Meeting de fin de campagne des européennes à Hénin-Beaumont : discours de Jordan Bardella
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:50Invité politiqueFait
« Ces 600 salariés qui s'apprêtent à voir disparaître leur travail et avec lui une partie de leur dignité. »
- 4:09Invité politiqueFait
« Il ne le fait pas parce qu'il se couche devant la Commission européenne de Bruxelles, qui aujourd'hui nous interdit d'aider, de soutenir et d'accompagner nos entreprises. »
- 5:33Invité politiqueFait
« Honte surtout à nos dirigeants français qui, depuis 30 ans, ont ratifié des traités européens qui empêchent de privilégier et de protéger nos entreprises. »
- 7:33Invité politiqueFait
« Arrêter la submersion migratoire, rétablir des frontières nationales qui protègent, couper le robinet des aides sociales à la terre entière, cela s'appelle du bon sens. »
- 10:37Invité politiqueFait
« Leur libre circulation, leur espace Schengen, leur refus de voir appliquer des frontières nationales, c'est-à-dire des portes à la Maison France, c'est ce qui a permis à un terroriste tunisien arrivé clandestinement à Lampedusa d'aller commettre un attentat sur le marché de Noël à Berlin. »
- 11:32Invité politiqueChiffre
« Savez-vous de quand date le dernier référendum national organisé en France ? Le 2005, il y a bientôt 15 ans, c'était sur la Constitution européenne. »
- 13:18Invité politiqueFait
« jamais le pouvoir d'achat n'a été aussi affaibli »
- 14:47Invité politiqueFait
« On ne peut pas le laisser demain continuer de vendre notre patrimoine, à l'aéroport de Paris, Engie, la Française des Jeux. »
Temps de parole
- Jordan Bardella100 %
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Applaudir, Steve a été un exemple pour nous tous, démontrant pendant des années ses qualités de cœur et la ténacité de son engagement. Pendant des années, il a pris des coups, il s'est battu sans jamais rien lâcher. Ça n'a pas toujours été facile. Quand on se bat pendant toutes ces années, dans l'adversité, on en garde les cicatrices. Mais aujourd'hui, il porte avec fierté notre mouvement, ici, à Enabomo. Bon, il démontre que la gestion municipale du Rassemblement national est une gestion de bon sens. Ce même bon sens que l'on veut appliquer à l'échelle de la France et demain à l'échelle de l'Europe.
Cette terre d'Enabomo, cette circonscription du Pas-de-Calais, c'est aussi une autre personnalité à qui je voudrais rendre hommage. C'était en 2012, j'avais 17 ans. J'étais et je suis resté comme vous, un militant. Un militant qui a collé ses premières affiches dans les cités de Montfermeil, en Seine-Saint-Denis. Je n'oublierai jamais que je me suis engagé en politique parce que j'ai vu l'injustice, parce que j'ai vu ma mère travailler dur et galérer chaque fin de mois. Parce que j'ai vu le quartier où j'ai grandi, gangréné par l'insécurité, la violence, les trafics, l'islamisme.
J'ai vu mon quartier et tous ceux qui l'entouraient devenir des zones de non-droit et progressivement des zones de non-France. Et il y avait une seule voix, une seule personne pour dénoncer et combattre tout cela, une seule personne pour défendre les gens comme nous, une seule personne qui m'a donné l'envie de m'engager, de faire quelque chose pour mon pays, et c'est ce qui m'a mené aujourd'hui ici jusqu'à vous. Je me suis engagé pour une femme de conviction, et c'est cette terre du Pas-de-Calais qui a fait d'elle à l'Assemblée l'une des meilleures avocates du peuple. Je veux bien sûr parler de notre présidente, Marine Le Pen.
Dans cette campagne électorale, mes amis, tout est passé si vite, tant les journées sont faites de rencontres, de débats, de confrontations et d'échanges avec vous. Une campagne électorale, ce sont des années vécues en quelques semaines. Ce sont des centaines de Français rencontrés, des centaines de visages que je n'oublierai jamais. Ce sont aussi des souffrances qui nous obligent à l'excellence, car on n'a pas le droit de trahir ceux qui vous confient leur destin. Ce sont aussi des espoirs qui nous poussent à ne jamais baisser les bras. Si nous, les militants de la France, les militants patriotes, nous ne défendons pas notre pays, alors qui le fera ?
