Shein : la ministre Amélie de Montchalin déterminée à faire "respecter la loi"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Amélie de Montchalin. On va revenir avec vous évidemment sur les questions du budget. Question qui vous occupe beaucoup en ce moment.
L'examen se poursuit à l'assemblée. On va essayer d'y voir clair avec vous ce matin parce que c'est vrai qu'il y a eu beaucoup de votes. On doit bien reconnaître qu'il y en a un peu dans tous les sens.
Donc on va essayer de de ranger un petit peu tout cela avant d'en parler chine. D'abord c'est l'actualité de ces derniers jours. Le le gouvernement a entamé un un bras de fer avec la plateforme chinoise.
Hier étiez à l'aéroport de Roissie Charles de Gaulle près de Paris. vaste opération de contrôle de colis euh Chine, 200000 colis bloqués. Bon, c'était c'était quoi ?
C'était une opération de communication ou ça sert vraiment à quelque chose ? D'abord vous dire que ces opérations euh tous les jours, tous les jours les douaniers, la direction du contrôle des fraudes contrôle tous les jours les douiniers qui sont sous mon autorité depuis euh vous voyez depuis 1 an euh je suis avec eux les opérations qu'ils font pour retirer du flux de colis qui arrive chaque jour les produits dangereux parce que nous avons tous les jours des comme on l'a vu hier des produits cosmétiques avec des produits toxiques. Vu le flot de colis, on sait que c'est un peu chercher une aiguille dans une boîte de foin quand même.
D'abord, c'est important de dire tous les jours on contrôle. Qu'est-ce qui s'est passé de spécial ou d'inédit euh cette semaine et hier ? que comme une procédure à la fois de suspension du site et une procédure judiciaire et une enquête européenne ont été lancé contre Chin suite notamment à ce qui s'est passé sur ces poupées pédopornographiques qui sont scandaleuses aussi la détection d'armes en vente sur le site le premier ministre a décidé d'engager un certain nombre de poursuite et pour alimenter les enquêtes, nous avons pris la décision inédite de bloquer 24 heures tous les flux donc 200000 colis les contrôles sont en cours Tous les moyens de la douane et des la direction du contrôle des fraudes sont sur place et nous avons déjà 100000 articles qui ont été contrôlés et ça permet d'alimenter donc la moitié déjà 100000 articles.
Il y a 1 million d'articles dans les 200000 colis. Donc c'est c'est un travail mais c'est très utile pour que nous puissions avoir des éléments de preuve sur la nonconformité. Moi mon sujet, juste que je le dise en un mot, c'est deux choses.
C'est de d'abord vraiment protéger les consommateurs. Nous ne pouvons pas laisser entrer dans les ménage, dans les foyers, dans les maisons des Français des produits dangereux pour eux, pour leurs enfants, pour leur santé. Je pense que tout le monde comprend bien l'importance.
La deuxème chose justement concrètement sur ces colis, sur ces 100000 articles qui ont été contrôlés, est-ce que vous pouvez nous donner la proportion de produits dangereux, illicite ou non conforme ? parce que ça représente vraiment une somme importante de ces produits qui sont qui sont Je peux pas vous dire actuellement et ça sera un point qui sera fait ce soir par les ministres, par nous tous parce que la procédure est judiciaire donc je peux pas vous révéler ce qui se passe aujourd'hui. Ce que je peux vous dire c'est que dans les contrôles que nous faisons tous les jours avec les douanes 8 produits sur 10 hors textile ne sont pas conformes.
Ils sont pas conformes en sécurité, ils sont pas conformes en qualité, ils sont pas conformes en norme, ils sont pas conformes en valorisation. Bref, on est face à euh quand même un respect d'énormes qui n'est pas garanti. Donc Mais vous ne découvrez pas le problème.
Mais bien sûr que non. Donc qu'est-ce qu'on a fait depuis un an ? D'abord, on a mis des amendes, une amende inédite.
C'était il y a à peu près 15 jours. Deux, moi j'ai c'est un peu de conséquences pour le moment hein sur ensuite, on a créé une coalition européenne parce que nous France, on a évidemment un état qui est puissant, on n'est pas du tout impuissant. Est-ce que certains vous disent "C'est bon, les algorithmes ont gagné ?" Non, l'État est là.
