Audiovisuel public, natalité... Jérémie Patrier-Leitus dans le "8h30 franceinfo"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Présidez-vous une commission d'enquête sur l'audiovisuel public ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Patrick Sébastien vous accuse de mépris, que répondez-vous ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Allez-vous saisir la justice contre Christine Bravo ?
- 5:30OuverteRéponse directe
À quoi sert cette commission d'enquête selon vous ?
- 8:15RelanceRéponse directe
Charles Loncle instrumentalise-t-il cette commission ?
- 11:15RelanceRéponse directe
Que pensez-vous du parallèle de votre rapporteur avec Lehman Brothers ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Jérémie Patrier-LeitusFait
« Cette commission d'enquête, elle ne se déroule pas dans les émissions de télévision ou sur les réseaux sociaux. »
- 2:45Jérémie Patrier-LeitusFait
« Je souhaitais pas que cette commission d'enquête se transforme en lieu de la politique spectacle où chaque député vient faire son numéro. »
- 4:30Jérémie Patrier-LeitusFait
« Il y a aucun mépris de ma part. »
- 9:00Jérémie Patrier-LeitusChiffre
« 4 milliards d'euros d'argent public. C'est la moitié du budget du ministère de la culture. »
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Bonjour Jérémie Patrietus. Bonjour Agath Lambré. Merci d'être avec nous sur France Info.
Bonjour Paul. Bonjour à tous. Jérémie Patrius.
On va parler de la natalité en chute libre en France avec vous qui menez une mission d'information sur le sujet mais d'abord vous présidez une commission d'enquête électrique sur l'audiovisuel public à l'assemblée, sur les réseaux et dans les médias. sur W9 lundi. L'ancien animateur Patrick Sébastien est revenu sur son départ de France Télévision et il a mis en cause sa présidente.
Je le cite "Quand madame Hernot est arrivée, elle voulait me dégager. Elle a dit aussi qu'il y avait trop d'hommes blancs de 50 ans. C'est illégal.
Je ne dis pas que c'est la raison principale, mais il y a un lien", a-t-il raconté. Ce sont des accusations graves. Jérémie Patrieletus.
Oui, mais cette commission d'enquête, elle ne se déroule pas dans les émissions de télévision ou sur les réseaux sociaux. Le lieu de la commission d'enquête, c'est la commission euh d'enquête. Et pour vous répondre très clairement sur Patrick Sébastien, j'avais indiqué dès le début de la commission d'enquête que nos travaux commenceraiit par les personnes en fonction, les acteurs de l'audiovisuel public en fonction et que les anciens producteurs, les anciens dirigeants, les anciens animateurs seraient auditionnés à la fin de cette commission d'enquête, c'est-à-dire fin mars.
Donc c'est pas que vous avez changé d'avis. Justement, petite parenthèse avant d'aller sur le fond, Patrick Sébastien vous apostrophe sur son profil Facebook. Dans cette commission, le rapporteur souhaitait que je sois auditionné mais le président de la commission avec un certain mépris a dit que c'était pas le plus grand cabaret du monde.
S'imaginez peut-être que j'allais arriver en sant tourner les serviettes. Il s'est senti méprisé par vous Patrick Sébastien. Mais il a tort de cette senti méprisé parce que s'il avait cité la phrase en entier, je disais effectivement que je souhaitais pas que cette commission d'enquête se transforme en lieu de la politique spectacle où chaque député vient faire son numéro.
Une commission d'enquête, c'est pas le lieu où le députés viennent chercher un quart d'heure de gloire médiatique. Donc cette phrase ne le visait absolument pas. Et quand vous dites quart d'heure de gloire médiatique, vous vis vous visez votre rapporteur Charles à l'oncle.
Mais je vise l'ensemble des députés et pas simplement dans cette commission d'enquête. On a aujourd'hui un dévoi-moi de notre assemblée nationale où des députés viennent chercher le buzz, viennent faire leurs vidéos TikTok. On a des interventions aujourd'hui à l'Assemblée nationale qui ne sont pensées que pour les réseaux sociaux.
