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interviewLCI (sur YouTube)· 25 juillet 2026 141 min

Le 22h Haddad du samedi 25 juillet 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mesdames, messieurs, bonsoir. Le scénario catastrophe se confirme en Gironde. Les flammes menacent à nouveau Bordeaux après un changement de vent.

Il n'y a [musique] que 15 km qui séparent le feu de la métropole. Ce sont les mauxs du maire de Bordeaux ce soir. Près de 200000 personnes ont déjà été évacuées dans le sud-ouest.

On va prendre la direction de Somos où vous êtes, Jeanne Concard. Justement, dites-nous ce qu'il se passe. [musique] Et vraiment à l'entrée de la forêt, le feu se dirige vers cette maison et autour de l'habitation, aucun pompier, ils peuvent pas être partout.

Et le risque, c'est celui-ci. À l'avant de la maison, en quelques secondes, la forêt s'embrase. Le vent vient de tourner.

Et on va retrouver nos équipes sur le terrain. Baptiste Chartier et Marius Noël. Vous êtes actuellement du côté de Blagon.

Blagon qui va être évacué, qui est en train même d'être évacué et on le voit sur vos images en direct. Je précise à nos téléspectateurs que ce sont les images de nos équipes à l'heure actuelle en direct. Justement, on voit les flammes se rapprocher et complètement euh brûler la forêt.

Euh Baptiste, euh est-ce que vous pouvez nous dire ce que vous disent les pompiers, ce que vous disent les habitants sur place ? Écoutez, on on se trouve exactement euh entre la commune de Blagon et et du temple. Et ici, vous vous le voyez, les flammes parcours la forêt et elles évoluent avec une forte rapidité.

Euh la visibilité, elle est elle est vraiment réduite, ce qui complique la tâche des pompiers. Alors, les pompiers sont sont positionnés plus loin. On ne les voit pas là sur les images parce que justement ces épé panages de de fumée empêchent de distinguer le travail des pompiers.

Actuellement, un peu plus loin, des habitants viennent aussi en aide avec des lances pour arroser et tenter justement de de d'éteindre ce ce feu. En tout cas, que le le feu ne traverse pas la route. Et je vous le rappelle, ces épé panages de fumée, bah c'est ce qui provoque l'évacuation des communes de marcheprime notamment où je vous le rappelle, 8000 personnes ont dû quitter la commune il y a quelques instants.

Baptiste, justement, est-ce que les pompiers sont sur place à l'heure actuelle ? Alors, les pompiers sont sur place et on ne les voit pas parce que vous le voyez sur ces images de Marius Marius Noël en direct, il y a des épépanages de fumée. Donc vous voyez sûrement un camion, c'est un habitant qui est qui essae avec des des collègues de pouvoir euh éteindre le feu.

Et puis euh derrière ce camionl beaucoup plus loin, il y a effectivement des pompiers qui tentent de d'éteindre cet incendie après à proximité de la commune de Blagon pour éviter justement que les flammes n'attiennent la commune et donc n'atteignent les habitations. Merci Baptiste Chartier. On reviendra vous voir avec ces images impressionnantes de Marius Noël sur le terrain du côté de Blagon en Géronde à peine 40 minutes en voiture de Bordeaux, je le précise.

Pour m'accompagner ce soir, François Gemen. Bonsoir. Je suis ravie de vous accueillir en en plateau.

Professeur HC, membre du JC et c directeur de l'Observatoire défense et climat également Philippine Barbateau architecte et experte en risque majeur. Bonsoir à vous. Jean-Marie Godard également journaliste spécialiste de service public de première ligne.

On a du mal à comprendre ce retournement de situation. Comment on explique que le feu s'approche autant de Bordeaux ? François Géman le vent tout simplement.

Il est certain que c'est un incendie évidemment très très important qui est très difficile à contenir par les pompiers et effectivement le changement de vent fait que l'incendie se rapproche de Bordeaux. Alors là, on voit les images à Blagon, à Vol d'Oiseau. Blagon est situé à 25 km de l'aéroport de Bordeaux à Méignac qui donc se trouve dans la dans la banlieue de Bordeaux.

Et effectivement le le feu bien entendu se rapproche mais évidemment les pompiers sont à pied d'œuvre. La nuit va évidemment être cruciale parce que évidemment les interventions de nuit sont beaucoup plus délicates notamment en l'absence de moyen aérien. Justement parlons-en avec vous Xavier Tittelman.

Vous êtes en direct avec nous, vous êtes notre expert aéronautique et défense. Euh les moyens aériens ont été massivement engagés ces derniers jours. Quelle est leur véritable plus-value face à un incendie de cette ampleur ?

D'une manière générale, euh ils ont une puissance de frappe qui représente en quelques secondes la totalité d'un camion de pompier. Donc il faut bien comprendre que les deux moyens sont complémentaires. On n'éteindra jamais des feux 100 % avec des appareils, des aéronefs et on n'intend pas non plus des feux simplement avec les homosols.

En tout cas, c'est beaucoup plus compliqué. Et donc, vous avez cette complémentarité. Vous avez deux types d'avions qui peuvent faire de l'attaque du feu.

Vous avez des avions amphibies, les fameux canadaires. Eux, ils vont pouvoir écoper, ils vont aller dans des lacs, dans des rivières pour pouvoir prendre l'eau directement et il peut faire des nia relativement rapides. Et ensuite, vous avez des avions qui sont basés au sol.

Le celui qu'on a dans la en France à la sécurité civile, il s'appelle le D8 Q400. Donc théoriquement, on a 12 canadir amphibie et 8 Q400. Mais on sait bien que la flotte n'est pas totalement disponible.

Il y a eu des gros problèmes de disponibilité. Moi, quand j'ai kiffé la sécurité civile en 2017, on avait certains jours seulement deux avions en disponibilité capable d'écoper. Ça s'est quand même pas mal amélioré depuis.

Il y a d'autres petits avions qui sont venus compléter cette flotte notamment qui sont loués directement par les services départementaux de secours. Donc c'est des avions qui font normalement de l'épendage agricole. Donc ils vont transporter seulement une tonne d'eau.

C'est beaucoup plus léger. Mais néanmoins, le fait d'en avoir des dizaines à répartir sur tout le territoire, ça contribue à la marge à un petit peu améliorer la capacité des pompiers à avoir un soutien aérien. Justement, le vent a beaucoup changé ces derniers jours.

À quel point ça complique les largages, Xavier Stolman ? Alors pour les aéronefs, euh il y a certainement des axes d'attaque sur le feu qui vont être un petit peu différents. Clairement, c'est pas ma spécialité.

Moi, à l'époque, je faisais surtout la veille opérationnelle des médias sociaux au profit des secours. Mais il est clair que d'un point de vue aéronautique, euh bah vous savez bien que le vent va avoir un effet sur la visibilité. La visibilité pour des aéronefs qui vont être très proches du sol fait que vous avez pas forcément la possibilité de vous approcher suffisamment de l'incendie.

Il y a également la progression du feu en elle-même qui va être qui va évoluer en fonction du vent et donc les axes dans lesquels il faut pouvoir euh déposer ce qu'on a vu par exemple aujourd'hui avec la 400 M, déposer ces lignes de retardant. Si le vent dans un sens, forcément, vous avez de la fumée dans ce même sens et c'est à cet endroit-là qu'il faudrait pouvoir poser les retardants. Et logiquement, si vous perdez de la visibilité, vous pouvez pas enfin vous devez poser les retardants encore plus loin.

Et donc logiquement, on a une quantité de euh de végétation qui va brûler qui est potentiellement plus importante et le vent provoque aussi une accélération du feu. Mais ça c'est pas une nouveauté. Plus il y a de vent, plus le feu se propage rapidement.

Xavier, François Gemmen a une question pour vous. Oui, Xavier, merci beaucoup. J'avais une question pour vous concernant les les vols de nuit.

On comprend bien que les Canada ne sont pas équipés pour voler de nuit, que évidemment il y a une question de visibilité, une question décopage qui est très difficile à faire de nuit. Mais la 400 M, cet avion militaire qui lui va se ravitailler sur des bases aériennes, lui il est équipé pour voler de nuit, est-ce qu'on peut pas envisager des rotations de nuit pour la 400 M ? Oui.

Alors, évidemment l'intérêt des nouveaux avions qui sont en préparation, euh il y a plusieurs projets en France dont on pourra parler et la 400, c'est qu'on est sur des avion de nouvelle génération, donc le cockpit est adapté pour pouvoir faire des vols de nuit, y compris voler en jumelles de vision nocturne. Donc, les pilotes de l'armée de l'air sont formés pour ce type de mission. Le problème c'est que c'est pas un système qui est opérationnel qui a été acheté par la sécurité civile ou par l'armée de l'air.

C'était un prototype de Airbus qu'ils ont développé depuis 2015 qu'ils attendent de pouvoir vendre mais qu'on avait pas fait l'acte d'achat. Et donc aujourd'hui, il y a cette décision du pouvoir de pouvoir dire à Airbus, bah très bien, votre truc est prêt, on va s'en servir. Mais on en a qu'un seul expérimental.

Et donc ça veut dire qu'il y a que seulement un seul A400M qui peut être équipé aujourd'hui en attendant d'en produire d'autres de ces systèmes. Et un avion qui aujourd'hui n'a pas été certifié dans toute l'enveloppe de vol, je suis pas sûr qu'il a l'autorisation de faire de l'attaque directe du feu. C'estàd qu'aujourd'hui on l'a vu, il a posé ses lignes de retardant qui étaient en avance.

Donc on sait pas déjà moi ma connaissance, je sais pas si l'avion a été certifiée pour pouvoir passer à quelques mètres au-dessus des flammes parce que c'est une certification spécifique et les pilotes de l'armée de l'air n'ont pas forcément été formés à ce type de mission de nuit parce que voler de nuit, se poser, faire de du par exemple des posées d'assauts tactiques dans le désert, ça ils savent le faire. Mais voler de nuit spécifiquement pour éteindre les incendies, c'est certainement un métier particulier et je suis pas sûr qu'ils aient été formés pour ça. Mais dans tous les cas, on a qu'un seul avion équipé. il doit revenir à unre à chaque fois.

C'est 3h pour faire un seul aller-retour. Donc même s'ils étaient 100 % exploités, il pourraient faire deux trois allers-retours dans la nuit. Ça c'est certainement intéressant mais c'est pas de nature à changer réellement euh l'évolution qu'on peut avoir sur le feu ce soir.

Xavier justement Éric Duran qui est commandant de Canader était sur notre antenne tout à l'heure. Il disait qu'il y avait notamment un problème de coordination. Il n'y a pas réellement de chef d'orchestre entre les Canadaires et euh justement les avions de l'armée de l'air.

Oui. Alors ça c'est la difficulté dans des pays comme l'Espagne, c'est par exemple l'armée de l'air qui va gérer tous les avions de bombardement d'eau. Dans en France, vous avez la sécurité civile d'un côté qui a ses habitudes, qui a sa façon de travailler.

Euh il y a des avions de coordination qui s'appellent les BeachCraft. Mais à ma connaissance, il y a jamais eu un entraînement qui a été réalisé pour pouvoir travailler en commun avec les avions de l'armée de l'air et les beachcraft. Dans d'autres pays, vous allez par exemple là, je suis en Europe de l'Est, en Bulgarie, en Roumanie, en Israël, en Grèce, vous avez les avions de l'armée de l'air qui très régulièrement viennent faire du bombardement.

Alors, pas avec des kits tels que ceux qui sont installés sur la 400M, mais avec des sortes de containers qui font une tonne, une société qui s'appelle KyM qui fournit des sortes de gros cartons euh dans lequel il y a du retardant et eux, ils sont habitués à voler de jours, de nuit. Donc nous, on a fait le choix d'avoir une flotte ou plutôt on n pas eu le choix d'augmenter notre flotte de Canada. On a que ça et on n' pas commencé à s'entraîner depuis des années pour pouvoir mettre à disposition l'armée de l'air pour la lutte contre les incendies.

Mais c'est aussi parce qu'on a une armée de l'air qui est pas calibrée pour ça. Quand on doit retirer un A 400M, cet avion, il avait aussi d'autres missions et je pense que si demain on avait 5 A400M disponibles, évidemment on les mettrait euh tout de suite sur ce type d'opération parce qu'il y a une priorité à sauvegarer les vies en France. Mais globalement, c'est quelque chose qui doit se préparer.

Ça doit demander des années de préparation et là on le fait réellement en urgence. Donc tant mieux si on en est capable. Mais évidemment, on n'ura pas la même capacité opérationnelle que les Israéliens qui font ça depuis des années par exemple.

Restez avec nous Xavier Telman parce que on regarde en direct les images de nos équipes sur le terrain, les images de Marius Noël notamment qui montre ces images en direct de ce feu du côté de Blagon. On l'a vu, si Marius peut retourner à nouveau sa caméra parce que réellement il y a des civils à l'heure actuelle qui essaient d'éteindre les flammes notamment avec un tuyau d'arrosage. Margoda ou euh le problème c'est que là dans on a on a un feu hors norme.

Donc il y a un équilibre à trouver hein parce que on a vu les populations, notamment les agriculteurs aider les pompiers dans la journée à éteindre des petites reprises de feu le temps que les pompiers arrivent. Et d'ailleurs quand les pompiers arrivaient les personnes avec les tracteurs repartaient. ou en tout cas laisser la place.

Euh là, on est quand même de nuit avec des gens qui sont en t-shirt pour essayer de de d'éteindre un feu qui est quand même important. Euh il faudrait pas que les personnes civiles se mettent en danger euh mettent leur leur vie en danger. Ce qui aussi qui ce qui par ricocher risquerait en plus de compliquer le travail des pompiers qui vont se retrouver être obligés à prendre en charge des gens qui sont pas du tout formés pour ça.

Il risquent de se mettre en danger en intervenant sur des incendies conséquents. Justement, retrouvons nos équipes sur place puisque ils sont plus à même que nous de commenter ces images. Baptiste et Marius, vous êtes sur le terrain, vous êtes en train de filmer ces images qui sont déchirantes, ces civils qui essaient d'éteindre le feu avec des tuyaux d'arrosage.

Que se passe-t-il exactement ? Oui, écoutez, on se trouve exactement entre la commune de de Blagon et et le temple. Ici, vous le voyez, des flammes, des flammes là-bas au fond qui parcourent la forêt, qui évoluent avec une rapidité extrême.

Ici, la visibilité est totalement réduite, ce qui complique la tâche des pompiers. Ces pompiers sont pleinement mobilisés. On a aperçu de gros convois se diriger aux portes de Blacon pour éviter que les femmes n'atteignent ses habitations.

Actuellement, vous le voyez sur ces images de Marius Noël, des habitants viennent en aide avec des lances pour pour arroser et tenter d'éteindre ses flammes qui jaillissent un peu partout. Et puis cette fumée, c'est panage de de fumée très très épé qui se dégage qui se dégage du sol et qui se dirige vers le sud et donc en direction de la commune de Marche Prime commune qui je vous le rappelle a évacué à évacuer ces ces 8000 habitants. Merci Baptiste.

Restez avec nous avec ces images [raclement de gorge] déchirantes de Marius Noël. Olivier Galiché, vous êtes ancien sapeur pompier. Quand vous voyez ces images de d'habitants qui essaient d'éteindre le feu, est-ce que c'est une bonne idée ?

Est-ce que c'est ce qu'il faut faire ou est-ce que vous le déconseillez notamment aux habitants ? Alors, c'est une question qui est très compliquée. Évidemment, ils essayent de bien faire. [grognement] Euh la difficulté aujourd'hui notamment dans le cadre de tous les plans de communaut de sauvegarde, des plans intercommunaux de sauvegarde, c'est comment on fait pour gérer ces bénévoles, ces gens qui veulent aider et qui peuvent nous apporter quelque chose euh mais à la fois qui potentiellement vont se mettre en danger.

Là clairement, les lutter contre le feu, ça n'est absolument pas quelque chose qui est préconisé et comme le disait un des intervenants sur le plateau, s'ils se mettent en difficulté ou s'ils se blessent, ça va rajouter de la charge pour les sapeurs pompiers. Donc on préférait presque qu'ils aillent se présenter au PC. ou euh au à la mairie, au poste de commandement communal pour dire on veut aider, qu'est-ce qu'on peut faire ?

Plutôt qu'il se mettent en danger comme ça. C'est c'est une difficulté. Mais on comprend à la fois ces gens qui se rendent compte que le feu part dans tous les sens et j'ai encore eu la confirmation de collègues sur le terrain, le feu commence à tourner dans tous les sens.

Ils ont du mal à à l'attraper parce que les vents sont c'est le votre collègue disait que le problème c'était le vent, c'est même pas le vent, c'est le fait qu'il tourne tout le temps en fait. Et là, c'est impossible pour les sapeurs pompiers de se repositionner. Donc les gens veulent aider parce que c'est leur territoire mais à la fois comment est-ce qu'ils peuvent aider ?

C'est une difficulté. Xavierman, une une dernière question pour vous tout de même. Est-ce que il y a une possibilité justement de conflit de trajectoire pour les différents aéronefs qui sont mobilisés ?

Alors ceux de la sécurité civile qui sont habitués à travailler les uns avec les autres là, ils savent travailler. Ils sont organisés, ils ont leur ligne d'approche et d'attaque sur le feu qui sont connus. Chacun a son rôle.

Les Canadaires vont attaquer directement les flammes et là où il y a le brasier, les avions qui sont posés au sol, donc les Q400 vont plutôt euh être en amont et tout est coordonné parce qu'on a des moyens aériens. Il y a également des drones. Il y a quand même pas mal de choses aujourd'hui qui permettent d'avoir une bonne visibilité et un travail important.

Le seul avion de l'armée de l'air qui a priori n'est pas habitué à se faire ce travail traditionnellement, j'ai aucun doute sur le fait qu'il sachent s'intégrer ponctuellement parce que ce n'est que un seul avion. Donc même s'ils sont euh ils ont pas cette habitude, je suis convaincu qu'ils auront quand même leur utilité et qu'il y aura pas de problème aérien. Mais néanmoins, le ciel devra être quand même dégagé et les avions devront garder quelques kilomètres d'écart les uns avec les autres.

Tout simplement parce que ça fait pas partie des procédures de l'armée de l'air de travailler de cette manière-là. Alors quee effectivement quand on voit les Canadaires et les autres avions de la sécurité civile, eux ils ont leurs méthodes et on n'apprend pas les méthodes parce qu'on décide d'attaquer le feu. Donc forcément il y aura des adaptations, mais ce renfort de l'armée de l'air, même si ce n'est qu'un seul appareil, effectivement ce sera toujours positif et je j'ai pas de doute sur leur efficacité et qu' pas de problème supplémentaire et de collision aérienne.

Merciman. On va retrouver Olivier Galichet puisque on l'a vu sur ces images de Marius Noël, c'est-à-dire des civils qui essaient avec un tuyau d'arrosage notamment d'essayer d'éteindre le feu pour aider les pompiers. On sait également que en journée euh les Canadaires ne peuvent pas faire leur travail s'il y a des civils dans la zone.

