La France a donné 39 millions d'euros à la propriété de Bill-et-Melinda-Gates" - Guillaume Bigot
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'est chic le fric. Guillaume Bigot, merci d'être sur Sud Radio aujourd'hui. Je ne pense pas que ça vous fasse violent.
Comment ? Bien sûr, bien sûr, bien sûr. Et je je vous ai invité parce que vous avez on va l'écouter tout à l'heure, une superbe tirade sur les gaspillages de sommes publiques, j'allais dire conséquentes pour des projets qui sont quelquefois hallucinants de d'abs d' d' d'absurdité.
Tout d'abord, Guillaume Bigot, je vous dis merci d'être là. Merci pour votre invitation. Nous nous connaissons.
Nous je vous ai connu vierge de tout engagement politique. Vous étiez au côté d'une personne que nous vénérions qui était Jean-Claude Barreot à l'université au pôléonard de Vinci à Nanterre. Jean-Claude Barot qui avait été prêtre prêtre ouvrier et qui ensuite a fait de l'insertion de jeunes drogués et délinquants introduit à l'Élysée avec son épouse Ségolè pas royal he Ségolen Barreau.
Donc un homme un saint homme si je puis dire voilà qui nous a quitté l'an dernier dont vous étiez très proche. Est-ce qu'on peut dire un petit mot de de Jean ? Oui je on peut lui dire un mot.
Je pense que c'est je je pas je peux le le reconnaître comme un maître. Lui-même avait des avait des maîtres et il il l'admettait volontiers. Donc il y a il y a chez Jean-Claude Barreau, le plus intéressant, le plus attachant c'est la notion de transmission.
Euh et Jean-Claude Barreau toute sa vie, vous l'avez rappelé, Péricolégas dans des milieux sociologiques complètement différents, a eu à cœur de transmettre transmettre d'abord une culture immense. L'un de ses maîtres n'était autre que Fernand Brodel. Donc ça ça situe un peu le niveau du personnage et il était il était aussi aussi cultivé, aussi fin et aussi intelligent qu'il était capable de parler absolument à tous les publics de manière extrêmement simple mais pas comme aujourd'hui le font certains politiques.
C'estàdire en parlant aux vrais gens avec des éléments de langage. Pas du tout. Il avait d'ailleurs à cœur de ne jamais caricaturer, de ne jamais, il adorait disons la vulgarisation mais cit une vulgarisation exigeante et on a commis d'ailleurs avec lui deux bouquins qui s'appelle toute l'histoire du monde et toute la géographie du monde.
Je dis d'autant plus facilement que j'ai tenu une petite plume et c'est lui qui a tenu la grande plume. Donc ça me c'est vraiment un hommage que je lui rends aussi de conseiller à tous nos auditeurs ces livres parce que il en a eu, il en a consolidé et je pense qu'ils sont ils sont à son image, c'est-à-dire forts. C'était un immense pédagogue et il avait l'air il avait l'art il avait l'air il avait l'art de j'allais dire de de démocratiser de vulgariser des théories un peu complexes et quand on l'appelait quand il y avait un enjeu de politique internationale de géopolitique il connaissait ses dossiers par cœur.
Il faisait une synthèse très très pertinente sy remarquable. il avait cette cette idée me semble-t-il qui a été perdue. C'estàd avant de juger, il faut comprendre comprendre avant de juger.
C'était aussi ça a l'air d'être un truisme mais à l'époque du clash et il était il était pas il était quand même assez fort en en matière de de de synthèse et même de synthèse très frappante. Il avait des des saillis parfois extraordinaires mais ça s'appuyait sur une longue réflexion. Et puis un front chrétien toujours dans la compassion, dans les coups de l'autre et dans et dans la tolérance.
Alors Guillaume Bigot, vous êtes un républicain, un patriote, c'est indéniable, j'allais dire quasiment fondamentaliste de la République quelquesuns. Voilà, tout à fait engagé dans voilà dans le monde universitaire avec des ouvrages. Rob disait au début de la révolution, il y avait pas deux républicains à Paris.
Donc je pense qu'on est encore un peu plus nombreux que deux péricot. Donc à mon avis, on peut tout tous les espoirs sont permis pour la suite. Pour autant, vous avez choisi, on peut dire courageusement, même si vous exposez évidemment à la critique, vous avez choisi de franchir le rubicon de l'engagement politique et vous êtes aujourd'hui élu du Rassemblement national sur le territoire de Bfort.
Je rappelle, c'est le territoire de Jean-Pierre Chevinement. C'est un passage à l'acte conséquent quand même. C'est c'est très net parce que l'emb national, voilà, on connaît la polémique qui est autour de la naissance de ce parti.
Aujourd'hui, c'est un parti qui dans l' républicain. Je pense que c'est même pas la peine une découverte. Euh vous avez trouvé vous avez trouvé des codes communs euh et des et des valeurs à partager avec le le Rassemblement national d'aujourd'hui hein.
Je dis bien on pense à monsieur Chenu, à monsieur Tanguy, à monsieur Exactement. Non non, j'aurais jamais mis les pieds d'ailleurs. J'ai aucune gêne à le dire.
Je n'aurais jamais mis les pieds au Front National. J'aurais jamais j'aurais jamais mis les pieds dans dans un parti qui dans lequel non seulement je me reconnaissais pas mais dans lequel il y avait des choses qui ne me convenaient pas du tout du tout. Et euh voilà, dans le Rassemblement national, si j'ai une pointe d'imodestie, c'est que je n'ai pas changé.
C'est le Rassemblant national qui a opéré une mu absolue totale et désormais, il faut être d'une mauvaise foi totale pour ne pas reconnaître qu'il est sur des positions golob bonapartiste, républicaines, clémenciste ou gauliste, enfin appelons ça comme on veut. C'estàd un état régalien fort somme tout en France. Évidemment, le contrôle des frontières, le contrôle des frontières pour l'immigration, mais aussi le contrôle des frontières pour les produits euh produits à Bakou par exemple euh et aussi euh une politique de justice sociale et de justice fiscale.
C'est voilà grosso modo le gooot enfin l'alliance entre les golistes et les communistes qui à l'origine de la SQ mais c'est aussi finalement le programme de Napoléon 3, c'était aussi le programme de Bonaparte et cetera. Il y a quelque chose dans l'histoire de France qui court, une longue tradition qui court avec l'idée que voilà le pouvoir étatique doit être fort. Le souverain doit s'appuyer sur le peuple un peu pour faire courber la tête des élites.