L'État fait appliquer ses règles. Donc, on a créé une coalition européenne, j'ai proposé dans le budget une taxe sur les petits colis pour que les contrôles que vous imaginez demandent beaucoup de moyens soient financés par les plateformes et pas par les contribuables français. Et nous avons réformé toute la pratique des douanes européennes pour qu'il y ait une réforme d'ampleur à l'initiative de la France.
Et vous savez quand est-ce qu'on a lancé ce combat ? Pendant la présidence française du Conseil de l'Union européenne en 2022. Quand on a lancé le sujet, et je finirai là, moi-même dans certains cercles, le président de la République à l'époque, tout le monde se demandait pourquoi on on avait un sujet sur ces plateformes.
Personne ne voyait le problème. Le problème, il est double. C'est à la fois la protection des consommateurs, mais c'est aussi la protection de notre économie.
Ce sont des a un côté protectionnisme que que vous assumez, c'est pas du protectionnisme parce que on se refermerait mais on va pas se laisser submerger. Protectionnisme, ça veut dire protéger protéger les consommateurs, protéger l'économie. que il y a du commerce, il y a pas de problème.
Mais du commerce qui respecte nos règles, qui respecte nos normes, qui respecte nos principes, qui respecte nos valeurs. Et voyez aujourd'hui politiquement, moi je suis très euh interrogative sur la ligne du Rassemblement national qui sur ce sujet, je dois dire me semble assez cynique et assez lunaire. Monsieur Bardella et ses amis au fond quand vous les écoutez trouvent qu'aujourd'hui c'est gênant que nous bloquions le flux parce que il vaudrait mieux que les Français puissent avoir leur colis à temp mais c'est signique et lunaire d'imaginer qu'on peut laisser nous autorité gouvernementale laisser entr nouveau dans les foyers dans les ménages français des produits dangereux et par ailleurs c'est une forme de trahison nationale puisque aujourd'hui vous avez des députés du rassemble national qui ont exprimé le fait qu'ils seraient contre la taxe sur les petites Oli.
Alors quand on dit qu'on a la préférence nationale au cœur, ce qui est le discours du rassemblement national, peut-être que ça pénalise sans doute le pouvoir d'achat. C'est vous voyez le sujet, on a un parti qui nous dit que son enjeu c'est la préférence nationale. Quand il s'agit de l'économie, j'appelle ça la trahison nationale.
On peut aussi un certain nombre de personnes achètent sur ce type de plateforme par nécessité. C'est une chose qu'on achète des produits et deuxièmement je le redis c'est la responsabilité du gouvernement de faire en sorte que ces produits plus précise pardon à vous poser à Mé Monchalin quand même. C'est quoi parce que là on voit ce ce déploiement à la fois sur le terrain, les contrôles, les enquêtes et cetera.
C'est quoi l'objectif final ? C'est que Chine ne vende plus en France ou c'est que Chine puisse continuer à vendre mais des produits qui respectent nos normes ? Bah la réponse est dans votre question.
La France considère et c'est même assez totologique que tout opérateur qui opère en France doit respecter la loi française. Oui, mais on se souvient par exemple d'un autre opérateur comme Wish californien qui n'avait plus été référencé par les moteurs de recherche et depuis on peut imaginer que le business de Wish en France, il a quand même bien diminué. Pourquoi ?
Mais parce que cette plateforme ne respectait pas la loi. Quand vous vendez des produits interdits, bah vous êtes interdit. de vous voyez que les deux peuvent être liés une présence sur le territoire et et la capacité ou non à vendre des produits.
Oui, il y a je le redis, c'est très simple et je pense que les gens qui nous écoutent comprennent très bien. On peut être une plateforme, un opérateur, une entreprise étrangère en France mais quand on est en France, on respecte la loi française. Et la deuxième chose c'est que quand on est en France, bah on joue aussi les règles de la concurrence française.
Et moi, mon objectif à nouveau, c'est que nos artisans, nos commerçants, nos petites industries qui fabriquent des produits, respectent nos normes, sont présents sur le territoire, ne soit pas face à une concurrence qui est une submersion, qui est du dumping, qui ne respecte pas les lois et les valeurs. Le FAR West numérique ne peut pas être un Far West. Et nous, ce qu'on montre et c'est pas qu'une démonstration, c'est une action, c'est que nous ne sommes pas impuissants et que les algorithmes ne vont pas prendre le pas sur la loi.
