Valérie Hayer : « Poutine veut sacrifier l’Ukraine »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Est-ce que vous croyez à ce cessez-le-feu ou la Russie cherche à gagner du temps ?
- 1:00RelanceRéponse partielle
Les États-Unis ont suspendu l'aide militaire à l'Ukraine : est-ce que ça fait d'eux nos adversaires ?
- 3:00OuverteRéponse directe
La Russie demande que l'Ukraine reste un territoire neutre : est-ce acceptable ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Un traité de paix au détriment de l'Ukraine est-il envisageable ?
- 9:30OuverteRéponse directe
L'UE peut-elle remplacer l'aide américaine à l'Ukraine en cas de nouvelle suspension ?
- 13:00RelanceRéponse partielle
Le plan rearm eu de 800 milliards d'euros est-il réaliste pour les États endettés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:15Valérie HayerFait
« « Les États-Unis ont arrêté temporairement l'aide militaire à l'Ukraine et le partage de renseignement » »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
notre invité politique c'est donc aujourd'hui Valérie Eyer bonjour vous êtes député européenne présidente du groupe renu Europe au Parlement européen vous êtes avec nous pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse quotidienne régionale qui est représentée aujourd'hui par ouest- France et par vous Stéphane Vernet bonjour bonjour Alexandre Valérie aet bonjour Stéphane Vernet qui dirige la rédaction parisienne de ouestfance Valérie aet on va commencer évidemment par la guerre en Ukraine avec Donald Trump et Vladimir Poutine qui vont se parler demain notamment sur ce projet de cesser le feu en Ukraine est-ce que vous y croyez à ce cesser le feu ou est-ce que comp tenu de toutes les réserves émises par le président Vladimir Poutine et bien au final la Russie cherche à gagner du temps d'abord je trouve que c'est important que l'administration américaine et les Ukrainiens aient pu se reparler et faire cette proposition de cesser le feu c'est maintenant la balle est dans le camp de Vladimir Poutine et c'est une phase de test test sur la sincérité de Vladimir Poutine de rechercher la paix et test aussi sur la relation entre Trump et Poutine parce que Trump dit que Vladimir Poutine lui est le seul serait le seul à chercher la paix et il reprend les éléments de langage du kremelin mais effectivement on a vu la première réaction de Vladimir Poutine elle est pas du tout encourageante et il a mis une le de conditions tellement inacceptable pour les ukrainiens et même je dirais pour les Européens remettant en cause la souveraineté de l'Europe appelant à la démilitarisation de l'Ukraine évidemment qu'un accord de paix à ces conditions ne peut pas avoir lieu donc Poutine n'a aucune intention de rechercher la paix il veut sacrif l'Ukraine et Donald Trump on verra ce qui ressort de de de leur conversation demain mais Donald Trump reprend les éléments de langage du Kremlin et on voit bien qu'il a choisi son camp donc nous nous restons et nous resterons en soutien des RA les États-Unis sont encore notre allié aujourd'hui moi quand je regarde les faits les États-Unis ont arrêté temporairement l'aide militaire à l'Ukraine et le partage de renseignement les États-Unis sous Donald Trump menace de tarif si on prend un autre exemple les États-Unis ont voté une résolution aux Nations-Unies contre l'Ukraine avec la Russie avec la Corée du Nord donc moi si je regarde les faits je suis désolé mais ça n'est pas comme ça qu'on traite des alliés est-ce que ça fait pour autant des États-Unis nos adversaires non je ne le crois pas il faut continuer de discuter avec l'administration américaine avec Donald Trump il faut qu'on aille les États-Unis à bord et en soutien de l'Ukraine donc toujours avoir ses relations diplomatiques avec les États-Unis et essayer de faire comprendre à Donald Trump que son intérêt c'est véritablement d'aider les ukrainiens et d'offrir pour que l'accord de paix soit tenable durable et respecté d'offrir les garantie de sécurité nécessaire à l'Ukraine et en même temps il y a urgence parce que quand on quand on on vous demande si Vladimir Poutine cherche à gagner du temps on voit bien que les choses sont très tendues du côté du côté militaire vous avez volodimir Zelenski qui a remercié son chef d'état-major