Oui. Oui, c'est une difficulté également et la zone est très étendue. Euh après, je pense qu'avec tous les renforts, notamment des forces de l'ordre, on va arriver quand même à à coordonner les choses et en l'occurrence la journée par par rapport à tout ça.

Euh après, je voulais juste faire un commentaire par rapport à la coordination des moyens. Euh et Xavier le sait bien puisqu'on était ensemble la sécurité civile en même temps. Euh à l'époque on avait un problème avec les hélicoptères en cas d'inondation.

On avait des renforts d'hélicoptères de l'armée et il avait été créé une cellule 3D qui permettait de coordonner l'ensemble des moyens aériens sur le terrain. Et là j'avoue que maintenant je suis plus dans la partie notamment des moyens aériens mais je pense qu'il y a une coordination qui peut se mettre en place pour éviter ces difficultés là. Et là ça s'est fait un peu dans l'urgence mais je pense qu'ils vont arriver à se coordonner.

Xavier, vous avez entendu Olivier Galicher qui travaillait avec vous à la sécurité civile. C'est vrai qu'il y avait cette coordination avant et comment vous expliquez qu'elle n'existe plus ou en tous les cas qu'elle n'a pas été maintenue alors qu'on sait que les feux de forêt vont s'accélérer dans les prochaines années ? Alors la coordination, elle est nécessaire quand il y a une anticipation sur une situation.

Quand on est habitué et qu'on sait qu'on va avoir l'armée de terre qui va venir avec ses hélicoptères ou l'armée de l'air pour faire des évacuations dans le cadre des incendies, c'est quelque chose qui est prévu. Là, on n' jamais anticipé le fait que l'armée de l'air puisse venir attaquer le feu. Donc peut-être que ces moyens euh de renfort, de coordination qui existaient ont été mis en œuvre.

Pour l'instant, il y a pas eu de communication à ma connaissance dans ce domaine, mais je suis certain que les moyens qui fonctionnaient à l'époque pour les hélicoptères peuvent être exploités pour coordonner l'armée de l'air avec la sécurité civile. C'est simplement peut-être une question de communication. la la le retour d'information aujourd'hui n'est pas totalement clair mais encore une fois les moyens aériens de l'armée de l'air dédié à la lutte contre les incendies qui sont tellement légers aujourd'hui faute de faute de de bah il y a pas il y a pas les bambi bucket il y a pas les systèmes qui permettent d'attaquer le feu en une quantité suffisante même si tous les avions de l'armée de l'air étaient disponibl on n pas les moyens bah à ce moment-là il y a qu'un seul appareil il y aura pas de difficulté pour l'intégrer dans le dans la lutte contre les incendies merci Xav c'est une question qui va se poser de plus en plus fréquemment les armées, pas seulement en France mais dans le reste du monde également sont de plus en plus souvent mobilisé sur des opérations qu'on appelle HADR, c'est-à-dire des opérations de secours humanitaire, soit dans le cadre de la lutte contre les incendies, soit dans le cadre de l'évacuation des populations, soit dans le cadre de largage de vivre par exemple pour des populations touchées par un ouragan.

On voit que la multiplication des catastrophes climatiques fait que les armées dans le monde entier sont de plus en plus souvent sollicitées sur des missions humanitaires. C'est une transformation assez profonde du rôle des armées et qui nécessitait vraiment une coordination de plus en plus poussée avec les forces de sécurité civile. La préfette François Gémen a évoqué une baisse des températures et une hausse de l'humidité.

Est-ce que c'est suffisant pour espérer la stabilisation ? [grognement] Ça va aider. Je pense pas que ça puisse être suffisant.

Très clairement, surtout avec la canicule qui va arriver en en milieu de semaine prochaine, on peut pas compter sur les conditions météo pour aider véritablement à circonscrire l'incendie. Il va falloir compter uniquement sur les pompiers. Il faut rappeler que à Madrid où il y a un incendie encore beaucoup plus important, les pompiers ont carrément renoncé et ont déclaré que le feu ne pourrait pas être éteint.

On parle également de feu convectif, de feu tourbillonnant. Jean-Marie Godard, pourquoi les pompiers les les redoutent-ils autant ? Il les redoute parce que on en a vu il y a eu d'autres années, je crois que c'est 2022 ou 2023 où il y avait eu déjà des incendies euh dans la même région.

Euh il les redoute parce que c'est incontrôlable parce que c'est euh c'est alors ça ça c'est déclenché par plusieurs facteurs. Un air très chaud, euh les le le les gaz de combustion ambiant et euh une certaine vitesse du vent qui fait que d'un seul coup vous allez avoir cette flamèche qui va qui va qui [raclement de gorge] va se créer comme ça et qui va être véritablement un tourbillon de feu qui va se déplacer dans un champ à une vitesse très très rapide. Et euh vous pouvez avoir des pompiers qui se retrouvent piégés dans ce phénomène.

Justement quand on voit ces feux convectifs, alors vous allez nous expliquer le terme parce que on a parlé de j'ai retrouvé le terme Pierolo Nimbus. Ah oui, c'estàdire des c'est-à-dire c'est un incendie qui va créer ses propres nuages et qui va potentiellement déclencher ses propres orages également. Donc on voit que c'est une des caractéristiques de ces mégafeux, c'est qu'ils vont créer leurs propres conditions météorologiques.

C'est ça qui explique notamment les vents parfois très tournants qui sont créés par l'incendie lui-même. On va retrouver notre équipe au parc des expositions du côté de Bordeaux, au parc des expositions qui peut accueillir jusqu'à 10000 personnes. Mais on voit que la commune de Baglon, du de Blagon, juste à côté de Bordeaux, une quarantaine de minutes en voiture est en train d'être évacué également.

Charles Flagel, vous êtes du côté euh du parc des expositions. Euh racontez-nous ce qu'il se passe. Les 6000 évacués de l'agglomération de Bordeaux viennent euh de l'apprendre ici au parc des expositions de Bordeaux.

Euh ils ne pourront pas rentrer chez eux ce soir pour dormir. D'autres vont partir rejoindre des amis ou des proches à proximité de Bordeaux. D'autres n'ont pas le choix que de rester dormir ici une nuit de plus.

C'est le cas notamment de Mimi évacuée de Saint-Uin de de Médoc. Bonsoir. Là, vous êtes en train de préparer votre lit, c'est ça ?

Pour cette nuit ? Oui, pour dormir avec mon chien. Et puis ça fait ça nous fait pas rire.

Mais il faut dire quand même qu'ici, on est très très bien accueilli. Vraiment tout est parfait. Son de gentillesse vraiment vraiment ils sont remarquables tous autant qu'ils sont.

Depuis combien de temps que vous êtes là ? Depuis la nuit dernière euh on est arrivé vers 3h du matin. Comment vous vivez cette comment vous vivez cette situation ?

Le fait de dormir là sur ce lit ? Oh ben, il faut bien s'habituer. On attend avec patience qu'on nous donne l'ordre de rentrer à la maison.

Vous savez pas encore quand vous allez pouvoir regagner votre dis pas aujourd'hui hein. Je voudrais bien rentrer chez moi, croyez-moi. Et les aussi le chien aussi veut rentrer.

Vous espérez pouvoir rentrer chez vous la semaine prochaine ? Ah oui, demain, au moins demain parce que c'est il y a de la fumée mais enfin on peut quand même rester ça à la maison tout fermé quoi. Et euh comment s'est passé votre évacuation justement ?

Euh bah c'est rapidement, il a fallu c'est les voisins qui sont venus me chercher et qui m'ont dit il fallait partir. Donc on a pris des affaires, on est parti et puis et puis voilà. Et puis on est arrivé vers 3h et ben on a trouvé l'accueil ici mais vraiment très je me répète mais très chaleureux, très gentil tout le monde le personnel vraiment très bien.

Merci beaucoup en tout cas pour votre témoignage. On vous souhaite évidemment une bonne nuit. Ils ne savent pour la plupart des évacués, ils ne savent toujours pas quand ils vont pouvoir rentrer chez eux.

Le maire de Bordeaux qui s'est exprimé à notre trentaine euh s'engage à reloger les plus vulnérables et également ceux qui sont là depuis euh assez longtemps. Euh voilà. Merci Charles Flagel pour ce témoignage extrêmement poignant de cette dame qui est a donc été évacuée, qui ne pourra pas rentrer chez elle ce soir.

Il y a la crainte également Philippine Barbato de retrouver des maisons brûlées. Oui, c'est c'est sûrement ce qui va ce qui va se passer pour beaucoup de personnes. On l'a vu déjà dans plusieurs images, on a plus de 100 maisons qui ont été qui ont été brûlées.

Donc là, on est sur le temps de l'urgence. Donc pour l'instant, ces questions, elles sont encore en suspend. est-ce que les gens vont pouvoir rentrer ?

Est-ce qu'il y a des maisons qui sont encore habitables ? Et les mères vont se mettre autour de la table sûrement dans les prochains jours pour aussi réfléchir à est-ce qu'ils acceptent ou non euh de de de pouvoir laisser les personnes rentrer chez eux ou alors reconstruire ces maisons qui ont été totalement totalement brûlées. Mais comment les assurances prennent ça en charge ?

C'est la commune, c'est qui ? Alors ça c'est la grande question. Je saurais pas vous répondre exactement à ça.

Euh ce qui est sûr, c'est que en tout cas euh euh aujourd'hui, on a des fonds de prévention qui vont pouvoir venir aider. Enfin, le système assuranciel français est quand même assez euh assez fort en France. Euh et euh et donc on va trouver des solutions en ce sens-là.

Euh euh Mais pardon, j'ai perdu la question. Non, mais on va retrouver tout de suite Franck Marquet qui est DGA de la commune de Miman. Il gère une cuisine centrale qui confectionne des plats pour les évacuer Franck, notamment les résidents de l'épat de parent sans borne.

Justement, comment on met en place une telle cuisine de crise en quelques heures ? Franck, bah bonsoir. Euh donc c'est le plan de communal de sauvegarde he qui a mobilisé les équipes en même temps que la réserve communale.

Et on a essayé de parer au plus pressé pour fournir déjà un premier niveau de de d'approvisionnement donc pour des cafés, pour des boissons chaudes, pour des gâteaux. Et puis ensuite dès qu'on a pu répondre à cette première demande euh on a mis en place du renfort à la cuisine centrale avec des personnels administratifs et la grosse difficulté c'est effectivement de répondre à toutes les sollicitations puisqu'il y a des pades de parent mais on a aussi accueilli les pades de Buscaros et la résidence autonomie de Buscaros. Et donc grâce à à la fois à la réserve communale, aux élus, aux agents, tous les agents de la collectivité et la réactivité du personnel de cantine là qui depuis depuis 48 he ben travaille quasiment non stop.

Donc on a mis en place des rotations et on a du soutien de tout le personnel communal et de la réserve comm justement. Et vous avez des personnes qui sont des résidents des pades euh parmi ceux que vous nourrissez. Franck, est-ce que ça demande une organisation particulière ?

Ben la la difficulté réside dans les différentes textures de répondre aux différents aux différentes problématiques qu'ils peuvent avoir avec la l'alimentation. Euh donc on a sur des alimentations de type haché, moulinet et cetera, on a des réserves. Donc on s'appuie sur ces réserves.

On a pu aussi s'appuyer sur les dons faits par des habitants, fait par des restaurateurs, par supermarchés euh de de la commune et puis euh euh en fait, on jongle un peu avec tous les approvisionnements, nos réserves et la grosse question c'est de d'essayer de se projet au lendemain pour pouvoir non seulement nourrir les épades, mais également bah les brigades sont chez nous les évacués qui sont chez nous euh le personnel encadrant donc c'est différents publics et pour nous le défi ça va être lundi si la situation perdure parce que en plus de de cette surcharge on va avoir le quotidien qui va reprendre aussi ses droits et il faut qu'on puisse alimenter et donc on passe d'une production de 800 repas à jour à une production de 1500 repas à jour. Dans dans quel état arrivent les personnes évacuées que vous avez rencontré ? C'est alors déjà on peut dire que c'est une personne extraordinaire parce que un drame et puis elles arrivent elles ne demandent pas grand-chose.

Euh beaucoup sont quand même exténués euh beaucoup sont agarre un peu perdus et donc une cellule psychologique s'est mise en place assez rapidement. euh euh à la plaine des sports là sur le bâtiment central et puis on a surtout réussi à à avoir l'appui des communes de la communauté de commune. Euh et donc le lien avec tous les services fait que on essaie de prendre en charge et de reloger un maximum de personnes euh et chaque commune a vraiment a vraiment participé à à cette dynamique.

Merci euh Franck Marquet souligner à quel point cette opération d'évacuation a été conduite remarquablement. On on a parfois tendance effectivement à beaucoup critiquer les services de l'État, toujours se plaindre de telle impréparation ou telle désorganisation. Ici le défi était gigantesque.

Il y a 200000 personnes en tout qui ont été évacuées avec une configuration géographique très difficile puisque c'était sur une presquille. Il y avait une seule route départementale qui permettait l'accès à cette presquille. Parmi les 200000 évacués, vous aviez beaucoup de touristes, des gens qui parlaient pas français, des gens qui n'avaient pas de voiture, des gens qui étaient évidemment encore plus paniqués de se trouver dans cette situation dans un pays qui n'était pas le leur et tout s'est passé de façon remarquablement ordonnée avec une éaction par vague qui a permis d'éviter de trop gros embouteillages sur la route départ parlemental par bateau également pour les personnes qui n'avaient pas de voiture.

Ça fait à peu près une vingtaine d'années que je documente les évacuations lors de catastrophe. Celle-ci est sincèrement une des plus réussies et je voudrais vraiment féliciter tous les personnels de l'État qui ont été impliqués dans cette opération d'envergure parce que c'est vraiment remarquable et le fait qu'il n'y ait aucune victime civile à ce jour est également absolument remarquable même si hélas il y a trois sapeurs pompiers qui sont décédés. On peut souligner justement un peu dans un travail un peu dans l'ombre parce que les la première ligne là pour le coup c'est les pompiers et c'est bien naturel, il faut leur rendre hommage mais derrière ce qui aide et et permet le travail des pompiers, il y a plusieurs milliers de membres des forces de l'ordre, gendarme police nationale, police municipal qui ont participé aux évacuations, qui surveillent les zones qui ont été évacuées euh pour éviter qu'il y ait des cambriolages ou des gens qui viennent se promener sur zone.

Il y a le service de santé des armées qui est prêt à se mobiliser. Il y a les militaires qui sont venus en renfort justement pour participer aussi aux évacuations et aider à surveiller les zones. Et derrière au niveau au niveau de l'agglomération et des villes, vous avez aussi tous les services d'urgence qui sont prêts à intervenir si besoin puisque les planss blancs ont été déclenchés dans les landes et en Gironde hier soir.

Voilà. Olivier Galichet, justement quand on est face à un feu aussi imprévisible, on voit que ça a attaqué la commune de Blagon qui est à seulement 40 minutes en voiture de Bordeaux. Quels sont les principaux signaux que vous analysez sur le terrain ? [raclement de gorge] Euh alors là, c'est une situation qui est quand même très compliquée euh puisque en effet, on n'est pas loin de Bordeaux.

Euh, on a une surface qui est très grande. On était à 32700 hactares, je crois, au point euh à 17h avec madame la préfète et le contrôleur général Vermelen, ce qui est une surface qui est très très grande. Euh et même si on veut voir une acalmie météo pendant euh 2 jours et demi à peu près, la canicule revient à partir de la semaine prochaine.

Donc euh, on a de quoi ne pas être optimiste vis-à-vis des gens qui ont été évacués euh parce que le feu, il va falloir traiter toute la surface. Il va falloir traiter l'ensemble des lisières qui font plusieurs kilomètres avec des renforts qui viennent de toute la France mais qui auront lutté contre ce feu complètement fou qui change de sens et qui oblige à redéployer euh des dizaines de véhicules en permanence euh avec des gens qui vont être très fatigués. Le compteur général Vermolen en a parlé.

Le 10 de la Gironde fait preuve d'un grand courage. Ils ont quand même un feu qui est énorme. Ils ont perdu deux de leurs collègues la semaine dernière.

Ils ont même pas le temps de leur rendre hommage qu'ils sont obligés de continuer à lutter contre les feux. Donc voilà et bien sûr je pense à notre collègue de de la Savoie aussi qui est décédé en début juillet. Euh donc ça va être difficile et c'est pour ça que c'est bien qu'on ait ce signal du gouvernement très fort qui envoie des militaires en renfort qui poussent la 40 même si ils ont pas fini tous les tests mais le poussent en urgence parce que là ça devient vraiment difficile et euh et on est qu'en juillet donc la saison va continuer et ça va être vraiment une saison difficile.

Juste un mot en effet il y a il y a aussi beaucoup de gens qui travaillent dans toute la phase qu'on appelle la sauvegarde qui est très importante. Les pompiers c'est le secours, c'est les flammes, on les voit. il y a les girophaares et cetera, mais toute la partie sauvegarde avec les réserves communales de sécurité civile, avec les communes, les intercommunalités, euh l'organisation de ces gens, de ces gymnases qui sont accueillis est très importante.

Elle est très bien menée. Là aussi, c'est remarquable en dehors de l'évacuation que citait notre collègue. Cet accueil est aussi remarquable.

C'est nouveau, c'est la loi Matrace, c'est ce qu'on est en train de mettre en place pour beaucoup de communes. Mais en tout cas, ça se passe bien et c'est une opération qui est très significative et dont on pourra prendre exemple pour l'ensemble après des territoires. Olivier Galichet, regardez, je vais vous montrer ces images ainsi qu'à nos téléspectateurs qui nous rejoignent. ces images qui sont envoyées par le premier ministre lui-même Sébastien Lecornu, ces images à l'intérieur de la 400M notamment pendant le largage du retardant.

Certains ont parlé euh d'imag d'opération de communication. Est-ce vrai ou est-ce que le A400M va être réellement utile même si c'est un premier essai ? Alors moi je suis pas spécialiste des moyens aériens.

J'ai j'ai quand même travaillé avec eux et je vois à peu près ce qui se passe. Clairement quand j'ai regardé le largage, on voit que la 400M a réussi à larguer et pas à 200 m de haut parce qu'il faut qu'il soit relativement bas. Euh on voit le retardant se disperser dans les arbres.

Est-ce que c'est efficace ? Il faudrait être sur le terrain pour le dire. Et encore une fois, j'ai pas cette expertise là mais je pense que si ça fonctionne, même s'il y a des rotations de 3h, il dépose quand même une grande quantité.

Et en plus l'idée c'est pas qu'il attaque directement les flammes, c'est qu'il fasse des barrières de retardant. C'est un élément parmi d'autres qui vont permettre la réussite de cette opération. Euh dans les autres éléments, il y aura l'organisation des évacués, il y aura les renforts de sapeurs pompiers, il y aura l'aide de tous nos collègues militaires qui vont venir euh pour gérer l'opération.