Est-ce que c'est un message que vous allez adresser au patron de Chine ? Il a demandé explicitement à être reçu par le gouvernement. Il a adressé une lettre à votre à votre collègue Serge Papin.
Est-ce que vous allez le recevoir ? Est-ce que vous allez parler avec lui ? Est-ce qu'il ne fallait pas tout simplement aussi le recevoir jusqu'alors ?
On est dans une procédure qui est à la fois de suspension du site, une procédure judiciaire et une procédure européenne. Donc d'abord, on va faire les choses en respectant les procédures. Donc pas pour le moment, vous n'allez pas les gens qui veulent nous recevoir, vous savez, on reçoit plein de plein de monde.
Aujourd'hui, je pense qu'on est plutôt dans la caractérisation des infractions. Les échanges auront lieu quand ils auront lieu, maisant on n'est pas en train de négocier, on est en train de faire appliquer la loi. Donc moi, je ne recevrai personne dans mon bureau pour négocier.
Par contre, à un moment donné, les administrations, bien s'assuront que la loi est respectée et à ce moment-là, mais il faut vraiment dire aux français, nous ne sommes pas en guerre contre tel ou tel opérateur, nous sommes pas en guerre contre eux d'ailleurs. Nous sommes là pour protéger les Français. Je vais vous donner un exemple très simple.
Il y a de plus en plus d'incendies aujourd'hui dans les d'incendies domestiques, nous disent les pompiers, parce que les grillins, les air frayeurs, les sèche-cheveux prennent feu. Bah parce qu'ils ils ont été importés et ils ont été fabriqués avec des conditions qui ne sont pas ce qu'on impose nous-même à nos producteurs pour éviter les incendies. Bon, est-ce qu'on se dit bah finalement les incendies c'est pas grave et on laisse entrer ces produits règles ?
Non, ça met en danger les français. Donc nous les douiniers, la DGCCRF, la direction générale de répression des fraudes, nous contrôlons tous les jours, nous sortons du flux beaucoup de choses tous les jours et donc on va continuer à appliquer la loi. J'aimerais bien quand même comprendre si Chine ne respecte pas les ne répond pas en tout cas aux demandes que vous formulez, est-ce qu'il existe une possibilité ou que le le site soit fermé carrément ou à minima qu'il ne soit plus référencé sur les grands moteurs de recherche ?
Est-ce que vous entendez ce que vous dites ? Si on respecte pas la loi, est-ce qu'on est faible ? Bah non, quand on respecte pas la loi, il y a des procédures.
Donc vous vous assumez de dire potentiellement demain les personnes qui achètent sur Chine en France auront ou ne pourront plus le faire ou auront plus de mal à le faire. Si le premier ministre lance une procédure de suspension, une enquête judiciaire et une enquête européenne, c'est pas pour bouger les bras, c'est pas pour faire du mouvement, c'est pour faire avoir les moyens de faire appliquer nos lois et les lois sont bien écrites. Donc il y a une procédure contrari sans en passer par un stade européen.
C'est pas ça doit pas se faire au niveau européen tout ça. Les lois sont bien écrites et heureusement quand vous vendez des poupées pédoportnographiques et que vous vendez des armes interdites sur un site euh internet, heureusement que la loi a encore force de droit. Donc les choses sont en cours.
Il y a une procédure, je peux pas tout vous dire ce matin parce que c'est le principe d'une procédure, c'est queil y a des étapes. Mais ce que je peux vous dire, c'est que dans le casadre de cette procédure, les douiniers et les agents du ministère de l'économie des finances et tous les agents de la gendarmerie, des tribunaux sont mobilisés pour que la loi s'applique. Est-ce que vous pensez que la France, le gouvernement français peut-être appuyé, aidé par l'Union européenne, par ses partenaires européens dans cette dans cette bataille Chine ?
On voit que les amendes qui jusqu'ici ont été infligées n'ont pas véritablement eu de conséquences ? Qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous pouvez espérer de nos partenaires européens ? Non seulement je pense qu'on peut être soutenu, mais surtout je peux vous emmener la preuve.
Depuis 1 an, nous avons créé une coalition. La taxe de 2 € par article qui est dans le projet de loi de finance, elle est aussi dans le budget des Belges, des Pays-Bas, du Luxembourg. Nous avons collectivement annoncé que cette taxe serait mise en œuvre dans toute l'Europe au 1er novembre.