Et donc pour le dire très clairement et passer peut-être à un autre sujet que Patrick Sébastien, il y a aucun mépris de ma part. Je regardais ces émissions quand j'étais petit. J'ai grandi avec le plus grand cabaret du monde.
Il le sait, j'ai eu l'occasion de le dire. Il a mis en valeur des arts qui sont très peu mises en valeur sur l'audovel public comme privé. Et donc c'était une grande émission, le plus grand cabaret du monde et il se trouve que ça a été un producteur qu'il avait des contrats de production avec France Télévision et puisque le rapporteur de cette commission d'enquête souhaite mieux comprendre les mécanismes qui lit les sociétés de production à France Télévision et qu'il a été aussi un producteur important qui a eu des contrats de production importants, c'est effectivement je pense utile de l'auditionner mais c'est moi qui décide de l'ordre.
On commence par les acteurs en fonction, les salariés actuels, les producteurs actuels et on terminera par les anciens dirigeants, les anciens producteurs. Et ça me paraît pas être insensé comme règle de fonctionnement. Vous disiez tout à l'heure la commission d'enquête ne fait pas sur les plateaux de télévision.
Il y a également l'ancienne animatrice Christine Bravo qui toujours sur W9 parle de scandale financier à France Télévision. Les mallettes de fric que j'ai vu passer, c'était terrible le service public. Là encore, ce sont des accusations graves.
Aujourd'hui, vous dites solennellement à aux anciens ou aux actuels salariés de l'audiovisuel public, vous ne vous exprimez pas dans les médias, ce n'est pas le lieu. Vous me parlez d'abord. Enfin, pardon, on peut pas lâcher des accusations aussi graves au détour d'une phrase dans une émission de télévision.
Il y a une commission d'enquête en cours. Le président d'une commission d'enquête, c'estàdire je peux engager des poursuites pénales. Ça peut donner lieu à des condamnations pénales.
C'est sérieux ce que nous faisons. C'est un travail sérieux. Vous allez le faire si ces faits sont répétés.
Mais bien sûr, je suis tenu de le faire. L'article 40. On est obligé si on a connaissance de délit et d'infraction pénales de saisir la procureur de la République.
Donc madame Bravo. C'est le cas. Vous vous apprêtez à saisir l'artic ?
J'attends d'avoir les éléments. Madame Bravo lance des accusations un peu à la légère, pardon, au détour de conversation de comptoir un peu léger sur une émission que je ne juge pas. Si elle a des éléments précis, qu'elle saisisse la commission d'enquête, qu'elle nous en informe et nous en tirons les conclusions.
Mais on peut pas se contenter de lâcher des petites phrases au détour de conversation dans les émissions de télévision ou sur les réseaux sociaux. Derrière, il y a des salariés, il y a l'audiovisuel public, on va en parler et on peut pas se contenter de petites phrases au détour d'émission de télévision. Le lieu de la commission d'enquête, pardon, je le répète, c'est la commission d'enquête.
À quoi elle sert cette commission selon vous ? Ah bah moi je sais à quoi elle sert. Après, je sais je sais les objectifs des uns et des autres et la manière dont certains veulent la dévoyer.
Moi, je peux pas reprocher à des députés de contrôler l'État et les entreprises publiques. C'est notre rôle de parlementaire. et donc contrôler le service public audiovisuel.
Effectivement, c'est 4 milliards d'euros d'argent public. C'est la moitié du budget du ministère de la culture. C'est un travail important et quand on est parlementaire, on doit contrôler le service public audiovisuel.
Mais c'est pas un tribunal à charge. Une commission d'enquête, ce sont pas une succession de procès individuel parce que vous avez parfaitement raison à Gathlambray. à la fin, il faudra faire des propositions.
C'est c'est c'est intéressant que vous disiez ça parce que une succession de procès individuel, c'est justement parfois ce que ressentent ceux qui ont été auditionnés et en cause. Vous ne le citez pas mais il y a le rapporteur de cette commission qui est Charles Longue, donc député UDR, parti allié du Rassemblement national. Il a été rappelé à l'ordre par la présidente de l'Assemblée Yelle Bron Pivet.
