Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 17 décembre 2025 8 minContradictoireFond programmatiqueBudget & impôtsInstitutions & élections

Budget 2026 : « Les choses vont être difficiles », reconnaît Sébastien Lecornu

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00RelanceRéponse directe

    Allez-vous proposer de nouvelles sources d'économie plutôt que de critiquer le Sénat ?

  • 8:01OuverteRéponse partielle

    Quels éléments de compromis le groupe LR peut-il mettre sur la table ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Premier ministreChiffre
    « la réduction de notre déficit. La tâche est immense »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La parole est au président Mathieu d'Arnaud [applaudissements] pour le groupe les Républicains. Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, vous avez souhaité que le Parlement et le Sénat soient au cœur de la fabrique du budget. Dès lors, jugez-vous acceptable les propos tenus ici-même par le ministre de l'économie lundi dernier pointant du doigt le Sénat comme étant le responsable de la dégradation budgétaire. [applaudissements] Je le dis, je le dis avec gravité et solennité parce que durant plusieurs mois, nous nous sommes attachés ici à fabriquer un budget responsable. qui soit au rendez-vous de la trajectoire que vous avez vous-même indiqué qui permettent de réduire et de faire des économies de supprimer quelques 8 milliards d'impôts supplémentaires parce que nous considérons que la fabrique du budget ne peut pas se faire en faisant les poches des Français, des entreprises et de nos collectivités. [applaudissements] Et si cette copie a été dégradée, c'est simplement parce qu'il a fallu accepter l'amendement du gouvernement qui dégrade le solde à 5,3.

Or, aujourd'hui, monsieur le ministre, il faut trouver des économies supplémentaires à quelques encablures de la commission mixe paritaire. Dès lors, ma question est très simple. plutôt que de vous ériger en censeur, comme l'a fait le ministre de l'économie, allez-vous réellement nous proposer et mettre sur la table de nouvelles sources d'économie ?

Je vous remercie. [applaudissements] Pour vous répondre, la parole est à monsieur le Premier ministre. [applaudissements] Merci beaucoup monsieur le président du Sénat, monsieur le président d'Arnaud, mesdames et messieurs les les sénateurs, qu'il me soit permis à travers votre question de de faire un point d'étape et de vous dire aussi un tout petit peu comment j'envisage et surtout comment je ressens la suite des opérations pour donner un budget à la France d'ici à la fin de l'année.

Je commencerai peut-être par le fait de dire que le gouvernement respecte et respectera toujours le parlement et les parlementaires et le respecter, c'est de faire en sorte que les parlementaires, par définition sont responsables de ce qu'ils ont voté tout simplement. Bon, après, il y a une réalité chiffrée qui est la réduction de notre déficit. La tâche est immense, vous le savez.

Euh avant moi François Baïou si étaitelé faut lui rendre hommage avant moi Michel Barnier si étaitelé faut lui rendre hommage et que d'ailleurs les questions, vous le savez de recettes et de dépenses ont été traitées aussi dans ces moments-là avec beaucoup de difficultés que chacun a dû avancer pour avoir ses compromis et d'ailleurs certains instruments fiscaux qui sont dénoncés aujourd'hui étaient parfois dans les copies de mes prédécesseurs et il a bien fallu les accepter même lorsque nous étions pas d'accord. Bon donc une fois ceci étant dit au fond je vois bien que on est à quelques enclavures de la commission mix paritaire et que les choses vont être difficiles sont difficiles parce que déjà évidemment les positions entre l'Assemblée et le Sénat sont assez éloignées mais la commission mixe paritaire est l'outil sans le gouvernement qui permet par définition de rapprocher, de faire converger les choses. Moi, je suis un défenseur du bicamérisme et de nombreuses fois dans notre histoire des positions qui pouvaient apparaître éloignées avant la CMP ont réussi à converger en son sein.

Néanmoins, la situation est un peu plus compliquée parce que évidemment les positions sont très difficilement identifiables et parfois très difficile de les faire converger entre les différents groupes politiques. Au sein de cet hémicycle, c'est plus classique, plus clair peut-être, au sein de l'hémicycle de l'Assemblée nationale, la clarté n'est pas évidente. Et moi, je tiens à rendre hommage à votre voisin de devant, le sénateur Jean-François Husson, rapporteur général de cette maison, à monsieur Philippe Juvin, rapporteur général du budget pour l'Assemblée nationale parce que croyez-moi, mais vous le savez comme président de groupe, leur tâche n'est pas facile depuis plusieurs semaines devant aussi la ministre des comptes publics, Améline Monchalin.

Je tiens aussi à rendre hommage pour la qualité de son travail avec vous et devant vous. Queles que soient les opinions politiques de chacun, on peut redire à quel point le gouvernement s'est tenu à la disposition de tout à chacun. Si je suis honnête, la difficulté aussi ne s'arrête pas là.