C'est c'est vraiment vraiment multifactoriel, mais je pense que ce sera aussi efficace si on arrive à le mettre en œuvre jusqu'au bout du projet. Je connais mal le projet. Justement, on apprend à l'instant un incendie en cours dans la forêt de Medon.

C'est la préfecture des Hautes qui donne cette information. Ce soir, un incendie est actuellement en cours dans le secteur de l'avenue de Trivau à Medon. Euh plus de 60 sapeurs pompiers et 14 rongins sont déjà mobilisés euh pour lutter contre les flammes.

Euh Olivier euh Galichet, euh ça va être la véritable difficulté, c'est-à-dire une question de moyens en terme d'homme également, mais en terme euh d'appareils dont on a besoin pour éteindre ces feux qui sont complètement différents sur des massifs notamment différents et qui vont mobiliser plusieurs équipes en même temps sur différents terrains. Oui. Alors moi je vais quand même reprendre les les propos du contrôleur général Éric Grouin qui est le directeur des pompiers du Var puisque aujourd'hui la marge de manœuvre par rapport à tout ça, c'est vraiment l'engagement du citoyen.

Le citoyen peut nous aider à transformer ses opérations. C'est-à-dire que si le citoyen débroussaille correctement conformément aux obligations légales autour de sa maison, déjà ça va éviter d'avoir à aller la protéger ou ça va éviter qu'elle prenne feu. Si sa maison est accessible, c'est-à-dire accessible, il faut qu'il y ait un camion de pompier qui puisse passer à côté d'une voiture.

C'est dire la voiture qui s'en va, le pompier qui monte pour aller éteindre le feu. Il faut qu'il y ait de l'eau pour les pompiers pour qu'ils puissent éteindre ces incendies. Euh il faut que les maisons soient pas construites en matériaux combustibles puisque'h exotiques.

Euh et ensuite il faut aussi que éventuellement si on a une piscine qu'on soit capable de gérer son autodéfense. C'est-à-dire que bah je je reste dans ma maison, j'ai réussi à tout fermer et s'il faut j'ai une motopompe avec un tuyau et j'arrose déjà mon jardin. Et là, si le citoyen ne s'y met pas et que les pompiers doivent défendre chaque maison au milieu de ces 32000 hectares de de de la Gironde, les pompiers ne pourront pas le faire.

Et c'est ce qui fait que peut-être le feu aussi arrive à progresser parce que les pompiers de Gironde, ils sont en train de sauver les gens, d'aider à l'évacuation, d'essayer de défendre chaque petite maison et pendant ce temps, le feu progresse. Donc là, il va falloir une mobilisation générale, que la société prenne en compte cette résilience et c'est ce qu'on fait avec les élus, l'information des citoyens et cetera parce que les moyens on en a quand même beaucoup mais on les on les disse. Olivier Galicher, restez avec nous.

Vous venez de dire quelque chose d'essentiel, c'est-à-dire sur ces maisons qui peuvent notamment brûler, ça ça en vient à la responsabilité de chacun là, Philippine. Euh oui oui, bien sûr, même des constructeurs aujourd'hui, on sait très bien dans les risques majeurs qu'il y a des choses à ne pas faire quand on est dans des zones à risque. Notamment incendie, on a des des enfin pour vous donner des exemples des débords de toiture.

Quand on a des toitures avec des pannes en bois, c'est totalement à éviter d'avoir des petits recoins, donc des maisons avec des formes assz alambiquées, c'est à éviter aussi. Il faut partir sur des géométries assez simples pour que il y ait pas de recoin où les braises puissent se stocker. Donc voilà, ce sont plein de mécanismes à prendre en compte.

On entend sur ces images de Marius Noël, c'est ce feu qui crépite dans la forêt de Blagon. Baptiste Chartier, vous êtes en direct avec nous. Euh ce sont les images de nos équipes que vous que qu'on vous montre sur euh nos écrans, celles de Marius Noël qui est notamment sur le terrain avec vous, Baptiste Chartier, racontez-nous exactement ce qu'il se passe.

Ben écoutez, on se trouve exactement sur euh sur la route relie Blagon et le temple. Et vous le voyez, les flammes jaillissent de de la forêt. Elles évoluent avec une rapidité extrême.

Alors, nous, on a dû s'éloigner un petit peu ici. La visibilité est totalement réduite, ce qui complique la tâche des pompiers. Euh ces pompiers euh on l'a vu sont pleinement mobilisés.

On a aperçu quatre convois se diriger vers vers le sud aux portes justement de la commune de Blagon pour éviter que les flammes intignent les habitations et les détruisent. Alors à notéo, on a vu aussi il y a quelques minutes des habitants qui eux sont toujours sur place et qui tentent en autonomie totale d'éteindre ces flammes en bordure de route. Et actuellement, vous le voyez sur ces images de de Marius Noël, ces flammes qui jaillissent de partout, des braises aussi qui tombent du ciel, de la fumée toxique qui se dirige également au sud qui a donc, on le rappelle, provoqué l'évacuation de la commune de Marche Prime où plus de 8000 habitants ont été évacués.

Les baptistes également sur les images de Marius, on voit à l'heure actuelle qu'il y a encore des habitants dans cette zone. Comment ça se fait ? Alors, écoutez, c'est des habitants qui ont décidé en autonomie totale de voilà de vouloir euh d'éteindre ce ce feu.

Alors, on a aperçu quand même beaucoup de pompiers se diriger vers le sud pour éteindre le plus gros de l'incendie, pour éteindre le cœur de cet incendie. Malheureusement, nous pouvons pas y accéder parce que c'est trop dangereux. Et ces habitants euh bah on les voit au très haut au loin.

On aperçoit un camion tout au loin de la de la route mais voilà, il y a la fumée qui empêche cette visibilité euh de pouvoir apercevoir ce ces habitants. Mais oui, effectivement, ils sont en autonomie totale et on a discuté avec eux et pour eux, c'était essentiel de d'éviter que les flammes ne traversent la route car vous le voyez depuis quelques minutes maintenant, ces flammes se sont rapprochées. On le voit également sur ces images, cette végétation qui prend feu extrêmement rapidement.

François Gémen il y a notamment des arbres à éviter dans ces forêts. Alors très clairement, on voit bien que c'est évidemment le changement climatique qui va créer les conditions de la propagation très rapide des feux. C'est évidemment pas le changement climatique qui va déclencher l'incendie mais par contre qui va assécher la végétation, qui va assécher les sols et qui va faire en sorte que les feux d'abord se multiplient aux quatre coins du pays et se propagent aussi rapidement.

Pour la suite effectivement, il va falloir se demander sans doute quelles espèces plantées. On sait que la forêt qui brûle en ce moment, c'est largement une forêt de pain. C'est une forêt artificielle qui a été plantée au 19e siècle notamment pour assécher les marais de la région.

Le climat qui était celui de la région au 19e siècle n'est plus du tout le même aujourd'hui. C'est-à-dire que des espèces euh cette monoculture de pain qui était sans doute adaptée au climat que la région connaissait au 19e et au 20e siècle n'est plus du tout adapté aujourd'hui au 21e siècle. Il va effectivement falloir se poser la question pour cette forêt et pour d'autres sans doute de planter des espèces qui soient davantage résistantes à la chaleur, davantage résistante au risques incendies et simplement davantage adapté au climat qui est celui de la France aujourd'hui et qui est très différent de celui du 20e et du 19e siècle.

Surtout que nous avons un problème [raclement de gorge] dans les prochains jours François Géman. C'est-à-dire que la la fenêtre qui qui s'ouvre n'est pas forcément plus favorable en terme de climat. Bien sûr que non, puisque nous allons avoir la 4e canicule de cet été qui malheureusement sera sans doute pas la dernière et je suis désolé de le dire, je vais pas jouer ici les Cassandres, mais malheureusement nous risquons d'avoir un été qui va être marqué par des incendies à répétition.

C'est le nouveau climat dans lequel euh nous sommes entrés, un climat qu'on a largement créé évidemment par notre dépendance aux énergies fossiles. Et le pire avec ces incendies, c'est que évidemment les arbres, non seulement les arbres qui brûlent, non seulement ne capturent plus le dioxyde de carbone de l'atmosphère, mais vont rejeter de très importantes quantités de carbone dans l'atmosphère. Ce qui fait que la capacité d'absorption du carbone des forêts dans le monde a tendance à se réduire année après année.

Et donc, on voit bien le cercle vicieux dans lequel on est rentré. C'est-à-dire que plus le changement climatique va s'accentuer, plus les forêts vont souffrir et plus elles vont aussi rejeter du carbone dans l'atmosphère en ce consumentant. Baptiste Chartier, vous êtes notamment avec un aide des habitants qui essaient d'éteindre le feu avec son propre tuyau d'arrosage.

Absolument. Ils sont arrivés il y a une poignée de seconde et vous voyez cet habitant qui tente avec sa lance d'éteindre le feu en autonomie. Il y a quelques quelques amis à lui derrière qui appuie qui l'épaule.

Bon, bonsoir monsieur. Euh vous êtes venu il y a une poignée de seconde, c'était important pour vous de venir là ? Euh oui, c'est important parce que c'est notre forêt que il faut la défendre.

C'est notre patrimoine un petit peu. Donc avec tout ce qui a brûlé, si on laisse tout brûler, ça va être compliqué. Et là, vous êtes vous êtes venu en autonomie sans pompier, sans saur pompier rien.

C'est pas trop dangereux ? Ouais. Après ça crame, vous le voyez.

Après il faut regarder le feu. Si vous voyez que les arbres ils commencent à se coucher vers vous, faut pas hésiter à partir. Hier il y a eu un saut, c'est parti de l'autre côté sur son monstre.

On a été obligé d'arrêter. Non mais là on est bon, on est bon. Voilà, vous l'aurez compris, ces habitants qui sont pleinement mobilisés pour tenter effectivement que les flammes ne dépassent la route et on le rappelle de la fumée toxique.

Vous le voyez sur ces image de Marius Noël et cette cuisse de braise que vous voyez qui tombe effectivement sur cette route où la visibilité est extrêmement réduite. On distingue plus rien ici. Cette fumée toxique qui se dirige donc vers le sud, vers la commune de Blagon et vers la commune de March Prime où je vous le rappelle plus de 8000 personnes ont été évacuées ce soir.

Et et dites-moi Baptiste Chartier, comment ces habitants ont ces moyenslà, ces lances justement dont vous parliez ? Alors justement, on l'aur posé la question et certains alors pas tous mais certains d'entre eux euh ont parlant leur entreprise euh accès à ces à ces moyens et du coup ils utilisent les moyens de leur entreprise pour pouvoir éteindre ce feu ou en tout cas tenter de l'éteindre. À noter que des agriculteurs aussi, là c'est pas le cas, mais on a aperçu aussi des agriculteurs qui venaient en aide pour leur apporter des cuves d'eau et pour justement les fournir en eau et que ces lances puissent projeter de l'eau sur ses flammes.

Vous le voyez juste juste en direct sur ces images de Marius Noël, c'est cette eau qui qui sort la lance et qui tente effectivement de de contenir ce feu afin qu'il ne puisse pas s'échapper et passer et passer la route. Mathis Chartier, Maris Noël, restez avec nous sur ces images qui sont totalement terrifiantes si vous nous rejoignez. Nous sommes du côté de Blagon à une quarantaine de minutes en voiture de Bordeaux en Gironde.

Le scénario catastrophe qui se confirme. Les flammes qui menacent à nouveau Bordeaux après un changement de vent. Il n'y a que 15 km qui séparent le feu de la métropole.

Près de 200000 personnes ont déjà été évacuées dans le sud-ouest. C'est la problématique, vous l'entendiez Jean-Marie Godard, c'est-à-dire que ces personnes qui disent on n pas le choix en [raclement de gorge] fait, on doit on doit faire quelque chose et en même temps c'est un danger d'avoir des civils sur le terrain. Oui.

Euh c'est tout à fait compréhensif compréhensible en tout cas leur réaction. En plus, c'est des gens qui connaissent bien le coin généralement, donc qui connaissent bien leur leur forêt et le terrain. Le problème c'est que c'est pas des professionnels et que sur les interventions qu'on a pu voir dans la journée où il y avait les pompiers à proximité qui prenaient le relège juste derrière sur des petites reprises de feu, euh il y a on peut le comprendre et et là ça peut être utile maintenant là en pleine nuit avec un feu aussi important des gens en t-shirt sans masque euh comme on a vu à l'image euh qui essayent avec des moyens qui sont quand même assez dérisoires de lutter contre un feu de cette importance.

Je pense qu'ils se mettent plus en danger et qu'effectivement si eux se mettent en danger, ça risque de compliquer aussi le travail des pompiers qui vont être obligés éventuellement de les prendre en charge si jamais il y en a un qui se blesse ou qui fait un malaise à cause des fumées toxiques. Olivier Galichet, quand quand vous voyez ces images, quelle est votre première éreaction ? Bah écoutez, je je suis très partagé.

Évidemment, on peut comprendre ces citoyens qui qui essayent de défendre leur territoire. Maintenant euh il y a plein de choses à faire quand on est citoyen sur un territoire euh on peut euh participer justement à avec la commune aux réserves communales de sécurité civile pour aider dans ce genre de situation et avoir un rôle adapté, c'est-à-dire ne pas être directement au feu. Euh là, on voit le le le citoyen qui est en face des flammes, il connaît pas, il est tout seul, il a pas de casque.

C'est a un arbre qui tombe, il se prend sur la tête. Si les flammes d'un seul coup s'embrasent, il va être pareil, il vont être en difficulté. Dans ce cas-là, il vaut mieux essayer d'aider d'une autre façon que chacun revienne à ses compétences.

Évidemment, on peut être très surpris de voir des flammes quand on a ce genre d'incendie sans sapeur pompier. Moi, c'est ce que j'ai vécu quand j'étais pompier en 2003. On arrivé sur des zones entières enflammées où il y avait personne en fait.

Mais c'est c'est la c'est la réalité. Il vaut mieux se répartir les compétences et que ces gens aillent aider à faire d'autres choses pour libérer les pompiers et que les pompiers puissent venir intervenir en toute sécurité parce que c'est vraiment quelque chose de dangereux. Et surtout dans ce genre de situation avec des vents tournants, euh des résines d'arbres qui sont déjà bien accumulées et cetera.

Euh vraiment si si on veut aider, je pense qu'il faut aller voir la commune avant de de d'aller jusqu'à ce genre d'initiative. En même temps, ne ferions-nous pas pareil à leur place ? C'est c'est toujours facile à commenter ici depuis un studio à Paris.

Si on était dans la même situation, je pense que je pense qu'on ferait pareil. Vous voyez autour de vous tout qui brûle, vous voyez la terre à laquelle vous êtes attaché, peut-être votre forêt qui est en train de brûler. Moi, je comprends que ces gens cherchent à faire ce qu'ils peuvent et je pense sincèrement que je ferai pareil à leur place.

Il y a toujours ce ce dilemme total, c'est-à-dire évacuer ou rester pour aider. On a vu également beaucoup de maires rester dans leur propre commune. Ils n'ont pas le choix, Jean-Marie God.

Ouais. Euh mais oui, effectivement, c'est extrêmement compliqué et c'est un on va on va dire le mot, c'est un c'est un déchirement parce que je pense que il y a aussi cette espèce de sentiment d'impuissance totale euh où euh vous voulez aider mais en même temps vous vous rendez compte que les éléments sont tellement énormes en face de vous que vous allez pas pouvoir faire grand-chose. Baptiste Chartier, vous êtes à nouveau avec un habitant qui essaie d'aider avec ces images déchirantes de Marius Noël sur le terrain du côté de Blagon en giron.

On a une quarantaine de minutes en voiture de Bordeaux. Euh Baptiste que vous disent ces habitants qui essaient par leur moyen d'éteindre ce feu ? Je me trouve avec l'un d'entre Bonsoir monsieur.

Vous nous dites vous nous dites ce soir que c'était impensable de ne pas pouvoir de ne pas pouvoir euh euh vous vous me dites pardon que c'était obligatoirement une nécessité de venir éteindre ce oui il faut être solidaire avec tout le monde et aussi avec nos pompiers euh il faut se mobiliser tout le monde agriculteur ivrin chasseur écol tout tout le monde. Faut tous être solidaires. Et donc là comment vous procédez ce soir ?

Et là euh les pompiers pour l'instant ils sont pas là. Donc il faut nous pour l'instant temporiser les les flammes. Pas que la pas que ça traverse la route et après une fois que tous les pompers ser sont arrivés, nous on va les ravitailler en eau parce qu'après ça va être terminer le travail.

Vous voulez dire que comme le feu se dirige vers Blaggon, les pompiers sont partis vers Blagon et que la commune du temple reste menacée ce soir. La commune du temple à mon avis est pas très boné ce soir parce que le vent pousse plus vers Blagon et je pense qu'ils sont partis faire une ligne d'appui envers Blagon pour sauver Blagon, je pense. Et là vous êtes combien ?

Vous allez rester toute la soirée ce soir là ? On reste toute la soirée, toute la nuit. Demain matin, il y a des collègues qui vont nous relayer et on ça durera le temps que qu'il faut.

Et et voilà, c'est comme ça. Et vous remercie, on vous remercie. Merci pour cette ce témoignage.

Vous l'aurez compris, ces habitants pleinement mobilisés pour vous voyez tenter d'arrêter cette flamme, éviter qu'elle ne qu'elle ne traverse la route. Euh, on voit également ces pannages de fumé qui se dirigent vers le ciel et qui sont poussés effectivement vers le sud, vers Blagon et vers la commune de Marchep où je vous le rappelle, plus de 8000 personnes ont été évacuées ce soir. Baptiste, est-ce que vous pouvez nous dire si vous avez cette information, est-ce que ces ces personnes sont en coordination avec les pompiers ou non ?

Est-ce que les pompiers savent que ces personnes sont sur le terrain ? Absolument pas. Ce sont des personnes qui ont qui sont en totale autonomie.

C'està-dire que bien évidemment que les convois de pompiers qu'on a vu passer, on a vu quatre convois passer vers le sud les ont aperçus. Euh mais ces habitants euh ont choisi en toute liberté et en toute économie d'intervenir sur sur cette portion de feu de forêt. Merci euh Baptiste Chartier et Marius Noël pour ces images déchirantes qu'on voit sur euh ces écrans.

Ce sont les images de nos reporters de LCI en direct du côté de Blagon en Gironde. À une quarantaine de minutes en voiture de Bordeaux. euh cette forêt euh qui prend feu, cette végétation qui est en train euh de brûler du côté euh de la Gironde.