Écoutez, c'était sur France Interre. Je suis en train de rappeler à l'ordre le rapporteur pour lui demander de revenir à un respect de nos règles et de nos usages de telle sorte que la crédibilité de la commission d'enquête ne soit pas remise en cause. Parfois, les commissions d'enquête peuvent être dévoyées ou utilisées à des fins politiques.
Est-ce que Charles Loncle instrumentalise cette commission d'enquête ? En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il a des objectifs politiques et après tout, il fait de la politique et et c'est normal d'en dans et c'est normal d'en avoir. Bah, il s'est pas exprimé sur la privatisation mais en tout cas, on sait ce qu'Eric Sioti et du DR dit de l'audisel public.
Lui, Charles Lonc et je le reconnais, ne s'est pas exprimé sur le sujet, mais il appartient à un parti, un groupe politique qui souhaite la privatisation de de l'audiovisuel public. Moi, j'ai rappelé des règles simples et en les rappelant, je ne pensais pas qu'on m'accuserait de vouloir bayonner ou censurer le rapporteur ou la commission d'enquête. J'ai simplement dit qu'il fallait respecter les personnes que nous auditionnons, qu'il ne fallait pas transformer ou instrumentaliser leurs propos et que nous devions organiser cette commission d'enquête dans un cadre digne et respectueux.
Je m'étonne qu'en France en 2024 de fix 2025 de fixer des telles règles vous vailleent des accusations de censure ou ou de volonté de bayonner le rapporteur ou les députés. Je rappelle que pour la première fois dans l'histoire de la 5e République, vous avez suspendu une commission d'enquête le temps que ça se calme ce que vous avez fait. Et Charlang, vous parlez de son agenda. politique dans le JD News.
Il dit avec Marine Le Pen, Jordan Bardella et Éric Choti, la fête sera finie en 2026. Ce que nous proposons c'est de reprendre le pouvoir. Et il indique aici en une du JD News, France Télévision est le Lemman Browser de l'audiovisuel et on le sauve chaque année de la faillite avec nos impôts. 10 ans après la faillite de la banque américaine Lemman Brother qui a déclenché la crise économique la plus violente de ces dernières décennies.
Que pensez-vous de ce parallèle fait par votre rapporteur ? Tout ce qui est excessif et insignifiant. Paul Laroutou, moi j'ai vécu aux États-Unis.
Je sais ce que la crise financière de 2007 des Supram et de l'em Brower a causé hein. La plus grande crise financière récente du monde. Donc je pense qu'il faut garder un peu de mesure et de nuance.
Je sais que le débat public aujourd'hui ne porte pas la nuance à la modération à la mesure mais restons gardons notre sang froid peut-être hein. Si on veut mener un travail de de contrôle approfondi de duel public qu'on veut aboutir à des propositions concrètes, il faut se garder de ces propositions excessives. C'est pas le seul propos qui tient.
Comme le disait Paul, il dit aussi une certaine élite a pris l'habitude de ne rendre de compte à personne avec Marine Le Pen, Jordan Bardella et Éric Siotti. La fête sera finie. En 2027, ce que nous proposons c'est de reprendre le pouvoir.
Comment vous interprétez ces propos ? Est-ce que c'est une tentative quoi de d'intimidation ? Écoutez, moi je vais pas polémiquer ou commenter à distance avec le avec le rapporteur.
Je conduis une je suis président d'une commission d'enquête. Il est mon rapporteur. Je le respecte dans sa fonction.
Je recadre les travaux quand je pense qu'ils sont dévoyés. Je vais pas par plateau de télévision interposer un objectif politique affiché. En tout cas, personne, je ne sais pas ce qu'il a voulu dire par là.
En tout cas, moi je vous dis ce que je pense, personne ne reprendra le pouvoir dans l'audis public. Une information libre, fiable, indépendante, c'est le pilier de nos démocraties. Et donc et donc l'audovisel public, personne aujourd'hui n'en a le pouvoir.