hier c'est pas estce que c'est pas la la marque que les choses s'accélèrent notamment dans la région de KSK et que l'Ukraine est particulièrement en difficulté aujourd'hui le moment est critique pour l'Ukraine c'est une évidence et donc chacun je le crois volodimir zelensk ça fait des semaines qu'il demande à avancer sur un accord de paix et volodimir Zelinski il est le seul véritablement sincère dans sa volonté d'aller chercher la paix donc évidemment nous notre enjeu c'est de continuer à souenir l'Ukraine de renforcer l'Ukraine pour qu'elle soit dans la meilleure position possible au moment où véritablement tout le monde se mettra autour de la table pour pour aller chercher un accord de il y a pas de risque d'effondrement de l'Ukraine là pendant qu'on négocie un cesser le feu ou qu'on fait mine de négocier un cesser le feu entre entre les Russes et les et les les Américains on continue de soutenir l'Ukraine nous d'un point de vue militaire et d'un point de vue financier les États-Unis ont ont réactivé l'aide militaire à l'Ukraine ont réactivé le partage de renseignement donc évidemment la la période elle est extrêmement critique on sait bien que Vladimir Poutine cherche à gagner du temps il accélère ses opérations sur la région de cours mais aussi en Ukraine donc il faut rester mobilisé déterminé moi je fais confiance évidemment à à à au peuple ukrainien pour rester combatif comme il a été depuis 3 ans et même 11 ans en fait dans les discussions actuelles la Russie demande que l'Ukraine reste un terrain neutre un territoire neutre entre la Russie et et l'Union européenne est-ce que c'est acceptable dans tous les cas quand on parle de garantie de sécurité c'est deux choses c'est un permettre à l'Ukraine et à l'armée ukrainienne de se renforcer une fois que l'accord de paix aura été signé parce que les premiers qui seront les garants de la paix en Ukraine c'est évidemment l'armée et les militaires ukrainiens et ensuite il y aura les garanties de sécurité offerte en parallèle par l'Europe par les puissances alliées l'Ukraine le Canada ou le Royaume-Uni par exemple pour garantir que Vladimir Poutine n'attaque pas de nouveau parce que les Ukrainiens ils ont été pardonnez-moi l'expression plus qu'échaudée c'est-à-dire qu'en 2014 il y a déjà eu un accord de paix c'est c'est le feu qui a été signé Vladimir Poutine l'a violé en 2022 en étant encore plus agressif donc évidemment qu'il est nécessaire que l'Ukraine enfin l'exigence de Vladimir Poutine c'est que l'Ukraine soit démilitarisée ça n'est pas acceptable ça n'est pas acceptable parce que évidemment on sait à quel point il est menaçant et le risque c'est qu'il a attaque de nouveau derrière de manière encore plus agressive donc cette question des troupes européennes de maintien de la paix une fois qu'un accord de paix sera scellé question à laquelle Emmanuel Macron est très attaché ce n'est pas un point négociable car la Russie considère que ce sera une déclaration une nouvelle déclaration de conflit armé direct c'est troupes europé alors d'abord parce que aussi dans le débat public français il y a certains dans responsables politique qui caricature les propos d'Emmanuel Macron on parle de quoi on l'extrême droite très clairement extrême gauche aussi un peu mais clairement l'extrême droite on parle de toi de quoi on parle de troupes professionnelles des militaires professionnels au sol dans le casadre d'une opération maintien de la paix une fois qu'un accord aura été signé et des troupes qui seront positionné non pas sur l'an l'ancienne ligne de front mais dans le pays pour s'assurer que Vladimir Poutine ne soit pas tenté d'attaquer de nouveau et d'ailleurs je je je fais au passage le le constat que cela même qui disent que en fait on enverrait nos jeunes Lavalois nos jeunes strasbourgeois au front sont aussi a ceux qui prétendent que Vladimir Poutine n'est pas une menace donc je sais pas quel est leur agenda politique mais en tout état de cause ils ne sont là ni pour protéger les Français ni pour garantir contribuer à la cohésion du pays donc ces troupes elles sont là pour maintenir la paix et il y a que Vladimir Poutine et ses alliés aujourd'hui ou c'est ù ses porte-voie aujourd'hui pour prétendre que ce serait une mesure d'agression au contraire