En tout cas, nous constatons que des millions de françaises et de Français en conviennent, se reconnaissent et votent librement pour pour ce parti et il faut en tirer les conclusions et les conséquences. Est critiquable. Don les positions sont évidemment critiquables dans le débat démocratique, mais le qualifier, me semble-t-il d'extrémistes, c'est totalement une mauvaise fois.
Vous restez pour ce temps un esp libre. Peut-être même quelquefois un emmerdeur he un empêcheur de tourner en rond. Je suis pas sûr de Yoko sont toujours satisfaits de vos prises de position parce que il faut leur poser les question mais j'allais dire c'est leur problème et et c'est le vôtre.
Et là vous vous êtes parti en guerre récemment. Honnêtement c'est pas une secte hein. C'est c'est c'est pas une église et c'est pas une caserne non plus.
C'est intéressant de le constater. C'est-à-dire que dans un parti comme la R nationale et un parti de gouvernement qu'est-ce que c'est qu'un parti de gouvernement ? Je pense c'est un parti qui reflète la société, qui est plus large sociologiquement et c'est un parti aussi dans lequel sans enfin parce qu'on a à cœur nous si vous voulez d'avoir c'est suffisamment critiqué une ligne directrice, c'estàdire on vote et une fois que c'est voté, on tient la ligne évidemment mais d'un autre côté il y a des sensibilités très différentes et Marine Le Pen a cette cette force de nous laisser libre.
Par exemple, elle laisse libre ses députés sur des sujets aussi graves que la la le vote sur la fin de vie en vous âme et conscience tranché. Vous voyez ? Et ça c'est pas courant dans tous les partis.
Alors vous dites une secte c'est pas une secte pas plus que dans d'autres partis hein. Parti politique. [rires] Parti politique ont cette pente si vous voulez.
Guillaume. On en a connu même au PS même voilà même à la France même à la France insoumise évidemment. Vous exagerez [rires] mais voilà le sectarisme fait partie j'allais dire engagement politique.
Il y en a qui le vivent de façon un peu secctaire, un peu dogmatique, un peu idéologique et puis d'autres de façon qui font du sectarisme à fond de commerce. Et le RN n'échaque pas cette règle, cette règle démocratique. Il y en a qui après avoir effectivement cassé du du curé maintenant lèche les babouches des imams.
Oui. Guillaume Bigot, on va vous on va vous entendre on va vous entendre dans une tirade un peu celle vous savez celle de Hollande pendant le discours. Voilà.
Moi président, moi président al pas moi président là c'est une un inventaire. Alors pas la préver parce que quand un journaliste fait des volouanges en 13 voloues inquiétant la suite des événements inqu Allez on envoie Guillum Bigo. On a donner de nos impôts 510000 € depuis 2020 à des béninois pour leur apprendre à faire caca correctement.
Deuxème exemple 1,5 million d'euros depuis 2019 pour améliorer la compétitivité de la filièreté dans le nord du Laos. 3e exemple, 2 millions d'euros ont été généreusement versés par la France à des pays d'Afrique sub-saharienne consacré à des recherche sur la prolifération du criquet pèlerin. Bon, on arrête là, il y en a 10 comme ça et puis je suis sûr que si vous il y en a beaucoup plus que et c'est la deuxème année que je fais ça.
Donc je je pu faire un classement des 10 des des 10 penses les plus foutra. Euh on on finance des skate parks, on finance des vélos décathlon pour euh équiper la police euh euh dans des pays d'Afrique, on finance Mais il y a ça peut vous avez chiffré le total ou non ? On vous avez on alors le total le grand total si vous voulez c'est 13 milliards d'euros de l'aide publique au développement.
Ça comprend beaucoup de choses. Ça comprend euh par exemple euh la première année de séjour euh des gens qui demandent le droit d'asile. C'est c'est curieux mais c'est comme ça.
Ça comprend des frais décollagens qui par qui profitent de bourse. Donc en fait le gros enfin la le cœur du sujet c'est environ 4 milliards. Ça a déjà été réduit à peu près 4 milliards sous forme de don sous forme de prêt et on trouve des sommes absolument énormes.
Des milliards et des milliards dans des fonds multilatéraux pour replanter la forêt en Amazonnie et cetera. Mais où on trouve aussi des petites sommes que ce soit du macro ou du micro, c'est édifiant. Par exemple, je on a trouvé des trucs, 50000 € ont été payés par exemple pour faire quatre pages de PDF.
Quatre pages de PDF 50000 € c'est cher la page sur le genre et le climat. Et quand on creuse, vous rendez compte, c'est des petits cabinets de bobo d'arrive gauche, des copains, des dirigeants de l'Agence française de développement qui ont fait ça. Donc en fait, il y a un gâchi gigantesque d'argent public.
On cherche de l'argent public partout et on finance et on finance directement. On finance indirectement aussi parce que on finance non seulement cette aide publique au développement, j'ai parlé d'une mission moi je suis le rapporteur pour l'Assemblée nationale de ce budget-là donc je dois produire un rapport ou donc vous avez des éléments précis pour pouvoir chiffrer je peux les convoquer et je les auditionne je leur demande de me parler et cetera ils peuvent pas alors parfois ils m'opposent de secrets bancaires enfin assez rarement et je dois dire il y a quand même posz la question par exemple à quel organisme au au aux gens au ministères des affaires étrangères qui ont la tutelle de ça normalement au au à Bertrésor je pose la question aussi à la cellule de crise du K d'Orset qui gère des fonds humanitaires. Je pose la question au directeur général de l'Agence française de développement.
Peut-être en préambule dire un mot sur la qualité humaine et la qualité professionnelle de tous ces haut fonctionnaires, ces fonctionnaires ou même certains ont des contrats de droit privé dont c'est beaucoup le cas à l'agence française de développement. Il faut pas tomber dans la caricature. C'està-dire que l'aide publique au développement ça peut être un levier intéressant pour un pays.
C'est bien utilisé. L'aide publique au développement et les pays en ont réellement besoin. Il y a des projets qui fonctionnent.
Effectivement le problème de cette aide publique au développement, je j'essaie de lister les problèmes, c'est qu'en fait il y a un sous-poudrage gigantesque pour que la France tienne son rang en quelque sorte. Pour faire simple, lorsquemanuel Macron est arrivé en 2017 aux affaires, il a eu une idée plutôt juste. Il a dit "Écoutez, on va pas s'éparpiller, on va se concentrer sur les pays les plus pauvres, les pays du Sahel qui sont des pays francophones, Mali, Niger Burkinafaso et cetera." Deuxièmement, on va articuler ce que appelaient les 3D, c'est-à-dire défense, euh développement et aussi la diplomatie.