Personne ne peut dire ici que France Télévision ou Radio France sont des radios, des télévisions d'état. Ils sont des médias indépendants et cette indépendance garantit aussi le bon fonctionnement de notre démocratie et donc personne ne reprendra le pouvoir de ces médias qui devront rester indépendant. Mais je ne sais pas ce je ne sais pas si c'est ce qu'il a voulu dire.
Je ne veux pas interpréter ses propos. Il a l'occasion de s'en expliquer peut-être devant vous. Donc on comprend que son objectif est la privatisation.
Et vous quel est votre objectif en tant que président cette commission d'enquête ? Moi mon objectif d'abord c'est de renforcer l'audiovisuel public. J'y suis attaché comme des millions de Français comme sans doute les téléspectateurs et les auditeurs qui nous écoutent parce que euh on se forge aussi une conscience politique en écoutant l'audiovisuel public euh on s'éveille au monde.
Euh est-ce qu'on se rend compte que pour 50 € par an et par habitant, on a accès à des dizaines de chaînes de télévision et de radio ? C'est une ouverture sur le monde. Vous êtes contre la privatisation ?
Je suis absolument contre la privatisation. Je souhaite renforcer l'audiovisuel public mais je suis exigeant avec l'audiovisuel public. il doit respecter les exigences de pluralisme politique.
Euh il doit il doit respecter l'indépendance et l'honnêteté de de l'information. Il doit se réformer. On en parlera peut-être, je suis le rapporteur d'une proposition loi qui vise à réformer l'audiovisuel public.
Moi, je ne crois ni à la démolition ou la privatisation du service public audiovisuel, mais pas non plus au statut quo. Je pense qu'il faut le renforcer aujourd'hui cet audiovisuel publique. On pourra parler des réseaux sociaux, de la menace des ingérences étrangères, des plateformes numériques qui le concurrencent.
On a besoin d'un audovisel public fort et pour cela, il faut le réformer. Jérémie Patrius, chaque audition de cette commission d'enquête est une sorte d'événement repris, commenté sur les réseaux sociaux, dans les médias. Est-ce que vous pouvez nous dire qui allez-vous auditionner la semaine prochaine et et les principaux intervenants que vous allez J'ai souhaité organiser les auditions de manière thématique et organisé pas pour censurer mais parce que je pense que c'est aussi si on veut être efficace, il faut être organisé et méthodique.
Et donc la semaine prochaine, nous poursuivrons nos auditions sur France Télévision et Radio France. Et puis les deux dernières semaines de février, nous auditionnerons les sociétés de production qui travaillent avec le service public audiovisuel et en l'occurrence avec France Télévision et leurs actionnaires, c'est-à-dire les actionnaires de société de production qui travaillent avec l'audiovisuel public. Par exemple pour Mediawan, euh on a Mathieu Pigas, Xaviniel, pour Banijet, euh on a par exemple Mark Larrière ou Vincent Boloré puisque Vivendy est actionnaire à 20 % de Banij.
Banny Jay, c'est la société de production de Nagi par exemple. Donc vous nous annoncez en excité sur France info ce matin que vous allez auditionner Vincent Boloré à l'Assemblée nationale. Je vous annonce que je vais convoquer Vincent Boloré parce qu'il est l'un des actionnaires majoritaires de Banijet.
Banija est la société de production dont parle euh régulièrement le rapporteur parce qu'elle est la société de production de Nagi et Vincent Boloray à travers en est l'un des actionnaires principaux. Vincent Boloray qui a décidé de maintenir Jean-Marc Morandini à l'antenne malgré sa condamnation définitive pour corruption de mineur. Que pensez-vous de cette Ça sera l'occasion pour Vincent Boloré de s'en expliquer.
Moi je suis Vous allez l'interroger là-dessus ? Je l'interrogerai là-dessus parce que moi, vous savez, je suis exigeant avec l'audiovisuel public et s'il y a des manquements, des dysfonctionnements dans l'audiovisuel public, je le dis mais je le dis aussi sur l'audiovisuel privé. Euh ce n'est pas normal euh qu'une personne qu'un qu'un journaliste qu'un présentateur qui a été accusé définitivement pour corruption de mineurs inscrits sur la liste des auteurs d'infraction sexuelles soient maintenu à l'antenne.