elles sont là pour maintenir la paix et c'est ce que chacun cherche et en premier lieu voladimir zelensk et les Ukrainiens après cesser le feu elle est garantie sécurité qui seront offertes à à l'Ukraine il y a il y aura des négociations autour de la paix est-ce que est-ce qu'un traité de paix au qui ne soit pas au détriment de l'Ukraine est encore envisageable ou autrement dit est-ce que l'Ukraine sera obligé de céder beaucoup de ces territoires aux Russes c'est tout l'enjeu pour nous je le disais tout à l'heure qu'il fallait accérérer l'aide militaire et l'aide financière à l'Ukraine pour permettre à l'Ukraine d'être dans la meilleure situation possible au moment où les négociations vont s'ouvrir euh évidemment les conditions de l'accord de paix elles doivent se faire aux conditions les modalités de l'accord de paix elles doivent se faire aux conditions des Ukrainiens et en aucun cas ça doit être une capitulation en aucun cas ça doit ça ne doit être une démilitarisation les Ukrainiens depuis le début sont au côté de l'Ukraine on doit avoir une place autour de la table des négociations et à cet égard Emmanuel Macron dès la mi-février a remis l'Europe dans le jeu parce que on était il faut le dire mis de côté par par Donald Trump et et par et par Poutine également donc le rôle de l'Europe sera décisif en soutien à l'Ukraine et aussi évidemment pour offrir les garanties de sécurité et justement il y a un nouveau sommet européen ce ce jeudi on parle d'une nouvelle aide militaire à l'Ukraine qui pourrait être annoncée entre 20 et 40 milliards d'euros est-ce que l'Union européenne a les moyens de remplacer l'aide américaine s'il y avait une nouvelle suspension annoncée par Donald Trump un nouveau rebondissement il faut qu'on accélère et il faut qu'on soit prêt au pire et le pire ça peut-être effectivement une nouvelle suspension de l'aide américaine on n pas d'autre choix parce que la sécurité des Ukrainiens c'est aussi notre sécurité Vladimir Poutine il attaque directement l'Ukraine mais il nous menace aussi aujourd'hui dans l'Union européenne on n'est pas en guerre mais on n plus tout à fait en paix quand on regarde les ingérences étrangères notamment russes sur les processus électoraux notamment en Roumanie les cyberataques en France les ennemis les opposants de Poutine qui sont assassinés dans l'Union européenne quelques exemples parmi beaucoup d'autres donc il faut qu'on soit extrêmement offensif qu'on soutienne l'Ukraine parce que l'Ukraine elle elle se bat pour recourvrir son intégrité territoire mais aussi pour défendre notre modèle et nos valeurs fondamentales donc il faut qu'on soit comme on l'a été au côté des Ukrainiens avec avec beaucoup d'ambition et de détermination alors le livre blanc sur l'avenir de la défense européenne va également être présenté cette semaine mercredi par la Commission européenne par sa présidente Ursula van derlyen avec on en avait déjà parlé les 800 milliards d'euros qui ont été annoncés par Bruxelles pour renforcer notre défense mais maintenant quelle stratégie est-ce qu'il faut par exemple dire on arrête d'acheter des armes américaines pour vraiment relancer cette industrie de défense européenne alors d'abord le plan de la Commission européenne il s'appelle rearm eu donc effectivement se réarmer peut-être un élément de précision on se réarme pas parce qu'on sera desvatt en guerre on se réarme parce que on doit assurer notre propre défense et finalement dissuader la menace pour dissuader des puissances hostiles qui voudraient nous attaquer de le faire maintenant effectivement après cette annonce il faut aller dans le dans le détail et avec des mesures très structurelles la première des mesures et le Parlement européen a adopté la semaine dernière une résolution pour influencer les propositions de la Commission et l'action des états la première des mesures c'est de soutenir par la commande publique l'industrie européenne de défense aujourd'hui 80 % des équipements militaires qu'on utilise en Europe sont produits en dehors des frontières de l'Union européenne et 60 % sont produits aux États-Unis donc on a un niveau de dépendance qui est très élevé vis-à-vis notamment des États-Unis donc il faut qu'on soutienne notre industrie il faut enfin que la Banque