C'est vraiment un moment extrêmement euh fatidique parce que il faut éviter François Gémen euh ce feu se propage du côté de Bordeaux. Il faut surtout là l'immédiat la priorité immédiate c'est je crois d'éviter que le feu je connais pas évidemment précisément la configuration des lieux mais de ce que je comprends il faut éviter que le feu ne traverse la route parce que évidemment la route agit comme une sorte de coupe-feu. C'est d'ailleurs pour ça qu'on a vu des habitants parfois couper eux-mêmes les arbres de manière à créer des coupes-feux et effectivement si le feu traverse la route à ce moment-là bien il il entre dans une autre dimension.

Donc je pense que c'est là la priorité des habitants de de Blagon. Il y en a un autre dans la commune du temple qui a été évoqué par certains de ses habitants où c'est exactement la même priorité. On essaie d'éviter que le feu ne franchisse la route.

Justement quand on voit les conditions climatiques de ces prochains jours, François Géen, on on a de quoi s'inquiéter. Bien sûr, on a de quoi s'inquiéter et je dirais même les conditions climatiques des prochaines années, des prochaines décennies malheureusement. Donc il y a à la fois la question du très court terme, mais comment éteindre les incendies ?

Et puis évidemment, il y a la question fondamentale de l'adaptation, c'est-à-dire quel type d'arbres est-ce que nous allons planter, comment est-ce que nous allons surtout augmenter les moyens des services de secours et de lutte contre les incendies. On a beaucoup parlé des Canadaires, il y a aussi la question des hommes et des pompiers eux-mêmes. Comment est-ce qu'on va faciliter le recrutement des pompiers ?

Et effectivement, nous entrons dans un climat que nous ne connaissons pas encore et il va falloir s'adapter à ce climat et effectivement la question des incendies va devenir de plus en plus importante chaque été sur des périodes de plus en plus longues. Nous sommes en direct avec Sopiane Felou qui évacué du camping de Mayotte. Actuellement, on attend dans un centre sportif aménagé à Miisan.

Bonsoir Sopiane, merci d'être en direct avec nous. Merci de témoigner sur LCI. À quel moment vous avez compris qu'il fallait partir ?

Euh chronologiquement, d'abord euh on a commencé à avoir de la fumée à partir de 15h30 euh au camping. Donc on n' pas cru au départ euh que ça allait prendre autant d'ampleur. Le personnel du camping a très vite réagi en essayant de de nous rassurer et puis après le discours vers 23h de la directrice qui nous a demandé de nous mettre en sécurité dans les mobileô laisser la porte ouverte afin d'y avoir accès facilement.

Euh vers 4h du matin, on a entendu les sirènes de la gendarmerie et puis là, on a compris qu'il fallait qu'il fallait vite partir. Justement euh Sopiane, est-ce que vous avez des nouvelles du camping depuis ? Non.

Euh aujourd'hui, on est dans l'attente d'avoir des informations. Logiquement, on devrait en avoir demain matin. Est-ce que vous vivez cette attente avec inquiétude pour le moment ?

Sincèrement, je suis traversé par pas mal de sentiments parce que au début au début, ben on a peur euh on n pas trop paniqué de de notre côté. Ensuite, on est très triste parce que nous on est vacancier et aujourd'hui au complexe sportif, on a rencontré des personnes des habitants en fait qui ont perdu beaucoup. Donc on se met à leur place et et ça génère beaucoup de tristesse.

Et en parallèle par contre, on a beaucoup de joie, beaucoup de bonheur parce que on a une équipe de bénévoles ici sur Misan qui est juste incroyable, incroyable et qui nous donne beaucoup beaucoup beaucoup d'amour. On manque de rien. Euh on est nourri, on est logié au chaud.

Euh et on a même ils ont fait des ateliers pour les enfants, ils ont mis des écrans pour que pour qu'ils puissent regarder des dessins animés. Le fait d'être dans un complexe, ça leur permet aussi de de se dépenser, de penser à autre chose toute la journée. Vous le disiez François Gemen, en fait ces ces évacuations préventives, elles sont primordiales.

Elles sont absolument nécessaires à la fois pour préserver parfois la vie des habitants, parfois leur santé s'ils sont exposés aux fumés des incendies qui sont évidemment très toxiques. également pour laisser les pompiers opérer et pour ne pas gêner effectivement l'activité des secours. Il faut savoir que par exemple un canader ne peut larguer de l'eau que si la zone a été évacuée auparavant et donc ces évacuations sont absolument primordiales.

Juste une petite précision géographique, la personne qu'on a entendu venait d'un Capin Mayotte. Mayotte s'est situé juste au nord de Biscaros. Donc c'est une personne qui était évacuée suite à l'incendie d'land et pas celui que nous voyons en ce moment qui est en Gironde.

Justement en parlant de de la Gironde 8000 nouvelles évacuation aux abords de Bordeaux si vous nous rejoignez. Le scénario catastrophe se confirme donc en en Gironde. Les flammes menacent à nouveau Bordeaux après un changement de vent.

Il n'y a plus que 15 km qui séparent le feu de la métropole. Près de 200000 personnes ont déjà été évacuées dans le sud-ouest. Est-ce que il va falloir désormais penser François Gémen à adapter l'urbanisme jusque dans les grandes métropoles ?

Bien sûr, c'est je dirais c'est une des priorité. On l'a vu avec les dernières canicules, on voit bien à quel point le bâti n'est pas du tout conçu pour ce nouveau climat. On a conçu effectivement nos bâtiments, nos villes essentiellement pour résister au froid.

Désormais, il va falloir les concevoir pour résister au chaud. Et donc là, on a un immense défi à la fois en matière de normes urbanistiques. On voit bien à quel point ne serait-ce que sur l'installation des climatiseurs, à quel point on a certaines normes urbanistiques ou certaines normes sur le diagnostic de performance énergétique, le DPE, qui aujourd'hui à l'évidence ne sont plus adaptées.

Et puis il aussi des normes évidemment architecturales. Il va sans doute falloir faire évoluer nos pratiques architecturales. Heureusement, nous avons des architectes notamment sur ce plateau qui qui sont spécialisés sur ces sujets.

Loï Balong, vous êtes le maire de Lanton, vous êtes en direct avec nous. Euh vous euh notamment votre commune englobe Blagon. Euh à quel point votre commune est impactée euh par la progression euh de ces flammes ce soir, on les voit en direct euh sur nos images par nos équipes de LCI sur le terrain.

Bonsoir. Euh nous, on est une commune très forestière qui est prof qui part du littoral et qui va à 15 km des terres à peu près. Et Blagon est situé donc à une dizaine de kilomètres dans les terres et c'est là où l'année dernière la forêt a brûlé avec une dizaine de maisons.

Pour nous, c'est très impactant et le feu auprès de la vigueur ce soir. Et on on assiste à des sautes de feu qui se dirigent vers Marche Prime qui en cours d'évacuation, Marche Prime qui est situé à une dizaine de kilomètres. À quel moment vous avez décidé des évacuations Loï Balong ?

Alors, les évacuations ont été décidées par la préfecture euh rapidement hier soir alors que on s'y attendait pas forcément. Enfin, ça s'est fait dans le calme, même s'il y a eu des difficultés, des évacuations parce qu'il y a qu'une route littorale. Donc, il y a eu des bouchons, il y a on est à côté de de d'Andernos qui évacit, qui finissait d'évacuer et ça s'est passé dans le calme.

Il y a eu un peu d'incompréhension parce que comme je l'ai dit, la commune est profonde et le ressenti du danger n'était pas évident. Par contre, ce matin, quand on s'est rendu sur place, là où il y a eu les feux, ça semblait effectivement évident de prendre des décisions, d'évacuer euh par sécurité et par risque d'embrasement. Vous êtes seulement à 10 minutes de blagon avec ces images qu'on voit sur notre antenne, avec nos équipes sur place.

Il y a des civils qui sont venus pour essayer d'éteindre le feu. Quel est votre message pour les populations civiles de votre commune et des communes environnantes ? Alors, la population civile de nos communes est évacuée.

Blago est un gros pôle de concentration de moyens de pompiers professionnels. Je pense que vous voulez faire allusion peut-être, il y a une réserve civile qui n'est pas communale mais qui est départementale, je crois. Il y avait quelques membres cet après-midi qui étaient sur notre territoire pour aider le les pompiers.

C'est les pompiers qui restent quand même euh décisionnaires et acteurs du FAC. Comment vous gérez justement cette situation de crise avec euh la préfecture, avec les services de secours ? Euh quel est le niveau de coordination à l'heure actuelle ?

Alors, le niveau de coordination est bon. Euh nous, dans la mesure où on a été évacué, bon, il y a moins de de précipitation et d'urgence. Euh par contre, c'est vrai que tout a été repris en main au niveau départemental et par la préfecture pour coordonner euh les actions, ce qui parfois engendre quelques incompréhensions.

Quand il y a un feu de forêt qui reprend et qu'il y a pas de d'habitation à proximité. C'est vrai que les pompiers ne sont pas forcément déployés là compte tenu de l'ampleur de des incendies sur notre territoire, notamment en direction de la métropole. On va retrouver tout de suite nos équipes sur place.

Ligi Balong, restez avec nous. Maire de Lon, vous êtes en direct sur LCI. On va prendre la direction de Blagon justement où sont nos équipes B Chartier et Marius Noël sur vos images impressionnantes notamment de civils qui sont en train d'essayer par leur propre moyens avec des moyens d'entreprise d'éteindre ce feu.

Vous êtes avec quelqu'un qui justement est sur le terrain Baptiste ? Effectivement, on observe toujours ses habitants. On voit sur les images de Marius Noël qui tente d'éteindre ses flammes, qui tente de les repousser de la route et je me trouve justement avec un de ses habitants, bonsoir Axel.

Vous nous dites ce soir que c'était impensable de ne pas venir intervenir ici et de ne pas dégager la route pour éviter que les flammes ne parviennent de surger ça. Je vous disais c'est vous disiez ce soir que vous êtes venu ici pour éviter que les flammes ne viennent sur la route. C'est ça.

Ouais. On essaie de faire ce qu'on peut malgré que on a des moyens rédits mais on fait ce qu'on peut et puis et puis ça marche ça endroit ça repart. C'est compliqué mais on est là, on essaie de faire le plus possible.

On a croisé votre habitant qui était en autonomie totale. Vous les pompiers vous le disiez sont au courant. votre présence ici.

Oui oui oui bien sûr. Oui bien sûr. Ils savent qu'on est là on les croise et puis nous à la base notre rôle c'est de remplir les CCF en eau mais là ils ont pas besoin.

Du coup on a une lance aussi du coup on arrose ce qu'on peut mais nous l'aut à la base vu qu'on a une petite tle on remplit les remplit les CCF en eau. Ça leur évite de de faire de la route pour aller chercher de l'eau. On les rejoint directement sur le feu.

On les remplit. Dans quelques mots juste comment vous êtes procuré c'est des ces d'autres entreprises ? C'est ça.

Alors ça c'est pas à nous mais ça c'est Oui, c'est un agriculteur du MOP et puis il a il a fait partir un convoi en convoi de chez lui avec ses machines et ses machines son gasol et tout pour voilà pour pouvoir du coup faire enfin faire ce qu' ce qu'on peut quoi. Et d'ailleurs comme beaucoup d'agriculteurs ont fait ça. Merci à vous Axel.

On vous souhaite bon courage. Merci à vous. Vous l'avez compris, beaucoup d'habitants mobilisés ce soir pour tenter de venir à bout de de ces flammes pour qu'elles évitent de traverser la route.

Je vous signale juste que la fumée est extrêmement toxique ici. Elle sur elle va en direction du sud, en direction de de Plagon et se dirige également vers la commune de Marche Prime où je vous le rappelle, plus de 8000 personnes ont été évacuées ce soir. Merci Baptiste Chartier et à Maris Noël qui vous accompagne avec ces images déchirantes de la forêt de Blagon.

Nous sommes toujours en direct avec le maire de Lanton Loï Balongue. Justement, quels sont les critères qui vous conduire à prendre une décision d'évacuer notamment le reste des civils, mais également de faire en sorte que ces civils ne soient pas du côté de Bordeaux parce qu'on sait que le feu est à 15 km de Bordeaux ce soir. Alors euh sur la commune de Lonton qui comprend Blagon, il n'y a plus de civil normalement dans les habitations.

Donc il y a plus de Lontonné à Long, on va dire, si ce n'est quelques-uns. Euh là, il s'agit de volontaires extra communautaires qui viennent aider les pompiers comme le fait aussi la DFCI. DFC qui euh est un ensemble de bénévoles souvent travailleurs de la forêt qui circulent avec des engins jeunes avec des réservoirs souvent derrière et qui assurent le une présence et une sécurisation des feux souvent le lendemain en vérifiant que le feu ne reprend pas.

Voilà. De quels moyens dispose votre commune pour faire face à cette crise, monsieur le maire ? Alors, pour faire face à cette crise, maintenant qu'il y a plus d'habitants, tous les engins euh de lutte contre les incendies euh sont repris et dirigé depuis euh le département, depuis la cellule de coordination qui pilote l'envoi de d'engin sur les spots les plus dangereux.

Donc là, notamment ce soir à Blagon, mais ça se pilote au niveau départemental. Moi, je n'ai pas de moyen de d'intervenir là-dessus. Vous attendez quoi dans les prochaines heures, monsieur le maire ?

Euh, que le vent se diminue et que une bonne pluie pendant quelques heures viennent calmer le l'incidence du feu. Loï Balong, vous êtes toujours en direct avec nous. Vous êtes le maire de LT commune qui a été évacuée.

Vous êtes très proche de Blagon euh qui est on est en train de on est en train de le voir sur nos images ces flammes du côté de la forêt de Blagon. Est-ce que les personnes qui ont été évacuées dans votre commune ont été dirigé du côté de Bordeaux ? Monsieur le maire ?

Oui, [raclement de gorge] pas sur Bordeaux directement. Enfin, une partie des gens hier a pu quitter la commune vert Bordeaux. Ils sont plutôt partis du côté de Biganos, une marche Prix qui est évacué ce soir et Mix.

Monsieur le maire, on vous on vous entend plus. Jean-Marie Godard, quand vous voyez ces images, on parle est-ce qu'on parle toujours de civil ou est-ce que on parle de civil spécialisés quand ils ont des lances comme ça ? Ils sont pas enfin c'est pas des lances qui sont spécialisées pour éteindre le feu.

Euh c'est on est plus sur du matériel d'entreprise. Alors maintenant, est-ce queil y a une coordination avec les pompiers ? Euh je pense que les pompiers sont quand même au courant qu'ils sont présents sur place parce que on a vu des convois euh un peu plus tôt passer, on a vu des véhicules de pompiers, donc les pompiers les ont vu.

Euh donc mais mais clairement c'est pas il y a ce sont pas des gens spécialisés dans l'extinction des incendies. Euh il y a une chose que je une autre chose que je voulais ajouter justement, vous parliez des évacuations. Euh il faut se rendre compte que il y a il y a effectivement le palais des sports de Bordeaux euh qui peut accueillir je crois à peu près 10000 personnes.

Et il faut savoir effectivement que il y a plusieurs autres communes autour et dans la région qui sont mobilisées que au total il y a 14 centres d'accueil qui ont été mis en place et qui sont répartis sur neuf communes dont le palais des sports de Bordeaux pour accueillir justement toutes les populations qui sont évacuées. Nous avons de nouvelles évacuations préventives à l'instant. La décision de la préfecte de Gironde vient de tomber. la décision d'évacuer immédiatement les populations situées dans de nouvelles communes désormais menacées.

Marche prime dont on parlait à l'instant, le bar, biganos, mios et Cestas. Il faut absolument évacuer dès qu'on vous le demande. François Géemen, c'est absolument crucial.

Sincèrement, je ça fait une vingtaine d'années que j'étudie ce ce type de catastrophe et effectivement à chaque catastrophe que ça soit un incendie, une inondisation ou un ouragan, il y a le même phénomène qui se revuit. C'est-à-dire des personnes qui ne veulent pas évacuer, soit parce qu'elles pensent qu'elles connaissent la situation mieux que les secours, soit parce qu'elles ne veulent pas laisser derrière elles leur habitation de craintte qu'elle ne soit vandalisé ou cambriolée, soit parfois parce qu'elles ne veulent pas abandonner certains animaux et qu'elles craignent pour leurs animaux. Très clairement, à chaque fois parmi les victimes, parmi les personnes qui périssent dans les catastrophes, on trouve toujours en majorité des personnes qui ont refusé d'évacuer.

Donc c'est très très important si vous vous trouvez dans un village qui est sujet à un ordre d'évacuation, c'est très très important d'évacuer. Il en va de votre propre sécurité. Ne pensez pas savoir mieux que les secours ou mieux que les autorités, écouter les consignes des autorités.

Vraiment, ça fait 20 ans que je travaille sur ces catastrophes et et malheureusement les personnes qui meurent dans ces catastrophes, ce sont à peu près toujours des personnes qui ont refusé d'évacuer. Sébastien Berger, vous êtes référent feu de forêt pour l'UNSA 10 37, vous êtes en direct avec nous. Votre unité a décidé d'envoyer des renforts notamment sur le terrain.

Vous le voyez sur ces images du côté de Blagon, on ne s'attendait pas à ce que le feu se propage aussi rapidement. Que vous disent vos hommes sur le terrain ? Ben sur le terrain, ils disent que c'est vraiment un feu qui est très compliqué à à gérer euh par rapport au vent qui arrêtent pas de tourner, par rapport au fait qu'ils sont obligés de se déplacer d'un côté ou de l'autre hein, par rapport au fait que ils font surtout des lignes d'appui ou des défenses de point sensibles.

Et donc là, on est en train de les voir là qui arrive certainement sur zone pour soit faire une ligne d'appli que le feu il saute la départementale ou sinon on pas su diriger justement sur les différentes villages qui ont été qu'on leur demande d'évacuer pour justement s'apprêter à faire les défences de points sensibles quand le feu va arriver sur place. pour éviter qu'il y a d'autres habitations euh qui euh qui brûlent mais on voit que là le feu est rend hors de contrôle. Et pourtant tout à l'heure quand en début de soirée quand je vous je pensais j'étais assez confiant sur la météo mais on s'aperçoit qu'en fin de compte le feu est plus virulent et et se dirige où il veut aller.

Donc c'est vraiment impressionnant et là on se rend compte que les habitants qui malheureusement devraient pas être là mais c'est la solidarité. Ils sont là pour donner un coup de main. Ils sont là pour mais c'est ils ont ils ont ils jouent leur vie. parce qu'ils sont pas protégés, ils ont pas forcément tous des masques, ils sont pas il y a pas de casque.

Et donc c'est là que ça permet de voir que la on est vraiment la limite de recrutement, c'est-à-dire que on manque énormément de de pompiers pompiers professionnel comme pompiers volontaire, hein. C'est vrai qu'aujourd'hui c'est très compliqué de libérer les personnes. Faut savoir que les pompiers volontaires, bah peut-être queil y en a pour certains, demain, ils vont aller travailler, ils vont peut-être conduire un bus, ils vont peut-être conduire donc faire du pain ou ils sont boulangers, quoi que ce soit et donc et ben ils vont peut-être pas dormir et ils jouent leur vie également par rapport à leur métier et et donc je retiens mon chapeau hein.