Donc il y a un manquement pour vous là en l'occurrence. Alors, il y a pas de règle qui l'interdit, mais je pense que ce sont des principes déontologiques, des principes éthiques. Que dirions-nous ?
Que diraient les membres de cette commission d'enquête si un présentateur de l'audiovisuel public avait été condamné définitivement pour corruption de mineurs et maintenu à l'antenne par les dirigeants de France Télévision ou de Radio France ? Moi, j'ai pas d'indignation à géométrie variable. Exigeant avec l'audiuel public, exigeant avec l'audiovisuel privé.
C'est intéressant ce que vous nous dites. Pardon, vous dites qu'à l'occasion d'une commission d'enquête sur l'audiovisuel public, vous allez aussi vous pencher sur les problèmes du privé. Qu'est-ce que ça signifie ?
Il y a une sorte d'hypocrisie. Je ne convoque pas Vincent Boloré parce qu'il est propriétaire de chaînes d'audiovisuel de médias d'audiovisuel privé, la commission d'enquête et je respecte et je respecte le cas. Donc elle se elle se penchera sur l'audiovisuel public.
Est-ce qu' une forme d'hypocrisie ? Vous dites "Moi je suis pas géométr puisqu'il sera convoqué dans le cadre de ses investissements dans une société de production qui travaille avec l'audiovisuel public. Je pense que c'est important de l'interroger aussi sur le maintien à l'antenne de Jean-Marc Morodini.
Mais bien sûr que la loi, elle s'applique à l'ensemble des médias. Le pluralisme politique, il s'applique ici à France mais il s'applique aussi sur les chaînes de l'audiovisuel privé. La loi 86, elle s'applique à tous les médias audiovisuels, même si cette commission d'enquête porte sur l'audiovisuel public.
Et je suis le garant de cela et on va pas élargir le périmètre parce que ça serait pas respecter les règles de fonctionnement de d'autres commissions d'enquête. Dans un instant, vous allez nous dire ce que vous envisagez euh pour le futur de l'audiovisuel public. Et on va aussi parler de natalité parce que vous avez dirigé une mission d'information sur le sujet.
Mais tout de suite, il est 8h47 et c'est l'info en une minute avec Maurine Suniard. Il venait depuis plusieurs jours avec un couteau dans son collège de Sanarie. Selon les premiers témoignages recueillis, l'adolescent de 14 ans qui a poignardé une enseignante hier est entendu par les enquêteurs.
Cette professeur avait signalé des problèmes de discipline le concernant. Elle a été opérée hier. Elle reste gravement blessée mais aujourd'hui dans un état stable.
Ce sont aujourd'hui les avocats de la défense qui vont plaider au procès des assistants d'euros députés du Front National. 1 an de prison ferme, 5 ans d'inéligibilité requis hier contre Marine Le Pen, la patronne des députés du Rassemblement national. La décision de la cour d'appel sera connue d'ici l'été.
Nesley rappelle un nouveau lot de lait infantile de la marque Guigos, du lait Opti Pro premier âge. La toxine céréulide est présentée est présente dans ce lait en poudre et peut entraîner vomissement et diarrée chez les nourrissons. Et puis un dépistage du cancer du poumon généralisé en France d'ici 2030 comme pour les cancers du colon et du sein.
C'est ce qu'annonce ce matin sur France info la ministre de la santé. Une expérimentation sera lancée dès le mois de mars à l'échelle nationale. En France, 50000 cas de cancer du poumon sont détectés chaque année.
France info le 830 France info. Agath Landray Paul Larouturou avec Jérémy Patrier Luzus président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Vous êtes aussi rapporteur horizon de la mission sur la natalité.
On va en parler mais d'abord un dernier mot sur l'avenir de l'evis. On a plein de questions sur la natalité mais en vous écoutant comprend que contrairement à votre rapporteur, vous êtes contre la privatisation de l'audiovigel public et vous êtes même pour son renforcement. Ça tombe bien, vous êtes aussi le rapporteur de loi qui vise à créer cette holding de l'audiovisuel public qui regrouperait donc France Télévision, Radio France et LINA.