Nous avons travaillé pour que le 1er janvier 2028, il y ait des droits de douanes sur tous ces produits. Certains d'ailleurs parlementaires, je pense à Olivier Grégoire sont en train et dans tous les Parlements européens exactement de mettre euh des injonctions à ce que nous accélérerions ce ce calendrier. Donc moi je suis pas en train de vous dire voyez je viens vous parler parce que il se passe des choses.
Ça fait un an qu'on est immobilisé. Il faut l'augmenter. C'est ce que préconisent certains.
Aujourd'hui c'est 2 € par article qui est proposé. C'est un seuil que nous avons été qui a été défini au niveau européen de manière homogène, qui sera appliqué dans toute l'Europe le 1er novembre et par anticipation en France et dans quelques pays voisins parce que ces pays, c'est en tête que Pays-Bas, Belgique et France, on reçoit plus des 3/4 des colis en Europe. Donc c'est très important qu'on l'applique nous-même le plus rapidement possible parce que sinon c'est une submersion à la fois dangereuse pour les Européens mais aussi une submersion dangereuse pour notre économie.
Je je le redis parce que il faut qu'on ait bien en tête que c'est aussi derrière nos commerces et nos industries qui sont en danger. Alors justement à Amélie de Monchalin, vous parliez des produits, les airfryers, les sèche-cheveux et cetera, vous avez un peu exclu l'aspect textile. De fait beaucoup de commerces textiles, y compris d'industrie textile d'ailleurs bah surtout s'inquiète des des conséquences et on les voit d'ailleurs déjà dans nos centres-villes de de l'arrivée de Chine et de sa montée en puissance.
Est-ce que sur ce sujet en revanche bah là il y a plus grand chose à faire ? Oui. Donc je va pas refermer tous le les rayons euh numériques de chezin mais ce qui est certain le textile c'est quand même le rayon de Chine.
Donc euh ce qui est certain qu'il faut qu'on ait une approche qui soit à nouveau celle de nos principes. Qu'est-ce qui respecte la loi ? Qu'est-ce qui respecte nos normes ?
Qu'est-ce qui respecte nos procédures douanières. Non mais là-dessus la bataille elle est perdue sur le textile en l'espèce. Je pense pas qu'elle soit perdu à nouveau.
On a aussi vomis on a aussi vu des choses intéressantes hier dans les colis que ce soit envoyé en direct à des citoyens, il y a une procédure. Si c'est pour faire de la revente sur les marchés sur ensuite des plateformes françaises, là ça s'appelle de l'importation. H et on a vu dans le flux hier de colis avec Ser en ouvrant qu'on voit que se glisse dans ce flux qui est censé être un flux pour alimenter des particuliers aussi un flux qui est en fait un flux d'importation et ça ça doit être durement et sévèrement réprimé parce que là aussi c'est de la concurrence des loyales.
Vous restez avec nous Améie de Monchalin on va parler d'un autre sujet qui vous occupe beaucoup en ce moment le budget. Juste après l'essentiel de l'actualité en une minute. Il est 9h moins le car voici Manon Lombard Brunel.
La Philharmonie de Paris condamne ce matin de graves incidents. Réaction après ce concert de l'orchestre d'Israël. Hier soir, il a été perturbé.
Des spectateurs ont plusieurs fois tenté d'interrompre la représentation. Deux fois avec des fumigèes, d'autres personnes se sont interposées [musique] et des affrontements ont éclaté. Nous avons assuré l'ensemble de nos missions.
Voilà ce que dit ce matin sur France info la directrice du Louvre. Première interview de Laurence Descart depuis le cambriolage du musée. Elle réagissait notamment à ce rapport très critique publié hier par la cour des comptes.
Il pointe une négligence de la sécurité au profit de l'attractivité [musique] de l'établissement. Le ministre de l'intérieur saisi par la défenseur des droits. À l'issue de son enquête, elle fait état de multiples manquements dans l'interpellation de Michel Zécler.
Ce producteur de musique noire avait été rou et trou par des policiers. C'était en novembre 2020. Le tout avait été filmé et diffusé sur les réseaux sociaux.