Donc moi je suis également donc je suis pompier professionnel dans un reloire mais je suis pompier volontaire depuis 33 ans dans le manoir et donc moi on arrive à cumuler les deux mais bon c'est pour ceux qui travaillent qui jouent leur en fin compte leur leur métier ou leur emploi c'est compliqué quoi parce qu'aujourd'hui les contraintes sont de plus en plus compliquées aujourd'hui les la jurisprudence aussi est plus en plus compliquée c'est-à-dire qu'aujourd'hui s'il y a un événement s'il y a un accident x ou y en fin de compte on va chercher si la personne avait sa phase de repos, elle était bien formée et donc voilà, le système ne nous aide pas non plus à lutter contre des feux de cet empleur. Vous entendez François Géman le lieutenant Sébastien Berger qui disait "On était peut-être un peu optimiste cet après-midi." Qu'est-ce qui a changé au niveau des vents et du climat ? essentiellement, ça ça c'est pas une c'est une question de météo, c'est pas une question de climat, c'est simplement la nature des vents ont changé.

Effectivement, des vents qui semblaient un peu plus favorable pour l'extinction de l'incendie cet après-midi ont manifestement tourné et c'est ça qui fait que le feu est évidemment difficile à contrôler et que les les moyens doivent censés se repositionner. Je je veux souligner dans dans ce qui a été dit la question du recrutement des pompiers notamment des pompiers volontaires. Il faut savoir que quatre pompiers sur C en France sont des pompiers volontaires.

On parlait énormément des Canadaires et des moyens aériens et la question des Canadaires, je suis désolé de le dire mais va pas se régler tout de suite notamment parce qu'il y a des délais de fabrication qu'il y a une seule société qui produit ses Canadaires en ce moment mais la question du recrutement par contre là il y a moyen d'agir tout de suite. C'est de plus en plus difficile pour les pompiers de recruter des pompiers volontaires. C'est de plus en plus difficile de les conserver dans leur rang et là les entreprises ont un rôle à jouer, je dirais dès demain.

Et et là, je pense que je veux vraiment sensibiliser les entreprises à la nécessité de libérer les membres de leur personnel qui sont pompiers volontaires puisqu'ils puissent venir en appui pour ceux qui sont mobilisés sur les événements de leur donner des jours de congé supplémentaire. C'est vraiment absolument capital parce qu'on a besoin évidemment de moyens aériens. On est aussi de gens sur place à On a aussi besoin de gens sur place à terre et ça ça sera largement des pompiers volontaires également.

Tout à fait. Et je compléterai votre propos en disant que c'est d'autant plus important que il va falloir se mettre dans la tête et s'habituer à une chose, c'est que là on va aller de crise en crise entre les canicules et les incendies. on va aller de crise en crise avec une mobilisation très importante des services d'urgence euh dans les hôpitaux, des pompiers de manière générale dont effectivement la grande majorité sont des pompiers volontaires et que effectivement il va falloir que ça soit l'ensemble de la société qui qui en prenne conscience et qui plan d'urgence, plan blanc également au niveau de la santé dans certaines communes.

On va regarder cette carte en direct puisque plusieurs communes du côté de Bordeaux ont été évacuées. Vous voyez les feux, les feux qui se rapprochent petit à petit de la métropole de Bordeaux. C'est ce qu'avait dit le ministre de l'intérieur Laurent Nunes, en disant que ce feu allait être long à combattre.

On le voit bien sur sur cette carte à quel point on est proche de Bordeaux. François Gemman. Bien sûr, mais je il y a pas que Bordeaux, je veux penser aussi à tout à tous ces villages et cetera.

On a parfois l'impression qu'on s'intéresse uniquement au feu lorsqu'il s'approche des grosses métropoles. On avait l'impression il y a quelques semaines de s'intéresser au feu de Fontainebleau parce que c'est potentiellement Paris qui était menacé. Il y a aussi dans les villages qui sont aujourd'hui dans la zone d'incendie des gens qui perdent leur maison, qui perdent leur vie.

Donc c'est pas uniquement une menace pour les pour les bordelais auquel je pense évidemment et j'espère que le feu n'atteindra pas les limites de Bordeaux. Mais j'ai aussi une pensée pour celles et ceux qui habitent dans les régions concernées aujourd'hui justement. On voit ces flèches hein qui se dirigent qui montrent la direction des feux en direct.

C'est son c'est une carte en direct. On voit la ville de Cestas juste au sud de Bordeaux. Vous le voyez juste au-dessus du bandeau que vous voyez sur LCI en rouge.

C'est notamment cette ville qui a été évacuée, qui est extrêmement proche de la métropole de Bordeaux avec ces feux qui se rapprochent. On va tout de suite poser la question à Michel Polaco qui vient de nous rejoindre justement plusieurs moyens aériens. Michel Palaco ont été mis en œuvre pour essayer de de faire en sorte que ce feu ne se rapproche pas de la métropole.

Comment on coordonne tous ces moyens aériens en même temps ? Michel Pacco ? Alors évidemment, c'est la sécurité civile qui a la main là-dessus et qui connaît les moyens disponibles et qui peut les utiliser et les dis les dispatcher selon les nécessités.

Le problème c'est qu'on a des incendies en Corse, on a des incendies sur la côte d'Azur, on a des incendies dans les Landes, on a des incendies dans le bordelet, ça fait beaucoup. En plus dans le bordelet, dans les landes, ce sont des incendies qui prennent des proportions considérables et malheureusement nos moyens sont fort limités. On avait 16 Canadair il y a une quinzaine d'années, on en a plus que 12.

Sur les 12, il y en a qui sont en état de fonctionner parce que évidemment, il faut procéder à leur entretien. Il y a deux équipages par avion. Mais avec tout ce qu'on leur demande de faire dans une journée qu'ils sont évidemment totalement épuisés, on a les dash 8 qui sont efficaces pour larguer du retardant ou de l'eau, mais on a c'est pareil, le nombre d'avions est malheureusement insuffisant.

Aujourd'hui, on a fait un test intéressant et expérimental avec un Airbus à 400 M mais ce n'est que expérimental avec un seul avion qui n'a réussi à faire qu'une seule rotation à ma connaissance aujourd'hui. Demain, il en fera peut-être deux. Le remplissage est long.

Euh l'équipage qui a fait ça est un équipage de l'armée de l'air qui a fait ça pour la première fois de sa vie puisque les équipages de l'armée de l'air ne sont pas à l'origine formés pour faire des attaques de feu, même s'ils sont formés pour utiliser des très gros avions. Je sais qu'il devait s'entraîner sur la base de Histre et que cet entraînement a été annulé pour pouvoir effectuer la mission aujourd'hui à la demande du gouvernement. Mais il n'en reste pas moins qui n'ont pas eu le temps de s'entraîner beaucoup, que vraiment on est dans une situation extrêmement contrainte et les moyens aériens aujourd'hui sont insuffisants.

Et heureusement, apparemment, il y a des moyens européens qui vont venir de plusieurs pays d'Europe pour renforcer les Français parce que pendant les heures utilisables le jour, il va falloir vraiment y mettre le paquet sinon ça va continuer à avancer avec les vents qu'il y a. Quel appareil est le plus décisif à l'heure actuelle en terme de moyens aérien ? Michel PAC, je crois qu'on peut pas dire qu' est vraiment un appareil décisif.

Disons que pour la pour la détection, il y a certains appareils. Pour l'attaque primaire des feux, lorsqu'ils n'ont pas encore pris de proportion, il y a les trackers, il y a les dashes, il y a les canadaires. À partir du moment où on ne prend le feu prend vraiment des proportions, il n'y a plus que les Canadaires et les dashes.

Et aujourd'hui, un Airbus à 400 M avec un seul kit adapté pour pouvoir lutter contre le feu, c'est évidemment très très peu. La quantité de liquide qui peut être largué ou de poudre qui peut être largué est largement insuffisante par rapport à la dimension des incendies auquels on a à faire face. Donc voilà, c'est c'est une situation où on s'aperçoit aujourd'hui évidemment qu'on n pas anticipé tout ça et que ne l'ayant pas anticipé, il va falloir probablement plusieurs années pour trouver des moyens adaptés à des situations de ce genre-là.

Et en attendant, bah il va falloir l'aide des voisins et bricoler et espérer qu'on aura de la chance. Restez avec nous Michel Polaco. Si vous nous rejoignez en direct sur LCI, le scénario catastrophe se confirme en Gironde.

Les flammes menacent à nouveau Bordeaux après un un changement de vent. Il n'y a que 15 km qui sépare le feu de la métropole. Près de 200000 personnes ont déjà été évacuées dans le sud-ouest.

Vous le voyez sur nos images de nos équipes sur le terrain de Marius Noël et de Baptiste Chartier du côté de Blagon en Gironde. Notamment cette forêt qui est en train de brûler. Plusieurs communes autour de Bordeaux sont à nouveau évacuées.

On parle de cinq villages évacués autour de la métropole de Bordeaux. On voit bien Michel Polac que le vent a été notamment un élément décisif dans la stratégie des moyens aériens employé sur le terrain aujourd'hui. À quel point ça complique les plans de vol ?

Alors le vent est déterminant parce que d'un côté évidemment il attise le feu et il est déterminant aussi parce que il y a des limites d'utilisation des avions euh selon la force du vent. Alors, les Canadaires par exemple ont besoin d'avoir des mers qui ne sont pas trop fortes pour pouvoir y coper. Euh [raclement de gorge] les dashes ont besoin d'avoir des vents, on va dire raisonnables de moins de 25 nœuds, ça fait 40 50 km/h pour pouvoir décoller et se poser.

Ensuite, il y a l'attaque du feu. Alors l'attaque du feu, elle est très complexe parce que dès qu'on s'approche du feu et bien on est dans la fumée, on est dans les dans les cendres et éventuellement on a des problèmes de visibilité pour pouvoir effectuer l'attaque du feu. Donc le vent joue un rôle à tous les niveaux et il est bien évident qu'à partir du moment où il y a des vents forts, où il y a des bourasques et où ces vents sont comment dirais-je durables, euh les moyens aériens sont eux-mêmes assez limités.

Euh demain, si les vents sont toujours aussi forts, il est évident que le feu ira plus vite que les avions ne pourront aller. En j'amène le vent qui a été décisif notamment aujourd'hui. Bien sûr et on c'est c'est un élément décisif en fait pour tout type de feu de forêt.

C'est vraiment ça qui va déterminer le niveau de propagation de l'incendie. Plus les vents seront violents évidemment plus l'incendie va se propager rapidement. Et puis évidemment, il y a la question aussi de la de du positionnement des moyens de lutte contre l'incendie qui vont évidemment être positionnés en fonction des vents.

Plus les vents sont changeants, plus ça devient compliqué pour les pompiers et à forceori si on est dans des feux convectifs, c'est-à-dire des feux qui vont générer leur propre système de vent, notamment des vents tourbillonnants et c'est ça malheureusement qui va parfois rendre l'incendie hors de contrôle comme ça semble être le cas en ce moment. La végétation est également critique. On est dans une région où il y a énormément de pain, notamment euh ces arbres qui prennent feu extrêmement rapidement, euh les pommes de pain également qui peuvent être un danger, la résine, euh tout ça, ça joue un rôle.

Mais pourtant, la Gironde avait pris en compte notamment tout ce massif en essayant de créer des routes, des points d'eau. Mais même ça, ça n'a pas suffi. Françis, ça pas suffi.

En réalité, ce n'est pas un hasard si c'est déjà la région qui avait été la plus touchée par les incendies de l'été 2022, on se souvient du du feu de la teste de bûche notamment, c'est parce que il faut rappeler que c'est une monoculture de pain. C'est une forêt artificielle qui a été plantée au 19e siècle pour assécher les maraises de la région. Et donc malheureusement le fait que ça soit une monoculture de pain, ça fait que la forêt s'embrase très très rapidement.

Ajouter à ça les pommes de pain, la résine. Et c'est pour ça qu'il va falloir se poser la question de des espèces que l'on va replanter. Sincèrement, je déconseillerai de replanter une monoculture de pain, sinon ce même scénario va se reproduire à intervalle de plus en plus régulier.

Michel Polaco, les Canadaires peuvent opérer de jour mais pas de nuit. Pourtant, c'est le cas de la 400M qui a une vision nocturne. Est-ce que ça peut être complémentaire ou là vous pensez que c'est une opération de communication du part de la part de du ministère des armées ?

Disons que c'est une ambition, que c'est quelque chose à quoi on peut songer. Il est vrai que l'Airbus A4M est un avion extrêmement moderne, extrêmement sophistiqué, qui a des capacités formidables d'aide au pilotage pour ses équipages. Cela dit, il faudrait quand même s'entraîner à ce genre de choses parce que faire du vol de nuit à basse altitude, ça la 400 M c'est très bien le faire mais le faire dans une zone où il y a des incendies pour aller larguer du retardant ou pour aller larguer de l'eau, c'est autre chose.

Nous n'en avons absolument pas l'expérience. Donc, il va falloir euh s'entraîner à ça et il va falloir voir si c'est réalisable parce que il est bien évident qu'on ne peut pas prendre le risque de perdre des avions de cette valeur euh ce qui serait préjudiciable à la défense puisque ce sont d'abord des avions qui sont affectés à la défense de notre pays. Et puis deuxièmement, ce serait évidemment très préjudiciable parce que si on perd des avions, si on perd des équipages et bien évidemment ça va diminuer les moyens disponibles.

Donc voilà, la 400 M est un avion sur lequel on peut je dirais porter pas mal d'espoir. Faut pas non plus s'imaginer que c'est un outil miracle. Il ne peut pas écoper en mer.

Il est obligé de prendre beaucoup de temps pour charger le retardant. Voir de l'eau, c'est plus rapide mais le retardant c'est plus long. Donc c'est pas il y a pas de solution miracle. et l'expérimentation en cours, elle n'en est vraiment qu'à ses prémisses, elle n'en est vraiment qu'à ses débuts.

Pour l'instant, on ne sait pas du tout si vraiment cet avion sera adapté pour des feux de cette intensité. Et surtout, il n'y en a qu'un pour l'instant qui a été adapté à ça, Michel Polaco, on est un peu en avance parce que ça devait être mise en place le 29 juillet. On a quelques jours d'avance parce [raclement de gorge] que il y a une situation d'urgence, mais on entendait de la part de d'Éric Duran tout à l'heure qui est commandant d'un Canader qui disait "En fait, il n'y a pas de chef d'orchestre entre l'armée et la sécurité civile." Alors, il y a pas de chef d'orchestre entre l'armée et la sécurité civile.

L'un dépend du ministère de l'intérieur, l'autre du ministère à défense. L'armée, elle a démission bien clair, bien définie avec des moyens bien clairs et bien définis. Et c'est aussi le cas de la sécurité civile.

Il est bien évident que le chef d'orchestre c'est important, mais les moyens aussi c'est important. Comme je vous le disais il y a un instant, on en est qu'au prémis de l'utilisation de l'Airbus à 400 M. Il n'y a qu'un seul kit qui permet de faire ce genre de mission.

C'est un kit qui pour l'instant est en France sur l'Airbus qui a fait la mission cet après-midi. Les Espagnols en ont commandé quatre après avoir fait des avoir fait des essais en 2022. mais ils ne les ont pas encore donc ils peuvent pas nous les prêter.

Les Français n'en ont pas encore commandé et de toute façon quand bien même lorsqu'on aura ces kits, ça va prendre quelques temps, il va falloir s'assurer que c'est un moyen de lutte contre des incendies de cette dimension qui est adapté et il faudra aussi s'assurer que les armées peuvent se passer de leurs avions parce qu'elles aussi elles ont des missions qui n'ont pas la même comment dirais-je visibilité et caractéristique que les feux mais qui sont aussi des missions extrêmement importantes. Si vous nous rejoignez, le scénario critique se confirme en Gironde. Les menaces, les flammes menacent à nouveau Bordeaux après un changement de vent.

Vous le voyez sur cette carte, les feux qui progressent. La commune de Cestas, notamment dans le sud, vous le voyez juste au-dessus de notre bandeau rouge sur LCI. Et bien c'est une commune qui vient d'être évacuée.

Cinq villages viennent d'être évacués. Ça représente 50000 personnes, 50000 nouvelles évacuations de personnes vers Bordeaux, vers ce parc des des expositions qui va notamment accueillir et qui peut accueillir jusqu'à 10000 personnes. Où iront ces autres personnes ?

C'est vraiment la question qu'on se pose ce soir. Jean-Marie [raclement de gorge] Godard, euh bah il y a pour le moment, on en est on a 14 centres d'accueil. Euh il est possible queil y en ait plus qui soient déployé, qui soient ouvert.

C'est ça peut être aussi une des missions de de des militaires qui ont été qui sont venus en renfort puisque les militaires peuvent déployer de manière très rapide euh monter eux-mêmes avec des tentes, des grandes tentes, des centres d'accueil avec des lits, avec tout le matériel. Ils ont vraiment ce qu'il faut. Euh de la même manière que le le service de santé des armées peut venir en renfort des services d'urgence. pour établir des postes médicaux avancés, pour établir quasiment des enfin même pas quasiment pour établir un mini hôpital à un endroit ou un autre.

Lieutenant Sébastien Berger, vous êtes en direct avec nous. Comment se déroulent ces évacuations d'urgence notamment pour vos équipes ? Ben nous les évacuations d'urgences en nous les équipes sont sur le terrain donc ils ont pas vocation à gérer les évacuation hein.

Les évacuations c'est d'autant plus géré par la gendarmerie, la police nationale, la police municipale et certainement la protection civile ou la Croix-Rouge. Là les l'équipe pompiers qui est sur place sont plutôt en fin de compte sur l'extinction ou la protection des habitations et de la population en même temps. Maintenant, pour reprendre un peu la réflexion tout à l'heure du professeur Gen, il faut savoir que donc on entend nous que une réflexion qu'on devrait avoir, c'est de permettre aux entrepreneurs de libérer facilement les pompiers volontaires ou leur don des congés supplémentaires.

Mais je pense que les 10 devraient faire voir l'exemple avant tout parce que en tant que pompier professionnel, si vous voulez partir en renfort, vous êtes obligé d'être en congé ou de repos. C'està dire que les personnes qui partent de repos, c'est-à-dire que quand ils vont revenir d'une semaine en renfort dans le sud de la France, ils sont obligés de reprendre des gardes alors que c'est notre travail. Beaucoup de personnes, beaucoup de mes collègues sont prêts à partir pendant une semaine mais malheureusement le système nous le permet pas.

Ça c'est essentiel. Ouais, c'est que la la relève en fait va être très compliquée. C'est c'est le problème.