Et on va mettre puisqu'on déployait des troupes sur place dans le cadre de Barcan, on va essayer de faire quelque chose de cohérent, se concentrer sur la distribution d'eau, sur les routes et cetera. Le résultat a été cataclysmique puisqu'en fait on a été chassé par ces pays et que ça n'a produit que des effets contre-productifs. Là, Bamaco est en train de tomber.
Et donc le président Macron au lieu de tirer des conséquences de l'aide massive parce qu'il avait augmenté cette aide dans des proportions hallucinantes, au lieu d'en tirer des conséquences ça ne marche pas, qu'est-ce qu'il a fait ? Il a redistribué cet argent à des fonds multilatéraux, notamment des fonds des Nations- Unies. Et là, je peux vous dire, il y a une gabie stupéfiante.
Guillaumigo, est-ce que vous êtes d'accord pour que les auditeurs de Sud Radio vous appellent, vous posent des questions quelquefois dérangeantes ? Alors, vous nous appelez au 0826 300300, Guillaume Bigot et moi-même attendons vos questions. Voilà et puis on continue à réfléchir.
On se retrouve on se retrouve dans un petit moment. Sud Radio. Sud Radio [musique] midi 14h Sud Radio, la France dans tous ces États.
Nous sommes avec Guillaume Bigot, député rassemblement national du territoire de Bfort Lyon de Belf rappellera ce territoire historique. Et nous faisons nous faisons l'inventaire des des gabis de de dépenses publiques vers des des projets qui sont un petit peu quand même aléatoires. Vous vous souvenez de Jacques Marseille, ce journaliste économiste du point qui faisait lui aussi un inventaire.
Alors lui, il parlait bien de gaspillage. Là, ce que vous êtes en train de dire, voilà, il 20 % des dépenses publiques sont gaspillées pour rien. Là, c'est pas c'est pas que du gaspillage, c'est qu'on peut aussi investir dans des produits qui n'ont aucun sens, voir qui peuvent être à un moment donné contraires aux intérêts de la France.
Totalement contraire aux intérêts de la France. D'abord, en général, ce qu'on lorsqu'on aide, on ne le fait pas savoir, on s'excuse, qu'on a peur d'être accusé de colonialisme, on met à peine, non pas le drapeau français, mais un petit drapeau de l'organisation qui s'appelle Agence française de développement avec un petit logo et le drapeau du pays. Voilà, ça je l'ai vu de mes je l'ai vu au par exemple, ça donne bonne conscience évidemment.
Parfois ce qu'on fait, c'est que on laisse des entreprises chinoises gagner des appels d'offre. Oh ! par exemple, c'est 200 millions 200 millions d'argents publics qui ont été dépensés au profit des entreprises chinoises.
Lorsque j'ai visité un des rares projets qui était fonctionné plutôt pas mal au Comor, hein, il faut rappeler que Comor c'est dans l'océan Indien juste à côté de Mayotte et que ils envahissent Mayotte littéralement en envoyant des bateaux pour submerger Mayotte puisque l'archip des Comor revendique Mayotte département français. Donc ce sont pas du tout nos amis, ils sont même proches des Chinois et des Russes mais il n'empêche qu'on les aide. Et alors avec cet argent et bien il le donne aux entreprises chinoises qui construisent des routes.
Donc notre argent permet de construire des routes fabriquées par les entreprises chinois. Alors pas par des gens du coin. Les Chinois font venir des ouvriers chinois sur place.
Alors, croyez-moi, les Chinois avec l'argent qu'on leur donne, eux, ils mettent le drapeau chinois en gros par que c'est nous qui payons. C'est surréaliste. Mais dans l'histoire des petits colis, on va revenir puisque boncouté, outre le fait que je l'ai vu de mes propres yeux est édifiant parce que on est dans un cadre où on contrôle mieux, c'est ce qu'on appelle de l'aide bilatéral.
C'est c'est la France qui donne directement de l'argent à notre pays, les comorts et pas ces fameux fonds multilatéraux sur lequels on reviendra ou alors l'Union européenne parce que l'Union européenne c'est du doux délire. L'Union européenne, ça nous coûte déjà presque 10 milliards d'euros par an. Là, il y a des milliards qui partent en aide de développement européenne.
Alors, un, ça dilue notre propre aide. C'est c'est pas de l'aide reçue par la France. C'est de l'aide qu'on que la France donne à l'Union européenne et l'Union européenne se fait plaisir elle-même en donnant cette aide.
Mais les c'est pas moi qui parle, c'est la Cour des comptes européennes qui a déjà épinglé à deux reprises cette aide publique au développement européenne en disant que c'est du doux délire. On prend un exemple, ils ont été capables de financer pour lutter contre le djihadisme en Mauritanie 250 chameaux pour 13,5 millions d'euros. Donc ça fait cher le chameau. 250 chameaux dans un pays, tenez-vous bien, Pericot, qui a déjà 3 millions de chameaux.
Donc ils ont été achetés des chameaux dans le golfe persique et les ont emmené en avion dans un pays qui est bourré de chameaux. Non mais c'est de la folie furieuse. C'est c'estesque ce que vous racontez.
Vous êtes sûr de votre information ? certain ils ont payé des mixeurs électriques pour aider les les jeunes éthiopiens à se former à la cuisine et ils ont diffusé ces mixeur électrique dans toutes les écoles d'Éthiopie. Le problème c'est qu'il y a pas d'électricité dans la revient au chamou.
Quel est l'argument justifiant ? Peut-être que l'un des l'un des haut fonctionnaires de l'Union européenne avait lu les sepers de la Sags et s'est dit tiens on va on va refaire le coup des méaristes. On va faire une armée de maitaniens à sur les dos sur à d'autres chameaux qui vont lutter contre les djihadistes.
Voilà c'est contre les pickup. Alors, je ne sais pas s'il y a des chameaux mauritaniens en Corse, mais nous avons Chantal qui nous appelle de Bastia. Chantal, on est avec Guillaume Bigot, vous avez certainement une question à lui poser.
Bonjour madame. Exactement. Bonjour.
Alors déjà, c'est un éditoraliste que j'appréciais particulièrement. Voilà, je le dire. Il était toujours très pertinent dans ses interventions.
Il est encore essayé. Tout à fait. Tout à fait.
Bon, je ne porterai aucun jugement sur le fait qu'il soit au RN parce que je n'ai pas à le faire et qu'il représente des électeurs. Donc pour ça, je respecte n'importe quel député et pardon. Même ceux qui n'ont pas voté pour moi d'ailleurs.
Oui, exactement. Je c'est pour ça que je dis n'importe quel député qui que ce soit. Je respecte absolument et quand je vois que certains ne serent pas la main à des députés RN alors qu'il représentent des millions d'électeurs, ça me choque un peu.
