Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 6 octobre 2025 10 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécurité

Jean-Noël Barrot dénonce le "chantage pour des places" des Républicains

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse directe

    Bonjour Jean-Noël Barreau.

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter, au lendemain donc de la nomination du gouvernement.

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Les républicains furieux des équilibres gouvernementaux et de l'arrivée de Bruno Le Maire aux armées sont donc sur le point de quitter l'équipe gouvernementale.

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Vous êtes sur un bateau qui prend l'eau de toutes parts, Jean-Noël Barreau ?

  • 0:56RelanceRéponse directe

    Donc là, vous ciblez clairement Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur, qui en même temps dit qu'on nous avait promis une rupture, et il n'y a pas de rupture, quasiment que des sortants renouvelés.

  • 1:10FerméeRéponse directe

    Il a raison Bruno Retailleau ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Invité politiqueFait
    « la guerre est à nos portes, la planète est en ébullition, la démocratie est prise d'assaut. »
  • 0:48Invité politiqueFait
    « des responsables politiques qui refusent de prendre leurs responsabilités et qui se livrent à une forme de chantage pour les places »
  • 1:35Invité politiqueFait
    « Je ne vois pas pourquoi il aurait changé d'avis quelques heures plus tard. »
  • 1:39Invité politiqueFait
    « la rupture, elle réside d'abord dans l'abandon du 49-3 »
  • 2:18Invité politiqueFait
    « dans la situation tragique dans laquelle se trouve notre pays, avec la nécessité absolue de lui donner un budget »
  • 4:00Invité politiqueFait
    « les Français ont voté. »
  • 4:19Invité politiqueFait
    « Nous sommes dans un socle commun qui rassemble des formations politiques qui ont eu le courage de mettre de côté leurs différends. »
  • 6:00Invité politiqueFait
    « Nous avons salué le plan présenté par le président des États-Unis en nous félicitant qu'il ait intégré un certain nombre des idées que nous avons portées, vous le savez, avec l'Arabie saoudite »
  • 7:20Invité politiqueChiffre
    « 1000 visas supplémentaires n'ont pas été délivrés à des Algériens cette année par rapport à l'année dernière. »
  • 7:31Invité politiqueChiffre
    « L'Algérie a pris des mesures si brutales de restriction de notre dispositif diplomatique et consulaire en expulsant des agents du Quai d'Orsay, du ministère des Affaires étrangères, que les émissions de visas à l'attention des ressortissants algériens vont baisser de 30% cette année. »
  • 7:55Invité politiqueChiffre
    « Il y a eu cette année, effectivement, sur les visas étudiants, qui représentent une petite partie des visas qui sont émises, une augmentation. »
  • 8:17Invité politiqueChiffre
    « Il y a 1000 visas étudiants de plus par rapport à l'année dernière. »
  • 8:32Invité politiqueChiffre
    « Les visas bénéficiant aux ressortissants algériens ont baissé de 30% cette année par rapport à l'année précédente. »
  • 9:14Invité politiquePromesse
    « nous avons des perspectives solides, de pouvoir les faire rentrer dans les prochaines semaines. »
  • 9:21Invité politiquePromesse
    « nous restons pleinement mobilisés et exigeons leur libération immédiate et inconditionnelle. »

Temps de parole

  • Jean-noël Barrot67 %
  • Présentateur33 %

4,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

À 7h48, Benjamin Duhamel, votre invité, le ministre des Affaires étrangères. Bonjour Jean-Noël Barreau. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter, au lendemain donc de la nomination du gouvernement. Avec ce rapide résumé de la situation que vient de faire Patrick Cohen, les républicains furieux des équilibres gouvernementaux et de l'arrivée de Bruno Le Maire aux armées sont donc sur le point de quitter l'équipe gouvernementale. La censure apparaît comme de plus en plus inéluctable. Vous êtes sur un bateau qui prend l'eau de toutes parts, Jean-Noël Barreau ?

