44ème Congrès de la Mutualité Française
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Chiffre
« on dit 15 milliards d'euros de déficit pour l'assurance maladie en 2015. La réalité, c'est que c'est plutôt 18 parce qu'on met sous le tapis les 3 milliards de déficit de l'hôpital public qui arrive directement dans le déficit public. »
- 6:00Chiffre
« on estime nous qu'il y a de l'ordre de 13 milliards d'euros à aller chercher en luttant contre la fraude »
- 7:00Chiffre
« en 2040 le nombre de personnes âgées en perte d'autonomie augmentera d'un/3. C'est 1 million de personnes supplémentaires à accompagner. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Euh, on a beaucoup de choses à se dire, vous pourrez bien sûr poser des questions tout à l'heure à l'issue. Tiens, l'accueil d'abord peut-être pourquoi la situation elle est si préoccupante que ça ? Alors euh, bonsoir à tous.
Merci de nous avoir invité. Euh, j'ai d'abord envie de de dire que notre système de soins, je de santé de temps en temps, mais je dis plutôt de soin, c'est peut-être son travers, il n'est pas si mauvais que cela dans ce pays. Je veux dire, on il a sûrement euh il il fonctionne sûrement mieux que la perception que les Français en ont.
Et je crois qu'il faut le dire parce que dans un secteur qui représente 10 % du PIB du pays avec des centaines de milliers de personnes qui sont engagés, qui sont impliquées, euh il faut pas le il faut pas être désobligeant vis-à-vis de lui. Donc voilà. Non non mais je pense très essentiel en terme de de posture et de respect.
Voilà, je je voulais dire ça d'entrée. Alors oui, il pose un énorme problème de soutenabilité parce que bah je pense que les chiffres sont vous les connaissez. Pour faire simple, on dit 15 milliards d'euros de déficit pour l'assurance maladie en 2015.
La réalité, c'est que c'est plutôt 18 parce qu'on met sous le tapis les 3 milliards de déficit de l'hôpital public qui arrive directement dans le déficit public. Donc ça fait quand même un petit peu plus et surtout malgré quelques mesures dites paramétriqu de rabot et bien c'est une dérivée de - 4 à - 5 milliards par an qui nous attend simplement par le fait du vieillissement de la population et de tout ce que cela représente en terme d'évolution de dépenses, c'estàdire un gradient de dépenses lié à l'âge que chacun peut comprendre. Donc la situation était extrêmement préoccupante et pour tordre le coup à l'actualité du moment, je considère qu'elle est beaucoup plus préoccupante que le celle des retraites.
Denir euh et on est d'accord que pour des raisons structurelles, si on reste comme ça, ça ne va pas s'améliorer. Euh merci beaucoup. Alors est-ce est-ce est-ce que ça va s'améliorer ?
Bah tout seul, non, probablement pas. Euh il y a si on fait rien structurellement ça continue. Il y a une évolution structurelle qui est liée au vieillissement de la population, développement des maladies chroniques qui font que il y a il y a une pression à ce que ce soi les soins qui soient qui sont plutôt pris en charge à 100 % par l'assurance maladie obligatoire qui qui croissent.
Donc ça fait une déformation de la structure de financement et il faut avoir bien en tête que en l'espace de d'une petite dizaine d'années en fait la part de la sécurité sociale a augmenté de quasiment 4 points. Donc il y a eu une baisse assez forte du reste à charge des ménages. Euh mais la la part aussi des organismes complémentaires a légèrement baissé en fait.
Donc il y a vraiment c'est vraiment une évolution tendantielle voilà qui s'explique aussi notamment par le le poids de l'innovation. L'innovation est généralement coûteuse et généralement l'innovation est prise en charge à 100 % par l'assurance maladie. Donc voilà, c'est formidable hein, on fait des on fait des progrès dans le traitement des cancers, mais faut que ce soit régulé sinon ça croit évidemment structurellement les dépenses.
Exactement. Patrick Bretier, vous voulez rajouter un élément à ce tableau ou après on va aller voir comment on peut faire mieux. Bonsoir à toutes et à tous.
Le le tableau vous convient là pour l'instant. Oui, avec peut-être une précision sur la baisse des dépenses assumées par les complémentaires santé, sans valeur relative, hein, en valeur absolue, ça continue de progresser, signifie, je veux quand même le préciser et le et et du coup, je pense que ça nécessite peut-être aussi une pédagogie qui n'a pas été faite. la transition climatique.
Je pense qu'aujourd'hui toute la population l' en tête. Malheureusement la multiplication des événements en France et dans le monde a fait qu'on a tous intégrer finalement les transitions qui sont en cours, les impacts que ça aura et peut-être les nécessités que ça induit. la transition liée au vieillissement de la population, la transition démographique, son effet sur l'économie, euh son effet aussi sur le système de protection sociale, ça c'est beaucoup moins euh je pense ça c'est beaucoup moins répandu, c'est beaucoup moins on a un rôle à jouer peut-être pour faire cette pédagogie et c'est une nécessité en amont des échéances qui nous attendent, des décisions à prendre peut-être des échéances politiques majeures qui nous attendent et je pense que ça peut-être que nous aussi on a un rôle à jouer en la matière parce que finalement c'est quand même un peu un angle mort un peu on en un peu parler avec les retraites mais sur la santé à proprement parlé.
C'est je trouve aujourd'hui les Français auront des choix à faire aussi dans le choix des candidats en fonction aussi de de ces pédagogie là. Euh alors les réponses possibles, quelles sont-elles Deniro, si on fait des colonnes, on a quoi ? Trois colonnes en gros.
Ben disons que face à un déficit comme ça de financement puisque ça a été rappelé, le système de santé fonctionne pas si mal. Il y a plein de choses qu'on peut améliorer évidemment, mais le principal problème auquel on fait face là, c'est le le décalage entre les recettes et les dépenses en fait, hein. Donc euh ben euh c'est vrai que euh on peut se poser la question ben d'augmenter les recettes.
Ouais. Euh voilà. Donc c'est par les cotisations, ça peut être les cotisations obligatoires donc qui ont l'effet d'alourdir le coût du travail et qui ont donc un effet récessif.
Sachant que le niveau de prélèvement est déjà très élevé en sachant Exactement. Euh donc si on dit qu'on passe pas par des cotisations obligatoires mais qu'on passe par les des des cotisation par les primes d'assurance complémentaire en réalité d'un point de vue macroéconomique ça va avoir exactement le même effet puisque ça va aussi augmenter le coût du travail via la participation des employeurs. Ça va diminuer le revenu disponible des ménages et donc il y a aussi un effet récessif si on augmente les les cotisations de de prime d'assurance complémentaire.
Voilà. Et et et j'ajouterai que les primes d'assurance complémentaire en plus on le ont le quand même la caractéristique d'être moins équitable que les les les cotisations obligatoires qui dépendent du revenu parce que fait l'amour. Donc prenez le micro, gardez les micros l'un et l'autre Patrick aussi.
Voilà comme ça vous pouvez réagir au fur et à mesure. Oui. Pourquoi vous faites l'amour ?
Alors, je fais un petit peu la mou là où je suis d'accord avec vous, c'est quelle que soit la façon dont on affecte des ressources complémentaires à l'assurance maladie, c'est prélevé sur la richesse du pays et à un moment ou un autre, ça vient s'imputer finalement sur le pays. Donc en fait, il y a une sorte de prélèvement croissant permanent en matière de santé. Est-ce que les Français le veulent et le veulent tous ?
