Les coulisses de l'Assemblée nationale : Censure, le retour de la menace | Bourbon hebdo -28/03/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Elsa, peux-tu nous expliquer le retour de la menace de motion de censure ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Stéphanie, Marine Le Pen s'arrête-t-elle souvent pour des interviews rapides ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Elsa, y a-t-il un lien entre l'agitation du RN et le procès de Marine Le Pen ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Stéphanie, le PS est-il prêt à censurer le gouvernement ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Elsa, où en est la motion de censure de LFI ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Stéphanie, peux-tu nous expliquer le tweet clash entre Juliette Méadelle et les députés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Marine Le PenFait
« il y a un une programmation pluriannuelle de l'énergie qui au moment où on se parle doit être signé par décret, ce qui est une véritable honte parce que je ne vois rien venir sur la proportionnelle. C'était un engagement. »
- 2:45Marine Le PenFait
« en matière d'immigration euh le moins qu'on puisse dire c'est qu'on est dans l'inertie totale. »
- 5:30Député RN (non nommé)Fait
« on sait très bien que ça va pas faire oublier aux gens la décision du procès. »
- 7:30Député PS (non nommé)Fait
« il vaut mieux censurer maintenant on aura un coût de l'instabilité moins important parce que si on censure en septembre ou si on censure sur le budget et bien c'est pendant le budget donc les conséquences sont énormes. »
- 10:30Gabriel AtalFait
« C'est pas possible de d'avoir une ministre qui comme ça clashe en public, enfin déjà rejette, fait rejeter un texte et se s'en réjouit publiquement. »
- 17:30Ministre (non nommée)Chiffre
« il y a autant de chance de voir adopter une proposition de loi que de survivre à un saut de la tour Effel. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je suis Clément Mérique et vous écoutez Bourbon Hebdo, le podcast de la rédaction d'CP qui vous fait revivre l'actualité de la semaine et vous dévoile les coulisses de l'assemblée. La séance est ouverte. Bonjour à tous et bienvenue dans Bourbon Hebdo.
On est aujourd'hui avec Elsa Mondingava. Bonjour Elsa. Bonjour.
Alors, je rappelle que tu présentes tous les mardis et les mercredis l'émission Question au gouvernement avec donc des interviews, des duplexes pour nous faire vivre ce qu'on appelle à LCP les QAG ou les CAG parfois les questions au gouvernement. Et puis avec nous aujourd'hui un autre visage bien connu de nos téléspectateurs, Stéphanie Despierres. Bonjour Stéphanie, je te laisse te présenter en quelques mots.
Bonjour Clément. Alors moi je suis journaliste et vous me voyez aussi pendant la question gouvernement. J'arpente les couloirs de l'assemblée pour savoir ce qui s'y passe.
Et on te voit aussi de temps en temps dans sa regarde l'émission du soir avec Myiamwa. Exactement. On commence par le sujet le thème qui monte on va dire le retour de la menace de motion de censure à l'Assemblée.
Tout a commencé mardi salle des pas perdus à la sortie de la conférence des présidents. Oui, il y a un agacement, je ne vous le cache pas. Il y a un agacement parce que il y a un une programmation pluriannuelle de l'énergie qui au moment où on se parle doit être signé par décret, ce qui est une véritable honte parce que je ne vois rien venir sur la proportionnelle.
C'était un engagement. Voilà, je trouve que le temps est long et puis je considère qu'en matière d'immigration euh le moins qu'on puisse dire c'est qu'on est dans l'inertie totale. C'était donc la présidente du groupe Rassemblement national, Marine Le Pen, à la sortie de cette conférence des présidents.
Stéphanie, ça arrive souvent que Marine Le Pen vienne voir les journalistes comme ça le mardi au milieu de matinée. Alors, ça arrive assez fréquemment. C'est pas un rendez-vous du tout organisé, mais on sait qu'elle est à la conférence des présidents et on sait que parfois elle prend le temps de s'arrêter.
Donc quand il y a beaucoup d'actualité, quand on veut essayer d'avoir un moment d'interview rapide, court sur l'actualité, et bien on va se positionner à la sortie de cette conférence des présidents. Donc dans la salle des pas perdus qui est à côté de la salle des quatre colonnes où les journalistes sont tout le temps, elle sait qu'on est là et donc si elle veut si elle a des choses à dire et là ce matinlà elle avait vraiment un message à faire passer, elle s'est arrêté volontiers. Souvent elle marche, elle attend, elle voit un peu quelles sont les questions et si elle se dit "Oui, allez, je vais faire un petit son".