Où en est le texte et comment vous voulez renforcer concrètement l'audiovisuel public ? Le texte, il a été voté à l'Assemblée nationale, il a été voté au Sénat et aujourd'hui, il doit y avoir une dernière lecture à l'Assemblée euh nationale. Moi, je pense qu'effectivement euh avec la concurrence des réseaux sociaux, 60 % des jeunes s'informment exclusivement sur les réseaux sociaux.
Il faut rapprocher France Télévision euh et Radio France et je suis favorable effectivement à cette holding. On a beaucoup dit sur la holding. Euh moi je considère qu'elle est un moyen de rapprocher France Télévision et Radio France et donc de renforcer l'audiovisuel public face à la concurrence des plateformes étrangères et des réseaux sociaux.
Jérémy Patrietus, on le disait, vous êtes aussi le rapporteur donc de la mission sur la natalité. Ça fait 7 mois que vous planchez sur les causes de la de cette natalité qui est en chute libre en France. On va écouter Emmanuel Macron. il y a 2 ans déjà les mœurs se changent, on fait les enfants de plus en plus tard.
L'infertilité masculine comme féminine a beaucoup progressé ces dernières années et fait souffrir beaucoup de couples. Un grand plan de lutte contre ce fléo sera engagé pour permettre justement ce réarmement démographique. Réarmement démographique, est-ce que vous reprendriez l'expression du président ?
C'est pas tout à fait la la sémantique que j'utilise euh nous avec euh avec Édouard Philippe, avec Horizon. Euh nous voulons une révolution de la politique familiale pour parler, si vous me permettez, à hauteur de français, euh à hauteur de famille, à hauteur de parents et notre objectif, il est assez simple. permettent aux Français qui souhaitent avoir des enfants d'en avoir, permettent aux Français de réaliser leur désir d'enfant parce que l'une, on y reviendra je l'imagine l'une des conclusions de cette mission d'information, c'est qu'aujourd'hui il y a trop de Français qui renoncent à leur désir d'enfant.
C'est ça. Les les chiffres sont assez euh édifiants. Euh 1,6 enfants par femme en 2025, c'est ça ?
Alors que le désir d'enfant est nettement plus élevé, 2,3. Comment vous expliquez cet écart ? Et merci de le rappeler parce que dans le débat public, on s'est concentré que sur un chiffre. la baisse de la natalité et l'indice de fécondité.
Mais le chiffre le plus important qui devrait nous mobiliser, susciter une mobilisation générale, c'est le décalage, l'écart entre ce désir d'enfant qui reste élevé en France. Quand on interroge les Français, quand on interroge les couples, ils nous disent "Nous souhaitons avoir des enfants mais nous y renonçons euh pour des raisons diverses dont on va, j'imagine, parler." Oui, mais dites-nous logement.
Euh aujourd'hui euh on a eu des témoignages assez forts. Euh on ne fait pas d'enfants en cage. Euh on a lancé une grande consultation citoyenne. 30000 Français nous ont nous ont répondu.
Euh une chambre en moins, c'est un un enfant de moins. Ça fait partie des priorités. Le problème de logement.
Le logement c'est c'est un frein majeur à la parentalité et à la natalité. Les modes de garde quand vous n'êtes pas certain de pouvoir faire garder vos enfants, vous renoncez parfois à votre projet d'enfant. Et puis les freins matériels, on a aujourd'hui des Français qui nous indiquent renoncer à leur projet d'enfant pour des raisons financières et et matérielles.
Euh c'est intéressant parce que vous faites à la fois une espèce de constat d'échec des 30 dernières années. Vous prétendez que vous allez faire la révolution alors que votre champion Édouard Philippe dit que le quinquena est fini, Camel Macron ne fera plus rien. Comment vous voulez tout refonder en aussi peu de temps ?
Alors ça vous a pas échappé que dans mes propositions, je propose en fait d'inscrire toutes ces mesures de politique familiale dans un plan quinquénal. Donc je m'inscris aussi dans les cinq prochaines années en espérant qu'Edouard Philippe porte ses propositions. D'ailleurs, il en a mis deux sur la table, on pourra y revenir.
