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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 15 décembre 2021 6 minAutoproduitFond programmatiqueNumériqueEurope & internationalInstitutions & électionsEnvironnement & énergie

Pourquoi nous croyons à un « service public augmenté »

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30inconnuFait
    « cette crise était pour notre société une épreuve au sens le plus âpre, certes, mais aussi le plus riche d'espoir »
  • 1:00inconnuPromesse
    « la France s'y est engagée vis à vis de l'OGP, vis à vis de vous, vis à vis de tous, et a déjà avancé à belle allure sur ce chemin »
  • 1:30inconnuFait
    « Les données du Plan de relance français, comme je vous l'annonçais en septembre 2020, ont été partagées avec nos concitoyens »
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    « L'accès aux données, aux codes source, aux algorithmes publics, accéléré encore en 2021 par le Gouvernement français »
  • 2:30inconnuFait
    « Nos informations de santé ont ainsi été transformées en bouclier contre le virus »
  • 3:30inconnuPromesse
    « nous lancerons dans quelques jours un véritable accélérateur d'initiatives d'intérêt général »
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    « Ce plan d'action est ouvert, lui aussi, ouvert à tous ceux qui veulent contribuer à relever les défis de demain »
  • 5:00inconnuFait
    « la démocratie, résolue, prend un essor d'autant plus puissant qu'elle unit toutes les composantes de la société autour d'un idéal universel »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Chers amis, il y a 15 mois, alors que nous étions déjà au coeur de la pandémie de Covid 19, je vous disais que cette crise était pour notre société une épreuve au sens le plus âpre, certes, mais aussi le plus riche d'espoir, une occasion de nous confronter à nos faiblesses, à nos forces, de prouver notre résistance et de repartir de plus belle, de reconstruire en mieux. Je rappelais aussi la nécessité de notre organisation et des valeurs qu'elle porte : l'ouverture, la transparence, la responsabilité. Plus d'un an après, et alors que nos pays traversent une cinquième poussée pandémique, je veux redire mon attachement à ces valeurs qui nous ont guidés dans la lutte contre le virus.

Et je veux remercier nos collègues coréens, qui, par l'organisation de ce sommet, réaffirment l'importance fondamentale de la transparence numérique des gouvernements : éduquer, réguler, éveiller notre rapport aux technologies pour qu'elles soient au service du bien. La France s'y est engagée vis à vis de l'OGP, vis à vis de vous, vis à vis de tous, et a déjà avancé à belle allure sur ce chemin. Les données du Plan de relance français, comme je vous l'annonçais en septembre 2020, ont été partagées avec nos concitoyens pour qu'ils puissent suivre les moyens et les effets de la reconstruction économique de notre pays et pour qu'ils puissent s'assurer que l'argent public investi dans la relance est utilisé à bon escient et que les promesses sont tenues.

Nous avons fait de même avec les données territorialisées des réformes que j'ai assignées au Gouvernement, pour que chacun puisse observer par lui-même les changements opérés au plus près de son quotidien. La Ministre pourra vous rendre compte en détail durant ce sommet de tout ce qui est fait, y compris de cette transparence au plus près du terrain de notre action dans le Plan de relance et de l'action du Gouvernement. L'accès aux données, aux codes source, aux algorithmes publics, accéléré encore en 2021 par le Gouvernement français, a permis de maintenir et parfois de renouer la confiance entre les citoyens et l'État.

Exploitées de manière raisonnée et en vue du bien commun, les données deviennent une richesse entre les mains de nos experts en mégadonnées, designers et développeurs. Nos informations de santé ont ainsi été transformées en bouclier contre le virus, permettant de diffuser des informations de sensibilisation, de tisser des réseaux d'entraide locaux et de bâtir des outils numériques utiles au plus grand nombre. L'action de ces entreprises, de ces associations et de ces initiatives citoyennes forme en quelque sorte un service public augmenté, comme j'aime à l'appeler, c'est-à-dire à l'intersection de deux bonnes volontés : celle de l'administration, dont c'est le coeur de métier, et celle de nos concitoyens, qui tendent parfois à se détourner de la chose publique, mais qui pourtant ont tellement à lui apporter.

Et c'est parce que je crois aux étincelles de cette rencontre entre le public et le privé, entre l'État et les citoyens, entre l'organisation administrée et l'initiative libre, très entrepreneuriale, que nous lancerons dans quelques jours un véritable accélérateur d'initiatives d'intérêt général pour leur apporter un soutien méthodologique, financier et numérique qui leur permettra de prendre leur envol. Cet incubateur citoyen est un engagement particulièrement emblématique dans le cadre du Plan d'action national que nous présenterons le 17 décembre. Depuis plus d'un an, l'ensemble des ministères, main dans la main avec la société civile, ont travaillé à définir trois priorités transversales.

D'abord, la participation citoyenne, l'inclusion et la transparence publique. Trois priorités thématiques, ensuite : l'environnement, la santé et l'action et la coopération internationale. Ce plan d'action est ouvert, lui aussi, ouvert à tous ceux qui veulent contribuer à relever les défis de demain et lui apporter leurs forces vives d'invention et d'action.

Cet objectif d'un gouvernement ouvert, transparent, hospitalier, oserais-je dire, pour l'innovation extérieure, est essentiel, intimement inscrit au coeur de notre partenariat. Certains nous taxeront peut-être d'idéalisme, voire de naïveté. Parmi eux, les critiques les plus virulentes viendront peut-être des États aussi les plus autoritaires, des entreprises transnationales qui contestent ou affaiblissent le plus notre modèle démocratique.

Mais ce serait occulter un peu vite les leçons de l'histoire. Ce serait oublier que si le tempo démocratique est parfois plus lent, c'est qu'il s'appuie sur le débat, sur l'engagement citoyen, sur la délibération, sur l'inclusion, en d'autres termes, sur le rassemblement des forces. Alors, le moment venu, une fois engagée, la démocratie, résolue, prend un essor d'autant plus puissant qu'elle unit toutes les composantes de la société autour d'un idéal universel.

Au sein de l'OGP, nous n'avons cessé, depuis la fondation du Partenariat, d'approfondir cette mobilisation inclusive, cette intelligence collective. Et nous avons raison ! La réponse aux crises que nous vivons, la capacité à relever les grands défis du siècle comme le changement climatique ou la pandémie de Covid sont au bout de cet effort.

Dans les mois qui viennent, la France continuera de prendre sa part dans ces combats à mener ensemble, y compris en soutenant les communs numériques, ces infrastructures matérielles et logicielles au service de tous, à l'image de l'Internet unique, libre et ouvert, véritable bien commun de l'humanité. Oui, à coup sûr, nous aurons des combats difficiles, mais nous les mènerons tous ensemble, car ils sont la condition de toutes les avancées qu'ensemble nous avons bâties ces dernières années. C'est pourquoi je suis très heureux, à travers ce message, de vous redire mes encouragements et l'engagement de la France, et de vous dire la fierté qui est la nôtre d'être à vos côtés à travers la Ministre Amélie de Montchalin.

C'est elle qui, le 17 décembre, vous présentera notre stratégie, notre plan, et qui aussi pourra avec vous continuer d'apprendre, de bâtir, et, ensemble, de continuer à innover. Je vous remercie.