Elle s'arrête, elle répond. Elle regarde qui sont les journalistes qui sont là, si on est nombreux ou pas. Parfois, elle s'arrête aussi pour discuter ce qu'on appelle un off, c'est-à-dire sans parler devant la caméra, mais pour donner des éléments aux journalistes.
Avec les micros coupés euh sur le fond, Elsa, on sent que elle fait clairement monter la pression sur le gouvernement alors qu'on est à quelques jours d'une décision de justice très importante, hein. Ce sera lundi qui va déterminer peut-être son avenir politique. Est-ce qu'il faut y voir un lien ?
Alors, pour l'instant, elle s'en défend. Elle explique que là, si elle est agacée, c'est pour des raisons de fond. Donc, il y a la question de l'énergie euh qui est un débat qui monte au rassemblement national, la loi de programmation pluriannuelle de l'énergie.
Exactement. Le gouvernement veut contourner un peu le parlement en passant par décret. Donc elle elle s'y oppose.
Elle parle aussi d'immigration en disant que pour l'instant elle voit aucun texte venir et puis la proportionnelle. Baou s'était engagé aussi à avoir cette réflexion. Donc là, elle est vraiment sur du fond, ça n'a rien à voir avec le procès qui donc aura la décision lundi.
Évidemment, tout le monde fait le rapprochement sur l'agenda. Ce dit, elle fait quand même monter la pression à quelques jours de ces résultats. Lundi, on saura si elle est condamnée, on saura si elle est condamnée à de l'inéligibilité et on saura 3e niveau, c'est pour ça qu'il faudra être vraiment observer bien cette décision, s'il y a une exécution provisoire, c'est-à-dire que si cette décision, elle est applicable tout de suite, même si elle fait appel, elle est applicable.
Et donc ça ça va être ça va déter qu'elle ne pourrait pas se présenter à la prochaine présidentielle du temps de sa condamnation si c'est 2 ans par exemple avec exécution provisoire. Enfin voilà donc faudra calculer tout ça. Donc évidemment personne n'est dupe tout le monde fait le rapprochement.
Quand on discute avec des députés du Rassemblement national, ils disent "Mais non, ça n'a rien à voir, on est vraiment énervé sur le fond des choses." Et puis ils ont trois niveau de lecture comme à chaque fois et très souvent, elle est innocente donc pour l'instant pour nous, elle sera innocentée. Donc ils veulent pas forcément se projeter tout de suite dans une condamnation parce que ils veulent rappeler que pour eux, elle est innocente.
Et ensuite ce qu' nous disent c'est toute façon on verra ce que dira Marine et ça c'est un dès qu'on discute avec des députés RN ils nous disent on attend de voir là-bas c'est vraiment la chef qui va donner là et ensuite les éléments de langage vont être distribués à tout le monde à tous les députés. Ce qui est sûr, Stéphanie, c'est que ils se sont coordonnés au Rassemblement national parce que le weekend dernier, il y a eu une sorte de tir groupé euh de plusieurs responsable assez importants hein du RN pour dire attention euh on va peut-être vous censurer. Oui, on a vu plusieurs députés RAssemblée nationale proches de Marine Le Pen sur les plateaux télé reparler de la censure.
On a vu Jean-Philippe Tangui qui ça c'est un peu son son mantra ces histoires d'électricité à Jean-Philippe Tangui mais là il l'a redit, il l'a rebrandi comme une menace de censure. C'est sûr qu'il y a eu une pression, qu'il y a une stratégie pour remettre la pression. C'est sûr que le procès euh à la décision attendue n'y est pas pour rien.
Et cette décision, elle est sur en gros sur le calendrier du Rassemblement national, mais elle est en gros sur les agendas de tous les politiques parce qu'ils savent que ça peut changer beaucoup de choses à l'ambiance, au paysage politique et au calendrier des semaines et des mois à venir. Et beaucoup de députés du bloc central, ils disent "Voilà, regardez tout ça, c'est des prétextes en fait. Là, on est en train d'inventer des prétextes puisque Marine Le Pen veut avoir voilà commencer à préparer l'opinion si jamais elle décide de censurer.