Ça ça c'est la question qu'on a le droit de se poser. Nous ce que nous pensons et ce que nous mettrons sur la table dans quelques jours, c'est qu'il y a tellement il y a un sujet structurel qui est lié au vieillissement de la population avec son impact sur la LD et cetera. C'est oui, c'est l'autre sujet qui fait qu'il faut traiter et nous avons une responsabilité intergénérationnelle.
Mais quand on examine à quel point ce système actuel est perfectible, il y a tellement de pistes, tellement de sujets que nous nous préconisons de ne surtout pas dans le pays qui est le champion du monde des cotisations et prélèvements de toutes sortes de d'aller vers cette solution de facilité parce qu'il y a beaucoup de pistes et beaucoup de choses à faire pour améliorer le système. Donc c'est pour ça que je suis quand on parle de recette en plus, excusez-moi, je suis chargé d'avoir le poil qui se leérisse sur les cheveux et vous l'avez bien vu. Je l'ai vu tout de suite.
D'ailleurs, je l'ai vu tout de suite. Il y en avait qu'un, je l'ai vu. Oui.
Euh, il n'est pas là. Il y en a même pas un. Alors, vous êtes intervenu avant la deuxième partie de ma phrase qui était et donc voilà, on n pas répété, vous voyez.
Voilà. Et don et donc euh la solution à privilégier, c'est quand même améliorer l'efficience du système. Dépenser plus certes, mais euh fait si c'est inévitable, mais euh d'abord dépenser mieux en mobilisant toutes les marges de manœuvre pour optimiser euh le système de soins.
Et euh ça ne doit être qu'en dernier recours queon on peut se résoudre à accepter des hausses de cotisation si on n' pas réussi à trouver les les marges de manœuvre nécessaires. Évidemment, il faut se mobiliser sur les les gains d'efficience à faire et ils sont nombreux. Patrick, ça c'est un élément clé pour vous ça.
La recherche d'efficience, la mutualité fait aussi des propositions. Vous avez des exemples très concrets vous par exemple chez chez AO Mutuel ou dans la mutualité en général avec notre offre de soins et d'accompagnement à santé. Mais peut-être au préalable hein, c'est l'OCDE et la HAS ont fait des estimations entre 40 et 50 milliards ramenés à notre pays.
Quand on regarde sur les estimations qu'on pourrait avoir avec les gains d'efficience, c'est quand même pas rien. Et du coup, ça mérite qu'on s'y penche. Je vais citer un exemple he c'est une étude de la CNNAM de 2019.
Il y a 16 millions de personnes en 2019 qui ont consommé des inhibiteurs de pompe à protons. C'est des médicaments qui sont administrés pour les personnes qui font du reflux gastroésophagien ou qui ont des problématiques d'ulcères. Dans la moitié des cas, cette prescription n'était pas justifiée.
C'est une dépense de 300 millions d'euros. C'est un exemple parmi beaucoup d'exemples et la HAS a fait des recommandations de prescription qui sont peu prises en compte. Et moi, je voulais donc effectivement renchérir avec des éléments qu'on a pu porter dans notre offre de soins d'accompagnement et qui peuvent illustrer à la fois des gains euh d'efficience et des éléments qui participent aussi de la sécurisation des parcours pour les usagers, les patients.
Premier exemple, on gère des ÉPAD. dans les Épades. On a donc des personnes en situation de perte d'autonomie qui sont pas mobiles.
On a mis en place des cabines de télémédecine pour que les infirmiers infirmières coordinatrices de ces établissements puissent en lien avec un médecin pratiquer donc des consultations sans déplacer les personnes. C'est une économie de 15 à 30000 € par ÉPAD en transport. Ouais.
En transport. Et du coup en sécurise par iPad de 15 à 30000 € par iPad parce que ça dépend de la situation géographique de l'établissement et mais du coup sans évidemment altérer la qualité des soins pour les personnes en sécurisant même ces personnes puisque sinon il faut les transporter avec tout ce que ça induit. Il y a combien d'Épad en France pardonné ? 7500 à peu près fait le calcul 7500 x 20000 il y a quand même et et là pour le coup on montre concrètement pas avec des choses qui sont théoriques mais avec des choses qui sont effectives et le deuxième exemple que je vais vous citer qui est un peu plus empointillé parce que comme vous le savez on a du mal et peut-être plus encore dans la situation actuelle à pouvoir faire des politiques dans la durée malheureusement on a mis en place à Saint-Étienne en lien avec des médecins libéraux et une clinique mutualiste que nous avons à Saint-Étienne. un des dispositifs pour des soins non programmés et notamment pour accueillir des personnes, éviter qu'elles aillent aux urgences les weekends, jours férier et on a eu des financements pour cela.
En fait, il faut dire que le fait d'accueillir ces personnes dans nos dispositifs, dans les modalités qu'on a construites, ça permet de faire une économie, on divise par deux le coût et on désengorge les urgences. Donc double des bénéfices et dans le parcours de soins qui suit euh en fait la prise en charge, on a aussi une économie, c'estàd c'est beaucoup moins cher que l'urgence ça génère des coûts qui sont très importants. Exactement en induction.
Par contre, on sait pas si on va être financé là au-delà du 30 juin. Donc on sait que ça que ça ça permet en fait de prendre en charge dans des conditions économiques et des conditions sanitaires tout à fait valables. Mais comme on peut pas s'inscrire dans une politique durable, hein, on a un point de suspension.
Du coup, ça montre bien là pour le coup on nous mutualistes exemple parmi plein d'autres parmi plein d'autres en tout cas pour illustrer que nous mutualistes on n'est pas dans de l'incantation ou dans des éléments qu'on aurait construit sans avoir expérimenté finalement leur valeur on a démontré la valeur d'un certain nombre de dispositifs malheureusement euh on n'est pas forcément en capacité de les périniser ou de les généraliser quand je parle de cabine de télémédecine en ÉPAD je voulais réagir parce que et et ce qui vient de vous être donné comme exemple il y en a effectivement une quantité extrêmement importante. Donc il y a de la matière. Ça veut dire que il y a on est sur le registre de l'efficience.
Moi je propose et je pense que ce n'est pas qu'un sujet d'efficience. Il faut de temps en temps remettre un peu de bon sens aussi parce que on est des situations qui sont assez hallucinantes dans ce domaine. Et puis il faudra aussi un peu de courage parce que de temps en temps il y a des décisions qu'il faut prendre et c'est tellement difficile de le prendre parce que il faut pas oublier un petit détail, c'est que toutes toutes ces analyses qui sont faites en trop ces actions qui sont faites en plus ce sont autant d'honoraires de rémunération qui arrivent dans les poches des acteurs de santé.
Donc à chaque fois queon va faire des économies, on va venir faire un petit peu de mal à un petit peu tous ces acteurs. Donc donc il faut un il va falloir un petit peu de courage. Et je voudrais rajouter un 4è point qu'on a qu'on oublie quelquefois de mettre, c'est que nous aurons de la disruption.
Pourquoi la disruption ? C'est qu'en fait on a en matière de technologie, que ça soit dans le numérique ou ailleurs, des choses qui transforment tellement notre système et tellement vite que il faut les accompagner. D'ailleurs, sinon on crée des rentes pour certains.