Si nous restons couchés, qui se lèvera à notre place pour défendre la France et protéger les Français ? La France est à la croisée des chemins et nous n'avons pas le droit de détourner le regard. Pendant ces mois de campagne, j'ai vu le vaste panorama de cette France qui ne renonce jamais, qui se bat chaque jour et qui est digne. Cette France qui ne réclame rien d'autre que la liberté de vivre de son travail et la liberté de vivre en paix chez elle, sans être étranglée d'impôts, sans avoir à subir les lubies ou les délires des bureaucrates. Je n'oublierai jamais les salariés d'Argeau-Higgins, cette papeterie de la Sarthe où nous sommes allés rencontrer ces salariés.
Ces 600 salariés qui s'apprêtent à voir disparaître leur travail et avec lui une partie de leur dignité. Pourquoi ? On pourrait faire quelque chose, le gouvernement pourrait faire quelque chose, le gouvernement pourrait agir pour sauver Argeau-Higgins, mais il ne le fait pas. Il ne le fait pas parce qu'il se couche devant la Commission européenne de Bruxelles, qui aujourd'hui nous interdit d'aider, de soutenir et d'accompagner nos entreprises. Alors nous leur disons qu'on arrive, et nous, nous leur disons que nous ne plierons jamais devant ceux qui voudraient nous empêcher d'aider, de protéger et de favoriser nos emplois, nos entreprises.
Car derrière la fermeture d'usines, il y a la perte de ce savoir-faire inestimable qui fait rayonner la France. Il y a la perte d'emplois pour les travailleurs qui ne peuvent plus vivre décemment. Et derrière ces travailleurs privés d'emplois, il y a des centaines de familles plongées dans la détresse. Parce qu'au fond, ce n'est pas juste une usine qui ferme, c'est un territoire qui meurt. Ce sont des boulangeries, des bistrots, des commerces qui ferment et autant de familles mises sur le carreau par la mondialisation sauvage. Pour les commissaires européens, tout cela, ce sont des statistiques, des variables, quelques chiffres.
Pour nous, ce sont les vrais gens, ce sont la vraie vie et ce sont les vrais problèmes. Alors, honte à cette Union européenne sans âme qui laisse se produire ces drames. Honte à ces commissaires européens lointains. Honte à tous ces bureaucrates froids. Honte surtout à nos dirigeants français qui, depuis 30 ans, ont ratifié des traités européens qui empêchent de privilégier et de protéger nos entreprises. Honte à refuser de se battre, à se soumettre en toute occasion, à vouloir être les meilleurs élèves de l'Union européenne, nous le disons, la France en mourra. Sur la tombe de nos industries, nous pourrons marquer, nous avons respecté les traités.
Envoyer balader ces règles absurdes qui envoient la case des millions d'emplois, tout cela est possible. Et ce combat des européennes, c'est aussi celui des vrais gens contre le monde de l'argent roi, contre un monde où tout se monnaie, un monde où tout se marchande, où tout s'achète, où tout se vend. Ce combat des européennes, c'est aussi celui de la dignité du peuple et de la colère face au monde de l'arrogance et de la futilité incarné par l'insulteur en chef Emmanuel Macron. Dans cette campagne, mes amis, nous avons été aussi les seuls à porter un sujet aussi crucial que brûlant, celui de l'immigration de masse.
L'immigration de masse n'est pas seulement un coup insupportable pour la collectivité, c'est aussi une source majeure d'insécurité et de désordre. Que l'on soit clair, l'immigration est un drame, le déracinement est un drame, et personne, même M. Hamon, ne devrait se satisfaire que des populations et acquitter leur terre. La terre de leur père pour aller vivre des vies de galère et de misère sur un continent, le nôtre, où nous n'avons malheureusement plus rien à offrir. Parce qu'il faut qu'on arrête de faire miroiter au monde entier ce qu'on est aujourd'hui bien incapable de donner aux Français et aux peuples européens.