C'est que parfois les positions sont difficiles au sein des groupes et parfois elles sont même difficiles au sein des mêmes formations politiques entre les groupes de l'Assemblée nationale et du Sénat. Non, Parti socialiste aussi. Non mais c'est un constat.

Ne pensez pas que je joue avec Malice. La réalité c'est que notre vie politique elle est fragmentée. Que sur la question du budget qui est le document le plus politique évidemment de l'année.

Par définition cette fragmentation dans la vie des partis politiques, on la retrouve dans l'exercice que nous sommes en train de vivre. Bon l'autre difficulté c'est le budget du gouvernement tel qu'il a été amendé par le Sénat. Monsieur le sénateur, il a été rejeté par l'Assemblée nationale.

Non, mais il ne faut pas qu'on mente, nous sommes entre gens responsables. Ici, il y a pas de groupe de la France insoumise, il y a pas de groupe du Rassemblement national. Oui, bah il va falloir continuer de se battre pour que ça dure.

La réalité c'est que aujourd'hui en commission mixe paritaire vous aurez une copie qui sera celle du gouvernement initial et vous aurez une copie qui sera celle du Sénat avec une Assemblée nationale qui n'a regardé que la partie recette et qui n'a pas regardé du tout une seule minute à part un peu en commission la partie dépense. Et donc vous avez une désynchronisation très importante entre le Sénat qui a travaillé de nombreuses heures, de nombreux jours, de nombreuses semaines sur la partie 2 du PLF et une Assemblée nationale fragmentée que vous connaissez dans laquelle ce travail n'a pas été fait. Ça s'impose autant à vous qu'à moi, encore plus à moi qu'à vous parce que évidemment nous sommes au gouvernement, mais c'est une réalité.

Une fois que j'ai dit ça, il faut qu'on ait un budget avant la fin de l'année. Euh, j'ai dit au ministre ce matin pendant le conseil des ministres que il fallait que nous plions en 6 d'ici à vendredi et samedi pour accompagner les parlementaires sur ces voies de compromis. Ça veut dire aussi qu'il va falloir plus de clarté.

Il va falloir aussi que les gens se parlent davantage. Je dirai rien publiquement, mais je suis quand même frappé de voir à quel point nous sommes à 48 he du début de la commission mix paritaire que ça fait plusieurs jours que je demande à toutes les formations politiques qu'une commission mixe paritaire à blanc ait lieu pour permettre de commencer à faire ce travail pour permettre aux membres du gouvernement de faire des propositions y compris des propositions d'économie nouvelle s'il le faut. On en a proposé.

Nous avons eu peu de succès parfois à l'Assemblée nationale sur tous les bancs et vous le savez président d'Arnaud. Oui mais vous savez que le bicameris c'est deux chambres. Bon et que d'ailleurs le vote démarrera mardi matin par le Sénat et l'après-midi à l'Assemblée nationale.

Donc moi je l'aurais dit avec la plus grande des bonnes foi. Je cherche pas soutien, je cherche juste un peu de bienveillance. Je cherche à éviter le désordre.

Je cherche à faire en sorte que globalement les l'État, les services publics fonctionnent. Les élections municipales ont lieu au mois de mars. Euh le monde économique est inquiet, donc on doit pouvoir y arriver avec un esprit, le seul esprit qui compte, celui de l'intérêt général.

Et je sais qu' président de groupe, vous allez y concourir, en tout cas, puisqu'il vous reste un tout petit peu de temps de parole, euh quels sont les éléments de compromis qui peuvent bouger ? Quels sont les éléments de fonds que le groupe les républicains peut mettre sur la table qui permet aussi aux autres groupes de cet hémicycle de l'Assemblée nationale d'avancer parce qu'une fois de plus, un texte pour la nation nécessite que chacun fasse un pas dans la liberté et vers l'intérêt général. Merci monsieur le président. [applaudissements] Monsieur le président d'Arnaud, j'aurais du mal, monsieur le Premier ministre, en 30 secondes, à résumer ce que nous avons mis 6 mois ici à bâtir.

Mais c'est pas moi qui le disait et je le dis vis-à-vis de celles et ceux qui siègent de l'autre côté de l'hémicycle, c'est Pierre Mandz France. gouverner, c'est choisir et le temps du budget, vous l'avez dit, c'est un temps politique et il faut faire un choix entre les tenants de la taxe et de la surtaxe ou les tenants comme nous le sommes ici au sein du groupe des républicains des économies pour donner à ce pays un budget utile à la France et aux Français. Je vous remercie. [applaudissements] Merci. [applaudissements]