0:26
Jean-noël Barrot

Je suis surtout dans un pays dans lequel la classe politique ne semble pas se monter à la hauteur, comme l'a dit Patrick Cohen. Et je crois que ce matin, les Français sont ulcérés. Parce qu'ils voient bien la situation dans laquelle nous nous trouvons. La guerre est à nos portes, la planète est en ébullition, la démocratie est prise d'assaut. Et qu'est-ce que nous voyons ? Eh bien nous voyons des responsables politiques qui refusent de prendre leurs responsabilités et qui se livrent à une forme de chantage pour les places, ce qui n'est tout simplement pas à la hauteur de la situation.

0:56
Présentateur

Donc là, vous ciblez clairement Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur, qui en même temps dit qu'on nous avait promis une rupture, et il n'y a pas de rupture, quasiment que des sortants renouvelés. Et quand un nouveau ministre apparaît, c'est Bruno Le Maire, qui a été ministre de l'Économie et des Finances pendant 7 ans. Il a raison Bruno Retailleau ?

1:11
Jean-noël Barrot

D'abord, Bruno Retailleau a exprimé des interrogations légitimes au Premier ministre avant que celui-ci ne forme son gouvernement. Le Premier ministre lui a répondu, et je crois qu'hier, c'est Bruno Retailleau lui-même qui a défendu devant les forces politiques dont il a la responsabilité, le soutien et la participation au gouvernement. Je ne vois pas pourquoi il aurait changé d'avis quelques heures plus tard. Et quant à la rupture elle-même, la rupture, elle réside d'abord dans l'abandon du 49-3, c'est-à-dire l'acceptation par le gouvernement de la France que c'est désormais le Parlement qui doit prendre ses responsabilités et qui dispose de tout pouvoir.

Il faut que les forces politiques représentées au Parlement se saisissent de cette responsabilité.

1:53
Présentateur

Juste, prenons les choses dans l'ordre. Ce matin, qu'est-ce que vous dites au ministre de l'Intérieur ? Vous lui dites quoi ? Reste, sinon tu vas tout emporter sur ton passage et faire éclater, faire voler en éclat le socle commun. Qu'est-ce que vous lui dites au ministre de l'Intérieur ?

2:06
Jean-noël Barrot

Chacun doit prendre ses responsabilités en âme et conscience. Mais je ne peux pas croire, si vous me demandez ce qui va se passer dans la journée, que dans la situation tragique dans laquelle se trouve notre pays, avec la nécessité absolue de lui donner un budget, que le parti du général de Gaulle puisse se désolidariser, puisse se livrer à un chantage sur la place.

2:25
Présentateur

Vous dites je ne peux pas croire, mais c'est exactement ce qui va arriver. Donc c'est quoi, vous êtes naïf ? Je ne peux pas le croire. Mais vous ne pouvez pas le croire, vous voyez bien toutes les déclarations des membres des Républicains. Non mais il y a une forme ce matin de... Vous ne voyez pas la réalité en face ?

2:36
Jean-noël Barrot

Je crois que ce n'est pas moi qui suis dans le déni. Je pense que c'est celles et ceux qui pensent encore que la classe politique peut se livrer à ses calculs de boutique, en quelque sorte, alors même que la situation du pays est extrêmement grave et que les Français le voient.

2:52
Présentateur

Est-ce que vous n'allez pas un peu vite sur votre propre responsabilité ? Je pense ce matin aux Français qui regardent la scène politique de loin, qui peut-être ne suivent pas à chaque fois les remaniements minute par minute, et qui là, voient encore une fois Bruno Le Maire revenir aux affaires, des ministres qui ne changent pas. C'est un spectacle affligeant, dit Gabriel Attal. Vous n'êtes la classe politique pas au niveau de ce que les Français attendent de vous ?

3:15
Jean-noël Barrot

Oui, c'est un peu ce que je viens de dire. Je pense que c'est un sentiment très largement répandu ce matin. Je pense que les Français voient la gravité de la situation et qu'ils attendent de leurs responsables politiques du courage. Le courage comme celui, par exemple, que François Bayrou a eu en mettant des mots sur la situation de nos finances publiques, sur le contrat intergénérationnel. D'accord, mais c'est du courage qui est attendu aujourd'hui. Et c'est ce que les Français nous demandent.