C'est-à-dire que on avait la sécurité civile hier sur notre plateau qui nous disait "On a recrutement." C'està-dire que les pompiers qui sont volontaires on ont une autre profession souvent et et puis il y a ce problème de fatigue avec ces feux qui se propagent à vitesse grand V. Oui, puis ce problème bureaucratique absurde qui fait que les pompiers qui sont affectés à un service départemental qui voudrait aller en renfort dans un autre service et bien en fait doivent prendre ses jours de travail sur leur congit.

Donc c'est c'est un peu infernal pour eux. H Sébastien Verger, vous vouliez réagir ? Oui.

Oui. Non, c'est tout à fait ça. Alors que moi, si je prends ma situation, je suis spécialisé en feu de forêt.

Je reviens d'une semaine [grognement] dans l'au des du Var où j'étais sur mes congés. Euh je suis prêt à repartir s'il faut on est prêt nous voà on demande que ça de d'aider nos collègues et et d'avoir une certaine expérience par rapport au terrain mais malheureusement voilà on a beaucoup trop de contraintes administratif et alors que moi je reprends mes gardes à partir du 1er août s'il y a besoin de moi bah je suis bloqué parce que vous vous êtes dans le département 37 c'est 37 c'est quoi c'estré Loire donc ça veut dire que très très concrètement monsieur si vous voulez aller en renfort dans en Gironde ou dans les Ça veut dire que vous devez prendre séjour sur vos congés. Ah, c'est sidérant lieutenant Sébastien Verger.

Tout à fait. Aujourd'hui, c'est la situation réelle et concrète, hein. C'est-à-dire que euh à part les pompiers volontaires qui eux prennent soit vont être libérés par leur entreprise, par leurs patrons pour pouvoir partir où ils partent dans une semaine de on dire soit de ils sont conventionnés pour pouvoir se libérer pour partir.

Nous-même en tant que pompier professionnel, on peut même pas partir alors que c'est notre métier. C'està dire qu'on demande même pas à être payé supplémentairement parce que les pompiers volontaires quand ils partent, ils sont indemnisés. Alors que nous c'est notre travail.

Moi que je parte pendant une semaine en renfort feu de forêt euh en Gironde et ben je demande pas être payé supplémentairement. Je c'est mon travail. C'est milieu de Norberg.

Est-ce qu'on peut pas demander au gouvernement ce soir de faire quelque chose pour que les pompiers qui sont dans les autres services départementaux puissent venir en renfort et que ça ne soit pas décompté de leur jour de congé ? Il me semble que ça c'est une mesure immédiate que le gouvernement peut prendre nationale. D'urgence nationale dès demain matin.

Bien sûr. Et ben ça, je suis tout à fait d'accord. En sachant que bon, ils vont vous répondre et je peux le comprendre qu'il y a d'abord aussi le risque courant à gérer au niveau du département.

Ça veut dire qu'il faut qu'on gère aussi tout ce qui est secours à personne, les risques locaux hein. Le département. Non non, il faut pas déshabiller Paul pour habiller Pierre évidemment.

Mais mais mais après ça sera peut-être plus facile si vous voulez. C'est bête de dire ça, mais c'est là les pompiers volontaires peuvent plus facilement avoir 12h ou 24h pour renforcer les centres de secours professionnels dans le secteur de l'indréoire et nous permettre nous de partir sur notre temps de travail pendant une semaine. C'est moins dérangeant, c'est notre travail et donc et en plus financièrement ils y retrouveraient parce que en fin de compte c'est ils auraient pas besoin de nous indemniser parce que c'est notre travail.

Et donc et j'oublie pas également le personnel administratif et technique des S10 hein qui sont souvent de fois pompiers volontaire mais qui eux aussi en fin de compte euh sont obligés de prendre des congés pour pouvoir partir pendant une semaine. Donc c'est une aberration si vous voulez, c'est que c'est un système que nous on comprend pas et pourtant beaucoup de personnes sont disponibles. Et moi dans mon centre de secours donc je suis sur le sur l'agglomération de tour, on est le centre de secours qui gère la logistique des départs colonne sur la le pays de la Loire en fin de compte et bah nos collègues en font compte voit les véhicules et les pompiers partir et nous on reste en caserne alors que on a une seule envie c'est de donner un coup de main à nos collègues et soutenir nos collègues qui ont perdu justement de collègues à nous sur internet parce que lieutenant il y a une situation surréaliste ce qu'on voit à l'écran en ce moment donc c'est un écran divisé en plusieurs parties, on vous voit vous dans le coin inférieur droit qui expliquait que vous êtes prêt à partir et aller en renfort.

Et dans le coin supérieur, dans le coin supérieur droit, on voit des habitants qui sont en t-shirt sans masque et qui luttent avec les moyens du bord contre l'incendie. Et je suis désolé, mais ce contrat c'est absolument saisissant. On a d'un côté des pompiers professionnels qui pourraient venir en renfort et de l'autre des habitants qui vont au feu eux-mêmes avec les moyens du bord parce qu'à l'évidence, il y a pas suffisamment de pompiers sur place. surtout que c'est pas du tout de manière sécuritaire.

C'est c'est très compliqué d'avoir des civils sur place, sans masque qui ne sont pas non plus formé à ce à ces feux-là. Et c'est pour ça que je voulais soulever le le fait l'idée hein parce que bon dans ma expérience personnelle, j'étais maire également d'une commune forestière et donc j'ai mis en place dans ma commune en André Loir le premier comité communal feu de forêt pour protéger ma forêt parce qu'on a été classé aussi en risque très sévère feu de forêt et si je l'ai mis en place et que je me suis rendu compte que même dans mon département s'il y avait un événement de cette ampleur là comme il est actuellement girande on serait mais dépassé parce Est-ce que le système aujourd'hui de la sécurité civile est à revoir dans l'intégralité ? c'est dire aussi bien les moyens humains que les moyens matériels, les moyens de déclenchement, la moyenne de disponibilité et les formations.

Il faut savoir qu'aujourd'hui quand vous rentrez pompiers volontaire, quand on fait une campagne de recrutement, le pompier volontaire est d'abord formé sur le secours à personne parce que bon, ça représente quand même 80 % de nos interventions et donc sur les après les opérations d'hiver, c'est l'incendie, je veux dire urbain. Et pour le feu de forêt, il faut en fin de compte faire encore une semaine de formation et souvent une fois c'est pas avant 3 4 ans que les pompiers volontaires deviennent ce qu'on appelle nous FDF1 et il faut cette unité de valeur pour pouvoir partir en feu de forêt. Et quand je vois moi des personnes là actuellement à la téléans ou des agriculteurs qui viennent sans protection, ben je me dis mais il le système quoi ?

Moi quand je suis rentré, on nous demandait pas autant de formation mais voilà aujourd'hui la jurisprudence nous demande d'être formé et puis il faut savoir aussi que quand vous partez avec les les conducteurs justement des des véhicules, ben c'est aussi bah il faut qu'il passe le permis prelour, il faut qu'il passe une semaine de conducteur engin pompe et encore une semaine de formation pour les conducteurs tout-terrain. Et donc ça veut dire que c'est 3 semaines encore de stage mais qui sont obligatoires et importants. Je je n'y pas mais c'est aujourd'hui c'est des contraintes supplémentaires que vous rajoutez et qui bloquent le système quand vous avez un grand événement.

Et on voit bien sans mauvais jeu de mot que le la polémique sur les Canadaires, c'est un peu l'arbre qui cache la forêt du recrutement hein. On va aller tout de suite sur le terrain retrouver nos équipes puisque Baptiste Chartier et Maris Noël vous êtes du côté de Blagon. On voit ces images en direct les camions de pompiers qui sont arrivés.

Vous êtes donc de l'autre côté, c'est-à-dire là où les pompiers sont en train d'intervenir. Absolument. et je me trouve exactement sur la route qui relie Blaggon et le temps.

Vous le voyez, on a vu tout à l'heure des habitants, ils sont toujours là, ils tentent d'éteindre les flammes et ça a visiblement marché puisque tout à l'heure on voyait ces flammes qui jaillissaient de la forêt. Alors, on a dû s'éloigner un petit peu car la situation ici semblait dangereuse mais en réalité, elle est stabilisée. Je peux vous dire que la route qui se dirige vers Blacon, la la situation est bien pire, d'autant que la la visibilité est totalement réduite.

Ce qui complique la tâche des pompiers. Ce pompiers qui sont pleinement mobilisés. On a pu apercevoir quatre convois se diriger vers le sud sur et Jonathan.

Bon Jonathan, bonsoir. Vous vous étiez mobilisé, pardon, excusez-moi, vous étiez mobilisé ce soir pendant de longues sur ce feu. Vous pouvez nous expliquer pourquoi c'est important pour vous de venir ?

Ben sauver la forêt, aider les pompiers premièrement et voilà quoi. Est-ce que les pompiers étaient au courant que vous soyez là sur place ? Non, je pense pas.

Ils étaient pas au courant. Non. On entend beaucoup de des différents, certains habitants qui nous disent "Oui, on est on se coordonne avec eux, d'autres qui nous disent "Bah c'est on est ici en autonomie totale." Non, non, non, mais on vient, on prend des cuves, on arrive et on fait ce qu'on peut quoi.

Dernière question, on a vu tout à l'heure cette forêt qui était en proie aux flammes. Là, on voit qu'il y a il y a plus de feu apparent. C'est une victoire ce soir ?

Une victoire ? Non non non, c'est pas tout à fait éteint. Donc c'est pas encore une victoire.

Donc là, vous allez où ? Euh, là, on s'en va sur la route de Saint-Médard parce que là-bas, ça brûle, c'est ça ? Oui, oui, c'est ça.

Oui. Merci. On vous souhaite bon courage.

Vous l'aurez compris, donc des habitants pleinement mobilisés et qui tentent justement d'aideres pompiers pour venir à bout de ces flammes alors que je vous le rappelle de de la fumée toxique se dégage ici et se dirige en direction de Blagon et en direction de Marcheprime, commune où je vous le rappelle 8000 personnes ont été évacuées ce soir. Merci Baptiste Chartier à Marius Noël qui vous accompagne sur le terrain avec ces images impressionnantes, déchirantes qui nous parviennent de cette route de Blagon vers Marcheeprie. Il y a également la commune de Cestas qui est à peine à 20 minutes de Bordeaux en voiture qui est actuellement [raclement de gorge] évacué.

On voit encore euh les flammes du côté de cette forêt de Blagon, mais il y a une partie qui aurait été maîtrisée. Il faut faire attention parce que les feux peuvent reprendre. François Géman.

Oui, c'est sûr que tant les tant que les feux ne sont pas complètement stabilisés, ils peuvent reprendre et ça peut même durer parfois plus plusieurs jours. On sait que parfois il y a encore des braises qui vont couver sous sous sous les sous les centres. Donc effectivement, c'est pas une situation qui va être stabilisée avant plusieurs jours.

Lieutenant Sébastien [raclement de gorge] Berger, est-ce que tous les pompiers vraisemblablement sont habilité à gérer ce type de feu là ? Non, non, non. Justement, c'est ce que je vous expliquais hein, c'està dire que les la plupart des pompiers professionnels le sont parce qu'on est tous formés euh soit feu de forêt niveau 1, niveau 2 ou niveau 3 jusqu'à il y a cinq niveaux.

Donc euh ça pour les pompiers professionnels la plupart sauf les jeunes recrues euh qui ont pas passé la formation. Maintenant les pompiers remontaires comme j'ai expliqué tout à l'heure hein, c'est des délais euh de formation qui sont un peu longues. Donc là aujourd'hui, si vous avez des véhicules ce qu'on appelle des renforts urbains qui sont sur place, c'est pour c'est pour faciliter également l'engagement mais ça pour faire des défenses de points sensibles.

Mais c'est ça permet de d'avoir des pompiers qui sont entre guillemets moins formés. C'est pas péjoratif quand je dis ça, c'est qu'ils sont dans leur cursus de formation, ils ont pas encore le FDF donc niveau 1 et donc ils [grognement] peuvent monter dans des fourgons ponton là les véhicules qu'on est en train de voir passer à la télé et qui nous permettent au moins de faire des feux de poubelle ou des feux de maison. Mais aujourd'hui, on est vraiment en manque de formation.

Mais bon, c'est des formations parce que moi je suis référent départemental également des formations feu de forêt en Indré Loir. C'est des formations si vous voulez qui coûtent très cher parce que bon c'est voilà les véhicules avec le carburant c'est une semaine on est sur une quarantaine de stagiaires avec des formateurs donc c'est un coût environ de 13000 € entre 13000 et 15000 € la formation d'une semaine et donc c'est pour les 10 qui touchent un peu moins d'argent souvent de fois par le conseil départemental c'est compliqué de former plus et donc bon voilà on essaie de trouver des des formations adaptées plus rapide de façon à avoir du personnel formé et puis pouvoir répondre en fin de compte justement au risque de demain parce que comme vous l'expliquez, on a eu tout à l'heure un feu à Medon les feux sont en train de monter vers la région centre et donc bah c'est il faut s'adapter, il faut que là on ait un petit coup d'avant pour pouvoir recevoir les risques du sud chez nous. Alors, on apprend également que le feu du côté de la forêt de Medon a été maîtrisé pour le moment.

Mais il y a une difficulté particulière, lieutenant Sébastien Berger, c'est que là les opérations se déroulent de nuit. Il n'y a pas d'aide des Canadaires notamment. Non, mais c'est parce que bon là on est c'est ce qu'on appelle avec les nuits aéronautiques, les Canadaires ne peuvent pas voler.

Donc après bon, c'est des contraintes aussi. Les Canadiens sont efficaces, mais il [grognement] faut savoir que ça limite aussi l'intervention des pompiers de terrain qui sont au sol parce que à chaque fois vous avez des largages, que ça soit soit par les Canadaires ou les dashes, en fin de compte par le retardant, on est obligé de se mettre en sécurité parce que bon, c'est quand même une grosse quantité d'eau qui tombe sur le sol et donc vous êtes obligé de se mettre en sécurité mais pendant ce temps-là, on attaque pas le feu. Alors que souvent de fois les nuits en fin de compte, moi je considérais à une époque c'était plus facile à attaquer parce que bon, j'ai fait plusieurs colonnes et c'est vrai qu'on éteignait, on était plus efficace la nuit parce qu'il faisait moins chaud par rapport à la température ambiante.

Souvent de fois la nuit quand vous êtes plutôt en terre, peut-être un peu moins sur le en bord de mer, mais le vent se a tendance à se calmer et donc vous êtes plus efficace au niveau de l'extinction. Mais maintenant après, il y a plein de contraintes qui font prendre en en charge hein. C'est aussi les capacités en eau.

Ça veut dire que vous avez aujourd'hui, si je prends le feu euh de Ponté Vest dans le VAR hein, les châteaux d' ont été vidés et donc aujourd'hui on est vraiment en manque d'eau. Et donc c'est bah c'est le le premier moyen utilisé pour éteindre des feux de forêt et donc pourquoi pas réfléchir aussi à notre système d'extinction parce qu'on se rend compte qu'avec le temps l'eau est très important pour la population et pour l'humain et donc il va peut-être falloir qu'on trouve un autre système d'extinction parce que voilà l'eau d'autant plus d'utiliser de l'eau potable on sait mo je trouve ça une aberration parce que voilà c'est pour moi vaut mieux utiliser les eaux d'ét temps ou des autres pluies et voilà c'est il faudrait se battre à plusieurs reprises pour éviter d'utiliser de l'eau potable parce que bon là c'est c'est des contraintes supplémentaires et puis c'est des contraintes de déplacement. Là je voyais tout à l'heure vous avez les agriculteurs et c'est très bien je reti mon chapeau qui sont en train de remplir des camions en direct des camions citaires de feu de forêt des pompiers.

Il faut savoir que sur un feu qu'on a eu dans le manoir à Beaugé il y a il y a il y a 3 ans également même période que la teste de bûche hein. On a beaucoup de pompes en fin de compte des camions qui ont été euh qui ont été HS parce que au final on s'est retrouvé avec beaucoup de sable et de cailloux à l'intérieur des corps de pompe et on a une quinzaine de véhicules qui ont été HS après saison et donc alors c'est très bien mais bon voilà on s'adapte aussi par rapport à ça. Il faut plutôt que les agriculteurs se remplissent ce qu'on appelle une piscine de façon à ce que l'eau se décante et de façon à ce qu'on puisse prélever de l'eau.

Est-ce qu'il y a des choses qui ont changé entre 2022 et 2026 ? On se souvient des incendies qui avaient ravagé le pays notamment la teste de bûche. Est-ce qu'il y a certaines pratiques qui ont évolué entre 2022 et 2026 ?

Pas forcément les pratiques mais bon il y a le pacte capacitaire qui est arrivé donc il y a quand même beaucoup d'engins pour les différents départements qui ont été achetés. Euh maintenant, il y a aussi un un guide qui est sorti entre-temps. Donc c'est ce qu'on appelle le guide de technique opérationnelle et le guide de doctrine opérationnelle pour les feux d'espace naturel sur laquelle les départements sont obligés de s'adapter.

On on essaie de d'être plus à choix sur la sécurité, mais pour la sécurité euh c'est surtout suite au feu de Gabian où que vous avez eu malheureusement des collègues pompiers qui sont morts jugé responsable et qui a fait de la prison ferme mais et donc suite à ça en fin de compte beaucoup de départements se sont mis à jour pour avoir des véhicules au normes. Donc quand on dit des véhicules normes sécurité, c'est tout ce qui est système d'autoprotection, cabine, l'air respirable dans les CCF, un marquage spécifique au niveau des véhicules avec voilà un équipement type. Mais on voit qu'il y a une évolution mais par contre on n'est pas assez entendu.

Malheureusement pour nous entre 2022 et 2026, on a eu des années à part 2025 mais assez calme au niveau du risque feu de forêt. Et au lieu de profiter de ces années calmes pour continuer à se former ou acheter des véhicules, mais voilà, on a préféré comme je l'ai vu sur les réseaux sociaux, on a préféré nettoyer la scène pour les Jeux Olympiques alors qu'on aurait peut-être eu besoin de cet argent pour acheter des Canada. Merci lieutenant Sébastien Berger.

Le si vous nous rejoignez sur LCI, il est minuit et le scénario catastrophe se confirme en Gironde. Les flammes menacent à nouveau Bordeaux après un changement de vent. Il n'y a que 15 km qui séparent le feu de la métropole.

On parle à l'heure actuelle de 55000 évacuations. Cinq village différents viennent d'être évacués aux alentours de la métropole de Bordeaux. Près de 200000 personnes ont déjà euh été évacuées dans le Sud-Ouest.

Il va y avoir un afflux de personnes de manière considérable vers la métropole de Bordeaux. Jean-Marie Godard ? Oui, c'est bien pour ça euh d'ailleurs que depuis hier soir, les plans blancs dans les établissements de santé ont été activés euh qui ont pour justement pour objectif de coordonner tous les moyens de santé et d'urgence si nécessaire euh de coordonner la répartition euh entre les hôpitaux parce que il faut savoir aussi qu'il y a des il y a des établissements médicaux-soux qui ont été évacués euh également dans certaines communes et que Donc ça veut dire qu'il y a des patients qui font redispatcher sur d'autres établissements cet afflux de population.