européenne d'investissement accepte de financer des projets qui sont 100 % militair ça n'est toujours pas le cas il faut qu'on avance sur le financement et moi je prône je plaide pour qu'on ait un finan ement comme on l'a fait sous le covid avec un emprunt commun et des subventions aux États et puis il faut la coordination ce sera fondamental et dans la résolution qu'on a voté au Parlement européen on appelle à mettre en place un Conseil des ministres de la Défense pour que les 27 en partenariat avec des pays qui sont nos alliers le Royaume-Uni le Canada par exemple pour que le 27 se coordonne bien et qu'on fasse pas 27 initiatives différentes qui qui qui perdrait en puissance vous évoquez les subventions aux États parce que le problème des 800 milliards d'euros annoncés dans le cadre du Plan rearm Europe c'est que c'est de l'argent en fait qui serait à prendre sur les budgets de chaque État membre donc pour les pays qui sont déjà très endettés comme la France c'est un problème même si on change on on comment on assouplit les règles de la règle des 3 % ça va être difficile pour que que tout le monde puisse puisse investir des grosses des sommes aussi importantes pour se réarmer donc les subventions on parle bien de d'argent qui serait mobilisé au nom de l'Union européenne qui serait pris sur le budget de l'Union européenne et qui permettent au aux pays qui en ont le plus plus besoin de doper leur de développer leur industrie de défense et le et leur armée c'est ça exactement parce qu'effectivement là on y est pas encore on y est pas encore les 800 milliards d'euros c'est beaucoup d'argent mais et c'est une première étape c'est très important et on l'a salué mais effectivement et et c'est assez hypothétique c'est-à-dire que elle a elle a considéré que si les états augmentaient de 1,5 % leur défense de de dépenses leur dépenses de défense pardon moi pris sur leur budget effectivement on atteindrait 650 milliards d'euros et elle propose également un c'est comm pardonnez-moi oui la Commission européenne elle propose également un prêt des prêts aux États à hauteur de 150 milliards d'euros mais en fait euh on connaît la situation budgétaire de beaucoup d'États en Europe et puis ce sont des investissements colossaux donc la vraie bonne solution et c'est pas tout à fait mur à ce stade c'est pour ça que la Commission européenne ne l'a pas encore proposé c'est l'emprunt en commun comme on l'a fait sous le covid de plusieurs centaines de milliards d'euros avec des subventions qui seront versées aux étatmbres ça ça se jouera quand ça se joue pas pendant le Conseil européen SEM non pas cette semaine là mais dans les prochaines semaines moi ce que je vois c'est que il y a des états qui sont traditionnellement frugo c'est-à-dire qui historiquement n'accepte pas vraiment de mettre beaucoup d'argent dans le pot commun et qui par ailleurs étit contre l'endettement déjà en 2020 mais qui l'ont accepté à titre exception exle aujourd'hui les finlandais qui font partie de de ce groupe des frugos appellent un emprunt commun de 100 milliards d'euros pour financer la défense européenne les Estoniens même chose donc les lignes bougent du côté de certains états et maintenant il faut continuer à travailler le Parlement européen appelle et soutient véritablement cette ça ça juste pour terminer sur ce sujet cette ces subvention là elle pourrait être conditionnée à une commande publique que vous évoqueiez mais qui serait passée directement par l'Union européenne ou la Commission en disant on vous on vous donne des subventions mais pour acheter tel type de matériel et c'est l'Europe qui commande le matériel pour l'ensemble des 27 ou ça c'est c'est le stade ultime de de la de la de la défense européenne oui effectivement ça en fait je pense qu'il faut aller chercher l'efficacité et aujourd'hui il faut le les États sont alors on travaille avec l'OT temp évidemment pour connaître les besoins effectivement mais les États sont les mieux amènes d'être les plus efficaces et en terme de rapidité ce qui est clé le rôle de la Commission européenne c'est sa capacité à aller chercher de l'argent sur les marchés les marchés ont confiance dans la Commission européenne et à proposer des taux qui soient avec des meilleurs taux et avec des subventions