Je vais prendre juste un exemple que je trouve très intéressant. Vous avez aujourd'hui des hôpitaux dans lesquels il n'y a plus de radiologue. Vous avez un opérateur qui fait un scanner ou un IRM.
Les données partent quelques centaines de kilomètres plus loin. Vous avez un outil d'intelligence artificielle qui les analyse, un médecin qui valide l'analyse qui vous et qui renvoie le rapport signé 14 minutes après. Vous vous rendez bien compte que quand vous faites ça, en terme d'efficience, d'efficacité et cetera, ça a un impact et surtout moi qui travaille pour la métallurgie en courant, je dis on va commencer à voir des fabricants de diligenence, c'est-à-dire qu'il y a des métiers dans le domaine de la santé qui vont être remis en cause très fortement par des technologies.
Et un des enjeux que nous avons, je veux pas être trop long, c'est que quand il y a eu par exemple des innovations en matière de santé comme par exemple des médicaments qui ont permis de sortir de entre guillemets d'éradiquer l'hépatite C, est-ce qu'on en a tiré toutes les conséquences dans la taille des services des pathologies des hôpitaux en France ? La réponse est pas aussi enthousiasmante que cela. Donc ça veut dire qu'il y a des opportunités sur de l'efficience.
Il faut mettre aussi un peu de bon sens parce que il y a beaucoup d'exemples où on voit que le simple bon sens n'est plus là. Il faudra avoir le courage. Je pourrais citer d'autres exemples, j'ai déjà trop parlé.
Et puis comme il y aura des choses qui vont s'imposer à nous par la technologie, on sera il faudra accompagner les disruptions. Alors, comment on dépense mieux devenir ? Parce que c'est ça l'enjeu.
On agit sur quoi ? Alors, c'est vrai que les gains d'efficience, on peut les faire, enfin c'est assez basique, mais dans la consommation de soins, il y a les volumes et il y a les prix. Donc là, on est en train de parler de volume, c'est-à-dire il y a la question notamment du bon usage des soins et de la pertinence des soins.
Donc certains exemples ont déjà été donnés notamment sur les consommations de soins en ville des personnes âgées euh avec de la polymédication. Euh dans les dans les épades, 80 % des des résidents sont polymédiqués. On a un travail en cours à l'IRDS sur les binzau Diaz épines qui montrent que à l'entrée à Nepad, il y a une montée en flèche, la primo prescription de Benzo diz épine.
Ils sont jamais ils sont ils sont renouvelés jusqu'au décès du patient en fait. Et voilà, advitamernam donc il y a il y a pas de politique de déprescription. Or, on sait très bien que c'est des euh c'est des consommations qui qui conduisent à à des hospitalisations évitables, à des chutes qui qui euh enfin qui sont mauvaises pour l'état de santé du patient et qui génèrent des dépenses des dépenses supplémentaires.
Est-ce qu'il y a des disparités très fortes entre les départements sur les pratiques sur les volumes ? Alors, on a regardé ça euh en particulier sur les soins hospitaliers puisque là l'exemple précédent était plutôt sur la ville, mais sur les soins hospitaliers, on a conduit un travail pour regarder les les les différences entre départements de d'activités chirurgicales. Donc, on a sélectionné un certain nombre d'activités chirurgicales euh pour lesquelles la littérature nous disait qu'il pouvait y avoir des risques de soins non pertinents et les résultats sont massifs en fait, hein.
C'est-à-dire que par exemple euh pour la pose de de de stint euh sans qu'il y ait eu un infartus myoccarde au préalable, bah il y a des écarts de 1 à 4 entre les départements pour la la chirurgie du syndrome du canal carpien. C'est des écarts de 1 à 3 aussi. Et évidemment, on a essayé de de standardiser tout ça par la pyramide des âges, l'épidémiologie.
Donc c'est des c'est des écarts qui qui ne peuvent pas s'expliquer et j'ajouterai que on en a profité aussi euh pour regarder euh les calculer quelques indicateurs de qualité des soins aussi. Et donc il y a il y a pas que les volumes qui varient beaucoup, il y a aussi la qualité des soins. Donc si on mesure la qualité des soins comme le font la plupart des pays européens mais mais c'est pas forcément faire en France en routine si on regarde les réadmissions à 30 jours par exemple, bien vous avez des écarts de 1 à 3 entre les départements sur les admissions sur les réadmissions à à 30 jours.
Donc ça c'est des volumes. Et sur les prix alors où est-ce qu'on peut jouer ? Alors sur les prix alors c'est très c'est quoi d'abord les les l'effet que ça a aujourd'hui cette non ce n cette non maîtrise du prix des soins.
Alors il faut bien distinguer d'un côté la ville, de l'autre côté l'hôpital parce qu'on a eu des politiques complètement différentes. Euh en ville que on a euh on a un peu de mal à actualiser les tarifs en fait. C'est-à-dire que notamment pour les activités techniques, donc pour les activités techniques, il y a des travaux en cours aujourd'hui, mais globalement l'architecture de nos tarifs pour les activités techniques, elle découle de la classification commune des actes médicaux de 2005.
On est en 2025, il s'est passé 20 ans, il y a eu 20 ans de progrès technique. ça a conduit. Il y a eu des des des écarts qui se sont créés entre les les les tarifs et puis les coûts réels de production parce que les activités ont évolué et ça ça a produit des rentes euh et donc ça ça c'est ça c'est un peu pousse au crime à la financiarisation du système de santé d'une part et d'autre part ça crée une hétérogénéité qui est folle entre les spécialités euh entre les spécialités, notamment entre les spécialités chirurg techniques et les spécialités cliniques.
Et si je prends un seul exemple, euh bon, c'est toujours les ils vont m'en vouloir, c'est toujours l'exemple ce que je cite, mais quand on regarde les statistiques de l'adresse qui sont incontestables parce que c'est fait à partir des des déclarations fiscales, bon, vous avez les radiothérapeutes qui ont leur rémunération qui ont été multiplié par 2 et demi en 20 ans qui gagnent aujourd'hui 35000 € par mois. les radiothérapeutes libéraux par mois 35000 € par mois et je tiens à dire que c'est une spécialité qui pratique très peu à la marge des dépassements d'honoraire c'est-à-dire que c'est c'est nos cotisations qui assurent 35000 € de revenu par mois au radiothérapeutes. À l'inverse, on manque de psychiatres libéraux.
Voilà, les psychiatres libéraux, on sait par ailleurs que il y a des problèmes d'organisation des soins sur la prise en charge santé mentale en France. des conditions de travail sont difficiles, mais c'est aussi une spécialité qui n'est pas du tout attractive et les les les psychiatres libéraux gagnent cin fois moins que les radiothérapeutes. Donc c'est sûr que ils ont révisé quand même parfois ces tarifs, mais ça quand les rendent commence un peu à se voir quoi.
C'est ça, c'est un peu tard. Alors, exactement, c'est-à-dire que les tarifs peuvent être révisés quand quand vraiment ça devient trop gros. C'est ce qui s'est passé pour les radiothérapeutes puisque à l'occasion de la convention médicale de 2024, il y a eu une diminution de 5 % Ah d'accord du du tarif des radiothérapeutes.
Mais enfin vous conviendrez que bête le 35000 € par mois que j'indiquais c'était des chiffres 2021. Donc si en 2024 on diminue 5 % c'est toujours mieux que rien. Ça fait quand même gagner 20 millions d'euros par an à l'assurance maladie.