Justement, quand vous mettez 200000 personnes de plus euh en 24 heures dans une ville, vous allez avoir forcément des gens euh qui ont des problèmes de santé, qui vont peut-être décompenser des maladies avec l'angoisse, avec le stress à des incendies qu'il va falloir prendre en charge en plus de la population qui est sur la métropole même. Donc c'est pour ça qu'il y a ce renforcement des moyens médicaux. Et c'est aussi pour ça peut-être que le là pour le coup le gouvernement a anticipé en disant que il allait en en demandant au services de santé des armées de se mobiliser sans compter le stress supplémentaire généré par l'évacuation elle-même.

Les effets psychologiques, il y a des cellules psychologiques qui ont été notamment ouvertes par l'ARS Philippine Barbato. On a aussi le problème de ces maisons qui brûlent à vitesse grand V. On l'a vu notamment au Porsche avec ces maisons totalement calcinées.

Oui oui bien sûr. Là on est dans vraiment dans le temps de l'urgence mais ensuite il va falloir penser long terme et donc quand toute cette situation sera sera rétablie, je l'espère bientôt. Euh et à ce moment-là, il va falloir prendre prendre des décisions.

Est-ce qu'on autorise une reconstruction sur ces sites là ou alors est-ce que on on la refuse ? Donc du coup, il va falloir réfléchir à à des systèmes de compensation pour ces personnes-là. Ça c'est très important parce que souvent après la catastrophe, on a tendance à reconstruire à l'identique.

C'est vrai après un incendie, c'est vrai après un ouragan, c'est vrai après une inondation. Et le risque effectivement si on reconstruit à l'identique, c'est qu'on se replace dans les mêmes conditions de vulnérabilité que celles qui ont conduit à la catastrophe en premier lieu. Oui.

Après, il faut aussi euh enfin se rendre compte que en France, on a vraiment un grand territoire avec beaucoup de risques qui sont extrêmement distincts. Donc, on parle un peu des inondations. Bientôt dans quelques temps, on va en reparler de manière très intense.

Là, on est sur les incendies mais on a aussi le retrait, le gonflement d'argile, les retraits de côte et donc tout ça c'est on doit apprendre à faire avec. D'accord. Nous sommes en direct avec le maire de Cesta commune qui vient d'être évacué à peine 20 minutes en voiture de Bordeaux.

Bonsoir monsieur le maire. Euh Jérôme Stef, vous êtes en direct avec nous. Euh est-ce à quel moment vous avez compris que la situation basculait ?

On a compris très tard parce que les informations qu'on avait de l'après-midi étaient que notre commune serait pas concernée et on a eu les premières informations il y a à peine 1 heure. Voilà avec l'ordre d'évacuation qui est tombé il y a il y a quelques minutes uniquement. d'abord sur trois quartiers de la commune, puis très rapidement sur l'intégralité de la commune.

Donc d'ailleurs, j'informe mes concitoyens que euh tous ceux qui n'ont pas de point de chute doivent aller à au hall 3 du parc des expositions, que la 63 est actuellement fermée et que quartier par quartier, ceux qui ne sont pas véhiculés, nous avons mis en place des points de de ralliment. Donc pour ceux qui sont du quartier de la Croixin, Raller, le point de Caravel, Tok Touto, la maison de quartier, Pierreton, le stade de foot de Chambrelan, Gaziné, le parking de l'Intermarché, tout le secteur du bourg sur le parking du Superrue et tout le secteur de Réjou à côté de l'Ald et de l'école maternelle de de réjouite. Euh voilà, donc ça, ce sont les les consignes pour ceux qui ne sont pas véhiculés.

Euh je vous invite à regarder le le site de la mairie. Tout est récapitulé également sur les sur les réseaux euh sur les réseaux sociaux. Nous avons du personnel qui va passer.

Nous avons neuf bus qui vont tourner faire les navettes pour évacuer tout le monde tout au long de la nuit. Qu'est-ce qui a motivé cette cette décision d'évacuation préventive ? Donc si vous l'avez appris aussi tard, monsieur le maire, cette décision, elle a été elle a été motivée par le fait que il y a une saute de feu sur une route.

Il y a eu un revirement aussi très très violent du vent qui a malheureusement tourné et qui a provoqué des sautes de feu et qui fait que le feu a avancé beaucoup plus rapidement qu'il n'était prévu et surtout pas du tout dans la direction où initialement le vent soufflait. Donc c'est le changement de direction de vent et le renforcement de l'incendie qui a encore pris en intensité qui a qui a malheureusement accéléré à la prise de décision. Est-ce que monsieur le maire, je dois vous signaler que le le site de votre commune est pour le moment surchargé et pour le moment inaccessible.

Vous avez donné des informations très importantes pour les personnes qui n'ont pas de véhicule sur ce souvent les personnes qui sont piégées lors des évacuations. Est-ce que vous pouvez peut-être répéter les informations que vous avez données ? Peut-être qu'en régie, on peut effectivement les les dactylographier, les passer à l'écran parce que le site de votre mairie pour le moment est est surchargé mairie-sestas.fr.

Vous pouvez aussi regarder, on a mis les posts sur beaucoup de sites Facebook, Cestas Maville et cetera. Je vous redonne les sites. Donc quartier de Croidin, rendez-vous à la Caravelle, quartier de Tok Touco à la maison de quartier, quartier de Pieroton au stade de foot de Chambrelan, quartier de Gaziné au parking de l'Intermarché par tout le secteur du Bourg au parking du Superrue et tout le secteur de Réjouit rendez-vous à côté de l'Aldi.

Voilà, on est également en train de faire du porte à porte avec les forces de la gendarmerie et notre police municipale. Justement, Jérôme St, est-ce que les pompiers sont actuellement déjà présents pour essayer de défendre la commune ou non ? Les pompiers sont sur le site du feu.

Nous nous sommes nous avons euh nous avons déménagé notre poste de crise à 10 km de la commune pour pouvoir gérer les opérations en toute sérénité pendant les longues heures que nous allons traverser. Malheureusement, le changement de vent vous inquiète ce soir, monsieur le maire ? Bien évidemment, puisque le changement de vent et surtout la rapidité fait que l'incendie est aujourd'hui euh très difficilement contrôlable.

Nous étions justement en train de d'essayer de de créer un parfeu sur le tout le long de notre commune et malheureusement euh au moment où nous étions en train d'évoquer cette possibilité en lien avec la DFCI et et le cabinet de de la préfet et bien les calculs ont montré que le changement de vent rendait cette opération malheureusement impossible. Si vous avez un message à faire passer à vos habitants ce soir, peut-être c'est toujours un choc psychologique he de quitter sa commune, d'évacuer. Qu'est-ce que vous avez envie de leur dire ce soir ?

J'ai envie de leur dire, restez calme, structuré. Nous avons mis en place tout ce qu'il faut pour les évacuer. Ça s'est bien passé dans d'autres communes.

Il n'y a pas de raison que ça se passe mal sur notre commune. Toute l'équipe municipale est à pied d'œuvre et les chauffeurs vont faire des navettes toute la nuit. La police municipale applique le plan d'évacuation, donc personne ne sera laissé pour compte.

Donc euh nous avons déclenché euh à temps et euh nous allons évacuer tout le monde dans le calme. Donc surtout de de garder son calme et et de garder l'espoir et et de rester surtout combatif dans ces moments-là. Mais justement euh le le maire de Bordeaux euh parlait du parc des expositions, la capacité de 10000 personnes.

On parle de 55000 nouvelles évacuations ce soir. Jérôme Stef, nous avions nous-même un site d'accueil de plus de 100 places sur ces tas. Aujourd'hui, les consignes sont d'aller en au 3 où il y a toutes les équipes de sécurité et éventuellement ils seront rapatriés sur d'autres lieux.

Jérôme Stef, une question de Jean-Marie Godard. [raclement de gorge] Non non, c'était juste effectivement en fonction de la de l'avancée du feu et du changement de direction de de l'incendie, il peut très bien y avoir en effet des centres d'accueil dans certaines villes qui ferment parce que le la commune est évacuée et donc les gens vont se regrouper sur Bordeaux. Euh merci Jérôme Stef d'avoir été en direct avec nous alors qu'on sait que on sait que la la situation est compliquée pour vous.

Donc je vous remercie d'avoir été à l'antenne sur LCI pour donner toutes ces informations notamment aux habitants de votre commune et on vous souhaite beaucoup de courage avec la rédaction de LCI euh pour continuer ses évacuations ce soir dans le calme. Nous sommes également avec Céline Baet qui est membre de l'association la tribu d'Olympe. Vous intervenez pour le sauvetage des animaux à Biscaros dans les landes notamment sur tous ceux encore bloqués dans les maisons et dans les fermes.

On a vu sur des images de pompiers qu'il y avait eu notamment des abandons. Céline ? Alors nous on est plutôt sur le lège mais oui effectivement il y a eu des abandons.

Alors certains apparemment ont été évacués. On leur a demander de partir comme ça en leur disant qu'il reviendrai le lendemain ou le surlendemain. Malheureusement ça a pas pu arriver puisque les feux sont vraiment très violents et d'autres sont partis au travail et n'ont pas pu rentrer chez eux le soir.

Comment vous justement vous vous activez vos opérations pour essayer de de faire un maximum de sauvetage ? On sait que la faune a été extrêmement menacée par ses feux de forêt également. Alors nous, on passe beaucoup par la diffusion sur les réseaux sociaux quand même.

On a une bonne communauté pour ça et en général on arrive à trouver des solutions quand même très rapidement. C'est la mobilisation des gens et la solidarité qui fait qu'on arrive à faire tout ça. Céline, est-ce que vous ressentez que les animaux ressentent également ce moment de panique quand il y a des évacuations notamment avec la fumée, avec les feux qui se propagent extrêmement rapidement ?

On le voit bien l'échappe qu'on a récupéré hier notamment la plupart aujourd'hui tous. Euh donc on a dit que c'était normal entre le stress et les fumées malheureusement voilà. Et les chiens qu'on a sorti aujourd'hui, on voit bien qu'ils sont stressés, ils boivent beaucoup plus que d'habitude.

Euh ils tournent en rond, enfin voilà. Oui, on voit que ça les impacte directement. Et hier, quand on était sur la route, il y avait des oiseaux morts au bord de la route.

Enfin, on voit que ça impacte, ça impacte vraiment même la nature, tout. Justement, est-ce que vous avez un message à faire passer ? Est-ce que vous avez besoin de famille d'accueil notamment pour ces animaux ?

Céline ? Mais alors là actuellement, il y a les écuries de Mios qui sont en train d'évacuer là de suite maintenant et qui ont besoin d'aide. Donc s'il y a des gens qui ont des transports, des vannes pour pour déplacer les équidés, ce serait ce serait vraiment super.

François Jamen, c'est vrai que la faune, on y pense dans un second plan malheureusement parce que les habitants, les hommes sont la priorité pour les pompiers. Euh on l'a vu euh de manière assez régulière sur nos images de feu avec des biches qui essayaient euh notamment euh de de partir et là la faune est véritablement menacée avec l'étendue de ces feux-là. Bien sûr, c'est c'est aussi, il faut le dire, un ravage pour la biodiversité à la fois évidemment euh pour euh pour la la faune sauvage.

On pense aussi évidemment à à à tous les insectes, à tous les les animaux qui vivent dans la forêt. Ça ça va se compter en en en millions voire en milliards d'individus qui vont malheureusement être tués dans ces incendies. Et puis l'autre aspect, ce sont les animaux domestiques.

Euh parfois les gens refusent d'évacuer parce que ils veulent rester avec leurs animaux domestiques. Ils craignent que leurs animaux domestiques ne puissent pas être accueillis. Et donc c'est pour ça que c'est vraiment très important que les animaux domestiques puissent aussi être accueillis soit dans les refuges avec les les autres évacués, soit dans des refuges spécifiques pour que les gens ne restent pas derrière avec leurs animaux et malheureusement c'est souvent ça qui va condamner les gens.

Justement, on voit sur ces images euh Céline euh notamment ce refuge de chien à Somo, son Gironde qui avait été euh laissé à l'abandon après une évacuation. Euh c'est vrai que c'est de voir ces images, c'est c'est totalement euh euh déchirant. Euh est-ce que euh justement certains euh des habitants euh votre commune ont décidé de ne pas quitter leur leur appartement, leur maison parce que leurs animaux n'étaient pas en sécurité ?

Euh oui, il y en a certains, on a eu par exemple un de 95 ans hier qui refusait de partir sans avoir la certitude que son caniche allait euh allait suivre. Enfin voilà, il y a il y a oui, il y a beaucoup de gens qui refusent mais qui sont quand même forcés malheureusement. Justement, est-ce que vous avez un moment qui vous a le plus marqué depuis le début de cette crise ?

Céline ? Honnêtement, c'est c'est hier, on recevait on a reçu des centaines d'appels et vraiment les gens pleuraient, suffoquaient, ils étaient vraiment perdus et c'est quand même compliqué de raccrocher, de redécrocher pour la même enfin pour la même détresse et de continuer en fait toutes les heures en sachant que on ne sait pas quoi leur dire. Merci.

Ouais, c'est on voit extrêmement ému et c'est vrai que c'est extrêmement difficile pour les personnes qui ont des animaux également de les laisser à l'abandon, de d'évacuer avec leurs animaux également qui sont pris de panique par tout cela. On va retrouver du côté du parc des expositions Charles Flagel. Euh vous êtes sur le terrain, vous êtes avec les sinistrés qui sont notamment du côté de ce parc des expositions de Bordeaux qui peut accueillir jusqu'à 10000 personnes.

Les 6000 évacués de l'agglomération de Bordeaux viennent de l'apprendre ici au parc des expositions de Bordeaux. Euh ils ne pourront pas rentrer chez eux ce soir pour dormir. D'autres vont partir rejoindre des amis ou des proches à proximité de Bordeaux.

D'autres n'ont pas le choix euh que de rester dormir ici une nuit de plus. C'est le cas notamment de Mimi évacué de Saint-Aubin de de Médoc. Bonsoir.

Là, vous êtes en train de préparer votre lit, c'est ça ? Pour cette nuit ? Oui, pour dormir avec mon chien.

Et puis ça fait ça nous fait pas rire. Mais il faut dire quand même qu'ici, on est très très bien accueilli. Vraiment tout est parfait. sont de gentillesse vraiment vraiment ils sont remarquables tous autant qu'ils sont.

Combien de temps que vous êtes là ? Depuis la nuit dernière euh on est arrivé vers 3h du matin. Comment vous vivez cette comment vous vivez cette situation ?

Le fait de dormir là sur ce lit ? Ben, il faut bien s'habituer. On attend avec patience qu'on nous donne l'ordre de rentrer à la maison.

Vous savez pas encore quand vous allez pouvoir regagner votre dis pas aujourd'hui hein. Je bien rentrer chez moi, croyez-moi. Et les toi aussi le chien aussi veut rentrer.

Vous espérez pouvoir rentrer chez vous la semaine prochaine ? Ah oui, demain, au moins demain parce que c'est il y a de la fumée mais on peut quand même aussi rester à la maison tout fermé quoi. Et euh comment s'est passé votre évacuation justement ?

Euh ben c'est rapidement, il a fallu, c'est les voisins qui sont venus me chercher et qui m'ont dit il fallait partir. Donc on a pris des affaires, on est parti et puis et puis voilà [grognement] et puis on est arrivé vers 3h et ben on a trouvé l'accueil ici mais vraiment très je me répète mais très chaleureux, très gentil tout le monde le personnel vraiment très bien. Merci beaucoup en tout cas pour votre témoignage.

On vous souhaite évidemment une bonne nuit. Euh, ils ne savent pour la plupart des évacués, ils ne savent toujours pas quand ils vont pouvoir euh rentrer chez eux. Le maire de Bordeaux qui s'est exprimé à notre trentaine euh s'engage à reloger les plus vulnérables et également ceux qui sont là depuis assez longtemps.

Euh voilà. Merci Charles Flagel pour ce témoignage extrêmement poignant euh de cette dame qui est a donc été évacuée, qui ne pourra pas rentrer chez elle ce soir. Il y a la crainte également Philippine Barbato de retrouver des maisons brûlées.

Oui, c'est c'est sûrement ce qui va ce qui va se passer pour beaucoup de personnes. On l'a vu déjà dans plusieurs images, on a plus de 100 maisons qui ont été qui ont été brûlées. Donc là, on est sur le temps de l'urgence.

Donc pour l'instant, ces questions, elles sont encore en suspend. Est-ce que les gens vont pouvoir rentrer ? Est-ce qu'il y a des maisons qui sont encore habitables ?

Et euh et les mères vont se mettre autour de la table sûrement dans les prochains jours pour aussi réfléchir à est-ce qu'ils acceptent ou non euh de de de pouvoir laisser les personnes rentrer chez eux ou alors reconstruire ces maisons qui ont été totalement totalement brûlées. Mais comment les assurances prennent ça en charge ? C'est la commune, c'est qui ?

Alors ça c'est la grande question. Je saurais pas vous répondre exactement à ça. Euh ce qui est sûr, c'est que en tout cas euh euh aujourd'hui, on a des fonds de prévention qui vont pouvoir venir aider.

Enfin, le système assuranciel français est quand même assez euh assez fort en France. Euh et euh et donc on va trouver des solutions en ce sens-là. Euh euh Mais pardon, j'ai perdu la question.

Non mais on va retrouver tout de suite Franck Marquet qui est DGA de la commune de Miman. Il gère une cuisine centrale qui confectionne des plats pour les évacuer Franck notamment les résidents de l'épat de Parentie sans borne. Justement comment on met en place une telle cuisine de crise en quelques heures ?

Franck, bah bonsoir. Euh donc c'est le plan communal de sauvegarde he qui a mobilisé les équipes en même temps que la réserve communale. Et on a essayé de parer au plus pressé pour fournir déjà un premier niveau de de d'approvisionnement donc pour des cafés, pour des boissons chaudes, pour des gâteaux.

Et puis ensuite dès qu'on a pu répondre à cette première demande euh on a mis en place du renfort à la cuisine centrale avec des personnels administratifs et la grosse difficulté c'est effectivement de répondre à toutes les sollicitations puisqu'il y a des pades de parent mais on a aussi accueilli les pades de Buscaros et la résidence autonomie de caros et donc grâce à à la fois [raclement de gorge] à la réserve communale aux élus aux agents tous les agents de la collectivité et la réactivité du personnel de cantine là qui depuis depuis 48 he ben travaille quasiment non stop. Donc on a mis en place des rotations et on a du soutien de tout le personnel communal et de la réserve commune. Justement et vous avez des personnes qui sont des résidents des pades euh parmi ceux que vous nourrissez Franck.

Est-ce que ça demande une organisation particulière ? Ben la la difficulté réside dans les différentes textures de répondre aux différents aux différentes problématiques qu'ils peuvent avoir avec la l'alimentation. Euh donc on a sur des alimentations de type haché, moulinet et cetera, on a des réserves.