Et puis l'homme le plus riche du monde va devenir encore plus riche. Les actionnaires de Tesla ont adopté hier un nouveau plan de rémunération de son patron Elon Musk. Package de 1000 milliards de dollars que le dirigeant américain pourrait toucher s'il respecte ses objectifs sur 10 ans.
France info, le 830 France info. Adrien Bec Mathilde Sirot. Merci d'écouter France Info.
Nous sommes toujours avec la ministre de l'action et des comptes publics, Amélie de Montchalin. Alors, venons-en bien sûr à l'examen de ce budget. Ça vous occupe quasiment nuit et jour en ce moment.
On va essayer de comprendre avec vous concrètement où est-ce qu'on en est parce que on vous entend, vous et les autres membres du gouvernement vanter cet esprit de compromis. le Premier ministre lui-même euh voilà s'en fait s'en félicite. Mais concrètement, on a plutôt l'impression jusqu'à maintenant que les députés se font plaisir.
On vote l'amendement, on vote la taxe qui va bien par rapport à son électorat, mais à la fin la copie sera illisible et elle ne conviendra à personne. C'est quand même un risque que que vous partagez, non ? Alors, d'abord, je tiens à dire euh une chose très importante, c'est que ce que nous faisons est la seule voix possible pour le pays.
Nous avons renoncé au 493 qui était une procédure qui, on le savait, n'amenait pas justement à pouvoir assurer la stabilité ni politique ni économique et nous avons engagé euh sous l'autorité du premier ministre et avec de très nombreux députés, si vous regardez l'hémicycle est quasiment plein depuis maintenant 10 jours de députés qui font au fond leur travail. Leur travail, c'est de faire des propositions, de faire des amendements et d'essayer d'améliorer ce qui est un projet du gouvernement qui est en débat. Nous sommes dans un processus qui est, je le décrirai comme ça, une course d'endurance.
Il y a beaucoup d'étapes. Il y a l'étape d'abord de la première lecture à l'assemblée, ensuite viendra le temps du Sénat. Ensuite, ça reviendra à l'Assemblée.
Le Sénat qui veut d'ailleurs revoir de fond en comble la copie budgétaire de l'assemblée. Oui. Qui qui veut aussi apporter sa patte et c'est normal et ça s'appelle la démocratie.
Et au fond, c'est à la fin du processus qu'on pourra regarder le résultat et se demander si ce budget au fond est meilleur. Je pense qu'il sera meilleur parce qu'il aura été le fruit justement de l'action de groupes politiques qui sur tous les sujets cherchent à faire avancer les choses dans le sens des Français et une fois à ce moment-là se posera le choix de se décider est-ce qu'on fait ça ou est-ce que du coup on en reste au budget 2025. Ce qui est très intéressant quand même c'est que politiquement vous avez deux types d'acteurs aujourd'hui dans l'hémicycle.
Vous avez ce que j'appelle les artisans du compromis. Ce sont des députés qui ne sont pas d'accord entre eux. Beaucoup d'ailleurs se sont opposés aux élections et continuont de s'opposer d'ailleurs à la présidentielle ou ailleurs.
Mais ils veulent servir les Français maintenant et jusqu'à la présidentielle. Ils se disent que leur responsabilité collective, c'est d'assurer que le pays puisse tourner jusqu'à la présidentielle. Et puis vous avez centre, les républicains, le Parti socialiste pour ce que j'appelle les partis de gouvernement, des partis qui ont eu des responsabilités, qui aspirent à en avoir de nouveau et qui devant les Français veulent trouver ce compromis.
Et puis vous avez deux forces qui sont déjà dans la présidentielle, qui sont déjà dans au fond un autre projet politique, le RN et la France insoume. Vous avez les insoumis d'un côté qui eux, on l'entend tous les jours, ve la destitution du président de la République et donc ce budget n'est qu'une péripétie au fond pour eux pour arriver à cet objectif. Donc bordelliser les débats est pour eux clairement une méthode.
Et puis vous avez le Rassemblement national de l'autre côté qui se sert au fond et Jordan Barda lit son livre au théâtre et parfois les députés du Rassembl nationale quand vous les regardez ils sont un peu au théâtre. Après tout ça c'est aussi de l'opposition enfin c'est c'est de la politique rassembl national ils sont aussi dans parfois dans des votes qui sont surtout encohérence. Moi j'entends Jordan Bardella voyez faire des discours aux entrepreneurs en leur expliquant qu'il va être là pour eux puis moi je vois les députés du Rassemblé nationale voter des taxes à 25 26 milliards d'euros taxes que je ne peux d'ailleurs pas moi-même inclure dans les chiffrages du budget tellement ce sont des taxes inconstitutionnelles qui ne peuvent pas s'appliquer et qui sont contraires au droit.