Mais c'est de notre côté, c'est prendre acte que on accepte des des rémunérations qui sont assez difficilement justifiables. Tarif différent en France ? Alors euh c'est une très bonne question puisque c'est en c'est euh il y a un travail de révision qui est en cours mais la classification commune des actes médicaux de 2005 c'était 13000 tarifs. 13000 tarifs.
Donc évidemment les réviser. Oui c'est compliqué. C'est voilà c'est euh enfin c'est c'est même impossible en fait.
C'est même impossible. Alors en Allemagne ils acceptent d'avoir une une description moins fine de l'activité. Ouais, il ils acceptent d'avoir moins de tarifs et que euh pour euh de actes techniques proches, ben il y a pas de deux tarifs différents, il y a un seul tarif.
Donc les Allemands, ils ont 3000 tarifs au lieu de 13000 et ils arrivent à les actualiser régulièrement tous les 3 4 ans. Tous les tarifs des actes techniques sont avec des écarts qui sont plus faibles que chez nous entre les spécialités justement. Et du coup, c'est ce que ça produit effectivement.
Alors, en Allemagne aussi, il y a des raisons structurelles qui font que les spécialités techniques sont mieux rémunérées que les spécialités cliniques. He il y a les il y a les mêmes par exemple, si je reprends l'exemple des radiothérapeutes, il y a en Allemagne aussi, ils mettent la priorité sur le traitement du cancer. En Allemagne aussi, il y a eu des gains de productivité incroyable en radiothérapie.
Mais là où les radiothérapeutes français gagnent 17 fois le salaire moyen d'un français, en Allemagne, c'est aussi beaucoup mais c'est 10 fois le salaire moyen d'un allemand. Il y a des écarts entre spécialités qui sont plus réduits parce que ils assument aussi d'avoir une révision des tarifs qui vise une sorte de politique de revenu. C'est ce qu'on a pas en France.
On n pas parlé d'espenses hospitalières, on pourrait aussi en parler mais il y a sans doute aussi des économies à faire de ce point de vue-là. Ça vous inspire quoi ? Ben je d'abord jeis complètement à ce qui a pu être évoqué.
Je crois que ce qui est important de rappeler derrière le sujet de l'efficience, il y a le sujet de la qualité, de la nonqualité. C'est-à-dire que maintenir dans certains endroits des des plateaux techniques qui ont peu d'activité, on a des coups de revient qui sont élevé donc déjà c'est absurde mais surtout c'est de la non qualité et en terme de perte de chance pour les personnes concernées, c'est juste pas acceptable. Je prendre un exemple d'un rapport chargé produit d'es années sur le cancer du sein qui montrait que il y a une recommandation qui est d'avoir en principe plus de 100 interventions chirurgicales par an avec une quasi interdiction d'en faire moins de 30.
En France, on a toléré que des centres le fassent à moins de 30 interventions par an. On démontrait que pour ces centres-là, le taux de mortalité des femmes était de trois fois supérieur à ceux qui étaient entre 30 et 100 et bien inférieur encore. Donc, ce sont des situations qui sont pas acceptables.
C'est ce sont des non qualités euh derrière tout le sujet du prix. Et ça veut dire qu'il y a un travail de révision. Bien sûr, ce que vous avez dit est tout à fait exact.
Quand il y a des modifications tarifaires et les technologies, je parlais des disruptions, il faut bien sûr accompagner les tarifs. C'est normal, on est dans une profession, dans union où il ne serait pas acceptable d'avoir des rentabilités trop élevées et je crois que tout le monde en accepte l'augure. Et en même temps, il faut être capable de mesurer les progrès et c'est un des sujets qui est le plus frappant de notre système hospitalier, c'est que tant que ce soit les prix de revient, les réinterventions, les soci où est la transparence aujourd'hui ?
Elle a été entamée il y a un certain nombre d'années et puis c'est un système qui s'est arrêté, qui a rétropédalé et on a mis une chape sur un sujet comme ça et ce n'est plus possible. Alors on va chercher où l'argent ? On la trouve on le trouve où ?
Dans la poche des entreprises ? Euh je vous provoque exprès. Non non mais je je j'accepte l'augure.
Vous inquiétez pas, j'ai pas de difficulté avec ça. Moi je pense que quand vous êtes quand vous êtes dans une entreprise et que vous avez des difficultés financières et d'équilibre, qu'est-ce que vous faites ? production, vous regardez quels sont vos coûts, quelles sont vos non qualités, comment est-ce que vous pouvez améliorer le système pour se redresser ?
Et aujourd'hui, c'est ce qui ne se fait pas parce que on n' pas le excusez-moi de le dire, j'ai parlé du courage, on n pas le courage de le faire. Je vais prendre un exemple, je vais trahir un secret mais on est en petit comité. Euh l'année dernière au mois d'avril, dis donc je siège comme je suis vice-président de La CNNAM à côté du président et j'ai le commissaire du gouvernement à côté et je lui dit "Est-ce que vous avez pensé c'est une recette de poche he mais à déconventionner l'ordonnancier du médecin de secteur 3 ?" Elle me répond n'ose pas et je je dis et je lui dis "Mais vous pourriez au moins interdire la prescription de Princeps C'est une bonne idée.
Note ça. Le sujet arrive dans chargé produit et je crois qu'il y a quelques membres du conseil et je crois que dans l'assentiment général, ce déconventionnement du médecin de secteur 3 a été soutenu. Pourquoi ?
Le médecin est une personne qui sans contrôle de l'État est le seul qui engage les dépenses publiques. Vous êtes le maire d'une commune, vous faites des appels d'offre, vous avez des contrôles et cetera. Un ordonnancier d'un médecin généraliste, c'est 800000 € quand même.
Ça n est ça n'est pas sous contrôle. Et bien cette mesure qui était dans le rapport charge et produit n'a pas été reprise dans le PLFSS. Donc il y a eu à un moment quelque chose qui a coincé si vous me permettez l'expression.
Et ben je crois que ça on en a plus le moyen. Et si on n pas le courage de bouger des choses comme ça et je vais dire une chose horrible mais je vais la dire si on n pas le courage de fermer des plateaux techniques non performants qui coûtent et qui mettent à risque les personnes, on ne remettra pas au carré le sujet. Et merci.
Vous avez des fans et plus ça va plus vous avez des fans. He oui mais mais de la même façon, attendez, derrière ça, il y a aussi plein d'autres options. Il y a des choses que je me sens pas trop autorisé à dire pour des raisons que je vous ai expliquéprès, mais il y a il y a plein de solutions possibles pour faire de la prévention tertière qui est efficace, qui rapporte tout de suite et qui fait que ces moyens qui existent peuvent être bien mieux affectés.
Donc la matière, il y en a mais énormément. Simplement, il faut retrousser ses manches sans saisir et accepter que ça soit pas comme on faisait avant. Voilà.
Patrick, si on augmente pas les cotisations pour pas augmenter le coût du travail, on fait quoi ? Alors, on va chercher TVA sociale. La TVA, elle finance déjà une bonne partie, hein.
Euh plus de 20 % des recettes sont liées à la TVA, la CSG aussi. C'est la part des cotisations par rapport au financement par la fiscalité, finalement, c'est beaucoup réduit ces dernières années. Donc, est-ce qu'il faut l'augmenter ?