Donc on s'appuie sur les réserves. On a pu aussi s'appuyer sur les dons faits par des habitants, fait par des restaurateurs, par les supermarchés euh de de la commune et puis euh euh en fait, on jongle un peu avec tous les approvisionnements, nos réserves et la grosse question c'est de d'essayer de se projet au lendemain pour pouvoir non seulement nourrir les épades, mais également bah les brigades sont chez nous les évacués qui sont chez nous euh le personnel encadrant donc c'est différents publics et pour nous le défi ça va être lundi si la situation perdure parce que en plus de de cette surstarge on va avoir le quotidien qui va reprendre aussi ses droits et il faut qu'on puisse alimenter et donc on passe d'une production de 800 repas à jour à une production de 1500 repas à jour. Dans dans quel état arrivent les personnes évacuées que vous avez rencontré ?

C'est alors déjà on peut dire que c'est une personne extraordinaire parce que du drame et puis elles arrivent ell ne demandent pas grand-chose. Euh beaucoup sont quand même exténués euh beaucoup sont agarre un peu perdus et donc une cellule psychologique s'est mise en place assez rapidement. euh euh à la plaine des sports là sur le bâtiment central et puis on a surtout réussi à à avoir l'appui des communes de la communauté de commune.

Et donc le lien avec tous les services fait que on essaie de prendre en charge et de reloger un maximum de personnes et chaque commune a vraiment participé à ces dynamiques. Merci Franck Marquet souligner à quel point cette opération d'évacuation a été conduite remarquablement. On a parfois tendance effectivement à beaucoup critiquer les services de l'État, toujours se plaindre de telle impréparation ou telle désorganisation.

Ici, le défi était gigantesque. Il y a 200000 personnes en tout qui ont été évacuées avec une configuration géographique très difficile puisque c'était sur une presquille. Il y avait une seule route départementale qui permettait l'accès à cette presquille.

Parmi les 200000 évacués, vous aviez beaucoup de touristes, des gens qui parlaient pas français, des gens qui n'avaient pas de voiture, des gens qui étaient évidemment encore plus paniqués de se trouver dans cette situation dans un pays qui n'était pas le leur et tout s'est passé de façon remarquablement ordonnée avec une évalation par vague qui a permis d'éviter de trop gros embouteillages sur la route départlemental par bateau également pour les personnes qui n'avaient pas de voiture. Ça fait à peu près une vingtaine d'années que je documente les évacuations lors de catastrophe. Celle-ci est sincèrement une des plus réussies et je voudrais vraiment féliciter tous les personnels de l'État qui ont été impliqués dans cette opération d'envergure parce que c'est vraimentz remarquable et le fait qu'il n'y ait aucune victime civile à ce jour est également absolument remarquable même si hélas il y a trois sapeurs pompiers qui sont décédés.

On peut souligner justement un peu dans un travail un peu dans l'ombre parce que les les la première ligne là pour le coup c'est les pompiers et c'est bien naturel et il faut leur rendre hommage mais derrière ce qui aide et permet le travail des pompiers il y a plusieurs milliers de membres des forces de l'ordre gendarme police nationale police municipal qui ont participé aux évacuation qui surveillent les zones qui ont été évacuées euh pour éviter qu'il y ait des cambriolages ou des gens qui viennent se promener sur zone. Il y a le service de santé des armées qui est prêt à se mobiliser. Il y a les militaires qui sont venus en renfort justement pour participer aussi aux évacuations et aider à surveiller les zones.

Et derrière au niveau au niveau de l'agglomération et des villes, vous avez aussi tous les services d'urgence qui sont prêts à intervenir si besoin puisque les planss blancs ont été déclenchés dans les landes et en Gironde hier soir. Voilà. Olivier Galichet, justement quand on est face à un feu aussi imprévisible, on voit que ça a attaqué la commune de Blagon qui est à seulement 40 minutes en voiture de Bordeaux.

Quels sont les principaux signaux que vous analysez sur le terrain ? Euh alors là, c'est une situation qui est quand même très compliquée euh puisque en effet, on n'est pas loin de Bordeaux. Euh, on a une surface qui est très grande.

On était à 32700 hactares, je crois, au point euh à 17h avec madame la préfète et le contrôleur général Vermelen, ce qui est une surface qui est très très grande. Euh et même si on veut voir une acalmie météo pendant euh 2 jours et demi à peu près, la canicule revient à partir de la semaine prochaine. Donc euh, on a de quoi ne pas être optimiste vis-à-vis des gens qui ont été évacués euh parce que le feu, il va falloir traiter toute la surface.

Il va falloir traiter l'ensemble des lisières qui font plusieurs kilomètres avec des renforts qui viennent de toute la France mais qui auront lutté contre ce feu complètement fou qui change de sens et qui oblige à redéployer euh des dizaines de véhicules en permanence euh avec des gens qui vont être très fatigués. Le comp général Vermolen en a parlé. Le 10 de la Gironde fait preuve d'un grand courage.

Ils ont quand même un feu qui est énorme. Ils ont perdu deux de leurs collègues la semaine dernière. Ils ont même pas le temps de leur rendre hommage qu'ils sont obligés de continuer à lutter contre les feux.

Donc voilà et bien sûr je pense à notre collègue de de la Savoie aussi qui est décédé en début juillet. Euh donc ça va être difficile et c'est pour ça que c'est bien qu'on ait ce signal du gouvernement très fort qui envoie des militaires en renfort qui poussent la 401 même si ils ont pas fini tous les tests mais il le pousse en urgence parce que là ça devient vraiment difficile et euh et on est qu'en juillet donc la saison va continuer et ça va être vraiment une saison difficile. Juste un mot en effet il y a il y a aussi beaucoup de gens qui travaillent dans toute la phase qu'on appelle la sauvegarde qui est très importante.

Les pompiers, c'est le secours, c'est les flammes, on les voit, il y a les girophares et cetera, mais toute la partie sauvegarde avec les réserves communales de sécurité civile, avec les communes, les intercommunalités, l'organisation de ces gens, de ces gymnases qui sont accueillis est très importante. Elle est très bien menée. Là aussi, c'est remarquable en dehors de l'évacuation que citait notre collègue.

Cet accueil est aussi remarquable. C'est nouveau, c'est la loi Matrace, c'est ce qu'on est en train de mettre en place pour beaucoup de communes. Mais en tout cas, ça se passe bien et c'est une opération qui est très significative et dont on pourra prendre exemple pour l'ensemble après des territoires.

Olivier Galicher, regardez, je vais vous montrer ces images ainsi qu'à nos téléspectateurs qui nous rejoignent. ces images qui sont envoyées par le Premier ministre lui-même Sébastien Lecornu, ces images à l'intérieur de la 400M notamment pendant le largage du retardant. Certains ont parlé euh d'imag d'opération de communication.

Est-ce vrai ou est-ce que le A400M va être réellement utile même si c'est un premier essai ? Alors moi je suis [raclement de gorge] pas spécialiste des moyens aériens. J'ai j'ai quand même travaillé avec eux et je vois à peu près ce qui se passe.

Clairement quand j'ai regardé le largage, on voit que la 400 m a réussi à larguer et pas à 200 m de haut parce qu'il faut qu'il soit relativement bas. Euh on voit le retardant se disperser dans les arbres. Est-ce que c'est efficace ?

Il faudrait être sur le terrain pour le dire. Et encore une fois, j'ai pas cette expertise là mais je pense que si ça fonctionne, même s'il y a des rotations de 3h, il dépose quand même une grande quantité. Et en plus, l'idée c'est pas qu'il attaque directement les flammes, c'est qu'il fasse des barrières de retardant.

C'est un élément parmi d'autres qui vont permettre la réussite de cette opération. Euh dans les autres éléments, il y aura l'organisation des évacués, il y aura les renforts de sapeurs pompiers, il y aura l'aide de tous nos collègues militaires qui vont venir euh pour gérer l'opération. C'est c'est vraiment vraiment multifactoriel, mais je pense que ce sera aussi efficace si on arrive à le mettre en œuvre jusqu'au bout du projet.

Je connais mal le projet. Justement, on apprend à l'instant un incendie en cours dans la forêt de Medon. C'est la préfecture des Hautsenes qui donne cette information.

Ce soir, un incendie est actuellement en cours dans le secteur de l'avenue de Trivau à Medon. Euh plus de 60 sapeurs pompiers et 14 rongins sont déjà mobilisés euh pour lutter contre les flammes. Euh Olivier Galichet, euh ça va être la véritable difficulté, c'est-à-dire une question de moyens en terme d'homme également, mais en terme euh d'appareils dont on a besoin pour éteindre ces feux qui sont complètement différents sur des massifs notamment différents et qui vont mobiliser plusieurs équipes en même temps sur différents terrains.

Oui. Alors moi je vais quand même reprendre les les propos du contrôleur général Éric Grouin qui est le directeur des pompiers du Var puisque aujourd'hui la marge de manœuvre par rapport à à tout ça, c'est vraiment l'engagement du citoyen. Le citoyen peut nous aider à transformer ses opérations.

C'est-à-dire que si le citoyen débroussaille correctement conformément aux obligations légales autour de sa maison, déjà ça va éviter d'avoir à aller la protéger ou ça va éviter qu'elle prenne feu. Si sa maison est accessible, c'est-à-dire accessible, il faut qu'il y ait un camion de pompier qui puisse passer à côté d'une voiture, la voiture qui s'en va, le pompier qui monte pour aller éteindre le feu. Il faut qu'il y ait de l'eau pour les pompiers pour qu'ils puissent éteindre ses incendies.

Euh il faut que les maisons soient pas construites en matériaux combustibles parce qu'aujourd'hui on voit des trucs un petit peu exotiques. Euh et ensuite il faut aussi que éventuellement si on a une piscine qu'on soit capable de gérer son autodéfense. C'est-à-dire que bah je je reste dans ma maison, j'ai réussi à tout fermer et s'il faut une motopompe avec un tuyau et j'arrose déjà mon jardin.

Et là, si le citoyen ne s'y met pas et que les pompiers doivent défendre chaque maison au milieu de ces 32000 hectares de de de la Gironde, les pompiers ne pourront pas le faire. Et c'est ce qui fait que peut-être le feu aussi arrive à progresser parce que les pompiers de Gironde, ils sont en train de sauver les gens, d'aider à l'évacuation, d'essayer de défendre chaque petite maison et pendant ce temps, le feu progresse. Donc là, il va falloir une mobilisation générale, que la société prenne en compte cette résilience et c'est ce qu'on fait avec les élus, l'information des citoyens et cetera parce que les moyens, on en a quand même beaucoup mais on les on les disse.

Olivier Calicher, restez avec nous. Vous venez de dire quelque chose d'essentiel, c'est-à-dire sur ces maisons qui peuvent notamment brûler, ça ça en vient à la responsabilité de chacun là, Philippine. Euh oui oui, bien sûr, même des constructeurs aujourd'hui, on sait très bien dans les risques majeurs qu'il y a des choses à ne pas faire quand on est dans des zones à risqu notamment incendie.

On a des des enfin pour vous donner des exemples des débords de toiture quand on a des des toitures avec des pannes en bois, c'est totalement évité. D'avoir des petits recoins, donc des maisons avec des formes assz alambiquées, c'est à éviter aussi. Il faut partir sur des géométries assez simples pour que il y ait pas de recoin où les braises puissent se stocker.

Donc voilà, ce sont plein de mécanismes à prendre en compte. On entend sur ces images de Marius Noël, c'est ce feu qui crépite dans la forêt de Blagon. Baptiste Chartier, vous êtes en direct avec nous.

Ce sont les images de nos équipes que vous qu'on vous montre sur nos écrans, celle de Marius Noël qui est notamment sur le terrain avec vous, Baptiste Chartier. Racontez-nous exactement ce qu'il se passe. Ben écoutez, on se trouve exactement sur la route relie Blagon et le temple.

Et vous le voyez, les flammes jaillissent de de la forêt. Elles évoluent avec une rapidité extrême. Alors nous, on a dû s'éloigner un petit peu ici.

La visibilité est totalement réduite, ce qui complique la tâche des pompiers. Ces pompiers, on l'a vu, sont pleinement mobilisés. On a aperçu quatre convois se diriger vers vers le sud aux portes justement de la commune de Blagon pour éviter que les flammes inteignent les habitations et les détruisent.

Alors à noté, on a vu aussi il y a quelques minutes des habitants qui eux sont toujours sur place et qui tentent en autonomie totale d'éteindre ces flammes en bordure de route. Et actuellement, vous le voyez sur ces images de de Marius Noël, ces flammes qui jaillissent de partout, des braises aussi qui tombent du ciel, de la fumée toxique qui se dirige également au sud qui a donc, on le rappelle provoqué l'évacuation de la commune de Marche Prime où plus de 8000 habitants ont été évacués. Les Baptistes également sur les images de Marius, on voit à l'heure actuelle qu'il y a encore des habitants dans cette zone.

Comment ça se fait ? Alors, écoutez, c'est des habitants qui ont décidé en autonomie totale de voilà de vouloir d'éteindre ce ce feu. Alors, on a aperçu quand même beaucoup de pompiers se diriger vers le sud pour éteindre le plus gros de l'incendie, pour éteindre le cœur de cet incendie.

Malheureusement, nous pouvons pas y accéder parce que c'est trop dangereux. Et ces habitants, bah on les voit au très haut loin. On aperçoit un camion tout au loin de la de la route mais voilà, il y a la fumée qui empêche cette visibilité de pouvoir apercevoir ce ces habitants.

Mais oui, effectivement, ils sont en autonomie totale et on a discuté avec eux et pour eux, c'était essentiel de d'éviter que les flammes ne traversent la route car vous le voyez depuis quelques minutes maintenant, ces flammes se sont rapprochées. On le voit également sur ces images, cette végétation qui prend feu extrêmement rapidement. François Gemen, il y a notamment des arbres à éviter dans ces forêts.

Alors, très clairement, on voit bien que c'est évidemment le changement climatique qui va créer les conditions de la propagation très rapide des feux. C'est évidemment pas le changement climatique qui va déclencher l'incendie, mais par contre qui va assécher la végétation, qui va assécher les sols et qui va faire en sorte que les feux d'abord se multiplient aux quatre coins du pays et se propagent aussi rapidement. Pour la suite effectivement, il va falloir se demander sans doute quelles espèces plantées.

On sait que la forêt qui brûle en ce moment, c'est largement une forêt de pain. C'est une forêt artificielle qui a été plantée au 19e siècle notamment pour assécher les marais de la région. Le climat qui était celui de la région au 19e siècle n'est plus du tout le même aujourd'hui.

C'est-à-dire que des espèces euh cette monoculture de pain qui était sans doute adaptée au climat que la région connaissait au 19e et au 20e siècle n'est plus du tout adapté aujourd'hui au 21e siècle. Il va effectivement falloir se poser la question pour cette forêt et pour d'autres sans doute de planter des espèces qui soient davantage résistantes à la chaleur, davantage résistante au risque incendie et simplement davantage adapté au climat qui est celui de la France aujourd'hui et qui est très différent de celui du 20e et du 19e siècle. Surtout que nous avons un problème dans les prochains jours François Géen.

C'est-à-dire que la fenêtre qui qui s'ouvre n'est pas forcément plus favorable en terme de climat. Bien sûr que non, puisque nous allons avoir la 4e canicule de cet été qui malheureusement sera sans doute pas la dernière et je suis désolé de le dire, je vais pas jouer ici les Cassandres, mais malheureusement nous risquons d'avoir un été qui va être marqué par des incendies à répétition. C'est le nouveau climat dans lequel euh nous sommes entrés, un climat qu'on a largement créé évidemment par notre dépendance aux énergies fossiles.

Et le pire avec ces incendies, c'est que évidemment les arbres, non seulement les arbres qui brûlent, non seulement ne capturent plus le dioxyde de carbone de l'atmosphère, mais vont rejeter de très importantes quantités de carbone dans l'atmosphère. Ce qui fait que la capacité d'absorption du carbone des forêts dans le monde a tendance à se réduire année après année. Et donc, on voit bien le cercle vicieux dans lequel on est rentré.

C'est-à-dire que plus le changement climatique va s'accentuer, plus les forêts vont souffrir et plus elles vont aussi rejeter du carbone dans l'atmosphère en consumant. Baptiste Chartier, vous êtes notamment avec un aide des habitants qui essaient d'éteindre le feu avec son propre tu d'arrosage. Absolument.

Ils sont arrivés il y a une poignée de seconde et vous voyez cet habitant qui tente avec sa lance d'éteindre le feu en autonomie. Il y a quelques quelques amis à lui derrière qui appuie qui l'épaule. Bon, bonsoir monsieur.

Euh vous êtes venu il y a une poignée de seconde, c'était important pour vous de venir là ? Euh oui, c'est important parce que c'est notre forêt que il faut la défendre, c'est notre patrimoine un petit peu. Donc avec tout ce qui a brûlé, si on laisse tout brûler, ça va être compliqué.

Et là, vous êtes vous êtes venu en autonomie sans pompier, sans saur pompier à rien. C'est pas trop dangereux ? Ouais.

Après ça crame vous le voyez après il faut regarder le feu. Si vous voyez que les arbres [musique] il commencent à se coucher vers vous faut pas hésiter à partir. Hier il y a eu un saut c'est parti de l'autre côté sur son monstre.

On a été obligé d'arrêter. Non mais là on est bon. On est bon.

Voilà, vous l'aurez compris, ces habitants qui sont pleinement mobilisés pour tenter effectivement que les flammes ne dépassent la route et on le rappelle de la fumée toxique. Vous le voyez sur ces image de Marius Noël et cette pluie de braise que vous voyez qui tombe effectivement sur cette route où la visibilité est extrêmement réduite. On distingue plus rien ici.

Cette fumée toxique qui se dirige donc vers le sud vers la commune de Plagon et vers la commune de March Prime où je vous le rappelle plus de 8000 personnes ont été évacuées ce soir. Et et dites-moi Baptiste Chartier, comment ces habitants ont ces moyens-là, ces lances justement dont vous parliez ? Alors justement, on leur a posé la question et certains alors pas tous mais certains d'entre eux euh ont parlant leur entreprise euh accès à ces à ces moyens et du coup ils utilisent les moyens de leur entreprise pour pouvoir éteindre ce feu ou en tout cas tenter de l'éteindre.

À noter que des agriculteurs aussi, là c'est pas le cas, mais on a aperçu aussi des agriculteurs qui venaient en aide pour leur apporter des [musique] cuves d'eau et pour justement les fournir en eau et que ces lissent projeter de l'eau sur ces flammes. le voyez juste juste en direct sur ces images de Marius Noël, c'est cette eau qui sort la lance et qui tente effectivement de de contenir ce feu afin qu'il ne puisse pas euh s'échapper et passer et passer la route. Yeah.

Le 22h Haddad du samedi 25 juillet 2026 · Pourquijevote