Donc on a des gens qui veulent au fond travailler pour les Français aujourd'hui et puis d'autres qui sont dans une autre un autre calendrier, c'est la présidentielle. Elle va arriver la présidentielle mais il nous semble que notre responsabilité et nous de gouvernement à force c'est de permettre ce compromis pour que les Français aient un budget le 1er janvier 2026. La présidentielle c'est dans 18 mois et donc on aura largement le temps d'avoir des débats à ce moment-là.
Nous on cherche des compromis d'action maintenant. Améie de Monch quand même si on revient sur le budget sur le fond avec tout ce qui a été voté c'est euh certaines hausses de fiscalité certains aménagements et cetera, on redoutait un budget créature de Frankenstein. On n'est pas un peu face à ça quand même ?
Moi, je voudrais tordre le coup à cette idée parce que il y a il y a il a une cohérence le budget. Mais quand on dit Frankenstein, ceux qui le disent le disent pour que surtout ça ne soit jamais voté. Qui qui fait peur au français avec ça ? ceux qui pensent qu'il vaudrait mieux qu'il n'y ait rien, que au fond on retourne aux urnes, c'est leur projet ou que le président de la République parte, c'est leur projet, ce n'est pas le nôtre.
Ce que vous me dites, c'est que à la fin du processus, ce n'est pas incohérent qu'il y ait des modifications. Ce n'est pas incohérent, je vais vous donner un certain nombre de choses qui ont déjà été votées. On est à un moment très partiel.
On a fait à peu près un/ers du travail sur les recettes de l'État. Il en reste encore toutes les les autres recettes et les dépenses. Et sur le budget de la sécurité sociale, on a fait à peu près la moitié des recettes.
Il y aura d'ailleurs un vote important ce weekend pour que puisse être débattu les questions d'hôpital, les questions de prévention, les questions de retraite. Ce vote de ce weekend, c'est un vote d'étape. C'est un vote important.
Les députés, vous voyez bien, il faut qu'on puisse continuer ce travail. Pourquoi j'appelle pas ça Frankenstein ? Dans ce qui a été voté, je vous donne des exemples.
Il y a à peu près 3 milliards de baisses d'impôts sur les PME. Bon, ça sera dans le débat. Qu'est-ce qu'on va en faire le Sénat ?
Comment ça va revenir ? Il y a aussi à peu près 4 milliards d'euros d'impôts en moins sur les ménages. Il y a 3 milliards d'impôts en plus sur les multinationales.
Il y a un paquet de mesures pour les ménages les plus fortunés qui est un peu un tout petit peu supérieur à ce qui était l'ISF de François Hollande. Tout ça c'est ce qui est discuté et débattu aujourd'hui. Est-ce que je peux en faire un bilan aujourd'hui ?
Je peux pas en faire un bilan aujourd'hui ? On n'est pas au bout du processus. Néanmoins, ceux qui vous parlent d'un budget Frankenstein sont ceux qui pensent que il vaudrait mieux que les députés ne travaillent pas, que nous en arrivions à un autre projet.
Et moi je pense que quand un budget est débattu, il est meilleur. Le projet du gouvernement est actuellement en train d'être transformé. À la fin, ce sera plus notre budget, ce sera sui du Parlement et j'espère de la nation.
Justement, un moment important bientôt, ça va être l'examen de cette suspension de la réforme des retraites comme vous le savez. Et hier, il y avait une une mobilisation dans tout le pays des syndicats et des associations de retraités qui étaient dans la rue et qui dénoncent un acharnement en fait du du gouvernement. les les cibls.
Je vous propose d'écouter Alain qui était dans la rue hier. Faut pas qu'on tombe malade maintenant. En plus, on va rester une année blanche sans augmentation.
On fait une politique vraiment pour les riches et au détriment des gens beaucoup plus pauvres, les retrait entre autres. Alors, est-ce que vous considérez que cette mobilisation est justifiée ? Vous comprenez cette cette mobilisation au moment où justement parfois on met en décalage le niveau de vie des actifs et celui des retraités ?