Bon bref. Alors moi, j'ai une question à vous poser parce que moi j'habite dans une île euh une belle île une belle île très belle calisté calisté. Oui, merci les Grecs de nous avoir appelé comme ça.
Alors moi je voulais dire une chose. Alors l'aide au développement, je suis pas contre si on doit aller chercher de l'eau et comme vous disiez très justement bon entre l'Union européenne d'ailleurs entre parenthèses 730 milliards ont ont disparu. On sait même pas où ils sont.
Il y a quand même l'île de la Réunion où il y a certains endroits où ils n'ont même pas d'eau potable. Il y a quand même Mayotte qui est en grande difficulté, la Guyane. Enfin, on a quand même des îles qu'on veut garder françaises.
Donc je pense qu'il serait quand même un peu judicieux de penser à eux d'abord et on fait pas assez. Moi, je trouve ça scandaleux qu'il y ait pas d'électricité et d'eau potable chez dans les domes. Euh voilà.
Et je trouve que plutôt que donner de l'argent à l'Union européenne, on ferait mieux d'en sortir. Voilà. Citoyen Bigot, réponse.
Non, mais c'est du c'est c'est du bon son. C'est-à-dire que on a ce que dit Chantal, effectivement, c'est concret. Voilà, charité bien ordonnée commence par soi-même.
Et on parlait de Jean-Claude Barreot qui citait fréquemment les écritures que celui qui dit euh qu'il aime Dieu qu'il ne voit pas et qui prétend aimer son frère qu'il voit, celui-là est un menteur. Donc on ne peut pas prétendre aimer son prochain ou alors qu'on naide pas son prochain, c'estàd les gens dans les DomTom qui sont nos concitoyens ou même les gens dans le territoire de Benfor, il y a un taux de pauvreté de 40 % dans certaines zones du du département. Il y a des classes qui ferment, il y a des bureaux de poste qui ferment mais on rénove le centre-ville de Yaoundé à hauteur de 60 millions d'euros.
Aucune priorité respecté si je comprends bien. Aucun sens. Donc pourquoi pas aider mais encore faut-il un en avoir les moyens dans un pays qui emprunte.
Donc là ce qui est fou c'est qu'on emprunte très cher et qu'on prête à des organismes qui peuvent emprunter eux moins cher. Avec cet argent qu'on donne à des fonds, les fonds vont le reverser à des pays. Ces pays vont acheter par exemple les entreprises chinoises.
Donc creuser leur propre déficit et creuser notre déficit en plus. Donc on sponsorise finalement des concurrents ou des pays hostiles. On est dans un phénomène de sadochisme.
Je vois pas les historiens de l'avenir vont se pencher là-dessus quand même. C'est stupéfiant. Quels sont les individus ou les organismes qui engendrent ces mécanismes, qui proposent ces dépenses, qui proposent ces attributions ?
Ce sont des organismes politiques publics, ça peut être des associations, ça est-ce qu'il peut y avoir un lobby justement de la de la subvention bidon pour aller dans un sens ou dans un autre ? Alors, comment ça fonctionne ? En fait, euh, d'abord ça fonctionne au chantage moral et à une espèce de phénomène h de religiosité.
C'estàd que si vous donnez certains mots euh comme dans une comme dans une prière, vous prononcez certains mots par exemple, vous prononcez développement durable, vous prononcez égalité de genre, vous prononcez égalité de genre et développement durable. Vous dites que je sais pas des gens qui ont changé de sexe vont replanter des arbres en Amazonnie. Alors là tout de suite, il y a un phénomène religieux, on ne peut plus discuter.
Ça devient formule sacrée incontestable. Vous avez prononcé les mots sacrés, parole d'Évangile. Ça s'appelle les ODD, les objectifs du développement durable des Nations Unies.
Donc tout part de là, c'est repris par tout le monde et on est dans un phénomène qui a bien décrit Albert Cohen dans la SDN si vous voulez. C'est les grandes la bureaucratie internationale qui se payent de mots. Ces gens-là se gobergent.
Alors ils luttent contre le CO2 mais il se déplacent en avion. Ils font énormément de CO2 et cetera et ils luttent contre la pauvreté évidemment en mangeant du caviar et en buvant du champagne. Et tous ces gens-là, ils se ils se connaissent entre eux.
Là, c'est vraiment le top niveau. La couche enance supérieur, c'est ça se passe à New York, ça se passe voilà, c'est une cast. Au-dessous de ça, vous avez alors dans le G7 gravide des grandes entreprises, on peut penser par exemple à la à à Microsoft avec la fondation Bill et Melinda Gates.
Moi ça me fait furieusement penser aux dames patronises du 19e siècle. Mais il faisaient travailler les enfants de nuit et puis il leur de temps en temps leur le le mères de famille convoquaient les enfants ou les leur donner un petit peu de brioche avec du chocolat et cetera. Voilà.
Mais en attendant, vous continuez à travailler la nuit. Là c'est pareil. Donc Microsoft euh le à mon avis leur bilan en carbone est pas vraiment fameux mais c'est pas très grave.
En tout cas, ils se donnent bonne conscience et Bill et Melinda Gate sont donnés par exemple ont fabriqué un fond pour l'inclusion financière des femmes en Afrique. Alors vous avez tout femmes, Afrique, inclusion la finance. Donc tout est coché.
Tout est coché. Voilà. Et alors ça ne marche pas.
Donc c'est c'est pas moi qui le dit, c'est la Cour des comptes. 39 millions d'euros par la France comme si on avait déjà assez d'argent a été versé. On ferme, je répète, on ferme des classes dans le territoire de Belleforce, on a pas assez d'argent mais on donne 39 millions.
On donne 39 millions à qui ? à ce fond de dame patronesse, propriété de Bill et Milinda Gate. Peut-être parce que le président veut se faire bien voir de Bill et Milinda Gate.
C'est très chic en fait. Oui, mais c'est chic si vous voulez, c'est pas possible. les femmes, l'inclusion, l'Afrique, Billy Minda Gates, la photo, vous imaginez en terme de communication, on fait cœur cœur, c'est formidable quoi.
Donc ça c'est le problème, ça ne marche pas mais on remet cette année 2 millions d'euros là-dedans. Or, j'ai vérifié le bénéfice de Microsoft, du groupe Microsoft c'est 88 milliards de dollars, pas d'euros, mais enfin c'est quand même considérable en 2024. Donc en fait, ils ont parfaitement les moyens de financer tout ce qu'ils veulent, mais ils vont quand même tendre la CBI et nous, on est assez bête pour financer ça.