Après, ce qui est assez intéressant, c'est que pour certains députés du Rassemblement national quand ils poussent un peu le raisonnement jusqu'au bout, ils nous disent "Oui, mais quel intérêt on aurait à censurer juste après le procès On n'est pas idiot. On sait très bien que ça va pas faire oublier aux gens la décision du procès. Eux considèrent qu'ils ont plutôt l'opinion publique qui est en faveur de Marine Le Pen, c'est-à-dire qu'il ne comprendrait pas qu'une décision de justice l'empêche d'être candidate.
Il le rappelle aussi, il y a plusieurs responsables politiques qui ont dit effectivement ça posera un problème démocratique dont François Baou dont François Baou dont Jean-Luc Mélenchon aussi. Donc eux disent tous les journalistes, vous venez nous voir en nous disant oui tout ça c'est des excuses parce que vous allez censurer après le procès. Ils disent non franchement alors on les croit, on les croit pas, on peut douter de la sincérité et tout ça ça fait peut-être partie d'une stratégie mais eux en tout cas nous disent attention c'est pas forcément cousu de fil blanc que nous il faudrait forcément que ce soit le bazar après.
Attendons déjà de voir ce qui se passe lundi. Alors il y a le Rassemblement national et puis il y a le il y a le Parti socialiste Stéphanie. Euh là aussi euh le ton monte contre le gouvernement depuis quelques jours.
Mais alors dans les faits, est-ce que le PS est prêt à censurer ou pas le gouvernement ? Ça a été est-ce que ça a été débattu en réunion de groupe mardi. Oui, ça a été débattu mardi et ça le sera encore mardi prochain.
Il y a des vraiment des vrais débats au sein du Parti socialiste et la côte si l'on peut dire de la censure remonte. même chez moi, j'ai discuté il y a quelques jours avec un député qui est pas quelqu'un député socialiste qui aime vraiment censurer et là qui dit je ne vois pas comment on peut ne pas censurer parce que il y a eu les déclarations de François Baou sur les les 62 ans qui ont un peu complètement mis à plat le conclave sur les retraites et ce député là m'expliquait en me disant bah en plus il vaut mieux censurer maintenant on aura un coût de l'instabilité moins important parce que si on censure en septembre ou si on censure sur le budget et bien c'est pendant le budget donc les conséquences sont énormes. Ce sera quelques mois avant les municipales, ça risque de générer de l'instabilité dans le pays.
Donc un certain nombre de députés socialistes se disent que c'est peut-être le moment de censurer. Alors certains veulent attendre la fin officielle du conclave sur les retraites qui est présent parce que la CFDT mise encore sur ce ce PS ne veut pas empêcher la CFDT d'avancer sur certains sujets. Voilà, c'est ça.
Certains veulent attendre la fin du conclave, d'autres disent il faut censurer dès maintenant. Ils ont aussi la pression des autres groupes du nouveau Front populaire. Et par exemple au socle commun, on a très bien identifié que la zone la plus risqué pour le gouvernement, c'est l'atterrissage du conclave sur les retraites enfin mai, début juin.
Est-ce que juste tu as une idée du rapport de force au sein du groupe PS entre les pros et les anticensures ? Alors pour l'instant pas hyper précisément, pas de manière très chiffrée, mais je dirais à plus de 50 % on est sur de la censure. Ah oui !
Et ce qui est assez marrant quand on discute avec certains soit des députés soit des collaborateurs, c'est qu'ils disent en fait on n' pas envie de censurer. On n' pas envie parce que en plus le PS aussi au milieu d'un congrès donc il y a des échéances pour eux. Donc on n pas envie et en même temps bah Bairou il nous aide pas forcément à pas le censurer parce que avec ses 62 ans avec un peu l'inertie, les brouillons et cetera, il donne pas forcément des gages.
Donc en fait c'est pas forcément euh un côté allez, on a envie de tout bousculer, mais c'est un peu attendez, on est quand même dans l'opposition et au bout d'un moment, si on n pas ce qu'on veut, si on obtient pas quelques garanties et si surtout on commence à nous dire que le budget ça va être très compliqué, on entend il y a déjà des crédits gelés et cetera, bah finalement on sera peut-être obligé de le censurer. Et alors les députés du bloc central essayent de se rassurer en se disant "Oui mais c'est le Congrès, ils vont pas censurer à ce moment-là, ce sera trop compliqué" et cetera. Alors ce qui est sûr en tout cas, c'est que les socialistes, ils vont devoir se positionner assez vite parce que LFI est en train de préparer une motion de censure.