qui sera versé directement aux États et ensuite sur la préférence européenne les lignes boug on a complètement changer de braquer he c'est un sujet sur lesquel on s'est écharpé pendant des mois au Parlement européen la semaine dernière pour la première fois on a adopté une résolution qui assume largement la préférence européenne y compris chez les plus atlantistes de nos de nos partenaires donc véritablement les lignes bougent et ensuite pour les modalités concrètes évidemment ce sera à la main des États en coordination des 27 est-ce qu'il faut utiliser les 210 milliards d'euros d'avoir publ de la Banque centrale de Russie qui sont actuellement gelé dans les banques européennes alors il y a un débat notamment en France notamment au sein de votre camp politique ça divise le bloc central Emmanuel Macron et le gouvernement sont contre l'utilisation de ces capitaux russes publ et bien on précise qu'actuellement on utilise seulement les intérêts est-ce qu'il faut les dépenser je le pense c'est d'ailleurs la position du Parlement européen depuis plusieurs mois maintenant je comprends les inquiétudes juridiques elles sont pas uniquement portées par la France il y a plusieurs États en Europe notamment la Belgique mais pas que qui s'interrogent donc qui sont prêts à utiliser ce capital mais qui veulent s'assurer que ça ne créera pas de précédent et que c'est bien conforme au droit international nous au Parlement européen on propose une solution qui permettrait d'envoyer d'utiliser cet argent qui permettrait aux Ukrainiens d'utiliser cet argent et d'envoyer un signal politique très fort c'est d'utiliser le capital comme garantie pour verser un prêt aux Ukrainiens c'est ce qui permet d'être sur la ligne de crête pour pour respecter les les enjeux juridique donc nous on pousse cette solution moi si j'en crois les dernières prises de parole des uns et des autres dans le gouvernement je sais que cette solution à l'étude et en tout cas il faut vraiment qu'on qu'on pousse dans cette direction alors dans le débat actuel sur l'effort de guerre que nous allons devoir mener l'effort financiers est-ce que vous pensez qu'il faut demander aux Français de travailler plus longtemps pour financer notre défense et par exemple ce que propose Édouard Philippe moi en fait il y a une chose qui me qui qui me frappe dans ce débat c'est qu'on a l'impression que la question la réduction de de nos de nos de notre endettement le retour de la d'une trajectoire saine sur nos dépenses publiques elle est nouvelle qu'elle arrive là depuis 3 semaines qu'on parle de réarmer l'Europe et réarmer la France mais sauf que là il faudra trouver 50 milliards d'euros supplémentaires par an oui mais moi je n'oppose pas les efforts de dépense de défense pardonnez-moi qui sont nécessaires et notre modèle social et je fais je fais la part des choses entre les investissements qui seront nécessaires dans la défense et la réduction le rétablissement de no trajectoire publique qui est un débat qu'on doit mettre sur la table de façon sereine posée sans fébrilité je fais la différence entre la bonne dette et la mauvaise dette la bonne dette c'est la dette qui nous permet de de d'appréhender l'avenir avec confiance et puis le travail nécessaire de réduction de nos dépenses notamment les dépenses de fonctionnement là où elles peuvent être et doivent être réduites donc PhIP mélange un peu les deux défense et modèle social moi je fais vraiment la part des choses entre les deux et notre modèle social il est extrêmement qualitatif il est précieux évidemment qu'on va continuer de le défendre il faut simplement faire la part des choses et ce débat là sur la préservation de notre modèle social sur est-ce qu'il faut tr travailler plus ou pas dans quelle mesure on appréhende la question de la réforme des retraites c'éta un débat qui était déjà sur la table on doit mener les deux en parallèle et sans opposer les deux en aucun cas sans opposer mais il y a quand même un problème c'est que aujourd'hui on voit qu'il y a quand même trois trois grands blocs de de d'investissement et de dépenses qui sont nécessaires et qui sont qui posent qui posent question c'est la protection du modèle social vous l'avez évoqué il y a aussi la transition écologique qu'il va falloir