3:42
Présentateur

À quoi faut-il s'attendre dans les jours qui viennent ? Est-ce que, compte tenu du blocage politique, il n'y a pas une forme de logique à dire qu'il va falloir retourner devant les Français pour qu'ils votent et pour qu'ils tentent de débloquer par les urnes cette situation ?

3:54
Jean-noël Barrot

D'abord, je ne suis pas Madame Irma, donc je ne vais pas deviner ce qui va se passer dans les jours qui viennent. Ensuite, pardon, mais les Français ont voté. Je comprends que certains soient mécontents de la manière dont ils ont voté à l'été 2024, mais je ne crois pas que ce soit les Français qui aient eu tort, ce sont les responsables politiques qui auraient tort si, tenant compte du vote des Français, ils se refusaient à faire les compromis nécessaires. Nous sommes dans un socle commun qui rassemble des formations politiques qui ont eu le courage de mettre de côté leurs différends. Ce sont des forces politiques qui se sont combattues.

Le Modem, ma formation politique, a combattu les Républicains, les combats régulièrement aux élections. Nous avons décidé de mettre ces différences de côté dans l'intérêt du pays. Je crois que c'est dans cette voie-là qu'il faut continuer à avancer, en disant néanmoins qu'il y a quelque chose qui a changé, c'est que désormais, c'est à l'Assemblée nationale, au Parlement, que va se jouer l'avenir du pays.

4:53
Présentateur

Encore un mot avant de parler de la situation internationale. Vous êtes membre du Modem, le parti de François Bayrou. A aucun moment, vous ne vous êtes dit « Le compte n'est pas, vous, vous acceptez de participer au gouvernement, quelles que soient les conditions ? »

5:04
Jean-noël Barrot

Ça n'est pas vraiment comme ça que se pose la question. Nous avons une responsabilité comme force politique, c'est de servir l'intérêt des Françaises et des Français, l'intérêt du pays. La seule question que nous posons, c'est comment faire en sorte de le faire le plus utilement, le plus efficacement possible.

Et c'est comme ça qu'hier, lorsque nous avons discuté, nous avons conclu que notre place, notre place dans ce moment, c'était d'accompagner le gouvernement et surtout de prendre toute notre part dans les débats qui vont se tenir à l'Assemblée nationale avec les autres formations politiques et bien au-delà du socle commun pour apporter des réponses aux questions que se posent les Français.

5:41
Présentateur

Pour qu'il y ait des débats à l'Assemblée, encore faudrait-il qu'il y ait un gouvernement. Quelques mots sur ce qui se joue au Proche-Orient, alors que des négociateurs israéliens et du Hamas sont attendus en Égypte pour discuter du plan Trump, presque deux ans jour pour jour, après les attentats terroristes du 7 octobre, avec un espoir donc de voir les otages être libérés cette semaine. C'est la preuve que la méthode Trump fonctionne au Proche-Orient, Jean-Noël Barraud ?

6:00
Jean-noël Barrot

Nous avons salué le plan présenté par le président des États-Unis en nous félicitant qu'il ait intégré un certain nombre des idées que nous avons portées, vous le savez, avec l'Arabie saoudite, ce qui nous a conduit à reconnaître l'État de Palestine, mais aussi à obtenir des pays arabes et de l'autorité palestinienne des engagements inédits. Et nous allons continuer pour que les otages soient libérés, pour qu'un cessez-le-feu puisse advenir, pour que l'aide humanitaire entre massivement à Gaza.

6:24
Présentateur

Donc vous y croyez dès cette semaine à la conclusion de ce plan de paix ?

6:28
Jean-noël Barrot

Vous savez, si on s'était dit il y a un an, quand on a commencé ce travail avec l'Arabie saoudite, attendons que la paix arrive, et ensuite on travaillera, on n'en serait jamais arrivé là. Donc on va continuer à travailler dans ce sens, et c'est la raison pour laquelle, ce jeudi, j'accueillerai les pays arabes, les pays européens, qui veulent se mobiliser pour concrétiser ce plan de paix. Et évidemment, d'ici là, demain, mardi, 7 octobre, à 10h, une cérémonie sera organisée au Quai d'Orsay, en l'hommage des 51 Français qui sont morts le 7 octobre ou en captivité, parce que nous leur devons.