Je pense qu'il faut quand même être parce que il y a eu le débat a beaucoup émergé ces derniers temps sans qu'on comprenne nettement, je veux aussi le dire à quoi serait affecté finalement le le produit qui ont découlerait. Est-ce qu'il s'agit, on ça a été évoqué, d'améliorer la rémunération des salariés en abaissant les charges des entreprises ? Est-ce qu'il s'agit d'améliorer la compétitivité des entreprises en abaissant leurs charges ou est-ce qu'il s'agit de réduire le déficit et infiner la dette qui découle du déficit ?
C'est pas la même chose. Mais du coup il faut en France comm on est champion du monde où on met en place des choses sans évaluer les conséquences ou si on si on fait évoluer dans le temps le fléchage du produit qui en découle que c'est assez dangereux. Ils l'ont fait au Danemark ou en Allemagne par exemple.
Oui, c'est vrai. Mais quand on regarde, ce qui est très important, c'est de regarder le moment où on le fait aussi. en Allemagne notamment, hein, je regardais ça d'assez près, ils l'ont fait un moment de forte croissance économique et un moment où le si vous voulez le niveau d'inflation a permis de le rendre beaucoup plus digeste pour la population.
Alors que à ma connaissance aujourd'hui, on est dans une période d'inflation faible et de croissance économique qui est à peu près du même niveau en annissant. L'effet sera beaucoup plus avec j'ai vu j'ai vu les chiffres qui ont été communiqués sur la consommation de soins, on doit être sur 12 mois glissant à 5,6 %. On est à 0,6 % au niveau de l'inflation, 0,7 % au niveau de la croissance programmée, on est à 8 fois plus de progression des dépenses de santé qu'au niveau de l'inflation.
Donc tout ça, c'est très important parce que ça veut dire que le moment où on l'implémente le rend quasi ou soutenable ou insoutenable. Donc, je suis pas sûr ça soit le bon levier. Je pense que nous on a beaucoup insisté sur le c'est vrai l'eff on en parle depuis pratiquement le début de notre échange parce qu'il y a des gains d'efficience à condition d'abord d'évaluer, de rendre compte des évaluations et de les faire essimer, de les rendre publiqu parce que qui parle de ça en dehors de est-ce que c'est relayé dans les médias ?
Est-ce que tout le monde en a connaissance ? Pas du tout. Alors que quand même c'est des enjeux financiers qui sont colossaux, qui sont corrélés quand même à l'accès à la santé pour tous.
Premier point, on a et le le lien que je voudrais faire aussi, c'est avec la lutte contre la fraude et paradoxalement aussi l'enjeu de la prévention pour vous rejoindre dans votre propos initial. Pourquoi la lutte contre la fraude ? parce que là aussi on a des leviers, on a chiffré, le président de la mutualité française a communiqué aussi là-dessus en disant on estime nous qu'il y a de l'ordre de 13 milliards d'euros à aller chercher en luttant contre la fraude à condition qu'on puisse partager nos données avec l'assurance maladie obligatoire et que l'accès à la data soit un fondement non pas dans la jungle avec en respectant le droit mais en pouvant le faire et on sait que un levier majeur donc la recherche d'efficience par ailleurs, on en parle depuis le début de notre échange et il y a un enjeu jeu fondamental avec le vieillissement de la population, c'est la prévention.
Si on n' pas accès à la data ça vous ? Ouais, on peut en parler après. D'accord.
Je reste juste sur le financement, pardon. Euh alors, on propose, certains disent, on finance la protection sociale par l'impôt plutôt que par les cotisations. Vous êtes de quel côté vous ?
Alors, je suis je suis du côté de pas de dépenses en plus, vous l'avez compris. Comme ça au moins on mettrait tout le monde d'accord. Mais surtout le grand la grande spécialité dans ce pays, vous savez, c'est le NIMBI, not in my backyard.
C'est-à-dire on veut bien qu'il y a une usine mais il faut qu'elle soit plus loin. On veut bien qu'il y ait des économies mais c'est le copain qui doit les faire et c'est pas vous et cetera. Donc le sujet s'il s'agit de transférer des charges de l'un vers l'autre vers les complémentaires santé ou vers d'autres, ça n'a pas de sens.
De la même façon, ça n'a peu de pas de sens dans l'absolu de se préoccuper du reste à charge. Il est faible dans ce pays. Très bien.
Si nous étions à la moyenne en passant de 7 et5 à 10 %, allez, ça ferait payer 100 € par an et par personne. Alors, one shot, ça fait 7 milliards pour l'État, ça lui va bien, un petit peu moins. Et c'est pas ça le sujet, c'est de se dire comment est-ce que on peut agir sur le comportement de chaque français de telle façon que ce reste à charge, il soit d'ailleurs minimum pour celui qui a les comportements les plus je dirais vertueux.
Il s'agit pas de respecter une obligation de mener une vie saine, sinon on boira que de l'eau minérale. Donc on sera très triste et mais se dire simplement qu'il y a quand même un certain nombre de situations d'excès. Je prends d'une piste puisque le président du MDEF l' mis sur la table. quand on lancer des campagnes de vaccination contre la grippe dans le pays qui a inventé les vaccins et aujourd'hui on a beaucoup d'antivé alors évidemment faut toutes les campagnes de sensibilisation une personne qui délibérément dit je veux pas me faire vacciner contre la grippe son droit le plus strict mais ça veut dire qu'elle ne rentre pas dans le jeu de la protection collective qu'on a bien connu puisqu'il y a 69 millions d'épidémiologistes dans ce pays et donc ça veut dire que s'il ne veut pas le faire est-il normal qu'il perçoivent des indimités journalières le jour où il est grippé ?
Moi, je mets le sujet sur la table. Je pense qu'on a le droit de poser cette question sans être désobligeant vers quiconque. Maintenant, l'objectif c'est pas de transférer des charges vers les autres, c'est inciter à ce que les comportements soient plus vertueux dans la façon dont chacun procède.
Et je je rappelle que quand on a des innovations technologiques qui sont quelquefois chères, certains les demandent à toute force alors qu'elles viennent compenser des travers quelquefois de comportement. On gère les médicaments pour lutter contre l'obésité qui ont plein d'effets compliqués et pervers par ailleurs, c'est quand même la solution de facilité par rapport à d'autres solutions que chacun connaît. Toujours pas dit ce que vous pensez de la TVA sociale alors elle a quel avantage pour les entreprises ?
Alors la TVA sociale je m'en suis tiré en rajoutant à la commission des comptes sécurité sociale une petite phrase disant la TVA sociale de fait elle existe déjà c'est 57 milliards cette année qui arrivent pour financer l'assurance maladie donc ce débat est complètement de ce point de vue ésotérique me semble-t-il. Alors ensuite, si je parle pour un industriel et je travaille pour des industriels, vous l'avez compris compétitivité et bien en terme de compétitivité, c'est clair que dans un pays qui importe beaucoup plus et qu'il n'exporte, et bien ça veut dire que quelque part, on fait payer aux produits qui sont importés une partie de nos charges. Donc on trouve que c'est une idée qui est pas si ridicule que ça.
Je voudrais rajouter une chose sur la TVA. Le on pense à un taux de TVA de 20 %. c'est que le taux TVA moyen en France est de l'ordre de 96 ou 9,7 % parce que vous avez taux réduit et on démontre assez facilement qu'en fonction des niveaux de revenu, le taux de TVA effectif des personnes et bien est très différencié.