financer et aujourd'hui s'ajoute la question du développement considérable de nos dépenses de sécurité et de défense est-ce que les trois sont compatibles est-ce que c'est possible de tenir tous les bouts de l'omelette sans augmenter les impôts comme l'a dit le président de la République dans son allocution du 4 du 4 mars ça paraît impossible regardez les Danois eux ont décid ils ont fait un choix ils sont dit c'est pas possible de tout financer donc on va on fait un choix et ils ont reporté l'âge de départ à la retraite à 70 ans pour pouvoir financer la défense comment nous on va faire sans lever d'impôt effectivement le président de la République a pris l'engagement qu'il y aurait pas d'impôts supplémentaires je le redis la question de la protection de notre modèle social la question du débat sur les retraites de toute manière elle est en cours il faut qu'on puisse avancer et finaliser ces discussions avec laiss tomber la transition écologique pas du tout on a des défis qui sont colossaux sur la défense sur la transition environnementale je vous ai donné des leviers au niveau européen celui de l'emprunt en commun avec des subventions aux États il y en a un dont on n pas parlé c'est l'épargne populaire lancer un grand emprunt d'épargne populairire aujourd'hui en Europe on a 35000 milliards 35000 milliards d'euros d'épargne don 1000 milliards sur les comptes en France c'est 4000 milliards donc il faut qu'on produise qu'on propose un produit inédit d'éparne populaire qui permettrait au français aux Européens qui le souhaitent d'aller soutenir les efforts en matière d'industrie de la défense ce serait inidi assez complexe à mettre en œuvre je le reconnaist mais véritablement moi je pousse les institutions européennes et l'État et berie à regarder sur ce volet là parce que ce serait du gagnant gagnant on irait soutenir une industrie en très forte recroissance et ce sera un placement rentable et sûr pour les Européens et les épargnants alors par parallèlement au France il y a actuellement un débat une concertation entre les partenaires sociaux sur l'amélioration de la réforme de la retraite à 64 ans ce que François Baayou appelle le Conclave est-ce que le premier ministre a eu raison hier de fermer la porte à un retour à la retraite à 62 ans moi je fais confiance aux partenaires sociaux pour trouver une issue favorable à cette discussion cette démarche elle est importante et en fait il faut se dire les choses tout le monde savait que la dernière réforme des retraites qui a été votée ne serait pas la dernière on a un enjeu de soutenabilité de notre système de retraite et notre modèle social parce qu'on a une baisse de la de la démographie et puis parce qu'il faut assurer la soutenabilité financière de notre modèle donc moi je pense que il y a deux enjeux c'est celui de la Justice et celui de la soutenabilité financière et budgétaire et je fais confiance aux partenaires sociaux pour avancer sur cette question là sans tabou donc François baayot a eu tort de fermer la porte au 62 ans François Baayou prend ses propres décisions moi je je retiens que il avait il avait laissé la voix la porte ouverte à l'ensemble des des des propositions qui pourrait être émise moi je je souhaite qu'on attende que les discussions se terminent et on verra le résultat évidemment de de ce processus une question sur l'affaire Huawei valer puisque le Parlement européen a annoncé vendredi dernier interdire l'accès à ces bâtiments à tous les lobbyistes et représentants du groupe chinois télécommunication soupçonné de fait de corruption au sein de l'instiut de l'institution européenne notamment via des assistants parlementaires en tant qu'eurodéputé est-ce que cette affaire de corruption de la part de ce groupe chinois vous a surpris d'abord euh parce que parfois il y a de la confusion pas dans vos propos mais c'est important de rappeler que le lobbying est une activité légale encadré et là effectivement on parlerait de fait de corruption évidemment illégaux par définition qui sont soumis à sanction et et et sous le coup de la loi euh si ces faits sont avérés moi je suis scandalisée évidemment par ces agissements et la présidente du Parlement européen a déjà fait savoir à la justice qu'elle que l'institution se mettait à sa disposition