7:03
Présentateur

Jean-Noël Barraud, pour terminer, je voudrais parler du sort de nos otages, notamment en Algérie. L'écrivain Boilem Sansal et le journaliste Christophe Glez sont toujours en prison. Et dans le même temps, 1000 visas étudiants supplémentaires ont été délivrés par la diplomatie française à des Algériens en 2025. Est-ce que c'est vraiment la bonne méthode pour obtenir leur libération ?

7:19
Jean-noël Barrot

Alors non, 1000 visas supplémentaires n'ont pas été délivrés à des Algériens cette année par rapport à l'année dernière. En fait, c'est tout simple.

7:27
Présentateur

C'est ce qu'a annoncé la diplomatie française.

7:30
Jean-noël Barrot

Non, pas du tout. L'Algérie a pris des mesures si brutales de restriction de notre dispositif diplomatique et consulaire en expulsant des agents du Quai d'Orsay, du ministère des Affaires étrangères, que les émissions de visas à l'attention des ressortissants algériens vont baisser de 30% cette année. Et c'est la faute, si je puis dire, c'est la responsabilité des autorités algériennes.

7:50
Présentateur

Donc, il n'y a pas d'augmentation des visas étudiants en 2025 donnés par la France à des Algériens ?

7:55
Jean-noël Barrot

Il y a eu cette année, effectivement, sur les visas étudiants, qui représentent une petite partie des visas qui sont émises, une augmentation. Oui ?

8:05
Présentateur

Mais alors, attendez, c'est incroyable Jean-Noël Barron.

8:06
Jean-noël Barrot

Non, ça n'est pas incroyable. Je vous pose une question, vous me dites, c'est pas vrai ? Non, vous avez parlé des visas.

8:09
Présentateur

Non, pas du tout, j'ai dit les visas étudiants. Non, vous avez dit les visas ? Est-ce qu'il y a, oui ou non, 1000 visas étudiants de plus pour les Algériens cette année ?

8:16
Jean-noël Barrot

Par rapport à quand ?

8:16
Présentateur

Par rapport à l'année dernière.

8:17
Jean-noël Barrot

Il y a 1000 visas étudiants de plus par rapport à l'année dernière.

8:21
Présentateur

Donc, est-ce que dans un moment c'est une bonne façon de jouer le rapport de force que de donner davantage de visas étudiants aux Algériens ?

8:30
Jean-noël Barrot

Vous posez des questions, écoutez les réponses. Les visas bénéficiant aux ressortissants algériens ont baissé de 30% cette année par rapport à l'année précédente. De 30% au total, au global, moins 30%. Ensuite, les mesures que nous avons prises, que nous avons prises, qui sont extrêmement dures vis-à-vis de l'Algérie, elles visent les dignitaires, elles visent la nomenclature, elles visent les officiels du régime. A aucun moment, nous avons tenu le peuple algérien responsable de la situation de Boilem Sansal et de Christophe Gleize, qui sont des situations absolument inacceptables. C'est bien la responsabilité des autorités algériennes. Nous ne faisons pas la confusion.

9:07
Présentateur

Un mot encore sur nos otages, là, pour le coup, qui sont détenus en Iran. Est-ce que vous avez un espoir, dans les heures, dans les jours qui viennent, d'avoir des bonnes nouvelles ?

9:14
Jean-noël Barrot

Le président de la République l'a dit, nous avons des perspectives solides, de pouvoir les faire rentrer dans les prochaines semaines. nous restons pleinement mobilisés et exigeons leur libération immédiate et inconditionnelle.

9:27
Présentateur

Merci beaucoup, Jean-Noël Barraud, ministre des Affaires étrangères. Pour combien de temps ? Ça, c'est une autre question.