D'Edouard Philippe en fait. Alors pas forcément l'ensemble des mesures mais il y a des mesures effectivement qu'Edouard Philippe a déjà annoncé et qui sont importantes. Mais pardon, si on fait pas de la politique pour permettre aux générations futures et aux Français qui souhaitent avoir des enfants d'en avoir, je sais pas très bien pourquoi on fait de la politique.
C'est un défi majeur. Est-ce qu'on imagine que dans le pays, il y a des Français qui renoncent à leur désir d'enfant ? projet d'enfant.
Justement, vous préconisez que la naissance d'un enfant devienne un moment fiscal. Ça veut dire quoi très très concrètement ? Ça veut dire aujourd'hui que la société toute entière doit s'adapter aux enfants et aux familles.
Il faut penser nos villes, penser nos entreprises, penser le fonctionnement de nos sociétés, nos mobilités. On pourra venir nos transports à hauteur d'enfants et de famille pour aller vite. Des mesures concrètes.
Je vais aller très vite sur les mesures concrètes mais déjà la mesure principale presque la plus symbolique donner à la politique familiale un objectif. Ça veut peut vous paraître étrange mais aujourd'hui la politique familiale n'a plus d'objectif. Elle est devenue une politique sociale incompréhensible pour les Français. et donc dire l'assumer la politique familiale un objectif dans le pays permettre aux Français de réaliser leur désir d'enfant et puis quel que soit le revenu quel que soit leur revenu et donc je vais euh à la mesure nous proposons avec Horizon et Édouard Philippe la création d'un versement familial universel quel que soit c'est-à-dire c'est-à-dire que pour tous les enfants de France de 0 à 18 ans, pour toutes les familles, quel que soit leur revenus, quel que soit leur lieu de résidence, quel que soit leur catégorie sociale, une inversement leur leur sera fait chaque mois dès le premier enfant dès le premier enfant environ 200 250 €.
Je présenterai le rapport la semaine prochaine et j'indiquerai le montant précis et ça viendra fusionner l'ensemble des aides budgétaires aujourd'hui qui existent. On a à peu près le même âge. Si je vous demande quels sont les dispositifs aujourd'h aides à part les allocations familiales, je suis pas certain que vous puissiez citer beaucoup de ces aides budgétaires.
Et l'idée c'est effectivement de de simplifier, de fusionner et d'avoir un versement familial universel unique environ 200 250 € dès le premier enfant. Premier enfant de 0 à 18 ans et plus on aura d'enfant, c'est le même montant. Et vous à chaque fois ça s'ajoute.
Oui. Parce qu'il y a un principe qui est important, c'est la liberté. L'État n'a pas à dire aux parents combien il doit avoir d'enfants.
Il n'a pas à inciter le deuxème aider accompagner le deuxème enfant ou le trisème plus que le premier. Vous voulez aussi un congé incompressible de 15 jours obligatoire pour les jeunes papas. Pourquoi déjà ?
Parce que les congés parentaux, on y comprend plus rien. Congé de naissance, congé maternité, congé parental. Bref, aujourd'hui c'est des règles différentes et des indemnisations différentes.
Je souhaite un congé parental unique partageable entre la mère et le père. Vous voulez obliger les paères à prendre un congé. Et donc je vais au bout de parce que c'est c'est une mesure importante.
Vous me permettez juste d'expliquer rapidement. Il y a un temps et je l'assume d'accueil de l'enfant où les pères et les mères doivent accueillir leur enfant et donc je considère que les 15 premiers jours de la vie d'un enfant le père doit être au côté de son enfant avec la mère. Euh c'est pas un congé parental, c'est pas son bon vouloir, c'est que quand on accueille un enfant euh les 15 premiers jours, c'est important que la famille se rencontre.
Euh c'est un changement, un bouleversement dans la vie des familles, la naissance d'un enfant. Je suis bien placé pour le pour le savoir. Et donc il faut qu'il y ait ce temps d'accompagnement des enfants.