pour faire pour faire toute la lumière sur ses agissement on connaît les pratiques du régime chinois et des entreprises qui sont proches pour venir interférer notamment avec TikTok par exemple dans nos dans nos processus élector vous témoins parfois au Parlement européen alors moi pas personnellement mais on voit on a vu par exemple en Roumanie des algorithmes alors là c'est de l'influence russe également mais TikTok c'est une entreprise chinoise et on sait c'est prouvé que des algorithmes ont été modifiés pour faire monter un candidat sorti de nulle part qui est qui est proorussie et un candidat d'extrême droite donc ces pratiqu là on les connaît moi j'avais demandé à ce que le PDG TikTok Vienne s'exprimer devant enfin s'expliquer dans le Parlement européen ils ont refusé il qu'on soit extrêmement ferme en la matière une forme d'opacité de la part de ces groupes chinois oui et donc dans ce cas-là ils n'ont pas accès ils n'ont plus accès à nos institutions B alors le fait de de de de faire de bloquer l'accès des bâtiments et des institutions c'est mesure conservatoire si si le si s'il était avéré si la justice arrivait à déterminer que effectivement le l'entreprise huawe avait avait avait eu des des activités de corruption active est-ce qu'il y a des sanctions particulières qui sont prévues au niveau de l'Union européenne par rapport à ce type de pratique sur ça se limite pas au simple fait d'interdire les bâtiments lob oui non mais alors il y a la justice d'abord qui devra mener son enquêteit quel pays qui s'exerce c'est le droit belge qui s'exerce a il y a le droit belge effectivement c'est d'ailleurs ce qui avait été le cas au moment du Qatar gate c'est la justice belge belge qui avait mené corruption également Parlement europé a pas des sanctions supplémentaires au niveau de de l'Union européne ce qu'on avait fait au niveau européen c'est la décision du Parlement européen c'est-à-dire que on avait suspendu les les les les les missions les les relations interparlementaires avec le Qatar notamment et on avait coupé l'accès au Parlement européen ces institutions pas d'AM sanction particulre non en tout cas pas à ce stade mais effectivement c'est un sujet sur lequel on devra travailler ce qu'on a fait à l'époque c'était qu'on avait démis de cette fonction la vice président du Parlement européen qui était mise en cause et puis on a renforcé la transparence au sein de l'institution c'est-à-dire très concrètement on rend obligatoire les les obligations enfin on demande aux députés qui ont des rendez-vous avec des lobbyistes de faire la publication de ces rendez-vous et puis on a mis en place une déclaration d'intérêt une déclaration de patrimoine en début et en fin de mandat et on a mis sur pied l'équivalent européen de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique euh aujourd'hui je le déplore elle est bloquée au Parlement européen à cause de la droite et l'extrême droite européenne donc cette affaire nous démontre qu'il faut véritablement avancer sur cette question il nous reste très peu de temps il nous reste une minute Valérie dernière question politique puisqueeddouard Philippe a tenu hier le congrès de son parti horizon à Lille avec plusieurs objectifs les municipal mais surtout la présidentielle en 2027 est-ce que selon vous Édouard Philippe est le bon candidat pour le bloc central ou est-ce qu'il faudra une primaire pour désigner le le candidat parmi tous les prétendants B d'abord la présidentielle c'est loin c'est très très loin des préoccupations des Français on a des choses à faire maintenant se réarmer soutenir notre modèle sououtenir la compétitivité européenne ensuite moi j'ai une conviction c'est que il faudra un seul candidat pour le bloc central il faut pas décider demain matin mais il faut ne rien exclure pour trouver un moyen de départager les candidats donc une primaire une primaire ça pourit être une solution par exemple merci beaucoup merci beaucoup Valéri d'avoir été notre invité politique merci beaucoup Stéphane on va regarder la Une de wouest France aujourd'hui avec ce titre et cette question La France est-Elle prête pour une autre pandémie puisqu'on est aujourd'hui bien au 5 ans du confinement face au covid-19 tout de suite le club des territoires
Valérie Hayer