Donc la TVA sociale, oui, facialement c'est quelque chose qui est injuste. Ça ne l'est pas autant que peut-être ce que certains peuvent penser. Mesdames les représentante du maire d'Ajin, monsieur le préfet, mesdames et messieurs, madames et messieurs euh les parlementaires, cher Thierry Baudet, monsieur le président, merci à vous toutes et tous pour l'accueil qui est le vôtre ce matin.
Alors, je commence mon propos par vous demander de bien vouloir excuser le président de la République parce que il est en fait retenu par la situation internationale et bah cela vous fait sourire. Malheureusement, la situation internationale nous fait pas vraiment sourire et je dois vous dire que je devais vous transmettre sa volonté de vous dire son attachement à la sécurité sociale, à la place qu'occupe la mutualité dans notre modèle social. Et je crois, mesdames et messieurs, que ces deux messages, au-delà et dans le respect des convictions de chacun démontre bien la prise de conscience qui est celle que vient d'évoquer le président Chenu, c'est-à-dire effectivement deux enjeux absolument majeurs, notre modèle social d'un côté et de l'autre côté l'un des acteurs majeurs à savoir la mutualité.
Et c'est la raison de mavenue à vos côtés aujourd'hui parce que effectivement dans l'esprit de nos concitoyens et je pense comme l'a fait le président Chenu à l'ensemble des Françaises et des Français mutualistes mais je pense aussi évidemment à ceux qui ne le sont pas et quand on parle sécurité sociale pour nos concitoyens on parle carte vitale on parle patrimoine commun pour certains trésors national pour d'autres déficit pour d'autres fraudes. Là, s'il y avait un nuage de mots derrière moi, on verrait s'afficher plein de mots qui viennent à l'esprit de nos concitoyens. Mais s'il devait y en avoir un seul capable de fédérer tout le monde, ça serait le mot d'attachement.
Parce que s'il y a bien une chose sur laquelle notre modèle social est encore aujourd'hui fondé, fait encore sens, c'est précisément celui de notre sécurité sociale. Alors ça a été dit 80 ans, c'est l'âge de la sécurité sociale au mois d'octobre. Elle reste au cœur de nos vies et elle est incontestablement au cœur des enjeux que traverse la société parce qu'effectivement elle soigne, elle protège mais c'est vrai qu'elle porte également les stigmates du temps.
Ça a été dit un financement qui interroge, une inquiétude sur l'organisation de sa soutenabilité et une question qui nous concerne tous, c'était l'invitation de votre président. peut-elle encore tenir ses promesses dans un monde tellement transformé ? Et c'est ça ce à quoi vous nous invitez, monsieur le président, parce que si on regarde l'espace d'un instant, la situation il y a 80 ans, effectivement le monde a changé.
Le monde a changé parce que bien évidemment notre démographie n'a plus rien à voir. Dans les années 50, les classe d'âge c'est 900000 personnes. Au moment où nous nous parlons, si je prends le chiffre 2024, c'est 650 6400 naissances. l'âge moyen du décès.
Dépassez pas la soixantaine, un peu plus que 60 mais en tout cas n'allez pas à 70 ans. Vous connaissez les espérances de vie aujourd'hui. On commençait à travailler à 15 ans, on travaillait plus longtemps.
Donc autant d'éléments qui ont incontestablement changé le modèle. Et tous ces éléments, les Français les connaissent. Ils sont 9/ 10 à redouter que demain la sécurité sociale ne puisse plus continuer à se financer.
Et pour autant 8/10 font confiance à la sécurité sociale pour les soigner. Et là encore, c'est un élément qui nous oblige, cette notion de confiance, l'attente de nos concitoyens et le fait de dire "Oui, en France, il y a des réponses. Toutes celles et tous ceux qui ont eu l'expérience, ne serait-ce que d'un bobo à l'étranger ont vite remarqué l'affire de notre système." Et c'est cet impératif là que nous voulons absolument maintenir, c'est-à-dire cette capacité à articuler la garantie de la protection et la survie de ce modèle.
Faire vivre la promesse de 1945 dans la réalité de la France de 2025. Et je voudrais dire même pas la réalité de la France 2025 parce qu'en fait ce qu'on doit préparer ensemble, ce à quoi Eric Chenu vient de nous inviter, c'est finalement préparer le centenaire de la sécurité sociale parce qu'à ce moment-là on aura effectivement été capable de répondre aux questions qui se posent et d'apporter et de construire ce nouveau modèle. Alors, il faut se dire que quand on regarde la promesse de 45, elle n'a pas surgi d'un seul élan.
Elle était déjà ancrée dans un terroau fertile et précisément, je ne peux pas ne pas le dire devant vous, celui de la mutualité qui était quand même le précurseur historique du modèle social depuis 1902. C'est dire si dans ce domaine la mutualité avait déjà montré cette notion d'entraide de proximité de solidarité concrète préfigurant finalement ces valeurs qui sont le soc de notre pacte républicain. Et vous en écoutant le discours des ruc Chenu, le moins qu'on en puisse dire c'est qu'un siècle plus tard cet esprit mutualiste, il est bien vivant. il suffisait de voir vos réactions et quelque part c'est cette notion-là, c'est cette alliance féconde qui doit être finalement le nid de la réflexion que nous devons conduire ensemble.
Et donc très concrètement, moi ce que je suis venue vous dire ce matin, c'est que nous ne sommes pas sur un modèle de sécurité sociale finalement en hommage devant un monument figé. Nous sommes devant un monument vivant et la question que nous devons résoudre ensemble, c'est comment assurer l'avenir de ce modèle vivant ? Et c'est la raison pour laquelle je voudrais vraiment derrière les chiffres, derrière les éléments, l'espace d'une seconde.
Se rappeler quand même que derrière les chiffres, derrière les lois, il y a avant tout des vies protégées, des parcours de soins facilités, des solutions concrètes qui changent le quotidien de nos concitoyens. C'est cela que nous cherchons à faire. Et je vous rejoins monsieur le président, nous ne sommes pas dictés par les ratios et par les approches financières. notre volonté.
Non, et je le dis et je le dis volontairement, si nous étions guidés par les approches financière, je ne pense pas que le modèle social représenterait une dépense sur deux dans notre pays. cela qu'il faut regarder parce que évidemment on peut toujours considérer que ça n'est pas assez, que ça n'est pas suffisant mais on peut aussi regarder ce qui se fait ailleurs et regarder ailleurs comment l'organisation est mise en place, comment le financement est mise en place et à ce moment-là, on verra que le modèle a besoin d'évoluer mais que pour autant, il a des bases qui sont des bases extrêmement importantes et qui sont des bases sur lesquelles nous devons nous appuyer pour construire. Et le premier sujet sur lequel je voudrais absolument aller, c'est celui de la lutte contre les fraudes.
Vous l'avez évoqué monsieur le président, dans un système fondé sur la solidarité, la fraude, elle a un nom. Ça s'appelle la trahison. C'est la trahison aux valeurs et ça nous ne pouvons pas l'accepter parce que chaque euro détourné c'est un euro en moins pour celles et ceux qui en ont besoin.
Chaque fraude aussi marginale soit-elle fragilise la confiance dans le modèle. Et c'est l'une des raisons pour laquelle je souhaite qu'effectivement nous avancions plus loin, plus vite et dès cette année sur le sujet. Alors, ça passe sur différ par différents éléments.