On poursuit cette ce tableau tragique édifiant euh dans quelques instants et on demande à nos auditeurs de nous appeler au 0826 300 qu'il n'hésitent pas. [musique] Midi 14h Sud Radio, la France dans tous ces États. Comment l'argent de nos impôts est balancé par la fenêtre ?
La République dépense des sommes considérables sur des projets qui n'ont ni que ni tête. On en discute avec Guillaume Bigot qui nous fait un décrypage apocalyptique de cette situation. Guillaume Bigot, vous êtes allé vérifier sur le terrain, j'allais dire cette aberration, on va dire, vous avez vu que l'argent n'arrivait pas où où il fallait et que ça n'aboudissait à rien tout simplement.
Pour bien comprendre, il faut imaginer que on paye parfois des guirlandes de Noël ou des boules de Noël pour un sapin qui n'existe pas où il y a pas de branche. En fait, comme il y a pas d'État, comme il y a pas d'administration dans la plupart de ces pays, vous financez des choses qui par définition peuvent pas peuvent pas exister, peuvent pas fonctionner. Par ailleurs, il arrive de financer des choses qui fonctionnent aussi, il faut le dire, mais assez rarement.
Et en fait ce que j'ai vu, je peux prendre quelques exemples, on peut se dire, moi je je j'estime à partir de de ces de ces enquêtes, ces deux années d'enquête que j'ai fait que le bilatéral, je répète, de ce que la France finance en direct avec certains pays, c'est plus facile à contrôler par définition que quand vous mettez au pot dans des grands organismes internationaux où là ça disparaît, vous contrôlez pas. Mais le bilatéral pour des choses par exemple comme rénover des écoles en comor, c'est très pauvre. Donc c'est assez intéressant de rénover des écoles.
Ça peut être intéressant d'investir dans l'éducation de ces jeunes. Voilà. où ça peut être intéressant de réhabiliter ou d'installer des hôpitaux de brousse parce qu'il y a des il y a par exemple euh des cas de choléra, vous avez pas très bonne mine quand vous avez le choléra et en plus ça peut se diffuser à Mayotte à côté.
Donc tout ça peut avoir un sens. Quand vous allez sur place, vous rendez compte que par exemple l'hôpital a été rénové, il y a du matériel, il est dans un état de crass absolument hallucinant et il y a surtout pas de médecin, pas d'infirmière. Vous dit "Mais alors où sont les médecins ?
Où sont les infirmières ?" Ah mais non, mais il est 11h, ils se vont arriver et cetera et cetera. Et puis vous avez un gars que vous avez vu avant qui fait machine arrière qui met une blouse blanche et qui dit bah c'est moi le docteur.
Voilà, c'est moi le médecin. Bon donc en fait on on se on se fout de votre gueule. Alors vous ça vous sign Guigo ça vous le signalez quand vous revenez à Paris vous transmettez là il le sait bien de toute façon il les autorités le savent.
Alors attention c'est un exemple je vais pas le généraliser et c'est l'économe. C'est un pays très dégradé particulièrement dégradé. Donc ça n'existe pas dans tous les pays mais ça peut exister.
Je l'ai vu. Et alors là le diagnostic qu'est-ce que c'est ? Donc en fait le système de santé au comor parce que la corruption est telle que le système de santé est très dégradé.
Quand vous avez une maladie, si vous si vous allez à l'hôpital des comores, c'est tellement pourri que vous ressortez de l'hôpital plus malade que vous n'y êtes rentré. C'est pour ça que les gens n'y vont pas. Alors on a payé par exemple une pièce, j'ai vu la pièce avec l'ordinateur qui a jamais été branché pour que les femmes viennent se plaindre de harcèlement et l'enfer est pas de mode d'intention.
C'est une très bonne idée. Seulement dans un système de contrôle social de village, vous imaginez que les femmes battues vont aller comme ça au vieux au sud de tout le monde. Évidemment, l'ordinateur est pas branché.
Deuxième exemple, les écoles. On a rénové des écoles. Fort bien.
Alors, je dis, je veux visiter, alors on m'a donné une école témoin et déjà très peu d'élèves. Ça m'a paru bizarre. Je dis, je veux aller dans une autre école.
Alors, on dit non, c'est loin. Je dis non, c'est pas loin. Regardez sur la carte, c à côté.
Évidemment, le convoi, ils sont obligés m'amène dans l'autre école. L'autre école est vide. Je dis mais où sont les élèves ?
Où sont les professeurs ? Explication. dont là aussi culturellement au Comor l'éducation publique des comor qu'on finance elle est de mauvaise qualité donc les comoriens n'y vont pas et les fonctionnaires des comor donc 20 % sont des faux fonctionnaires n'existe pas où sont morts les les profs qui existent quand même au comor public ouvrent des cours privés à côté donc on finit on rénove des écoles qui sont vides.
C'est que c'est un cauchemar ce que vous racontez mais ça c'est aussi une réalité de l'aide publique au développement et ça évidemment on ne peut pas le questionner parce que le questionner c'est questionner finalement une idéologie. L'idéologie mondialiste, elle est très différente de l'internationalisme. L'internationalisme c'est ce que portait Jean Jorè c'estàd le fait que et bien les pays doivent être solidaires les uns avec les autres.
Mais imaginez qu'un médecin par exemple parce qu' on finance la formation de certains médecins pour le coup au comor on prend soin que les les médecins restent au comor heureusement mais dans certains pays on finance la formation de médecins qui viennent tout de suite en France. Bon, mais Jean Jor aurait mis un coup de pied dans le derrière à ses médecins en disant "Mais allez développer votre pays, ne venez pas en France, ça n'a aucun sens même si on en a besoin par ailleurs, on a besoin de médecin." Donc vous voyez, le problème c'est qu'en fait on ne contrôle pas jusqu'au bout ou plutôt on n pas intérêt à contrôler jusqu'au bout parce qu'il y a une idéologie de la la bonne conscience, de la repentance, de la culpabilité et en même temps ça justifie la mondialisation, les flux de mondialisation.
Dernier exemple qui me paraît très choquant, on parle de Shine. Voyez le le l'opérateur chinois Sha Shane, on a levé ce lièvre en fait. l'Union postale universelle.
Il y a un accord qui lie la France et d'autres pays avec l'Union postale universelle qui permet à la Chine soi-disant payé en boî de développement de ne quasiment pas payer des frais postaux et donc nous finançons les frais postaux de la Chine. Donc les produits qui viennent nous inonder et qui ferment les commerces en France et bien grâce à un accord international la solidarité internationale fait que les les opérateurs chinois ne payent ne payent quasiment rien. On a fini par apprendre tout ça finalement Guillaume Bigot.