Où est-ce qu'elle en est ? Alors, selon nos informations, elle a été proposée par la France insoumise à aux écologistes et aux communistes qui sont en train d'y réfléchir. Donc, elle est dans les tuyaux.
On n'a pas encore de date de dépôt de la motion de censure et donc encore moins de date de débat et de vote sur celle-ci. Mais en tout cas, la force question de de semaine, de mois, de Ah, je pense que c'est une question de semaine voire de voire de jours de jours plutôt de semaine. Alors après, attention parce qu'il faut toujours bien avoir en tête deux choses, c'est que pour qu'une motion de censure fasse tomber un gouvernement, faut que ce soit quasiment tout le nouveau Front populaire plus le Rassemblement national.
Donc, il faudrait quasiment tout le groupe socialiste vote aussi et le Rassemblement national. Et il y a une deuxième chose qu'on peut rappeler, c'est qu'il y a les motions de censure qui viennent après un 493, donc un peu sur un texte. Et il y a des motions de censure spontanée, mais là il faut expliquer pourquoi on veut faire tomber le gouvernement et il faut quand même qu'il y ait un peu bah une raison commune des arguments qui peuvent être partagés aussi bien à extrême droite qu'à la gauche.
Et c'est pour ça qu'il y a des échanges entre notamment les écologistes et la France insoumise et les communistes pour être bien d'accord sur les arguments de départ. Alors, il y a cette menace de de censure qui pèse sur le gouvernement de François Baou et en plus de cela, le le Premier ministre est de plus en plus critiqué dans son propre camp, accusé de ne pas tenir son gouvernement. Elsa, il y a eu un un épisode alors qui est passé un peu inaperçu.
Moi, j'étais surpris qu'on en parle pas plus dans les médias cette semaine. Ce qu'on appelle un tweet clash. Un tweet clash.
Un énorme tweet clash. C'estàdire entre une ministre et deux députés. Exactement.
Euh, il y avait un texte, une proposition de loi qui était portée par le groupe Ensemble pour la République, le groupe de Gabriel Atal pour mettre fin au maintien à vie dans le logement social. En gros, on disait si quand on est dans un logement social, si on gagne plus d'argent, il faut qu'on voit ses seuils pour pouvoir libérer le logement social et cetera. Ça a été repoussé en commission et la ministre de la ville, Juliette Mayadelle, s'est félicité du rejet du texte en commission.
Euh Stéphane Vogeta qui est un des députés qui porte testtex, qui est pas le député euh voilà le moins cash du monde. Il il est habitué à faire des tweet clash hein. Il en a fait avec le rappeur euh Booba Booba.
Voilà. Bah là il en a fait un avec Juliette Maden. Euh excusez-moi mais qui êtes-vous madame ?
Donc voilà ce qu'il a répondu à la ministre. Casse Barian qui était ministre du logement qui est maintenant redevenu député qui portait aussi ce texte a dit assister aux réunions interministérielles ou démissionner. Donc il soullignait que lui il avait eu l'arbitrage en sa faveur et qu'il ne comprenait pas que la ministre soit contre.
Donc effectivement c'est monté quand même assez fort dans les tours. Alors il y a un député du bloc central qui me disait effectivement ça a pas forcément passé le mur du son parce que voilà c'était un texte en commission. Juliette Madelle c'est pas la ministre aussi avec le visage le plus connu du gouvernement mais il disait attention à pas multiplier les petites vacheries parce que les petites vacheries d'aujourd'hui ça devient les grosses vacheries de demain.
Donc attention à faire retomber la pression au sein du socle commun. Et surtout ça naide pas en terme de mobilisation. On l'a vu notamment sur la proposition de le narcotrafic, euh les députés euh EPR étaient pas très présents dans les Mcycle.
Alors, ce genre de petits épisodes, ça ça motive pas non plus à à venir soutenir le gouvernement. Et toi, Stéphanie, euh la ministre Juliette Méadelle, elle est venue te voir justement mardi, celle des quatre colonnes, c'est ça ? Oui.