D'abord, ce que j'entends et je pense que c'est pour nous une très grande vigilance à voir, c'est que ce budget ne doit pas amener à ce que les Français s'opposent les uns aux autres. Moi je je ne suis absolument pas partisan de la guerre des générations où voyez qu'on mette au pilorie qui les retrait qui d'autres français comme disait franç. Ça c'est la première chose.
Ensuite ce que dit Alain je crois dans votre reportage c'est qu'il y a des inquiétudes et le premier ministre vendredi dernier écoutant à la fois les débats et les Français a dit son attachement à ce que notamment les petites retraites ne soient pas gelées. Et donc c'est un élément que le gouvernement écoutant c'est quoi une petite retraite ? C'est ensuite les débats qu'il y aura.
Il y a des amendements très nombreux. Il y avait eu des débats l'année dernière. Vos yeux, c'est plutôt 100 2000 € 100.
L'attachement du premier ministre, c'est de dire les amendements sur le dégel des retraites sont des amendements que le gouvernement regardera avec. Non, mais on le premier ministre a parlé des amendements sur le gel des retraites en disant qu'on était très ouvert au débat. Hm.
Et puis surtout ce que je veux dire, c'est que c'est aussi ce que dit Alan, on parle beaucoup des enjeux d'âge mais voyez bien que le sujet c'est les enjeux de revenu. C'est pour moi ce qui compte plus c'est le revenu que l'âge. Beaucoup des débats qu'on a aujourd'hui dans l'hémicyclle, c'est de regarder justement plutôt comment fait un système peut-être progressif, peut-être plus progressif, peut-être plus compréhensible aussi pour tous.
Et donc ces inquiétudes, on les a à la fois entendu. Le premier ministre d'ailleurs dans le l'œuvre de compromis que nous proposons a montré que dans la copie initiale, il y avait des choses que le gouvernement était tout à fait prêt à accompagner si les parlementaires voulaient les faire évoluer. Et donc, mais je le redis, ce budget ne peut pas être pris comme prétexte pour que nous opposions ou que les Français se retrouvent à être opposés les uns aux autres.
C'est normal que ce soit une hausse de la CSG sur les produits financiers qui paye par exemple le la suspension de la réforme des retraites ? Alors, c'est pas ce qui a été débattu sur la CSG patrimoine dont vous me parlez. J'ai pris la parole pour dire aux députés la chose suivante.
On a proposé des économies. Certaines manifestement ne reçoivent pas de majorité. Nous pouvons nos gouvernements quand même être assez inquiets à la fin d'avoir un budget la sécurité sociale qui apporte un énorme déficit qui serait aussi un danger pour la santé pour les retraites des Français.
Il n'y a pas effectivement dans ce sujet que le sujet de l'avan et donc ce que j'ai dit et qui a permis voilà de faire avancer le débat, c'est que nous n'avions pas décider nous gouvernements et c'est d'ailleurs pas notre pouvoir quel était le niveau de fiscalité qui permettrait d'atteindre un déficit moins important mais qu'il était utile que dans le débat la CG patrimoine puisse être débattue donc que ça soit dans le texte et puis ensuite entre le Sénat l'Assemblée les choses seront encore débattues. Ce qui est compliqué au fond, vous voyez qu'il y a des sondages, on dit il y a une forme de prime à la radicalité de ceux qui disent qu'il s'opposent à tout et que les référence au score très important du Rassemblement national en cas d'élection présidentielleour de 35%. On est dans un processus où peut-être c'est un peu moins lisible aujourd'hui mais parce qu'on essaie de rendre les choses lisibles au 1er janvier 2026.
C'est sûr que si on était en campagne présidentielle, qu'on aurait pas soucié du quotidien et qu'on soit déjà sur voyez le monde d'après et les grandes idées de 2027, bah oui, on serait peut-être plus lisible mais je pense que ça ne résoudrait pas les les problèmes des Français de vos auditeurs et de votre reportage d'aujourd'hui. C'est ça notre rôle, notre responsabilité et je crois que c'est le seul chemin qui est le nôtre face au français désormais. Amélie de Monchalin, merci d'avoir été avec nous ce matin, ministre de l'action et des comptes
Amélie de Montchalin