Il y a Dianata qui nous appelle de Gradinian. Bonjour Dianata. Oui, bonjour.
Bonjour. Et bien écoutez, moi je me demande depuis longtemps pourquoi la France semble avoir des des pudeurs de gazelle pour ne pas diminuer de façon conséquente l'aide française au développement qui est quand même actuellement de 14 milliards, il me semble, parce que les pays africains disposent d'une grande banque africaine, c'est la BAD, la banque africaine de développement dont le siège est en Côte d'Ivoire et qui finance des projets dans les les pays africains comme le Maroc, l'Algérie, le Congo, la Côte d'Ivoire, enfin dans dans énormément d'autres pays. Donc pour moi, le fait que la France donne en plus par ailleurs de l'aide via le l'ide français de développement pour moi ça fait un petit peu double doublon.
Et alors en diminuant cette aide à cette cotisation de 14 milliards à l'aide française de développement, bah cela permettrait de d'aider nos autres tomes pour rebondir sur ce qu'a dit l'auditrice précédente. Guillaume Bigo Dianata met le doigt sur quelque chose de d'évident. Là c'est une évidence.
Il faut peut-être apporter une précision aussi pour des raisons historiques et à mon avis ça me paraît assez choquant parce qu'on a fait des propositions pour réorganiser l'aide publique au développement. Une partie de finance de projet de financement de projet dans les départements et les territoires d'outre mer passe aussi par cette ligne budgétaire de l'aide publique au développement. Donc voilà, précision faite, je suis évidemment totalement d'accord euh pour dire que cette aide en fait, elle devrait être évidemment conditionnée.
Il y a une aide qui peut-être intéressante à condition je pense minimum minimum que ça profite aux entreprises françaises quand on finance, que ça profite évidemment à la réputation de la France. Donc ça soit identifié par les bénéficiaires comme étant financé par les Français, ce que font les Chinois, ce que font les Américains, enfin ce que font les pays sérieux, ce qu'on fait de moins ce qu'on fait pas. Euh et ensuite que ce soit conditionné aussi à des comportements respectueux à l'égard de la puissance et le minimum c'est de ne pas verser d'argent par exemple à des pays qui reprennent qui reprennent pas les fameux OQTF.
Alors pour revenir à cette banque africaine de développement oui elle existe. On a reconstitué son capital donc on a levé plusieurs milliards et le contat français a été mise à contribution pour reconstituer le capital de cette banque mais on finance aussi des prêts. C'est des prêts bonifiés c'est des prêts qui sont plus intéressants que le marché. on paye la différence de taux d'intérêt et surtout ce qui est intéressant là c'était pas la banque africaine de développement, c'est le fond africain de développement et l'agence internationale du développement parce qu'il y a il faut dire des centaines et des centaines d'agences de fonds de banques et cetera, ça pul et il y a beaucoup si vous voulez de doublon là-dedans, de doublon, de triplon et cetera. l'ID ou le FAD, c'est deux fonds, non seulement on les finance en direct euh de et en plus quand les pays qui ont contracté des dette auprès de de par exemple de la du fond africain de développement ne peuvent pas rembourser et bien on va donner de l'argent au FAD pour qu'il annule les dettes.
Donc on paye deux fois. AID FAD, précisez-nous AID agence internationale de développement FAD fond africain de développement. Et là où ça devient scandaleux, c'est que certains de ces pays sont des pays avec lesquels nous n'avons plus de relations diplomatiques et avec lesquels nous officiellement nous n'ont plus.
Alors on n plus directement on n plus directement le Burkina Fasso, mais on peut aider le FAD qui lui va financer des projets Fo avec des concurrents de la France. Le terme de Gabj n'est pas n'est pas usurpé, c'est une Gabj caractérisée. Alors quand même sans contrôle démocratique, c'est ça qui c'est là où j'y viens justement vous-même et au groupe Assemblée nationale et certainement dans notre groupe de l'Assemblée nationale euh j'allais dire vous n'avez pas le monopole de cette dénonciation mais vous le faites de façon très efficace.
Quelle est la réponse des autorités compétentes, des autorités gouvernementales, des pouvoirs publics, des organismes concernés ? On vous apporte bien des réponses qui justifient ces dépenses. Quand vous arrivez avec ces faits qui sont accablants, qui sont terrifiants, il y a une réponse politique quand même ou on essaie de d'esquiver ?
Bah la réponse, elle est que les alors les contrôles sont opérés en vérité, parfois les et à juste titre d'ailleurs aussi surprenant que ça puisse paraître, je l'ai dit, nos nos personnels d'excellente qualité se plaignent de trop de contrôle. les représentants français, les diplomates qui représentent la France dans ses fonds se disent qu' ils passent leur temps finalement à remplir des tableurs Excel et à faire du contrôle. Le problème de ce contrôle, c'est le contrôle des Shadok en fait.
C'est c'est pas un contrôle dans la réalité, c'est un contrôle a priori. Donc il y a pas contrôle de je dirais d'efficacité ou de pertinence sur le terrain. Voilà.
Et ensuite bah il l'avoue. Ils disent par exemple donc les les diplomates du K d'Orset par exemple les gens qui sont des très grands professionnels de la la cellule de crise du Kedorse nous disent qu'effectivement eux quand la France aide euh quand la France finance des opérations humanitaires, les frais de structure c'est 30 %. Qui débloque les les fronts ?
Qui débloque les fonds ? Quel organisme qui débloque les frais ? Le le ministère des affaires étrangères bien sûr qui répond aux ordres du gouvernement du premier ministre et du président de la République.
Donc Bercy en dernier lieu forcément l'argent sort de Bercy du ministère des des finances. est théoriquement sous placé sous une double tutelle. D'un côté le ministère des finances avec la direction du trésor qui est sur la tutelle et de l'autre côté le ministère des affaires étrangères la direction de la mondialisation du qu d'orsais.
Ça c'est les tutelles politiques normalement il y a des ministres dessus parce que ça c'est je parle de tutelle administrative et puis normalement cet argent il est autorisé par le parlement donc il est voté donc les députés ont à un moment donné un droit de regard sur ses dépenses et comment ça se passe là ? Ça se passe comme je vous le disais avec un chantage moral de Benny Wioui. C'est dès lors que vous donnez quelques mots qui sont des mots clés ou des mots sacrés, de toute façon plus personne ne va chercher à savoir ce qui se passe puisqu'on a l'impression que cette aide publique au développement on ne comprend pas que ça peut être financer la filière du thé dans un pays qui n'est pas pauvre où il y a pas de famine par exemple mais ça ou financer un skate park dans un pays qui est qui qui est en train de décoller économiquement.