Alors mardi, on le disait c'est la l'émission de LCP sur les questions au gouvernement et à la fin moi j'étais un petit peu au quatre colonnes pour discuter avec les députés et là j'ai croisé la ministre qui est venu me voir spontanément en me disant "Ah, vous savez ce soir il y a ce débat sur cette proposition là sur le logement social." Et elle m'a expliqué, elle m'a dit "Moi, je suis absolument contre. Je considère qu'en fait si on met des surloyers notamment dans les quartiers prioritaires de la ville, donc c'est les quartiers les plus défavorisés, elle elle estime que en fait ne pas ne pas pousser des gens dehors, ça permet d'avoir un tout petit peu plus de mixité sociale.
Voilà. Donc elle estimait que la proposition là voilà, elle est vraiment venue défendre sa position. Voilà.
Et et alors, il y a eu une réunion jeudi soir euh sous un nouveau format, on va dire, organisé par François Bairrou avec les le représentants et les responsables, on va dire, des différents partties du du socle commun. Euh ça a été évoqué euh cette affaire, ces ces tensions-là ? Oui, ça a été évoqué.
Gabriel Atal a fait part de son mécontentement en disant que c'est pas possible de d'avoir une ministre qui comme ça clashe en public, enfin déjà rejette, fait rejeter un texte et se s'en réjouit publiquement. C'est c'est ça son problème. Ouais, il est monté au créneau selon son entourage pour vraiment dire à Bairou de recadrer ses ministres.
On voit qu'il y avait eu la polyphonie au sein du gouvernement. Bah là, c'est la polyphonie entre le gouvernement et les députés. La vérité aussi c'est que moi, un intime de François Beou explique en gros, il sait même pas s'il y a vraiment eu un arbitrage sur ce texte.
Il dit "C'est vrai que François Baou envie de v au lieu de dire non à tout le monde, il dit un peu oui à tout le monde. Puisquil se dit qu'après tout comme les textes ont peu de chance d'aboutir, de voir tous leur enfin voilà de d'aller complètement au bout, il préfèrent ne vexer personne. Et le problème c'est qu'il faut parfois arbitrer, arbitrer clairement et ça ça manque peut-être un petit peu au conin du gouvernement.
Et cette réunion qui a eu lieu jeudi soir, il y en aura d'autres ? Enfin, c'est le but c'est quoi ? C'est alors il a été reproché à François Beou de pas réunir les chefs de parti.
Ça c'est une critique qu'on a énormément entendu du côté d'horizon. On sait quand même qu'avec Édouard Philippe, il y a eu des piques très importantes entre le Premier ministre et l'ancien premier ministre. Donc ils se sont vu tous les deux pour échanger.
Mais c'est vrai que beaucoup disaient il faut que les chefs de parti soient beaucoup plus associés. Il y a un petit déjeuner le mardi matin mais qui avec les présidents de groupe parlementaire. Alors on a le sentiment peut-être les Français qui nous écoutent se disent "Bon, c'est un peu la même chose parti groupe, c'est pas pareil.
C'est pas les mêmes étages, c'est pas les mêmes stratégies. Et en plus là, il y a des échéances, il y a des législatives partiales qui arrivent. Donc il faut aussi se coordonner et ça c'est les partis qui gèrent.
Donc voilà, il a des municipals, des gens qui sont dans toutes les têtes et qui sont au mars 2026. Donc ça c'est important de d'organiser ça. Ouais.
Alors il y a un problème de polyphonie entre gouvernement et député ou au sein même du gouvernement. Et puis il y a des tensions au sein même du gouvernement Stéphanie lié à la campagne LR. Oui.
La campagne entre Laurent pour la présidence du parti entre Laurent Voquier et Bruno Rotaillot qui je vous rappelle est ministre. euh euh alors que l'orquier ne l'est pas, il y a des vraies vraies tensions et euh plusieurs ministres m'ont raconté cette semaine que ça pesait énormément sur le gouvernement. Euh elles estimaient euh c'est des femmes qui m'ont parlé, des ministres femmes qui me disaient que ça qu'il y a une énorme pression sur Bruno Rotaillot, que Laurent Vquier pourrit la vie à Bruno Rotaillot et le ministre me disait il reste 2 mois de campagne, ça nous paraît une éternité parce qu'en fait euh la ministre qui me le racontait explique que du coup ça oblige Bruno Retaillot à se démarquer un peu du gouvernement, à se démarquer du président de la République.