Ça passe évidemment par une carte vitale sécurisée euh pour garantir l'identité des assurés et prévenir les usurpations. Mais ça passe aussi par et je le dis clairement par les risques de fraude de certains professionnels et il faut le dire, on l'a vu sur des sujets comme les audioprothésis pour être tout à fait concrète. Ça passe aussi par ce qui peut se passer avec certaines plateformes de téléconsultation.
Ce sans encadrement correct. Ce sont des sujets sur lesquels il y a des brèches majeures sur lesquelles nous devons avancer. Le Haut Conseil du financement de la protection sociale a estimé, vous les avez cité le chiffre, monsieur le président, à 13 milliards les fraudes.
Quand tout à l'heure les uns et les autres faisaient preuve de mécontentement sur l'approche financière de la sécurité sociale, je rappelle que 22 milliards de déficit de loi de financement de la sécurité sociale, si nous répondons au seul sujet des fraudes, nous apportons 13 milliards. dire si ce sujet n'est pas un sujet anecdotique mais qu'il est bien un élément absolument majeur de la réponse que nous devons apporter. Alors évidemment ça ne réglera pas tout mais c'est absolument indispensable pour restaurer la confiance.
Et dans ce combat la mutualité a déjà joué un rôle qui est un rôle déterminant. Vous êtes en première ligne dans les domaines du 100 % santé et vous êtes évidemment pleinement mobilisé pour détecter, signaler et contribuer à la sécurisation du système. Et nous souhaitons évidemment continuer à mener ce travail ensemble.
D'ailleurs, j'ai pris la peine de regarder le pacte que vous allez voter à la fin de votre congrès. Et votre proposition numéro 2, elle est précisément, et vous l'avez redit dans votre discours, monsieur le président, sur l'échange de données renforcées entre l'assurance maladie et les organismes complémentaires. C'est votre proposition numéro 2.
Et bien oui, je souhaite que nous puissions travailler sur ce sujet parce que nous avions et je me permets de le rappeler déjà proposer ce cadre dans le cas dans le cadre du projet de loi de finance pour l'exercice 2025 que les que les parlementaires avaient voté. Malheureusement, ce cadre a été censuré par le Conseil constitutionnel. Pour autant, le gouvernement souhaite continuer à travailler sur le sujet, faire des des propositions nouvelles en construisant un partenariat de confiance, en renforçant les outils de coopération et de contrôle et en garantissant la sécurité des données personnelles.
Et tout ça, évidemment, on doit le faire sous l'autorité de l'ACNIL, mais ça c'est logique. Mais il y a un chemin et ce chemin, je propose que nous le fassions ensemble. plus d'efficacité sans compromettre les libertés individuelles et la protection des données de santé.
Voilà une première réponse qui me paraît absolument indispensable parce que c'est l'un des éléments de cette citoyenneté sociale que vous avez appelé de vos vœux. Elle est à la main de chacune et de chacun d'entre nous, mais elle comporte différents volets et incontestablement la citoyenneté doit évidemment être respectée et donc la fraude n'a pas sa place. Le deuxième élément que je voulais évoquer, vous en avez vous vous y avez vous aussi fait allusion, c'est la prévention à chaque âge de la vie.
Parce que les grandes mutations qui fragilisent le modèle social, la transition démographique est vraiment le sujet le plus déterminant. C'est le sujet le plus déterminant parce que notre pays a changé et l'organisation de notre pays doit évidemment répondre à ces changements. Notre organisation est aujourd'hui faite pour répondre à des maladies aigues.
La réalité c'est que notre pays est confronté à des sujets chroniques. Ces sujets chroniques, vous les connaissez comme moi. il s'appelle diabète, il s'appelle maladie cardio-vasculaire, je pourrais continuer la liste et ils sont notamment liés à ces pathologies qui sont les pathologies qui accompagnent le vieillissement.
Et donc nous devons incontestablement non seulement équiper, repenser le modèle pour répondre aux besoins de nos concitoyens, mais nous devons également travailler sur notre appréhension du risque et également sur sa réponse assurantielle. Je sais euh président Chenuc, c'est un des sujets notamment celui du vieillissement sur lequel vous souhaitez que nous puissions avancer parce que nous savons tous, on ne peut pas dire qu'on ne sait pas qu'en 2040 le nombre de personnes âgées en perte d'autonomie augmentera d'un/3. C'est 1 million de personnes supplémentaires à accompagner.
D'ici 2070, la population des 75 ans et plus aura doublé. Ce qui veut dire très concrètement que la population française constituera une société plus âgée avec des besoins croissants en santé et des besoins d'accompagnement social. ces besoins d'accompagnement social, c'est évidemment la formation des métiers du lien social et c'est la rémunération de ces métiers parce que il y a évidemment une nécessité d'attractivité, de reconnaissance de ces métiers si nous voulons avoir les réponses dont nous avons besoin.
Nos concitoyens le disent matin, midi et soir, ils veulent vieillir chez eux. Vieillir chez soi, ça a un prix, ça demande une organisation, ça demande un accompagnement. Nous devons incontestablement travailler sur le sujet et avoir capacité à le financiariser.
C'est l'un des sujets, l'une des réponse attendu par nos concitoyens. [Applaudissements] Alors évidemment ce défi, il doit nous permettre de déterminer ensemble, vous appelez ça des états généraux, nous devons ensemble développer et nous retrouver sur nos priorités collectives. et nos priorités collectives.
Elles commencent sur la première question qui est comment soutenir le désir d'enfant dans un contexte de fatigue sociale, de frein du quotidien, de précarité, d'inquiétude quant à la fois l'environnement qu'il soit un environnement au sens environnemental, si je peux m'exprimer ainsi qu'au sens évidemment géopolitique du terme. Comment garantir à chacun de vieillir dans une bonne condition en conservant son autonomie, sa santé, sa sécurité et surtout comment faire qu'à chaque âge de la vie, on ait effectivement pleinement sa place dans la République ? Parce que quand on parle de l'accompagnement de nos concitoyens, on commence avec les modes de garde et on finit avec effectivement le vieillissement.
Et c'est tout au long de la vie que nous devons avoir ces réponses. Alors l'un des éléments évidemment c'est celui de l'accompagnement mais c'est aussi celui de la prévention. Et la clé de voûte c'est un système équitable, soutenable et durable.
Accompagné chacun tout au long de la vie. Ça commence avec les nouveaux nés. Je dois vous dire que je suis particulièrement préoccupée par le très mauvais classement de la France en ce qui concerne la mortalité infantile et particulièrement la mortalité néonatale.
Nous avons un sujet qui mérite d'être documenté. Ce sujet aujourd'hui, nous sommes au 23e rang des pays de le CDE. C'est totalement inacceptable.
Les causes au moment dont nous parlons ne sont pas totalement identifiées. C'est la raison pour laquelle nous avons besoin de mettre en place le registre qui nous permet de déterminer les causes et qui ensuite nous permet d'apporter les réponses qui sont probablement des réponses de proximité mais pas exclusivement des réponses de proximité. D'où la nécessité d'articuler les différents besoins.