Donc on a l'impression dans l'esprit du public et aussi dans l'esprit des parlementaires que l'aide publique au développement c'est aider des gens qui sont en train de mourir de faim. L'aide humanitaire c'est 8 % de l'aide publique au développement. Donc c'est Pinotes en fait en quelque sorte.
Voilà. Et cette aide humanitaire en plus elle-même. Donc quand vous posez la question "Est-ce qu'ils vous répondent c'est haut fonctionnair ?" Oui, ils vous répondent mais ils vous répondent qu'ils ont eux des instructions gouvernementales.
Ils ont des instructions surtout du conseil présidentiel du développement présidé par Emmanuel Macron. Emmanuel Macron a tendance à se balader avec son son chéquier, enfin notre chéquier et à faire des chèqus comme ça pour se faire bien voir en marge de de sommet. Donc quand il dit un milliard de plus pour tel fond et ben voilà, ça va être exécuté.
Alors en fin de course, on on en théorie le parlementaire pourrait dire non. Alors nous on dit non par exemple parce qu'on le documente, on dit stop, il a pas qualité pour faire ça. En plus euh des des dépenses, ça passe forcément par le budget d'État.
Mais on a cette idée. Vous comprenez la réputation de la France ? Vous comprenez euh les gens souffrent, n'ont pas d'argent, ont faim et cetera. notamment, je pas taper sur eux, c'est trop facile parce qu'il y a des gens de qualité dans dans cette équipe.
Mais les fils, c'est en permanence le chantage, la mauvaise conscience coloniale, il vous rapport il vous ramène toujours à cette idée mais alors vous êtes euh nostalgique du temps des colonies. Là où c'est formidable, c'est que justement des pays africains nous disent quand on les rencontre, ça suffit de nous traiter comme des sous-développés. On en plus ce ce pognon dingue que l'on balance par la fenêtre pour des projets ridicules ou scandaleux.
Euh voilà, on est en train de les décrypter avec Guillaume Bigoto. Vous nous appelez au 0820 midi 14h Sud Radio, la France dans tous ces États. Nous sommes avec Guillaume Bigot, député et rassemblée national du territoire de Bfort et nous faisons cet inventaire mais terrifiant Guillaume Bigot des dépenses publiques voilà destinées à des projets à la à la mortileneux.
Euh voilà, honteux sans enfin contrôle sans réaction et puis finalement même vous avez beau tapé sur la table, vous avez beau les signaler, vous avez fait un travail de comptabilité admirable, c'est public, vous l'avez dénoncé et ça continue à fonctionner comme ça. C'est merci quoi. Oui, mais est-ce que c'est spécifique au fonctionnement de la République française ou est-ce queil y a une chappe de plomb morale comme vous disiez, d'espèces d'expiation de repentance qui fait qu'on est obligé de dilapider ses fonds vers des pays qui n'en ont pas besoin ou qui n'enverront pas la couleur éventuellement.
Oui, surtout qui n'enverront pas la couleur. Ce n'est pas les populations locales souvent. En vérité, c'est exactement ça.
C'està-dire qu'il y a des sujets qui sont il y a des totems et tabou. Voilà, totem est tabou. Alors, on a parlé des publics au développement, mais on pourrait faire une émission exactement la même.
Peut-être cette fois-ci, non pas en milliards, mais en centaines de milliards d'euros sur le Green Deal, par exemple, qui vient à peu près tomber au Parlement européen. Mais ça c'est une folie furieuse. Moi, j'ai auditionné dans un autre rapport là-dessus le le commissaire européen en charge du Green Deal et je lui ai dit "Mais enfin, écoutez, on a tous les graphiques, j'ai interrogé des physiciens du MIT, regardez le graphique, enfin plus on a de Green Deal, d'accord ?
Et plus on a d'émissions de CO2 à l'échelle de la Terre." Et pour une raison simple, c'est que dans votre propre documentation de l'Union européenne, vous documentez ça, vous appelez ça des fuites de carbone. C'estd qu'en fait plus vous tapez sur la tête des entreprises européennes et des industries européennes faiblement émrice de carbone, plus elles vont délocaliser dans des pays massivement émetteurs de carbone.
Donc plus vous faites ça, plus ça émet du carbone. Le gars me dit "Ah mais vous savez, monsieur le député, on n'est pas là pour sauver la planète, on est là." Alors j'ai dit "Mais pourquoi vous êtes là ?
Et pourquoi vous nous vous nous tapez dessus en permanence et pourquoi vous faites vous accélérez l'appauvrissement et la délocalisation au profit de la Chine, des États-Unis, de l'Inde Elle me dit ben parce que nous on veut être exemplaire. Donc en fait c'est pas souvenez de plutôt rouge que mort. Voilà on sera vert et mort ou ou mort.
Guillaume Bigo entre le cumul hein le calcul de ces sommes, on arrive à près de 13 milliards. Si on va regarder ensuite du côté des dépenses de la Sistana sociale à justifier euh des investissements industriels bidon, on les a les 45 milliards finalement. Ah mais à l'aise si on les cherche bien on peut pas le faire comme ça d'un d'un trait de plume ou avec la tronçonneuse et de la vie mag.
Non mais on se met tous ensemble si c'est pensé de manière intelligente préparé et on bosse pour le préparer et pour savoir ce qui doit être coupé ce qui doit être rebasculé quand et comment. Oui bien évidemment. Bien évidemment et je pense qu'une grosse partie de ce qu'on appelle le système parce qu'en vérité si nous accédons aux affaires, ça sera la première la première alternance depuis 1981 en vérité hein parce que depuis qu'il y a eu cette trajectoire de Mastrich, on n' pas bougé le cap et euh il y a comme il y a un GPS depuis Bruxelles, vous essayez de tourner le volant à droite, tourner le volant à gauche, on prétend qu'il y a une alternance, c'est toujours dans la même direction qu'on va avec une inertie qu'on décrit là sur l'aide publique au développement, mais c'est une inertie en matière d'immigration, mais c'est une inertie en matière de de transition écologique, mais c'est une inertie en matière de de je pense je pense aux françaises aux français qui payent des impôts.
Il y en a qui payent des alors il y en a qui peuvent les payer peut changer même bien sûr qu'on peut changer et je pense à ces contribues. Alors il y a ceux qui peuvent payer même si c'est lourd ils peuvent payer. Il y a ceux qui se serrent la ceinture pour payer les impôts et ceux qui vous disent mais cet argent je pourrais faire 1000 autres choses.