C'est une ministre qui qui n'est pas de droite qui te raconte ça. Oui, tout à fait. C'est une ministre qui est un peu observatrice de ces jout et qui estime qu'en fait ça pousse Bruno Retaillot en effet à se démarquer du gouvernement, à se démarquer parfois du président de la République.
On l'a vu sur les accords avec l'Algérie, on l'a vu sur tous les sujets régaliens du moment et du coup ça entretient cette cacophonie gouvernementale et ça pousse Laurentier à s'éloigner du socle communitable de voilà du bloc central. Il est de moins en moins solidaire. petite pique à ajouter après si ça s tentait qu'il a été solidaire un jour parce que voilà Laurent Voquier et on fait les comptes hein au sein du groupe on a beaucoup de députés de la droite républicaine qui commence à nous donner des listes he de soutiens de voquier de soutiens de Retaillot à la fois ici à l'Assemblée et au Sénat et les soutiens de Bruno Retaillot soulignent que il est très soutenu par les parlementaires alors que lui Laurent Voquetier fait vraiment pas le plein dans son groupe.
Il présage de rien. On rappelle que ce sont les militants du parti et Laurentier c'est faire des cartes. C'est aussi l'expression qu'on entend énormément par les gens parmi les gens qui observent cette campagne.
Il ratisse le terrain ça. Il avait une longueur d'avance sur Bruno Roto. Il il est dans les territoires.
Il avait entamé une tournée partout en France chez les militants depuis au moins la rentrée dernière et ça ça il sait faire campagne, il sait faire. Donc on verra ce que ça donnera à l'issue du Congrès qui est prévu mi-mi. Il y a un autre sujet qui a suscité des débats cette semaine dans le socle commun, c'est ce qui s'est passé lors de la séance de questions au gouvernement mardi.
L'antisémitisme depuis le 7 octobre, ce sont deux chiffres et trois lettres L, F I. Honte honte à un parti honte à un parti et à Jean-Luc Mélenchon qui considère que l'antisémitisme est résiduel alors qu'il le ramène à un niveau structurel. C'était donc la la ministre Aurore Berger a sur elle font l'a compris accusé de faire monter l'antisémitisme.
Elsa ça ça fait débattre dans le socle commun cette stratégie. Oui, on ajoute à ça puisque'AUBG assez aligné avec Bruno Retaillot qui lui considère que euh que l'antisémitisme d'extrême droite est maintenant résiduel. Il y a des députés du socle commun qui sont en désaccord sur le fond déjà en disant les dernières législatives ont montré qu'au sein du Rassemblement national, il y avait de l'antisémitisme.
Donc vraiment sur une question de fond puis sur une question enfin juste pour bien comprendre c'est que ces personnes dont tu parles estiment qu'il faut pas taper que sur LFI. C'est ça. Exactement.
Voilà. dire il faut l'antisémitisme d'où qu'il viennent et il faut passer sous silence celui qui vient de l'extrême droite pour des raisons de fond puis pour des raisons politique parce qu'il ils nous disent mais attendez nous le danger c'est Marine Le Pen en fait et sur cette question là on l'attaque pas du tout on est complètement focalisé sur LFI donc ils disent au gouvernement attention à pas oublier de rappeler soit les origines il y a longtemps et même des derniers moments derniers mois sur tous les les affaires d'antisémitisme qui a pu exister au sein du parti et toi Stéphanie tu as pu voir Aurore Berger cette semaine Qu'est-ce que tu as dit ? Bah, elle explique que c'est sa stratégie, c'est de pas laisser le champ libre, c'est un peu ce que disait Elsa, au Rassemblement national.
Euh parce que si personne ne critique la stratégie de la France insoumise sur l'antisémitisme, et bien euh c'est il n'y a que le rassemblement national qui le fera et elle estime qu'il faut être audible. Décidément, les tensions ne manquent pas entre partenaires du socle main du socle commun, pardon. Il y a un sujet qui crispe fortement la droite, c'est l'ordre du jour des semaines à venir à l'assemblée et tout ça a été discuté mardi lors de la fameuse conférence des présidents.