Ensuite, le congé parental, il sera libre, partageable entre la mère et le père. Et je ne crois pas beaucoup à ces incitations parce qu'après il y a une liberté d'organisation. Mais c'est pas la même chose le temps d'accompagnement de l'enfant sa première année, sae année, sa 3è année de vie que les 15 premiers jours après la naissance.
Rapidement pour revenir à ce moment fiscal que vous promettez, vous nous dites que ce versement familial universel sera versé sans conditions de ressources. Donc c'està-dire que la famille de Bernard Arnaud, les enfants de Bernard Arnaud pourront recevoir également cette allocation. Vous promettez aussi un prêt à ta zéro à la naissance de l'enfant.
Tout ça, ça va coûter combien ? Parce qu'on dépense déjà beaucoup pour la politique familiale. On a on a les moyens.
Vous avez parfaitement raison, pas pour vous inonder de chiffre mais que les Français qui nous écoutent l'aient en tête. La politique familiale, c'est en gros 5 % du PIB 100 milliards d'euros. Donc il y a déjà beaucoup d'argent.
C'est plus ailleurs en Europe et c'est ça fait partie effectivement des pays les plus généreux. On est le pays le plus généreux, sauf que la politique familiale, pardon, je le redis, elle est illisible, incompréhensible et elle a perdu de vue ses objectifs. Donc ça coûtera pas forcément plus cher.
Toutes les mesures que je propose, que nous proposons sont financées, mais c'est aussi une manière de redéployer ces moyens. Et donc dans ce rapport qui ne sera rendu public que la semaine prochaine mais que vous dévoilez en avant-première sur France info, vous vous critiquez la menace de l'instabilité conjugale sur la fertilité. On a plus trop le temps de le détailler.
En revanche, vous estimez que la montée des logiques no kids aggrave la natalité et donc vous pensez que la SNCF a eu tort notamment de de d'empêcher des enfants d'être dans des wagons là-dessus. Très rapidement. La SNCF c'est une erreur de communication.
Ben, il faut vraiment que le débat public soit tellement affaissé pour qu'il y ait des gens qui nous expliquent que cette décision de la SNCF euh soit euh la coupable ou soit responsable de la baisse de la natalité. C'est une erreur de communication euh manifeste mais enfin quand même, retrouvons un peu de sérieux. On va pas expliquer dans notre pays que la baisse de la natalité est de au fait que dans une demi-rame de train, il y ait des espaces réservés aux professionnels ou aux personnes qui veulent être au calme.
Jérémy Patrius comme toujours, c'est le moment de la question qui a retrouvé sur les réseaux sociaux de France info aujourd'hui la question qui a peur vous soutenez Édouard Philippe pour 2027 mais de plus en plus de voix réclament une primaire pour désigner le candidat de la droite et du centre. Pourquoi votre champion refuse d'y participer ? Est-ce qu'il a peur de la compétition ?
Don, je crois pas qu'il ait peur de la compétition. D'ailleurs, il est candidat au Hav pour sa réélection. Il se présente une nouvelle fois au suffrage des Avrais et des Avr et et donc on doit lui reconnaître son engagement.
Il a jamais eu peur des Français. euh il s'est présenté euh aux élections, il se présente actuellement à l'élection municipale au Hav parce qu'il a créé un parti politique en 2021 parce qu'il se parce qu'il se prépare euh à cette élection présidentielle parce que nous nous organisons, parce que nous travaillons sur un programme présidentiel massif avec des propositions par exemple sur la famille. Mais s'il est moins bien placé dans les sondages, est-ce qu'il doit se retirer comme on commence à l'entendre ce matin ?
Écoutez, aujourd'hui je me positionne pas et je me place pas dans cette optique là. Aujourd'hui, les sondages le montent mois après mois, il faut être vigilant sur les sondages, mais il reste le candidat le mieux placé du bloc central et du soc pour porter nos couleurs et nos idées à la présidentielle de Patrius d'avoir répondu aux questions de France info. Merci Paul.
Je suis informé avec Renault.
Jérémie Patrier-Leitus