Voilà ces gensl payer. ou puisen vérité il voit que d'opritoire de ferme il voit que les classes ferment il voit que les services public se dégrade et il paye toujours plus et on voit un budget qui cumule taxes par-ci parl alors pour autant je suis content de vous avoir sous la main parce que tout à l'heure dans mes perles, je m'indignais en m'étonnant gentiment du refus de cette taxe de 2 € sur les petits colis qui viennent qui viennent d'Asie et on a Jean-Philippe Tangui qui prend la parole et c'était sur Radio Montecarlo et ensuite on entend ensuite au parlement mais j'étais hier soir dans les myycl donc je l'ai entendu mais oui je je là je comprends pas alors lui dit on pénalise une fois de plus les petits revenus parce que c'est ce genl mais enfin on sait bien que ces petits colis sont nocifs pour l'économie ils contiennent des produits qui sont pas bon ils ont ils ruinent le le commerce de proximité comment le rinstrement national qui est partant d'un patriotisme protecteur de l'économie française sur des bases et des arguments légitimes a-t-il pu refuser de voter cet axe de 2 € mais pour tout simplement parce que c'est une cotère sur une jambe de bois parce qu'en vérité on nous a on nous a traité d'épouvent souvenez-vous Per parce que nous étions ensemble on nous a traité d'épouvent protectionnistes à chaque fois qu'on voulait rétablir des frontières économiques mais c'est c'est vous êtes des protectionnistes on va arriver aux heures les plus sombres c'est ça qui a précipité le la montée de la seconde guerre mondiale et cetera en vérité aujourd'hui tout le monde s'accorde à dire qu'il faut du protectionnisme mais ils veulent du protectionnisme européen d'une part et d'autre part ils veulent des mesures qui sont inapplicables. Pourquoi ?
Alors, d'abord, la Roumanie a fait la même chose. D'accord ? Une fois que vous prenez une taxe de 2 € un, ça va non seulement être interdit par l'Union européenne, mais surtout le mieux, c'est que vous n'avez absolument pas les moyens de contrôler ces colis.
Donc, vous faites plaisir, vous dépensez, vous dépensez de l'argent pour mettre en place un système qui ne fonctionnera pas dans la réalité. Les Roumains ont déjà payé pour nous, ils ont arrêté, ça ne fonctionne pas parce qu'en fait la quantité de ces colis est telle que ça ne marche pas. Alors, qu'est-ce qu'il faut faire plutôt que faire le tri dans des colis qui chercher une aiguille dans une meule de foin, il faut juste interdire ces colis de Chine.
Mais comme ils ne le veulent pas, comme ils ne veulent pas traiter, ils veulent mettre un sparadra. Et ce sont les spécialistes de dire, regardez, ils refusent, ils refusent de mettre un sparadra sur leur J de B. Alors sur le Mercossur, est-ce que l'Union européenne prévoit des clauses qui permettent à des États de l'Union de dire non à des traités qui vous nuisent ?
Est-ce que le droit de réserve existe ? Et est-ce qu'aujourd'hui la France on madame Jeun Var expliqué ce matin, on peut on peut pas, on va essayer président de la République dit mais c'est pas si mal mais finalement je je refuser. Est-ce que la France peut demain dans le cadre des règlements européens dire je ne signe pas le mercosur ?
Mercossur ou mondialisation ou favoriser ces grandes plateformes anglo-saxon souvent américaines qui font venir des petits colis par million. C'est c'est toujours la même chose. C'est qu'ils sont favorables les gens qui nous dirigent je répète depuis 1992 sont favorables à ça.
Est-ce que nous avons les moyens politiques ? Si un gouvernement français dit je ne signe pas le mercur, est-ce qu'il peut pas bien je viens patience. En fait ils ne sont pas pour.
Mais le problème et c'est là où le babless c'est qu'ils prétendent être d'accord pour stopper ces ces marchandises. Ils le disent ils le disent et c'est et ils disent que dans le mercosour il y aura des droits de réserve et cetera. En vérité, ils veulent le mercour, ils veulent le libre échange, ils pensent que c'est une bonne idée.
Ils ont le droit de le penser. Moi, je pense que c'est pas une bonne idée. Et là où ça pose problème, c'est qu'il ment à la population en disant "Non, non, non, non, on va vous protéger.
Il y a un droit de réserve." En fait, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai.
Le il faut bien comprendre que dans le cadre actuel du fonctionnement de l'Union européenne, tout ce qui relève de la concurrence, du droit à la concurrence, c'est quelque chose qui est du monopole. Redites tout ce que le droit de réserve. Ça permet à un membre de l'Union européenne de dire "Ce traité commercial est contraire à mes intérêts économiques.
Par conséquent, je me réserve le droit de ne pas le signer dans des conditions très spécifiques. Il faut que ça alors il faut que ça atteigne à son à à vraiment des notions de sécurité, d'ordre public et cetera, que ça mette en cause vraiment la la fragilité. Le poulet ukrainien, on avait dit on aurait pu mettre le droit de réserve.
Il est il envahit le marché français alors qu'on est une fillère avicole en danger. On l'a pas fait. On aurait pu le faire et on m'a dit on aurait pu le faire mais on l'a pas fait.
Mais parce qu'en fait en réalité quand on vous c'est ça où est là où est le problème. Moi ça me dérangerait pas que les Macronistes ou le PS c'est la même chose ou LR c'est la même chose et même déclinaison disent finalement nous sommes pour le poulet ukrainien. Voilà c'est plus clair.
Nous sommes pour la mondialisation, nous sommes pour l'OMC, nous sommes pour le mercosour. On pense qu'il y aura des victimes de ça, on pense qu'il y aura des gagnants et nous la balance c'est finalement on préfère ça. Ça serait clair au moin mais ils ne veulent pas dire ça.
Oui, mais le problème c'est qu'ils veulent continuer à gouverner en faisant le contraire de ce que la majorité de la population française veut. C'est ça qui est problème. Mais ça se sait déjà.
Ça se sait déjà. Là, on parle du libre échange mais c'est la même chose sur l'immigration. Là, les sondages montrent que l'électorat et lesfi lui-même, je m'en suis rendu compte d'ailleurs pendant la campagne électorale, l'électorat et les lui-même en a assez de l'immigration.
Vous rendez compte ? Et bien Guillaume, vous reviendrez pour parler de ça parce que c'est un autre sujet et voilà, vous êtes extrêmement éclairant, très pédagogue et on était ravi de vous avoir. Là, on va voir Brigitte La.
Alors, pas de droits de réserve pour l'amour et les bons sentiments avec Brigitte La voilà et vous l'appelez au 0826 300300. Merci Guillaume. Gig Bigo.
Guillaume Bigot