Je revendique cette liberté d'expression qui nous permet de dire les choses comme tout le monde les voit, et d'admettre avec honnêteté que de continuer d'accueillir des centaines de milliers de personnes dans notre pays chaque année, tout cela n'est plus possible. Arrêter la submersion migratoire, rétablir des frontières nationales qui protègent, couper le robinet des aides sociales à la terre entière, cela s'appelle du bon sens, et si les Français le veulent, alors nous le ferons ! Hier soir, vous avez peut-être regardé le débat qui nous opposait à l'ensemble des têtes de liste, et il y a eu cet échange ouleux avec M.
Hamon qui, au-delà d'avoir été détestable et impoli, nous a dit « Heureusement qu'il y avait la République pour accueillir des Bardella ». Ce à quoi je lui ai rappelé que je faisais partie d'une génération issue de l'immigration qui, lorsqu'elle est arrivée en France, a voulu faire de la France son pays, a tout fait pour s'intégrer, et que chez moi, quand j'étais petit, à la maison, on parlait le français. Et cet effort d'assimilation et d'intégration que nous avons fait, j'ai dit à M. Hamon qu'il n'y avait aucune raison, aucune, que les générations d'après soient dispensées du même effort.
Nous assumons de dire qu'en France, les Français doivent être prioritaires, et que l'État doit tout faire pour les protéger. De son côté, Nathalie Loiseau, en macroniste disciplinée, franchement, la meilleure réponse qu'on peut lui adresser, c'est dimanche dans les urnes. Nathalie Loiseau estime qu'on n'en fait pas assez en matière d'accueil des migrants. Hier soir, au débat qui nous opposait, vous l'avez entendu, Nathalie Loiseau a dit qu'il fallait accueillir les bateaux de migrants de l'Aquarius, de tous les bateaux de ces organisations militantes qui veulent imposer aux nations d'Europe une immigration continue et une immigration incontrôlée. Alors, Mme Loiseau et M.
Hamon, ils peuvent faire les belles âmes sur les plateaux, c'est ce que j'ai dit, avec eux, l'accueil des migrants, c'est toujours bon, mais toujours chez les autres, avec l'argent des autres. Mais accueillir un Aquarius, c'est forcément envoyer un signal à un second, puis à un troisième, puis à quatre, cinq, puis à dix et à des centaines. Cette naïveté à l'égard de la libre circulation, ce fantasme, a aussi fait circuler dans notre pays librement les armes, les drogues, et nous l'avons vu récemment, les terroristes.
Leur libre circulation, leur espace Schengen, leur refus de voir appliquer des frontières nationales, c'est-à-dire des portes à la Maison France, c'est ce qui a permis à un terroriste tunisien arrivé clandestinement à Lampedusa d'aller commettre un attentat sur le marché de Noël à Berlin. Puis, pour ensuite être abattu à Milan, en Italie, et trois pays en deux jours. Ce sont les terroristes migrants du Bataclan, arrivés sur l'île de Lesbos en Grèce, préparant des attentats à Bruxelles, en Belgique, pour ensuite tuer des innocents à Paris. Ce modèle-là, où on nous en souvient des Français et des peuples pour leur faire les poches ou leur imposer des migrants, nous n'en voulons plus.
Le modèle que nous voulons, c'est un modèle où les peuples sont au cœur de la décision politique, un modèle où l'on n'a pas peur de consulter les peuples par référendum, parce que oui, les peuples ont leur mot à dire. Savez-vous de quand date le dernier référendum national organisé en France ? Le 2005, il y a bientôt 15 ans, c'était sur la Constitution européenne. Vous aviez dit non, et vous aviez eu raison. Ce vote a été piétiné, bafoué, et le train fou de l'Union européenne a poursuivi sa route. Aujourd'hui, mes amis, nous avons une chance historique de réorienter l'Europe. Même le titubant Jean-Claude Juncker, qui ne sait plus vraiment où il habite, le reconnaît.
Mais la poussée des souverainistes aura un impact majeur sur la politique de l'Union européenne, a-t-il dit. Avec nos alliés au pouvoir, en Italie et dans plusieurs pays d'Europe, tout comme au Parlement européen, demain, nous travaillerons dans l'intérêt des peuples et dans l'intérêt des nations. Le travail de nos députés actuels est remarquable, et je voudrais ici les saluer.