Ella voilà en conférence des présidents, le c'est le gouvernement qui a la main sur l'ordre du jour. C'est c'est une réunion qui rassemble tous les mardis la présidente de l'Assemblée, les présidents des différents groupes et le ministre des relations avec le parlement. Voilà, le président de commission et le ministre des relations avec le parlement.
Il y avait un arbitrage à faire, on en avait entendu parler la semaine dernière. Il y a une proposition de loi pour qui est très attendue parmi le monde agricole, notamment les organisations syndicales agricoles qui s'appellent la loi du plomb et la droite pousse pour qu'elle soit inscrite très vite sauf qu'il aurait fallu décaler le débat sur la fin de vie qui a déjà été à plusieurs reprises décalées. Donc le ministre des relations avec le Parlement qui normalement a la main sur l'ordre du jour là a dit a fait un exercice un peu de démocratie participative et il a vu qu'il y avait une levée de bouclier totale pour décaler la fin de vie.
Donc la fin de vie reste où elle est les semaines du 12 et du 19 mai, mais toujours pas de place pour la proposition de loi du plomb qui est très attendu par la droite mais qui est une petite bombe en puissance pour l'Assemblée nationale. C'est une loi où il y a les phytosanitaires, des questions de l'eau, la question de l'OVIS français de la biodiversité. Bref, ça peut être explosif pour le bloc central.
C'est attendu par la droite et par certains agriculteurs, mais le le bloc central de Socle Comun est très très inquiet sur la tournure des débats. Alors, est-ce que ça veut dire euh Stéphanie que cette loi a du plan dans l'aile ? Alors, probablement, elle est très bonne et elle est faite par euh à peu près tout le monde.
Pas le premier, je suis pas le seul. Oui, elle a du plomb dans l'aile et en même temps, je pense que la droite ne va pas lâcher si facilement que les ministres de droite notamment Annie Jeunevoir qui est ministre de l'agriculture qui a beaucoup discuté avec le syndicat agricole la FNSEA qui a promis des choses ne va pas lâcher si facilement. Donc il est pas exclu qu'il trouve une place quand même dans le calendrier parce qu'on a dit il y a plein de sujets et c'est tous les sujets sur lesquels les républicains veulent monter au créneau.
L'interdiction de certains pesticides, les difficultés enfin comment dire ce discours de la droite sur l'écologie punitive et cetera, sur le fait qu'on on met des bâtons dans les roues aux agriculteurs. Il y a des choses dans cette loi qui permettre de porter ce discours. Voilà les fameux néonicotinoïdes, leur réintroduction très large qui est prévue dans la loi et qui va faire énormément énormément de débats.
Euh donc pas de place tout de suite pour cette proposition de loi. Il faut dire qu'en ce moment, il y a un peu embouteillage euh à l'Assemblée. Les députés chaument pas et en même temps, il y en a certains qui expriment un un malaise à la fois sur le fond et sur la forme.
Pourquoi ? Parce qu'en fait, c'est vrai qu'il y a un peu un sentiment de trop plein, trop vide. C'est-à-dire que on a un enchaînement de proposition de loi qui parfois sont commencé puis elles sont pas finies mais il faut en intercaler une autre ou alors c'est une autre semaine.
Donc c'est vrai qu'on parle de textes importants comme le narcotrafic, la définition pénale du viol, mais il y a pas vraiment de grands projets de loi structurant et on passe un peu du cockalan et surtout un ministre m'explique en fait une proposition de loi aujourd'hui on se fait un peu plaisir parce que elle a très peu de chance au final d'être adoptée. Je rappelle que la procédure législative c'est une lecture ici, une lecture à l'Assemblée, au Sénat pardon. Ensuite, il faut revenir, faut une commission mixte paritaire.
Dans ces temps très troublé, on me dit il y a autant de chance de voir adopter une proposition de loi que de survivre à un saut de la tour Effel. Et ben notre tour d'horizon de la semaine va s'arrête là. Merci à toutes les deux, Elsamondava et Stéphanie Despierres.
On compte sur vous hein donc pour survivre de près ce qui va se passer lundi avec cette décision de justice très attendue pour Marine Le Pen et ses possibles conséquences politiques. D'ici là, bon weekend à tous. Et portez-vous bien.
Merci. Merci. [Musique]
François Bayrou