écoutant les réponses et les questions, je note quand même qu'on ne peut pas faire l'économie de quelques réalités d'analyse des profils des personnes interpellées. 98 % de garçons, 2 % de femmes, 1/3 de mineurs. l'essentiel du reste des jeunes majeurs.
Un 85 % de Français et surtout, monsieur le ministre, des récidivistes extraordinairement minoritaires. Et de là, on ne peut pas faire l'économie d'une analyse et de prendre quelques instants quand même pour mieux adapter notre droit à la suite de ce constat. Nous, ça n'a rien à voir avec euh une question de violence des supporters.
C'est un phénomène de délinquence beaucoup plus global qu'il nous fautaliser avec beaucoup plus de recul. Deuxième des choses, on peut pas en rester là, monsieur le ministre, et on peut pas en rester là. Ça pose évidemment la question de l'adaptation de notre droit, notamment à la question des tirs de mortiers, notamment sur la question de la vidéo algorithmique, notamment sur les questions d'interdiction de stade.
En l'espèce, cela n'aurait pas servi à grand-chose, mais enfin on a bientôt des compétitions sportives devant nous, il nous faut évidemment y répondre. Évidemment la question de l'usage stupéfiant, l'usage du protoxyde d'azote parce que là aussi l'autorité judiciaire le dira mais l'ensemble de ces violence se font parfois malheureusement on le vérifiera mais sur fond d'addiction. On n'a pas attendu.
C'est cette fameuse loi Ripost que le ministre de l'intérieur a présenté au conseil des ministres. Elle a été votée par le Sénat. Je crois désormais qu'il y a urgence à ce que la représentation nationale l'examine et la vote.
Et donc en lien avec la présidente de l'Assemblée nationale et l'ensemble des présidents de groupe, je proposerai au président de la République une session extraordinaire au début de ce mois de juillet pour inscrire le texte repost ici même la semaine du 6 juillet pour nous permettre justement de faire rentrer notre droit le plus rapidement possible une réponse d'adaptation à l'ensemble de ce droit à l'ensemble de ces délinquences. Dernier point, je pense que il nous faut quand même aller plus loin. Ça pose la question des courtes peines.
Garde des saut Gérald Darmanin, il a travaillé dans le cadre de ce qu'on appelle le texte sur deux. Des peines très courtes. Aujourd'hui, non, 15 jours, un mois. donner plus de souplesse au magistrats pour adapter justement euh notre procédure pénale et notre droit pénal à une délinquence au fond un peu nouvelle au regard des critères que je décrivais tout à l'heure.
Mais je pense qu'il faut encore aller plus loin. On a un système qui essentiellement s'est fondé sur une réponse pénale. Or, on est sur des dégradations qui sont des dégradations matérielles qui coûtent extraordinairement cher à la société.
à la société par les polices d'assurance que chaque citoyenne et chaque citoyen paye ou à la société par les impôts et par les contributions que chaque française et français évidemment s'acquitte chaque année. Ça pose la question de la réparation civile. Ça pose la question d'un système dans lequel aujourd'hui les victimes sont correctement indemnisées.
C'est la force de notre système. Mais malheureusement, le système, notre système ne se retourne pas suffisamment vers les auteurs de cette dégradation pour recouvrer aux civils les sommes qui correspondent aux réparations imputées à la société. Et je pense que cette question doit être gardée désormais rapidement, sans tabout, dans notre capacité à recouvrir justement réellement ces sommes, à intervenir de manière beaucoup plus coercitive et j'ai demandé au ministre de faire des propositions assez rapidement.
Je ne suis pas favorable aux suspensions des prestations sociales. Néanmoins, je crois qu'il y a un chemin de bon sens, c'est de permettre à ces prestations sociales en dehors du reste à vivre de financer justement ces réparations sur des solutions adaptées. On doit avancer.
La la responsabilité individuelle d'un auteur d'un acte de violence par définition de dégradation doit pouvoir réparer. Ah.
Sébastien Lecornu