Contre les directives absurdes, contre les traités de libre-échange qui détruisent nos emplois, contre la répartition imposée des migrants, pour une Europe des nations et des libertés, nos élus se sont battus chaque jour pour défendre l'intérêt des peuples, pour défendre l'intérêt des Français et l'intérêt de la France à Bruxelles. Et quand je vois le président Macron parler du bilan de nos députés à Bruxelles et à Strasbourg, avec les mots de mépris, d'arrogance, et les petites phrases mesquines qu'on lui connaît, je me dis que lui ne peut pas vraiment bomber le torse quand on regarde l'état de son bilan après deux ans de mandat.
En deux ans, jamais la France n'a été aussi fracturée, jamais les Français n'ont été aussi insultés par leurs dirigeants, jamais le pouvoir d'achat n'a été aussi affaibli, jamais l'impôt n'a été aussi insoutenable pour les classes moyennes et les classes populaires, jamais la France n'a été aussi isolée sur la scène européenne, jamais la colère des Français n'a été aussi grande. En deux ans, les Français ont vu ce fameux président qui prenait la bienveillance, qui devait incarner le nouveau monde, se comporter comme un chef de clan, comme un chef de faction. A l'Élysée, il n'y a plus un président de la République au sens réel du terme.
Il y a le représentant d'une caste, qui traite les Français comme des ennemis et à qui il a décidé de mener la vie dure. Vous connaissez la phrase du général de Gaulle ? Le président de la République ne saurait être confondu avec aucune faction. Il doit être l'homme de la nation tout entière, exprimer et servir le seul intérêt national. Aujourd'hui, Emmanuel Macron ne sert plus l'intérêt national et l'intérêt général, mais d'obscurs intérêts privés, comme ceux de multinationales, comme Bayer Monsanto qui finance son groupe au Parlement européen, il ne sert plus les Français.
Alors mes amis, dimanche, ce dimanche 26 mai, les Français peuvent fermer la parenthèse de deux ans d'échec, de mépris et d'insulte. On ne peut pas laisser Emmanuel Macron poursuivre le travail de sable qu'il a commencé il y a deux ans. On ne peut pas le laisser affaiblir la France et continuer d'humilier les Français. On ne peut pas le laisser demain s'il l'emporte diminuer les retraites comme il souhaite le faire. On ne peut pas le laisser demain continuer de vendre notre patrimoine, à l'aéroport de Paris, Engie, la Française des Jeux. Tout cela n'est pas à lui, tout cela appartient aux Français.
Avant d'aller voter, mes amis, gardez bien en tête toutes les humiliations que Macron nous a fait subir. Gardez bien en tête la baisse des APL pour les étudiants alors que l'impôt baissait pour les plus fortunés. Gardez bien à l'esprit la hausse de la CSG, qui a si durement touché nos retraités et nos fonctionnaires. Gardez bien à l'esprit les petites phrases mesquines et méprisantes. Quand les Français occupaient des ronds-points avec de justes revendications, ils représentaient pour Macron une foule haineuse. Quand les Français refusaient des réformes qui rendent la vie si difficile à nos compatriotes, ils étaient qualifiés par Macron de gaulois réfractaires.
Gardez bien tout cela à l'esprit dimanche avant d'aller voter. Je vous le redis, nous n'avons plus rien aujourd'hui d'un président de la République, mais un méprisant de la République, un homme qui n'aime pas le peuple et qui gouverne contre son peuple. Si les Français le veulent, ils peuvent décider le 26 mai de ne plus subir. Ils peuvent enfin se réapproprier le pouvoir qui leur a été confisqué. Ils peuvent enfin reprendre la main et relever la tête. Alors, mes amis, le 26 mai, on va voter pour stopper Macron. Nous allons voter non seulement contre l'Europe de Macron, mais contre la politique de Macron et pour l'Europe des nations. Ce dimanche, mes amis, il est temps de relever la tête.
Alors ne subissez plus et donnez à Emmanuel Macron la plus belle leçon d'humilité qu'il mérite. Françaises, Français, vous n'aurez qu'un seul tour, qu'un seul jour, qu'un seul vote. Alors prenez le pouvoir, vive le peuple français, vive les nations libres et vive la France !
Jordan Bardella