Nous avons aussi tous les enjeux qui sont ceux de la vaccination. Je pense aussi bien au papillomirus pour le collège que la grippe pour les plus de 65 ans. Quand je vois qu'aujourd'hui en période grippale, 80 % des personnes qui sont dans les services de réanimation sont des personnes qui ne sont pas vaccinées et que l'immense majorité d'entre elles ont reçu des bons pour aller se faire vacciner, on ne peut pas se dire qu'il y a un truc qui est loupé quelque part.
Et ça nous devons ensemble travailler et nous devons accompagnons et accompagner et trouver des réponses. De la même manière, nous le savons tous, le tabac est un sujet, l'alcool en est un autre. Sur le tabac, c'est quand même la première cause de mort évitable.
Se dire que 75000 personnes meurent chaque année alors que ça peut être évité et que 46000 d'entre elles meurent dans des souffrance lié à des cancers, c'est un enjeu. Relever ensemble le défi d'une première génération sans tabac qui sont ceux qui naissent maintenant. Ça vaut le coup d'essayer et je pense qu'il faut continuer de la même manière.
Bon, je vous en prie, vous n'z pas plaisir. [Applaudissements] De la même manière la nutrition avec une nouvelle version du Nutrice Corp pour outiller les choix de consommation et lutter contre les maladies chroniques. Je suis je sais que je suis dans le Tarnégaron.
Je sais que le Tarnégaron est un départ l'OTG. Lotte et Garon pardon. à jeun à jeun et je sais qu'il y a un problème de prune et je sais qu'il y a un problème de nutriscore pour le pruneau.
C'est de cela dont je voulais vous parler. Et donc dans le Lot et Garon le Pruneau est effectivement sur le Nutriscorp mais on mange pas euh je pense que c'est un point important. J'ai eu le même cas sur le Rock Fort, je vous le partage.
On mange pas 100 g de rock fort. On peut manger du Rockfort de temps en temps. Bah c'est pareil pour les pruneaux.
Mais le Nutriscore, c'est un une aide à la décision qui permet à nos concitoyens d'être accompagnés dans les choix qu'ils font pour leur alimentation. C'est ça le Nutriscore et ça peut aider et je pense que ça fait partie de la mobilisation qui est la nôtre. Je reviens sur le dispositif mon bilan prévention pour vous dire que la prévention à tout âge et l'accompagnement de chacun de nos concitoyens, c'est évidemment l'une des réponses les plus concrètes sur lequel nous pouvons avancer et je sais combien la mutualité a les réseaux, les outils, les compétences et la capacité d'animation territoriale.
Vous êtes en capacité d'agir sur les comportements, sur le dépistage, sur le suivi et c'est pour ça que oui, monsieur le président, je prends la main tendue et je vous dis, je veux renforcer avec vous, je veux avancer ensemble et déclinons ensemble la proposition numéro 4 de votre document parce que vous avez le mérite de travailler, vous faites des propositions, utilisons-les et plus la santé sera élargie à la prévention, à l'intergénérationnel, plus elle deviendra un projet de société et non pas seulement ce que vous me reprochez, c'est-à-dire une ligne budgétaire. Je voudrais également venir sur le point qui fut le point de conclusion du président Chenu, la refondation de notre modèle social. Parce que quelque part, mesdames et messieurs, au-delà des chiffres, ce qui nous menace, et je le vois bien quand je vous regarde et quand je vous écoute, c'est une crise de confiance qui pourrait s'installer, c'est que les Français se disent que le fondement du pacte républicain est menacé et que quelque part le principe même de la solidarité peutiller et notre responsabilité collective dans le respect des convictions, qui que nous soyons c'est effectivement de se rassembler pour repenser le modèle, pour le rendre durable, lisible, fidèle à son ambition initiale.
Ça nous le devons à celles et ceux qui étaient les acteurs du Conseil national de la République parce que c'est cela notre obligation, c'est travailler ensemble. C'est la résidence, je sais, mais c'est ce qui a amené la République et le fondement du peuple du pacte républicain. Et c'est la raison pour laquelle j'ai utilisé le mot République.
Je voudrais insister sur cet élément qui est celui indispensable de transformer la sécurité sociale comme étant une priorité politique majeure qui réunit l'assurance maladie, les partenaires sociaux, les parlementaires, les mutuels, les organismes parce que ce discours-là, il est déjà au moment où nous nous parlons dans nos projets. Vous avez entendu les partenaires sociaux, la délégation paritaire permanente n'est pas terminée que déjà il nous demande de nous retrouver autour du modèle social et je suis parfaitement prête à les réunir et ça dès le mois de juillet, c'est-à-dire dans quelques jours parce que oui, nous avons à travailler sur le sujet et nous ne sommes pas là pour réduire une ambition. Nous sommes là pour travailler sur la promesse que nous devons faire à la fois sur les retraités, sur le transfert entre les générations, sur la place de chacun dans la dans finalement l'effort collectif.
La question que nous devons nous poser, c'est combien chacun d'entre nous veut que la société mette ou consacre au modèle social ? C'est cela notre débat et comment chacun est prêt à y participer parce que ça n'est pas une simplement une affaire entre les mutuels et l'État. Ça n'est pas une affaire entre la sécurité sociale et l'État.
Ça n'est pas une affaire entre les parlementaires et l'État. C'est un sujet qui concerne toute la France, tout le corps social parce que il s'agit de l'avenir du pays et que on le voit bien, c'est cela que nous devons reconstruire pour déterminer comment nous pouvons anticiper les trajectoires, comment nous pouvons nous engager sur le long terme avec des patients mieux informés, plus conscients du coût réel de la santé et rien n'est grave. gratuit.
Personne n'a droit à rien. Nous avons collectivement une responsabilité qui est de respecter le modèle social. Et donc ce droit, il n'est valable que si nous respectons le modèle.
Les prescripteurs de la même manière doivent être encouragés à adopter des pratiques plus pertinentes. C'est un élément là aussi majeur. Tout comme nous devons collectivement gagner en efficience.
Gagner en efficience, ça commence par lutter contre le gaspillage, les actes redondants, les prescriptions inutiles. C'est aussi valoriser les contrôles, les bonnes pratiques, optimiser les dépenses parce que tout ça constitue des leviers d'action. Et donc finalement changer le modèle, c'est le sauver.
Il y a des petites choses et il y a des grandes choses parce qu'en faisant ça, nous redonnons tout son sens au respect. de la solidarité. La solidarité est un bien précieux.
La solidarité est un bien qui peut être menacé si elle n'est pas respectée. Et donc notre exigité sociale sa clarté, sa pérennité, sa promesse. C'est-à-dire un système qui protège sans s'épuiser, qui soigne sans exclure.
Cela suppose d'oser les débats, d'entendre les tensions, de les écouter, un nouveau pacte fondé sur trois piliers : l'innovation, la responsabilité et la justice. Et c'est dans cet esprit que je suis venue vous voir ce matin parce que je vous le redis, vos contributions ont toute leur place. Vous serez l'un des grands artisans de ce nouvel équilibre.
La sécurité sociale n'est pas en fin de course. Elle est juste à la croisée des chemins. En brasse crois disait "La sécurité sociale n'est pas qu'une affaire de loi et de décret.
Elle réclame vos mains. Rien ne pourra se faire sans vous. Bien, vous m'avez tendu la main, je la prends et je sais qu'ensemble nous ferons avancer les sujets pour que la sécurité sociale soit la garante du modèle de notre pacte républicain.
Merci à chacune et chacun d'entre vous. [Musique]